Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
couac
Publicité
Newsletter
Publicité
Publicité
Archives
couac
Publicité
26 juin 2011

un bonjour ultra rapide

Bonjour à vous qui passez encore par là malgré cette absence immense !

Je profite de la connexion du voisin pour écrire un petit mot ici mais je dois faire vite car il est du genre à couper la ligne quand il n'en a plus besoin !
Vous allez bien ? Vous profitez du beau temps, vous mangez des fraises, vous voyagez ?

Ici ça va ! Aujourd'hui j'ai ramé pour la première fois de ma vie et je me suis découvert un nouveau talent car oui, je rame pas mal et j'adore ça ! C'est comme déboucher la baignoire, ça m'apaise.

Je suis devenue bouquiniste, aussi, pour vivre. je suis responsable d'un rayon de livres scolaires belges dans lesquels je n'ai jamais étudié mais dommage parce que des fois ils me font envie. Tandem, Texto, Kompas ou Actimath n'ont plus de secrets pour moi.

Toutes mes soeurs sont enceintes.

Je dessine encore et plus légèrement qu'avant.

Je passe en deuxième année de néerlandais ! Prima !

Avec Couacman on visite la Belgique : Eupen, Braine l'Alleud, La Hulpe, Grand Bigard... On fait aussi plein de balades insolites et secrètes de notre guide.

Couacman a eu 32 ans. Il a couru 10 km à Uccle et il est arrivé 388 ème sur 2600 personnes ! La classe !

On a des mites qui vivent chez nous et on a posé des pièges qui fonctionnent comme du rat-glue sauf que c'est pour les mites.

Ma robe jaune passe au soleil, ça me traumatise.

Couacman m'a emmenée voir Etienne Daho et Jeanne Moreau en spectacle. J'ai été déçue par le spectacle mais j'ai quand même pleuré quand Etienne Daho est rentré sur scène. C'était trop d'émotion... Depuis le temps que je rêvais de le voir ! Déjà à Rennes, je passais ma vie au Batchi parce qu'on nous avait dit, à mon pote Manu et à moi, que c'était là qu'il sortait, mais on ne l'y a jamais vu !

Mais je ne suis pas très bon public en ce moment, hier soir on est allés voir The tree of life au ciné, j'ai trouvé ça chiant et pompeux comme la mort ! Et encore, je crois que je trouve la mort plus bouleversante.

J'ai trouvé des chaussures de fille taille 42 alors je les ai achetées. Je me suis aussi acheté des Bensimon pour aller travailler et là, niveau pointure, c'est du 43 qu'il me fallait (!!!). Si ça continue je vais finir à 104 ans au 49 et demi.

Je vous embrasse !

Publicité
1 octobre 2010

Tout à l'heure, je marchais dans la rue, il y

Tout à l'heure, je marchais dans la rue, il y avait un banc avec une jeune fille assise dessus, une jeune fille assez pomponnée. Au moment où je passe, elle se lève d'un bond en criant "aaaahhh" et limite en se jetant dans mes bras. Je lui demande ce qu'il se passe, et elle me répond avec une voix de petite fille "Il y a une abeille, là, j'ai peur qu'elle me piiique !!...!!". Je la rassure "Ne vous affolez pas, une abeille, c'est pas méchant, si vous ne vous agitez pas, elle ne vous piquera pas !" (d'ailleurs, c'est vrai ou pas ce que je lui ai raconté ? en fait, j'en sais rien, j'y connais rien en abeilles). Et là, la fille me répond, toujours avec sa voix d'enfant :"Nan mais j'ai trop peur, un jour je me suis fait piquer, je suis sûre qu'elles le sentent quand on est défoncé et que ça les attiiiiire !... Bon, au revoir !". 

30 avril 2010

l'été sera surprenant.

Vous me voyez là super, mais alors VRAIMENT super heureuse... Tiens, ça faisait longtemps que je n'avais pas été aussi heureuse ! Cet été, tout sera bousculé et cela me transporte. Bon, je ne dis pas, je suis hésitante, je suis tremblante, j'ai les sourcils tout froncés, l'estomac tout noué, les cernes tout violets, le coeur accéléré, les ongles mal coupés, le vernis écaillé, et le sommeil agité. Mais comme depuis les trois années que je suis à Bruxelles, je me sens insatisfaite et torturée, et bien ces changements en perspective me ravissent. Ils sont une possibilité d'amélioration. On verra bien, c'est ça la vie. Je me souviens, une fois, dans les commentaires de je ne sais plus quel blog, Mariaba expliquait que dans la vie, quand ça va pas, 'faut changer quelque chose, même des minis trucs, essayer de bousculer les choses, la vie, les habitudes. Changer quelque chose pour voir ce que ça fait (elle l'expliquait mieux que moi - vous suivez ce que je raconte ?). Bref, cette idée m'a enchantée et depuis j'essaie de m'en souvenir.

Alors voilà. Notre appartement a été vendu, et nous allons être obligés de déménager. Bien sûr, c'est dommage, il est très grand, lumineux, pas cher, il a une vue géniale et toute verte, il est idéalement situé. Mais qu'est-ce-que je suis heureuse à l'idée de le quitter !... D'en tester un autre, différent, d'y réinstaller nos affaires. D'entendre d'autres bruits, de voir autre chose par la fenêtre, d'emprunter d'autres chemins.
Et puis j'ai envoyé mon dossier de demande d'équivalence à l'école du Havre. Je vais quitter cette école bruxelloise, quoi qu'il arrive. Soit je retourne au Havre, soit j'arrête mes études. C'est la meilleure nouvelle de la décennie. Des fois, je me dis "et si j'en avais juste marre de faire des études ?". On verra, on verra. Rien n'est grave là-dedans. Je dois concevoir cette éventuelle dernière année d'études comme une fin/départ. Un moment où se lancer.

Ca me rend trop heureuse.

1 juin 2009

post du soir, bonsoir

Ca y est, c'est la révélation, dans la vie, je veux VIVRE A AMIENS !!! Wouhou !!!
Bon, vous vous demandez ce qui me prend, et bien je vous explique : déjà, dans la vie, déménager, c'est mon dada. Ensuite, depuis que j'habite dans une grande ville, forcément, j'ai des envies de verdure. Ensuite, Couacman (qui a fait quelques années d'études à Amiens) m'en a fait une pub d'enfer que je ne vous raconte pas. Je n'y suis jamais allée mais ça me fait rêver, rêver, rêver... de la verdure, une chouette ville, de l'eau, un zoo, de la brique, de chouettes librairies, un cinéma art & essais (liste à laquelle j'ajoute Lisa, hé hé...)...
Bref, ce matin, c'est terrible mais je me suis réveillée avec une envie de déménager pas possible et si je suis de bonne humeur aujourd'hui, c'est pour ça.
Bon, ceci-dit : il n'est pas du tout prévu que nous déménagions en ce moment (et peut-être pas avant un bon moment, d'ailleurs) mais j'ai bien le droit de rêver, je trouve.
Je constate que je ne tiens pas en place et que Rennes est vraiment une ville géniale pour que j'aie réussi à y passer trois ans sans déménager (et le pompon : quand j'en suis partie, c'était par la force des choses, je voulais rester mais ce n'était pas possible ; mais j'adore la Bretagne et d'ailleurs, maintenant que j'y pense, c'est vrai que je me vois bien vivre en Bretagne aussi, tiens).
Le problème, c'est que Couacman, lui, et ben je crois que déménager, il n'aime pas trop. Changer de ville, de pays, de quartier, si, mais faire les cartons, non (d'après ce que j'ai compris).

A part ça, c'est fou comme à chaque fois que j'arrête de bloguer ne serait-ce qu'une semaine et bien après, je suis intimidée et godiche face à mon écran... Et là, sans appareil-photo, c'est encore plus difficile.

Demain, je passe encore un examen. Un jury, pour être plus exacte. Pfff, vivement que ça se termine tout ça...

L'employeur potentiel n'a toujours pas rappelé, ce qui me met hors de moi. Je vous explique : je cherche un boulot à Bruxelles pour le mois de juillet.
Comme d'habitude je m'y prends toujours dix fois trop tard, je décide que cette année je me surpasse et en février, je me lance dans des candidatures spontanées.
A la supérette en bas de chez moi, on m'explique que "oh, juste un CV, ça ne suffit pas, il faut aussi une lettre de motivation et une photo d'identité". Du coup, comme je suis un peu nerveuse ces derniers temps, je décide que tant pis, je ne postule pas : une candidature spontanée avec lettre de motivation, alors que je suis étudiante et que je veux être caissière un mois, mis à part le fric je vois moyennement quelle motivation j'ai. Et puis tiens, une lettre de motivation, passe encore mais ma photo d'identité, je ne vois vraiment pas à quoi ça sert (mais bon, si vous, vous le savez, je suis prête à changer d'avis). Donc voilà.
Le temps passe et je n'ai toujours pas de boulot pour cet été. Finalement arrive le mois de mai et la petite supérette d'en-bas met une annonce pour recruter des étudiants pour cet été.
Je décide de postuler, de l'eau a coulé sous les ponts et je me suis calmée. Je donne donc lettre de motivation, CV et photo d'identité. Je précise dans ma lettre que je suis libre au mois de juillet, puisque l'annonce demande aux potentiels employés de préciser leurs disponibilités.
Je donne tout ça à un mec de la supérette et là, le mec me drague mais alors ça, c'est fou !!! Je viens postuler et le mec me fait des clins d'oeil, des compliments sur la beauté de mon écriture, des sous-entendus... alors ça ! Je suis offusquée.
Bref, deux semaines plus tard, un mec me rappelle pour convenir d'une date pour un entretien d'embauche. Il me demande si je peux travailler au mois de juillet, comme si je ne l'avais pas dit dans ma lettre.
Le jour J : le mec commente mon CV :"Oui, j'ai vu que vous avez travaillé chez Carr*efour, c'est très bien ça, mais vous savez, chez nous, ce sera plus cool, c'est plus petit. Vous étiez à la caisse je suppose ?". "Euh... non, je n'ai jamais travaillé dans un supermarché Carre*four, j'ai travaillé au siège..." "HEIN ???". Bref, grosse déception pour lui, je crois. Du coup, il me dit "Oui, donc en fait vous n'avez jamais tenu une caisse ?!...""Euh, si, comme je vous le dis dans ma lettre et sur mon CV, j'ai fait un stage en librairie pour lequel j'ai appris à tenir une caisse". "Bon, et sinon, vous êtes libre quel mois ?". Bref, le mec qui demande lettre et CV pour la forme et qui ne les lis même pas, bravo le professionnalisme. A la fin du rendez-vous, il m'a dit "je vous rappelle mercredi ou jeudi et on convient d'une date pour que vous fassiez un essai".
Le mercredi, pas de nouvelles. Le jeudi, pas de nouvelles. Le vendredi, pas de nouvelles. Le samedi, pas de nouvelles. Le dimanche, pas de nouvelles. Aujourd'hui, pas de nouvelles.
Bref, récapitulons : soit c'est une façon de voir si je suis assez motivée pour rappeler mais ça m'agace, ça m'agace ! Genre : j'ai filé une lettre + ma photo, je viens à son entretien, j'accepte de faire un essai (alors que je suis en pleins exams) sûrement pas payé et EN PLUS, il faudrait que je le rappelle !!! Mais c'est lui qui n'est pas motivé, ce n'est pas moi là, non ?
Soit il était deg de chez deg qu'en fait je n'ai jamais travaillé dans un supermarché et du coup, il a décidé de ne jamais me rappeler mais alors je ne comprends pas pourquoi il m'a laissé entendre que j'allais faire un essai.
Soit il est hyper ramolli du genou et il compte me rappeler mais bon, plus tard.
A part ça, je ne vois pas.
Bref, je hais le monde du travail et cet été, je serai pauvre.
Si vous trouvez que j'exagère, merci de me le dire parce que comme je suis supra énervée, tous arguments en la faveur de cet employeur potentiel (plus trop potentiel) sont les bienvenus.

30 mai 2009

ces deux prochains jours

Dans quelques jours, les vacances. Pas dans deux jours, mais dans neuf, ça va venir vite. Et je suis en retard. Alors je dois travailler, ne faire plus que ça, et avant-hier, je me suis concocté un programme qui me permettait d'avoir fini toutes mes illus dimanche soir. Mais je suis déjà en retard sur ce programme au bout de deux jours. Alors hop hop, je dois y retourner.
Hier, j'étais heureuse de travailler, jusqu'à 1h30 du matin. C'était serein et joyeux, j'écoutais de la musique en dessinant, Jeanne Cherhal (un vieil album), Les Demoiselles de Rochefort et She's leaving home, par Harry Nilsson.
Mais ce matin, en me réveillant, un affreux doute m'assaille en re-regardant ce que j'ai produit cette nuit. Pas mal mais peut mieux faire. Alors vite vite, lorsque Couacman se réveille, je lui montre ma production, lui fais part de mes doutes et lui demande ce qu'il en pense. "Ouais... c'est pas mal mais c'est vrai que ça pourrait être mieux". Aaaaaaaahhhh !!!... Me voilà toute énervée à l'idée de devoir recommencer mais c'est sûr que maintenant, ces dessins ne pourront plus me contenter. Je ne veux pas que ce soit potable, il faut que ce soit bien.
Alors il va falloir que je me lance, sans m'énerver.
Et d'autres soucis qui s'ajoutent à celui-ci : des problèmes de matériel pour un jury de vidéo pour lequel je croyais être prête mais qu'en fait non, et ce jury a lieu mardi.
Et un employeur potentiel pour cet été qui se réveille fin mai pour constituer une équipe d'étudiants pour effectuer des remplacements de personnel en juillet, et qui me dit qu'il va me rappeler pour que je fasse un essai (comme si ça m'arrangeait de faire un essai en ce moment, comme si les étudiants n'avaient que ça à faire, au mois de mai, des essais) et qui ne rappelle pas... Alors je devrais rappeler pour savoir si c'est fichu ou quoi. Mais je n'ai pas du tout envie de penser à ça.


Et l'oral s'est bien passé, merci pour vos pensées ! La prof a dit "Ouais, ça va, c'était pas mal". Je suis passée la dernière, j'ai attendu près de quatre heures dans le couloir avant que ce soit mon tour.

Publicité
7 février 2009

cinq choses que j'aime

Flora m'a proposé un tag ! Il faut dire cinq choses quotidiennes qu'on aime, ou bien cinq choses qu'on a toujours aimé et qu'on aimera sûrement toujours, si on veut faire comme Flora.
Je choisis les amours pour toujours.

*J'aime les parfums de mes institutrices de primaire : je les reconnais parmi mille. Quand je croise une femme qui porte l'un d'eux, ça me fait vraiment quelque chose. Ca fait gonfler un petit morceau de nostalgie au fond de moi.

*J'aime tout ce qui m'endort doucement à n'importe-quelle heure du jour ou de la nuit: regarder quelqu'un tourner les pages/pochettes transparentes d'un classeur ; quand on me touche très précautionneusement (pour mettre des épingles sur un vêtement que j'essaie, ou bien lorsque pour attirer mon attention on me tapote une épaule d'un doigt, ou bien si on me remet les cheveux derrière l'oreille) ; regarder mes collègues tapoter sur le clavier de leur ordinateur, lorsque je travaille l'été ; un enfant en train d'apprendre à marcher et qui s'agrippe à mon pantalon ; quelqu'un qui pianote des ongles sur une table ; regarder et écouter quelqu'un découper quoi que ce soit aux ciseaux, en s'appliquant; m'épiler les jambes à la pince à épiler, etc : attention, je m'endors illico !

*Entendre Céline Dion au supermarché, ça fait vacances.

*Tapoter la purée du dos d'une cuillère. Ca fait "sploch spolch", il y a une petite résistance parce que la purée fait ventouse sur la cuillère, c'est très agréable.

*Embrasser les crêpes au sucre qui viennent d'être faites : c'est doux, chaud, humide et moelleux. Essayez, vous verrez. Mais je vous l'avais déjà dit ça, non ?

Si Sissi, Mariaba et Charlotte veulent répondre au tag...

12 janvier 2009

la semaine de la crêpe

Couacman a prévu de me faire un gâteau de crêpes pour que je souffle mes bougies avec lui aussi. Il est en pleine réalisation d'une grosse pile de crêpes, et de temps en temps, il m'en apporte une, au sucre. Mmmhhh...
Je n'ai jamais vu autant de pâte à crêpes de toute ma vie. A mon avis, on en a pour une bonne semaine pour la terminer. Chic alors ! Du coup, à côté, on mange plein de légumes (je vous rassure).

Couacman, l'autre matin, s'est mis du nutella dans les cheveux et comme il ne s'en est pas rendu compte tout de suite, ça a séché. C'était un vrai massacre, on a failli couper et puis finalement non.
Sinon, il est toujours malade mais sa maladie évolue : maintenant, il a comme un point de côté permanent et il crache du sang. Bref, il est retourné fissa chez la docteur, qui lui a dit qu'il toussait tellement fort qu'il s'était abimé quelques muscles autour des côtes. Du coup, il a des petites crèmes à appliquer sur son ventre, c'est mignon. ;-)  Il sera bientôt guéri et visiblement, c'est plus impressionnant que grave. Il parait même que c'est assez courant et qu'il arrive que des petits vieux se cassent des côtes en toussant. C'est fou, non ?

La société "Air Confort" (?) m'a téléphoné pour m'annoncer que "mon mari et moi", on a gagné le gros lot : pour moi, "madame", une superbe batterie de casseroles, et pour "mon mari", un appareil-photo numérique. Ah bah d'accord, merci !

La neige a enfin fondu.

La grande roue est enfin démontée, ainsi que le marché de Noël.

Nous avons enfin mis en place le processus d'économies pour nous payer des vacances. Sur un compte d'épargne que je n'utilisais pas jusqu'alors, nous avons mis la moitié des sous que les parents de Couacman nous ont donné pour Noël.

J'ai du boulot comme pas possible mais cette année, je suis déséspérément inssouciante et je n'arrive pas à réaliser que cette maquette est pour vendredi (et cet aprem', j'ai lu un bon bouquin au fond de mon lit au lieu de travailler).

Notre voisin du dessus s'est une fois de plus fait cambrioler.

Tous les soirs de cette semaine, Couacman m'a lu à voix haute la pièce de théâtre Musée haut, musée bas, de Jean-Michel Ribes, et on a  énormément ri.

J'ai planté un marron, une graine de potimarron, une graine de tournesol et un pépin de mandarine, tous dans le même pot.

Je vous souhaite une bonne soirée.

1 octobre 2008

Depuis lundi, Couacman bosse en interim, et on ne

Depuis lundi, Couacman bosse en interim, et on ne se voit plus. Il bosse le jour, la nuit, tout le temps. Et puis moi je vais à l'école. On a réussi à passer une heure ensemble ce matin, de 6h23 à 7h40, tout en ne nous mettant pas en retard. P'tit dej' sur le pouce et discussion dans la salle de bains. En plus, nous avions des problèmes existentiels à nous exposer mutuellement, lui des histoires de boulot et moi des histoires d'option. Heureusement, chacun a pu vider son sac.
En attendant, je suis morte de fatigue, je me suis dit cet aprem' que j'allais faire une sieste. Mais je me suis réveillée deux heures plus tard, au lieu des vingt minutes auxquelles je pensais. Et je suis en train de réaliser que j'ai oublié d'acheter du pain pour demain matin, flûte !

Ce matin, en allant à l'école, il pleuvait mais j'étais de bonne humeur, j'avais bien chaud dans mes vêtements (c'est un énorme critère de bonheur pour moi, si j'ai froid au ventre ou ailleurs, la journée est fichue, j'ai le cafard. 'Faut que j'me sente bien emmitouflée). Et là, j'ai marché sur un pavé fourbe, ceux qui sont posés sur un lit d'eau ; quand on marche dessus, le pavé s'enfonce, et toute l'eau qu'il y a en-dessous fait "floutch" et saute à l'intérieur de la jambe de votre pantalon. Quelle horreur ! Mon jean tout propre était tout crade. C'est la même sensation que lorsqu'on se lave les dents, ou qu'on mange un fruit, et qu'il y a une goutte qui coule incidieusement le long du bras jusqu'à l'intérieur de la manche du pull...

9 septembre 2008

tag du mardi midi

J'ai été taguée par Flora ! Il s'agit de vous dévoiler ici six choses, puis de taguer à mon tour six personnes.

* Quand je prends le car pour aller à Paris, je ne peux pas m'empêcher de réfléchir à la vitesse à laquelle on roule en faisant de savants calculs (en regardant le temps qu'on a mis à parcourir la distance entre deux panneaux qui indiquent le nombre de km qu'il reste à rouler pour arriver). C'est parce que je ne suis pas très tranquille dans les transports (sauf en train).

* Je n'arrive pas à réaliser que mon prénom est mon prénom. Il m'arrive d'y réfléchir très fort et j'ai du mal à imaginer qu'il me désigne, que c'est moi.

* J'ai énormément de grains de beauté sur la figure mais très peu sur le reste du corps. Je ne les vois jamais arriver. Un jour, je les remarque, et je me demande depuis combien de temps ils sont là.

* Dans la vitrine de l'animalerie de la rue de Flandre, il y a un perroquet que j'aime beaucoup, et quand on le regarde dormir, la nuit, et bien je parle tout bas.

* Je vérifie régulièrement que mon nez ne s'est pas tordu (sans que je m'en rende compte) en posant mon index dessus. Si je reçois par mégarde un ballon (ou autre chose) sur le nez, ma vérification s'intensifie durant quelques temps.

* Quand j'étais petite, dans J'aime Lire, c'est uniquement le Tom-Tom et Nana de la fin qui m'intéressait, alors que maintenant je préfère la grande histoire illustrée.

Et je tague Anaïs, Mamzel'K, Art Truk, Cardamome, Nabefabric et Monsieur Météo !

26 août 2008

faire ses comptes = berk

Aujourd'hui, j'ai fait mes comptes parce que ça faisait longtemps que je me disais qu'il fallait que je les fasse ( je les fais parfois mais pas du tout régulièrement). Tellement longtemps que dans mon portefeuille, j'ai retrouvé des tickets de caisse de 2004. A l'époque, je faisais mes courses au Champion des 3 soleils, à Rennes ; et j'étais partie en vacances en Belgique avec ma copine Pauline. Nous nous étions payé un resto à 21 euros pour deux couverts, à Ostende.
Maintenant, mes comptes sont à jour, ça m'a occupée plusieurs heures et ça m'a enlevé un poids du coeur ! Comme quoi, j'ai vraiment le coeur surchargé de trucs et de machins, de n'importe-quoi que je ne soupçonne même pas.

13 août 2008

envies

Je trouve qu'il est important de savoir de quoi on a envie, à moyen et à long terme. Je me dis ça parce que depuis que je suis à Bruxelles, mes buts et désirs sont devenus un peu flous et c'est très angoissant. Avant, je désirais pour ma vie certaines ambiances, des choses difficiles à expliquer mais des sentiments déjà éprouvés de chaleur et de bien-être que je projetais de retrouver et que je croisais parfois, ce qui me plongeait directement dans un état de grand bonheur.
Aujourd'hui, j'ai un peu perdu ça. Je voyais le monde de la création comme un monde rigolo et coloré, joyeux et enthousiasmant, et surtout léger. Maintenant, il me paraît féroce, emprisonnant, accaparant.
Je n'ai pas dessiné ni rien fabriqué durant mes deux premiers mois de vacances (sauf les étiquettes de pots de confiture) et ça ne m'a pas manqué une seule seconde. J'ai même eu l'impression que je n'en étais plus capable, que j'avais perdu toutes mes idées. D'ailleurs, j'ai encore un peu ce sentiment de n'avoir plus rien à raconter (d'où mes absences bloguesques). Je me sens vidée. Je pense que ma formation en illustration m'apporte beaucoup d'un côté, mais je sens aussi que j'y laisse des plumes et que je n'y suis ni épanouie, ni heureuse. Pourtant, je suis arrivée en illu super ravie à l'idée de produire de belles images, d'écrire des histoires (parce que normalement, j'aime ça)... et petit à petit, alors que les choses ne se passaient même pas mal pour moi, et bien l'envie et la légèreté se sont barrées et il ne me reste plus que la pression, le sentiment de ne jamais travailler assez (mais n'en déplaise à ma prof, je crois que je ne pourrais jamais travailler jours et nuits et consacrer ma vie entière à mon travail). Si un élan me pousse à m'asseoir face à une feuille blanche, mon crayon à la main, et bien je suis découragée avant même d'avoir tenté d'y faire un dessin.
Je me demande si l'envie va revenir et je croise les doigts. Hier et aujourd'hui, j'ai eu envie de dessiner ce qui m'a enlevé un énorme poids du coeur. Mais je ne suis plus jamais satisfaite de ce que je fais. Ca ne raconte pas assez de choses, c'est du déjà-vu, c'est moche...
Alors je m'efforce de relativiser, de penser qu'avant cette école, je vivais déjà et pas plus mal, qu'il faut que j'y prenne ce que je peux y prendre mais en travaillant pour moi, pas pour mes profs. Vivre ma vie et que l'école en fasse partie parmi d'autres trucs, et non pas considérer qu'en tant qu'étudiante, ma vie, c'est l'école. Je dois surtout éviter un maximum d'être trop scolaire. Je dois aménager un emploi du temps qui m'est propre, qui comprend les horaires de l'école mais qui y ajoute des petites choses à moi, des footings, un après-midi par semaine de temps libre, quelques heures pour poursuivre ma démarche plastique...
Et déjà, je suis rassurée. L'école aura de mon temps, mais pas tout. C'est à moi de m'organiser pour travailler le mieux possible, pas à mes profs de m'imposer un temps de travail, ou une manière de travailler. Non ?

Et là, présentement, comme je suis encore en vacances, j'ai envie : de voir du monde, de faire du jardinage, de marcher dans la montagne, de caresser des petits veaux dans la campagne havraise, de lire au soleil, de ranger et de nettoyer, de tapoter le sable mouillé de la paume de ma main (ça fait "flop flop"), de faire un trajet Le Havre/Caen en car en passant par la côte...
En fait, il va peut-être falloir que je parte un peu en vacances ! ;-)

23 juillet 2008

réchauffement de coeur

Hier soir, à la bibliothèque, nous avons emprunté la BO des Demoiselles de Rochefort et depuis, nous l'écoutons en boucle. Nous prennent des envies de danser dans la rue, d'être en chemise rose, pantalon blanc, robe jaune... que tout le monde soit très gentil, qu'il fasse très beau et très lumineux. Je voudrais être Gene Kelly. Quelle légèreté, quelle classe ! Mais oui, surtout, quelle légèreté... Pourquoi le monde entier ne ressemble-t-il pas à Rochefort ?
Si vous êtes un peu d'humeur maussade, regardez plutôt ça et ça, vous m'en direz des nouvelles...

Et aujourd'hui, je me suis rendu compte qu'il y avait des magasins de tissus absolument géniaux, à trois pas de chez nous... J'ai acheté quelques trucs, j'ai un projet derrière la tête !

15 juillet 2008

des choses incompréhensibles

Ce que j'aime, c'est que tous mes vêtements préférés soient au sale et que je sois obligée de composer avec ceux que j'aime moins, voire pas. Quand je porte des vêtements que je n'aime pas, je suis contente de pouvoir penser que je suis en train de les user et ça me réconforte. Quand je porte des vêtements que j'aime, j'ai peur de les abimer et, ensuite, de ne plus pouvoir les porter.
Avec Couacman, nous avons un jour pensé qu'il fallait qu'un jour de la semaine soit le jour officiel des habits moches, et que ce jour-là, on soit obligé de ne mettre que des habits qu'on n'aime pas, pour qu'ils ne soient pas relégués au fond de l'étagère. Mais en vrai, c'est trop dur, le matin, de se lever en sachant qu'on ne va mettre que des habits horribles et inconfortables, alors on a laissé tomber l'idée.

Il y a quelques temps, j'ai eu une grande envie de petits pois alors nous en avons acheté. Couacman en a préparé une partie en mixture avec du riz basmati et de la sauce tomate, pour cause de placards vides. Sur le coup, j'ai trouvé ça bon, mais en y repensant, ça m'a donné une envie de vomir épouvantable. Depuis, je ne peux plus penser "petits pois" sans un haut-le-coeur. Le riz basmati passe un peu difficilement aussi. Et hier, nous avons fait une salade de riz avec du maïs dedans, et comme la consistance du maïs est proche de celle du petit pois frais, et bien le maïs me dégoûte un peu aussi... merde...

En ce moment, j'ai beaucoup d'eczema sur les jambes. Nous avons acheté un gel douche bio, qui fait que je n'ai plus envie de me gratter après ma douche. Par contre, j'ai toujours envie de me gratter après avoir appliqué sur mes mollets du lait corporel (pourtant sans parfum, sans paraben, sans rien de nocif à priori (c'est un truc Avène)). Je me suis rendu compte que même en attendant que le lait ait bien pénétré la peau, le fait d'avoir mis du lait faisait que les fibres de mes pantalons collaient à ma peau et me grattaient. Du coup, j'ai décidé de me crémer le soir avant de me coucher, et non plus le matin. Mais le lait accroche au tissu des draps ! Et je me gratte en dormant, ce qui est pire que tout. Je me réveille le matin avec les ongles ensanglantés. Hier soir, j'ai décidé que je n'allais plus jamais m'hydrater les jambes. Résultat : je ne me gratte plus ! Bin oui mais j'ai la peau complètement désséchée... Alors, sécheresse cutanée ou eczéma... que choisir ?

Je ne veux pas écouter les chansons qui m'émeuvent vraiment, parce que je sais que ça va rompre le charme. Le mieux est de ne jamais les écouter de ma propre initiative, mais d'attendre de me faire surprendre en les entendant sans m'y attendre. Alors c'est formidable. Et du coup, ma chanson préférée reste ma chanson préférée.
Une nuit, à Rennes, j'écoutais France Inter en fignolant des boulots, j'étais crevée mais motivée. Et la radio me l'avait donnée (il s'agit de Sodade, de Cesaria Evora).

5 juillet 2008

loupé !

Aujourd'hui, il pleut, j'ai envie de lire des blogs mais personne ne poste. Du coup, j'imagine que tout le monde est au soleil et s'amuse et je suis encore plus fâchée contre ce ciel infiniment blanc !
Hier après-midi, nous projetions d'aller à la piscine ce matin. Mais hier soir, Couacman avait un peu le cafard alors nous sommes allés boire un verre quand il est sorti du boulot (à minuit et demi) pour changer les idées moroses en idées roses (elle est pas belle ma fin de phrase ?). Ca a marché sur le coup, mais ça fait qu'on s'est couché à 2h30 du mat', ou un truc du genre. Du coup, ce matin, impossible de se réveiller et comme je n'aime pas aller à la piscine les après-midis du week-end, ben on a laissé tomber l'idée (en se disant qu'on irait mardi matin). Par contre, j'étais motivée pour un footing (si si !) mais j'avais oublié que j'avais convaincu Couacman de jeter ses baskets pourrites (trouées, trop petites, et une des deux avait la languette décrochée, arrachée. Bref, des épaves) avant le déménagement. Et il n'en a pas racheté. Bref, footing impossible en chaussures de ville, on était dans la merde jusqu'au cou.
Du coup, on s'est dit qu'on allait marcher tout l'aprem, se balader, pique-niquer, et visiter la maison Horta. Sauf que c'est pile au moment où nous sommes sortis de chez nous qu'il s'est mis à pleuvoir une pluie bien froide... Nous sommes allés jusqu'au GB express d'en face pour nous abriter (et acheter des fruits) et réfléchir à un plan B.
Le plan B s'est avéré être : rentrer le plus vite possible chez nous, manger, et aviser après.
Et bien voilà, résultat, on n'a rien fait aujourd'hui, on a cafardé comme pas possible et maintenant, Couacman est parti au boulot et je suis toute seule... :-(
La grande consolation du jour, c'est que j'ai quand même profité de cette journée nulle pour (enfin !) écrire à la fac de Rennes (je devais leur écrire depuis 10000 ans, pour une raison administrative).

27 juin 2008

les vacances

Je n'écris pas des masses ici en ce moment mais si vous saviez comme mes journées sont bizarres ! Disons qu'il ne se passe rien.
Je range mon bureau, je lance des machines à laver, je range, je fais le ménage, j'écris quelques mails, je cuisine et je fais des projets.
Je peux vous raconter des trucs pas très fous, mais qui sont les plus fous qui me soient arrivés depuis la dernière fois que j'ai écrit ici.

*Avec Couacman, nous avons choisi l'aspirateur de nos rêves, mais comme on ne voulait pas acheter le modèle d'exposition et bien on doit attendre dix jours pour l'avoir. Il est rouge, sans sac ou avec sac (comme on veut), il coûte 88 euros, est garanti deux ans, et nous n'allons pas prendre la rallonge de deux années de la garantie pour 19 euros. Nous avons aussi repéré une planche à repasser qui s'appelle Tina mais Couacman hésite parce qu'au lieu d'une planche, sous la housse, c'est une espèce de grillage et on ne sait pas si c'est pareil (vous en pensez-quoi ?).

*Aujourd'hui, j'ai mis mon tee-shirt devant-derrière parce que j'avais envie d'un tee-shirt noir uni et que devant il y a un gros motif moche. Comme ça, il est dans le dos et je ne le vois pas.

*Les éboueurs n'ont pas pris notre poubelle et c'est con parce qu'il y a plein de têtes de crevettes dedans alors elle schlingue grave.

*Ma prof principale a encore répété à une fille de ma classe qu'elle trouve que ce que je fais est moche.

*Je suis en train de devenir la reine de la patate sautée (au beurre, c'est bien meilleur et tant pis si c'est mauvais pour la santé).

*Nous avons passé quinze ans au rayon vaisselle de chez Inno car Couacman voulait étudier tous les verres à coktails existant. Pendant ce temps, je me suis ennuyée ferme, j'ai eu le temps de faire tout le tour de l'étage. La musique qui passait était ramollie et j'ai eu envie de m'endormir.

Vous voyez, c'est pas la folie de chez folie !

Edit de 00:19 : j'ai bu un verre avec ma copine de classe et en vrai, la prof n'a pas dit qu'elle trouvait mon travail moche, mais plutôt qu'elle n'était pas fan. Y a une nuance, non ?...

29 juin 2007

d'autres interrogations dans la foulée

Finalement, je ne fais pas exactement rien de mes journées : je me pose des questions. Je préfererais faire vraiment RIEN. Ce serait moins cafardeux. Comme peut-être vous avez des réponses incroyables à me fournir, je vous fait part de mes questions (vraiment passionnantes d'ailleurs).
                              
1- Est-ce-que c'est grave de ne plus rien faire, même lorsqu'on a des trucs importants à faire comme envoyer des dossiers d'inscriptions dans des écoles (les inscriptions étant closes dans deux semaines) ?
2- Est-ce-que c'est embêtant de ne plus réussir à se lever le matin ?
3- Est-ce-que c'est vraiment tordu de ne même plus avoir envie de donner de nouvelles à ses amis (parce que ça demande un trop grand effort de téléphoner ou écrire une lettre personnelle) ?
4- Est-ce-que ça arrive à d'autres que moi de n'avoir plus qu'une motivation : regarder des films ? Ne penser qu'à aller au ciné ou chez Vidéo Futur ?
5- Est-ce-qu'on peut mettre à la poubelle un jean qui a un an d'âge, qui a coûté cher, qui est le seul sans "rustines" mais qui est complètement dégommé de partout, troué, racommodé ?
6- Est-ce-que c'est courant de ne plus savoir ce dont on a envie pour soi dans un avenir proche mais aussi lointain ?
7- Qu'est-ce-qu'on peut faire quand on en a ras-le-bol de sa tête ? Non pas que je me trouve laide à faire peur mais j'ai vraiment une lassitude à avoir la tête que j'ai, j'aimerais changer de visage des fois pour voir ce que ça fait. Je suis un peu lassée de celui-ci.
8- Est-on forcément inconscient lorsqu'on mange une baguette tartinée de Nutella, à deux, en trente minutes environ (après avoir mangé dans l'après-midi un Kinder Délice (à deux aussi) et avant de manger un paquet de tuiles goût fromage (à deux toujours)) ?
9- Que faire ( ce que je sais c'est que je dois : acheter du tissu, le livre de Sylvie Testud ;) , faire un petit quelque chose pour les yeux fertiles, m'occuper de mes dossiers d'inscriptions à Bruxelles, aller à Paris (plein de trucs à y faire (si c'est pas malheureux, j'en reviens tout juste !...)), concocter un cadeau d'anniversaire pour ma grande-soeur et tiens, en acheter un aussi pour mon grand-frère... quoi d'autre ?...) ?

                                                                                                                       Alors ?

1 juillet 2007

action (s) !!!

Vendredi, décidée à changer de tête,  je suis allée chez le coiffeur. Quand le résultat est réussi, ça peut me filer la pêche ce genre de trucs ; ça marque comme une sorte de nouveau départ. Bref, je suis allée feuilleter les catalogues de la coiffeuse du quartier et j'ai repéré une super coupe. Le genre pas symétrique avec des mèches qui rebiquent naturellement (sans gel) et une frange épaisse. sauf que la coiffeuse l'a vue d'un autre oeil et m'a fait une coupe plate avec une nuque longue et surtout, une frange super éfilée du genre avec trois petites mèches de quatre cheveux qui pendent sur le front. Bref, catastrophée, je lui ai demandé de tout couper le plus court possible. Sauf que mes cheveux poussent en brosse !... Mes parents me l'ont pourtant déjà dit que, bébé, mes cheveux étaient tout droits dressés sur ma tête... et bien maintenant c'est pareil ! Je devrais normalement avoir une coupe garçonne, et en fait j'ai une coupe hérissonne, sans gel ni cire, tout naturellement.
Au début ça a été terrible mais finalement je suis bien contente : c'est mignon, ça ne nécessite qu'un shampoing par semaine et je n'ai plus besoin de me coiffer le matin. Et puis le changement est radical !
Sinon, aujourd'hui, j'ai jeté mon jean. Ca fait bizarre mais au moins, il ne pourra plus m'énerver.
La suite au prochain épisode...

31 juillet 2007

réglage à la minute - les temps modernes

Lorsque le travail m'appelle à 8 heures du matin, je suis debout à 5 heures 30, je me lave puis file manger muffins au Nutella, jus d'orange, chocolat, fruits. A 6 heures 53, je suis dans le taxibus qui m'emmène jusqu'à l'arrêt de tramway, lequel passe à 7 heures 02. A 7 heures 23, je suis à la gare et je saute dans le bus n°1 qui passe à 7 heures 25. A 7 heures 42, j'arrive à l'arrêt "Mondeville Marcelin Berthelot" et je marche sur une route poussiéreuse jusqu'à un portail. Là, je dégaine ma carte magnétique pour rentrer puis je traverse le parking et j'entre dans La Tour. Je file dans la salle de pause, je sors mon téléphone portable pour contrôler l'heure et je me plonge dans mon bouquin. A 7 heures 59, comme j'ai une minute de retard sur la pointeuse, je vais pointer. Je rentre dans le bureau, j'allume mon ordinateur en disant bonjour et en discutant deux secondes puis je me plonge dans mes factures. A 11 heures 15, je sors du bureau, je pointe, je vais faire pipi, j'entre dans la salle de pause et appuie sur une des touches de la machine proposant des chocolats. Quand ça fait "bip", je le prends, je vais à une table, je sors mon bouquin (et mon portable, pour l'heure). A 11 heures 29 sur mon portable, je vais pointer, je rentre dans le bureau, je m'y remets. A 12 heures 30, je commence à accélérer sérieusement la cadence parce que j'aime bien finir mon lot de factures avant de partir. A 12 heures 45, je commence carrément à angoisser de ne pas terminer (alors qu'en fait j'ai le droit de laisser un lot inachevé - mais j'angoisse quand même, limite je tremble (je suis folle)). A 12 heures 52, je vois que je ne terminerai pas (ou bien j'ai terminé, mais c'est rare) et je ferme ma session. J'attends sans rien dire qu'il soit 13 heures, assise sur une chaise bleue qui me casse le dos. A 12 heures 59, avec mes collègues, on sort du bureau et on attend avec ceux des autres bureaux, devant la pointeuse, qu'il soit 13 heures pile. A 13 heures, je pointe, je marche super vite jusqu'à l'escalier parce que j'ai la flemme d'attendre l'ascenceur. Ensuite, je sors de La Tour, je traverse le parking, je marche sur la route poussiéreuse, je traverse une pelouse qui borde une autoroute (quand il pleut, c'est spongieux sous mes sandalettes), je traverse un massif de buissons, je passe sur un pont, je traverse deux passages piétons, je coupe par la pelouse du Mac'Do, je marche sur le parking de Mac'Do, je passe dans un endroit indéfini (square ? terrain vague ? rien du tout ?). J'arrive à l'arrêt de bus, j'attends environ trois minutes et le bus arrive. Je ne m'asseois pas toujours à la même place. On passe dans la rue Louis Barthou, comme celle où j'habitais à Rennes. Je vais jusqu'en ville et là, je cours jusqu'à l'arrêt de tramway parce qu'il passe dans une minute. Je monte dans le tramway, je me laisse transporter jusqu'à l'arrêt "Maréchal Juin". Je marche au milieu des voies de tramway inutiles l'été puisque le terminus est avancé d'un arrêt, il y a du vent, un graffiti "caucri en force" que je ne comprends que depuis que j'habite au Havre. Je traverse une fausse pelouse en moquette comme celle de Decathlon, je passe devant un terrain de foot vide, j'arrive à un passage piétons, j'appuie sur le bouton qui prend en compte mon appel et je me sens satisfaite parce qu'il ne ment jamais et je peux traverser rapidement. Je marche dans les ruettes des prés, j'arrive à la maison, je dis bonjour aux voisins qui font du jardinage. Il est environ 14 heures 15. Maman me demande comment je vais, elle m'a préparé à manger, elle me sert, je parle sans arrêt parce que je n'ai presque pas parlé depuis mon réveil et que c'est le supplice, pour moi. Des fois, elle me demande ce que j'ai prévu pour l'après-midi et si je veux je peux l'accompagner à La Poste, chez Cora (la qualité est là) ou chez Emmaüs (par exemple). A 16 heures, j'ai un énorme coup de barre et je commence à déprimer et à râler. A 19 heures, nous sommes à la maison et je m'endors, mais je me réveille à temps pour manger. Après dîner, on regarde la télé et c'est super mais je culpabilise parce que je suis crevée et que je le serai encore plus le lendemain si je ne me couche pas tôt. A 22 heures 30, après avoir appelé Couacman, je m'endors comme une masse.

Lorsque je commence à 13 heures, je mets quand même un réveil pour avoir l'impression d'avoir une vie en dehors du boulot. A 8 heures 30, il sonne et je me lève presque illico presto. J'ouvre mon velux puis je sors de ma chambre en fermant la porte derrière moi pour que Le Chat (c'est son prénom) ne se couche pas sur mon lit parce qu'il est plein de poils allergisants. Je file petit-déjeuner et à 9 heures 15, j'ai fini, la cuisine est même rangée et tout et tout. Je m'installe devant l'ordinateur, je me donne jusqu'à 10 heures pour trainasser. Là, je vais me laver. Ensuite, je vais dans ma chambre et je me dis qu'il faudrait vraiment que je range, alors pour joindre le geste à la pensée, je jette un vieux Kleenex qui traîne par là. Ensuite, je rêvasse et (mazette !) il est déjà 10 heures 45, alors je lis un peu. A 11 heures 15, ma Maman m'appelle parce que c'est l'heure de déjeuner. A 11 heures 40, je vais me laver les dents et comme je suis longuette, quand je sors de la saldeub', il est 11 heures 53 (genre) et je dois déjà penser à partir. Alors je pars. A midi pile, le taxibus passe et comme on est trois à l'arrêt de bus (dont une dame un peu grosse) et que le chauffeur a mis sa grosse mallette sur le siège à côté de lui, et bah on est trois à l'arrière et c'est intime.
A 12 heures 05, nous voici à l'arrêt de tram et on attend jusqu'à 12 heures 10 qu'il arrive. A 12 heures 30, on est à la gare et le bus passe à 12 heures 35. De l'arrêt "Marcelin Berthelot", je vais jusqu'à La Tour. Je file en salle de pause, je lis, je pointe, je bosse. A 16 heures 15, c'est ma pause. A 18 heures, c'est la fin. Je cours limite jusqu'à la sortie pour ne pas louper la navette qui circule le soir pour éviter aux gens comme moi de longer l'autoroute dans la pelouse spongieuse. Une fois à l'arrêt de bus, j'hésite entre prendre le n°1 qui va vite mais qui me réserve une correspondance, ou bien le n°14 qui ne va pas vite mais est direct (mais qui fait tout le tour de la ville). Ca dépend des fois. En attendant l'arrivée d'un des deux, je lis (et des fois, j'ai du bol, y a de la place sur le banc de l'abris bus).
Vers 19 heures 20, quel que soit le bus que j'ai pris, je suis en général à la maison et le dîner (fumant) m'attend. On discute en dinant, je raconte les dernières du boulot et Maman me raconte les dernières de la maison et de la rue.
Après manger, on allume la télé et on regarde la météo et un truc à propos des plages du monde, sur Arte. Après, on regarde d'autres trucs jusqu'à ce qu'il soit environ 22 heures 30 et on monte se coucher, mais en vrai je téléphone à Couacman et je lis, et je ne me couche qu'après.

Le lendemain, on est déjà le lendemain et j'ai déjà un jour de moins à faire par rapport à la veille...

15 novembre 2007

le droit que je me donne

Alors voilà, aujourd'hui, constatant le nombre d'heures passées à dessiner et à colorier sur mon bureau, je me suis donné le droit d'acheter régulièrement de la musique pour être accompagnée en beauté et aussi pour m'encourager.
Avant, je m'achetais des livres mais là, j'en ai un certain nombre à lire pour les cours et ils ont l'air plutôt chiants - alors il ne faut pas que je m'éparpille niveau lecture. Mon plaisir de découverte sera donc pour une periode indéfinie (presque) exclusivement musical et puis voilà (et aussi cinématographique, allez !... Je peux bien me permettre ça ! Et puis chocolatique aussi. Sans compter les expos que je vais éplucher, bien sûr).

Pour commencer, aujourd'hui, je me suis acheté un album de Feist, que je connaîs mal (mais que j'apprécie déjà pleinement). Je crois que l'album dont j'ai fait l'acquisition est son premier - il s'appelle Let It Die. J'aime bien, il s'accorde bien avec l'humeur, l'état d'esprit du moment- j'avais envie d'un nouvel album (autre que Charlotte Gainsbourg, Frida Hyvonen et Shannon Wright) de calme chanteuse à belle voix : un album qui donne l'impression que la chanteuse est là, dans mon salon, avec sa guitare - pour me sentir moins seule dans ma besogne.

Cette décision d'acheter de la musique quand j'en ai vraiment une envie pressante me vient aussi de la découverte de la boutique Caroline, passage Saint-Honoré : un disquaire qui a beaucoup de choix, des prix raisonnables, pas un chat et de la bonne musique en accompagnement de mes recherches du cd idéal : que demande le peuple (mis-à-part un gouvernement, j'veux dire ;-)  ) ?

19 janvier 2008

une semaine

Première semaine d'école en janvier,

Pas trop de travail, mieux vaut rêver,
Gateaux, cadeaux, surprises en tous genres.
Pancakes/confiture à l'école,
(Ca donne envie de s'taper des heures de colle !).
Réaménagement du salon,
Cet appartement nous nous approprions.
De l'écriture, des histoires de petites vieilles courbées penchées pliées,
Y'a plus qu'à illustrer !
Au boulot ma chère fille, tralalapoumpoum !

(c'est déjà bientôt les vacances)

16 février 2008

Ce soir, il se trouve que j'ai dîné seule. Pour

Ce soir, il se trouve que j'ai dîné seule. Pour des raisons débiles, des fois, je m'auto-inquiète : comme j'avais la flemme de cuisiner, j'ai fait chauffer la bouilloire et dégainé la soupe en sachet. Une fois que j'ai été assise face à mon assiette, j'ai eu une envie irrépréssible de faire pipi, mais la flemme de me lever. Du coup, j'ai mangé ma soupe le plus vite possible et le résultat, c'est que je n'ai pas du tout profité de mon repas et en plus, j'ai la langue brulée au dixième degré (au moins).

Je n'arrive PAS à me mettre au boulot. C'est terrible, j'ai un sentiment de perte de temps énorme parce que bien sûr, je ne fais rien à la place, je me contente de me dire "ah lala, 'faudrait que j'bosse" en regardant par la fenêtre. Aujourd'hui, j'ai fait un dessin, ça ne va pas du tout. La vérité, c'est que pour bosser, j'ai besoin d'être encouragée, qu'on me montre qu'on croit en moi et mes profs ne sont pas dans cette optique, ils pensent qu'on doit travailler pour nous et uniquement pour nous, et que nous sommes les seuls capables de juger si notre travail est fini et abouti ou pas. Eux critiquent toujours, toujours. La règle, c'est que c'est à nous de décider à quel moment le travail est terminé, eux ne disent jamais (ou très très rarement) que c'est bon, ok, n'y touche plus. Je comprends leur logique mais c'est très difficile, moralement, j'ai un besoin de reconnaissance. Juste des critiques, ça me décourage... Pourtant, je suis assez fière de ce que je fais mais d'un point de vue exterieur, je n'arrive pas à savoir si ce que je fais est vraiment bien ou bof ou nul, même... Bref.

Hier soir, j'ai bu une bière avec ma copine suisse-italienne et son ami ; je me suis rendu compte que je m'y connais de mieux en mieux en bières, j'y prends goût, j'ai mes préférées et tout et tout.

Juste avant d'aller boire un verre avec eux, je suis allée boire un verre avec les gens de ma classe, ça m'a rappelé Rennes, tous ces verres à la suite avec des gens différents (je dis "tous ces verres" mais en vrai, je n'ai bu que deux bières en quatre heures et ensuite je suis rentrée me coucher).

En parlant des gens de ma classe : nous sommes dix dont deux filles qu'on ne voit jamais. C'est la première fois, depuis le bac, que j'ai une "vraie" classe : on passe toutes nos journées ensemble de tôt le matin à tard le soir. J'ai l'impression de déjà super bien connaître tout le monde. Je suis la troisième plus vieille (c'est la première fois que ça m'arrive, normalement, je suis toujours la plus jeune) et les autres me disent que je suis vieille alors que j'ai deux ans de plus qu'eux. On crée une sorte de petit clan qui est parfois très lourd à supporter mais parfois aussi très très sympa.

Je suis bien obligée d'avouer que c'est Couacdad qui fait mes devoirs de typographie. Pendant les vacances de Noël, j'ai évoqué en sa présence la mise-en-page que la prof nous demandait de faire et il s'est lancé immédiatement. Le temps de lui expliquer ce que je voulais à peu près comme résultat et il m'a rendu copie, parfaite et arrangée à sa sauce, avec un beau titre comme je ne l'avais même pas imaginé et tout et tout. La prof est ravie et moi aussi !
Après avoir avoué ça, je suis bien obligée d'avouer aussi que Couacman participe généreusement et avec le sourire à la confection des devoirs (débiles, les devoirs) que me donne à faire mon prof d'histoire de l'art...
Je suis une fille très bien organisée (et très bien entourée, ok).

Après ça, je peux bien avouer également la façon dont je pense avoir perdu le toutou du chat.
Eté 1995, nous préparons les valises pour partir en vacances à Castera-Verduzan... personne ne pense au chat, qui veut peut-être lui aussi emmener ses petites affaires ? Couacmama me dit que non, non et non, le chat n'a besoin de rien d'autre que ses gamelles et sa caisse pour passer les vacances dans le Gers. Vexée, je mets discretos dans mon sac le toutou en question.
Une fois sur place, je le sors pour le chat, mais je le cache vaguement pour ne pas que ce soit quelqu'un d'autre que lui qui tombe dessus.
Fin des vacances : oublié le toutou ! Sous le buffet de notre chambre je crois...
Est-ce un rêve, est-ce la réalité ?... Je ne saurai jamais mais je trouve ça si précis... Je garde de cette histoire un immense regret.

6 juin 2008

le saucisson, ça sent bon !

Si, comme moi, vous avez l'habitude de ranger consciencieusement votre saucisson au frigo : halte-là ! Couacman, qui est un homme d'expérience, m'a appris à le ranger sans son emballage plastique (si il vient du supermarché) dans un placard. Comme ça, il mûrit, il est rudement meilleur, plus goûteux et en plus, il embaume votre meuble...

5 juin 2008

en ce moment

Depuis lundi, ma vie est très "boulot boulot" et je me sens super heureuse. Je profite d'être seule à la maison (Couacman travaille beaucoup en ce moment) pour mettre de la musique très fort, remettre dix fois de suite le même cd...
C'est fou comme travailler me paraît beaucoup plus chouette et enthousiasmant maintenant, alors que j'ai tellement souffert depuis janvier de ne pas réussir à m'y mettre vraiment.
Je vois trois raisons à cela.
La première, c'est que je commence à accepter le fait que je ne suis pas capable de travailler des heures et des heures à la suite, mais que ce n'est pas grave. Si j'observe ma manière de faire, je vois que je suis plutôt du genre à faire un dessin, puis à avoir besoin de danser cinq minutes, puis je me remets au boulot, je mets de la couleur sur ce que j'ai dessiné avant de danser puis quand j'ai fini je vais regarder deux/trois blogs, puis je m'y remets, etc etc. Du coup, je n'ai pas l'impression de travailler vraiment et je culpabilise mais mine de rien, ça avance. Je constate aussi que je suis régulière et assez rapide, quand je m'y mets.
La deuxième raison, c'est que maintenant qu'on a fini les examens théoriques, on a plus que ça à penser, l'illu, la bd, et qu'est-ce-que ça soulage ! Ils sont chiants dans cette école, avec leurs dix tonnes de cours qui ne nous servent à rien, on se croirait au lycée ! Tenez, par exemple, on a un cours d'histoire de la musique. Mais moi je ne suis pas du tout musicienne et dans la vie, ce n'est pas de la musique que je veux faire. Je ne comprends pas, une fois qu'on sait ce qu'on veut faire dans la vie, qu'on soit encore obligé de se taper des trucs qui n'ont rien à voir. Et devoir apprendre par coeur comment est composée une sonate, et passer un examen à ce propos et pouvoir éventuellement redoubler si on a de mauvaises notes dans ces cours inutiles !!! Argh ! Je crois que c'est censé nous ouvrir l'esprit mais là où ça merde, c'est qu'on a tellement de cours de ce type qu'on n'a plus le temps de faire ce qu'on aime vraiment à côté de l'école. Moi j'ai l'impression qu'à partir du moment où on décide de faire des études d'art, on doit avoir envie de découvrir des choses par soi-même, et je trouve ça hyper chiant de devoir découvrir ce que l'école a décidé que j'allais devoir découvrir... Bref.
La troisième raison, c'est que depuis lundi, j'ai retrouvé deux fois mes copines de classe pour parler de l'avancée de nos boulots, et j'ai trouvé ça hyper motivant ! A chaque fois, je rentre à la maison hyper motivée. J'espère secrètement que nous prendrons encore ce type de rendez-vous l'année prochaine...

A part ça, Couacman a acheté le dernier Courrier International et il y a un long article anglais à propos de Britney Spears et ça fait plaisir de voir qu'on est plusieurs à la soutenir mentalement et à vouloir quelque chose de plus paisible pour elle.

Je ne vous ai pas dit mais mi-mai, nous sommes allés voir Camille en concert et nous étions plantés en bas de la scène, juste sous le micro. C'était su-per ! On a tout les deux pensé que c'était le meilleur concert qu'on avait vu jusqu'alors. C'était fascinant d'observer la construction de ces chansons, les instruments de musique qui en vrai sont des gens, la façon dont ces gens sont synchronisés et justes, la voix de Camille absolument hallucinante...

Sinon, je viens de lire Bas les voiles ! de Chahdortt Djavann, parce que je me pose pas mal de questions à ce propos en ce moment ; dans notre quartier, il y a beaucoup de femmes voilées, et pourtant, je n'ai jamais vu un quartier avec autant d'hommes au regard salace. Je me fais embêter à chaque fois que je sors de chez moi, par des hommes qui veulent me toucher et me disent que je suis belle (en me regardant les seins). Et à côté de ça, les trois-quarts des femmes sont voilées... vous comprenez ça vous ? Les femmes qui doivent se cacher et les hommes qui ne pensent pas avec leur tête...

15 mai 2008

complexe

Allez, je me lance, ce soir je vais vous parler de mon complexe, aïe.

Mon complexe, je ne l'ai compris que très récemment. Avant, je sentais bien qu'un truc clochait mais je ne savais pas quoi.
Une crainte lorsqu'on sortait les jeux de société à questions culturelles, une angoisse à me retrouver au beau milieu de conversations "sérieuses"...

Et puis cette année, grâce aux cours d'histoire de l'art, j'ai su. Le cours portait sur le fauvisme, et le prof, sachant que j'avais fait 8 ans d'études d'art auparavant (si on compte les années de lycée), m'a demandé, avant de commencer son cours, de dire tout ce que je savais sur le fauvisme. Et là, le grand blanc. Du fauvisme, j'ai des images, des sensations brûlantes, mais rien à dire qui fasse une introduction à un cours, pas de dates (juste une vague idée !), pas de noms (pas à froid en tout cas), RIEN.
Je me sens nulle, bête, ignarde. Je me dis que ce n'est pas normal (le fauvisme, on l'étudie tous les ans). Pourtant, ça m'intéresse. C'est sûr et certain. Alors, je ne comprends pas. Je ne comprends pas pourquoi je ne me souviens de rien, jamais.
Je connais des bribes de choses, choisies par mon cerveau je ne sais comment. Je suis nulle, mais NULLE au Trivial Pursuit ! Si vous saviez !

J'ai beaucoup réfléchi pour savoir, finalement, si c'était possible que je ne retienne vraiment rien et je me suis rendu compte que non, que je me souvenais de choses mais très particulières : celles qui me touchent fortement, qui m'intriguent, qui me choquent.
Je ne me souviens que de ce qui provoque chez moi une réaction forte, positive ou négative. Par exemple, en art, je ne peux parler que des artistes que j'adore ou de ceux que je détèste. Les autres, nada.
Je me souviens parfaitement de ce que me racontent les autres, de la façon dont ils se meuvent, de la façon dont ils se vêtent, de leur vie ; des endroits où je vais, des gens que j'ai vus passer. Je me souviens des conseils pratiques qu'on me donne, des choses concrètes qui peuvent servir tous les jours.
Par exemple, du CE1, j'ai retenu les conseils de mon institutrice pour nettoyer les feuilles d'une plante verte à l'aide d'un chiffon (elle nous avait même montré exemple sur la plante du fond de la classe).

Bon, j'espère pour vous que vous êtes moins torturés que moi ! ;-)

30 avril 2008

petits paquets de nouvelles

Hier, j'ai rencontré Sissi et Monsieur Météo, en vacances dans nos contrées, et je peux enfin répondre à la question que tout le monde se pose : dans un bar, si Sissi a le choix entre une chaise et un bout de banquette, et bien apparament elle choisit le bout de banquette (mais peut-être que ça dépend des fois). C'était un moment chouette et chaleureux, particulier. Je m'en suis réveillée complètement guillerette ce matin.

Aujourd'hui, j'ai passé un oral de philo. Le prof, las de l'école, m'avait donné rendez-vous dans un bar, et en vrai, on a discuté une heure et c'est moi qui lui aie posé des questions (c'était une technique Sioux pour éviter qu'il ne m'interroge et que je ne sache répondre). C'était sympa comme tout.

Dans l'animalerie de la rue de Flandre, il y a maintenant des lapins qui ressemblent à des poneys, et si vous ne me croyez pas, je les prendrai en photo.

Je me suis acheté des chaussons chinois et je les ai mis aujourd'hui malgré la pluie et le vent.

Je monte un grand mouvement de solidarité en faveur d'un garçon de ma classe dont tout le monde se moque parce qu'il porte de très jolies sandalettes (on dirait les miennes, alors je ne vais pas dire le contraire ! ;-) Il y a en particulier un gothique en rangers, qui s'est méchamment moqué de lui, alors que je suis sûre que ça schlingue grave dans ses pompes l'été, et qu'il a plein d'ampoules et qu'il crève horriblement de chaud. Ca m'énèrve n'èrve n'èrve, monsieur l'agent tillesse.

Pour consoler le garçon à sandalettes de tant de bassesse humaine, je l'ai invité à manger demain midi à la maison, et Couacman va lui faire un coktail pour le remonter.

Ce que j'apprécie dans le fait d'habiter au cinquième étage d'un immeuble, c'est qu'on est juste au-dessus de la cime des arbres et  des oiseaux qui volent.

L'autre jour, l'ascenseur s'est coincé et ne voulait plus s'arrêter de monter et descendre (alors que j'étais dedans), et il allait particulièrement vite, c'était assez effrayant. J'ai bien fait cinq ou six allers-retours comme ça entre le rez-de-chaussée et le cinquième étage, j'en ai profité pour tester la sonnette d'alarme et en gros, c'est de l'arnaque, ça fait juste un mini "tring tring" au premier étage, super. Je ne me suis pas trop affolée, j'ai téléphoné à Couacman (qui ne s'est pas affolé non plus puisque l'ascenseur a eu le temps de se débloquer avant qu'il ne débarque) et finalemnt, on s'est arrêté au rez-de-chaussée et j'ai monté les cinq étages à pied. Par contre, après, j'ai rêvé plusieurs nuits que j'étais coincée dans un ascenceur.

En parlant de rêves, l'autre nuit, j'ai rêvé que j'étais un mannequin en plastique des Galeries Farfouillettes, assise sur une estrade, avec une vache à côté de moi, très douce, chaude, sentant bon, et posant sa tête sur mes genoux pour que je lui caresse les oreilles. Vous croyez que ça veut dire quoi ?
Je crois qu'en vrai, si j'ai si bien senti la chaleur de cette vache contre mon flanc, ce devait être Couacman qui se serrait contre moi, ou alors je fais des rêves hypra réalistes. Depuis, j'adore les vaches et rêve de retourner chez les parents de Couacman pour leur faire des bisous entre les yeux.

En parlant de vaches, l'été dernier, Couacman avait cueilli des cerises sur un arbre situé au milieu de l'enclos des vaches chez ses parents, et l'une d'elles, curieuse, était venue voir ce qu'on faisait et avait mangé des cerises avec nous. A un moment, elle s'était avancée vers moi avec un peu trop d'aplomb et j'avais murmuré "pschit" en faisant un micro mouvement des phalangettes, et elle avait tourneboulé des yeux et s'était barrée en courant.

En parlant de faire pschit, hier, je marchais dans la rue et j'ai fait peur à un pigeon qui s'est envolé et s'est posé sur la route, et je ne veux pas être pessimiste mais je crois bien qu'il s'est fait écraser par une voiture. J'ai un peu culpabilisé...

Et sinon, ce soir, au cours de nu, le modèle (homme) a posé en slip, rose.

Publicité
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 30 > >>