Dimanche a été mieux que samedi mais c'est pas dur parce que le dimanche, Couacman ne travaille pas alors c'est la fête.
Nous nous sommes levés à l'aube pour aller au marché. Nous avons choisi celui de la gare du Midi, dont nous avions entendu le plus grand bien. C'était très joyeux et nous avons acheté des tas de trucs : des fraises séchées, des bananes, des abricots, des pêches, des figues fraiches, des haricots verts, une aubergine, deux morceaux de Liberty (à 6 euros le mètre et il y en a un qui en jetait grave, en deux teintes différentes alors j'ai pris un peu des deux. A mon avis, je ne vais rien en faire sinon le regarder, le toucher, le sentir... parce que ce qui est formidable et qu'on a tendance à oublier, chez le Liberty, c'est que c'est frais et léger), un rebouche canette (oui oui !), des pistaches, des noix de macadamia et d'autres trucs du genre et deux poivrons.
J'avais oublié qu'aller au marché, c'est super mais ça creuse et ça, ça met de mauvaise humeur, aïe aïe aïe... j'avais oublié que j'étais aussi hargneuse, au bout d'1h30 de marché.
J'en profite pour vous demander : si vous êtes bruxellois(e), où achetez-vous vos légumes belges ? Parce que même au marché, niveau petits producteurs du coin... ben c'est pas ça. Ou alors ils ne s'en vantent pas, mais ça serait un peu étonnant, non ? Nous voulons acheter des fruits et légumes belges et on n'en trouve pas !... Aidez-nous !
L'après-midi, nous nous sommes acheté le super Femme actuel spécial jeux (oui oui (bis) !), parce qu'on avait fini tous les mots fléchés des Version Fémina que les parents de Couacman nous ont apportés et qu'on était en manque de mots fléchés et que c'est le truc avec le plus de mots fléchés qu'on ait trouvé. Nous sommes allés nous asseoir au Roi des Belges (c'est un café) et nous avons mangé une gaufre à la crème chantilly en jouant (aux mots fléchés, donc).
Et le soir, on a loué Les demoiselles de Rochefort. Nous avons adoré. Je ne suis pas sûre qu'il existe un film plus léger et plus gai (sans être cucul). Je crois que je vais essayer de me trouver la BO.
Bon, il y a un "mais" à dimanche tout de même, un truc que je n'assume que moyennement mais je vous le dis quand même : on a trouvé un cafard énorme dans notre cuisine (genre deux centimètres et demi de long, quand même. On aurait dit une datte à pattes). Ca ne nous étonne qu'à moitié parce qu'on en avait déjà vu dans l'ascenseur, et aussi parce qu'on a appris récemment que comme on habite près du canal, dès qu'il pleut, les caves sont abondemment innondées... mais on n'en avait encore jamais vu chez nous... argh... ça me travaille énormément. Je trouve ça sale, j'ai l'impression que ça veut dire qu'on est des gens sales. Ca me dégoûte...
Il y a eu autre chose dimanche : on a vu une fille se faire agresser dans la rue, plusieurs mecs essayaient de l'entrainer vers une voiture alors qu'elle hurlait qu'elle n'était pas d'accord, "qu'elle avait un travail, maintenant". Elle essayait de s'enfuir mais ils étaient plusieurs... hyper glauque quoi. Couacman a couru pour la défendre. Moi, dans ce genre de situation, je ne suis pas du tout courageuse, je ne veux pas me battre. Je suis du genre à rester figée sur le trottoir, ou à essayer de désamorcer le problème en discutant (genre "mais arrêtez voyons, cette fille n'a pas l'air d'accord pour que vous l'emmeniez, elle est majeur, non ?", ce qui s'est toujours avéré inefficace). Je peux aider les gens pour des problèmes pas graves (rassurer les enfants qui ont perdu leurs parents, dire aux gens quand leur sac-à-dos est ouvert, indiquer un chemin...) mais dès qu'il y a de la violence, je ne suis plus là. Couacman, lui, c'est le contraire, il ne traite pas les cas pas graves mais est toujours là pour séparer les gens qui se battent, sauver les filles qui se font enlever... Bref, Couacman a couru pour sauver la fille, et j'ai bien mis cinq secondes à me dire qu'il fallait que j'y aille aussi, pour sauver Couacman si jamais ça tournait mal. En fait, le fait que nous intervenions a fait que la fille a pû sortir de la voiture, et nous, nous nous sommes retrouvés à discuter avec ses "agresseurs" qui nous ont dit que la fille était droguée et qu'ils cherchaient à la ramener chez ses parents. Et finalement, la fille qui était partie quatre mètres plus loin est revenue d'elle-même dans la voiture, après avoir fait un câlin à un mec complètement fait (qui tenait à peine debout) qui trainait là et qui avait l'air d'être son mec. Bref, c'était n'importe-quoi, on ne saura jamais ce qui se passait vraiment. Après, on se sentait mal mal mal mal mal.
En plus, hier soir, on a regardé Pierrot le ouf et je n'ai pas trop aimé mais je crois que je ne suis pas la plus grande des fans de Godard.
Aujourd'hui, j'ai commencé à fabriquer des étiquettes de pots de confiture...
Et il pleut encore...