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10 mai 2007

une absence prolongée...

... due à la carte de fidélité Rutufoédiv qui permet de louer des tas de chouettes films pour pas cher... En ce moment, j'ai de longues journées car on monte un film documentaire à l'école. Alors quand je rentre... c'est balade à la plage, achat de baguette et louage de film (hier soir, c'était 5x2, quelle sensualité !).

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27 avril 2007

fin de journée d'hier

Bon, et bien voilà, j'avais raison de me méfier, ma journée hier me réservait encore des surprises : je suis allée chez Monoprix acheter du papier à ordinateur, parce que j'aime bien Monoprix alors c'était une bonne excuse pour y aller et y traîner 107 ans.
Je n'ai rien trouvé qui m'enthousiasmait des masses et en plus, l'abondance de rayonnages du magasin n'avait en rien apaisé mon envie de trainasser, alors j'ai dû me rabattre sur d'autres boutiques susceptibles de vendre un truc pas trop cher vu que mon budget était minus (7 euros et des brouettes, pour tout vous dire). Dans l'ordre, après Monoprix, je suis allée chez Mango, C&A, Jenyfer, Xanaka, Texto, et Mim. Autant vous dire que je n'ai rien trouvé d'incroyable et de révolutionnaire en matière vêtementesque. Je suis allée voir Couacman chez lui et heureusement qu'il a des bras parce que j'avais besoin d'un calin.
Comme il voulait me faire plaisir, il m'a proposé que nous allions chez Marché+ pour nous faire un dîner sur mesure. On a acheté des tuiles goût pizza, de quoi faire une tartiflette et du crunch, tout pour un menu super diététique, donc.
Nous sommes revenus chez moi, très bien , ça nous a fait marcher un peu et perdre des calories pour faire de la place aux nouvelles qui allaient arriver.
Mais voilà qu'alors que la tartiflette cuisait, il y a eu une coupure de courant. Les plombs ? Que nenni, la lumière du hall d'entrée de la maison ne marchait plus non plus. Et puis la voisine était là aussi, désemparée tout comme nous. Et les voisins de la maison de derrière aussi.
Nous avons pris parti d'attendre chacun chez nous que l'éléctricité nous soit rendue mais comme elle ne revenait pas, nous avons allumé des bougies et mangé la tartiflette mi-cuite.
Du coup, on s'est couché après dîner en faisant bien attention à "éteindre" toutes les lampes susceptibles de se rallumer en cas de retour de courant. Mais nous avons oublié les pires, celles de ma chambre, qui se sont rallumées à 6h00 ce matin... c'était comme une seconde naissance, toute cette intrusion de lumière dans notre belle obscurité sommeillesque.

12 avril 2007

dossiers d'inscriptions

Je suis en plein dans les dossiers d'inscriptions de changements d'école, on me demande de faire un dossier présentant mon travail et une lettre de motivation, quelle difficulté ! J'ai l'impression que c'est un piège géant, qu'on attend de moi que je montre et que je dise un truc en particulier, mais je ne sais pas quoi et j'ai l'impression que ce que je fais ne tient pas debout. Je suis motivée pour aller à Nantes, certes, parce que je trouve leur école super bien équipée, et puis parce que j'aime Nantes, une ville qui a l'air de bouger, culturellement parlant. Je vois cette ville comme le refuge que je cherche, un endroit un peu hors du monde où on se détend et où on s'ouvre aux autres et aux choses. Mais comment dire ça dans une lettre de motivation ? Attend-on de moi une lettre académique, farfelue ? Que dois-je montrer ?
J'ai tellement peur de ne pas être retenue pour les entretiens d'entrée que je repousse depuis plus d'un mois la constitution de ce dossier mais maintenant je n'ai plus que 5 jours et je ne fais pas ma fière, d'autant que je vais avoir des soucis techniques, tels que graver un DVD sans graveur de DVD. Je voudrais faire partie des gens qui ont confiance en eux et foncent. Je me sens trop hésitante. 

12 avril 2007

Len Lye

Hier soir, au ciné-club de l'école d'art, on nous a présenté des films fabriqués sans caméra (mais par exemple avec de la peinture étalée directement sur la pellicule). Un projecteur avait été installé dans la salle de conférence et, en musique mais sans masquer le joli bruit de la pellicule qui tourne, nous avons découvert tout un tas de petits films expérimentaux, colorés, gais, intelligents. Ca m'a redonné plein d'envie. Cliquez ici pour voir une oeuvre de Len Lye, petit extrait de ce que nous avons pû voir hier soir...

19 février 2007

une journée à Mont Saint Aignan

Aujourd'hui, S. nous a emmenées à l'aide de sa très grande voiture (aussi appelée "l'autobus de S."), à Mont Saint Aignan. Nous devions aller à la galerie Du Bellay où nous sommes quelques-uns à exposer, pour préparer l'exposition justement. Il fallait tout installer et nous étions sensés partir tôt du Havre mais pour des raisons d'organisation pas géniale, nous sommes arrivés à bon port à midi, pas ce qu'on fait de mieux en matière de tôtitude, donc. Ceci-dit, je ne me plains pas parce que j'aime toujours être dans une voiture (surtout la sienne, si confortable... un vrai salon), surtout avec des gens de l'école. On discute, on est surexcités de passer une journée inhabituelle, et je suis heureuse de toujours garder ce sentiment de folie des sorties de classe d'école primaire. Bref, pour ne pas payer le péage, nous sommes partis par la nationale, jusqu'à ce qu'on réalise que puisque la galerie nous remboursait l'essence, elle nous remboursait certainement aussi les péages. Un rattrapage d'autoroute plus tard et quelques discussions mouvementées quant à la musique à écouter (nous avions le choix entre Eminem et Carmina Burana et les deux sont a déconseiller en boucle pendant deux heures - qu'est-ce-qu'on a ri !), nous sommes arrivés, pile à l'heure de déjeuner. Nous sommes donc aussitôt repartis, toujours en voiture, pour aller au centre commercial du coin nous acheter des sandwiches (et des parts de tarte au chocolat digne de celle de monsieur Couac) (j'adore les journées de travail, genre là, il était déjà 12h45 et nous n'avions toujours rien fichu...). Après un déjeuner "racontage de collège" tous ensemble, nous nous sommes mis au boulot. La petite J. a écrit sur un mur et a repeint des trucs puis nous avons toute les deux aidé M. a accrocher ses dessins au mur. Quant à moi, je dois attendre le jour du vernissage pour travailler puisque je colle des étiquettes sur les bouteilles de bière qui seront bues ce soir-là, mais qu'elles n'étaient pas encore achetées. J'étais venue pour aider les autres (et surtout, j'étais venue parce que j'adore les sorties scolaires (surtout quand on part en voiture (je le répète pour vous montrer que j'adore vraiment ça))). Vers 4h, il fallait déjà repartir mais le retour fut épique puisque nous nous sommes trompés de sens sur l'autoroute et que nous sommes partis vers Amiens. Il n'y avait aucune sortie, nous nous sommes retrouvés à un péage ou S. a fait un demi-tour pas très catholique pour éviter de payer (et ça a marché et en plus du coup, on allait dans la bonne direction, bref, tout est bien qui fini bien et ça nous a bien amusées (sauf S.)).
Bref, très bonne journée, ça fait du bien de rigoler beaucoup et de voir autre chose. En plus, je ne peux même pas dire que je n'ai rien fait, ce ne serait pas exactement exact puisque j'ai assisté à mon premier montage d'expo, avec des gens qui font de la peinture, d'autres qui accrochent, d'autres qui font de l'éléctricité, voire qui rallongent des murs trop courts !
Et demain, j'ai couture. Ma vie est exaltante.

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29 janvier 2007

souvenir souvenir

Au goûter d'anniversaire organisé pour mes sept ans, Brice a refusé tout l'après-midi d'entrer dans ma chambre sous prétexte que c'était une chambre de fille. Ma mère avait prévu un gâteau au chocolat garni d'une fève pour chacun d'entre-nous, laquelle nous donnait droit à un petit cadeau. Les premiers à trouver leur fève n'étant que des filles, Brice a discrètement jeté la sienne sous la table, de peur d'avoir le même cadeau qu'elles, soit un cadeau de fille. A la fin, quand il a vu que les garçons avaient un cadeau différent, il a fait la gueule à merveille parce que, disait-il, lui aussi voulait son cadeau.

27 janvier 2007

la vie des bidules qu'on a chez soi

Je suis très conservatrice et plus les choses sont vieilles plus j'aspire à les garder. Chez moi, il y a une tonne de choses qui appartenaient à mes grands-parents et que j'ai récupérées chez eux pour éviter que tout ça ne parte à la poubelle. En ce moment, je ne sors plus sans le sac à main de ma Mamie et tous les soirs je dîne à la lueur de la lampe de cuisine de ma Mémé. J'ai hérité aussi de la robe de chambre de mon Pépé et des petits tiroirs en carton de Mamie, ainsi que de son compas, de ses ciseaux et de sa chemise de nuit en plumetis. Je conserve aussi les vieilleries de ceux que je ne connaîs pas et il ne faut pas m'emmener chez Emmaüs parce que je suis une vraie catastrophe, je veux tout. Tous ces vieux machins, j'aime leur imaginer un passé incroyable dans des appartements surchauffés de grands-parents. Ca me plaît bien.
                                                                                                               

26 janvier 2007

galette des rois

Je me souviens, quand j'étais petite, je trouvais insipide et étouffe-chrétien la galette des rois. Les deux seuls points positifs de ce dessert étaient le fait que je devais aller sous la table pour décider qui aurait quelle part (et je trouvais que c'était un super privilège que d'être assise sur le tapis en me cognant la tête aux pieds de la rallonge qui étaient repliés là-dessous et même, je n'étais pas dérangée par la lourde charge qu'est la responsabilité d'attribuer une part à une personne sachant que les personnes en question savaient très bien quelle part elles voulaient (ce qui donnait à peu près ça :

Maman : "et celle-là, c'est pour qui ?"

Trois voix en même temps : "moi ! moi ! moi !"

Ce qui ne pouvait que me mettre sur la bonne voie : "pour moi !"

(mais des fois, j'étais sympa, quand même, hein !))).

Donc, j'étais folle de bonheur d'aller sous la table et ensuite, j'adorais ouvrir ma part comme on ouvre un capot de "deux chevaux" pour voir si j'avais la fève (et le pire dans mes souvenirs, c'est que je ne l'avais jamais). Une fois que j'étais bien sûre que je l'avais (ou pas), je ne voulais plus de ma part, berk, c'est dégueu la galette ! (d'ailleurs, je crois que je n'aimais aucun dessert dépourvu de chocolat)
Mes frères et soeurs étaient comme moi et souvent, ce repas galette des rois finissait tristement puisqu'on faisait tous le gueule, d'autant qu'on était obligés de finir notre part quand même si jme souviens bien.

Et donc, quand j'étais petite, j'avais idée que la galette était un très bon dessert que chez nous les enfants ne savaient pas apprécier, car mes parents adoraient et mes copines aussi d'ailleurs. J'ai gardé cette idée jusqu'à cette année, où j'en ai re-mangé alors que les années précédentes je profitais de mon statut "d'étudiante dans une ville lointaine" pour ne pas être à la maison ce week-end-là pour y échapper. Mais là, c'était peine perdue puisque la maman de J. m'en a gentiment proposé (qu'elle avait faite toute seule avec ses mains) par surprise puisque ce n'était pas du tout la bonne date et que je pensais que cette année encore j'avais réussi à passer outre. Et bien là, oh surprise, j'ai trouvé ça très bon ! Pourtant, j'ai demandé si quelqu'un avait déjà eu la fève (puisqu'elle était entamée), ce à quoi elle m'a répondu que "ouh lala non, pas de fève dans sa galette". Ca ma' étonnée mais puisque c'était bon... J'ai mangé quand même. Ca c'était un dimanche soir.

Le mardi, je suis allée à mon cours de couture et la prof en m'aidant à découper mon drap de laine turquoise m'a demandé si j'avais mangé de la galette des rois. Je lui ai répondu que oui mais qu'il n'y avait pas de fève. Elle s'est arrêtée de couper et s'est assurée d'avoir bien compris :"pas de fève ?!?...". A ce moment, les autres petites vieilles se sont insurgées : "pas de fève dans la galette ?". J'ai eu l'impression que si je leur donnais l'adresse de la maman de J., elles allaient aller lui casser la gueule parce que vraiment, faire une galette sans fève, c'est ne pas respecter la tradition et zut, la tradition, c'est sacré faut pas déconner avec ça. J'étais fort étonnée de cet amour d'adultes véritables pour la fève de la galette des rois, tout à coup, alors que je pensais qu'un vrai adulte aime la galette pour son goût et sa texture merveilleuse.

Et ce soir, re-belote : c'était galette avec la chorale et j'ai vu 60 adultes véritables ouvrir leur part comme autant de petits capots de "deux chevaux". Finalement, y avait pas de fève non plus. Je ne sais plus quoi penser quant à l'intérêt de la galette des rois : fève ou gâteau formidable ? Mon coeur balance.

22 janvier 2007

week-end au Havre

Y a pas à tortiller, le week-end, j'aime ! J'ai retrouvé du monde pour vivre de folles aventures in èlèïtch. T. nous est venu de Paris (il a deux amies ici, mais comment fait-il ?), plein de bonne volonté et d'envie de découvrir notre ville. Bon, je dois admettre qu'il est reparti un peu choqué après que son amie M. lui ai fait prendre le bus sans aucun discours préventif pour lui expliquer les cris d'animaux et les coups de frein bourrins (oui c'est comme ça le bus ici messieurs-dames). Le pauvre ne s'en est pas remis et a avoué ne plus vouloir prendre le bus ici... faut dire qu'apparemment, il est monté dans un véhicule gratiné, avec jurons, musiques et doigts d'honneurs aux petits vieux... pas de bol.
De notre côté avec J., on s'est fait plaisir : vendredi soir, on a mangé chez Quick. Samedi soir, on a mangé chez Quick. En fait, on a découvert que ma carte d'étudiante me donne droit à un hamburger gratis... héhé... Du coup, on a gouté tous les "crousti" et on peut vous dire que le chicken et ben c'est le moins bon. Du coup, ce midi, je vais manger de la soupe parce qu'il s'agit de réussir à rentrer encore dans ma robesurmesure. Je dois immédiatement vous rassurer : non non non, Quick n'est pas notre restaurant préféré des préférés, non non non, on ne trouve pas l'ambiance grave kiffante. Oui oui oui, on devait manger vite fait bien fait pas trop loin du Volcan pour aller rapidos à la réouverture de l'ex-agora nouvellement cabaret éléctrique. On a vu plein de concerts dont un vraiment chouette. On a dansé les bras en l'air et tout.
Sinon, on a bu le thé hier dans un salon de thé marocain rue Coty, allez-y ! C'est bon et pas cher et le monsieur est très gentil et on a peur que l'endroit ferme parce qu'on ne voit jamais personne à l'interieur... faut dire que le propriétaire n'est pas doué pour la déco : le napperon en crochet sur le compteur électrique en plein milieu d'un mur complètement vide dans le salon de thé... moui !...

15 janvier 2007

choses

Et bien voilà, je crois que je suis incorrigible : ce blog a quasi le même destin que tous les journaux intimes que j'ai commencé à écrire : je suis super enthousiaste au commencement et puis pouf, rapidement, le quotidien reprend le dessus et j'oublie complètement d'écrire... mais mine de rien, je suis contente de pouvoir raconter ici des trucs quand j'en ai envie.
Il s'est passé des tas de choses depuis tout ce temps. En vrac :

J'ai passé tous mes week-ends de 2007 à Paris, pour l'instant et je ne me lasse pas. J'adore visiter des expos, les apprécier, les critiquer. J'adore pétasser avec mes potes, raconter des trucs et des machins, ce qui nous travaille de l'interieur, ce qui nous rend heureux, fiers. J'adore revoir des lieux que je n'ai pas vus depuis longtemps. J'adore l'enthousiasme fou que j'éprouve en revenant au Havre, chaque dimanche soir : j'ai des envies folles de création. J'adore le fait que chez M.,L. et N., le matin pour le p'tit dej', ya du nutella et souvent quelqu'un pour aller chercher des croissants ou du bon pain de la boulangerie où avant, y avait un vendeur mignon. J'adore me réveiller tôt et détailler tout ce qui a changé depuis la dernière fois dans la chambre de M.. J'adore l'odeur de Paris, les gens qu'on croise à Paris, les arbres à Paris. En fait, j'adore Paris. J'aime aussi y prendre le bus, surtout pour les longs trajets, y a plein de trucs à regarder par la fenêtre...

Je me suis fait couper les cheveux. Je voulais une coupe longueur genre au carré mais le coiffeur s'est fait plaisir et en un quart d'heure, tous mes cheveux étaient par terre. Au début, ça m'a fait tout drôle mais finalement, je suis super contente, quel bonheur de sentir le vent dans ses cheveux !

J'ai eu 22 ans et un gâteau au gingembre en forme de fleur avec le bon nombre de bougies.

J'ai fait les soldes au Cent'Coty, pas grand chose grand chose, même chez Monoprix j'ai été déçue alors que normalement, chez Monoprix jsuis jamais déçue. Je ne me suis acheté qu'un haut qui ne sert à rien puisqu'il est transparent. Tu parles de soldes d'hiver !... Je me suis aussi acheté un pull noir chez Petit Bateau, je fais dans l'originalité.

Je me suis trouvé une nouvelle grand-mère en la cousine de mon père qui habite au Havre depuis toujours et que je viens à peine de rencontrer. J'ai été amenée à aller chez elle et comme elle est super chouette et qu'on habite juste à côté, on s'est dit qu'on allait se revoir. Elle m'a même donné des charcuteries avant que je parte, dans un alu.

Je n'ai toujours pas fini ma robe drap. je l'ai réessayée et je trouve qu'elle me va à moisir alors je l'ai dit à ma prof de couture et du coup on fait des pinces sur le devant et aussi sur le derrière et aussi à l'encolure pour qu'elle soit plus ajustée. Elle m'a dit que ce n'était plus une robe Burda mais bien une robe sur mesure... hé hé...

J'ai eu la B.O. de Mary Poppins pour mon anniversaire, ça me met d'humeur joyeuse et chantante et remuante dès le matin, c'est extra.

"Voilà quoi !" comme dirait l'autre...

15 décembre 2006

le groupe

On me demande de donner un dossier à propos de ce que m'évoque "le groupe", pour peut-être participer à une expo collective à ce propos, à la galerie Du Bellay de Mont-Saint-Aignan. Comme j'étais focalisée sur l'idée que la date de rendu du dossier approchait, je n'arrivais pas à m'y mettre, mais la prof m'a demandé de me concentrer sur ce que représente le groupe pour moi. Alors voilà, depuis, j'écris tous les souvenirs de groupe que j'ai et je me rends compte que mine de rien, c'est un thème très large ! Qu'est-ce-qu'on ne traverse pas comme groupes ! Entre le groupe de rock dans lequel on me proposait de jouer à la fac, le groupe qui part en voyage scolaire à l'école primaire, le groupe de copines "hippies" au collège... Et maintenant, je fais même partie du groupe de ceux qui font un blog ! Et aussi du groupe de couture du coin, d'une chorale, du groupe des étudiants, du groupe des inquiets... En fait, on peut en trouver plein, des groupes ! Et vous, vous faites partie de quels groupes ?

14 décembre 2006

un peu moins le début mais quand même - un truc

Il faut que je commence maintenant sous peine d'écrire 10000 messages juste pour dire que c'est difficile de se lancer et de raconter sa vie en public (tout en étant seule face à son ordinateur). Alors commençons par le commencement.

Hier, j'avais la flemme d'attendre le bus pour rentrer de l'école. Il faisait beau et puis j'avais envie de flâner et surtout pas de prendre le bus, lequel est gorgé de gens qui écoutent de la musique très fort, pas très aimables. En plus, le bus, ça secoue. Du coup, je suis rentrée à pieds et c'était formidable, je suis rentrée dans deux petites boutiques que je ne connaissais pas. L'une, "Bazar Mondain", présente des vieux très beaux meubles genre les mêmes que dans l'appart' Perret, mais à vendre. C'est cher mais c'est beau. L'autre, "La Bobine", vend des habits d'occasion, y a une vraie bonne ambiance là-dedans, une belle lumière et puis c'est petit, serré, avec une vraie profusion de vêtements, on est tout serré entre les rayons. J'aime bien ça. Et j'ai rencontré que des vendeuses sympa et de bonne humeur. Et la bonne humeur, c'est contagieux, tout comme la mauvaise d'ailleurs. Je ne peux pas m'empêcher de constater que quand je m'adresse à quelqu'un qui me répond sur un ton de mauvaise humeur, et bin après je me sens toute penaude, ou bien énervée, ou bien déçue, désillusionnée. Je ne sais pas si ça a toujours été le cas ou si là c'est parce que je suis en complète recherche de gaité et d'humanité.

14 décembre 2006

le début du début

Et ben voilà, Marie m'a communiqué la folie du regardage de blogs et j'avoue que tout de suite j'ai trouvé ça passionnant. Ca fait quatre mois que j'ai mes préférés que je lis si possible tous les soirs, et puis ça fait du bien, j'aime bien ce sentiment de vie réelle et en même temps très abstraite puisque certains blogs que je suis depuis un petit moment sont territoires de femmes dont je ne connais ni le prénom, ni la localisation... J'ai fini par trouver dommage de ne pas pouvoir participer moi aussi à cette grande conversation alors je me lance (timidement, quand même). A très bientôt et bienvenue sur radio couac !

21 septembre 2014

Si j'avais su, à 18 ans, que la guirlande de

Si j'avais su, à 18 ans, que la guirlande de petites lumières que ma soeur m'offrait pour Noël allait un jour me servir à endormir un bébé !
Si j'avais su, en achetant mon pull vert fin 2012, qu'il allait devenir le doudou chéri.

Alors je me demande : ce petit âne bleu, ce mobile, cette plante verte ? Ces torchons ? Lesquelles de mes affaires Petit J. aimera t-il ? Quelles choses, qui me suivent depuis des années, ont encore de grandes choses inimaginables à vivre ?

1 septembre 2013

dimanche

Nuit horrible, dos hyper douloureux, bébé aussi agité qu'une mer vent nord à nord-ouest sur Amber et Tamise. Coups de pieds dans l'estomac, envie de vomir, mal au ventre, mal au dos, mal partout. Lu deux imagiers et pas mal de pages de mon bouquin. Lit pas confortable, pas de position qui convienne, loose.

Matin difficile, oeil fatigué, cernes profonds, cheveux mous, corps chiffonné, bébé endormi. Trainassage sur internet, écoute de radio, p'tit dej'.

Encore tarte à la tomate pour midi et début du ras le bol de manger ça mais il m'en reste encore une part (mais prévision de contentement d'avoir un truc tout prêt à manger en rentrant du boulot demain midi).

Début d'après-midi, courses. Foule.

Retour des courses, pause sur un banc devant la cathédrale, écoute du concert de carillon.

Maison. Rangement des courses. Observation de la chasse d'eau. Changement de draps (très sportif). Tentative de sieste mais en vain.

16h30, sortie. Achat d'une carte d'abonnement bi-mensuelle à la Cinématek. Visionnage d'Une journée particulière d'Ettore Scola - film magnifique. Voisin de gauche : petit jeune (genre la vingtaine) en slim et lunettes en plastique à écailles, riant comme Elie Semoun dans le sketch Julien et Kevina (grosse perturbation pendant le film, collait pas du tout à l'ambiance).

Maison. Préparation de tomates en nids, au fromage de chèvre et jambon blanc. Cuisson.

9 février 2008

tag/deuxième partie

J'ai une idée ! J'aimerais que toutes les personnes qui lisent ce blog sans en avoir un (de blog) répondent au "tag" : dévoiler six vérités sur soi. Vous pourriez répondre dans les commentaires ?
Allez, Couacdad, Couacmama, K1000, Marie, Marishka, Agnès, Teclo, Seve, Krusti, Charlotte, 29sieck et tous les autres aussi !... au boulot ! :-)

16 juillet 2007

peur du soir (bonsoir)

Je suis bien désolée de vous l'annoncer mais c'est officiel : j'ai peur des fourmis. Ca fait peu de temps, deux semaines peut-être mais je suis obligée de me rendre à l'évidence. Elles envahissent peu à peu mon intérieur, sortent effrontément de l'aspirateur quand on veut utiliser le méthode douce : on est obligé de les asperger à coups de Baygon, et elles tombent sur le sol en faisant des bruits de papier... Argh, c'est ça qui me traumatise ! Au début, je m'en fichais d'avoir plein de fourmis dans ma cuisine, au contraire, ça donnait l'impression de petit-déjeuner au jardin ; mais depuis qu'elles grouillent par centaines en haut du mur et qu'elles se transforment en fourmis ailées... aahhh ! Pas de ça chez moi, ma bienveillance a des limites ! Et en plus, maintenant que je sais qu'elles prennent des bains (et se noient) dans le plat qui a servi à cuire les meringues et qui trempe dans l'évier... Cette nuit, j'ai rêvé d'elles, elles me recouvraient. Et j'ai tout le temps l'impression d'en sentir me marcher dessus. Dehors, ouste les sales bêtes !

31 mai 2020

J. est mauvais perdant. Au point que souvent, il

J. est mauvais perdant. Au point que souvent, il rechigne à faire un jeu de société alors que nous, on est hyper enthousiastes. La première fois qu'il joue au jeu, il est hyper content, et puis une fois qu'il constate qu'il peut perdre à ce nouveau jeu, il ne veut plus jamais y jouer.
Voilà pourquoi ce matin, ça m'a rendu tellement heureuse qu'il me propose une partie de petits chevaux. En plus, ça tombe bien, il n'y a rien que j'aime tant que les jeux où il suffit de lancer le dé et d'avancer son pion, avec un peu de suspense quand même, genre ce jeu-là ou le Jeu de l'Oie.
Bref, hop, on a ressorti le magnifique jeu qu'il a reçu à Noël il y a quelques années, avec plateau en moquette verte et pions en bois qui glissent dessus en faisant "chhh".
Au départ, je ne faisais aucun 6 donc mes chevaux restaient à l'écurie, ça piaffait à tout va mais j'arrivais quand même à les contenir. J., quant à lui, avait fait un 6 et faisait donc allègrement le tour du jeu sans aucun obstacle, joyeux et rigolard de me voir toute enfermée dans le box des rouges. Il a carrément commencé à monter à l'échelle, en toute solitude et liberté.
Et puis voilà que je me suis mise à faire 6 sur 6, des 6 et encore des 6, si bien que tous mes chevaux galopaient crinières au vent, et les siens moyennement, même si lui aussi avait fait un 6 de plus, libérant un de ses étalons.
Et là, le drame, chomp, un de mes chevaux a mangé un de ses chevaux. Je pense que rien n'aurait pu lui faire plus de peine à ce moment-là, il a éclaté en sanglots, et s'est enfermé dans sa chambre en s'exclamant "puisque c'est comme ça, je boude !". Au moins j'étais prévenue.
Du coup, j'ai laissé la partie en plan sur la table et je me suis levée pour faire autre chose, et je pense qu'il devait avoir l'oreille collée à la porte parce qu'il m'a entendu me lever et il m'a crié "maman, reste assise, je boude juste trois minutes !". Bon.
La partie a donc repris, dans la joie et la bonne humeur, jusqu'à ce que malencontreusement, sans faire exprès, un de ses chevaux mange un de mes chevaux. Il était très content puis finalement, il a eu un élan d'empathie et il a trouvé ça épouvantable de m'avoir fait une chose pareille, alors il a fondu en larmes et il a claqué la porte de sa chambre en disant "je vais bouder !".
De mon côté, j'étais deg' parce que j'étais vraiment satisfaite de jouer aux petits chevaux, mais les cassures de rythme, ça me file des points de côté, donc j'avais envie que la partie reprenne au plus vite et sans heurts. J'ai réussi à le convaincre de revenir jouer.
Longuement (c'est long, une partie de petits chevaux), tout s'est bien passé. Il me mangeait, je le mangeais, à chaque fois il disait "chomp" alors moi aussi je me suis mise à dire "chomp" , j'ai cru qu'on avait passé un cap, limite. Sauf qu'à un moment, j'ai mangé son cheval qui attendait sagement en bas de son échelle, un 1 pour y grimper. Et ça, ça l'a tellement mis en colère qu'il a lancé ce qu'il avait dans la main, à savoir le dé. J'ai vu son geste, on a tous les deux attendu le petit bruit du dé qui tombe par terre, qui n'est jamais arrivé. On s'est regardés, interrogatifs. Il est devenu blême et m'a dit d'une minuscule voix "tu crois qu'il est passé par la fenêtre ?" et effectivement c'était possible, vu que sa place à table est pile en face de la fenêtre, qui était ouverte.
Du coup, on a vite mis nos sandales, heureusement j'étais habillée contrairement à lui qui était en pyj', mais il s'en fout d'être en pyj' dans la rue, ce qui n'est pas mon cas. On a dévalé l'escalier et retrouvé trois étages plus bas, notre dé au milieu de la route.
J'ai éclaté de rire en remontant l'escalier, ce qui n'était pas une bonne idée car lui ne trouvait pas la situation drôle du tout.
Du coup, une fois à la maison, il était tout à fait fâché contre moi, il s'est remis à pleurer, et J., pour le consoler, est venu lui annoncer qu'à midi, on mangeait du couscous avec des saucisses. Mais ce n'était pas une bonne idée du tout parce que les saucisses, c'est le truc que préfère manger J., et là il trouvait la journée tellement ratée à cause de cette partie de petits chevaux qu'il voulait repousser la dégustation de saucisses à un jour plus clément, ce jour-ci était trop pourri, il n'allait pas en profiter pleinement.
A force de câlins et de mots, il a fini par s'apaiser et on a pu finir la partie et j'ai gagné. Oh, my ! J'ai gagné ! Quelle erreur ! D'ailleurs, je le savais bien, mon dernier pion était dans l'échelle, attendant le 6 de la victoire, et en lançant le dé, je me disais "pourvu que je ne fasse pas 6, pourvu que je ne fasse pas 6". C'est le dévouement maternel (ou le désir de paix des oreilles).
Bref, re-drame, boudage, nez qui coule, plaques rouges sur les joues, difficultés de reprise de respiration. La totale (il y a des jours comme ça).
Heureusement, les saucisses étaient prêtes (et je soupçonnais une grosse faim chez cet enfant). Sauf que bien sûr, je lui ai proposé de la moutarde, il en a voulu, puis il a regretté, larmes ! Il a voulu plus de jus de couscous, je lui en ai servi, ça a noyé les saucisses, larmes ! Il voulait re-manger des saucisses dès le lendemain, on a dit non, re-larmes !
Alors on lui a dit d'aller se chercher un mouchoir dans le petit sac à mouchoirs qui est suspendu à la poignée de la porte du salon. Et là, incroyable mais vrai, il est tombé sur un chocolat de Pâques, caché et jamais trouvé, qu'on avait tous oublié. Fin des larmes.
Cet après-midi, en faisant la vaisselle, j'ai cassé sans faire exprès un de ses verres préférés. Même pas de larmes.
Tout le reste de la journée, nickel. Grâce à une poule en chocolat au lait.

10 mai 2020

la fin du confinement

Demain, on se déconfine, entend-on dire. Nous non, pour cause de grossesse (c'est la règle apparemment, ça me classe en catégorie "à risque").
Ça me donne l'impression d'être à la fin d'une fête (la comparaison est hasardeuse, je sais...), tout le monde part, moi j'ai envie de rester, je veux que la fête continue, et je dis aux gens qui mettent leur manteau "oh non, ne partez pas !..." mais tout le monde part quand même, et bien que je ne sois pas l'organisatrice de la fête, je me retrouve dans cette immense salle des fêtes toute vide avec les organisateurs, justement. Il est 4h00 du matin et comme on doit rendre la salle propre et rangée à 10h00, il faut faire le ménage maintenant. Il faut passer le balai, la serpillière sur les flaques de boissons alors qu'on a un peu trop bu et mangé de chips, qu'on est serrée dans la ceinture de sa robe de fête et qu'on n'a qu'une envie, aller se coucher. Tout à coup, on a un peu froid. Et quelqu'un a la mauvaise idée de rallumer les néons pour mieux voir les miettes. Il faut faire des boules avec les nappes en papier et les mettre dans les poubelles, mais les poubelles sont pleines alors il faut tasser. Il faut aller vider les gobelets pas terminés dans l'évier de la cuisine glaciale comme une cuisine de boucherie, derrière (avec cuisinière professionnelle 8 feux, frigo 1000 litres et tables à roulettes en acier inoxydable). On cherche partout si il y a un sac jaune pour les gobelets, comme on n'en trouve pas, on finit par tout mettre en vrac dans les poubelles noires. Il faut empiler toutes les chaises en plastique marron dans un coin précis de la salle (on a une photocopie couleur rangée dans une pochette plastique transparente pour classeur, pour nous montrer comment on doit précisément ranger chaque chose si on ne veut pas payer en plus le forfait rangement/ménage à 50 euros). Il faut décrocher les 4 guirlandes et 6 rosaces installées à 16h00 la veille, il faut balayer, et re-balayer ce carrelage beige moucheté de beige plus foncé, il faut replier les tables sans se pincer les doigts et ça fait un grand "clac" agressif dans la nuit. Il faut mettre les restes dans des boîtes, couper le cellophane sans ciseaux et ça fait des lambeaux, pour mettre par-dessus le saladier de salade de riz aux tomates de janvier et de maïs en boîte, il faut couvrir aussi le reste de macédoine, il faut remettre les fromages qui ont coulé sur le plat dans leur boîte à fromage qui pue, il faut mettre dans le coffre de la voiture ce restant d'opéra au chocolat mais les parts sont découpées, et la boîte en carton du pâtissier a été éventrée pour faciliter le découpage, alors ce n'est pas pratique du tout, mais si on veut aller se coucher il faut bien s'en occuper. Il faut vider les bouteilles pas vides, sinon elles risquent de se renverser dans le coffre sur le trajet de la bulle à verre. Il faut vider le lave-vaisselle, zut on avait oublié de laver ces assiettes et ce plat, ah, et ces couverts à salade, c'est pas grave, on va le faire à la main, il y a du paic citron jaune fluo qui pique les mains et attaque les voix respiratoires au premier contact, et une éponge sale gorgée de produit vaisselle gris et d'eau glacée, nickel. On croit qu'on en a fini mais il faut encore sortir les poubelles et retrouver la clef du local à poubelles, le couvercle de la poubelle était humide d'on ne sait pas quoi (de jus de poubelle sûrement) alors on a envie de se laver les mains, du coup on retourne dans l'horrible cuisine pour se laver les mains, il n'y a que le paic citron, tant pis on se lave les mains au paic citron, le torchon est trempé et n'essuie rien, et il y a encore mille sacs à mettre dans le coffre, sans compter qu'on a oublié de nettoyer les toilettes, zut, on a renversé un vieux fond de gobelet par terre, il faut ressortir la serpillière, et on ne va jamais en finir. Et si on était parti en même temps que les autres invités, si on n'avait pas eu cette envie irrépressible de rester jusqu'au bout de la fête, on serait en train de dormir. Et il faudra encore se brosser les dents et se démaquiller, à la maison. Et il faut dire au revoir avant de partir alors qu'on a envie de rentrer chez soi pour faire pipi dans ses toilettes.
Voilà où j'en suis, ce soir, à la veille du déconfinement.

9 mai 2020

la petite confinée au carré

Cette nuit, alors que je m'endormais la main sur le ventre, je sentais bien que ça s'agitait sévère à l'intérieur. Mais tout à coup, j'ai senti un truc hallucinant, une énorme boule (identifiée comme étant la tête) pousser, pousser, juste sous mon nombril, je sentais clairement cette bosse ronde sous ma main, qui remplissait ma main (en me demandant ce qu'elle cherchait à faire), et tout à coup, un grand grand remous, que j'ai identifié comme un retournement de la tête en bas vers la tête vers le haut. J'ai eu la sensation de sentir carrément le liquide amniotique faire des vagues (je doute de la possibilité de cette explication à mon ressenti). Et au petit matin, re-belote, j'ai été réveillée parce que je pense qu'elle s'est re-retournée, je rêvais que j'étais dans un restaurant étoilé et qu'on me servait une entrée à base de brioche grillée et d'oeuf poché (et j'étais lésée par rapport aux autres mangeurs autour de la table qui avaient vachement plus de brioche que moi), et son mouvement a été si fort qu'il s'est intégré à mon rêve, tout à coup, dans ce restaurant étoilé, j'étais enceinte (mais je n'avais aucun souci avec le fait de manger l'oeuf poché, bon, ok, c'était un restaurant étoilé, on peut espérer que les oeufs y étaient extra frais mais quand même, INCONSCIENTE !).

C'est dur d'imaginer qu'une personne aussi dynamique, puissante, et déterminée se révélera être dans trois mois, dans nos bras, un tout petit bébé en caoutchouc mou (comme dirait ma copine Pauline).

8 mai 2020

confinement, rien à dire

Il y a des fois, comme ça, je ne sais vraiment pas quoi raconter. Je ne vais quand même pas raconter que ce matin, J. a rigolé parce que j'étais habillée exactement comme la prof de fitness pour femmes enceintes de Youtube ? Que J. avait déjà petit-déjeuné avec J. mais qu'il a re-mangé deux tartines beurre-miel avec moi ? Que pendant que J. était au jardin, nous on a joué au toboggan à billes et à Labyrinthe ? Que J. a pleuré parce qu'à un moment du jeu, il réfléchissait, réfléchissait et disait "c'est super dur ce jeu quand même", et je voyais qu'il avait un super chemin pour aller chercher son objet (il tenait sa carte avec une discrétion ratée), et j'ai fini par tenter de l'aider sans l'aider, en lui disant un truc du genre "dans les labyrinthes, le chemin qui semble le plus court n'est pas toujours le bon - peut-être tu devrais essayer un autre chemin ?", ah le drame ! Je sais bien qu'il ne faut jamais faire ça, jamais aider, surtout quelqu'un qui est en train de réfléchir, surtout un enfant qui n'a rien demandé, mais j'ai été rattrapée par mon humanité, il devait trouver un objet de l'autre côté du plateau, il avait incroyablement un chemin tout tracé pour y aller, je n'ai pas résisté - mais j'ai promis que je ne ferais plus jamais ça. Je ne vais pas vous raconter ça ?
Je ne vais pas vous raconter que ce midi, j'ai mangé un reste de riz-boeuf-navets confits au miel pendant que mes J. mangeaient de la potée au chou ? Que j'ai mal dormi pendant ma sieste parce que je me demandais comment on allait appeler le bébé ? Que j'ai travaillé efficacement cet après-midi, ce qui signifie que le week-end va être détendu ? Je ne vais pas vous raconter qu'au Perplexus expert, je n'arrive qu'au numéro 20 et après je perds systématiquement, mais J., lui, n'arrive qu'au numéro 3, donc je vais jusqu'au 16 (parce qu'il adore les petites bosses du 17), puis je lui passe la boule et que c'est lui qui continue ? Que J. est allé chercher le panier de légumes, que j'ai fait le menu, et que cette semaine on va manger de la quiche aux fanes de radis et au jambon, de la salade de pommes de terre nouvelles, des carottes râpées avec des oeufs durs et des scones au fromage, de la soupe de panais et de la tarte aux oignons nouveaux ? Je ne vais pas vous raconter que j'hésite à ajouter les ingrédients pour fabriquer soi-même sa pâte à tartiner, sur la liste ? Que j'ai rempli ma déclaration d'impôts, ce qui me soulage immédiatement les omoplates, et qu'en plus ça m'a permis de constater que je n'avais jamais gagné autant de sous avec mon activité d'illustratrice ? Mais pas encore assez pour payer des impôts ? Que le soir je lis Cabot-Caboche à J & J et que j'ai failli pleurer au moment de la fourrière, avec le Laineux qu'on aurait bien adopté, nous, même si J. a peur des chiens et que moi j'y suis allergique ? Ah ben si.

6 mai 2020

confinement, rien à voir

Je réfléchis beaucoup à plein de trucs en ce moment... Je repense notamment à l'été dernier, à la décision qu'on a dû prendre, au bébé dont nous nous sommes privés. J'ai une copine qui a aussi vécu une img il y a quelques années, son histoire est très différente de la mienne mais en certains points, nos expériences sont similaires. Et une chose que nous vivons toutes les deux est l'incapacité de certaines personnes à comprendre que nous puissions considérer ce bébé mort-né en pleine grossesse comme un de nos enfants. Ce serait comme une coquetterie, une façon de se faire remarquer. J'ai envie d'expliquer.

Alors voilà : ce bébé, on l'a désirée, on l'a attendue, on l'a même sentie bouger, on lui a parlé, et on s'est imaginé avec elle... On a pleuré pour elle. On a dû prendre une décision terrible pour elle. Une vraie décision de parents, que personne d'autre ne pouvait prendre à notre place. Y a-t-il une décision de parents plus grave à prendre que celle-ci ? On a vécu une expérience dramatique avec ce bébé, et rien que prendre cette impossible décision ne fait-elle pas de nous les parents de ce bébé, puissance mille ? Pendant tout ce temps de réflexion, on continuait de lui parler, de lui dire qu'on l'aimait, et on la sentait bouger de plus en plus, les semaines passant.
J'ai vécu des moments de partage avec mon bébé, je lui ai parlé en jardinant, en achetant des pêches et des abricots au marché. J'ai été unie à elle. Sa vie a été bien trop courte et très spéciale, elle a rendu la nôtre très spéciale aussi, elle a tout bouleversé, on a eu le coeur tout à l'envers. Je ne pense pas que je m'en remettrai tout à fait un jour. Je ne saurais jamais qui elle était. Elle n'est plus là mais elle est tout à fait là. On devient parents bien avant la naissance. Ce n'est pas pour faire genre, pas pour se faire plaindre, pas pour avoir l'air intéressants, c'est juste un fait.

22 juin 2016

Je vais essayer de reprendre les bonheurs du

Je vais essayer de reprendre les bonheurs du jour...

Aujourd'hui, il faisait grand beau, j'ai mis ma robe portefeuille ocre-jaune à fleurs dans laquelle j'ai l'impression d'être toute nue. J'ai pensé qu'elle avait une ambiance très Robert Guédiguian et que je pourrais bien la porter dans une maison de campagne encombrée, pour préparer un poulet à manger dans un jardin en polémiquant avec les autres convives (même si en vrai je ne peux pas toucher un poulet mort et pas cuit).
Je pense que la dernière fois que je l'avais portée, c'était juste après cette douche exquise prise quelques heures après mon accouchement. C'était en novembre mais je m'étais dit qu'à la maternité il ferait sûrement chaud, et je pensais que ce serait pratique d'avoir un vêtement si ajustable, et que le portefeuille serait l'ami de l'allaitement. C'était plutôt malin Cor*blin (comme dirait J. (et Petit J. aussi dit ça maintenant à force de nous l'entendre dire)). Bref, tout ça pour dire que cette robe, en plus d'avoir une bonne ambiance d'accent du sud, est porteuse de souvenirs émouvants.


Je compte bien répondre à vos messages du billet d'en-dessous, je vous tiens au courant !

18 mars 2020

Confinement, tout pour l'achat gagnant ! - jour 3

Hé hé, salut ! Ça va ?
Aujourd'hui, c'est le grand relâchement : J. ne travaillait pas ! Ah quel bonheur de déléguer !
J. est un peu le meilleur compagnon de jeu de J. et j'ai apprécié le plaisir de les entendre construire une cabane dans la chambre de J. pendant que je bossais.
Alors la petite vie se met en route, on commence limite à avoir des habitudes, les devoirs, la couture (indispensable (ce n'est pas moi qui le dis)), la cuisine.
Je me suis mise à la gym ce matin. Finalement, ce que je trouve dur, plus que de ne pas profiter du printemps qui nous appelle, c'est l'absence totale d'exercice physique. Alors ce matin, au saut du lit, hop ! Fitness avec une prof qui m'a prévenue dès le départ qu'elle allait mettre le fire dans mon corps, et c'était vrai, à la fin, j'étais en faïeur.
La dame de la sncf, en face, continue de délivrer ses messages aux quelques trains qui s'arrêtent encore, sauf que, comme tout est si silencieux, on a l'impression qu'elle crie.
Je réfléchis à un grand projet familial qui nous occuperait tous les trois pendant tout ce temps. Un truc à mener sur le long terme, et qui nous filerait de l'énergie et de la joie.
Ca va, vous ?

31 janvier 2016

Bonheurs 17 et 18.

Bon... les bonheurs du week-end. Grand blanc. Ben je sais pas, c'était pas un week-end spécialement malheureux du tout mais je n'ai pas ressenti d'élan de bonheur fou non plus (même si j'ai fait des trucs qui m'ont fait plaisir !)... Alors voyons voyons... Peut-être... le bonheur de lire La Petite Grenouille qui avait mal aux oreilles (de Voutch) à Joachim, mort de rire, et prendre la voix la plus aigüe possible pour faire la grenouille, et les voix les plus professionnelles possible pour faire les spécialistes, et y mettre tout son coeur pour dire "houyouyouyouyouïlle monsieur le batracio-patatopathe, j'ai mal à mé zoreeeeiiiillles !" / écouter J. lire ce livre, mêmes effets, même fou rire de Petit J., et le Grand J. qui n'en peut plus non plus / rencontrer nos voisins du dessous, et le monsieur s'appelle J. et ils ont failli appeler leur bébé Petit J.. / prendre du jus d'abricot chic parce qu'il est moins cher que le jus de poire pas chic, et le jus d'abricot chic, c'est vraiment trop bon... / avoir regardé la fin de Hannah takes the stairs (de Joe Swanberg), film que je n'ai pas trop aimé, mais qui m'a donné très très envie d'aller aux Etats-Unis et de cotoyer des américains / avoir écrit une grosse lettre pour une micro fillette... Pas mal finalement ! Tiens, ça me contente !
Bonne semaine !

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