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3 octobre 2016

Des fois j'aurais envie d'une ambiance "maison de

Des fois j'aurais envie d'une ambiance "maison de lotissement qui vient d'être construite", qui sentirait encore le neuf. Dedans, tous les murs seraient blancs, il n'y aurait pas beaucoup d'affaires, un grand canapé, une table basse, des coussins et un plaid bien plié sur l'accoudoir. Il y aurait une très grande télé sur un meuble fait exprès pour, et des lampes diffusant une lumière douce dans la pénombre du soir. Il ferait sombre mais avec les petites lumières. A la télé, il y aurait une émission, un divertissement, le genre qui donne l'impression d'être entouré même quand on est pas beaucoup et loin de tout. La cuisine serait parfaitement rangée, elle sentirait bon l'ancien repas préparé, mais pas une odeur forte, pas une odeur d'ail, ou d'oignon, ou de crêpes sucrées, plutôt une odeur de quiche ou de gâteau au yaourt. Ce serait une cuisine américaine. Sur la table basse du salon, il y aurait un ou deux magazines posés à feuilleter. Les volets seraient fermés et des rideaux gris ardoise seraient tirés devant les fenêtres. Les radiateurs chaufferaient et il ferait noir dehors.
A l'étage, il y aurait une chambre avec une couette moelleuse, une housse de couette graphique qui sentirait l'adoucissant, et une photo d'une vue de New-York tirée en grand, accrochée au mur. Dans la salle de bains, les murs et le sol seraient recouverts de carrelage noir, et il y aurait une douche italienne et des plantes vertes.
Dans le placard de la cuisine, il y aurait des biscuits au chocolat, des bouteilles de jus, plein de choses prêtes à être mangées mais uniquement des marques douées en marketing.

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1 août 2016

Comme on n'a plus trop de sous, on a décidé de

Comme on n'a plus trop de sous, on a décidé de cesser d'aller à la Biocoop pour acheter des fruits (délicieux 99% du temps mais qui coûtent la peau des fesses). Sauf qu'on a pris goût à manger des fruits qui ont du goût, donc on ne peut pas en acheter au supermarché, où ils sont toujours durs comme du bois. Du coup, on s'est dit que maintenant, on allait aller au marché. Ce matin, sous ma douche, je pensais à ça (au marché). Et je me disais : quelle arnaque ! Moi je croyais que l'intérêt du marché, c'était d'acheter directement les fruits et légumes au producteur. Mais non, là, ce sont d'autres gens que les producteurs qui vendent les fruits et légumes, et ils les ont eux-mêmes rachetés à un marché de gros à Lyon. Ca fait deux intermédiaires, alors ça, ça me laisse pantoise ! Et du coup, je me demande comment les prix peuvent autant défier toute concurrence, alors qu'il faut payer au moins trois personnes. Je suis très déçue...

Samedi soir, on était presque fins prêts pour partir manger ce barbecue chez nos copains d'A., le tian finissait sa cuisson lente, et c'est là que le Petit J., toujours plein d'allant et d'enthousiasme, a foncé dans le mur et s'est mis à hurler en pissant le sang du nez, nez qui s'est immédiatement mis à enfler de manière spectaculaire. Bref, j'appelle nos copains, je leur annonce le changement de programme, ils me proposent de nous emmener aux urgences, on leur dit qu'on a un bus pour y aller dans trente minutes et que ça va le faire. Sauf que non, le Petit continue d'hurler, on se dit "ça craint d'attendre chez nous alors qu'on va devoir attendre encore aux urgences après", alors on rappelle nos copains qui viennent nous chercher fissa et nous déposent aux urgences.
Enorme coup de bol, il n'y a personne aux urgences (jamais vu ça !), on passe directement, limite ils s'ennuyaient en nous attendant. Le nez est cassé mais il n'y a rien à faire car il a encore de l'os de bébé tout mou. On téléphone au 3237 pour savoir où est la pharmacie de garde, elle est à 15 km d'A.. Ah. Bon, et une autre, alors ? Oui oui, à 22 km. AH.

On rappelle nos copains d'A. qui nous emmènent à 15 km à la pharmacie de S-R-E-B (c'est le nom de la ville). Je les laisse dans la voiture et je vais seule à la pharmacie. Il n'y a personne dans les rues, il est 20h30 et il y a un orage qui se prépare, il fait tout noir alors que ce n'est pas encore la nuit. Une ambiance de fin du monde. Le pharmacien n'a allumé que quelques petites lumières et ça, ça me plaît. Il est lent comme un pharmacien, ce qui est rassurant. Il y a  d'autres personnes devant moi. J'écoute tout ce qui se dit.
Le premier monsieur a un bébé de quatre jours qui n'arrive pas à téter, alors il vient acheter des biberons et du lait en poudre. PAF. Le pauvre, la big loose. J'hésite à l'arrêter dans l'allée quand il repart, pour parler de tout ça avec lui parce que ça me parle ces histoires de bébé qui se laissent mourir de faim, mais j'ose pas à cause du secret professionnel.
La dame devant moi achète un antibiotique pour lutter contre son infection urinaire. Alors là, je vous arrête tout de suite : il y a une méthode à tester, d'abord, avant de se lancer limite automatiquement dans l'antibiotique, une méthode testée et approuvée par moi-même, proposée par J. l'adulte la dernière fois que j'ai eu ce problème. La voilà : d'abord, choisir un super bouquin dans l'étagère, voire plusieurs, puis s'asseoir sur les cabinets. Si possible avoir un/une aide, qui vous donne un mug rempli d'eau chaude bourrée de citron jusqu'à la moëlle. Boire. Une fois qu'on a fini, on redonne immédiatement le mug à l'aide qui re-prépare la même chose, et ainsi de suite jusqu'à disparition des symptômes (environ deux heures). Nickel !

A part ça, je ne sais pas si vous connaissez Joël Dicker mais sinon, vous êtes un sacré veinard... Je viens de lire La vérité sur l'affaire Harry Québert et Le livre des Baltimore, mazette ! Genre les bouquins de 500 pages impossibles à lâcher avce ambiance de folie, mystères terribles et personnages attachants... Parfait pour une infection urinaire !

Il fait toujours aussi beau et chaud mais je trouve que la lumière a changé, et mes cheveux ont recommencé à tomber, je pense donc que c'est le petit déclin avant l'automne.

30 juin 2016

A A., il fait beau et chaud, ou des fois pas très

A A., il fait beau et chaud, ou des fois pas très beau mais chaud quand même. Le matin, on ne se pose pas de questions, on met des sandalettes et une robe. On sort sans pull dans le sac. On ne doit pas oublier la gourde, la crème solaire et le bob. Je pensais que ça n'existait plus, je n'ai pas ressenti ce sentiment d'été depuis des années... Quand je lis qu'ailleurs il ne fait pas beau, ça me semble inimaginable. Pourtant les gens ici se plaignent aussi du mauvais temps, alors que nous on se trouve ultra bronzés et transpirants. Quand on a emménagé ici, je trouvais que c'était le sud, ce qui faisait rire les gens à qui je le disais qui eux se sentaient dans le nord. Mais ça y est, je me trouve aussi au nord maintenant, enfin au centre plutôt. Le sud me semble être plus au sud.

J. a gardé J. cet aprem', me permettant de filer chez ma copine d'à côté avec qui je m'entends super. Ses enfants faisaient la sieste, on a discuté une heure tout bas dans le salon jusqu'à ce que l'aîné descende l'escalier. Elle a une répartie qui me fait rire, mais rire ! On rit beaucoup, elle est très drôle.
On a eu une discussion qui m'a mise en joie, elle m'expliquait qu'elle avait récemment raté un concours pour suivre une formation qui lui tenait à coeur. Je lui réponds que merde... ah mais tu vas pouvoir repasser le concours l'an prochain ?! Non, elle me dit, c'est un concours qui ne se passe qu'une fois par vie. Je ne sais pas d'où ça m'est venu mais sans réfléchir et du tac au tac, je lui réponds que bah si, sous une fausse identité ?! Elle me regarde amusée et me répond "ah ouais !... Mais non en fait... Non. Mais merci pour le tuyau, hein ! On a eu un petit fou rire.

14 juin 2014

A l'occasion de la vie avec mon bébé, j'ai des

A l'occasion de la vie avec mon bébé, j'ai des souvenirs, des sensations enfouis qui me reviennent. Par exemple, tout à coup, je me suis souvenue combien le lit de mes parents était dix fois plus confortable que le mien : draps plus doux, plus d'espace, bonne odeur... contre draps rêches et froids qui sentent bêtement moi.

Et surtout, surtout : un souvenir hyper vieux, mais genre vraiment, vraiment hyper vieux : genre j'ai deux ans dedans : juste un souvenir de chez la copine de ma mère, Françoise, qui avait une fille à peine plus jeune que moi (mais que j'aimais beaucoup, c'était un bébé (alors que moi non bien sûr) et j'adorais les bébés). Dans la chambre de ce bébé, pour faire rideau, il y avait un morceau de tissu accroché au-dessus du vélux, et retenu dans le bas de la fenêtre par une barre. C'est dur à expliquer. Le tissu tombait bombé. Je trouvais ça magnifique.

3 juillet 2013

Pour cet enfant, nous hésitons entre quatre

Pour cet enfant, nous hésitons entre quatre prénoms. Il n'y en a pas un qu'on préfère, ni l'un ni l'autre, et il n'y en a pas un qu'on aime moins, l'un ou l'autre. Chacun a ses avantages et ses inconvénients.
Il y a celui qui est un mot splendide, qui est rare mais qui existe, qui sonne idéalement avec le nom de famille, mais qui fait un peu prout-prout.
Il y a celui qui a une dynamique qui nous plaît mais deux prononciations différentes, une très jolie et une très très moche.
Il y a celui qui est rare mais pas du tout étonnant, mais qui malheureusement désigne une chose qui se consomme (moi je n'y avais pas pensé mais J. a trébuché la-dessus).
Et enfin, il y a celui qui est vraiment joli mais plus classique, et qui est déjà porté par un membre d'une de nos familles (pas par quelqu'un de la famille proche-proche, plutôt par un cousin ou quelqu'un de ce genre, vous voyez ?). Bref, nous sommes perplexes. Grrr, j'ai envie de trouver ! J'ai découvert que Zébulon, c'était un vrai prénom homologué (mais il ne figure pas parmi nos quatre).

A chaque fois que je me penche en avant, je sens un ras de marée dans mon ventre. Je commence aussi à me prendre calmement quelques coups de pied (ou d'épaule, ou de fesse, ou de tête, ou de coude, ou de main, ou de genou ou de nez, en fait j'en sais rien - et tiens, ça me rappelle une fois, pendant la messe, au moment où tous les enfants étaient invités à rejoindre la sachristie pour éviter de se taper le sermon : on était là, tous assis sur un tapis dans une pièce qui sentait la bougie, avec des aubes pendues au mur de pierre, et donc la personne qui s'occupait de nous avait demandé comment on pouvait faire mal avec ses mains. Mais comme à mon habitude je n'écoutais rien parce que je préférais rêvasser en regardant les motifs du tapis, les aubes accrochées au mur et les apérités du mur, même. Mais je voulais quand même faire genre "je participe" et donc j'avais levé la main et dit "un coup de pied" (parce que j'avais entendu qu'on parlait de trucs violents), ce qui m'avait valu des regards effrayés d'autres enfants genre "cette fille est tellement débile qu'elle ne sait même pas qu'un coup de pied ça se donne avec le pied" et que certains s'étaient même laissé aller à manifester leur outrage "mais noooon, n'importe-quoooiii, c'est pas avec la maaaiiinn un coup de pieeeed !!!" (d'ailleurs, c'est ce qui m'avait permis de comprendre quel était le thème de la discussion)). Bref, le bébé, il me file des coups, par exemple l'autre matin, quand mon réveil a sonné mais que je m'étais dit "j'm'en fous, je le remets à plus tard", hop, juste le temps de régler le réveil à trente minutes après puis je me laisse retomber dans le sommeil et là, LA, le bébé me file des coups à ne plus savoir quoi en faire - non mais là je voulais dormir - sale gosse ! Du coup je me suis levée.

J'ai lu sur la page d'accueil de voila.fr qu'il n'allait pas faire beau de tout l'été et je vous avoue que ça m'a fichu un coup.

Mon bronzage de Lozère (léger mais quand même) est déjà intégralement parti. Les tâches de rousseur ? Elles aussi, parties pendant la nuit.

On n'arrête pas de faire du hâchis parmentier, c'est ma nouvelle passion. J'éprouve aussi pas mal d'amour pour le tian aubergine/tomate/courgette et pour les tomates à la mozarella. Et puis ça y est, je prends du poids à vue d'oeil.

J'ai regardé sur internet à quoi ressemblait un poivronnier et en fait, mon arbre, et ben c'est pas ça. En fait c'est un vrai clémentinier, qui sent le poivron, mais ça ne me dérange pas, chacun ses choix.

Je croyais, en vivant en Gelbique, passer au travers des histoires de diabète de grossesse vu que personne n'avait abordé le sujet jusque-là. Mais que nenni, ma petite séance de trois heures à jeun au laboratoire d'analyse,  avec boissson sucrée et prise de sang toutes les heures est programmée. En attendant, j'en profite pour manger du sucre tant que je peux encore, il ne faut pas que j'oublie de me faire un pain au choc' bien gras de chez Charli, faites m'y penser.

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23 octobre 2012

Dans le bus qui m'emmène à la piscine, le 27 je

Dans le bus qui m'emmène à la piscine, le 27 je crois, je pense à mon frère qui l'a pris aussi la fois où il était venu me chercher après mon cours, et j'essaie de regarder ce qu'il avait pû voir du paysage qui défile. Déjà, j'imagine qu'il s'y était assis à droite parce qu'après, il m'avait parlé d'un magasin de vaisselle qu'il avait repéré depuis le bus et qui est sur le trottoir de droite. Du coup, je m'assieds aussi à droite, et puis je me dis "ah oui mais zut, peut-être qu'il avait la tête tournée vers la gauche presque tout le trajet". Je me dis "Et ce jardin, est-ce-qu'il l'a vu ?". "Et la papeterie du parc Léopold, est-ce-qu'il l'a remarquée ?".

Quand j'étais petite, dans la voiture, j'imaginais qu'on allait chez moi adulte. Je me dédoublais. J'étais enfant dans la voiture et adulte dans une maison inconnue. J'imaginais que la moi-adulte avait filé un plan à la famille, qui disait "après le Champion, c'est la quatrième maison à gauche" et du coup, je comptais quatre maisons le coeur battant et j'essayais d'imaginer que dans la voiture, on pourrait ralentir et dire "c'est là !" en se redressant sur nos sièges et je découvrais la maison et souvent je la trouvais moche et je m'imaginais devant avec mari et enfants (au nombre de huit ou neuf, parce que j'aimais bien huit ou neuf prénoms (Martine, Colin, Caroline... je ne m'en souviens plus trop) et que je me disais que j'aurais besoin d'aide pour les taches ménagères). Et puis je recommençais "Dix maisons après le rond-point, sur la droite".

A la piscine, je peux maintenant nager la brasse coulée et le dos crawlé. Et le crawl sur le ventre ça commence à venir... Incroyable. Je sais nager. Je peux le dire ! Je sais nager.

Ce week-end, c'était mariage, le dernier de la saison. C'était super... Nous avons suivi un cours de danse bretonne, avec un prof du tonnerre de Zeus, on a dansé toute la soirée non-stop, on a viré les tables et la salle à manger s'est transformée en piste de danse. Il y avait une petite lumière, un groupe très sympathique qui jouait des airs bretons, et ce prof qui dansait avec nous en nous expliquant les pas, puis les musiciens qui accéléraient les mouvements de nos pieds en accélérant le rythme de la musique, et à la fin nous étions tous en nage. Nous sommes beaucoup à avoir dansé beaucoup. On a tous dansé ensemble, tout le monde a été le cavalier de tout le monde et à la fin je me sentais amie avec tout le monde, d'ailleurs c'était la première fois que je faisais la bise à tous les invités qui restaient en partant d'un mariage. J'étais triste que ça se finisse...

Aux Petits Riens, j'ai acheté des cassettes vidéo puisqu'on a encore un magnétoscope. C'était 25 centimes pièce. J'ai pris Le dîner de cons, Peter et Eliott le dragon, Mary Poppins, E.T. et Jurassic Park.

Là où je bosse alimentairement, on n'a pas le droit de prende de congés à Noël. Du coup, j'ai décidé de rester à Brubru, et je vais aller au restaurant avec une amie ! Ca va être zarbi mais chouette, je le sens ! Je vais en profiter pour inaugurer mes nouvelles chausures à talons.

Aujourd'hui j'ai acheté un chou blanc et des papates douces. J'ai cuisiné une compote de pommes que j'ai salée pour voir.

J'ai fini le devant de mon tricot. J'ai fait des erreurs sur la fin ce qui fait que j'ai dû apprendre à défaire le point mousse.

Notre plante a perdu sa dernière fleur, elle a commencé à avoir la gangrène de la deuxième tige du coup j'ai coupé tout de suite et ça n'a pas continué.

J'ai acheté le dernier Jérôme K. Jérôme Bloche qui vient de sortir et il est très bien !

J'ai vu Drive et je suis à mon tour tombée amoureuse de Ryan, qui m'a fait penser à Lucky Luke.

Ce week-end, suite au mariage, nous avions une voiture en notre possession. Du coup, dimanche, nous avons filé jusqu'au Cap Gris-Nez et au Cap Blanc-Nez, que c'était beau et bon et bien ! Il faisait très très brumeux et froid, j'avais un bonnet sur les oreilles, acheté cet été chez Decath' en même temps que mon maillot de bain et mes tongs. Nous avons longuement roulé sur des autoroutes, je crois que nous avions besoin de ce changement d'air. Nous ne disions rien, nous écoutions la radio, parfois on se regardait et on se disait qu'on était bien et c'était vraiment vrai. Sur une aire d'autoroute parce que j'avais envie de faire pipi, la vendeuse qui nous a vendu les chips goût bolognaise pour compléter notre pique-nique était hyper gentille. Tout était désert. C'était hors saison. Sur les plages, il y avait bien quelques gens qui se baladaient, mais alors vraiment pas beaucoup. Il y avait un vent à décorner les boeufs. C'était dépaysant comme la Bretagne. C'était comme si on avait fugué. Très spécial.

Un ami de Rennes m'a fait découvrir sur facebook cette chanson qui me fait un effet boeuf.

J'ai cessé de rêver de parkings.

Dans le métro, je me suis rebellée contre deux mecs qui se foutaient de la gueule d'un autre, ils ne cessaient pas de se moquer, se moquer. J'ai dit "vous me mettez super mal à l'aise là !". Ils m'ont regardée interloqués. J'ai répété plus fort "vous me mettez super mal à l'aise !" et ils ont cessé. Je ne sais pas qui d'eux ou de moi était le plus surpris.

Le noyau de cerise planté dans le rouleau de PQ n'a pas encore germé.

23 février 2012

Arne Vinzon

Coup de foudre du soir pour Couacman et moi (entendu sur France Inter) : Arne Vinzon. C'est génial...
Franchement, je vous le conseille, c'est bon pour le moral, c'est pas toujours spécialement joyeux mais quelle atmosphère !...
"Les otaries" est pour l'instant mon titre préféré.

Arne Vinzon c'est ici

Bonne nuitée !

7 janvier 2009

un petit billet vite fait

Oui, un petit billet vite fait. Vous allez bien ? Vous êtes en pleine indigestion de chocolats ? Nous, ça risque pas : on a le choix entre des chocolats pas bons, et des chocolats Léonidas que la patronne de Couacman a offert à chacun de ses employés. Ils ont de l'imagination, chez Léonidas : il y a dans la boite un petit descriptif des différents chocolats proposés. En gros, on a le choix entre : "chocolat au lait moulé en forme de crevette, fourré à la praline", ou bien "chocolat noir moulé en forme de crevette, fourré à la praline", ou bien "chocolat au lait moulé en forme de coquillage, fourré à la praline", ou bien "chocolat noir moulé en forme de coquillage, fourré à la praline", etc. Ah ça non, on peut pas dire qu'on s'est fait avoir ! ;-)

Couacman est malade, il tousse, crache ses poumons, c'est carrément l'horreur. Il est tout faiblard. Cet aprem', il était allongé dans le lit et je me suis mise à ranger notre étagère à vêtements. J'ai refait des belles piles de tee-shirts parce qu'elles étaient toute pêtées. Je lui posais les tee-shirts pliés dessus, en pile, et il ne devait pas bouger sous peine de les faire tomber. C'était tout silencieux et c'était bien.

De toute façon, je ne sais pas ce qui me prend mais je suis prise d'une frénésie ménage/rangement, depuis que je suis revenue à Bruxelles (ah, oui, j'vous ai pas dit mais j'suis revenue), c'est la folie de chez ouf. Aujourd'hui, j'ai lavé toute la vaisselle sale, j'ai nettoyé et détartré la bouilloire, j'ai rangé les piles de tee-shirts bien proprement, j'ai fait une machine à laver et rangé le linge de celle que j'ai faite hier. Et hier, j'ai nettoyé et rangé un placard de la cuisine, et j'ai nettoyé toutes les portes de placard (de la cuisine, toujours). C'est dingue, non ? Vous croyez que je vais bien ?

Et tiens, là, d'ailleurs, j'étais en train de ranger mon bureau et je crois que je vais y retourner.
Peut-être que c'est parce que la grande roue est en plein démontage, et que ça m'inspire.

Et je profite d'écrire ici pour vous dire que si vous voulez connaitre la suite des aventures d'Henry, elle est publiée chez Milky !

Et merci pour vos chouettes mots d'anniversaire.

21 juin 2007

tag de juin, été qui s'annonce bien

Je profite du tag de Livette (La Suissette) pour reprendre contact avec vous, depuis un fauteuil blanc tâché près d'une fenêtre ouverte, à Paris.
Je me rends compte de deux choses : mes études, bien que très prenantes et assez angoissantes (à mon avis en tout cas), me laissent beaucoup de temps pour rêver, écrire, être présente ici, sur ce blog ; et j'ai de la chance ! Et la deuxième chose : en faisant ce stage dans une librairie, je me rends compte combien il est crevant de bosser régulièrement, de se lever tôt tous les matins, de rentrer tard le soir, de ne pas décider de son emploi du temps.
Aujourd'hui je commence à 14 heures, j'ai quand même du bol. D'habitude, j'en profite pour aller au cinéma mais aujourd'hui... bof... J'ai plutôt envie de faire des petites mises à jour par ici.
Et je me rends compte en écrivant que j'ai retrouvé ma timidité de mes débuts bloguesques ! (c'est-à-dire que là, je me dis "merde, c'est intéressant ce que j'écris là ?!...")

Mais revenons à nos moutons : the Tag, my dear.

1- Mes deux soeurs et ma Maman lisent régulièrement ce blog et laissent régulièrement des commentaires : saurez-vous les reconnaître ?...

2- Je suis très angoissée, tout le temps, mais en ce moment en particulier : d'abord, j'avoue que tous les ans à la fin de l'année scolaire, je suis nostalgique, triste de quitter des gens avec qui j'ai travaillé, et ce depuis toujours je crois bien. Mais depuis le bac, c'est particulier parce que j'ai la bougeotte et je passe mes mois de juin à me demander si je ne devrais pas changer de ville, de voie ; mais en même temps, je suis toujours retenue là où je suis par tout un tas de gens et de choses. J'ai envie de changements mais j'ai peur de regretter. J'ai peur de l'avenir et de savoir ce que je vais devenir. J'arrête pas de me poser des questions.

3- Je suis super musclée du pouce droit depuis que j'ai fait du tennis et que je me cramponnais à ma raquette. C'est super impressionnant (enfin, moi je trouve).

4- Un jour, alors que je n'avais plus qu'une boîte de sauce bolognaise dans mon placard, je l'ai fait chauffer à la poêle et je l'ai mangée, comme ça, accompagnée d'une tranche de brioche qu'il me restait, en guise de déjeuner (et après, j'avais eu le cafard).

5- J'ai de l'eczema et je passe mon temps à me gratter (et ça fait "gratte gratte", ça aussi c'est impressionnant dis-donc !). Un jour, mon père m'a proposé, en riant, d'utiliser une rape pour plus d'éfficacité. Je ne l'ai pas fait mais j'avoue avoir rêvé à cette idée.

6- Plus ça va, moins je supporte le bruit. Comme je suis assez lunatique, un motard qui passe près de moi au mauvais moment peut me mettre de mauvaise humeur pour un jour entier.

7- Les sandalettes que je porte aux pieds depuis avant-hier (enfin je ne crève plus de chaud !...) sont en vrai des sandalettes pour homme mais ça ne se voit pas du tout !

Ouf, voilà !... Et bien si ce n'est pas déjà fait, je tag Mam'zelle K et puis aussi Tirui et Art Truck. Héhé...

10 juin 2007

jamais tranquille !

Un petit message de Manéglise, chez les parents de Couacman qui sont en vacances en Pologne (Eh Pouic Pouic, hier, ils étaient à Torùn ! :-) ). Nous avons profité de la plage d'Etretat (et aussi de celle des Tilleuls, très belle !), du jardin, du frigo, du bureau de vote à isoloirs à rideaux accrochés avec de la ficelle à poulet, des falaises, du super soleil et de la grande chaleur. Mais demain, nous revenons au Havre et j'ai dix tonnes de trucs à faire avant de m'envoler pour Paris (on dirait que j'ai un jet privé là ? :-) ) où m'attendent ma soeur et son amoureux et... un stage éreintant, du genre "librairie ouverte 6 jours sur 7 de 10h à 21h"... Allez, ça va durer deux semaines et après je serai tranquille peinard un mois !

9 juin 2007

des nouvelles fraîches

Mesdames messieurs, je suis en grandes... VACANCES !!! Héhé...
Comme tous les matins, je me suis réveillée en me demandant ce qu'il fallait que je fasse de super important, et là, le rêve, presque rien ! J'ai des trucs à faire, certes, mais rien de grave, urgent, angoissant... On va aller acheter des pots de fleurs, tiens.

27 avril 2023

troisième jour, ça commence à ressembler à une demie semaine !

Le bonheur du jour. Peut-être petit-déjeuner au soleil, sans aucune contrainte puisque le jeudi, Jérôme est en congé parental et que c'est lui qui emmène Joachim à l'école. Alors pendant qu'il préparait le porridge et mettait le couvert, je lui ai lu cet édifiant article de M (le magazine du Monde) envoyé par ma mère, à propos de Laurent Wauquiez. Bon, tout ce que l'article racontait ne rendait vraiment pas du tout heureux. Mais prendre le temps de lire ensemble un article de bon matin au soleil, ça, c'était bien cool. Je me demande quand même comment ça se fait qu'on se retrouve avec à notre tête autant de types qui se comportent comme des caricatures de sales gosses capricieux et tyraniques, qui en fait s'en fichent complètement de l'ambiance du monde et de ce qu'on peut faire pour la rendre meilleure.

Contre l'insomnie, je vous conseille l'ouverture de fenêtre, parce qu'on dort mieux avec un courant d'air frais dans la figure. Et le remisage des problèmes au lendemain, parce que les hormones de la nuit font tout voir en noir, alors autant se concentrer plutôt sur le tee-shirt qu'on aura envie de mettre le lendemain (en plus, ça fait gagner du temps au réveil, on sait déjà comment s'habiller). Bonne nuit !

25 avril 2023

allez !

Ca m'étonnerait que je m'y tienne tout à fait (han mais non, ne pars pas battue !) mais j'ai envie d'essayer d'écrire un bonheur vécu chaque jour, chaque soir.
Je me souviens très bien à quel point ça teinte la vie de passer son temps à se dire "tiens, ça pourrait être ça mon bonheur du jour !?" : on les remarque plus, on note qu'on est heureux.

Je commence.

Plusieurs bonheurs aujourd'hui. Avoir l'idée de mettre la marinière rayée rouge et blanc que je ne mets jamais mais que je trouve éléctrisante.
Prendre sur moi pour aller voir les médiathécaires pour leur expliquer un truc inexplicable (j'ai dû rééexpliquer plusieurs fois d'ailleurs)(à savoir : j'ai emprunté un livre-cd, et à l'emplacement du cd, 2 cd étaient rangés, dont un qui allait avec un autre livre-cd que d'autres gens avaient rangé par mégarde dedans (et qui n'appartenait pas à la médiathèque). J'ai rendu un livre-cd ce matin en arrivant mais j'ai omis de dire qu'il y avait un cd perdu dedans, en plus. Sauf que comme il appartenait à une autre médiathèque du réseau (le livre-cd que je rendais (j'avais rangé le cd perdu dans un autre livre-cd que celui dans lequel je l'avais trouvé au départ)), il fallait y récupérer le cd avant de le renvoyer dans sa vraie médiathèque, parce que le cd perdu avait été perdu dans un livre-cd que j'avais emprunté dans la même médiathèque qu'aujourd'hui, donc il ne fallait pas envoyer le cd dans l'autre médiathèque du réseau (j'avais changé le cd perdu de livre-cd, il n'était plus dans le même livre-cd que celui dans lequel je l'avais trouvé au départ) - avouez que vous n'avez rien compris ?).
Bref, pendant que je furetais à la médiathèque, je me dis "merde, en rendant mes livres, j'ai oublié de leur signaler le cd perdu !". Et puis j'ai pris sur moi parce que j'aimerais bien qu'un autre usager m'aide à retrouver mon cd si je l'avais perdu. Et bref, ce qui m'a rendu heureuse, c'était de voir trois bibliothécaires prendre mon affaire tout à fait au sérieux et se mettre à chercher dans tous les sens pour le retrouver et pouvoir le mettre de côté.
Bon, c'est un bonheur indigeste à lire. Un bonheur à vivre mais pas à lire. Le vrai bonheur, ce sera d'avoir fini de lire ce billet !
J'ai également cuisiné des madeleines aux noisettes tellement bonnes et bien gonflées ! J'étais fière et bien nourrie.
Et puis en plus, j'ai super bien bossé et j'ai trouvé une idée pour mon image, une idée que je ne cherchais même pas et qui est venue à moi toute seule. Le bonheur !

J'espère que vous êtes heureux et je vous embrasse !

18 janvier 2020

ensuite

Je ne sais même pas quels mots employer pour dire à quel point j'adore cette chanson, et à quel point elle me bouleverse.
Je l'ai écoutée en boucle l'été dernier et j'ai pris le message pour moi, "derrière les nuages il y a toujours le ciel bleu azur qui lui, vient toujours en ami te rappeler tout bas, que la joie est toujours à deux pas. Prends patience, mon ami prends patience, vers un nouveau rivage ton coeur est emporté et l'ancien territoire t'éclaire de ses phares".
Je sais que l'ami du clip, qui offre la fleur à la chanteuse, est son amoureux, et du coup je me figure que tous les autres figurants sont ses amis. Le mec qui chante avec elle a l'air si gentil.
Je trouve cette vidéo tellement consolante, j'adore la joie qui s'en dégage et à la fin c'est systématique, je frissonne. C'est comme une grande fête à laquelle on serait conviés.

Oui, derrière les nuages il y a toujours le ciel bleu azur qui vient rappeler tout bas que la joie est toujours à deux pas. Le cadeau de l'épreuve, c'est que la joie qui arrive après est éclatante. Je ne sais pas si c'est le contraste. Non. Le cadeau, c'est que cette légèreté vient toute seule, sans qu'on la cherche. Juste après, plus rien ne semble grave. Après l'épreuve, tu as envie de sourire aux gens, de les serrer dans tes bras, de rire.
L'arbre coupé se remet à pousser.
J'ai eu la chance d'être tellement bien accompagnée dans l'épreuve de ce dernier été. Je mesure la chance que ça  a été. La gratitude a pris le dessus sur la colère, sur la tristesse. Je suis sûre que ça a fait toute la différence. Et aujourd'hui, tous ces accompagnants, sage-femmes, psychologue, membres d'associations, amis, aimés, continuent de faire des apparitions dans nos vies, entretenant la gratitude, qui est peut-être le sentiment le plus intense, le plus fort, et celui que je préfère éprouver.

La vie reprend, la joie revient.
Je pense qu'il y aura pour toujours la culpabilité, et assurément la déception et la tristesse de ne pas en savoir plus sur notre minuscule A.. Il y aura toujours cette sensation d'avoir trahi la confiance qui m'unissait à elle, protégée dans mon ventre. Elle, elle m'a redonné la vie, remise au coeur de ma vie, recentrée, réveillée (je m'endormais un peu, il se trouve). Ma gratitude lui est aussi destinée.

10 août 2019

Je crois que c'était pendant les vacances de

Je crois que c'était pendant les vacances de Pâques, avant tout ça.
J. était à Paris ou au boulot, et moi je restais à la maison avec J..
J'étais super fatiguée, du genre à m'endormir dès que je m'asseyais. J'avais des nausées terribles, provoquées par l'idée des poireaux, des oignons et du vinaigre, du porridge et du lard. Et je passais mes journées à penser à des poireaux, des oignons, du vinaigre, du porridge ou du lard.
Je lisais un livre de Ken Follett dans les bras de mon fauteuil de salon, j'étais tellement prise par ma lecture que j'étais au Moyen-Âge et je redoutais de me faire attaquer par cet atroce type dont j'ai oublié le nom mais qui n'avait qu'une idée, piller, tuer, violer, se venger.
J. s'était déjà pris de passion pour les restaurants et installait sur notre porte d'entrée son menu. De la quiche aux lardons, du porridge, ce genre de choses...
Il fabriquait mille fiches "plat du jour" avec les prix, à accrocher dans le restaurant avant chaque repas.
Je lui donnais un classeur et des pochettes transparentes pour ranger ses fiches, ce qui l'occupait à peu près 3 heures.
Et moi je lisais, par moments il me coupait et on discutait cuisine, restaurant. On a fait ça plusieurs jours, tous les deux bien sereins.
J'avais envie de vomir, mais j'étais bien, là, entre mon livre, mon fils, mon fauteuil et mon ventre.

16 mai 2020

Je ne comprends pas l'intérêt des artichauts. Le

Je ne comprends pas l'intérêt des artichauts. Le fond, c'est bon, mais les feuilles, ça me rend folle, je ne trouve rien à manger, je finis le repas énervée.

Je regardais par la fenêtre, en fin d'après-midi, toutes les voitures qui re-roulaient sur la route, pas mal. Ca faisait comme un manège. Et ça m'a fait un flash : conduire sa voiture sur la route en suivant les panneaux, c'est comme grimper dans une voiture de Formule 1 de la fête foraine, le même plaisir. Comme quand ils étaient enfants, les automobilistes pénètrent leur véhicule, se sentent maîtres à bord, suivent la route, un parcours tracé exprès, profitent du paysage, se suivent les uns et les autres, ressentent dans leur corps les petites montées des dos d'âne, les petites descentes des gendarmes couchés, attendent le feu vert avec excitation, écoutent de la musique bruyante avec grand plaisir, participent, finalement, à une grande danse, une grande chorégraphie à laquelle il ne manque que le pompon. Du coup je me suis demandé si ils allaient quelque part ou si c'était juste le plaisir de la conduite.

Notre petit potager nous fournit des fraises en veux-tu en voilà, et cette semaine on a carrément des cerises, mûres à point, bien juteuses ! On a aussi eu nos premières courgettes d'amap, déjà ! On a mangé ce soir notre premier plat aux courgettes de 2020, une soupe avec aussi des pois cassés, du thym, du chèvre frais. J'adore les changements de saison niveau fruits et légumes, quand on sent qu'on passe de l'une à l'autre, qu'on a encore quelques trucs de l'une mais de plus en plus de l'autre.

On a acheté des pièges à mites textiles, ça les a rendu dingues d'euphorie, on les a vues sortir de nos manteaux et voler dans tous les sens, on s'est mis à taper des mains comme des applaudissements, J. était aux WC et a demandé "vous faites quoi ?" alors on lui a expliqué et il a dit "attendez-moi, je veux vous voir !". Et quinze minutes plus tard, on en avait déjà capturé une petite vingtaine en tout (sur nos deux pièges). Il était temps. je me demande d'où elles sortent, vu qu'on n'achète absolument jamais de vêtements, ni neufs ni d'occasion.

Nous nous sommes mis au chocolat à 72% de cacao, qu'est-ce-que c'est bon ! Les scones au comté aussi, qui ont le goût de Monaco. Et la salade de pommes de terre sauce gribiche est en train de devenir un classique printemps/été 2020.

J'espère que vous allez bien ! Bon dimanche !

14 mai 2020

Toutes les chansons beaucoup entendues avant mon


Toutes les chansons beaucoup entendues avant mon départ de chez mes parents me rappellent mon père. On passait pas mal de temps en voiture, pas par obligation, on allait à l'école à pieds (ou en bus, selon les époques), mais par plaisir. On allait à la mer en empruntant le chemin le plus long possible, on traversait Paris le samedi après-midi, on roulait à travers la forêt de Saint-Germain pour aller à Saint-Germain, on revenait de la gare par un chemin long (vachement plus joli que le périph'), on roulait à travers les champs de tournesol pour visiter je pense. On adorait ça. On écoutait la radio.

Alors aujourd'hui, si j'entends Week-end à Rome, je repense à un printemps à travers la forêt de Saint-Germain, en sandales neuves (pas sandalettes, c'est plus fermé les sandales), fenêtres ouvertes, en longeant le golf, après avoir passé une particulièrement bonne matinée d'école (je garde de super souvenirs de l'école le samedi matin).
Si j'entends Like a virgin, je pense au top 50, au générique du top 50, au piaf qui jouait du piano juste avant (?).
Si j'entends Alizée je pense à Charly et Lulu le samedi matin en robe de chambre avec mes soeurs.
Si j'entends Hélène Ségara, je me dis "qu'est-ce-qu'elle est belle" en pensant à Jean-Pierre Foucauld.
Si j'entends Julien Clerc, je pense à l'ophtalmo des Mureaux.
Si j'entends MC Solaar, je pense à Cergy-Pontoise ou à la Défense.
Quand j'entends la Lambada, je me rappelle très très bien à quel point cette chanson me bouleversait quand j'avais trois ans, je me rappelle très bien à quel point je sentais comme tout était parfait, comme il fallait que rien ne bouge, comme j'étais petite et comme le monde était vaste, j'avais tellement conscience de ça en entendant la Lambada, comme si je savais que justement, l'instant était grave parce que parfait, mais juste un instant.
Si j'entends Marcia Baila, je pense au Gers, à la chaleur du soir dans le jardin, aux p'tits dej' en écoutant des blagues à la radio et à une journée dans je ne sais absolument plus quelle ville, Marcia Baila était passée à la radio et ça s'accordait tellement bien à la météo, aux vacances, à une ambiance festive, une ambiance de légèreté et de gravité totale à la fois.

Quand on perd un parent, on perd un témoin de tout ce qui a été. Et la musique nous ramène tellement à tel ou tel moment. Alors quand au milieu de Maman les P'tits Bateaux passe une chanson de cette époque, j'en tombe de ma chaise.

13 mai 2020

Finalement, on peut se demander si ce ne serait

Finalement, on peut se demander si ce ne serait pas les saisons qui se calqueraient sur le rythme des humains plutôt que l'inverse.
Le 16 mars : "merde, les mecs, on dirait que c'est déjà les grandes vacances ? Mais qu'est-ce-qu'on a foutu !? Allez, hop, soleil soleil ! Feuilles vertes ! Fleurs partout !".
Le 11 mai :"déjà la rentrée ?! Ah ben oui, deux mois de grandes vacances, y a une logique ! Vite, la pluie ! Le froid ! Les panais et les poireaux, allez hop, on s'active ! On est en retard sur les fraises, là, on donne tout, ça va bientôt être le tour des poires !".

30 avril 2020

confinement je me réjouis

Aujourd'hui, ça m'a semblé plus simple que d'habitude d'être confinée, parce qu'il pleuvait à verse. C'est agréable, la pluie, quand on n'est pas dessous. J'aime bien ne pas allumer toutes les lumières, juste une toute petite pas loin de moi, être bien éclairée. Dessiner dans cette petite lumière chaude. Je regarde beaucoup par la fenêtre, dehors il fait tout sombre, et je me sens comme dans une grotte accueillante, là, à mon bureau. Si je regarde plutôt vers l'intérieur,vers le reste de la chambre, il fait presque noir. Alors je me sens vraiment comme dans une bulle rassurante, là, sur ma chaise, devant mon dessin. Si en plus j'écoute la radio, que ma tête peut s'évader vers ailleurs, une discussion enrichissante sur un sujet intéressant, une émission qui parle de culture, si mon corps peut être dans l'agréable de mon travail sur ma petite table et mon cerveau à Paris dans une expo, ou dans un livre qui fait réfléchir, alors j'ai tout gagné. Si au loin, de l'autre côté de l'appart', j'entends J & J discuter, jouer, bricoler, que je les entends rire, ou bien si ils ont cuisiné et que je sens l'odeur du chocolat, alors je suis la plus heureuse de la Terre. Si mon bébé tape un peu des pieds dans mon estomac, comme pour me saluer, alors je ne vois pas ce que je peux demander de plus.

21 avril 2020

confinement, lentement

Je ferais bien des puzzles mais on en a un seul (de plus de 10 pièces, je veux dire), qu'on connaît par coeur...Mais aujourd'hui, on a trouvé une alternative contentante. On a trouvé un beau grand coloriage (dans l'enveloppe en papier du Youpi de Jojo, reçu ce midi), et colorier, ça fait un effet légèrement similaire au fait de trouver la place des pièces de puzzle. On écoutait Radio Pomme d'Api en même temps, on parlait un peu (couleurs utilisées, feutres trop secs, musiques entendues), on rêvassait pas mal. Nickel. Après, on a poursuivi le rangement de sa chambre, on a dédié un morceau d'étagère aux constructions en Lego trop précieuses pour être démontées.

Demain, J. va travailler à Lyon et je ressens un très léger fond de panique à passer une journée sans lui, comme si je n'allais plus savoir faire. J'ai déjà réfléchi au fait que le midi, ça allait être pâtes au comté, et que peut-être on pourrait aller marcher et faire de la trottinette dans le quartier. Je me sens comme une maman qui vient d'accoucher et qui va passer sa première journée seule avec son bébé (sauf que mon bébé a six ans, ok).

Je suis allée marcher une demie heure ce matin, notre quartier direct est très chouette, mais dès qu'on s'éloigne de deux rues, il est franchement inintéressant... Il va falloir trouver un lieu génial où aller marcher en rond, un endroit avec des arbres, des fleurs et des insectes. Il y a ça mais à légèrement plus d'un kilomètre... Le masque donne chaud et donne aussi une drôle de sensation. Bof...

14 avril 2020

J'ai eu envie d'écouter ça ce soir, à la fin du



J'ai eu envie d'écouter ça ce soir, à la fin du dîner, pendant la pomme et le chocolat. Super fort, dans le fond de soleil de la journée. Je trouve ça tellement serein même si c'est aussi vachement triste.

Le salon est en bordel mais pour une fois c'est positif. Ce ne sont que des projets en cours, des semis qui poussent, du matériel de couture, des magazines pour enfants ouverts aux pages bricolage et expérience (et des bricolages et expériences en cours), des livres.

J'ai entrepris d'hydrater la peau de mon fauteuil. Depuis 14 ans qu'il est mien, je ne l'avais jamais fait... J'avais commencé, une fois, mais c'était trop bizarre de mettre de l'huile sur le fauteuil alors j'avais cessé au bout de 10 cm carrés.
En février, on a organisé une fête et le père de C. est venu vu qu'il était en visite chez son fils. Et il m'a dit que mon fauteuil était très beau (wahou, croyez-moi, c'est pas tous les 4 matins qu'on me complimente pour mon fauteuil !) mais qu'il fallait que je l'hydrate. On a eu toute une discussion sur le cuir, les huiles pour selles de chevaux et le tissu écossais pour boucher les percements.
Mais on est confinés et je n'ai aucune huile pour selle de cheval chez moi. Alors je suis allée traîner sur des forums d'équitation (hallucinant ce confinement) et j'ai appris que bof, huile de pied de boeuf (what ?!) ou huile de tournesol, c'était kif-kif, surtout si on achète son huile de pied de boeuf chez Decathlon vu que la composition c'est en majorité de l'huile de tournesol même si c'est écrit sur la bouteille que c'est de l'huile de pied de boeuf (ben comment ça, Decathlon ?). Alors bon, comme j'avais de l'huile de tournesol dans ma cuisine (coup de bol parce que d'habitude, on prend toujours de l'huile d'arachide), j'ai décidé de me lancer. Pourquoi ce soir ? Parce que je me suis réveillée en sursaut la nuit dernière, j'étais en train de cauchemarder que mon fauteuil était encore plus abîmé qu'il ne l'est dans la réalité. Comme je me suis réveillée en sursaut, j'avais le coeur qui battait la chamade, donc bien sûr impossible de me rendormir, ce qui a donné suite à toutes sortes de pensées noires plus folles les unes que les autres, jusqu'au stress d'avoir tué mon bébé (qui, elle, dormait du sommeil du Juste) en mangeant après le dîner une tartine de fromage de chèvre frais dont la boîte était ouverte depuis cinq jours (beaucoup trop longtemps, quand on a peur de tuer son bébé).
Bref, pour m'assurer une nuit prochaine de tranquillité absolue, il fallait que j'hydrate mon fauteuil.
Alors ce soir je m'y suis mise... Pauv'bête ! Il avait si soif ! Ça m'a rappelé quand je m'hydrate la peau de la figure après m'être lavé les cheveux en mille fois pire, vu que j'appliquais l'huile, et ça buvait absolument directement. Je me suis concentrée juste sur un petit bout (un tout petit bout), j'y ai passé 50 minutes, j'ai usé 10 cm de la bouteille d'huile, et je pense que je pourrai tout recommencer demain... Il n'est même pas gras quand on le caresse. Avantage : tout ça m'a hydraté aussi la peau des mains. Inconvénient : j'en ai pour des soirs et des soirs de caressage de fauteuil à l'huile...

12 avril 2020

confinement de cent ans

Tout au début, ma sage-femme m'avait dit qu'elle avait lu qu'on allait s'habituer à notre nouvel état de confinés. Ça me semblait un peu dingue...
Mais elle avait raison, je suis complètement habituée. A dire vrai, je me demande comment on fera pour revivre comme avant un jour, si il fallait un jour revivre comme avant. Il y a plein de choses (de gens !) que ce serait super de retrouver, évidemment, mais ce serait un peu comme se relever après avoir été assise à genoux hyper longtemps, l'impression que les genoux ne peuvent plus se déplier, qu'on ne va pas tenir debout, que les articulations sont bloquées dans cette position.

L'échographie de deuxième trimestre a débloqué quelque chose en moi, je me sens tellement plus détendue, je dors tellement mieux, incroyable. Je n'avais pas mesuré à quel point j'étais inquiète.
Je suis super heureuse de nos projets couture à J. et moi, j'y pense beaucoup, j'ai envie de fabriquer mille trucs. Il m'a contaminée de son enthousiasme. Petit fruit de mes entrailles, sois béni.

Je crois que j'étais très fatiguée et que ce temps à trois, c'est du ressourcement (malgré toute la nouvelle fatigue que cela implique). C'est vraiment une parenthèse, un temps suspendu en-dehors du temps, un truc qui semblera irréel après coup, qu'on se demandera si il a  vraiment eu lieu ou si on a dormi et rêvé. Et tout cela sera lié à cette grossesse, à cette enfant. Pour Joachim, mes souvenirs de grossesse sont liés à Bruxelles, au magasin où je bossais, à notre quartier, à nos vacances en Lozère. Pour elle, il y aura du séjour à Paris, du Noël en famille, du dessin à mon bureau, de l'attente à la sortie de l'école, et une très grosse bouchée de confinement au chocolat et à l'orange. Un gros bout de couture au soleil dans le salon (d'ailleurs, elle remue au son de la machine à coudre). Une grosse part de nous trois, là, coincés dans cet appartement. Je me demande quelle petite personne ça va faire, quelle petite personne va venir s'installer là, avec nous, au milieu de tout ça.

26 avril 2023

Deux soirs de suite !?!Salut Fanny et Marie,

Deux soirs de suite !?!
Salut Fanny et Marie, j'espère que vous allez bien ! Et si vous n'êtes ni Fanny, ni Marie, j'espère que vous allez bien aussi, je suis assez pour qu'un max de gens aillent bien.

Ma journée a commencé trop tôt, j'ai fait une insomnie de fin de nuit. Mais j'étais super contente parce qu'hier soir, après avoir écrit ici, je me suis remise au boulot (incroyable !), j'ai fini mon dernier crayonné, et j'en suis très satisfaite alors que j'avais gardé l'image qui m'inspirait le moins pour la fin (exactement le contraire d'à table où je garde la patate sautée la plus molle d'un côté et méga croustillante de l'autre pour la fin, la bouchée avec à la fois du biscuit et à la fois une méga pépite de chocolat, bref, le meilleur quoi). Et donc, aujourd'ui, à ne pas dormir dans mon lit, j'ai pensé que j'allais profiter de ce mercredi pour scanner ce crayonné et l'envoyer à mes éditrices et qu'en plus j'allais faire un heureux car Joachim adore me regarder scanner et lire les mails que j'envoie à mes éditrices par-dessus mon épaule. Et c'est toujours bon de faire plaisir à Joachim. Et de fait, il était ravi, et on a passé un bon moment, il a rigolé de tout son coeur quand j'ai fait une faute de frappe dans mon mail et que j'ai écrit "palteau" à la place de "plateau".

J'aurais pu citer aussi la sieste de Brune, et le café que j'ai bu en ne faisant rien et en ne parlant à personne pendant ce temps. Ou l'aller-retour en tramway avec la médiathèque au milieu, avec eux deux. Ils étaient tous les deux paisibles, on était bien.

6 avril 2020

Je reprends du courage en reprenant une nouvelle

Je reprends du courage en reprenant une nouvelle semaine. Dans l'idée, je préfère le week-end, mais dans les faits, confinée, je préfère la structure des jours d'école (limite je redoute les vacances...).
J'ai bien aimé voir Joachim débarquer pendant ma séance de gym, tel un zombie tombé de son lit, peut-être encore en train de dormir en fait. Il m'a avoué avoir allumé la lumière pendant la nuit pour finir de lire tout son livre, avant de se rendormir. Et j'ai bien aimé qu'il nous raconte le livre en mettant le ton, pendant le p'tit dej'.
J'ai bien aimé me rendre compte que je savais enfin faire des squats dignes de ce nom (j'ai regardé des vidéos, ce week-end, pour m'améliorer, ce confinement nous fait faire de ces trucs !).
J'ai bien aimé ranger et ménager le salon avec Jo avant de nous mettre direct à la couture, et avancer un grand coup dans cette taie de coussin d'allaitement (on a fait du patchwork, c'est pour ça que c'est long...).
C'était bien de préparer des scones à la betterave.
C'était pas bien de nettoyer la marmite dans laquelle du parmesan avait fondu puis séché.
Mais c'était bien de découper les scones avec un verre, dans la pâte étalée, et qu'à chaque scone, ça fasse un petit "prout".
C'était bien de faire plein de raccommodage (j'adore...).
C'était génial de manger des maquereaux au citron succulents.
C'était un super moment d'écouter Joachim lister tout ce qu'il allait faire, un jour, avec sa soeur (aller la chercher à l'école et l'emmener au magasin de jouets pour lui payer un cadeau avec son propre argent de poche <3).
Demain matin, je me fabrique un masque ! (pour le rendez-vous de demain aprem')
J'espère que vous allez comme il faut.

31 mars 2020

Aujourd'hui, c'était le premier jour effectif de

Aujourd'hui, c'était le premier jour effectif de télétravail de J.. Il doit théoriquement travailler 7h30 par jour. Diable.
J'ai compté les heures toute la journée. "Tu viens de faire 1h30 de plus, là, non ?". Il a été d'un sérieux absolu.
Je n'ai pas résisté, à un moment, à me poster derrière son épaule, et à regarder l'écran de son ordi sans rien dire, pour l'embêter (et ça nous a bien fait rigoler).
J'attendais ça, j'attendais le télétravail mais finalement, je pense que c'est la première fois que je suis aussi claquée le soir depuis le début de ce confinement.
Jo est d'habitude autonome mais J. est tellement son compagnon de rêve, je me doutais que ça allait être difficile pour lui de résister à la tentation d'aller le tirer par la manche pour qu'il vienne jouer... J'ai donc passé la journée à occuper le Lardon.
J'ai remarqué que c'était particulièrement frustrant de ne pas avancer dans son propre travail lorsqu'on a sous son toit une personne à fond dans le sien - j'ai donc quand même trouvé moyen de bosser une heure.
J'espère que ces 7h30 théoriques vont nous laisser un peu de marge de manoeuvre et d'ajustement.

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