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29 mars 2007

poésie contemporaine

Un jour, les profs du cours d'écriture ont décidé de nous faire écouter de la poésie contemporaine, lue. Performée, des fois. Entre autres auteurs, ils nous avaient fait écouter Charles Pennequin (qu'il faut entendre autant que lire - sa lecture donne une dimension différente à ses écrits, je trouve), dont nous avons encore écouté un extrait cet après-midi lors d'une conférence de Jérôme Mauche organisée à l'école. Demain matin, je dois voir ce dernier pour parler de mon travail, je suis ravie. Moi aussi je veux faire de la poésie...

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20 mars 2007

j'crois que j'ai un pouvoir magique

Et quel pouvoir !... Voilà : chaque fois que je regarde par la fenêtre de ma chambre, je vois un bus passer dans la rue. Mais je dis bien CHAQUE fois. Genre même quand je suis assise dos à la fenêtre, et bien si je me retourne un quart de seconde, un bus passe. Et pourtant, il ne passe pas si souvent que ça, ce bus-là.
Monsieur Couac prétend que j'ai de bonnes oreilles et que je l'entend arriver de loin. Moi j'espère que c'est de la magie.

12 juillet 2007

sondage !

Alors : je ne sais pas si vous avez remarqué, mais depuis deux/trois jours, je réponds à vos commentaires directement dans "l'espace commentaires" ; ça me paraît plus facile et plus rapide à gérer. Mais est-ce-que ça vous dérange ?... Est-ce-que vous préférez avoir des réponses personnelles, par mails ? Je ne me rends pas trop compte. Merci de me donner votre avis.

9 mars 2007

Nantes sous la pluie

J'aime Nantes. Même sous la pluie, c'est une ville vivante et belle et qui a la bougeotte et pourtant c'était pas une pluie pour rigoler. En plus, dès mon arrivée, j'ai marché dans une flaque d'eau profonde et j'avais les pieds trempés. Et bien ça n'a rien gâché au bonheur que m'a procuré ma déambulation dans cette ville.
J'ai trouvé l'Office du Tourisme sans encombres grâce à l'aide d'un fleuriste souriant. La dame qui m'y a indiqué l'Ecole d'Art sur un plan était tout aussi souriante. Les gens, à Nantes, ont l'air heureux et ça donne bien envie d'y vivre. Un autre détail qui tue dans cette ville : les gens y cohabitent. Aussi bien au Lieu Unique où je me suis payé un thé en fin de journée que dans la brasserie dans laquelle j'ai mangé le midi, il y a des petits jeunes, des petits vieux, et personne ne trouve ça bizarre et même ne semble le remarquer : on est tous ensemble et on est bien. Ensuite, il y a plein de magasins bien et de librairies qui vendent des petites éditions comme j'aime.
L'école... mon dieu l'école ! Elle est super. Tout le monde est gentil, motivé. Il y a un atelier de lithographie à faire pâlir tous les lithographes réunis (de jalousie bien sûr). Tiens, je n'ai jamais fait de lithographie de ma vie mais du coup, j'ai envie d'en faire. Et alors, le must, la bibliothèque de l'école et ses petits fauteuils en osier près des fenêtres pour lire confortablement une bande-dessinée qu'on aura difficilement choisie vu le choix infini de bouquins qu'il y a là-dedans... je veux y aller.
J'ai passé une journée géniale, je me suis même fait une nouvelle copine nantaise... et ça m'a fait du bien au moral d'être toute seule, de devoir me débrouiller toute seule, de me sentir indépendante et même (un tout petit peu) aventurière... je me suis fait super plaisir. En plus, le soir, je devais revenir directement à Paris mais finalement, j'ai fait un détour par Rennes pour voir la Demoiselle en Vert. On a discuté des heures, on s'est bien marré... On a bu un petit verre dans son bar de prédilection qui ma foi ne me déplaît pas non plus. Et on s'est fait des croque-monsieurs. Hier midi, j'ai sauté dans un train pour Paris et je dois avouer que j'ai dormi une bonne partie du trajet, émotions obligent.

25 février 2007

pouce !

Deux semaines où j'ai le droit de dormir chaque jour douze heures si je veux, enfin. Je suis peut-être une petite nature mais cette semaine m'a tuée, comme toute semaine pré-vacances. J'ai dû fignoler mon projet de textes pour bouteilles de bières pour le vernissage de jeudi soir, lequel était horrible, en fait. Je suis une insatisfaite du vernissage. Enfin en fait, ça dépend, entendons-nous bien, si je vais à un vernissage en tant que spectatrice, je trouve ça super marrant, regarder, boire un verre, voir des gens, discuter... y a rien de tel. Mais quand je présente quelque chose dans l'expo... c'est une autre histoire. Je ne sais pas si ça vient du fait que je me monte la tête trois mois avant en me disant que ça va être trop cool et puis finalement, ça passe en trois heures qu'on ne voit pas passer et du coup je suis déçue. Ou bien si c'est parce que je n'ai JAMAIS d'écho quant à la qualité du travail présenté (j'en ai discuté avec ma prof qui m'a dit que c'était normal heureusement) et que c'est horriblement frustrant. En tout cas, là, ce qui était horrible, c'est que présentant un boulot sur bières, j'ai été nommée barmaid et j'ai passé ma soirée à faire des allers-retours de la réserve au bar, je n'ai profité de rien. J'en ai discuté avec A. qui m'a expliqué qu'à son avis, toute soirée qui commence mal finit bien, c'est un point de vue. J'ai un sentiment similaire par rapport à mes cheveux : le matin, si je me trouve bien coiffée au moment où je me lève, je sais que je vais me trouver moche toute la journée. Heureusement que voici les vacances.

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27 juin 2007

un temps pour un ciné

L'avantage d'habiter au Havre, c'est que même pour la fête du cinéma, on est quatre dans la salle. En plus, vu le temps, je ne vois pas vraiment ce qui peut être plus motivant qu'aller s'enfoncer dans un fauteuil hypra chaud et confortable pour regarder un bon film. J'aime bien la programmation de l'Eden, le cinéma du Volcan, et j'aime aussi la salle. Je trouve qu'on se croirait dans un vaisseau spatial. Bref, hier soir, avec Couacman, on a vu "Anna M." et dans le genre "film angoissant", c'était très réussi. C'était bien, Isabelle Carré est bien. On a passé un bon moment, il y avait toute une atmosphère.
Avant d'aller au cinéma, on est passé à la salle de couture où ma prof (de couture) fêtait son départ en retraite. Elle avait fait les choses en grand, il y avait plein de trucs à boire, des petits fours sucrés et salés. Elle nous a donné les restes quand on est partis en annonçant qu'on devait absolument faire des courses tant que Super U était ouvert. Elle est vraiment super, cette prof. Elle va me manquer. J'ai suggéré qu'on se revoie toutes chez elle l'an prochain pour de petits cours improvisés dans son salon. On lui a offert un foulard que j'ai trouvé moche.

26 juin 2007

envie de rien

C'est horrible mais vraiment, je me sens vidée de tout courage. J'ai froid, j'ai sommeil, je n'ai envie de rien. Je pourrais passer mon après-midi devant cet ordinateur. Je regarde les bandes-annonces des films dans lesquels a joué Emmanuelle Devos. En deux semaines, j'ai vu trois films avec Jean-Pierre Darroussin et ENFIN j'en ai vu un chouette. D'abord, j'ai vu "Dialogue avec mon jardinier", divertissant mais honnêtement, pas de quoi fouetter un chat. J'ai même un peu trouvé sur le coup que ça faisait téléfilm TF1, mais c'est parce que je n'avais pas encore vu le nullissime "Fragile(s)". Là, je me suis carrément ennuyée, j'ai trouvé les personnages faux et larmoyants, agaçants. Heureusement que Darroussin jouait dedans, ça relevait le niveau (j'aime Darroussin). Mais hier soir, en raison de la fête du cinéma, Couacman et moi sommes allés voir "J'attends quelqu'un" et là, super ! Enfin un film comme j'avais envie d'en voir un ! De la simplicité, de l'humour, des larmes, des dialogues, des silences, du rien, des bananes. Comme me l'a dit Couacman en sortant de la salle, ça aurait pû durer une heure de plus, ça n'aurait pas été dérangeant. J'apprécie les films où il ne se passe rien. Et j'adore Jean-Pierre Darroussin et Emmanuelle Devos. Qu'est-ce-qu'elle est fascinante cette femme ! Je ne m'en remets pas. J'ai une grande envie de voir "La femme de Gilles", tout de suite.

En attendant, si vous voulez voir la bande-annonce ou quelques extraits de "J'attends quelqu'un", c'est par !

25 juin 2007

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Si vous avez des yeux (ou même si vous n'en avez pas en fait),
Si vous avez des idées (ou qu'au contraire vous n'en avez pas assez),
Si vous avez envie de discuter mais qu'il n'y a personne pour un café,
Si vous avez envie de raconter un truc incroyable que vous avez vu ou entendu ou que vous pensez

...

Votre solution, c'est

...

Les yeux fertiles !

11 mai 2007

l'odeur du faucheux sauvage

Soyons honnêtes, le retour du beau temps, c'est le retour du faucheux. Vous n'êtes pas tous au courant mais les faucheux, ça me dégoûte et ça me fait peur. A ceux qui me disent "Meuh non, regarde, il est tout fin tout mignon, avec ses grandes papattes maimaigres", je réponds que justement, c'est CA qui me dégoûte, et puis la façon maladroite dont ils se déplacent... berk berk berk. Je suis un vrai radar, je sais en entrant dans une pièce si il y en a un ou pas. Et je suis capable de me retenir de faire pipi si je vais chez des gens qui en hébergent au-dessus de leurs toilettes.
Un jour, j'avais 10 ans, nous étions en vacances en famille à Castera-Verduzan et Maman avait essayé de me rassurer en touchant une de ces longues araignées pour me montrer que son moyen de défense était ridicule. Sauf que le truc s'est mis à tourner en rond au bout de son fil, je me souviens qu'on était dans l'escalier et que du coup, j'étais coincée en haut de la maison. Durant les mêmes vacances, mon frère en a écrasé un qui courait par terre et là, horreur, les pattes détachées de l'abdomen ont continué de gigoter énergiquement sur le sol.
Bref, peu de choses me font plus peur que les faucheux. L'année dernière, j'ai essayé de me soigner, je me suis dit qu'il fallait que j'apprenne à connaître ces animaux pour en faire passer l'angoisse. J'ai cherché des informations à leur propos sur internet et j'ai appris que leurs grandes pattes leur servent à courir dans l'herbe. Je voudrais bien savoir, alors, ce qu'ils font au-dessus de mon lit. J'ai toujours peur.
En ce moment, les faucheux envahissent mon intérieur, leur place préférée étant bien entendu au plafond, juste au-dessus de mon oreiller... J'ai fait de Couacman un chasseur de faucheux, vaillant et intrépide. Pas plus tard que ce matin, avant le petit-déjeuner, il a été contraint d'enfiler une de ses chaussures sur les poils de mon balai, pour aller écrabouiller la figure de l'un d'entre-eux.
Vivement l'hiver prochain qu'on en finisse ! (hé hé...)

1 mai 2007

bronzage loupé

A force de ne pas trouver de sandalettes, j'ai un bronzage ridicule : j'ai les pieds entièrement blancs (à cause des petites baskets que je porte avec mes jupes) mais à partir des chevilles, je commence à foncer un peu.  Je n'ai pourtant aucune limite de prix, je veux bien un truc à trois sous comme un truc cher pourvu que ça tienne plusieurs étés. Mais je ne trouve pas. Soit il n'y a pas ma taille (un bon 42,  j'ai des "doigts de pieds de pianistes" (dixit mon cousin, je crois) qui se plaisent à dépasser sur des semelles 41), soit il n'y a rien qui me plaît. Pourtant, je ne cherche rien de compliqué : deux ou trois bandelettes de cuir fixées à une semelle, rien de plus. J'ai parfois l'impression d'être la seule fille au monde à avoir des grands pieds quand je vois les yeux ronds des commerçants lorsque je leur annonce ma pointure. Dites-moi que vous faites aussi du 42, s'il-vous-plaît...

17 décembre 2006

achat de cadeaux

J'aime Noël mais j'avoue que l'achat de cadeaux pour tout le monde est quand même angoissant pour moi. J'ai toujours super peur que les cadeaux que j'offre ne fassent pas assez plaisir, je voudrais offrir LE cadeau qu'il faut pour chaque personne. Le pire, c'est qu'en général, je me mets à la recherche d'idées environ une semaine avant le réveillon et la veille (voire le matin même, les années où Noël ne tombe pas un dimanche), je suis souvent dans les magasins à me demander ce que je pourrais trouver d'original... Mais cette année, hé hé hé, tout est différent parce que J. m'a proposé de faire nos courses noëlesques en même temps même si c'est vrai que lui, il avait en fait les trois quarts de ses cadeaux, déjà. Il s'y prend vachement longtemps à l'avance j'ai l'impression (en tout cas par rapport à moi) parce que je me souviens l'avoir entendu dire il y a au moins un mois, voire plus, qu'il avait déjà une idée de cadeau pour chaque personne ! Et donc bon, il a partagé sa motivation avec moi et hier, on a décidé de se lancer malgré le fait qu'on est juste une semaine avant Noël et que la foule des magasins à cette periode est insupportable (surtout dans le centre Coty). On voulait y aller tôt le matin pour être le plus tranquille possible mais comme on s'est levés à onze heure, c'était mal barré... On est partis à une heure et demie et ça a été parce qu'on savait tout les deux ce qu'on voulait et en plus, on n'avait pas besoin d'aller dans les magasins les plus populaires non plus. A la fin de l'aprem, on en avait plein les pattes mais on avait presque tous nos cadeaux. Il me manque juste le cadeau d'O., parce que le magasin de timbres a fermé pour de bon, il est à vendre même. Ca, c'est un peu la merde parce que c'est la seule personne qui voulait quelque chose de particulier... et je doute qu'il y ait d'autres magasins de timbres au Havre. Sinon, j'irais voir à Caen.
J'aimerais avoir tous les cadeaux que j'offre, J. me dit que c'est bon signe, ça doit être vrai. Je dois m'occuper du cadeau que je vais lui offrir, d'ailleurs.
Et sinon, je dois retourner chez Nature & Découvertes parce que les mitaines-moufles que j'ai achetées pour mon père sont décousues sur le pouce !...

17 avril 2007

poster son dossier

Fini ! Posté le dossier d'inscription aux beaux-arts de Nantes !... Ca a été limite mais il est posté ! Je vous raconte : il fallait le poster aujourd'hui dernier délai, cachet de la Poste faisant foi. Ici, la dernière levée de la Poste, en ville, est à 16h45, pas très tard, donc. J'ai bouclé mon dossier à 15h30, il me restait des photocopies à faire, une pochette en carton à acheter... et je croyais que la dernière levée était à 16h00. L'angoisse, donc. Je suis partie complètement affolée de chez moi et j'ai filé jusqu'au magasin de photocopies. La photocopieuse est tombée en panne. Le mec était complètement ramolli du genou et a mis 107 ans à la réparer. D'autant qu'il a été déconcentré (et moi, complètement paniquée, pour le coup) par une de ses collègues qui s'est écriée : "La rue ! La rue est inondée !". Je me suis tournée vers la porte et effectivement, malgré le temps sec, une énorme coulée de boue (sans blague) avançait dans la rue. Mes photocopies en main, je suis sortie et me suis retrouvée submergée moi aussi (il y avait plein de monde dans la rue, plein de voitures embourbées jusqu'au-dessus du pneu), j'ai été obligée de courir, la peur de louper la dernière levée au ventre. Par chance, la ville est en pente, je suis donc remontée d'une rue (en passant, soit dit en passant, devant la cause de l'accident pas très naturel, une énorme canalisation pêtée d'où jaillissait un geyser de merde) et j'ai couru couru jusque chez Monoprix où j'ai acheté mes pochettes en carton. En plus il y avait plein de monde à la caisse, et sur mon ticket de paiement était inscrit en lettres noires "16h03". Et il fallait encore que je ferme l'enveloppe et tout, c'était terrible. A la poste, re-belote, une queue pas possible mais j'ai été voir au-dessus de la boîte aux lettres et la dernière levée était plus tard que ce que je pensais, donc. Je voulais absolument aller à un guichet pour voir la dame tamponner ma lettre et avoir le coeur tranquille. J'ai fait la queue jusqu'à 16h35, c'était très long et très chiant d'ailleurs. J'ai expliqué mon cas à la dame et c'est là que j'ai besoin de vous pour me rassurer et me réconforter car je me suis fait avoir, j'vous raconte pas : elle m'a dit "Oui, je vais l'affranchir sous vos yeux, pour que vous soyez tranquille". Sauf que pour elle, affranchir voulait dire "coller à la place du timbre une étiquette autocollante avec le prix du timbre et la date et le lieu de postage". Sur le coup, je n'ai pas réagi mais maintenant, je m'angoisse : ce type d'étiquettes, on peut les acheter en libre-service, et donc, peut-être que ça ne compte pas du tout comme le fameux cachet de la Poste qui fait foi, parce que j'aurais très bien pu acheter cette étiquette aujourd'hui et l'avoir collée sur mon dossier que j'aurais posté demain ou après-demain. Bref, si mon dossier, posté à 16h43 est arrivé trop tard pour la levée de 16h45, j'aurais le tampon du 18 et non celui du 17 et c'est ça qui comptera, et non le fait que j'ai acheté mon timbre le 17... Non ?

30 mars 2007

help

Il y a dans mon école un chinois que j'appelle "le chinois perdu" parce qu'il ne me parle que pour me demander de l'aide, toujours avec beaucoup d'affolement et je sais qu'il compte sur moi. Aujourd'hui, alors que j'entrais à la cafet' pour prendre un petit chocolait, il m'a sauté dessus, accompagné d'une de ses amies chinoises. Ils étaient très paniqués. Il m'a dit vouloir de l'aide puis j'ai demandé pourquoi, il m'inquiétait un peu à être si inquiet. Ensuite, c'est sa copine qui m'a expliqué le problème : il s'était trompé trois fois de "code PIN" en voulant allumer son téléphone portable, et celui-ci s'était bloqué. Et, tout les deux, ils n'osaient pas appeler SFR. Ils comptaient donc sur moi pour le faire à leur place.
J'ai donc appelé le service client, qui a aussitôt et sans encombres débloqué le téléphone du jeune homme. Ca a pris environ trois minutes, mais j'ai eu l'impression que je lui avais sauvé la vie (tellement il semblait rassuré et soulagé), et je me suis dit qu'il fallait vraiment beaucoup de courage pour venir s'installer dans un pays dont on ne maîtrise pas trop la langue, si loin de là où on a grandi, si loin de tout ce à quoi on est habitué.

19 mars 2007

se déplacer au Havre

Aujourd'hui, un mec envoyé par la ville est venu chez moi pour me poser quelques questions parce que je faisais partie des mille havrais tirés au sort pour répondre à une enquête quant à la qualité des déplacements au Havre, aussi bien à pieds qu'en voiture ou en bus, en moto, ou à vélo. Je l'attendais avec impatience car j'ai beaucoup de choses à dire, justement, à ce propos.
Mais finalement, il n'était pas très serieux, ne me lisait pas les questions en entier (du coup, j'étais obligée de lire par-dessus son épaule pour comprendre) et (et je sais qu'il n'y était pour rien, lui) le questionnaire ne demandait jamais si j'avais des trucs particuliers à dire. Je pensais pouvoir expliquer combien il est chiant de devoir descendre du trottoir pour aller sur la route, quand on est piéton, parce qu'il y a des poubelles ou des voitures qui l'encombrent complètement, ou bien je voulais dire combien je trouve dommage d'avoir laissé crever les rues piétonnes pour créer le Centre Coty, ou bien je voulais dire que je touve ça hyper chiant qu'il n'y ait pas de bus après 22h15, ou bien je voulais dire que les voitures garées sur les pistes cyclables à tout bout de champ, zut.
Mais le questionnaire, lui, voulait juste savoir combien de fois j'étais sortie de chez moi vendredi, pour faire quoi, et aussi à quelle adresse se situait mon école. Bref, c'était nul. A la fin, j'ai quand même réussi à glisser au mec tout ce que j'avais à dire. Il n'a rien noté, m'a dit, à propos de l'absence de bus de nuit "oui, mais avec l'insécurité, tout ça...". Je lui ai rétorqué qu'il y aurait moins d'insécurité si il y avait plus de monde dans les rues la nuit, et que les gens sortiraient plus si il y avait des bus la nuit et que donc tout irait mieux. Il m'a dit qu'il était d'accord, m'a demandé la permission de me prendre une mandarine puis il est parti. Je me suis fait un pote, il était sympa et on a bien rigolé, mais je ne me sens pas écoutée par ma ville.

17 mars 2007

nos futurs albums (bientôt en vente chez Polydor*)

Monsieur Couac et moi avons l'honneur de vous présenter nos deux nouveaux concepts de futurs albums : en effet, nous sommes sur une maquette consacrée aux bruits des vents mais soufflés par des gens, à plusieurs voix. D'ailleurs, si le projet vous parle, nous sommes à la recherche de choristes, environ 48 puisque nous sommes déjà deux. Mais plus que l'album, c'est la scène qui nous interesse, intérieure et extérieure, aussi bien au milieu d'une forêt de sapins que dans une église.
Ce n'est pas tout : nous avons également un projet d'album d'improvisations vocales de gens voulant chanter chinois sans savoir parler chinois. Nous avons déjà réfléchi à l'emplacement de la scène au cas où nous ferions un concert au Palais Impérial...

*Polydor

11 mars 2007

une énigme

Je me souviens d'un morceau d'énigme mais ce dont je ne me souviens plus, c'est quelle en était la solution : pouvez-vous m'aider ?

                                                                                                        L'énigme

Une femme radine est invitée chez une de ses amies. Elle veut apporter un cadeau et achète un vase pour lequel elle demande un paquet cadeau. La vendeuse met le vase dans une boite en carton et emballe le tout d'un joli papier. Mais voilà que la dame radine se trouve être aussi maladroite et elle laisse tomber le vase par terre. Comme elle est radine, elle n'a pas envie d'en racheter un et elle décide d'offrir le vase avec un tube de colle en disant que c'est un puzzle. Mais au moment de l'offrir, l'amie, sans même avoir ouvert le paquet, devine qu'il s'agit d'un cadeau cassé et non d'un puzzle. Pourquoi ??? Comment ?

Mais oui, comment fait-elle ?

11 mars 2007

hier dans le car

Hier, il faisait beau alors Monsieur Couac et moi sommes allés nous balader à Yport. Dans le car, au retour, un monsieur s'est levé et est allé dire un mot tout bas au chauffeur qui s'est immédiatement arrêté en pleine campagne, près d'une petite maison, comme ça, sans raison apparente. Nous avons vu le monsieur descendre du bus à toute allure et intrigués, nous avons tous (nous étions quand même un certain nombre dans le car) regardé par la fenêtre pour voir ce qu'il se passait. Le monsieur était tout bonnement en train de faire pipi contre un tronc d'arbre. En plus, dans la maison qui se trouvait là, il y avait une petite fille qui regardait par la fenêtre et qui regardait aussi le monsieur et qui a rigolé pendant tout le temps où nous étions arrêtés là, peut-être même après, qui sait ?... Quand il est remonté dans le bus, le monsieur a dit : "excusez-moi messieurs-dames, mais une envie pressante, ça arrive à tout le monde".

9 mars 2007

Alors voilà, soyons francs.

Oui, soyons francs, je suis de bonne humeur. Si ce n'est pas une semaine de vacances géniales que je viens de passer, je veux bien savoir ce que c'est... En plus, je reviens dans mon port et il fait beau et limite bon. Les tulipes sont sorties, elles sont violettes.
Lundi, les parents de Monsieur Couac qui partaient à Paris, nous ont acceptés dans leur voiture nous permettant une pause bienvenue dans notre quotidien havrais. Nous avons pû visiter des expositions et je les ai appréciées ce qui me réconforte puisque lors de ma précédente visite parisienne, toutes les expos épluchées m'avaient considérablement déçue. J'avais l'air d'une fille blasée, je me souviens avoir dit "mouais, jtrouve pas ça génial" à plusieurs reprises. Mais là, j'ai aimé tout ce que j'ai vu et ouf. Au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, Fischli-Weiss et Dominique Gonzalez-Foerster et Cie; au Palais de Tokyo, Michel Blazy ; et à la Maison Rouge, Tetsumi Kudo, Mounir Fatmi et une partie de la collection d'Antoine de Galbert. Partout, de la matière, de l'intrigue, du sensible et du renouveau, des trucs qu'on avait jamais vus. J'aime bien quand c'est marrant de visiter des expos, quand ça ressemble à prendre un train fantôme et qu'on sent que tout va être possible à tout instant.
Mercredi matin, je suis partie très tôt pour Nantes. Dans le métro qui m'a conduite à la gare Montparnasse, j'étais assise face à un mec qui m'a fait penser à Paul MacCartney. Ca m'a rendue heureuse.

27 février 2007

les limites du blog ?

Me voici chez mes parents, pour des vacances silencieuses. Le fait d'être assise face à leur ordinateur m'amène à me poser des questions quant à ma pratique du blog. Bloguesquement parlant, je suis peut-être trop "vivons bien, vivons cachés": je n'ai parlé de ce blog qu'à une seule personne de mon entourage, je ne mets jamais de noms de personnes, je ne parle pas de ce que je fais à l'école... Je ne mets pas de photos non plus. je croyais avoir réfléchi aux limites de mon blog avant de le créer mais voilà que je remets en question ces limites. Mais comment faites-vous, vous ? Quel rapport avez-vous au droit à l'image, ou au droit à avoir une vie privée : quand vous allez raconter un épisode de votre vie qui implique une personne de votre entourage, lui demandez-vous la permission avant ? Avez-vous parlé de votre blog à vos meilleurs amis ? Racontez-moi.

11 février 2007

second essai de performance

Hier, j'ai refait la performance "Brigitte Bardot", au théâtre "Le Passage" à Fécamp. Il y avait en même temps le vernissage de l'exposition de photos des étudiants de l'école.
J'ai presque pleuré, je sentais le sanglot coincé dans ma gorge. Je détèste l'angoisse que je ressens avant, je ne peux plus penser à rien d'autre, je n'arrive pas à relativiser, je suis écoeurée de penser que je vais m'auto mettre à l'épreuve pendant un quart d'heure devant plein de monde.
Mais rien n'égale le vide que je ressens après, le soulagement...
Je me demande si l'angoisse vaut la peine  d'être vécue pour le soulagement que je ressens après, ou bien si il vaut mieux être à peu près tranquille tout le temps, sans le soulagement d'après mais sans l'angoisse d'avant non plus : dois-je continuer la performance ?

6 février 2007

L'Histoire De Chicago May, Nuala O'Faolain

"Que penser de L'Histoire De Chicago May, de Nuala O'Faolain ?" me demandent certains d'entre-vous. Et bien je répondrais que j'adore ce livre mais je ne me contenterais pas de ça, j'ajouterais que ce n'est pas une simple biographie un peu chiante. Au contraire, Nuala O'Faolain réussi à raconter l'histoire de Chicago May en tant que femme qui n'a pas été gâtée par la vie et non en tant que méchante à qui on a rien à dire. Du coup, on éprouve de l'affection pour elle et toute cette histoire en devient encore plus trépidente. En plus, j'apprécie ce mode de récit "de la vraie vie", d'une vraie vie qui a existé, mais sans oublier que ce n'est pas la personne qui l'a vécue qui raconte, mais bien une narratrice complètement extérieure à tout ça. Nuala O'Faolain nous raconte ce qu'a vraiment été la destinée de May, mais elle nous fait part de ses doutes et de ses émotions face à cette histoire qu'elle semble découvrir en même temps que nous.
Enfin bref, lisez-le, ça vaut le coup. Et ensuite, on pourra en reparler en plus.

27 décembre 2006

Patatboem

J'dois vous raconter le spectacle Patatboem qu'on a vu J. et moi vendredi dernier soir au Volcan... C'était bien bien bien ! Ca conciliait plein de bonheurs, genre être à un spectacle, dans une salle de spectacle, avec plein d'autres gens, et en plus manger ! Oui, nous avons mangé au Volcan. La scène était ronde et entourée de tables installée comme des rayons de soleil par rapport à la scène, et assis à ces tables devant des bols, nous avons vu des cuisiniers-musiciens nous concocter un repas (trop bon en plus !) en musique et en rythme. Y en a même un qui jouait de la flute-concombre pour tout vous dire... C'était formidable. En plus, à la fin, ils ont discuté avec nous en nous apportant les plats, y avait une vraie rencontre. Et pis à notre table, y avait la secrétaire de l'école... Et ça sentait bon, tout ça.

25 décembre 2006

"de l'autre côté de l'eau"

Et bien les voilà les vacances tant attendues. Les trucs et les machins s'enchainent :

Ma "performance-lecture" "façon Brigitte Bardot" s'est très bien passée, pratiquement un quart d'heure à pousser le son de chaque syllabe de mon texte jusqu'à plus de souffle (rien à voir avec Brigitte Bardot, en fait), et j'ai fini super essoufflée et complètement tremblotante mais ravie et émue. Ca m'a transportée et je me suis découvert des limites plus lointaines que ce que j'imaginais (je croyais que morte de trac, j'allais m'évanouir devant tout le monde, ou que j'allais pleurer ou rire nerveusement, mais non).

Ensuite, c'était Noël et les retrouvailles familiales (retour à Caen chez mes parents), on ne s'était pas vus tous les six depuis Noël dernier (qu'on avait fêté le sept janvier, mais quand même). On a joué au Uno, écouté de la musique et ouvert les cadeaux un peu avant minuit...

Et puis maintenant, mes soeurs sont reparties et je suis à la maison et je n'ai presque rien à faire et c'est formidable. Faudrait peut-être que je range ma chambre... ce sera seulement si j'ai le courage (c'est quand même les vacances).

19 décembre 2006

le bal de l'école

Et bien oui mesdames-messieurs, à l'école, nous, on nous organise des bals !... Des vrais de vrais, où on doit venir bien habillé et tout et tout. C'était marrant jusqu'à ce qu'on décide que les élèves de l'atelier d'écriture devaient participer au "spectacle" de début de soirée... il se trouve que je viens de finir d'écrire un texte "à lire comme Brigitte Bardot le lirait si elle l'avait entre les mains" et du coup, devinez qui va devoir se lancer, devant 150 personnes, à lire son texte comme B.B. ?!... Bin oui, c'est moi mais je suis une fille timide et angoissée voyez-vous alors rien que d'en parler j'ai la chair de poule... J'ai trop peur, rien que l'idée de parler dans un micro me terrorise, d'ailleurs. En plus, les autres sont rien que des méchants qui ont refusé de lire leur texte à la fête (quand ils l'ont dit, j'avais déjà accepté, pleine de courage (parce que j'avais l'impression que le moment fatidique n'arriverait jamais (mais finalement il arrive, c'est après-demain soir...))) alors je vais être toute seule sur scène. Pour l'occasion, je me suis acheté un super haut chez Mango (ça, c'était une excuse toute trouvée pour acheter ce truc qui m'attirait l'oeil depuis un moment chaque fois que j'allais y trainer !...). Il est violet, avec un certain décolleté et plein d'étoiles, c'est simple, on dirait un haut de fée... Non mais quitte à être terrifiée, autant l'être de manière aussi sexy que possible, je ne voudrais pas avoir tout raté. Surtout qu'il y aura J. dans la salle. Et puis vu que c'est filmé, ça veut dire que tout ça sera re-regardé. Bref, jveuxpasyaller, sauvez-moi.

18 décembre 2006

va falloir s'y mettre

Pourquoi est-ce-que je n'arrive à me mettre au travail que lorsque la nuit tombe et que l'école ferme ? Je dois aller continuer mon film cet après-midi mais c'est dur de se lancer, je préfererais rester au chaud et au calme chez moi. En plus, le temps et mon taux de magnesium ne me permettent pas de prendre mon vélo, je vais devoir prendre le bus, berk berk, berk ! Je détèste prendre le bus. A noter, d'ailleurs, le courage d'une dame qui samedi a demandé aux excités du fond d'éteindre leur musique et de se calmer... je rêve de faire ça mais je n'ose jamais alors j'ai apprécié son courage et je me dis que c'est possible de dire ce qu'on pense et de se faire respecter (ils ont éteint leur musique).
Ce matin, j'ai voulu faire prolonger mon temps d'emprunt de livres à la biblio mais c'était fermé... je vais devoir y retourner demain. Sinon, je suis passée chez Nature & Découvertes à propos des mitaines trouées pour mon père et j'ai appris que des moufles-mitaines ont forcément le pouce troué pour qu'il puisse lui aussi être à l'air libre tout comme les autres doigts quand on porte l'objet en mitaines.
Bon, je crois que je vais devoir aller quand même travailler, je ne voudrais pas avoir des boulots pas finis sur la conscience pendant les vacances.

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