Aujourd'hui, je me suis dit qu'une chose qui
Aujourd'hui, je me suis dit qu'une chose qui compte, finalement, pour moi, c'est de faire des plans. C'est d'avoir des trucs prévus, de remplir mon agenda (que je n'ai pas) - rectification : de remplir le calendrier de la cuisine, de dire pourquoi pas à ce qui se propose et à le caler dans les blancs. Si ça me dit.
Ca me rend légère d'avoir des voyages prévus, même pas tout de suite. Ca me rend légère de savoir que je vais voir des gens avec qui je me sens bien.
Il y a une espèce d'énergie qui bouillonne à l'intérieur de moi, qui ne demande qu'à sortir, mais que je ne sais pas encore sous quelle forme faire sortir.
Pour l'instant, ça se cantonne à du tri (aidée par les mails hebdomadaires de Flora Douville, j'ai viré la moitié de ma garde-robe (déjà pas bien épaisse), je mets tous les jours le même pull et quand il est au sale je suis trop dans la merde, il va falloir faire quelque chose...). Je ne veux presque plus mettre de noir, c'est Flora Douville qui a dit que ça ne mettait pas vraiment en valeur, j'ai bien regardé dans le miroir et j'ai trouvé qu'elle n'avait pas tort - ça me donne mauvaise mine.
Bon.
J'ai envie de couleurs, de gris parce que je me rends compte que j'aime beaucoup porter du gris.
J'ai envie de mettre les mains à la pâte, de tout virer, de tout recommencer mais en mieux, sauf ce qui est déjà très bien, bien sûr.
J'ai envie de partir d'ici avec le moins de bagages possible.
Comme je suis très très sentimentale, aussitôt je pense à tout ce qu'on laisse quand on part et mon coeur se serre jusqu'à l'essorage. Je ne me sens pas d'ici mais je ne sais pas si je suis encore d'ailleurs - ça fait huit ans que nous sommes à Bruxelles.
J'ai envie de partir comme on part en vacances.
Petit J., lui, est un vrai bruxellois pur jus - il ne jure que par les trams, les pavés, les chiens, les bus, les cars, les grues, les mégots et les horodateurs, alors je me dis merde. Mais il reviendra si ça lui dit, chacun sa vie et là c'est quand même la mienne que je vis.