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14 juin 2009

une fin de semaine

Hier soir, nous sommes rentrés tard d'une soirée sushis chez Julie. Durant le trajet, un peu long (nous avons pris le tramway numéro 92 et nous sommes descendus au Palais Royal, puis nous avons marché jusque chez nous en passant devant la Gare Centrale et devant Sainte-Catherine), nous avons eu le temps de discuter de ce que nous avions envie de faire de notre dimanche qui commençait (il était 1h00 du matin). C'était clair, nous voulions passer la journée à Amiens, pour voir. A peine rentrés, nous nous jetons sur l'ordinateur et plus précisément sur le site de la SNCF. Mais qu'il est nul, ce site, qu'il est nul ! Il était nul et avec le temps, ça ne s'arrange pas, ça stagne, il est toujours nul. Bref, impossible de voir les horaires des trains Lille-Amiens. Nous avons essayé, patienté, ré-essayé... il était 2h00 et nous nous sommes lassés, couchés et nous avons dormi longtemps. Au réveil, il pleuvait à moitié et le ciel était blanc (et c'est la chose la plus décourageante qu'il puisse faire, le ciel, d'être blanc). Alors nous avons lu jusqu'à 13h30, heure à laquelle nous avons petit-déjeuné ou plutôt brunché (et non pas "flunché" (cf. une vieille pub "on va fluncher", sur l'air de "on va s'aimer ! Sur une étoile ou sur un oreiller... au fond d'un train ou dans un vieux grenier, la la la...")). Et du coup, nous ne sommes pas allés à Amiens. Donc, l'humeur aujourd'hui était plutôt au cafard mais finalement, nous sommes allés à la librairie pour regarder les guides de voyage et c'est un remontant  très remontant.
Nous hésitons depuis un an à propos de la destination de nos premières vraies vacances ensemble. Personnellement, je suis plutôt pays du nord, Ecosse, Suède, Danemark... Couacman, lui, est très pays du sud, Maroc, Turquie, Italie, Thaïlande... Bon, et puis moi, je suis très "grande balade, randonnée, nature, silence, sauterelles qui me font peur mais je les aime quand même, chant des oiseaux, communion avec la nature et les insectes". Je suis très "hamac, pique-nique, village avec des vieux assis devant leur maison, courses au supermarché du coin où on écoute Céline Dion"... Couacman, lui, est très "visite de villes, visite de musées, sac-à-dos sur le dos, on cherche un camping ou une auberge de jeunesse tous les soirs, "aaaaah, zut, aujourd'hui, on a visité seulement cinq musées, je suis deg' de chez deg'", vite vite, on doit visiter tous les plus beaux sites italiens en moins de deux semaines". Bon, si il lisait ce que je suis en train d'écrire, je suis sûre qu'il dirait que c'est n'importe-quoi mais je vous jure que c'est ce qui ressort de ses propos quand on parle de ce que seront nos vacances. Bref, on était dans la merde. On a compris qu'il allait falloir faire des compromis.
Et puis en plus, je me suis rendu compte qu'organiser des vacances, ça m'angoissait énormément. J'ai peur de ne pas en profiter, focalisée sur des "détails" techniques, genre "où allons-nous dormir ce soir ?". Je serais assez motivée pour que nous réservions à l'avance pour ne pas avoir ce genre d'angoisses mais Couacman tient assez à avoir une assez large marge de manoeuvre pour improviser comme bon nous semble... Alors j'ai décidé de lâcher prise et j'ai dit à Couacman (qui lui est juste très enthousiaste et pas stressé pour deux sous) que c'était lui qui allait organiser ces vacances. Et en plus, je crois que ça lui fait plaisir.
Avant-hier, nous sommes allés à la biblio et nous avons emprunté des guides de toutes les destinations qui nous disaient. Hier, nous étions d'accord sur deux destinations : la Suède et la Finlande.
Aujourd'hui, nous nous sommes plus ou moins arrêtés sur la Finlande, avec peut-être un petit détour par la Suède. Et tout à coup, je commence à en profiter aussi, à me projeter et à rêver... enfin ! je suis trop contente !... En plus, ce qui est bien enFinlande, c'est qu'il faut bien tout réserver (auberges de jeunesse, campings...) à l'avance, d'après le guide du routard. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est eux ! ;-)
Bon, je garde les pieds sur terre parce que bien sûr, je me suis rendu compte il y a genre deux semaines que ma carte d'identité périmait fin juillet (et nous voulons partir début août) et je n'ai pas de passeport pour remplacer... donc on espère que ce ne sera pas trop trop long de la faire refaire... j'ai un peu peur. On dirait que j'aime vivre dangeureusement.

Demain, je vais peut-être pouvoir annoncer que je me suis trouvé un boulot incroyable pour le mois de juillet, et j'ai un peu peur... j'aimerais énormément que ça marche...

Je vous souhaite un très bon dimanche soir et une bonne semaine !

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Et je vous laisse avec une photo qui justement parle de vacances : nous faisions du camping dans un camping mais nous avions très très mal choisi notre emplacement : pile sous un lampadaire ! Et il s'était mis à pleuvoir comme pas possible. Les escargots étaient alors sortis se promener, et comme notre tente était verte, ils l'avaient escaladée, la prenant pour une grande feuille de salade. Ils étaient plusieurs à avancer, comme ça, et avec la lumière du lampadaire, on les voyait se découper en ombres chinoises au-dessus de nos têtes. C'était très beau.

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25 mai 2009

hé hé...

Bon, je ne vais pas vous mentir, je suis émue comme pas possible d'avoir à nouveau internet et d'avoir à nouveau contact avec vous. Mon Netvibes me dit que j'ai près de 1000 messages non lus et en plus, il ment : chez Ktl, il me disait que j'avais dix messages de retard. Pfff, tu parles, j'ai dû retourner au moins quatre pages en arrière pour être sûre de ne rien manquer !
Aujourd'hui, nous nous sommes donc occupé de notre modem, ce qui n'est que pure folie vu le boulot que j'ai, et maintenant, il va falloir que je me remette au boulot et qu'ça saute, d'ailleurs.
Alors, vous allez bien ?
Nous oui, c'est qu'en Belgique, c'est l'été.

Et Canalblog qui se met au vert, ça me ramollit le coeur (j'adore le vert).

J'ai décidé de me laisser pousser les cheveux.

Ma grande soeur s'est mariée.

Il y a un animal qui a pondu sur une vitre de notre salon. Des minuscules oeufs verts tendres, parfaitement alignés. Ils n'ont pas bougé pendant au moins deux semaines (trois ?) et hier, des petits vers en sont sortis. Ils se trémoussaient. Hier soir, ils avaient tous disparu et il ne reste qu'une vague trainée, comme un crachat.

Quand je n'ai pas internet à domicile, je travaille hyper bien !

Je vais être marraine !!!

J'ai eu une infection urinaire à rallonge, je ne vous le conseille pas !

Je me suis fait poser un stérilet (un peu pour sauver les poissons).

Je suis retombée dans l'enfer des mots fléchés. Mon salut : nous les avons rangés aux toilettes et je n'ai le droit d'en faire que lorsque j'y vais.

Mes sandalettes me font mal au dos.

J'ai déchiré la chemise de nuit que j'ai récupérée à la mort de ma Mamie.

Je ne suis toujours pas allée chez le dentiste.

J'ai reçu une lettre de Milky qui m'a fait sourire jusqu'aux oreilles.

Je vais immédiatement retourner travailler, mais pas avant de vous avoir dit que je suis trop contente d'être revenue ici et de vous serrer dans mes bras ! Je vous fais un bisous claquant sur chaque joue !

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Ah, et aussi, mon appareil-photo est tombé sur le carrelage de la cuisine et ça l'a rendu dingue. Maintenant, il  fait beau sur toutes mes photos quelle que soit la couleur du ciel.

26 décembre 2011

C'est un vieux message qui trainait sous des

C'est un vieux message qui trainait sous des piles de papiers sur mon bureau canalblog :

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C'est déjà Noël quand mon patron m'apporte un sac en papier marqué de mon prénom, avec dedans plein de bonbons (la photo a été prise après l'attaque des bonbons par nous), parce qu'on est le jour de la Saint-Nicolas. Et il ne s'appelle pas Nicolas (mon patron) ! C'est encore plus Noël quand j'apprends que je vais toucher un treizième mois... Et encore plus quand on paye les courses de la semaine avec mes chèque-repas et que du coup c'est comme si c'était pas nous qui les avions payées. Du coup, on a pris des marrons entiers et de la crème de marrons.

C'est Noël quand je trouve trois robes pour rien dans ma friperie fétiche, parce que là vraiment j'ai plus rien à poser sur mon dos, mes deux robes chéries sont au sale et du coup je suis obligée de mettre des habits d'hiver qui m'engoncent.

C'est la fête quand Couacman me dit en riant "t'es over-con, Couac Couac, t'es même triple con ! Ce qui est bien c'est que tu es sûre de ne pas les perdre !" et qu'on rigole tellement que j'ai l'impression que je ne vais plus pouvoir respirer.

C'est joyeux quand on discute après le repas et que du coup, on se boit un petit truc qui arrache, un alccol d'après repas, trois gorgées mais qui réchauffent comme trente.

C'est génial quand une cliente adulte mais qui m'explique qu'elle est en train d'apprendre à lire me demande de lui conseiller un livre qui soit drôle, et un peu long parce qu'elle veut lire pendant le réveillon, que je lui mets entre les mains "Sacrées sorcières" de Roald Dahl, qu'elle éclate de rire en voyant la couverture, puis qu'elle me dit "je t'aime".

C'est émouvant et dynamisant de rencontrer Marion et Monsieur L. à Montreuil et de leur parler en vrai en tremblant dix fois plus qu'avant d'aller parler à un éditeur.

C'est excitant quand on sait que notre maison a été vendue (au fils de Geneviève Le*thu (qui est venue la visiter avec lui, elle est pas si vieille que je croyais, elle a l'air super gentille et on avait rangé la cuisine)) et qu'on doit avoir déménagé le 10 février (on a accepté l'appart' au-dessus de chez le proprio).

C'est énervant quand j'ai mal aux dents après avoir mangé des bonbons alors que je suis allée chez le dentiste en septembre et qu'elle n'a rien trouvé de spécial dans ma bouche. D'ailleurs, c'est énervant d'avoir envie de sucre, c'est après les repas, je ne peux plus me concentrer si je n'ai pas eu mon bout de chocolat.

C'est la cliente qui nous apporte des pièces en chocolat et mes collègues qui n'en veulent pas, du coup c'est moi qui les mange toutes !
C'est mes collègues qui m'ont expliqué qu'à Noël, j'allais recevoir une grosse boîte de chocolats, toujours de la part du patron (et donc, mon problème de dents et de sucre ne va pas s'arranger demain la veille).



Aujourd'hui, lundi 26, j'ai envie de rajouter :

Vivement ce soir qu'on regarde Le chignon d'Olga.
Vivement le 8 que ce déménagement innoportun soit fait.

On a trouvé un appartement, pas grand du tout mais mignon assez, propre tout plein, et à bonnes ondes beaucoup. Après l'avoir visité, on a bu un milshake au Mokafé et on s'est imaginés dedans alors on s'est dit que c'était bon signe. La propriétaire a essayé de nous poser des questions sur nos situations professionnelles, que nous avons habilement évitées. Couacman lui a parlé en néerlandais au téléphone, elle a adoré, elle nous a dit "appelez-moi Nicole", on a dit "on le prend".

On a roulé 12 heures ce week-end et chanté à tue-tête.
On a fêté Noël et mon anniversaire aussi, on a marché, bricolé, discuté, rigolé et pouponné.

Profitez bien de ces jours sombres parce qu'ils filent et ne reviendront plus jusqu'en octobre 2012 !
 

15 février 2011

Si vous avez la fève, riez !Je suis

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Si vous avez la fève, riez !

Je suis officiellement inscrite à un cours intensif de néerlandais (8h par semaine). Je commence le 21 février.


J'ai mis à jour mon blog (j'ai été forcée par canalblog) et depuis, je vois ma bannière floue, pas vous ?

J'ai l'impression que c'est déjà le printemps et qu'il n'y a pas eu d'hiver, je n'ai pas été congelée, je n'ai pas trembloté en sortant de mon lit le matin, je n'ai pas été tentée de mettre quatre pulls. J'ai eu frais mais rien de dramatique. Je ne me suis pas dit, en marchant dehors, "aaaaaaah, aaaaaahhh".

J'ai décidé de refaire un peu d'exercice, maintenant que je ne vais plus à l'école à pieds puisque je ne vais plus à l'école. Je m'étais dit "piscine" mais il faut que je me rende à l'évidence, je n'irai jamais. Alors, je m'étais dit "footing" mais non. Alors je me suis dit "marche à pieds quotidienne" et ça, oui. Pour Noël, on nous a offert un livre qui s'appelle "Bruxelles insolite et secret" et c'est plein d'idées de balades, j'ai décidé de toutes les faire, dans l'ordre du livre, une par jour. J'ai donc commencé aujourd'hui, je n'ai pas fait la première découverte insolite et secrète du livre parce qu'il s'agit du musée du plastique et il faut être dix pour le visiter et j'étais une. Alors j'ai fait le deuxième truc proposé, c'était de regarder les bas reliefs et autres décorations de l'école primaire de la rue Locquenghien. Aller/retour, avec la lecture du guide et l'admiration dans la contemplation, ça m'a pris exactement neuf minutes, et pourtant j'ai pris mon temps, mais il faut dire que c'était presque juste au bout de ma rue. Et demain, c'est pire, c'est le monument aux pigeons, c'est encore plus près et en plus je le connais par coeur (il est dans le square en bas de notre ex immeuble) mais c'est pas grave, je vais y aller quand même. Je pense que ça va me prendre quatre minutes aller/retour. Le truc fou, c'est que devant l'école avait justement lieu un tournage !

Ce n'est pas cette année que je ferai du ski pour la première fois de ma vie. C'est encore repoussé.

J'ai soulevé le pot de mon clémentinier je ne sais plus pourquoi, et là, en-dessous, il y avait un animal. Terrifiée, j'ai reposé le pot pour ne plus le voir et je n'y toucherai plus jamais.

Nous avons fait onze pots de marmelade d'orange, très bonne ! Mais beaucoup trop liquide, il va falloir la re-cuire, pfff...

Cette nuit, j'ai rêvé que je rencontrais des extra-terrestres, c'était ridicule ! C'était la première fois que je rêvais de ce type de truc. Ce qui était incroyable, c'est que mon rêve se passait clairement à Rouen et il y avait la blogueuse Charlotte au choco, aussi, en plus des extra-terrestres. Je pense que c'est parce que j'ai pensé à ma copine Pauline avant de m'endormir, et qu'elle vient de Rouen (mais pas de Mars).

A la bibliothèque aujourd'hui, j'ai encore trouvé un Jérôme K. Jérôme Bloche que je n'avais pas lu.

Je crois que je suis allergique au lait cru. J'ai arrêté d'en manger et ça a changé plein de choses dans ma vie.

Couacman m'a dit que l'autre nuit, il avait rêvé qu'il était réveillé par un bruit insoutenable et du coup, rêvant de ça, il s'est réveillé. Et j'étais en train de ronfler très fort. C'est super glamour.

L'autre soir, je lui ai chanté la chanson "Tchaou et Grodo", qu'il ne connaissait pas, et il a pleuré ! Le lendemain, je lui ai montré le clip et il a trouvé ça beaucoup moins triste que ma version.

Sur la photo, c'est notre cuisine. A gauche, c'est un nouveau meuble, trouvé dans la rue. Un magasin en travaux s'en débarrassait et nous a autorisés à le prendre : il s'agit de boîtes aux lettres, en vrai et derrière, c'est creux.

Savez vous déjà où vous allez partir cet été ?

27 janvier 2011

road trip

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Certes, nous n'allons aller que de Bruxelles à Manéglise, mais je suis heu-reuse, heu-reuse !
Tout a commencé fin 2010, les parents de Couacman nous ont convié à une fête de Nouvel An, le 30 janvier, chez eux, et nous avons dit que nous serions là. Mardi soir, nous nous disons "merde, on n'a pas acheté nos billets de trains !", on file sur le site de la sncf qui nous renseigne : "ça fera un bras s'il-vous-plait". Alors on est allé voir chez Eurolines si c'était pas mieux, et c'est vrai, c'était vachement moins cher, mais c'était dix fois plus long et chiant. Et là, on s'est dit "louons une voiture !!!" et on a regardé combien ça coutait. Et comme c'était dix fois moins cher et dix fois plus rapide que tous les autres moyens de transport, et bien on a dit "banco !" et voilà comment demain après-midi, nous partons en voiture vers l'ouest de la France. Et ça me rend heureuse, mais heureuse ! J'ai l'impression que c'est les vacances ! On a acheté des rillettes pour faire des sandwiches pour la route, et aussi des madeleines. Ca me porte. 

A part, ça, j'ai loué ce livre à la biblio :

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Et sinon, vous avez vu, on voit chez nous
sur un autre blog ! C'est pas fou ? 

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11 septembre 2011

en avant les gars !

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C'est dix petits jours sans Couacman qui ont commencé. Au départ, je me disais "bon, ma fille, des dix petits jours sans Couacman, t'en as fait des centaines avant de le rencontrer, garde ton calme !". J'essayais de me souvenir de ce qui occupait mes week-ends de célibataire. Je me suis souvenue avoir énormément lu assise sur mon lit, espionné les voisins d'en face à l'aide du zoom de mon appareil-photo (j'avais pas de jumelles et ça  avait l'air vachement bien chez eux), je me suis souvenu avoir bu beaucoup de cafés et mangé beaucoup de cookies, et aussi avoir travaillé, avoir fait les courses. Avoir trainassé au virgin.
J'étais émue vendredi matin en partant au boulot, je me disais "ma fille, dix jours, ça passe en un clin d'oeil". Au collège, j'avais calculé que onze jours pouvaient paraitre longs, mais dix, c'était la limite, ça passait hyper vite. A chaque fois que j'essaye, ça marche. Dix jours, ça file comme l'éclair.
Bon, le boulot étant supra chargé en ce moment de période de rentrée, je me suis vite retrouvée à rentrer chez moi. Je suis passée à la banque et le banquier que j'ai rencontré, qui n'est même pas le mien, a choisi de me faire une fleur et de me filer tout de suite mon duplicata d'extraits de compte sans passer par les services postaux. J'étais hyper contente. En rentrant, je m'arrête à la boulangerie, je commence à discuter conservation du pain avec le boulanger en personne et v'là ty pas qu'i m'dit "allez, je vous offre un financier !". Comme j'avais les bras chargés de courses, il m'a invitée à les poser sur le comptoir et à manger mon financier sur place, ce que j'ai fait et franchement et bien j'étais heureuse.
La soirée n'a pas été très constructive sauf que j'ai fabriqué une quiche lorraine avec du lait et du fromage pré râpé de chez le paki du coin, en écoutant très fort The Smiths, qui me fichent la pêche. J'avais limite un petit fond de cafard...

Et puis, et puis ce matin, je me suis réveillée à l'heure où sonne d'habitude mon réveil (trois minutes avant , en fait).  C'était tôt, donc, et j'ai regretté de ne pas arriver à faire facilement de grasse mat'. Le fond de cafard était toujours un peu là sauf que c'était sans compter sur le soleil qui avait décidé de cesser de radiner, pour changer. Et puis j'ai enfourché mes jambes et j'ai filé dare-dare à la bibliothèque qui était parfaitement vide, il y avait juste un petit vieux qui lisait le journal à côté des bandes dessinées. J'ai emprunté toutes sortes de livres, des oeuvres de Marie-Aude Murail en passant par des albums de Lucky Luke et Tom Carbone, et puis aussi Le bizarre incident du chien pendant la nuit. Il faisait une chaleur pas possible. Sur le retour, les rues étaient vides (je ne sors jamais le samedi matin donc j'étais pas au courant) et je suis passée chez brico acheter une ampoule pour ma lampe de chevet et j'en ai pris une pas économique en énergie.
Ensuite, j'ai mangé un bout de quiche puis j'ai fait une sieste de vingt minutes (réveil en poche) avant de lire le Lucky Luke emprunté le matin au fond de ma couette, il était nul pour un Lucky Luke mais je lui pardonne. Et puis j'ai rangé le salon, j'ai gagné du terrain sur le bazar et ça fait toujours plaisir. Puis je suis sortie boire un truc avec une copine et sur la route j'ai croisé Félix le chat, un bisounours, et une tortue Ninja. On a bu des machins parfumés dans un environnement verdoyant.

Demain, je vais au ciné avec une autre copine. Et puis en plus, Couacman m'envoie des sms pour me dire qu'il mange du maquereau fumé, et qu'il s'est acheté un vélo, et ça me rend heureuse. Alors en fait ça va... 

3 janvier 2011

après Noël

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Bonne année à tous ! Je vous la souhaite comme vous la souhaitez !

La grande roue, on la démonte et pour moi, ça rime avec "fonte". Comme tous les ans, après les fêtes, j'ai l'impression que c'est le printemps. Je me vois, tout en haut du calendrier, avec douze mois à descendre, je suis en haut dans la lumière et en bas, ce sont les abysses de novembre et décembre, que j'imagine sombres et froids (et boueux). Alors là, je suis dans la bonne période. Je suis en haut de l'escalier de l'année.

A Noël, j'ai déjeuné chez la tata Maryvonne de Couacman. J'étais assise entre lui et sa petite cousine Charlotte qui a 14 ans. J'étais en face de la cheminée, et j'étais celle qui était à la place la plus pratique pour aller bouger le rideau au rythme de l'avancée du soleil. A un moment, je me suis dit que quand même, c'était fou que je sois là, dans la famille de Couacman, certes, mais aussi dans la famille d'une personne que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam il y a 5 ans. Je me suis dit qu'il y avait des milliers, des millions de famille dans le monde, et que moi, et bien voilà, j'étais là, chez Maryvonne. Je me suis dit "j'aurais pû être chez les voisins de Maryvonne mais non, c'est chez Maryvonne que je suis précisément".

Aujourd'hui, je suis allée chez l'ORL pour parler allergies, et il a décidé de me faire une radio du nez. Première narine, nickel ! Deuxième narine... pas de trou ! La caméra ne pouvait plus avancer, il me montrait sur l'écran que j'avais la narine droite parfaitement non creuse. Il y a bien un minuscule trou, mais sinon, ce n'est que cartilage. Il m'a dit "mais vous ne vous êtes jamais rendu compte de rien ? Vous n'avez pas de mal à respirer ?". Bref, ce mec veut me faire une opération de chirurgie nasale, pour que l'air puisse circuler mieux entre l'extérieur et moi. Il veut me couper le cartilage au scalpel, en une demie heure en me retenant une journée à l'hôpital, et me faire trois points de suture invisibles, à l'intérieur.

Avec tout ça, moi, je suis sciée et je ne sais pas trop quoi penser car je ne suis pas médecin mais à chaque fois que je vais chez un docteur il me trouve autre chose que ce pour quoi je viens le voir ! Il m'a bien montré. D'un côté, la caméra me tombait dans la gorge, de l'autre côté, c'était fermé comme une grotte avec juste un micro trou inaccessible.
Ce qui m'a surprise, dans mon nez, c'est qu'en fait il n'y a des poils qu'à l'entrée, après ça ressemble à de l'intestin, c'est tout humide et ça respire. C'est très laid.
Je dois avouer que du coup, aujourd'hui, je me suis bouché la narine en bon état pour voir comment je respirais en ayant juste la mauvaise et c'est clair que l'air passe super mal et que c'est bizarre que je ne m'en sois pas rendu compte avant...

A part ça, il m'a filé une liste de tout ce qu'il fallait que je fasse pour que mes allergies se barrent, et en fait et bien on a TOUT faux ! Tout, oui ! On a  un matelas rempli de poils de mouton, on a des draps en coton qu'on ne lave pas du tout une fois par semaine, notre chambre est super encombrée pleine de bazar, on a des couvertures en laine, nos habits sont rangés près de notre lit.

Sinon, demain, j'aurai 26 ans et j'ai un peu la flemme de vivre ce début d'année.

Sur l'image, c'est notre lit, après Noël, avec la maison coussin de chez Little Circus, ma couverture de Noël, et la couverture en patchwork de laine faite par Mamie avec ses restes de pelotes, je suppose.

18 août 2011

la robe suédoise 100% polyester

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Alors alors : le verdict !!! Est-ce agréable ou l'horreur de porter un vêtement 100% matière synthétique. Non parce qu'avant, je disais "ah quelle horreur cette matière" quand dans une friperie je voyais une robe en plastique, je disais "ça fait transpirer c'est pas marrant marrant", mais aujourd'hui, je peux donner un vrai avis valable puisque j'ai essayé. Et alors, voilà, en fait, mon avis, c'est que la matière synthétique ne fait pas particulièrement transpirer. Par contre, ce qui est vrai, c'est que lorsqu'on se met à transpirer pour une raison toute autre que le simple fait de porter l'habit synthétique sur son dos (vous me suivez ?) genre, danser la chenille qui redémarre mets tes pieds en canard la chenille part toujours à l'heure (j'ai testé ma robe au mariage de l'autre fois), et bien donc, quand on se met à transpirer parce qu'on danse trop fort, et ben là, c'est hooooo-rrrriiible, la robe en plastique vous colle à la peau, vous saisissez bien que c'est du plastique, c'est comme d'avoir le rideau de douche collé à la peau, parfaitement, c'est pareil.

(pour l'occasion, j'ai posé exprès dans ma chambre pour vous montrer le truc) 

30 juillet 2010

au revoir/bonjour

Je viens de passer la semaine la plus pourrie de toute l'histoire de la semaine, entre rendez-vous avec un serrurier, ménage dans un appart', ménage dans l'autre, pluie, Armée du Salut, Belgacom et chaudière qui fait des siennes (et donc, pas de douche alors que j'étais poussiéreuse et envinaigrée).
Demain midi, nous avons notre état des lieux. Jérome repeint les trous de cheville bouchés avec art. Dans le salon, le papier peint est en relief rayé. Il a refait des stries sur l'enduit de rebouchage des trous bouchés, à l'aide de papier ponce. Ce mec m'impressionne grave. En attendant, moi, j'ai fait des trucs nettement moins ludiques, comme lessiver les murs des WC ou passer la serpillière. Je n'arrête pas d'éternuer, à cause de mon allergie à la poussière. J'ai trop chaud parce que le seul tee-shirt propre que j'ai trouvé dans les cartons est à manches longues.
Dans le nouvel appart', nous sommes bien... Nous avons fait du jardinage sur la terrasse, le pommier, le plant de tomates et la ciboulette se portent à merveille. Nous avons planté des graines de piment. J'ai hâte qu'on puisse prendre vraiment le temps de s'installer. C'est bizarre de quitter cet appartement et toutes les émotions qui y ont été vécues. Quand je suis dans le nouvel appartement, j'oublie que je suis à Bruxelles. Tout à l'heure, nous sommes allés rue des fripiers et j'étais étonnée d'y être. J'avais oublié.
Demain, il faut que je retrouve les cartons avec mes culottes ou alors je remets la même qu'aujourd'hui (j'ai épuisé tout le stock que j'avais mis de côté pour le déménagement). Sinon, aujourd'hui, je me suis fait une natte et je pense que ça faisait dix ans que ça ne m'était pas arrivé. Et on a donné notre machine à laver, notre frigo et notre étagère Expedit à l'Armée du Salut. Salut !

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28 juillet 2010

Vivement dimanche. En attendant, loin d'être dans

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Vivement dimanche. En attendant, loin d'être dans l'installation du nouvel appart', nous sommes dans le rafraichissement de l'ancien. Ménage, rebouchage de trous, etc. J'ai une trouille bleue de l'état des lieux, je veux récupérer toute la caution mais je suis certaine que l'agence aussi veut récupérer toute notre caution, et ça me rend cafardeuse. Je ne les sens pas, dans cette agence... Bref, je voudrais rendre cet appart' comme neuf, ce qui est impossible. J'y passe un temps fou. J'ai passé toute une journée à décalcairiser la baignoire, le lavabo et les murs de la salle de bains (qui sont poreux et donc accrochent le calcaire à merveille !). Aujourd'hui, je dois nettoyer la cuisine, j'ai une flemme sans nom de m'y mettre une bonne fois pour toutes.
Hier, nous avons reçu nos premiers amis dans le nouvel appart' ! Ils sont venus boire l'apéro avec nous. C'était super !

Sur la photo, c'est notre nouvelle salle de bains, à 7h30 du matin !

5 janvier 2010

Et voilà ! J'ai eu 25 ans hier. J'ai décidé pour

Et voilà ! J'ai eu 25 ans hier. J'ai décidé pour l'occasion d'essayer de me comporter comme une grande fille, de mieux m'assumer et d'arrêter d'être mal à l'aise à tout bout de champ. Ou alors, j'ai le droit d'être mal à l'aise mais je dois très bien le vivre et ne pas me sentir mal d'être mal à l'aise (moi, une fille compliquée ?!). J'ai décidé aussi de ne dire et de ne faire que des choses que je peux assumer de dire ou de faire, et du coup de me sentir grave en accord avec moi-même. Vous croyez que je vais y arriver ?

En attendant, la grande roue est en plein démontage (enfin !), et la fausse neige a été enlevée des toits des cabanes du marché de Noël, mon calvaire prend donc fin (je détèste le marché de Noël. C'est peut-être sympa quand on y va un jour, comme ça, se balader, mais y vivre, berk).

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Hier, j'ai fait un truc incroyable que j'aurais dû faire bien avant : j'ai installé un rideau devant la fenêtre qui est à côté de mon bureau. Ca m'a changé la vie !
En fait, chez les Couacparents, je me suis rendu compte que je n'étais pas du tout stressée de me mettre au boulot. Et je me suis expliqué ça par le fait que mon bureau est situé sous la pente du toit, et que lorsque je m'y asseois, je me sens comme dans un cocon, je me sens coupée du reste du monde. Et donc, là, hop, j'ai mis un rideau et ça va peut-être vous paraitre dingue mais je travaille dix fois plus facilement. Je me sens blottie, au chaud, confortable. Il fait un peu sombre... C'est génial.

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27 juin 2010

Mon amie Julie de Rennes est partie hier. Elle

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Mon amie Julie de Rennes est partie hier. Elle était là, mardi, pour revoir l'appartement avec nous. Après, nous sommes allés trinquer au Stella Solaris, le bar le plus proche de notre futur appartement. Là, on a fait un plan des lieux et on a commencé à imaginer quel meuble on allait mettre où. On va devoir en abandonner dans le déménagement, parce que le nouvel appartement est plus petit, et surtout beaucoup plus fin, beaucoup moins mastoc que l'actuel. Si on mettait certains meubles dedans, ça ferait un peu comme mettre des meubles de Playmobils dans une maison de Legos. Vous voyez ce que je veux dire ? Ce serait disproportionné, à peine, mais quand même trop. D'ailleurs, il y a un de nos meubles qui ne rentrera tout bonnement nulle part, puisque la chambre est sous les toits. Maintenant qu'on a vu de nos yeux vu les trésors cachés à l'Armée du Salut, nous n'hésiterons pas à nous acheter une petite commode pour remplacer l'énorme étagère noire.
Nous gardons nos deux fauteuils, on les aime trop. ce sont deux vieux fauteuils qui se croyaient en fin de vie, l'un chez Emmaüs, l'autre dans la rue, et puis maintenant ils sont réunis dans notre salon comme deux chiens paisibles, alors on ne peut ni les séparer, ni en abandonner un.
Nous avons relu notre bail, signé en 2007, et on y a lu que si le propriétaire nous demandait de partir, il nous devait une indemnité. Comme c'est très précisément notre cas, nous avons demandé de quel montant serait notre indemnité. Bien sûr, le mec de l'agence nous a répondu qu'il nous demandait de partir pour travaux (la seule raison qu'un propriétaire peut invoquer pour refuser de payer l'indemnité) et même, le pompon, il nous a annoncé à l'occasion de ce coup de fil qu'en vrai, on ne nous avait pas dit mais qu'on aurait pû rester dans l'appart' encore deux ans, et que donc on ne pouvait pas vraiment dire qu'on s'était fait virer (enfin... c'est ma vision de la situation. Jérome dit que le mec n'a pas dit qu'on n'était pas viré mais il a attendu d'apprendre qu'on partait pour nous annoncer qu'on pouvait rester...). Mais bien sûr, quelle est donc cette lettre de préavis qui repose dans notre lutin jaune ? Alors, nous avons écrit une lettre sérieuse avec citations du bail et citations de la lettre de préavis. Nous voulons notre indemnité. Bien sûr, on se dit que si on nous la donne, on nous la reprendra sur la caution... va falloir se battre.

24 janvier 2011

un meuble

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Samedi, nous sommes allés à l'Armée du Salut, et nous sommes tombés sur ce meuble magnifique qui coutait une bouchée de pain. Nous l'avons élu "meuble de la cuisine 2011". Sauf qu'aujourd'hui, nous sommes allés le chercher, et nous l'avons installé là où nous l'avions rêvé, et en fait, il rentrait mais donnait une impression de mastoquitude à notre cuisine, qui ne nous plaisait qu'à demi. Ca faisait très "vieille chaumière " et nous, on ne voulait pas que notre cuisine fasse vieille chaumière, parce que déjà qu'elle n'est pas super lumineuse alors bon.
Couacman a dit "c'est pas grave, mettons ce meuble dans notre chambre". Alors nous l'avons encore monté d'un étage, et nous l'avons installé là où nous avions imaginé tout autre chose. Et puis finalement, ce meuble est en train de faire son trou, et du chemin dans nos esprits... Finalement, on se dit "tiens, ce meuble de cuisine serait pas mal pour nos vêtements !" et je crois que c'est là qu'il va élire domicile... 

17 mai 2010

liste de tout ce que je préfèrerais faire plutôt

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liste de tout ce que je préfèrerais faire plutôt que me remettre au boulot
la vaisselle/le ménage/ranger/commencer les cartons/chercher un nouvel appart' super/un footing/lire un livre de mon choix/aller acheter des livres chez le bouquiniste/faire la queue à la caisse chez Carrefour/manger un truc/aller prendre un train/allumer le barbec'/mettre un gilet parce qu'il fait un peu frais/marcher pieds nus dans le sable/regarder par la fenêtre/coudre/entretenir ma correspondance/me couper les ongles des pieds/regarder un film/discuter avec quelqu'un/mettre le couvert/caresser le dos d'un faucheux/nager toute seule en plein milieu d'un océan, à un endroit où en-dessous il y a les abysses

Demain, je passe l'oral de l'année, le même que celui qui m'angoissait déjà l'an dernier et même l'année d'avant, avec la prof qui nous parle pas bien et qui nous attend au tournant. Mmmmh, vous m'en voyez ravie ravie ravie !!! Ensuite, il va falloir que je trouve un vidéoprojecteur dans l'école, que je trouve un endroit où projeter un truc, puis que je m'entraine à faire marcher le vidéoprojecteur toute seule. Et d'autres trucs pas mieux alors vivement demain soir !
Maintenant, je vais devoir retourner travailler parce qu'il y a du boulot et pas de temps. Je viens de passer quatre journées non stop sur un devoir philosophique, j'ai la tête comme une pastèque et j'en ai ras le bol du travail.
Comme j'aimerais être dans une petite ville aux pavés chauds, aux ruelles étroites et rocailleuses, avec de la dentelle aux fenêtres, des chats aux yeux contents, des gens qui marchent à deux à l'heure, pas une voiture, ah si, tiens, faut se ranger, les épaules bouillantes, rentrer dans une maison en pierre où à l'intérieur ça caille, aller m'installer dans le jardin, manger une saucisse grillée et une patate en papillotte, ou deux, boire un verre de vin rouge, et surtout que ce soit le premier jour des vacances et avoir trois semaines à l'image de cette soirée qui m'attendent !

Bon, allez, j'y retourne... :-(

6 mai 2010

Dans dix minutes, je vais partir prendre le

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Dans dix minutes, je vais partir prendre le métro, aller à Louise, et acheter un aller-retour en train à la boutique SNCF. J'adore y aller, ça annonce forcément un voyage. Ce coup-là, ce sera un périple vers Le Havre et retour, prévu pour mardi prochain, jour des examens d'admission. L'idée d'aller acheter ces billets me donne un avant-goût de ce que je vais peut-être ressentir en entrant mardi dans cette école où je suis venue quasi quotidiennement pendant deux années, où il m'est arrivé de chouettes choses, où j'ai bien ri et où je me suis parfois aussi ennuyée.
C'est l'endroit où j'ai croisé Jérome pour la première fois, fin 2005, il était accoudé au bar de la caféteria, il y avait plein de monde, on fêtait la sortie du journal de l'école (rédigé durant l'année scolaire précédente, ce qui explique pourquoi d'anciens élèves, fraichement sortis de l'école comme Jérome, étaient présents). Moi, j'étais assise à une table avec d'autres filles, on mangeait des sandwiches, et je me souviens que j'étais de mauvaise humeur. Une des filles de la table a dit : "ah, il y a Jérome !" en le montrant du doigt, et c'est là que j'ai vu que Jérome avait été inventé et existait (mais je n'ai pas saisi à ce moment-là qu'on allait souvent manger du pain grillé ensemble le matin et que j'allais faire des machines de ses chaussettes trouées et qu'il allait me préparer des bons petits plats et qu'on allait bien rigoler).
Bref, c'est vous dire l'importance du lieu. Et bien mardi, j'y serai. C'est la première fois de ma vie que j'ai autant hâte de passer un entretien d'entrée ! Il y a des personnes que j'ai vraiment très très envie de retrouver... J'imagine déjà mon ventre et ma gorge nouée, mes mains moites, les sueurs froides et en même temps le grand sourire en passant le pas de la porte !

la photo est de Couacdad !

15 septembre 2010

Cette semaine, mon travail est un peu ramolli du

 

Cette semaine, mon travail est un peu ramolli du genou, par la faute de problèmes techniques et d'un rhume/bronchite qui va sûrement me forcer à aller chez le docteur alors que je déteste ça.


Hier, j'ai emprunté cinq Jérôme K. Jérôme Bloche à la bibliothèque, et je les ai déjà tous finis. Jérome pas K. ni Bloche travaille ce soir et normalement, j'aime bien en profiter pour lire des bandes-dessinées au fond de mon lit (enfin… des Jérôme K. Jérôme Bloche) mais là, du coup, je me demande si je ne vais pas me faire couler un bain pour me réchauffer.


Je réfléchis au nombre d'années qui se sont écoulées depuis la dernière fois que j'ai pris un bain. Je ne m'en souviens même pas.


Ce soir, j'ai fini le reste de crumble à la tomate mais je n'avais pas du tout le goût.


L'autre jour, je rentrais chez moi, il était 13h00, et j'ai vu mon propriétaire sortir de chez lui pour prendre son courrier, en robe de chambre.


Je suis allée à Amsterdam ce week-end et depuis, je relis Le Journal d'Anne Frank. J'ai eu la gorge complètement nouée pendant que je visitais l'annexe.


Nous avons organisé deux dîners dans notre nouvelle cuisine, et les deux fois, comme musique, j'ai mis Paolo Conte, et je me suis rendu compte que c'était vraiment la musique idéale pour un dîner.


Nous avons acheté une grande table à l'Armée du Salut, mais elle colle. On pense que c'est son vernis qui a été mal mis. On va devoir l'enlever et en remettre.


Nous avons une plante que je prenais pour un pommier mais en fait, c'est une plante grimpante (ou rampante).


Souvent, quand Jérome travaille le soir, je me dis que je vais l'attendre pour me coucher. Et puis souvent, il y a un moment, vers minuit 30, ou je suis naze alors je vais me coucher. Et ce qui n'est vraiment pas de bol, c'est que c'est souvent à ce moment-là qu'il rentre, et je l'entends se déshabiller sur le palier pour ne pas me réveiller. Puis il rentre dans la chambre, va à la salle de basin se laver les dents, et pendant ce temps-là, je m'endors, et des fois, le lendemain matin, je suis fâchée contre moi-même de m'être endormie trois minutes trop tôt. C'est comme un rendez-vous manqué.


D'ailleurs, en parlant de rendez-vous manqués, en ce moment, à chaque fois que je vais chercher quelqu'un à la gare ou que quelqu'un vient m'y chercher, on se loupe. C'est très très frustrant…


Je ne passe presque plus rue de Flandre depuis qu'on a déménagé du quai au bois de construction. L'autre fois, on y est passé quand même, avec Jérome. Ca m'a fait super bizarre, des trucs avaient changé. Un des magasins de robes de mariées avait revu sa vitrine.

Pendant nos vacances en France, nous avons séjourné dans plusieurs lieux où il y avait la télé, et c'est comme ça qu'on a découvert Mélie et aussi René la taupe. Franchement, je ne sais pas lequel des deux je préfère... Heureusement, on avait aussi emporté avec nous la compil' numéro 4, ce qui nous permettait d'écouter The Motors. J'adore ce clip, la façon de danser du mec de gauche, et puis le batteur qui fait la gueule au fond, et tout et tout. 


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Sur la photo, c'est le soleil du début d'après-midi qui réchauffe notre chambre.

 

2 mai 2010

évasions

Un jardin très vert, du soleil, une table de jardin en fer, une maison hantée, des enfants qui jouent, de la limonade, les fenêtres ouvertes, les volets entre-fermés, le salon dans l'ombre, le mec d'une grande soeur, très chic en short et polo. Une chambre d'enfant très sombre, la commode devant la fenêtre, des rideaux lourds, le feuillage des arbres qui bouche la vue et fait la lumière verte, les murs recouverts de poupées et de peluches rangées là, comme des trophées de chasse. De beaux meubles, des habits Jacadi, un lit de petite soeur en fer, les meubles en carton pour Barbie (fabriqués par Marie et moi) rangés en-dessous. un souvenir de petite enfance, chez ma copine Flore.

Se promener dans les rues de Saint-Malo pas encore envahies de touristes (on est en juin, mettons) à la recherche d'une crêperie, avec Mathilde, Carole et Nina. Passer devant celles où elles ont déjà travaillé. Les remparts, la couleur de cette pierre bretonne, les magasins de glace, la peau chauffée tout l'après-midi qui sent le sel, les sandalettes pleines de sable. Refaire le monde avec une bolée de cidre, puis aller boire un dernier verre à La Java, le bar du coin de la rue d'en face. Rire comme des folles, ne sentir aucun nerf contracté, puis remonter dans la voiture des parents de Mathilde (qu'ils nous ont prêtée) et revenir à Rennes. M'endormir toute seule dans mon petit lit, le coeur ivre et exhalté. un souvenir de mes années Rennes.

Grimper dans la 106 pourrie des parents de Jérome, n'avoir presque rien sur la peau, juste un petit soutif, une mini culotte, une riquiqui robe, mais crever de chaud. La voiture sent la poussière chaude. Je regarde partout pour êre sûre qu'il n'y a pas un faucheux qui va me tomber sur le coin de la tête. Rouler, chanter à tue-tête (du Camille). Se laisser guider par la route, visiter la Normandie, la basse et la haute. Nous arrêter sur certaines plages et profiter de ne rien faire ensemble dans ces paysages grandioses. Manger des chips, des sandwiches et des fraises (et des framboises du jardin de ses parents). Regarder Jérome conduire, faire un jeu (deviner à qui l'autre pense en posant des questions et que l'autre ne puisse répondre que par oui ou non). Jérome si concentré sur la personnalité à trouver (le Père Noël) qu'il manque de monter sur un rond-point, grosse frayeur mais souvenir rigolo. un souvenir de mes années Havre.

En parlant de rond-point. Être dans la 205 de Manu, avec aussi sa petite soeur (qui est vraiment petite, genre 5 ans). Nous suivons la voiture de ses parents, nous allons au restaurant. C'est la première fois que je les rencontre. Manu conduit n'importe-comment et sa petite soeur et moi rions à n'en plus respirer. A un moment, nous arrivons à un rond-point tout de pelouse vêtu. Mise à part la voiture des parents de Manu devant, il n'y a personne dans les parages. Manu qui nous dit "je fais le tour où je passe dessus ???" et sa petite soeur et moi, nous mettre à crier "dessus, dessus !" et passer à travers le rond-point. Une fois arrivés au restaurant, nous faire engueuler par son père pour notre imprudence. un souvenir de Rennes.

Dans la charetterie avec Jérome. Il est environ une heure du matin. Le regarder finir de bricoler un élément de décor/jeu pour le mariage de sa soeur qui a lieu le lendemain. Me les peler, trouver ça fou d'être là, assise entre cette tondeuse-tracteur et ce tracteur-tracteur, énorme. La vie nous emmène là où on n'aurait pas pensé être et c'est ça qui me plait. un souvenir d'août dernier.

Quand j'avais 19 ans, je suis allée travailler dans les Alpes. J'y suis allée seule, et ma copine Pauline devait me rejoindre une ou deux semaines plus tard. Le premier soir, j'ai dîné chez mon employeur et sa femme, des gens que je n'avais jamais vus de ma vie, que je ne connaissais pas du tout. Ils habitaient au milieu de la montagne, dans une maison tout à fait isolée. Nous avions beaucoup roulé pour y aller. Je me souviens avoir regardé par la fenêtre, avoir vu des montagnes à perte de vue et pas grand chose d'autre, et m'être demandé comment je m'étais retrouvée là et ce qui allait advenir de moi. un souvenir de 2004.


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25 juillet 2010

Hier, nous avons déménagé. Nous avions donc déjà

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Hier, nous avons déménagé. Nous avions donc déjà déménagé les trucs chiants mardi avec nos potes, et hier, à deux, on a fait tous les cartons et tous les meubles. Le soir, nous étions lessivés... On a adoré cette journée. On a eu de la chance tout du long : il faisait très beau mais assez frais (enfin, pas trop chaud quoi), la place de parking pile devant l'ancien immeuble a été libre toute la journée, la camionnette que nous avons louée avait une porte coulissante sur le côté (très pratique !), le magasin de location était sympa comme tout... Le midi, on a mangé des sandwiches et bu une citronnade dans notre boulangerie de quartier que nous aimons beaucoup. Bref, c'était une sorte de rêve éveillé. Nous avions des sourires béats, nous nous aimions, le soleil brillait...
En plus de ça, il faut ajouter que notre nouvel appart', on l'adore. Même pas installés dedans, on s'y sent déjà chez nous. Vendredi, j'ai astiqué cuisine et salle de bains du sol au plafond. On a commencé à installer quelques petites affaires. On a fait la connaissance de notre voisin et il a l'air super sympa. Et alors notre propriétaire, il continue d'être gentil comme pas permis. Cette nuit, il est parti en voiture, très loin, pour une semaine, et il nous a laissé un petit mot dans l'escalier de la maison, avec un numéro où le joindre en cas de pépin. Ne vous méprenez pas, il n'est pas lourd du tout, c'est ça qui est incroyable. C'est un tel personnage, il est si drôle et étonnant, que c'est ravissant de le croiser, de lui parler. Une fois, ça m'a même remonté le moral tellement il est drôle... Il est cinématographique. Il ressemble à Gepetto, ou au Capitaine Haddock.
Aujourd'hui, nous avons passé notre journée à l'ancien appart' pour finir de rassembler tous les micros machins qui trainaient un peu partout. C'est très bizarre mais j'ai l'impression de n'y avoir jamais vécu. Je ne me souviens pas de l'ambiance qu'il y avait, je me souviens d'un appart' mais il n'avait tellement rien à voir avec ce qu'il reste, là, tout ce vide et cette clareté, que je n'associe pas mon souvenir et ce lieu. Même le quartier (on déménage à 200 m mais on change de quartier), je ne le ressens plus pareil. Je me sens assez libérée.
Ce midi, nous avons fait notre premier vrai repas dans le nouvel appart'. Les spaghettis à la petite cuiller, c'est  pas simple...

Sur la photo, c'est l'appart' dont on part, et sa vue incomparable !!!

14 janvier 2010

Aujourd'hui, j'ai bien travaillé, et rêvé rêvé

Aujourd'hui, j'ai bien travaillé, et rêvé rêvé rêvé...c'était super. C'était un rêve éveillée. J'étais assise à mon bureau, à Bruxelles, dans une certaine pénombre parce que le soleil se couchait et que ma lampe de bureau était débranchée. Et je ne sais pas pourquoi c'est arrivé à ce moment-là mais je me suis mise à imaginer ce que je rêve qu'il m'arrive dans la vie. J'ai pioché dans ce que je sais des souhaits de Couacman et j'ai mixé avec les miens, j'ai fait en sorte que ça tombe bien, que nos souhaits puissent s'accorder, j'ai pensé les grandes lignes puis j'ai imaginé les détails, et c'était si bien et si réel que j'étais dedans, je n'étais plus à Bruxelles et il ne faisait plus nuit. Et puis Couacman est rentré à la maison et nous nous sommes assis autour d'un chocolat chaud et j'étais de très bonne humeur et je me suis mise à lui raconter et emportée par mon enthousiasme j'ai encore rajouté des détails et lui d'autres encore et à la fin on avait chacun un sourire béat. Puis on a discuté de la musique qui allait avec ce que nous imaginions. J'ai proposé cette chanson de Barbara (celle de la BO de Mademoiselle Chambon) "Jamais la fin d'été n'avait paru si belle, les vignes de l'année auront de beaux raisins... on voit se rassembler au loin les hirondelles, mais il faut se quitter pourtant l'on s'aimait bien...". Et Couacman a proposé People have the power de Patti Smith. On l'a mise, et j'ai été d'accord avec lui.

A part ça, je vous souhaite une très bonne année.

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Et j'illustre ce post avec une photo de Bourgogne parce que la Bourgogne, c'est le rêve (et j'en profite pour embrasser tous nos amis bourguignons, les chevelus, les anciennement savoyards, ceux d'à peine six mois, ceux de déjà deux ans bien passés et puis ceux rencontrés via ce blog !).

17 juillet 2010

Et voilà, c'est ici que bientôt (dans une semaine

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Et voilà, c'est ici que bientôt (dans une semaine si tout se passe bien), nous préparerons plats thaï, coktails, gâteaux au chocolat et même gâteaux de toutes sortes, et aussi des carbonnades, des gratins, des biscuits et des pièces montées (nouveau fantasme absolu de Jérome). C'est là que, je pense, je vais souvent m'installer pour dessiner, écrire et rêvasser. C'est là qu'on vous recevra à dîner un jour.

7 juillet 2010

Jeudi soir dernier, je suis partie de Bruxelles.

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Jeudi soir dernier, je suis partie de Bruxelles. Je suis arrivée à Paris à 21h35. Pour aller sur le quai du RER E, il y a des escalators très très, très, longs. Le RER allait passer dans deux minutes et la fille qui marchait juste devant moi s'est affolée, et elle a bousculé son énorme valise qui est tombée dans ces escalators. C'était une valise à roulettes, pas en tissu mais en plastique rigide, grosse comme une armoire. La valise s'est mise à rebondir sur les marches (de vrais rebonds). Il n'y avait personne devant nous dans l'ecalator et heureusement parce qu'il serait mort je crois. Nous avions toutes les deux le souffle coupé. En bas de l'escalator, il y avait un mec, il a entendu la valise arriver, il a tourné la tête et fait un bond de deux mètres sur le côté. A l'arrivée, il n'y avait pas de blessés mais on a eu chaud.
J'ai pris le métro, ligne 13 direction Clichy et il y avait un problème alors il y avait foule. Et en plus, il faisait une chaleur...
A Clichy, j'ai acheté une bouteille de jus d'ananas chez le paki du coin. La nuit commençait à tomber. Je suis arrivée chez la soeur de Jérome vers 22h15, j'étais en nage. Ses enfants n'arrivaient pas à dormir à cause de la chaleur. On a lu des livres au salon. Il y avait la même ambiance que dans le Tintin où il fait très chaud et en fait, c'est parce qu'une boule de feu (?) fonce droit sur la terre. J'ai dormi sans drap.
Le lendemain, je filais chez les parents de Jérome. En arrivant, j'ai pris une douche et il n'y avait pas d'eau chaude du tout. L'eau froide est plus froide à la campagne qu'en ville. Je me suis lavée sous un filet d'eau glacée, même les cheveux. J'ai crû que j'allais faire un malaise tellement c'était froid.
J'ai passé toute la journée à lire sous le cerisier puis dans le salon (parce que dehors, il y avait trop de bêtes d'orage). J'ai regardé la fin du match Pays-Bas/Brésil avec le papa de Jérome. Puis on est sortis dans le jardin et on a cueilli des cerises. Ensuite, on les a équeutées puis lavées. Et puis on a diné. Et ensuite, j'ai lu des "version fémina" dans mon lit. J'étais installée dans la chambre du frère de Jérome et je pouvais voir, depuis mon oreiller, un casque de moto posé en haut d'une étagère.
Le samedi, Jérome est arrivé à son tour, et puis aussi tout le reste de la famille : nous étions de mariage. Entre le vin d'honneur (dans la cour de l'école qui n'est plus en activité) et la photo de famille, nous avons filé vers Antifer pour voir la mer, avec le frère de Jérome et son amoureuse. Nous avons roulé sur les petites routes, au milieu de la belle campagne et des maisons à toits de chaume. Finalement, nous avons loupé la photo de famille.
Le repas était trèèèès très long mais après, on a dansé sur La chenille. J'adore les fêtes de famille, et danser sur la chenille avant le gateau à 3h du mat'.
Le lendemain, c'était "lendemain de mariage". Une paella géante était organisée et j'ai bronzé en regardant les autres jouer au foot.

12 décembre 2008

Voilà deux cases de la bande-dessinée sur


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Voilà deux cases de la bande-dessinée sur laquelle je suis en train de travailler ; une histoire de pluie et de beau temps, mais surtout d'humains. J'essaie de montrer ici quelques choses que je peux faire, quelques dessins mais je suis encore maladroite, je ne suis pas bien sûre du résultat, de l'intérêt (de montrer - j'ai l'impression que ces choses-là n'ont d'intérêt que pour moi parce que ce sont mes petits machins) (mais en même temps, l'envie de montrer se fait de plus en plus vive !). Bref.
Quand je dessine cette bande-dessinée, je pense à la Bretagne, à Rennes, à ses pavés, sa douceur climatique et son ambian
ce si particulière. Je ne dis pas que ça se ressent dans mes dessins mais ça me fait du bien de penser à ça en dessinant.

Sinon, je tiens à souhaiter la bienvenue par ici à Olive et à Audrey, qui est au bord de  l'eau. Mais quelle eau ? La mer, un fleuve ? Je suis sûre qu'on aimerait tous en savoir plus. :-) Vos mots me touchent, et je ne dis pas ça pour faire du genre, c'est vrai quoi.

Si vous voulez tout savoir, hier, j'ai fait un footing de 15 minutes 56 sans pause ! C'est pas fort, ça ? Et le comble, c'est que j'étais moins crevée que d'habitude, comme si le fait de faire une pause cassait mon rythme et que là, je n'avais pas eu ce problème. Bref, dorénavant, il n'y aura plus de pause. En rentrant de Paris, je ne vous ai pas raconté mais j'ai aussi fait un footing et j'ai oublié de prendre ma Ventolin ! Et bien j'ai tenu 13 minutes, comme ça, avec mes bronches pas droguées ! Treize minutes sans Ventolin et sans crise d'asthme, à la fin, je n'en menais pas large mais n'empêche que j'ai réussi. Hé hé...

Sinon, le mur qui est à la tête de notre lit est complètement moisi, du coup on a nettoyé et on a décidé de dormir avec la tête à la place des pieds et les pieds à la tête du lit. Qu'est-ce-qu'on dort bien ! Chic ! On a la tête au milieu de la chambre, et loin des murs. On a une impression d'espace. Ca change la vie. Et puis c'est marrant. Par contre, du coup, j'ai tout le temps envie d'aller me coucher.

Dans 23 jours j'aurai 24 ans.

My tailor is rich.

A part ça, ça fait deux soirs qu'on se fait de la soupe, miam !

Il y a des gens dans l'immeuble qui passent leur journée (sans exagération) à percer des trous à la perceuse, c'est super sympa.

Vous connaissez le "rat glue" ? On a découvert ça, chez Brico : c'est de la glue que vous mettez sur une planche avec un appat au milieu et les petits rats de rien du tout viennent se coller là et vous pouvez les mettre à la poubelle avec la planche collée au ventre. C'est horrible.

J'aime de moins en moins le cochon, sauf sous forme de rôti ou de petit cochon-purée-lac.

C'est fascinannt, ce que je vous raconte. Vous êtes encore là ?
 

14 juin 2010

Aujourd'hui, j'ai souhaité un bon anniversaire à

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Aujourd'hui, j'ai souhaité un bon anniversaire à Marie alors que ce n'était pas son anniversaire, et une bonne fête des pères à mon père alors que la fête des pères, ce n'était pas hier, c'est dimanche prochain.
Jérome a passé son examen écrit de Néerlandais, et je suis toute seule à la maison parce qu'il a dû aller boire un verre avec ses camarades de cours. Je me suis dit "ma fille, quand faut se lancer faut se lancer" et le défi, c'était que je prépare un gratin de nouilles toute seule. Ca peut paraître banal, faire un gratin de nouilles, mais pour moi, c'était une première et puis aussi de l'impro, et en cuisine, je ne suis pas très audacieuse en général. Le truc, c'est que je n'avais pas les bonnes nouilles, pas les bons champignons, pas de gruyère (mais du parmesan), pas de lait pour ma béchamel, et pas de jambon (mais des lardons). Ca paraissait mal bar'. J'ai fait la béchamel (ma première béchamel de toute ma vie) avec de la crème liquide, sauf que ça a donné une espèce de pâte à chou hyper épaisse, alors j'ai rajouté plein d'eau et j'ai obtenu une béchamel nickelle, même pas un grumeau à l'horizon !
J'ai fait gratiner sous le grill. Un quart d'heure plus tard, je sors le plat du four, je m'en sers un morceau, et là, miracle !!! Ca avait exactement le bon goût. Je pense que si Dieu existe, ce soir, il était assis à la table de ma cuisine, à la place de Jérome, à côté du grille-pain.

A part ça, jeudi, Jérome aura 31 ans et je commence à réfléchir au gâteau que je vais lui concocter... Je pense faire un truc au chocolat mais ce n'est pas très surprenant, venant de moi. Peut-être qu'il en a un peu marre, des gâteaux au chocolat.

Aujourd'hui, j'ai travaillé à la librairie. Un client m'a offert un bonbon au miel, puis Jérome est venu et avait dans sa poche, pour moi, un bonbon au citron. C'est cool la vie.

Hier, nous sommes allés voir Life during wartime, au ciné, avec Jérome. C'était vachement bien ! Très drôle et en même temps épouvantable (mais drôle !). Je suis nulle en critique de film mais là, si vous hésitiez à aller le voir, croyez-moi, n'hésitez plus !

La photo, je l'ai prise à Barcelone il y a 4 ans.

16 juin 2010

J'ai commencé le petit tri de ma penderie, dont

J'ai commencé le petit tri de ma penderie, dont je vous parlais il y a peu. Comme il est difficile pour moi de me séparer de mes choses, j'ai décidé de les montrer ici et d'en parler, pour peut-être m'en débarrasser plus facilement. Ce sera un peu comme une collection de choses encore à moi mais plus pour très longtemps. Si vous avez un coup de foudre pour un de ces trucs, dites-le moi et je vous l'offre (mais rien ne sera envoyé par la Poste. Vous devrez attendre qu'on se rencontre pour acquérir votre bien). Sinon, ces choses seront données à l'Armée du Salut.

CIMG1849Ce tee-shirt, je l'ai depuis 2004. Cette année-là, ma copine Pauline m'a téléphoné un jour pour me proposer que nous allions travailler ensemble dans les Alpes pendant l'été. J'ai accepté. Le boulot allait consister à faire du service dans la cantine d'un centre recevant des colonies de vacances.
Il faut savoir que de 13 ans à 18 ans (en gros), je n'ai pratiquement porté aucun vêtement d'été (ou bien alors une jupe d'été mais pas un haut d'été, ou l'inverse, un tee-shirt à manches courtes mais avec un gros pantalon) parce que je ne supportais pas l'impression d'être à moitié nue parmi les autres. Et que donc, en 2004, ma garde-robe était encore peu pourvue en vêtements légers. Or, c'est bien connu, pour bosser dans les Alpes, il faut être vêtu confortablement et légèrement.
Couacmama m'a donc rejointe à Rennes, quelques jours avant mon départ pour Orcières, c'était les soldes, et nous avons léché les vitrines. Au Printemps, je suis tombée en arrêt devant ce petit tee-shirt très très rose, qui a de très jolis boutons qu'on a envie de sucer comme des bonbons.
Mais finalement, le destin de ce haut est tout à fait tragique, car figurez-vous que lorsqu'on l'a acheté, il était court mais avec un débardeur en-dessous, ça allait. Mais c'était sans compter la croissance inattendue de ma poitrine, pas tellement de temps plus tard. Désormais, ce tee-shirt est dix fois trop court pour moi. Je le gardais en prévision d'une éventuelle décroissance de mes seins mais je dois me rendre à l'évidence : ils se plaisent comme ça et n'ont pas l'intention de diminuer.

tee-shirt Petit Bateau, taille 14 ans, rose fuschia.

24 mai 2010

Il fait chaud. Et puis je dois travailler. Il ne

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Il fait chaud. Et puis je dois travailler. Il ne me reste plus qu'à dessiner. Je ne suis pas du tout en avance mais je n'ai toujours pas été rattrapée par le stress sanguin, vous voyez, celui qui vous fait vous réveiller avec une envie de vomir et qui vous donne l'impression de vivre dans le chaos complet, et que rien ne marche droit. Qui fait mal au bide et donne envie de dormir plus que de raison, et qui fait qu'on ne profite pas de pauses qu'on s'octroie dans le travail. Bon, et bien celui-là, c'est dingue, mais il ne m'a pas. Et pourtant, c'est bien la première fois qu'à J-7 d'un diplôme, et bien j'ai presque rien (je veux dire "pas beaucoup de matière et encore beaucoup de travail à fournir"). Mais je ne sais pas, j'ai l'impression que ça va le faire, et puis je suis remontée contre ce système scolaire qui fait qu'on doit être forcément paniqué à l'approche des examens et des jurys, que même les profs, un mois avant, commencent à vous dire, avec une voix pleine d'appréhension "ça approche là, hein ???...". Je me souviens, aux beaux-arts du Havre, une semaine avant le diplôme des élèves de cinquième année, l'école était une boule de nerfs. Tout le monde pleurait, même ceux qui ne passaient pas leur diplôme, tellement l'ambiance était tendue. Et bien là, cette année était tellement horrible, je dois avouer qu'il y a même des moments où j'ai pensé lâcher tellement je n'en pouvais plus nerveusement (mais pour faire quoi à la place ?), que j'ai décidé que je faisais ce que je pouvais et qu'on verrait bien, et je crois même que ça va aller.
L'an prochain, il y aura Le Havre, je pense. Quand un changement est possible, j'ai du mal à me résoudre à passer à côté. C'est un peu un problème parce que parfois, ça m'empêche de réfléchir à ce que je désire vraiment, dans le fond... Là, je dois avouer que mettre entre parenthèses toutes les amitiés mûries à Bruxelles, pendant huit mois, ne plus vivre avec Jérome, me pèsent. Mais je suis accrochée à l'idée que peut-être Le Havre, ce serait bien de terminer... Je me rassure en me disant que je rentrerai tout le temps en Belgique. Mais je ne sais pas si ce sera réellement possible. Je me dis que le temps passé dans le train serait parfait pour écrire un mémoire ! Non ?

Jérome prépare un taboulé. Ca me rappelle la dernière fois qu'il est venu chez mes parents. Dans ma chambre, on avait retrouvé mon journal intime de quand j'avais 8 ou 9 ans. On l'avait lu et on avait ri, mais ri ! Car dedans, je ne parlais que de ce que j'avais mangé, et si j'avais aimé ou pas. Genre "Aujourd'hui, on a encore mangé du poisson, berk !". Ou "Super, aujourd'hui, j'ai mangé à la cantine et c'était des boulettes sauce tomate !".

Nous buvons beaucoup de petits verres en terrasse, avec Jérome, depuis que le soleil a retrouvé le chemin de la Belgique. Résultat : nous sommes tout colorés !

L'énorme fleur de notre cactus (plus grosse que le cactus) est morte avant même de s'être ouverte complètement, peut-être la faute au deuxième hiver de la semaine dernière. C'était la première fois que je voyais pousser une fleur de cactus. C'est moche, ça ressemble à un alien ! Une fois que ça commence à s'ouvrir, c'est nettement plus beau.

J'ai eu un coup de génie, la semaine dernière. Ca fait des mois (voire des années, sans blague) que je me cherche un jean en jean, et sans stretch (je trouve que c'est la matière la plus inconfortable de la terre). Vous allez me dire "il faut aller chez Levi's ma fille" mais sauf que chez eux, les jeans pour femmes sont tailles basses, slims, délavés, troués, et il faut bien le dire, pleins de stretch et hors de prix. J'ai esayé un 501 il y a peu, ça ne m'allait pas du tout et puis ce n'était pas du tout dans mes moyens. Et puis la semaine dernière, comme ça, je suis allée chez H&M et là, je suis tombée sur le rayon des Boyfriend's jeans. Je m'approche, je tripote et là, je constate que ces trucs sont sans stretch ! Bon, mais nous voilà bien : je ne veux pas un boyfriend's jean, mon boyfriend a déjà des jeans et moi je veux un jean à ma taille. Et c'est là que survient le coup de génie : je me suis dit "Ma chère Elisabeth, essaies-en un beaucoup trop petit pour toi, ce sera peut-être ta taille". Et c'est ce que j'ai fait. J'ai pris un boyfriend'sjean taille 38 alors que normalement, je suis plutôt du côté du 42 voire 44, et j'ai filé en cabine. Et là, incroyable ! Le jean tombe nickel ! Genre il est parfaitement ajusté, pas trop taille basse, bonne longueur de jambes, moulant mais pas boudinant ! Bref, je suis foutue comme un boyfriend, et le mieux, c'est qu'avec Jérome on fait garde-robe de pantalons commune, et que si parfois il met mon boyfriend's jean, il pourra dire que c'est son girlfriend's jean alors qu'en fait c'est un boyfriend's jean.
Et le pompon, c'est que je porte enfin un jean taille 38, et ce sans avoir perdu un gramme ! hé hé...

Je vous remercie pour vos pensées et encouragements pour mon oral... qui s'est super bien passé !


Et pour illustrer, une petite photo de la Manche, à Ouistreham sûrement, ou à Hermanville peut-être ? L'été d'il y a trois ou quatre années. Et en prime, dessus, vous voyez un morceau de la jambe du mari de ma soeur !


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