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31 octobre 2007

la fatigue

Pour être honnête, je suis vraiment crevée ; je suis une chochotte.Tout ça parce que je me lève tous les matins depuis une semaine à six heures et quart. Au lycée, c'était pareil et je n'étais pas aussi crevée. J'ai un peu la pression aussi, j'ai peur de ne pas réussir dans ma "nouvelle branche", je suis en retard, les autres sont là depuis un an et ont fait leur rentrée plus d'un mois avant moi, mais nous avons les mêmes dates limites pour rendre nos travaux... Bref, je suis crevée et ce n'est pas le moment de me reposer, je dois fournir 8 illustrations cohérentes et bien finies pour le 26 novembre et 5 planches de BD pour le 20 décembre, j'me sens un peu submergée (je vous rappelle que je suis une chochotte). J'aimerais bien réussir.

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7 avril 2008

comme un lundi

Aujourd'hui, c'était la rentrée et ça m'a angoissée toute la soirée d'hier, comme ça m'angoissait au collège. Qu'est-ce-que j'avais pas envie d'y aller !...

Pourtant, j'avais autre chose à penser puisque nous sommes allés voir un très chouette concert de jazz à L'Archiduc ; nous avons bu des coktails en regardant le spectacle. On ne se refuse rien. Et en rentrant, nous avons dégusté fois gras, confiture de figue et coq au vin, offerts gracieusement par K1000 et Tofou lors de ma visite à Chelles. C'était rien bon.

Ensuite, pour terminer la soirée, nous avons regardé "La Boum" et je suis définitivement fan de ce film, voilà. Couacman le voyait pour la première fois et même si il ose moyennement l'avouer, je suis sûre qu'il est fan aussi, il était dans l'intrigue jusqu'au cou et a écouté deux fois "Reality" de Richard Sanderson cet aprem'. Et puis, il a quand même dit qu'il avait trouvé ça bien et que les parents de Vic 'y sont vraiment trop cool et puis Mathieu son amoureux il est pas si moche que ça (moi, il me plaît bof. Et vous ?). Par contre, il était vachement moins emballé par le bellâtre à yeux bleus de la fin, ça se comprend.

Bref, aujourd'hui, c'était la rentrée et on nous a enfin donné nos notes pour la maquette qu'on a rendue avant les vacances de Noël, et j'ai eu une bonne note. Par contre, rentrée à la maison, j'ai eu envie de re-regarder mon travail, que je n'avais pas vu depuis décembre, et là, horreur, dans la pochette située dans la chemise en carton située dans mon carton à dessin... il me manque un original. Mon meilleur dessin. J'ai une grosse boule dans le ventre. Les dossiers sont en libre accès à l'atelier, pour que chacun sache ce que font les autres, et même si éventuellement mon dessin a pû être égaré je ne sais où... et bien j'ai un peu peur. Vivement demain, que je me renseigne auprès des profs.

Avec Couacman, nous avons fait des brownies formidables pour essayer de noyer l'inquiétude dans le chocolat.

4 avril 2008

combat entre le bien et le mal

Souvent, je me dis que coûte que coûte, études d'illu terminées, il faut que je termine mes études d'art et j'ai pour crainte que ce désir ne se réalise jamais (par manque de temps, d'argent, de courage).

Je suis super bien, dans le salon, en musique, dans de belles lumières, crayon à la main, à imaginer de belles images, à inventer des vies qui ne sont pas la mienne, à imaginer ce qu'une vie peut être, à essayer de faire des personnages en apparence équilibrés mais dans le fond, tordus.

J'ai du mal à me mettre au travail, à prendre du recul, à ne pas penser à l'école (qui m'angoisse) pendant que je dessine.

Pourtant, je trouve que mes trois profs d'illu sont de bons profs, de bon conseil, à l'écoute et ouverts d'esprit. Pourtant, je trouve les gens de ma classe sympathiques.

Ce qui est chouette, dans le fait de dessiner au chaud dans le salon, c'est le fait de pouvoir redécouvrir des tas de cd que je n'avais pas écoutés depuis un bail. Là, j'écoute Supertramp. J'aime aussi écouter les cd de Couacman que je ne connais pas - j'aime bien Neil Young.

Je ressens une forte culpabilité à faire autre chose que travailler. Je culpabilise aussi lorsque je lis des livres qui me plaisent au lieu des livres que les profs (de théorie) veulent qu'on lise.

Je me suis mise à la cuisine (tout nouveau de cette année dans ma vie, après cinq années passées à manger des omelettes, des quiches, des soupes en sachet et des petits pois en boîte) pour le plaisir qu'un doux fumet accompagne les musiciens et mon crayon, en rythme. Ce soir, c'était galette au fromage, hier c'était pommes de terre au jambon (enfin... lardons, on n'avait pas de jambon).

J'ai réalisé l'autre soir que j'ai tout changé, cette année : j'ai changé de pays, de ville, d'école, d'études, de lit, de coiffure. Et je n'habite plus toute seule. J'ai trop peur de moi-même ne plus être la même. Je me sens moins d'humeur clown qu'avant (sauf avec Couacman).


Quitte à être dans le changement de vie, je pourrais peut-être adopter un lapin, devenir professionnelle de photoshop et aller à la piscine ?


Vous habitez dans quelle ville ? Vous en êtes originaires ? C'est chouette ? Quelle destination vous évoque les vacances ?

2 avril 2008

choses

J'ai foulé, ces onze derniers jours, le sol de Bruxelles, une aire d'autoroute, Paris, Asnière, Bréauté, Manéglise, Le Havre, Montivilliers, Caen, Epron, Tailleville, Courseulles/Mer, Chelles, et à nouveau Bruxelles.

Hier soir, j'ai écrit puis rangé dans le dossier "brouillon" un post de désespoir parce que je n'arrivais plus à travailler - trop de pression professorale me décourage et me déprime. J'ai pensé que je détestais l'illu sans comprendre, puisqu'en octobre j'étais très enthousiaste, comment j'en étais arrivée là.
Finalement, je me suis imposé de faire six dessins par jour (pour en avoir 42 en une semaine), au lieu de m'imposer de travailler au moins deux heures par jour (comme je le faisais - mais ça m'angoisse terriblement, ça me paraît très impressionnant). Et bien c'est beaucoup moins difficile, tout à coup, et aujourd'hui, ça va mieux. J'ai déjà fait quatre dessins (ça peut sembler peu mais vu le blocage qui m'a immobilisée ce dernier mois... c'est énorme !...).
Si vous êtes illustrateur et que vous passez par ici, pouvez-vous me dire si pour vous, à six dessins par jour, je suis une énorme feignasse ou bien si c'est raisonnable ? Je voudrais adopter un rythme de production.

A Chelles, ma soeur m'a fait un délicieux "fondant au chocolat de Nathalie" et quand je suis revenue à Bruxelles, Couacman était en train d'en faire un aussi !... Hé hé...

Je suis très satisfaite de ce changement d'heure : il ne fait pas trop trop nuit le matin et le soir, quel bonheur de dîner à la lumière du jour !

Ce matin, je suis allée au centre administratif de Bruxelles pour devenir officiellement étrangère résidant en Belgique.

Avec Couacman, nous sommes allés voir "A bord du Darjeeling Limited", c'était génial !
Nous sommes aussi allés voir "Bienvenue chez les ch'tis" et j'ai bien aimé aussi, dans un autre genre !

Couacman m'a préparé un plat thaï avec des champignons ignobles visuellement mais qui en fait étaient bons.

A Manéglise, une poule a voulu ma peau, j'ai voulu la repousser d'un coup de sac-à-main bien placé et ça l'a rendue chèvre, elle m'a carrément foncé dessus en caquetant comme une folle mais heureusement, j'ai réussi à vite rentrer dans la maison et j'ai eu chaud.

A Chelles, on a vu un lapin gros comme un gros chat, un "lapin des flandres géant". il avait l'air si doux...

Comme on n'a plus d'éponge pour faire la vaisselle, on la fait à la lavette, c'est pas très pratique, ça n'incite pas au faisage de vaisselle.

L'herbe du square a poussé et les buveurs de bière sont revenus, c'est signe que le temps se réchauffe !

Je ne sais pas ce que je vais manger à dîner. Une idée ?...

13 mars 2008

Dominique A

En ce moment, je suis une fille très "Dominique A".
J'écoute Auguri, ça me rappelle un trajet Caen-Le Havre en car, avec Couacman. Nous avions entendu (de mon I-Pod dont nous avions chacun un écouteur) "Avant de perdre la face... et de mourir comme un vieux mégot... mon tout dernier regard se portera sur tes fesses...", juste au moment où nous passions sur le pont de Normandie. C'était un vrai moment de félicité. La musique, le soleil (c'était cet été), d'un côté la mer et de l'autre, la Seine...
Ca me rappelle aussi les trajets Auxerre-Lugrin et Lugrin-Auxerre fin 2007 dans la voiture des amis chevelus, pour aller et revenir de chez les amis savoyards...
Bref, Dominique A est pour moi porteur d'une ambiance voyageuse, d'une ambiance de pause et de méditation. Et du coup, il me plaît et me rassure.
Il me donne la motivation nécessaire au travail, devrais-je même dire.
Merci Dominique A !

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29 février 2008

Je me souviens d'une fois à Poissy où Marie et

Je me souviens d'une fois à Poissy où Marie et moi allions au collège ensemble à pieds, sous la pluie. Notre parapluie s'était retourné. Pour le débloquer, nous avions usé d'une technique indescriptible qui l'avait littéralement ventousé au sol, manche en l'air. Nous n'arrivions pas à le récupérer, même en tirant dessus comme des folles.

20 septembre 2007

pour être honnête

Pour être honnête, la rentrée à l'école d'art royale, c'est pas trop fatiguant. J'ai juste eu, en-dehors du cours d'histoire de l'art contemporain, un cours de droit. Et bien j'adooore ça. Ca fait du bien d'être au courant des réalités du monde. Le prof est super et son cours aussi. Pour l'instant, il nous a expliqué le fonctionnement du gouvernement belge, je trouve ça passionnant.
En plus, je me suis fait des copines du genre : on mange ensemble le midi, on a plein de trucs à se raconter et j'ai même fait les magasins avec l'une d'elle cet aprem' (je suis rentrée dans les mêmes 10000 H&M que lundi...) (non Maman, t'inquiète, j'ai rien acheté). Aussi, on s'est assise sur un banc avec deux bouteilles de jus de fruits de chez Exki, puisque Mariaba et Thomas du Bus m'en avaient tout les deux parlé... C'était bon ! Rien que du jus pur jus. Un vrai goût de carotte et on a discuté pendant deux heures...
Le point noir de la journée, c'est que j'ai eu mon premier cours de pratique artistique aujourd'hui et j'étais trop stressée de ne pas pouvoir continuer (peut-être) le projet personnel que j'ai commencé l'an dernier puisqu'il correspond moyen à l'intitulé de l'atelier ("art dans l'espace public") et j'ai bien fait profiter de mon stress au prof, je crois que je l'ai un peu saoulé... Merde...
Sinon, j'ai aussi appris qu'accessoirement, le diplôme, ici, c'est à la fin de la quatrième année (cette année donc). La cinquième année est professionnalisante : tout ça ne m'arrange pas des masses...

22 février 2008

des amis

Ce soir, j'ai vu une de mes deux copines d'enfance, qui était en voyage d'affaires à Bruxelles (et oui ! La licorne de la cour de récré s'est transformée en femme d'affaires !). Je lui ai parlé d'un truc qui me serre le coeur depuis trop longtemps : je ne donne PLUS de nouvelles. Ca date d'avant ce blog. Moi qui étais une grande grande écriveuse de lettres, et une grande attentive de la sonnerie du téléphone, je ne sais pas exactement ce qui s'est passé, si c'était du jour au lendemain ou bien petit à petit, mais je suis devenue une tombe (ou une carpe, c'est moins triste), muette. Pas seulement muette du genre "je ne donne plus de nouvelles" mais aussi muette du genre "je ne réponds plus au téléphone" et "je mets six mois à répondre à un mail", et ce pour tous les gens qui m'entourent, proches, ou lointains. Ce n'est pas du tout pour couper les ponts, pas parce que ce sont des relations qui ne me satisfont plus... mais je ne sais pas, tout à coup, une angoisse d'avoir changé, qu'on ne m'aime plus, d'être saoûlante,de n'avoir rien à dire, de décevoir... peut-être aussi une flemme à un moment donné, parce que j'ai beaucoup déménagé et que j'ai laissé des amis à chaque endroit... et qu'il faut donner des nouvelles à tout le monde. Et c'est un cercle vicieux. Parce que du coup, à force de ne plus donner de nouvelles, je pourrais comprendre que tout le monde m'en veuille, et du coup je n'ose pas rappeler les gens. Je me sens bête, pas très adulte. Je suis hyper lâche. Et je suis bien seule, aussi. Tout ce monde me manque.
Ma copine femme d'affaires m'a rétorqué qu'il était temps que je m'y remette, aux lettres et coups de fils. Que ça pouvait être difficile  mais que ça faisait plaisir. Je me suis sentie immensément soulagée de lui en avoir parlé. Je crois que ce post posté, je vais me lancer !

4 septembre 2007

dans ma valise

Que manque-t-il ? Je n'arrive plus à réfléchir et je suis carrément paniquée à l'idée d'oublier quelque chose.

Niveau dossier administratif

1 dépêche d'équivalence
1 photocopie de ma carte d'identité
2 photos d'identité
1 extrait original d'acte de naissance
+ tous mes relevés de notes et diplômes

Niveau dossier artistique

1 carnet de croquis d'habits gênants
mes gouttes d'eau et leur verre
1 texte Brigitte Bardot + le film de la performance qui va avec
1 cassette vidéo de la performance "je vais mourir"
mon papier peint
1 édition + des photos du projet des bières
des sachets de thé
Polop
mon gros cahier marron
des photos des amis en papier
le projet Saisine de librairie
2 versions de mon dossier papier

Niveau vêtements

8 culottes
4 paires de chaussettes
2 gilets (un épais, un fin)
1 jean
1 pantalon noir
2 robes
1 jupon
1 soutien-gorge
1 pyjama
12 tee-shirts
1 paire de baskets

Niveau trousse de toilette

1 brosse à dents
1 bouteille de shampoing
1 crème pour la figure
1 bouteille de lait corporel
1 boîte de tampons
1 plaquette de pilule
1 blanc à lèvres
1 rouge à lèvres
1 truc de blush
1 pierre d'alun
1 machin de Biseptine
1 rasoir
1 petit miroir
1 pince à épiler

Niveau matériel de touriste

1 appareil-photo
1 portefeuille
3 billets de train
1 bon de réduction pour le quatrième billet de train
1 paquet de mouchoirs
1 chargeur de téléphone
1 chargeur d'appareil-photo

Niveau rien du tout

1 règlement de concours de grimaces Vache qui Rit, pour y participer avant le 10 septembre



Alors, que manque-t-il ?...

10 avril 2007

petite histoire de bus

Aujourd'hui dans le bus, alors que j'étais assise près de la machine à composter les tickets, une femme s'est trouvée être très embarassée parce qu'elle devait valider son titre de transport et en même temps tenir son petit enfant dans ses bras. Je lui ai proposé ma place. Elle m'a mis son bébé dans les bras en me disant que ma place, elle n'en voulait point, mais que si je voulais bien, composter son billet serait plus aisé si je tenais son garçon dans mes bras. Ca m'a toute émue.

24 août 2007

sinon...

... j'ai fini de bosser là où je bossais, Couacman est venu passer trois jours avec moi chez mes parents, il a fait un temps de rentrée tout le temps (j'adore : il fait tout noir dans la maison), on a été au ciné voir "La fille coupée en deux", on ne s'est pas ennuyé mais c'était pas la folie non plus (j'ai été déçue). On a fait des mots fléchés pendant des heures et des heures sur la table de la cuisine, avec l'aide de mes parents qui sont hyper doués ! Comme on avait envie de sortir, on est allé tous ensemble au ciné voir "Caramel" et j'ai bien aimé, c'était transportant. La console a été de sortie, on a joué à Super Mario, ça m'a fait le même effet que revenir dans un endroit de mon enfance : ce ciel bleu, cette musique, ces tortues ridicules : c'est chez moi !
Finalement, Couacman et moi sommes revenus au Havre. Depuis, je m'ennuie un peu, je fais des mots fléchés et du patchwork et je cuisine un peu (avant-hier : tarte aux oignons ; hier : raclette on toast. Ce soir : soupe en brique, mais c'est parce qu'on est allé voir "Persepolis" au ciné et du coup on est rentré un peu tard). Je fais du grand rangement ici aussi. J'essaie de me mettre en condition de travail pour l'année à venir, que je redoute lourdement. Voilà !

5 janvier 2008

les beaux jours

Le cafard du retour à Bruxelles toute seule m'est passé en allant faire les courses chez GB. Je me suis dit que c'était le printemps. Il y avait du soleil entre les gouttes. J'ai trouvé qu'il faisait moins froid qu'avant les vacances. La grande roue et les manèges tournaient toujours place Sainte-Catherine mais les cabanons de Noël étaient fermés, voire démontés et disparus, ainsi que la moquette bleue qui recouvrait les pavés et faisait smouitch smouitch sous les semelles quand il pleuvait. Je peux me souvenir avec nostalgie du jour où j'ai croisé Saint-Nicolas lui-même dans la rue, qui distribuait des bonbons largement. La periode des fêtes est finie en somme, et maintenant on est en droit d'attendre le soleil et les journées robe/sandalettes/petit gilet.
En attendant, Feist est là dans le salon et ça ne m'encourage pas à réviser sauf que les échéances approchent (lundi).
Va falloir s'y remettre !

25 juin 2007

retour

Rentrer chez soi après deux semaines passées à Paris, c'est :

-Retrouver Couacman, son super gâteau au chocolat, son jus d'oranges pressées, son riz aux pleurotes.
-Retrouver des fleurs de toutes les couleurs.
-Retrouver le vent infatigable.
-Retrouver un bazar dément qu'on avait oublié, des tonnes de poussière et des faucheux énormes.
-Retrouver sa garde-robe complète.
-Retrouver le silence.
-Etre en vacances.
-Penser à tout ce qu'on a fait ou pas à Paris.
-Penser à tout ce qu'on doit impérativement et rapidement faire.
-Retrouver des angoisses existentielles.
-Redevenir une fille à emploi du temps variable, retrouver l'angoisse du temps libre (se demander si on fait bien de le garder libre, ce temps, ou bien si on ne devrait pas plutôt l'utiliser à bon escient).
-Perdre la satisfaction de la journée terminée après une journée de stage, puisque c'était écrit dans l'emploi du temps.
-Penser qu'on a oublié d'acheter le cadeau d'anniversaire qu'on avait prévu d'offrir à son grand frère.
-Etre un peu perdue.
-Avoir quand même les idées plus claires sur certains points.

18 septembre 2007

la rentrée

Je vous le dis tout net : la rentrée, c'était nul. Heureusement que ça s'est arrangé aujourd'hui (un truc qui n'a rien à voir : dans le pré-métro aujourd'hui, j'ai vu un mec super chic en costume cravate, qui portait des chaussettes décorées de toucans).

Hier, donc : je n'ai PAS FERME L'OEIL DE LA NUIT, excitée que j'étais. Ou plutôt si : je me suis endormie vers 5h00, pour me réveiller à 6h50, super. Bref : j'étais endormie comme pas possible et quand je suis fatiguée, je suis dépressive, c'est bien connu. Comme il y avait un rayon de soleil au moment de partir, j'ai juste mis un petit gilet et je n'ai pas pris mon parapluie (ben voyons). J'ai pris le tramway à 8h00 pour arriver à 8h45, soit un quart d'heure à l'avance (j'aime bien être en avance). Sauf que : c'était marché à Saint-Job et le tramway s'est retrouvé coincé dans un embouteillage monstre... Et ensuite, j'ai attendu ma correspondance pendant 20 bonnes minutes. Bref, je suis arrivée à 9h15 à l'école, catastrophée, congelée et l'oeil vitreux. J'avais déjà envie de pleurer (je suis une mauviette (mais de mauvaises conditions de départ, ça m'achève)). Bon, premier coup de bol de la journée : en fait, je n'avais pas cours, le prof était (déjà !) absent. J'ai noté mon emploi du temps en discutant avec deux filles de ma classe (en arrivant, il y avait foule dans le hall, je suis allée vers deux filles et pouf ! Magique : elles étaient dans la même classe que moi) mais je ne me suis pas entendue avec elles. Je ne saurais pas expliquer pourquoi mais le courant n'est pas du tout passé, j'étais très mal-à-l'aise et je me détèste dans ces moments-là, je deviens nunuche et stressée. J'étais mal dans ma peau bien comme il faut.
Je me suis barrée de l'école au plus vite et je me suis retrouvée à errer dans la rue. Je suis rentrée dans 6 H&M différents (tous dans la même rue). Je n'ai rien acheté (j'ai pas de sous 'pis y avait rien). A 11h00, les doigts bleus (j'exagère un peu), je suis allée m'asseoir au chaud dans un café. J'ai bu un thé et puis je me suis dit qu'il fallait absolument que je joigne Thomas du Bus, mon pote qui vit à Bruxelles et que je n'avais pas vu depuis un bail. J'ai appelé sa mère pour avoir son numéro de téléphone belge et ensuite, lui parler a considérablement réchauffée l'ambiance de ma journée pourrie. On a décidé de se voir l'après-midi. En attendant, je suis allée m'acheter un sandwich à manger sur un banc mais il s'est mis à pleuvoir et j'avais les pieds trempés (j'étais en sandalettes). J'avais froid au ventre aussi. C'était vraiment pas chouette en fait.
A 14h00, j'ai retrouvé le propriétaire de notre nouvel appart', et aussi un expert INCROYABLE. Il a sorti un dictaphone et s'est mis à décrire à une vitesse folle tout ce qu'il voyait dans l'appart', en parlant très très fort. Ca a duré 25 minutes. J'étais subjuguée.
Ensuite, j'ai retrouvé Thomas du Bus qui m'a fait faire une visite de Bruxelles en moins de deux heures, on peut dire que ça m'a réchauffée car il marche vite, le bougre !
Je suis rentrée un peu plus tranquille que je n'étais partie le matin.

Cette nuit, j'ai dormi 11h00, alors ça allait mieux. J'ai mis un pantalon avec un collant en laine en-dessous et des baskets. Mmmmhhh, c'que j'ai eu chaud !
L'école, c'était génial. J'ai revue une des deux filles d'hier et le courant passe effectivement moyen. Par contre, je me suis fait deux potes et on a déjà bien rigolé. Il y a même un mec qui s'est moqué de mon ciré jaune ! Ca m'a fait plaisir...
En plus, le cours que j'ai eu était super : normalement, c'était histoire de l'art contemporain. En fait, le prof raconte des anecdotes pendant deux heures trente. J'ai adoré. C'était passionnant. Lui-même se marrait tout seul, il était trop content d'être là, c'était formidable. Ce prof est trop mignon.

Ce soir, j'ai acheté du chocolat aux noix de pécan caramélisées et du jus de fraise. Je suis super heureuse.

18 septembre 2007

désolée

Je suis complètement désolée parce que je ne suis pas du tout assidue et que la moitié de vos com' attendent une réponse de ma part... Si vous m'en voulez ou que vous voulez vraiment une réponse au plus vite, vous pouvez re-poser toutes vos questions dans les commentaires de ce post et j'y répondrai, ce coup-là...
Sachez tout de même tout de suite que Vincent Delerm est papa d'un petit Sacha depuis cet été. Et aussi que j'ai commencé à réfléchir à une future bannière...

21 mai 2007

des trucs liés au mariage

Ceci-dit, je ne suis pas la seule à avoir essayé toute ma garde-robe, puisque les parents de Couacman sont rudement compliqués et qu'à leur avis, des Clarks, c'est pas assez chic pour un mariage, une chemise à fleurettes (limite genre Liberty, collection Bensimon pour Monoprix de l'an dernier, ça vous parle ?) non plus ("trop rococo") et puis "quoi, cette veste, tu veux la mettre pour le mariage de ton cousin ? Mets plutôt un pantalon noir, des chaussures noires, une chemisette bleue ciel". On s'en fout, les Clarks et la chemise à fleurs ont triomphé.
Sinon, j'ai mangé des coquilles Saint-Jacques pour la première fois de ma vie et j'ai trouvé ça bon, un peu comme des raviolis avec un goût de poisson.
Sinon, il y avait un animateur qui nous a fait faire des jeux ridicules, l'équipe des hommes contre l'équipe des femmes. La mère de Couacman s'est cachée sous une table pour ne pas jouer, sous prétexte qu'elle n'avait pas envie de se fatiguer (tu parles Charles : n'était-ce pas plutôt parce qu'elle n'avait pas envie de crier "pouces en avant, coudes en arrière, les genoux pliés, les cheveux ébouriffés, un seuveu sur la langue, je tourne sur moi-même, et tic et tac et tic et tac et tic et tac", en joignant le geste à la parole ? (Mon Dieu, j'ai fait ça ?! Heureusement que j'avais bu ! Vous faites des trucs comme ça aux mariages vous ? Moi, c'était la première fois. Ca allait moyen avec ma belle robe chic et distinguée)
En tout cas, quand la soeur de Couacman et moi l'avons trouvée sous une table, à quatre pattes, morte de rire, et bien ça nous a bien fait marrer aussi...
En rentrant, nous avons organisé une mini chasse aux gros gros faucheux (vraiment) et puis nous nous sommes couchés, à cinq heures.

16 septembre 2007

déjà là ?!

Il m'est arrivé des trucs !!! Yeepee !
J'vous explique : tout à l'heure, entre Saint-Lazare et la gare du Nord à Paris, je prends le bus. Et devinez un peu qui monte ?! Vincent Delerm !!! Arghhh ! J'adore Vincent Delerm !... Avec son bébé et sa copine ! Bon, c'est débile mais j'étais trop contente. Il est coiffé un peu comme Alain Souchon.

Sinon, dans le train entre Paris et Bruxelles, j'étais en première classe parce que j'avais une meilleure réduction (et donc un meilleur prix) si j'achetais un billet en première plutôt qu'en seconde. Je ne suis pas une grande habituée de la première classe, pour tout vous avouer, la seule fois où j'étais montée dans un tel wagon, un bébé avait vomi et j'avais eu la nausée pendant tout le voyage...
Mais donc, là, c'était fou, on se serait crû dans l'avion. J'étais assise à côté d'un mec qui devait avoir au moins 18 ans et qui se la surpétait (pour parler comme Ophélie Winter (ok, j'ai regardé Popstar l'autre soir)). Il lisait Public mais il assumait moyen et se cachait un peu, et puis aussi, il lisait L'Equipe et remplissait son dossier d'inscription en première année d'études de kiné (c'est génial ce que je vous raconte). Et donc, bref, une nana passe avec un petit chariot plein de bouffe et tout le monde en prend. Je ne m'étonne pas trop (je me dit qu'en première classe, tout le monde est très très riche). La nana me propose un plateau repas. Je refuse, elle insiste. Elle me dit que si je ne veux pas manger, il faut que je boive et elle m'explique que le goûter est compris dans mon ticket de train !... Ca m'a semblé incroyable et ça a dû se voir parce que mon voisin m'a regardée avec un air genre "elle a jamais voyagé celle-là ?". Mais bon, je n'avais pas faim alors je n'ai pris qu'un jus d'orange et la dame m'a reproposé des trucs à chaque fois qu'elle passait à côté de moi. J'adore prendre le train.

Et puis, j'adore Bruxelles ! Le cafard des départs a été remplacé par l'excitation de rentrée. Ca fait un peu comme quand on monte dans le petit train fantôme et qu'il commence doucement à avancer, on voit quelques mètres face à soi le noir total et on a peur tout en ayant envie d'y être... Mmmmhhhh...

Arrrghhh !!! Je suis complètement surexcitée, j'ai envie de rigoler, de chanter, de courir !!!! Hu hu hu !!! Je suis trop conten-teeeuuuu !

16 septembre 2007

départ

Juste un petit mot parce que mon train part dans une heure et quart et peut-être qu'on ne se verra pas avant un petit moment. Portez-vous bien !
De mon côté, j'ai le cafard des départs. Le même que lorsque mes parents m'ont emmenée à Rennes pour ma première rentrée d'étudiante, le même que lorsque je suis arrivée au Havre. Beeeuuuh... j'ai envie de pleurer...
A Rennes, j'avais 17 ans, je ne savais même pas faire cuire des nouilles. Mes parents m'ont accompagnée, un samedi, pour que je fasse ma rentrée le lundi. Nous nous sommes promenés, on a fait les courses chez Carrefour et j'avais une grosse boule dans la gorge. Ils m'ont dit que c'était normal. Je me suis demandé à ce moment-là comment j'allais faire pour survivre. Le soir, j'ai voulu me faire des nouilles et je les ai loupées.
Le lendemain, j'ai pleuré toute la journée sur un banc dans un parc, en lisant un bouquin de Pennac.
Après, ça a été de mieux en mieux.

15 septembre 2007

Jeu concours : Jeu déménage !

Jeu ! Gagne un aller-retour Le Havre/Bruxelles en camionnette les 21 et 22 septembre 2007 en envoyant une photo de toi démontrant ta force en portant l'objet le plus lourd possible. *

*Règlement : envoie tes propositions à elisabethcorblin@voila.fr
Les photos les plus impressionnantes seront publiées sur ce blog.
Le voyage à gagner sera ponctué de deux étapes de transport d'objets encombrants.
Le jury sera composé de Couacman et Couac Couac.
Date limite d'inscription : 18 septembre 2007.

12 septembre 2007

:-) (petites nouvelles)

Couacman et moi sommes toujours à Bruxelles, j'ai été acceptée en master 1 à l'académie royale des beaux-arts (option art dans l'espace public) ! Je suis super contente et j'ai l'impression que la formation est très complète. Bruxelles est très surprenante, on est super heureux. Ma rentrée, c'est lundi. C'est la course, nous n'avons pratiquement pas commencé nos cartons au Havre et nous sommes en pleine recherche d'appart', un peu décourageant par moments, nous sommes morts de fatigue et on voit de tout. On croise les doigts pour trouver aujourd'hui. Tout va bien.
Et vous ?

3 septembre 2007

Bruxelles, ma belle...

Mercredi, je pars à Bruxelles avec, dans mes bagages, tout ce qu'il faut : extrait d'acte de naissance, diplômes, équivalences de diplômes, dossier artistique, jean, robe, chaussettes, culottes, appareil-photo et surtout !... Couacman et ma copine bruxelloise qui bosse dans la pub ! J'ai hâte !... Et j'ai peur !...
Au programme : concours d'entrée d'école, visite d'expos, visite de la ville, anniversaire en famille, rencontre avec des chats fous, petite halte de quelques jours à Paris au retour... de la vraie vie ! Vivement mercredi.

30 août 2007

ma vie chez superUnico

Aujourd'hui, je suis allée chez Unico pour, entre autres, prendre des cartons. Finalement, j'ai bien acheté mon gruyère et mes yaourts (entre autres) mais j'ai complètement oublié les cartons. C'est sûrement parce que j'étais trop concentrée. En effet, le passage à la caisse est un moment très organisé, chez moi. Je pose tous mes futurs achats sur le tapis roulant (méthodiquement). Ensuite, je sors ma carte U(nico) de mon portefeuille ainsi que mes sacs en tissu, même si ce n'est pas du tout mon tour, faut que j'sois prête quand ce sera à moi. Aujourd'hui, le mec derrière moi était hyper perturbant, il me collait et s'agitait, soupirait, genre "Mon dieu que c'est long, je n'en peux plus, j'ai la bouche qui me brûle, j'ai envie de me rouler par terre". Comme je suis humaine (et qu'il n'avait qu'une boîte de lasagnes), je lui ai proposé de me passer devant, il a refusé, j'ai insisté mais non, non, non : l'ordre, c'est l'ordre : il voulait passer après moi. Ca ne m'arrangeait guère car il était collant et je n'aime pas qu'on me colle.
Aujourd'hui, je suis repartie le coeur léger. J'explique parce que ce post est incompréhensible (d'ailleurs, il doit être également inintéressant, je suis désolée mais j'avais envie d'écrire), toutes ces histoires de concentration à la caisse d'une supérette...?... Oui, bon, voilà : l'idée, c'est qu'en vrai, je suis angoissée à la caisse. Et ouais. Parce que je n'ai pas de carte bleue, je n'ai qu'une carte de retrait (je devrais aller à la banque pour y remédier mais j'ai bien trop la flemme). Du coup, je retire de l'argent avant de faire mes courses et ensuite, armée d'une liste de courses et d'un stylo, je fais des additions dans les rayons (et du coup, je me fais toujours suivre par les vigiles, qui se demandent bien ce que je manigance, accoudée à la table de la balance du rayon fruits), pour être sûre d'avoir de quoi payer tout ce que j'achète. Parce que le cauchemar, c'est de devoir dire à la caisse :" 25 euros 62 ?!... Hummm... euh... je n'ai que 25 euros... pourriez-vous retirer la pâte brisée s'il-vous-plaît ?" (sous le regard courroucé des clients de derrière). Ca m'est arrivé une fois en cinq ans, mais quelle fois !... Arghh... je détèste !... Du coup, je redoute le moment de payer et je suis obligée de me concentrer pour rester zen au-cas-où. C'est débile, hein ?

10 août 2007

départ

Tout à l'heure, je pars passer le week-end au Havre. Je vais retrouver Couacman, peut-être ma copine qui bosse dans la pub et son ami ; du coup, je suis contente. En plus, le week-end, l'été, au Havre, il y a les Z'estivales et c'est chouette. Et puis il fait beau. J'ai presque fini de ranger ma chambre, j'ai fait des piles avec tous les papiers qui trainaient encore par terre, y a plus qu'à mettre les piles à leur place. Ensuite, un brin de rangement sur mon bureau et ce sera bon. J'ai mis une belle jupe d'une belle couleur, un peu grise et un peu bleue et en haut j'ai mis un tee-shirt Petit Bateau rose. J'ai mis ma trousse de toilette dans mon sac-à-dos (mais par contre je n'ai pas pensé à mon maillot de bain, 'faut pas que j'oublie !) et un tee-shirt rouge. J'ai avancé dans mes mots fléchés. Je suis prête à partir. Bon week-end à tous !

5 août 2007

hier

Hier, c'était bien. Couacman est venu à Caen pour tenter de me tuer. Il avait pour programme d'imiter les japonais qui visitent l'Europe en une semaine, en visitant le Calvados en un jour. On a juste pas eu le temps de voir la tapisserie de Bayeux et le grand labyrinthe dans un champ de blé, c'est tout (j'exagère un peu). Donc, il est arrivé vendredi soir une heure après que je sois sortie du boulot et j'ai juste eu le temps de courir chez H&M acheter un jean (je ne sais pas pourquoi) avant d'aller le chercher place Courtonne. Il avait amené son vélo comme arme (pour me tuer, donc), j'aurais dû me méfier (mais je suis naïve). Nous avons emmené son vélo boire l'apéro et j'ai retrouvé la sensation qu'offre la boisson d'un verre en terrasse au soleil en ville. J'ai compris que c'est ça qui manque à ma vie au Havre : les gens qui vivent en sortant du boulot, qui vont boire des verres entre amis, de la vie, être au milieu des autres, que diable ! Bref, nous avons pris l'apéro avant d'aller manger à la maison, chez mes parents. Donc là, ça allait encore niveau émotions fortes (même si c'est vrai qu'on a regardé Koh Lanta). Mais le lendemain... c'était... mouvementé. Voyez plutôt : levés à 8 heures 30, nourris, lavés, peignés et vêtus à 11 heures 30 (ok, il nous a fallu trois heures, mais bon, c'était quand même le week-end), nous sommes partis le coeur léger dans le chaud soleil d'août, en direction du centre-ville de Caen, pour examiner les modèles de chaussures pour hommes proposés par les magasins. Sauf que... sauf que pas de bol, le temps d'acheter des tickets de tram (la machine est un peu longuette), celui-ci est passé, s'est arrêté à l'arrêt (et nous attendions, nerveux, que nos tickets nous soient délivrés, sentant le coup venir) et est reparti pile au moment où nous avions nos billets en main. ET !!!! Et ce n'est pas tout, le tramway suivant était prévu pour 40 minutes plus tard... (je laisse imaginer mon humeur à tous ceux qui ont du courage). Du coup, comme on est des musclés, et ben on a décidé de faire une partie du trajet à pieds, non mais. La route n'était pas tout ce qu'il y a de plus charmante (nous avons marché au bord d'une quatre voies, longé le Mac'Do, le Buffalo Grill, le C.H.U et nous sommes passés au-dessus du périph') mais au moins, nous avons senti les odeurs de lavande d'un rond-point et nous avons pû observer un rassemblement d'escargots sur un muret ; et puis bon, se dépenser calme les nerfs (en tout cas les miens, un peu). Bon, à un moment, nous avons rejoint l'endroit où se croisent les deux lignes de tramway et justement, il y en a un qui arrivait alors on a fait nos mauviettes et on a sauté dedans. Une fois en ville, on a écumé tous les magasins de chaussures ouverts le midi (on avait pas pensé au fait que les magasins ferment le midi !...) mais on a eu du bol parce qu'il y en avait beaucoup. A 14 heures, j'ai eu faim alors Couacman nous a payé des glaces dans un magasin tout neuf qui fait plein de parfums incroyables. Tellement de parfums incroyables que j'ai choisi "framboise-chocolat" parce que je ne résiste jamais à leur appel. On a trouvé qu'on s'était un peu fait avoir (comme des rats) parce que les boules étaient minus (et pas le prix (3 euros 80 les deux boules, c'est cher non ?)) et en plus, y avait plein de glaçons dans mon chocolat. La prochaine fois, on ira chez l'italien à côté de chez Mac'Do (décidément !) parce que rien que ses cuillères à glace prouvent qu'il est plus généreux, en ressemblant à des petites pelles (et en plus, je me souviens y être déjà allée et avoir été contente).
Après la glace, nous sommes rentrés en tramway et on était super heureux. Pas particulièrement à cause du tramway mais je sais pas, on était bien en fait.
Il était 15 heures quand nous sommes arrivés à la maison. Nous avons mangé vite fait (mais bien fait) puis nous sommes partis à vélo à la plage et en plus j'étais toujours contente même si je savais que ça allait être corsé parce que ma soeur raconte souvent combien ç'avait été horrible quand mon frère l'avait entraînée à aller à la plage à vélo avec lui et qu'il lui avait servi un truc genre des chocos à la vanille pour lui donner des forces (alors que c'est dégueu les chocos à la vanille) (ou une histoire comme ça). Mais bon, j'étais confiante, il faisait beau, et j'avais devant moi la perspective d'un bain d'eau de mer avec mon beau maillot tout neuf. Le trajet était splendide, j'adore l'odeur de foin chaud que dégage la campagne l'été. Mais c'est vrai que la route est presque entièrement en faux plat et ça, c'est fatal. Sans compter que comme ça faisait longtemps que je n'avais pas fait de vélo, ma selle m'a fait mal aux fesses. Mais sinon, c'était chouette. Mais vraiment crevant, j'appuie sur ce point parce que je suis toute courbatue, maintenant (dans le dos d'ailleurs, je trouve ça particulier). A la plage, nous nous sommes baignés et nous avons fait des mots fléchés, c'était super... là encore, de bonnes odeurs : celle du sable chaud, celle de l'eau de mer, un peu salée... c'était vraiment chouette. Vers 19 heures 45 (un truc comme ça), on s'est décidés à rentrer et c'était nettement plus difficile, mais passée la terrible côte de départ (avec des voitures qui roulent à 90 km/h à côté de nous, en plus), ça a été. A la fin du trajet, nous avons traversé un champ et j'ai vu les fesses d'une dame, à 200 mètres devant nous (mais je pense que ce n'est pas à moi qu'elle les montrait).
Nous sommes arrivés à la maison à 21 heures 20 et nous nous sommes couchés à 01 heure du mat'. Ce ne serait rien si nous ne nous étions pas levés ce matin à 07 heures 15 pour que Couacman ne rate pas son car !...
Vivement demain que je me repose au boulot, tiens !

29 mars 2007

"j'avais une cabane près d'un petit ruisseau, j'avais une cabane entourée de roseaux" (extrait d'une chanson apprise au CE2)

Ce matin à 8h20, mon téléphone a sonné. C'était ma voisine du dessus, qui m'appelait alors qu'elle était postée juste derrière ma porte d'entrée, si bien que je l'entendais en double (parce qu'elle parle un peu fort, surtout au téléphone). Elle m'a annoncé que deux de ses collègues (elle travaille dans une agence immobilière) étaient là avec elle et qu'ils voulaient visiter mon studio pour en estimer la valeur et voir si il y avait d'éventuels travaux à y faire, parce que la propriétaire voulait vendre. Comme ils étaient juste derrière la porte et que ma voisine est sympa comme tout, je n'ai pas eu le tempérament nécessaire pour refuser catégoriquement. J'ai ouvert. Elle est entrée avec ses deux collègues encostumés, encravatés, alors que je venais de finir mes Chocapic choc choc chocolat et que j'étais complètement endormie. Monsieur Couac, pour lui, c'était pire puisqu'il n'avait même pas fini son p'tit dej' et qu'il était assis devant son bol de lait au chocolat... Les deux monsieurs et ma voisine ont tout bien regardé (en plus, je dois avouer que comme j'avais été prévenue de leur visite environ dix secondes à l'avance, je n'ai pas eu trop le temps de ranger... y avait une énorme pile d'habits sur mon fauteuil, des papiers partout par terre, accompagnés de jeux de société et de bandes-dessinées... (pour mes soeurs, pensez plutôt à ma chambre chez les parents et vous comprendrez)) puis sont repartis en souhaitant un bon petit déjeuner à Monsieur Couac.

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