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11 janvier 2019

Je ne sais pas exactement quoi dire, mais je sens

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Je ne sais pas exactement quoi dire, mais je sens qu'il faut que je réécrive pour me muscler l'écriture.
Pour commencer, je vous souhaite un bon week-end (ben quoi, c'est de l'écriture !).
Je vais tenter de me fixer une espèce d'exercice quotidien, je ne sais pas lequel, peut-être raconter un bonheur, comme je l'ai fait à un moment ? Vous avez d'autres idées ?

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4 octobre 2021

(un livre de la médiathèque qu'on a tous les

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(un livre de la médiathèque qu'on a tous les quatre adoré)


Je suis trop contente parce que je commence à voir apparaître des embryons de chouettes relations à Saint-Etienne. L'autre jour, à la sortie de l'école, la maman qui me faisait penser à Nathalie Boutefeu, et qu'on a croisée dans deux événements culturels en l'espace de 5 jours, est venue me parler et on a directement eu mille trucs à se dire en se tutoyant. On a discuté 4 minutes je pense mais à la fin, elle m'a dit qu'elle aimerait bien qu'on aille boire un verre ensemble un de ces jours, mon coeur a raté un battement, et quand avec J., on a ensuite marché dans la rue, j'avais envie de danser de joie. Ce matin, je l'ai croisée dans la rue, quel plaisir de dire bonjour à quelqu'un !

18 mai 2020

encore et toujours confinés

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J'ai mis ces photos en très grand parce qu'elle était très bien cette balade. On avait prévu de faire juste une petite marche pour se mettre en jambes, on a choisi une promenade qu'on a l'habitude de faire, et puis une fois revenus à la maison, je me suis sentie très très fatiguée, et mon ventre pesait très très lourd alors on s'est penchés sur la question et on s'est rendu compte qu'on avait marché 10 km avec des montées et sans s'asseoir une seule fois, l'air de rien, je suis enceinte de 6 mois et demi (et surtout, je n'ai presque plus marché depuis mi-mars...).

Alors aujourd'hui je n'ai pas fait de gym, à la place j'ai joué aux lego, cuisiné un gâteau, cuisiné une salade de pommes de terre sauce gribiche, nettoyé l'interrupteur de la cuisine (ma vie est passionnante), et révisé le son [w] (la semaine dernière c'était le son "in", et J. a fait la bouche de tortue à la fin de la petite vidéo, dans laquelle on voyait un Hun faire des traces de mains sur le dessin du peintre, il s'est tourné vers moi, a dit "c'est quand même un peu triste" d'une toute petite voix avant de fondre en larmes - l'éduc'nat' traumatise nos gosses).
J. a repris le boulot, toujours en télétravail (il est interdit de travail présentiel tant que je suis enceinte). Ce coup-là, il doit vraiment faire 7h30 par jour. Je me demande comment je vais pouvoir tenir à ce rythme jusqu'à mon accouchement (et même après) ! Je me suis fait la réflexion qu'en fait, Joachim, au lieu d'être interdit d'école parce que sa mère est enceinte, devrait être prioritaire pour que sa mère puisse se reposer.

5 novembre 2021

Je ne sais pas ce qu'il s'est passé aujourd'hui,

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Je ne sais pas ce qu'il s'est passé aujourd'hui, j'ai dû être touchée par la grâce, j'étais de super bonne humeur alors même que j'avais très mal dormi. J'espère que c'est la grave détente qui arrive enfin jusqu'à moi et que cet état de joie durera jusqu'à ma mort (en 2089 donc).
Je me sentais comme lorsque c'est enfin Noël, qu'il fait un froid piquant mais qu'on retrouve ses frères et soeurs, qu'on se balade en ville en riant bêtement et qu'on sait que le soir on mangera des minis saucisses roulées dans la pâte feuilletée et des chocolats du Chat Bleu.
Mes enfants ont été très perméables à cet état et se sont révélés surex' aussi, on formait une belle équipe.
Voilà comment j'ai proposé à une dame du marché de lui recopier pour la semaine prochaine la recette des boulettes de boeuf hâché au céleri-rave et aux graines de fenouil (d'Ottolenghi), comment J. a coursé notre voisin d'à côté aperçu au loin dans la rue pour le saluer et comment B. a imité le roucoulement du pigeon en sautant dans le porte-bébé. On était dans un conte de Noël.

Notre voisin d'à côté a emménagé trois semaines après nous à peu près. Il est célibataire, la petite cinquantaine je dirais, assez fantasque, un air timide mais on sent l'envie de rigoler aussi. Il me fait penser à un héros de film américain, il semble un peu sortir d'une autre époque, aussi. Le jour où il a emménagé, tous ses cartons trainaient dans le hall et j'ai lu ce qui était écrit dessus : livres, bandes-dessinées, partitions. Je me suis dit "banco".

3 novembre 2021

M'appliquer à passer les siestes de B. avec J..

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M'appliquer à passer les siestes de B. avec J.. Je sais bien que c'est le secret et il suffit que je m'y astreigne, même si j'ai envie de lire/dormir/rêvasser, flêmasser/ranger/coudre/dessiner/téléphoner, pour que tout rentre dans l'ordre. Que tout s'apaise. Evidemment. C'est simple mais pas facile. J'ai négocié trente minutes pour moi avant de me lancer.  Et en même temps, une fois que j'y suis, je suis très contente. Très contente de monter le lombricomposteur avec lui, de trouver un nom pour nos vers ("nos verounets", oui oui), de lui lire une histoire et de l'aider à faire des films avec ses jouets comme il le souhaitait. Et puis après le réveil de B., même si on a eu du mal à se mettre en route, c'était une bonne idée de sortir dans le froid et le noir pour se promener, il y avait même quelques décos de Noël déjà allumées, des cafés, restaurants, magasins éclairés de l'intérieur que nous avons donc eu la sensation de découvrir, les passants de la fin de journée, les chiens qui font leur promenade, et mes enfants émerveillés par tout, à pointer du doigt en même temps dans deux directions différentes, et même parfois vers le même endroit. Et J. qui montre les illuminations à B., et B. qui se penche en arrière dans le porte-bébé pour mieux voir, des étoiles plein les yeux. Tous les deux excités, joyeux, enthousiastes. Parfait. A refaire.

J'espère que vous allez bien ! Ca a été votre journée ?

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27 avril 2020

confinement à tout bout de champ

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La journée a commencé avec une course, une marche galopante dans la rue, à 8h15, car j'avais envie de faire pipi. Ca a l'air super excitant et aventureux, mais la réalité c'est juste que c'était le jour de mon analyse sang/urine  mensuelle et que j'avais omis de demander un petit pot dans lequel faire pipi à jeun à ma sage-femme, du coup je me suis retenue jusqu'à son/ses cabinet(s).
A mon retour, J. dormait encore, et J. tournait un peu en rond, on s'est lancés dans la confection de scones, mais du coup on a  fini de petit-déjeuner à 10h30 et je me suis directement endormie pour une heure de sieste, et voyez donc la belle journée qui n'a pas démarré à 11h30 !...

Il y a des fois, quand j'étais petite, je jouais avec tout un groupe d'enfants, on était bien tous ensemble, mais tout à coup, l'un de nous devait partir. Juste un, sur tout un groupe. Et toute l'ambiance s'effondrait. Etait-ce parce que c'était cet enfant-là précisément ? Un enfant trop sympa, qui joue vachement bien ? Etait-ce parce que l'équilibre du groupe reposait sur la présence de chacun et ne pouvait se passer d'une personne ?
J'ai repensé à ça l'autre midi : J. est du genre à faire retomber le soufflé quand il prend son envol. Par exemple, on rigole en déjeunant, on se raconte des trucs, on est bien, mais tout à coup, après le chocolat et l'orange, il dit "bon, moi je vais m'allonger pour un petit temps calme !", et paf ! Ambiance fichue en l'air ! Des fois, avec J., on chouine "oh noooonnn, pas un temps caaaalme, reeeeste !...". mais il est intraitable.

Je n'ai aucune envie que nous soyons déconfinés. L'eau a l'air froide, on n'en voit pas bien le fond, elle a une drôle d'odeur, il y a des bêtes bizarres, on n'a pas pied, je préfère rester sur la plage...

4 décembre 2016

Encore un de ces jours où le p'tit dej'

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Encore un de ces jours où le p'tit dej' ensoleillé nous explique qu'on doit sortir marcher sans prendre le temps de se laver. Bon, ok pour les dents.
On marche deux heures trente, on a carrément froid sauf quand on se prend le soleil dans la figure, on croise des gens de très bonne humeur avec qui discuter, on s'arrête sur un banc pour manger trois madeleines au chocolat.
En rentrant, on a bien mérité cette assiette de pâtes au parmesan. On est bien, au chaud à la maison, en plus le soleil continue de taper, sur la table.
Après, c'est l'heure de la sieste, sauf pour J. qui révise Django Reinhardt assis sur le marchepied de la cuisine, et pour moi qui tente cette recette de gâteau au chocolat qu'on n'avait pas encore faite. On en profite pour discuter, rigoler, et s'embrasser, et on se dit "merde, demain c'est lundi, on va pas se voir beaucoup".
Après, la sieste se termine, on remet un petit cd, on lance le rôti de porc aux pommes, et je me mets à jouer aux Playmobils sur le sol tout bien rangé de ma chambre, sous la lumière bien chaude de ma lampe de bureau. L'idée, c'est que Mme Playmobil veut aller faire pipi (ça urge) mais quand elle soulève la lunette, il y a un plot dedans, du coup elle s'écrie "oh non, zut, un plot, et moi qui voulais absolument faire pipi tout de suite !". Grand succès.
Et puis ce soir, on a bien ri en écoutant Petit J. s'endormir en chantant à tue-tête "joyeux anniversaire".
C'est bien chouette.

30 juin 2021

Il y a un truc qui me donne envie de sauter de

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Il y a un truc qui me donne envie de sauter de joie de bon matin, de bondir hors de mon lit, de m'habiller en quatrième vitesse, de danser et de chanter. C'est d'organiser des fêtes. Je viens de proposer à tous les gens qu'on connaît de près ou de loin à A. de se réunir dans un parc tel jour entre telle heure et telle heure avec chacun un gobelet et à boire, pour se dire au revoir (car nous déménageons), ça me met le coeur en immense joie. J'aime bien imaginer qui va venir ou pas, qui je vais croiser demain et inviter aussi, quels biscuits on va cuisiner, quels enfants vont se rencontrer pour jouer, quelles personnes pas du tout rencontrées au même endroit vont se retrouver à parler ensemble et quels possibles pourraient même peut-être en découler.

12 août 2020

Je suis seule la journée avec elle et je n'ai pas

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Je suis seule la journée avec elle et je n'ai pas d'impératif à part aller chercher J. au centre aéré par le bus de 17h01. Je m'habille, me brosse les dents et le midi m'applique à manger un vrai truc mais à part ça, rien. Je lis contre elle qui tète et dort beaucoup. On est simplement bien, l'une et l'autre, je crois. Il y a quelque chose de parfait là-dedans. Je me demande juste comment je vais faire le jour où il faudra reprendre le cours de la vie normale.

8 août 2020

Brune est née le 17 juillet. Je dors près d'elle

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Brune est née le 17 juillet. Je dors près d'elle et j'adore sa façon de me caresser du bout des doigts, comme pour s'assurer que je suis toujours là. J'adore ses pieds qui s'enfoncent dans mon mou de ventre, et son haleine de petit lait. Je me réjouis d'aller me coucher, et quand elle me touche, ça m'apaise tellement que je m'endors direct. J'adore cette fille.

28 mai 2020

Une bonne idée, c'était de mettre des boucles

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Une bonne idée, c'était de mettre des boucles d'oreille. Ca a l'air de rien, mais ça vous illumine une journée, comme une nouvelle coupe de cheveux. Exactement ce qu'il me fallait. J'en ai plein de paires, chacune a eu son heure de gloire, ça me fait plaisir de les retrouver... C'est agréable de les sentir bouger, tinter, de penser qu'elles habillent une tenue pas très inspirée.
J'ai l'impression qu'il y a tellement de choix importants à faire, de choses à penser, c'est difficile de garder son calme. Du coup, je me couche plus tôt, quand mon réveil me dit qu'il sonnera dans 9h18, déjà, je m'apaise.

11 mai 2020

rembobiner le confinement

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Les fraises du jardin sont mûres. On dirait des bonbons juteux.

Le petit jardin de l'immeuble d'en face a été entièrement taillé au taille-bordure, aujourd'hui, par deux hommes en combinaisons intégrales oranges, avec casques sur les oreilles. Après, comme il y avait des éclaboussures d'herbes et de pissenlits partout, ils ont sorti une autre machine mais qui soufflait et ils ont soufflé, et en partant, l'un des deux avait encore son taille bordure en main et en a profité pour tailler toutes les petites herbes qui poussaient le long du muret, même le truc qui de loin ressemblait à une rose trémière pas encore fleurie. C'est sûr que c'est très propret, maintenant, il n'y a plus rien qui dépasse. C'était la coupe en brosse du jardin. Ca, c'était côté nord.
Côté sud, les travaux ont repris à la gare. Les trains Corail sont revenus. J. nous a dit "il y avait plein de monde ce matin à la gare ! J'ai compté 4 personnes sur les quais A et D !". Ca me rassure, 4 personnes, c'est bien.

5 mai 2020

J'aime bien cette photo sur laquelle on dirait

DSC08632J'aime bien cette photo sur laquelle on dirait que je cache un ballon de foot sous ma robe (qui n'est pas vraiment ma robe mais celle que ma copine Anne-Claire m'a prêtée, mais on s'en fout). Il est de notoriété publique que je ne ressemble pas du tout à ça (à part le ventre, les bras, les mains et le cou), mais comme vous ne me connaissez pas, j'en profite. Enfin si, toi, toi et toi, vous me connaissez, mais vous ne direz rien, je vous fais confiance.

J. est allé désherber le jardin en vue d'y planter ses semis devenus grands. En attendant je suis restée avec J. à la maison, on a joué à la dînette, à la randonnée bucolique, et dans chacun de ses jeux, malgré toute la meilleure volonté dont je suis capable, je me suis endormie, au point qu'il a fini par me proposer de jouer à faire une sieste à la belle étoile, il m'a apporté un coussin pour plus de confort et je me suis vraiment endormie par terre dans le salon, comme si je n'avais pas dormi depuis trois jours.

On teste toutes les recettes du livre de cuisine d'Ottolenghi que j'ai reçu à Noël (il s'appelle Simple) et incroyable mais vrai, il renouvelle bien notre flotte de bouquins de cuisine (alors qu'on en a une vraie collection qu'on a vraiment testés aussi). Toutes les recettes testées jusqu'à présent étaient intéressantes tendance succulentes ! Truc de dingue.

Vraiment, tant qu'on ne nous proposera pas un truc qui fait rêver (ça me fait tout de suite penser à Didier Super), je ne remettrais pas les pieds dans la vie habituelle. Inutile d'insister.

2 mai 2020

Ca m'a semblé être un petit moment parfait :

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Ca m'a semblé être un petit moment parfait : rentrer du dehors où il pleuvait, retirer ses bottes et son imper, se laver les mains, puis filer sous la couette avec un Gaston... Allumer la petite lumière.
Et ce soir, dîner en pyjama, d'une bonne soupe bien chaude, en écoutant un podcast de Maman les P'tits Bateaux (et finir le repas par un de ces petits biscuits chocolat-piment).

4 octobre 2016

Aujourd'hui j'ai attendu dans une salle faite

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Aujourd'hui j'ai attendu dans une salle faite exprès pour. Il y avait du lino par terre, d'une texture étrange, genre crumpets, plein de petits trous, mais verdâtre. Si on comptait tous les pieds de table et de chaises, ça en faisait 44. Sur la table, il y avait une nappe moche et des Galas et ça ne m'intéresse pas du tout mais j'avais pris mon livre qui est bien mais que j'ai du mal à lire, surtout depuis que page 114, l'héroïne, une fille on ne peut plus normale, découvre que ses mains sont phosphorescentes. Les angles de la pièce étaient très aigüs et très obtus et je me suis demandé quel genre d'architecte avait imaginé ça, et quel genre de pièce avait pû être aménagée-là avant que ce soit la salle d'attente de ce cabinet de médecin généraliste. J'ai imaginé une chambre d'enfant, mais cet angle mort derrière la tête de lit, et cet angle mort à côté du bureau, ça m'a dérangée alors j'ai pensé à autre chose. Les murs étaient jaunes pisseux et il y avait un néon au plafond. J'étais assise sur une chaise hyper confortable avec un dossier arrondi qui m'enveloppait, mais d'autres gens avaient opté pour des chaises d'école raides et froides.
Comme gens, il y avait au départ un homme et une femme (la femme en tenue traditionnelle indienne). L'homme avait une jambe rebondissante qu'il a fait rebondir sur le sol un bon quart d'heure avant que ce soit son tour, ça faisait trembler tout le sol de toute la pièce, j'ai repensé à ma mère qui trouvait ça énervant les gens qui rebondissent de la jambe, mais moi ça m'a automatiquement endormie et quand il est parti ça m'a manqué. La femme avait retiré ses tongs pour s'installer en tailleur sur sa chaise d'école, ça m'a impressionnée.
Il y avait aussi une fille qui faisait quelque chose sur un i-mac qui n'allait pas du tout avec l'ambiance du lieu, c'était une bonne idée.
Il y avait une dame qui lisait un article sur Kate Middleton, et après un article sur la vie de Céline sans René.
Après, trois personnes sont arrivées, toutes trois armées d'un smartphone et ont passé toute notre attente commune sûrement sur facebook, ou sur reporterre.net si ça se trouve.

Quand on arrive dans ce cabinet, il ya  une odeur de chat très forte, presque sexuelle. Ca me marque à chaque fois.
Le docteur va partir à la retraite à la fin de l'année, ce qui m'embête parce qu'il me convenait bien, il me fait penser à mon frère mais en plus vieux.
Quand on est dans l'entrée-accueil, toutes les portes de l'appartement sont ouvertes sauf la salle d'attente, la salle de consultation et les WC. Par les autres, on peut voir que la montagne de dossiers accumulés derrière la chaise de la femme du docteur-secrétaire se poursuit partout dans l'appartement. Mais des montagnes, vraiment. Des vraies de vraies montagnes, de papiers, empilés, retenus par des élastiques, dans toutes les pièces. Des piles d'un mètre de haut, partout, devant un frigo, derrière la chaise à roulettes. Je voudrais prendre des photos mais j'ose pas demander. La première fois que j'ai vu ça, après j'ai raconté à J. et j'ai crû que j'exagérais mais non, j'avais bien vu.

18 juillet 2016

En ce moment, on écoute tous nos CD les uns après

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En ce moment, on écoute tous nos CD les uns après les autres, et comme je suis maniaque (sauf pour le ménage et le rangement), on n'a plus le droit de choisir, on doit les écouter dans l'ordre exact dans lequel ils se sont auto-rangés dans le meuble quand on a emménagé. Comme on en a dix fois trop et qu'on écoute toujours les mêmes, j'espérais qu'on allait se débarrasser de 80% de notre stock mais finalement, à chaque nouveau CD écouté, on se dit "eh mais c'est trop bien, pourquoi on l'écoute plus celui-là !?". On va quand même envoyer valser le deuxième CD de Nouvelle Vague qui est vachement moins bien que le premier à part la chanson Fade to grey mais on s'est dit que ça valait pas le coup de garder un CD juste pour une chanson. On a aussi décidé de virer mon double album de MC Solaar, et finalement c'est J. qui a le plus hésité quant au sort à lui réserver parce qu'en l'écoutant (l'avions-nous déjà seulement écouté ensemble ?), il a trouvé ça chouette. Mais quand on n'a pas écouté un CD depuis dix ans, je pense qu'il y a  des mesures à prendre, même douloureuses (là, ma chanson préférée).

Le CD de Nouvelle Vague ne m'évoque rien. C'est pour ça qu'il est si facile à jarter. Je ne me souviens même plus dans quelles circonstances il a été acheté. Nous avions le vague souvenir de l'avoir acheté ensemble mais sans mettre plus d'images sur le moment, l'endroit... Le premier CD de Nouvelle Vague, aussi écouté récemment (il était juste à côté de l'autre, un reste du classement alphabétique de notre cédéthèque à Bruxelles je suppose), me rappelle Rennes, ma chère amie C. qui était devenue vendeuse dans un magasin de beaux objets, et qui était si ravie de ce poste, qui prenait son rôle tellement à coeur ! Bref, elle voulait un CD pour parfaire l'ambiance du lieu, et elle m'avait emrpunté mon CD de Nouvelle Vague, qu'elle mettait en boucle tout le samedi dans le magasin, et c'est vrai que ça allait très bien au teint de l'endroit. Nous on allait la chercher cinq minutes avant la fermeture, on la trouvait toute fière derrière son comptoir, on lui achetait un truc à deux euros parce que sinon elle n'aurait rien vendu de l'après-midi et était un peu frustrée. Puis elle fermait boutique et on allait boire des Monaco parce qu'on était jeunes et que la bière toute seule, c'était encore amer pour nos papilles inexpérimentées. D'ailleurs, il faut que j'écrive un truc à propos des bars rennais, on en fréquentait plusieurs mais comme noms je me souviens de l'Artiste assoiffé (mon préféré car au moment du goûter ils servaient des biscuits ou des parts de gâteau gratos, et avec les boissons chaudes on avait un bonbon sur la soucoupe, et puis une ambiance très vivante et chaleureuse) et du Elsa Poppin (un truc du genre). Il y avait aussi le P'tit Vélo mais celui-là je n'ai jamais compris l'engouement qu'il suscitait. Les bars à Rennes, je ne sais pas si c'est un raccourci dans mon cerveau qui a imprimé à jamais "Rennes = Bretagne = Vannes = Mémé = marins bretons en cirés" mais bref, dans les bars à Rennes on se sent comme dans une cale de bateau et ça, c'est un truc idéal, parfait, confortable absolu. C'est ça qui fait que chez moi un jour, c'est sûr, j'aurai des maquettes de bateaux et des cartes accrochées au mur, et c'est pour ça que je suis en train de subtilement au fil des ans faire investir à J. dans une panoplie de fringues rayées. Dans les bars à Rennes le soir, il fait sombre et les lumières éclairent radinement, on est serrés mais tout le monde est sympa, il y a du bazar partout comme si on était chez soi, la déco semble avoir été faite par le patron et la patronne, les tables sont peintes maladroitement avec des petits dessins naïfs et colorés, il y a des journaux qui trainent et des tas de vieux trucs jaunis et un peu arrachés accrochés au mur, les hommes sont mal rasés et les femmes rigolent à gorge déployée.


MC Solaar, dans mon esprit, c'est Cergy-Pontoise, la Défense, ce genre de quartiers "nouveaux", modernes et spéciaux, des mecs en skate et sweats à capuches de quarante ans, une ambiance très banlieue que j'aime bien, et que je ressens encore en écoutant Faut que j'travaille de Princess Erika, une chanson que j'adore, très ambiancée CM2 dans mon esprit, très Cergy-Pontoise, oui. Un truc très serein, un sweat mais de bonne qualité, épais, pile à la bonne taille, gris clair.

Je suis avec J. depuis tant de temps (dix ans cette année !) que ça y est, il y a des fois où je veux raconter un truc de ma jeunesse mais je ne me rappelle plus bien mais lui peut me raconter parce qu'il était là. Un tiers de ma vie à ses côtés !

22 mars 2020

confinement, un jour

Je découvre qu'on peut avoir un léger cafard du dimanche soir, même en plein confinement quand le lendemain ressemblera en tous points au jour même (à part qu'il faudra que je bosse, mais bon, ça me fait plaisir !), et alors qu'on n'a même pas regardé Benny Hill.
Ce qui est effrayant dans ce confinement, le fait qu'on ne sait pas trop combien de temps il va durer et quand il prendra fin, est aussi ce qui m'y plaît terriblement : être assignée à résidence avec J. et J., à l'infini. Il y a un grand bonheur dans ce tracas. Je pourrais me lover là-dedans et m'y laisser mourir de complétude. Je suis sûre que la joie de retrouver l'air frais, mes jambes, la nature, quand nous serons de nouveau libres de nos mouvements, sera accompagnée d'une petite violence, de devoir sortir de cette coquille, voler hors du nid, me séparer d'eux, communiquer avec d'autres humains que je connais moins. Je suis confinée, confinée dans ma zone de confort.

Nous avons fini par prendre possession du parking derrière l'immeuble. Au départ, je n'étais pas hyper chaude (quand on est confinés, on doit rester enfermés sans sortir comme des sardines dans leur boîte), je suis une fille assez jusqu'au-boutiste. Et puis clairement, au bout de cinq jours, c'était devenu trop difficile pour Jo, il était même devenu un peu trop pâle et tristoune. Ses branches ployaient vers le bas et ses feuilles commençaient à sécher et à s'enrouler sur elles-mêmes. Alors on s'est autorisé la cour qui sert de parking, à un moment où il n'y avait personne d'autre, et avec comme consigne de ne toucher à RIEN dans la cage d'escalier, pas la rampe, pas le mur, on se donne la main et c'est tout.

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J. et J. ont dessiné toutes sortes de parcours avec les craies de trottoir que nous avions eu la riche idée d'acheter en février. J. a pû faire de la trottinette, courir, sauter. Ses feuilles sont redevenues bien vertes. Ça nous a changé la vie.
Les dessins sont restés sur le parking, et plusieurs fois dans la même journée, des cris joyeux nous ont attirés vers la fenêtre de la cuisine, d'où nous avons pu voir les autres enfants de l'immeuble, jouer sur le parcours, chacun leur tour.
J'ai bien aimé ce partage du parking, sans se concerter, mais en faisant attention à ne pas se croiser.
J'ai rêvé à un "après" où le parking serait devenu une aire de jeu pour les enfants de l'immeuble, autant qu'un parking. Qu'ils puissent se retrouver pour y jouer ensemble. Venir sonner les uns chez les autres pour se rassembler. Je me suis même vue, dans trois semaines, toujours confinée, sortir faire des plantations dans je ne sais quel contenant sur notre place de parking laissée vacante.

27 février 2016

Je suis amoureuse de Lyon. On marche dans tous

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Je suis amoureuse de Lyon. On marche dans tous les sens, on l'arpente, on l'aime. Toutes les rues sont belles, il y a plein de chouettes trucs à voir, elle a des airs de Paris mais avec quelque chose du sud en plus... On adore y aller, ça rend chaque fois la journée festive. On commencerait presque à y avoir des repères et des habitudes...
Et puis aujourd'hui, Joachim y a fait un tour de manège, dans la voiture de pompiers.

C'est facile d'avoir des bonheurs du jour quand J. ne travaille pas le samedi. C'est si rare, c'est dur ces semaines de six jours, c'est tellement agréable d'être en week-end en même temps que tout le monde. Et ce matin, il s'est occupé de J. le Petit à son réveil, ce qui m'a permis de finir de lire Le Journal d'Henriette que j'ai emprunté à la biblio, bien au chaud sous la couette.

J'ai bien aimé aussi recevoir un mail d'un ami bruxellois, pas au courant que j'avais dessiné des marque-pages pour mon ex-employeur, et qui m'envoit une photo de ses doigts en tenant un, et qui me dit "Aaaaah, mais Couacbus, trop bien le marque-page, quand j'ai vu ça j'ai tout de suite reconnu ton trait !".

Et j'ai bien aimé aussi recevoir un mail de notre ex proprio qui a bien essayé de nous arnaquer mais qui me dit finalement que c'est bon, d'accord, elle va nous la rendre cette caution de 1300 euros, pffff...

Bonne nuit, prenez soin de vous.

5 novembre 2018

A la montagne, deux trucs qui me plaisent

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A la montagne,  deux trucs qui me plaisent beaucoup.

D'abord, les gens ne mettent pas de haie autour de leur chalet, ni de barrière. Les maisons sont comme posées au milieu des prairies et pelouses, on ne sait pas où s'arrête le terrain de chacun. Ca donne une impression d'espace infini.

Ensuite, quand on est sur le flanc d'une montagne, on voit toutes les maisons sur le flanc de la montagne en face. Elles ne sont pas cachées les unes derrière les autres comme les maisons posées sur une simple campagne toute plate. Elles sont comme posées sur un drap sous lequel s'engouffrerait un courant d'air, alors on voit tout. On est comme face à un livre d'images dans lequel il y aurait plein de trucs à regarder.

28 février 2016

Ce matin, pour bien clôturer la semaine, j'ai

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Ce matin, pour bien clôturer la semaine, j'ai fait un gâteau aux pommes exquis (la recette est là) et la recette est si facile qu'on peut déjà l'inscrire au grand registre des recettes de famille. Cette semaine, j'ai aussi fait des endives au jambon et la majeur partie du gratin de bettes (J. est rentré avant que j'aie terminé et comme j'étais au bord de la crise de nerfs il a pris le relai, mais j'ai quand même préparé les bettes et la sauce crème (bien qu'en quantité insuffisante, à cause du livre qui, à la recette "gratin de bettes" donne comme ingrédient "sauce crème (voir p.65)", et dans les ingrédients de la sauce crème, il est dit "sauce béchamel (voir p.62)" et à la recette de la béchamel il est écrit dans les ingrédients "roux blanc (voir p.58)", et le pompon, on me donne la recette pour faire 30g de roux blanc mais il en faut 60 pour la béchamel (bon, là, ça va) mais la recette de la béchamel est pour 2,5 dl de béchamel, sauf que pour la sauce crème il faut de la béchamel mais faite avec une partie de crème liquide et pas du lait, et puis la recette de la sauce crème, c'est pour 2,5 dl de sauce sauf que pour le gratin de bettes il en faut 6 dl, BREF, j'ai eu les larmes aux yeux et quand J. est revenu, j'ai rendu mon tablier). Dommage parce que bien qu'en quantité insuffisante, ma sauce crème était exquise...

Cet après-midi, pendant la sieste du Petit J., nous nous sommes installés par terre dans notre chambre pour continuer de vider des cartons (oui, il en reste), et jeter un max de trucs. On est tombés sur la collec' de petits carnets de J. (qui en a plus que moi mais des moins mignons) et il a fallu tous les regarder page après page pour voir lesquels contenaient des idées de génie, et lesquels contenaient des offres d'emploi de l'ANPE de 2006 (ceux-là on pouvait les jeter). Pendant qu'il faisait ça, j'ai préparé le goûter que nous avons pris sur un plateau, là. Et puis j'ai lu mon livre. Et au final on a pu jeter deux cartons en sortant faire de la draisienne, après.

21 janvier 2016

Bonheur du jour 8.

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Le truc chouette aujourd'hui, c'était cette balade au pied de la montagne, pour acheter du miel directement à la ruche. Ca sentait la montagne, il faisait plus froid qu'en ville, et j'étais contente de rapporter mon pot vide et d'en prendre des nouveaux, genre le truc rêvé.
Sur le retour, j'ai essayé de me concentrer sur des endroits n'ayant rien à voir, pour me sentir encore plus là et pas ailleurs. J'ai pensé à Cergy-Pontoise et à La Défense (j'aime beaucoup aussi).

11 juillet 2016

Le réveil a été difficile parce qu'on n'avait pas

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Le réveil a été difficile parce qu'on n'avait pas dormi assez, mais facile parce que si on s'était couchés si tard, c'était pour regarder la finale chez nos copains d'A. qui sont si cool qu'on a l'impression de les connaître depuis toujours et d'être franchement à la bonne franquette chez eux. Ils avaient préparé des trucs d'étudiants, des rouleaux de jambon au boursin, une tarte tomate moutarde thon, et nous on avait fait deux cookies géants parce que lorsqu'on a un mini four, c'est vraiment plus rapide de ne faire que deux fournées avec un seul grand cookie dedans à chaque fois, qu'on rompt façon Christ mais qu'on ne le donne pas à ses disciples, on garde son morceau pour soi et les autres se débrouillent très bien aussi.

J. a emmené J. à la crèche, on était sûrs qu'il y retrouverait Dan la puéricultrice qui vaut le détour mais elle ne bossait que cet après-midi, alors c'était un peu un coup pour rien. Après, ils sont allés aux jeux et moi j'ai pu redessiner et re-redessiner cette femme enceinte qui mange une pâtisserie jusqu'à arriver à un résultat satisfaisant.

Pendant la sieste post-déjeuner de l'enfant, j'ai raconté à J. la crèche de mes rêves : une maison de famille du genre planchers qui grincent et petites lumières, une cheminée où on fait un feu (avec un pare-feu !) quand il pleut dehors, des tonnes de Lego pour jouer devant la flambée, un chat, et des parents invités à s'asseoir pour le goûter dans la cuisine quand ils viennent chercher leurs enfants. Je suis traumatisée par l'univers aseptisé de "notre" crèche, et je me demande pourquoi ce type d'établissemtns, comme les maisons de retraite dans lesquelles je suis entrée, aussi, se rapprochent toujours tant de l'hôpital dans l'ambiance, et s'éloignent autant de la Vie. Pourquoi il semble ne jamais y avoir du parquet ou une armoire normande dans une chambre de maison de retraite. Pourquoi il n'y a pas un salon cosy avec des tapis épais et des lampes à franfreluches dans une maison de retraite. A priori, si on est à la maison de retraite et pas à l'hôpital, si on est à la crèche et pas à l'hôpital, c'est qu'on va bien alors pourquoi ces linos, ce carrelage blanc, ces murs jaunes pâles, ces Mickey sur les vitres, ces surchaussures en sacs plastiques, ces chaises du catalogue spécial mobilier de maison de retraite. C'est un mystère pour moi. Je le dis comme je le pense, vive les microbes, vive la chaleur, vive l'ambiance feutrée, vive le vivant.

Et après la sieste, on a pu faire une balade de rêve sur les traces de la tournée 24 (la meilleure). Les deux couples de copains que nous nous sommes faits ici ont deux voitures chacun, et nous proposent de nous les prêter, alors on dit oui, on leur arrose leur jardin pendant leurs vacances et eux nous filent leurs clefs de bagnole. On a vu Evosges et Oncieu sous la pluie, le Bugey c'est vert, mais tellement vert !...

Photos prises il y a une semaine à 6h30 du mat', avant de retourner me coucher.

1 juin 2017

Je ne sais pas pourquoi mais j'ai envie d'écrire

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Je ne sais pas pourquoi mais j'ai envie d'écrire un billet, en tout petit. Peut-être qu'après je n'aurais plus envie pendant six mois.
J'espère que tout le monde va bien chez vous. Nous allons bien.
Nous mangeons des tartes aux fraises avec de la crème patissière à la vanille et une pâte sucrée de Cyril Lignac.
Quand j'étais enfant, j'avais la nostalgie, la saudade peut-être même, de ma classe, des élèves, des instituteurs, à la fin de chaque année scolaire. J'étais enfant mais je crois que je me rendais parfaitement compte du temps qui passait, des gens qu'on a aimés mais qu'on ne reverra pas, et de l'inexorable course du temps (carrément !). Depuis l'adolescence, j'étais délivrée de ça, et puis tout à coup mon enfant va à l'école, et l'école est tellement géniale, la maîtresse tellement positive, drôle, intelligente, les élèves tellement mignons et sympathiques, ça y est, je la sens arriver la mélancolie... Je suis repartie pour un tour.
Hier, je suis tellement sortie de ma zone de confort, tellement plus que jamais, j'ai tellement tiré sur l'élastique qui m'y relie, je tremblais d'effort pour avancer malgré cet élastique qui me retenait, mon coeur ne battait pas à son rythme normal, je transpirais à grosses gouttes mais je l'ai fait, j'en suis sortie, et quand tout à coup est arrivé le coup de midi et que je me suis dit "je vais chercher Petit J. à l'école", j'ai sauté de joie, je me suis sentie décompresser en un instant, j'avais envie de danser, et j'ai comrpis que ma zone de confort, c'était eux.

10 avril 2016

Ah ouais c'est comme ça l'Ain !?

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On a des copains, à A., à qui on prête notre place de parking vu qu'on n'a pas de voiture. Et eux, et bien ils nous prêtent leur voiture si on veut, le week-end. On en a profité pour la première fois aujourd'hui, on est allés à Cerdon, et on y a fait une randonnée magnifique. On était tous les trois ravis et heureux. Pourtant ça partait mal, l'office de tourisme qui d'après internet allait être ouvert ne l'était pas, la randonnée était hyper mal balisée et on a eu bien du mal à en trouver le départ... Et puis une fois lancés, les tensions sont complètement retombées. Tout en haut, on  a mangé des figues sèches, des abricots secs et des galettes normandes. Il faisait beau et chaud, les oiseaux chantaient, les odeurs sentaient et les fleurs se la pétaient un peu.
Tout change, les voitures ne sont plus les mêmes, les maisons ne sont plus les mêmes, les vêtements ne sont plus les mêmes, les comportements ne sont plus les mêmes, les ambiances ne sont plus les mêmes, le vocabulaire n'est plus le même. Mais les promenades dans la nature restent les mêmes. Les mêmes odeurs, les mêmes fleurs, les mêmes oiseaux, le même plaisir.

23 janvier 2017

A.. A., je sais, tu as de très beaux côtés. Tu

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A.. A., je sais, tu as de très beaux côtés. Tu sens la montagne, par endroits. Tes habitants sont chouettes comme tout. Tes levers de soleil déchirent. Tu es chaude et ensoleillée l'été, et l'été dure très longtemps avec toi. Tu es verte. Tu as une gare reliée à pleins d'endroits où on est contents d'aller. Tu as une école mignonne comme tout avec la meilleure institutrice de la Terre à l'intérieur. Tu as un super festival de musique l'été. Tu n'es que possibilités de balades. Tu as deux châteaux forts rien que pour toi. Je sais tout ça... Mais la médiathèque qui ferme un an pour travaux sans aucune solution de remplacement, tu comprends que ça pardonne pas ?
Le boucher a écrit "escargots de Bourguogne" sur sa pancarte.
Les attrimaths servent de petits légumes coupés pour la dînette.
La neige ne fond pas, depuis quelque chose comme dix jours, et j'en ai marre de la voir.
J'ai lu ce livre, au départ parce que la fille de la couverture me faisait penser à ma moyenne soeur, et au final, je l'ai adoré, mais vraiment ! Le genre de livre qui rend heureux !

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