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20 octobre 2009

le goût du pigeon

Pauline me demandait, dans les commentaires du post précédent, si le pigeon, c'était bon. J'ai décidé de faire appel à une amie spécialiste, pour vous donner une réponse concluante.

Bonjour C., est-ce-que tu aimes le pigeon ?
Bonjour Couac Couac ! Oui, j'aime bien.

Pourquoi t'aimes bien ?
Parce que c'est bon. Mais il ne faut pas qu'il soit vieux sinon, c'est sec.

Est-ce très différent du poulet ?
Le pigeon a plus de goût, surtout si le poulet est un poulet de batterie. Et les os du pigeon sont plus durs. Et sinon, ce n'est pas sec comme du gibier.

Voilà ! Merci C., et à bientôt !


Propos recueillis par Couac Couac

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4 juillet 2009

gai juillet

Normalement, je devais travailler tout le mois et nous devions partir en vacances en août. Mais il y a eu quiproquo avec la librairie, qui croyait que je voulais travailler en août. Comme du personnel avait déjà été prévu pour juillet, on n'avait plus besoin de moi et je me retrouvais sans rien... gros coup de cafard ! Et puis finalement, tout s'est éclairé : puisque ma carte d'identité périme le 27 juillet, puisque Couacman n'avait pas encore arrêté ses dates de congé auprès de sa patronne, puisqu'on me proposait un boulot en août, nous avons décidé de partir en vacances en juillet. A nous la Finlande, et en particulier la Laponie, les maisons en bois, les lacs, les saumons, les lottes, les rennes, les moustiques, les castors, les gloutons et les ours (que nous espérons ne pas croiser, mais le guide du routard dit que ça peut arriver !...), les paysages lunaires, les arbres, le silence, les gros oiseaux et le soleil de minuit... Nous allons faire des randonnées de plusieurs jours, juste tout les deux au milieu de rien. Nous allons dormir dans des refuges et traverser le pays en train. Nous sommes surexcités, nous avons  HÂTE HÂTE HÂTE !!!
Bon, j'avoue que j'ai un petit peu peur des ours, d'autant que dans un guide on nous dit de reculer doucement en lui faisant face si on en croise un, dans un autre guide on nous dit de faire le mort ! Alors, quelle est la meilleure solution ?
Aussi, nous nous demandons si il est vraiment utile que nous emmenions des sacs à viande. Cela ne va-t-il pas charger inutilement nos sacs à dos ? Nos duvets ne suffisent-ils pas ? C'est une question débile mais qui me taraude alors merci de me donner votre avis.
Aujourd'hui, nous avons investi dans une carte de la Finlande, des sacs à dos de randonneurs et des chaussures adaptées... et aussi, nous avons acheté un sifflet (moi j'en ai déjà un) et une boussole. Tout cela est très très excitant. Nous avons déjà la tête bien loin de Bruxelles...

26 mai 2009

demain à cette heure-ci ce sera fini...

... de quoi ? Bin mon exam oral pardis ! Brr, rien que d'y penser, ça me fait frémir ! La prof est glaçante, elle vous fixe sans rien dire avec sur la figure un air dégouté de la life d'être enfermée dans cette salle à vous faire passer votre oral alors qu'il fait beau dehors ... Enfin, en tout cas, c'était comme ça l'an dernier !

Une nuit, Couacman dormait et pas moi. Tout à coup, tout bas, il a dit avec un air absolument ravi :"Oooooh... un chaaat !...". Du coup, j'ai ri.

Il va très bien, sinon, Couacman. A l'instant, il lit un livre de Bourdieu en mangeant la gomme de son criterium.

Nous ne sommes toujours pas sûrs de l'endroit où nous partirons en vacances en août.

Dans l'animalerie de la rue de Flandre, il y a deux perruches qui, la nuit, dorment collée l'une contre l'autre, et il y en a toujours une qui pose sa tête sur l'épaule de l'autre.

GB express ne vend plus les biscuits suédois que j'aimais tant.

Cette nuit, il y a eu une tempête incroyable. Un orage qui ne nous tombait pas dessus depuis le ciel : c'est bien simple, nous étions en plein dedans. Les éclairs pleuvaient tellement que ça clignotait, et il y avait un vent, mai un vent !... Je suis restée un moment à regarder ça époustouflée.

Et vous, vous avez prévu quoi pour demain ?

17 mars 2008

en vrac

Vous allez bien ?
Je ne donne plus beaucoup de nouvelles mais c'est que je dois rendre moult travaux à mes professeurs avant les vacances de Pâques, vendredi.

Pour le cours de musique, le devoir est de commenter et d'étudier un concert vu exprès pour l'occasion. Comme je me suis affolée très tard quant au concert que je pouvais voir (très tard = samedi matin) et que ce devoir est à rendre vendredi après-midi, et que je voulais absolument aller à un concert avec Couacman (afin d'unir nos cerveaux et de faire une analyse un peu réussie), il fallait que celui-ci (de concert (je précise parce que ma phrase, à rallonge, me paraît incompréhensible)) eût lieu dimanche, à n'importe-quelle heure, mais dimanche (c'est le seul jour où Couacman et moi passons 24h/24 ensemble). Je ne sais pas pourquoi, mais j'étais fort motivée pour aller voir du classique, peut-être parce que ça change, parce qu'on n'a pas le réflexe classique mais qu'on ne sait pas pourquoi. Justement, chaque dimanche matin au Palais des Beaux-Arts a lieu un concert à 11h00. Ce dimanche, c'était Les lauréats de la chapelle musicale reine Elisabeth. Nickel. En achetant nos places samedi midi, le guichetier nous a appris qu'en plus de nous donner accès au concert, nos places nous donnaient droit à un petit-déjeuner !...
Bref, dimanche matin, nous étions complètement surexcités, un peu comme les matins de départ en vacances. Déjà, on n'a pas trop l'habitude de se lever le dimanche mais alors là, en plus, petit-déjeuner au Palais des Beaux-Arts et ensuite aller voir un concert !... C'était trop pour nos petits coeurs.
Bon, le petit-déjeuner était très très bon (couques à volonté, thé, café, jus d'orange...). Et le concert... ouh la la le concert... c'était gé-nial. La musique, je ne vous dis pas... et les interprètes... ah la la les interprètes... ils avaient l'air tellement ravis d'être là ! Et puis ils jouaient en se regardant, en jouant un peu la comédie, en faisant des têtes assorties au son de leur instrument. Nous sommes ressortis de là en nous disant que nous allions revenir tous les dimanches.
Du coup, là, je suis en train de faire mon dossier, je me concentre sur un compositeur, j'ai choisi Rachmaninoff parce que c'est celui que j'ai préféré.

Sinon, déséspérée par l'absence de pantalons dans ma garde-robe, je me suis jetée sur ceux de Couacman et j'en ai trouvé un qui me va parfaitement bien. Je trouve paradoxal, quand on est large de hanches comme je le suis, de trouver plus facilement de quoi se vêtir dans la penderie d'un monsieur plutôt que dans les magasins pour femmes, mais bon.

Sinon, il y a eu un troisième cambriolage dans l'immeuble, et il parait qu'il y a des gens qui dorment dans la cave et qu'il y a des trafics de stupéfiants dans le bar d'en bas et que quelqu'un a fait pipi sur la porte de la voisine.

Sinon, 3/4 de nos ampoules sont mortes mais on ne pense jamais à en racheter.

Sinon, les lapins de l'animalerie de la rue de Flandre ont énormément grossi et mon préf' de pref', c'est le petit gris trop mignon.

Je mange beaucoup de pains au chocolat, depuis deux jours.

Nous avons fait crâmer une fournée de sablés et nous avons eu très peur parce que le four a fumé très très fort.

Avec ce même four, Couacman s'est brûlé quelques poils du dessus d'un doigt et ça a senti le cochon grillé. L'odeur lui a donné faim.

Quand je dessine, seule, à la maison, c'est dur, je me sens coupée du monde.

Si je devenais garde-forestier, j'adopterais un chien.

J'ai de nouvelles rides à divers endroits de la figure.

Je suis en train d'écrire des machins ici alors que je devrais travailler.

Si je n'avais pas peur des bêtes, que j'étais musclée et courageuse, je crois que j'adorerais être garde-forestier.

Je n'ai pas du tout envie d'aller me coucher parce que je viens de laver les draps et du coup, il faut refaire le lit, d'abord.

Et vous ?


8 décembre 2008

hello !

Si vous passez par ici,
pouvez-vous penser à fermer la porte pour éviter que le froid rentre ?
Vous pouvez regarder dans le placard, il y a du chocolat noir aux noisettes, servez-vous, ça me fait plaisir.
Il y a aussi du lait et du jus d'orange, au frigo.
Si, assis dans le fauteuil, vous avez un peu froid, vous pouvez vous couvrir d'un plaid (ils sont sur le lit).
Et bien entendu, livres, magazines et mots fléchés sont à votre disposition !
Mettez le clef sous le paillasson en repartant !
Je vous fais de gros bisous.

couac

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10 mars 2008

Il y a un truc qui m'aide beaucoup à

Il y a un truc qui m'aide beaucoup à décompresser. Je fais une liste mentale des villes où j'ai acheté tous les habits que je porte. Par exemple, là, mon pantalon vient de Rennes, mes chaussettes, mon pull, ma culotte et mon gilet viennent de Caen, et mon soutien-gorge, mon collier et mon tee-shirt viennent du Havre. Ensuite, je me remémore dans quelles circonstances ces vêtements sont devenus miens. Par exemple, mon tee-shirt, je l'ai acheté parce que pour les concerts de la chorale l'an dernier, je devais mettre un tee-shirt blanc et je n'en avais pas. Et si ça ne suffit pas à me détendre, j'imagine toutes les choses que j'ai faites avec ces habits, tous les endroits dans lesquels ils m'ont accompagnée. Par exemple, mon gilet, il était avec moi le jour où on a fêté les 80 ans de ma Mémé. C'est très très efficace, ça me fait relativiser, et des fois, je me sens trop bête parce que dans des cas extrêmes où je suis mortifiée de peur (par exemple, avant de faire une performance), je me rends compte que je parle à mes habits, dans ma tête. Je dis à mes chaussures : "Vous restez avec moi, hein, vous m'laissez pas tomber les filles, vous me serrez bien les pieds pour marquer votre présence ?" et j'imagine qu'elles me répondent "Mais oui t'inquiète Poulette, on est là, on n'te lâchera pas !".

25 novembre 2008

mardi soir, espoir

Madame, Monsieur, bonsoir.

Un soir, j'ai écrit, dans mon lit, cette poésie :

Serrez les maxillaires
Contractez les pommettes
Pensez à vos côtelettes
Et ne buvez plus de bière.


                               Couac Couac, novembre 2008


Wouhou !!!


Je suis en forme en ce moment, j'vous raconte pas ! Je me demande si ce n'est pas l'effet secondaire "footing". Je sens bien que ça me détend et qu'après, je suis euphorique, je rigole et c'est tip top, alors que juste avant (quand je suis encore dans mon lit, bien au chaud, et que je dois me lever exprès pour aller courir dans le froid glacial des matins belges), je suis de mauvaise humeur et dégoûtée de la life.

Hier soir, Couacman s'est lancé avec succès dans le boeuf bourguignon, c'est trop l'bonheur.

Ce week-end, je vais à Paris, hé hé...

La grande roue est montée, c'est bon, vous pouvez ouvrir les yeux. Oooooh !...

11 février 2008

périple à Knokke le Zoute

Hier, à Knokke le Zoute nous avons vu :
- des chateaux de sable
- des tas de voitures à pédales
- des gens marchant tous dans le même sens selon deux axes (gare/plage et plage ouest/plage est (et inversement)), et que nous avons suivis longuement (mais pas tout le temps)
- un chien riquiqui avec un vêtement marqué sur le dos du mot "police" et décoré d'un gyrophare (qui fonctionnait vraiment)
- une poubelle pleine et une poubelle vide
- des immeubles en béton comme des boîtes de médicaments alignées
- un coin rappelant la Normandie
- des gros lapins sur une pelouse de mini golf
- des caméras de surveillance devant les maisons
- beaucoup de magasins
- énormément de monde
- un porte-containers
- le soleil
- la Mer du Nord

Dans le train du retour, j'ai eu le temps de réfléchir et j'ai décidé de remettre en action le plan de sauvetage Couac que j'ai déjà mis à exécution à Rennes et qui s'était révélé très effiace. Il permet de se calmer, de relativiser, de positiver, de se détendre...
Le plan est simple. Il est constitué de trois règles :
1 - Ne plus demander à tout bout de champ, aux autres : "As-tu pris tes clefs ?" "As-tu pensé à éteindre le gaz ?", "Tu es sûr(e) de l'horaire ?" (ce type de questions) : laisser faire. Faire confiance. Laisser de la place aux imprévus, aux bévues. En plus, je sais par experience que c'est aussi lorsqu'on ne maitrise pas tout qu'il se passe des choses chouettes. Et je sais que c'est moins lourd pour les autres et aussi pour moi, qui m'inquiète et me tend pour rien.
2 - Ne pas me sentir brusquée pour un oui ou pour un non. Ne pas donner d'importance aux choses qui ne le méritent pas. Ne pas m'occuper l'esprit avec des choses négatives, et dont il suffit de se dire "je m'en fiche" pour qu'elles n'existent plus.
3 - Penser que je m'auto-accompagne et que je dois prendre soin de moi, que je suis chargée de m'occuper de moi-même, de ne dire que des choses que je suis capable d'assumer.
Cette décision, accompagnée du soleil et de la douceur des températures, m'a déjà redonné le sourire !
Et vous, ça va ?

17 octobre 2008

des nouvelles du quai

En ce moment, le soir, c'est bouillotte brûlante, carnet, crayon et au lit, et je me perds dans des rêvasseries plaisantes. Et rapidement, je m'endors la bouillotte contre le ventre, et je n'entends même pas Couacman rentrer du boulot. Il se couche, s'endort, puis le matin mon réveil sonne, je me lève et pars alors qu'il dort encore.

J'écoute en boucle la B.O. des Parapluies de Cherbourg. Je vais bien finir par la connaître par coeur. Il y a un moment où Catherine Deneuve chante "Ne me laaaiiisse pas..." d'une voix qui me fait frissonner à chaque fois, et ça me donne envie de pleurer. "J'ai parlé à Maman de notre mariage. Elle m'a évidemment traitée de folle, et puis ce soir, elle m'a interdit de te voir... tu comprends, j'ai eu si peur..."...

Les voisins que nous trouvions chiants pour plein de raisons ont déménagé et les nouveaux voisins qui les remplacent font des barbecues sur leur balcon (sachant que les balcons sont côté cour, et que la cour en question est un puits noir et étroit, muré des quatre côtés, et haut de sept étages (et eux, ils habitent au troisième donc tout le monde en profite)). Comble du comble : c'est parfois du poisson qu'ils font cuire ! Hu hu, ça me fait bien marrer !

Couacman achète des poissons entiers qui me regardent de leur gros oeil quand j'ouvre le frigo.

En cours de nu, mercredi, j'étais assise en face d'une fille qui a l'air super chouette. On n'a pas arrêté de se sourire. Jeudi, nous nous sommes croisées, elle m'a demandé comment je m'appelais. Je lui ai répondu puis lui ai demandé son prénom, qu'elle m'a donné. Ensuite, je lui ai dit "super, on pourrait aller boire un verre un jour !?" et elle m'a dit "ah, oui, super !". Et nous nous sommes quittées comme ça, c'était génial !

Je n'arrête pas de croiser tout le temps les mêmes gens dans la rue. Il m'est même arrivé deux fois de voir sortir d'immeubles des femmes que je croise régulièrement à divers endroits du centre.

Hier matin, j'ai fait mon footing dans la nuit, ça montre qu'on s'enfonce dans l'automne. Aussi, je me suis fait attaquer par deux espèces de caniches ou bichons (Marie, tu te rappelles de la carte "bichon" du jeu des sept familles des animaux ?), enfin, des chiens riquiquis de rien du tout qui lèchent le plat. Ils ont bondi vers moi en aboyant et il y a eu un emmêlement bizarre avec leurs laisses mais je n'ai pas eu bien le temps de comprendre parce que tout cela est passé bien vite.

Nous avons vu Rumba et Couacman était tout ému parce que toute la scène de la plage est tournée là où ses parents ont coutume d'aller se baigner l'été. Nous avons adoré ce film, vraiment. Il égale presque les Parapluies de Cherbourg, dans mon coeur, pour tout vous dire. Nous avons aussi vu Entre les murs, qui nous a énormément plu aussi. Ca m'a donné envie de relire les bandes-dessinées de Tito, de retourner vivre en banlieue parisienne (cette envie avait déjà été amorcée à la lecture de Rosalie Blum)(même si le film se passe à Paris), de me promener à Cergy-Pontoise. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai de ces envies de Cergy-Pontoise, en ce moment ! Et aussi du jardin de la Cité des sciences et manger des "pique-nique break" avec ma classe, et écouter "faut qu'j'travaille, je veux pas qu'on m'soûle, j'sais ce que j'ai à faire ; 'faut qu'j'travaille, mais me la couler douce, c'est ce que j'aime bien faire"...

A la fin des grandes vacances, j'ai eu une période "Lambada", sûrement parce qu'il y a derrière la Bourse des musiciens de rue qui jouent toujours cet air-là au moment où je passe à côté d'eux. J'ai regardé le clip sur Youtube, j'ai failli pleurer. C'était ma chanson préférée quand elle est sortie, et l'écouter me rappelle une absence d'angoisse totale, accompagnée d'une gravité face à l'immensité de la vie. Oui oui, tout ça avec la Lambada ! Mais j'ai parfois l'impression que tout ce qui s'est passé avant 1990 n'est pas réel, que c'est un rêve dont je me suis éveillée. Comme si le monde n'était plus le même, qu'il y avait eu un basculement. Mais je suppose que ce basculement n'a eu lieu que dans ma vie, c'est moi qui aie changé à ce moment-là, pas le monde, non ?
Bref, il faut immédiatement que j'arrête de réfléchir.

Voilà. Et vous, à quoi songez-vous ce soir ?

8 octobre 2008

menus évènements

Ce matin, j'ai séché le cours de nu. Je crois bien que j'ai une bronchite, qui ne m'handicape que légèrement le jour mais m'empêche de dormir la nuit. Dès que je m'allonge, j'ai une sensation de crise d'asthme. Il suffit que je me lève pour que ça passe... Du coup, cette nuit, je n'ai pas dormi, impossible ce matin de me lever à 6h15 pour aller dessiner 2h30, trop dur.

Hier soir, Couacman a fini de monter l'étagère (après moult péripéties, du montage, du démontage... elle est enfin terminée !). Maintenant, il faut la peindre. Vert pistache ? Vert petit pois ? Bleu-gris ? Nos coeurs balancent. Rendez-vous à Brico ce soir.

Hier après-midi, en rentrant de l'école, j'ai passé un long moment assise sur la table du salon à écouter des chansons plaisantes : une chanson des Parapluies de Cherbourg (celle qui fait pleurer), Vincent Delerm, MC Solaar : que des vieux trucs poussiéreux, qui m'ont rappelé plein de souvenirs.

Pour l'instant, j'arrive à travailler à peu près régulièrement et avec plaisir. Mais je me rends compte que l'été s'était efforcé de me faire oublier (très vite) l'abondance de travail demandé. Il y a énormément de choses à penser, en une semaine : les cours auxquels il faut assister, le concours d'affiche, les croquis, l'illu, la BD, la tapisserie, la vidéo, la typo, et sans compter les boulots qu'on va nous demander pour les cours théoriques. Les semaines sont chargées. Mais je positive à fond, je me dis qu'en travaillant bien régulièrement, ça va aller comme sur des roulettes.

Je continue de courir, parfois un quart d'heure avec juste une mini pause au milieu. Chouette !

Samedi soir, c'était nuit blanche. Couacman travaillait, mais "c'est pas grave", nous disions-nous, nuit blanche, c'est toute la nuit ! Donc, je suis allée passer la soirée chez nos copains qui viennent d'emménager à 20m de chez nous, dans un immeuble tout neuf-refait où pour l'instant ils sont les seuls à vivre. Mais tous les apparts sont accessibles, car toutes les clefs sont sur les portes. Nous étions une dizaine et nous avons joué à cache-cache dans l'immeuble. Il faisait nuit, tous les appartements étaient plongés dans le noir et au départ, je n'étais pas trop partante (je suis une froussarde) et puis en même temps, c'était tentant... On a bien rigolé. Ensuite, vers 1h00, Couacman nous avait rejoints (et avait gagné une partie de cache-cache) nous sommes sortis, et tout était fini ! Il y avait bien des concerts à droite à gauche, mais toutes les oeuvres d'art étaient rangées, emballées ! Déçus, nous sommes rentrés nous coucher.

Dimanche, chez Tropismes, il y avait une lecture de Mario Ramos, c'était hyper chouette. J'adore les adultes qui lisent des histoires, je trouve ça captivant.

Nous avons acheté des nouilles en forme de lettres pour mettre dans le bouillon, miam !

J'aimerais devenir une personne sereine.

Couacman veut aller chez le coiffeur alors qu'il a en ce moment une coupe de cheveux explosive qui lui va si bien.

Il faut que je m'achète des petites chaussures parce que les chaussons chinois quand il pleut, c'est pas super.

Et vous, ça va ? Vous faites quoi aujourd'hui ?

29 septembre 2008

Le MBQ de la rentrée, en retard...

1. Le jour où il vous est arrivé un truc qui n'arrive prétendument que dans les films ?

A Rennes, j'ai souri à un garçon dans le métro. Un mois plus tard, je l'ai recroisé dans la rue et il m'a fait une déclaration d'amour, en tremblant.

2. L'habitude que vous avez prise d'un ami ?

Parfois, je dis "Ah bah d'accord !"
, sur le même ton que le disait ma copine Pauline au CE2.

3. Connaissez-vous un poème par cœur ? Lequel ?

Non, je ne connais plus de poème par coeur. Je les ai tous oubliés. Et je ne suis même pas sûre de connaître une chanson par coeur. Ah, si, peut-être "Où vas-tu Mathilda, où vas-tu ce soir, le long du canal, de ton pas animal ?...", de Jeanne Moreau.

4. Si vous étiez cinéaste, de quel livre aimeriez-vous réaliser l'adaptation ? Avec quels acteurs pour les rôles principaux ?

Alors là honnêtement, je ne vois pas du tout. Je ne suis pas très attachée aux films adaptés de livres. En général, ça ne ressemble pas du tout à ce que j'avais imaginé et ça m'empêche de repenser au livre avec plaisir. Non, si j'étais cinéaste, je préfererais faire un film qui raconte la journée de plein de gens. Il y aurait un personnage qui passerait dans une rue, on le suivrait jusqu'à ce qu'il croise un autre personnage qu'on suivrait alors. En fait, ça ne raconterait rien. Je crois que ce serait nul. Heureusement que je ne suis pas cinéaste.

5. L'objet le plus inutile qui se trouve chez vous ?

Un après-shampoing vieux comme le monde, la bouteille est à moitié moisie, et on ne se sert jamais d'après-shampoing.

6. La lecture des blogs vous a-t-elle fait changer des choses dans votre vie ? (à part le temps dégagé pour cette lecture, évidemment)

Entre autres choses, ma façon de laver mon linge ! :-)

7. Que ferez-vous cette année que vous ne faisiez pas l'année dernière ?

Deux footings par semaine, et m'organiser le mieux possible, et être détendue, aussi.

8. La dernière célébrité que vous avez croisée ?

Arno en train de prendre un verre en terrasse près de la place Sainte-Catherine, il y a deux ou trois semaines.

9. Vous n'êtes pas fou, mais...

..
. parfois j'aimerais l'être juste quelques instants, pour être assise en pyjama sur un banc ensoleillé dans un jardin d'asile, plutôt que de me les peler (les pieds) à l'école.

Les MBQ sont conçus et écrits par Milky.

29 septembre 2008

Choisir un livre et l'ouvrir à la page 123 ; puis

Choisir un livre et l'ouvrir à la page 123 ; puis recopier cinq lignes à partir de la cinquième ligne. Indiquer titre, auteur, éditeur, année d'édition... et passer la main à 4 autres personnes.

C'est Gina Paillette qui me demande de répondre à cette chaîne littéraire, alors j'ai choisi un livre doré pour marquer le coup (c'est aussi parce que c'est celui qui traine dans le bureau, certes). Il s'agit d'un livre d'Henri-Pierre Jeudy, nommé Un sociologue à la dérive, chronique d'un village, paru aux éditions Sens & Tonka (collection 11/Vingt) en 2006.

"La fête ça marquait, on faisait des repas, des mariages dans la petite grange... A l'école, quand on était plus jeune on aimait bien parce qu'on jouait. Mais maman nous laissait jamais sortir avant, il y avait toujours quelque chose à"...

Je passe la main à Ne poussez pas, Pomme, Flora Douville et La supérette enchantée (si vous passez par là et que le coeur vous en dit, bien sûr !).

Bonne journée et bonne semaine !

8 février 2008

TAGadagada

Guten TAG Cardamome !

1- Je ne savais pas trop comment introduire ce tag alors du coup, je ne l'ai pas introduit et du coup, j'écris un truc inintéressant en première réponse au tag.
2- J'ai peur de tout et de rien : des sirènes des voitures de police, pompiers, ambulances, des chiens, des voyages en voiture, d'être chiante, saoûlante, bête, inculte, pas douée, trop flemmarde, de tout gâcher. J'ai peur de décevoir, de n'avoir rien à dire, de tenir des propos qui feraient mal aux autres. J'ai peur de m'emmêler les pieds en descendant un escalier, de me prendre les pubs accrochées au plafond des supermarchés sur la tête et que ça me la tranche en deux. J'ai peur que Couacman tombe par la fenêtre en lavant les vitres, j'ai peur des fantômes, des sorcières, des monstres qui pourraient être sous mon lit et m'attraper la cheville quand je me lève. J'ai peur de m'étouffer en mangeant. J'ai peur aussi parfois sans raison : des fois, j'ai peur à la perspective d'aller au ciné avec une copine, ou bien à l'idée de cuisiner une recette inédite pour moi.
3- J'adoooooore manger de la barbaque, et j'adore le mot "barbaque" et du coup, quand on en mange, j'aime dire "mmmhhh, de la barbaque !".
4- Je crois bien que c'est moi qui aie perdu le toutou du chat, la vieille peluche râpée qu'il prenait pour son bébé, mais je ne suis pas sûre parce que peut-être que je l'ai juste rêvé.
5- Depuis que je me suis coupé les cheveux, ils repoussent parfaitement lisses, je n'ai plus un frisotti, ni dans le cou ni nulle part, et ça me fait un peu bizarre.
6- En souvenir de mes 14 ans, je garde mon cd de Pascal Obispo.

Si vous voulez répondre vous aussi à ce tag, lancez-vous !

15 septembre 2008

des fois

Aujourd'hui, c'était la troisième fois que je faisais ma rentrée en troisème année d'études supérieures.
C'est la première fois que je mets mon gros gilet orange, celui que j'ai acheté en soldes cet été (et c'est signe qu'il commence à faire bien froid).
Une de mes profs m'a sôulée pour la première fois de cette année scolaire (mais pas pour la première fois de ma vie).
Nous devions avoir nos premiers cours mais comme tous les premiers jours d'années scolaires, tous les profs de théorie étaient absents et nous avons poireauté une partie de la journée en les attendant.
Pour la première fois, j'ai invité plein de monde (six personnes) à déjeuner à la maison. Nous avons mangé des nouilles à la bolognaise.
Pour la énième fois, on nous a mis la pression, dès le départ et j'ai décidé que je m'en fichais complètement. C'est un peu comme le petit garçon qui criait "au loup !" : si on nous met la pression en permanence et sans raison, je décide de ne plus le prendre au sérieux et je suis sûre que je travaillerais mieux comme ça.
Hier soir, nous avons fait notre premier cake au thé vert matcha... mmmmhhh ! :-)

11 septembre 2008

le jeudi à 18h53

Dernière semaine de vacances. Couacman est en France depuis mardi matin (si vous prenez la ligne 13 (de métro, à Paris, j'veux dire), vous allez peut-être le croiser ! Il a un pull marron tout doux). J'en profite pour régler toutes les histoires administratives chiantes et comme ça il n'est pas là pour m'entendre râler.

Aujourd'hui devait arriver une de mes meilleures copines de Rennes mais voilà: elle venait de Londres, en train, et il y a eu un incendie dans le tunnel. Le train a  dû faire demi-tour et je ne la retrouverai que demain... C'est un peu cafardeux parce que j'étais tellement surexcitée toute la journée que je n'ai réussi à me concentrer sur quoi que ce soit, en l'attendant. Et finalement, je passe la soirée toute seule... Du coup, j'en ai profité pour aller chez Delhaize, acheter du chocolat noir aux éclats de noisettes (et du PQ). La fille qui était devant moi à la caisse avait des mollets superbes, et une peau nickel qui avait l'air très douce.

Sinon, j'ai reçu une lettre de ma copine Pauline, nouvellement suédoise, que je salue si elle passe par là.

Je lisais la (longue) lettre de Pauline, arrêtée au milieu de la rue, devant chez le coiffeur et il est sorti et m'a dit bonjour avec un tel sourire et une telle familiarité, que ça m'a rendue heureuse.

J'écoute Katerine très fort depuis ce matin, une chanson en particulier : an ABC for you and me, qui me rend toute joyeuse et me fait dodeliner de la tête.

Ce matin, j'ai fait mon footing ! Même sans Couacman, j'ai réussi à me motiver ! Yeaheah !
Cela fait maintenant trois semaines que j'ai commencé à courir sérieusement et les résultats sont plus qu'encourageants. Voyez plutôt : vous vous souvenez de mes problèmes respiratoires, migraines et Cie ? Et bien : envolés, ils ne sont plus de ce monde ! Je suis bien soulagée parce que ça me faisait un peu mal psychologiquement de manquer de souffle à ce point. Je cours toujours le temps de trois chansons avec une pause de marche entre chaque chanson, mais la pause se rétrécie de plus en plus et je sens que dans une semaine ou deux, il n'y en aura plus du tout besoin. Pour lutter contre les migraines : je bois deux verres d'eau avant ET après avoir couru. Et comme me l'expliquait Satsuki dans les commentaires, il faut courir lentement (en tout cas, moi, ce conseil m'a sauvée donc merci Satsuki ! :-).

Sinon, mon copain Thomas de Paris m'a remémoré la chanson "t'es ok" d'Ottawan (que je ne connaissais que par Couacman, qui me l'a longtemps chantée pour m'endormir) et j'ai cherché le clip sur Youtube. Il déchire grave ! J'adore le geste chorégraphique sur les paroles "viens boire un café crème". En plus, je ne suis pas ironique, je trouve ça génial une telle fraicheur (on dirait des enfants qui font un spectacle pour leurs parents (mais quand même, là, je suis en train de me demander si c'est vraiment le clip ou si c'est une blague. Après tout, je n'ai aucune idée de ce à quoi ressemblent les membres d'Ottawan !)).

Ma soeur m'a fait parvenir un petit colis contenant entre autres l'excellent livre Ma soeur est une sorcière de Diana Wynne Jones
, que j'ai dévoré et déjà presque fini... Merci Marie et Michélé ! :-D

Et vous, elle était comment votre journée ?

Edit : si vous saviez combien j'adore quand vous me racontez vos journées ! Ca me rassure de penser à ce que d'autres ont fait pendant que je faisais ce que je faisais. Je trouve que c'est très familial et je vous remercie.

2 septembre 2008

mardi soir, bonsoir

L'autre soir, l'envie m'a prise de feuilleter ce blog. Tous vos commentaires m'ont émue et touchée et je dois vous remercier de votre présence, de votre chaleur, de vos mots et de votre humour. Je tiens aussi  à vous remercier pour vos commentaires si gentils quant au "pull au point mousse" qui d'ailleurs, je ne vous le cache pas, m'ont un peu humidifié les yeux...




Dimanche dernier, nous avons fait notre traditionnel footing du dimanche matin (oui oui !) et je suis très fière car j'ai couru 12 minutes et 52 secondes. Le seul problème, c'est qu'après ces footings, j'ai des migraines absolument épouvantables qui me tiennent tête toute la journée, jusqu'à ce que je m'endorme le soir, même. J'ai vite fait cherché sur internet quelle pouvait être la cause de ce mal, et je ne suis tombée que sur des forums donc, rien de bien sûr... ce pourrait être un problème de baskets pourries, qui font que mes cervicales prennent tout quand je cours (fort possible puisque mes baskets datent de 1998 et ont tout de même à leur actif 4 années de tennis, un mois de vacances et de marche à pieds dans les Alpes, et quatre années de sport à l'école), ou bien un problème d'hydratation pré et post footing (fort possible puisque je ne suis pas une grande buveuse), ou bien un problème de rythme trop rapide, ou bien un problème d'hypertension artérielle. Bref, on n'est pas dans la merde.

Sinon, j'ai hyper hâte qu'arrive l'hiver parce que je me suis acheté une robe pull terrible.

En parlant de vêtements : avec ce temps changeant, je ne sais pas vous mais personnellement, je ne sais jamais comment m'habiller.

J'ai décidé de lire tous les livres de notre bibliothèque, en commençant par celui rangé tout en bas à gauche et en les lisant dans l'ordre de leur rangement actuel dans la biblio (vous me suivez ?), mais je bloque déjà sur le premier : une biographie de Magritte.
En deuxième année de fac, j'avais décidé de lire tous les livres de poche du Virgin de Rennes, en les lisant dans l'ordre de leur rangement dans le rayon (ils étaient classés par noms d'auteurs, par ordre alphabétique). Le premier, dont je ne me rappelle rien : pas de problème ! Le deuxième : c'était un bouquin d'Eliette Abécassis que je n'arrivais pas à lire du tout, et qui a fait que je n'ai rien lu pendant des mois, parce que je "devais" le finir pour acquérir le livre suivant. C'est comme ça que j'ai laissé tomber mon envie de lire tous les livres de poche du Virgin de Rennes.

Ma rentrée est le 15 septembre et j'ai très envie d'y être, pour mettre à exécution tous mes plans diaboliques de vie organisée et sereine.

Et vous, ça va ?

8 juillet 2008

des trucs

Dimanche a été mieux que samedi mais c'est pas dur parce que le dimanche, Couacman ne travaille pas alors c'est la fête.
Nous nous sommes levés à l'aube pour aller au marché. Nous avons choisi celui de la gare du Midi, dont nous avions entendu le plus grand bien. C'était très joyeux et nous avons acheté des tas de trucs : des fraises séchées, des bananes, des abricots, des pêches, des figues fraiches, des haricots verts, une aubergine, deux morceaux de Liberty (à 6 euros le mètre et il y en a un qui en jetait grave, en deux teintes différentes alors j'ai pris un peu des deux. A mon avis, je ne vais rien en faire sinon le regarder, le toucher, le sentir... parce que ce qui est formidable et qu'on a tendance à oublier, chez le Liberty, c'est que c'est frais et léger), un rebouche canette (oui oui !), des pistaches, des noix de macadamia et d'autres trucs du genre et deux poivrons.
J'avais oublié qu'aller au marché, c'est super mais ça creuse et ça, ça met de mauvaise humeur, aïe aïe aïe... j'avais oublié que j'étais aussi hargneuse, au bout d'1h30 de marché.
J'en profite pour vous demander : si vous êtes bruxellois(e), où achetez-vous vos légumes belges ? Parce que même au marché, niveau petits producteurs du coin... ben c'est pas ça. Ou alors ils ne s'en vantent pas, mais ça serait un peu étonnant, non ? Nous voulons acheter des fruits et légumes belges et on n'en trouve pas !... Aidez-nous !

L'après-midi, nous nous sommes acheté le super Femme actuel spécial jeux (oui oui (bis) !), parce qu'on avait fini tous les mots fléchés des Version Fémina que les parents de Couacman nous ont apportés et qu'on était en manque de mots fléchés et que c'est le truc avec le plus de mots fléchés qu'on ait trouvé. Nous sommes allés nous asseoir au Roi des Belges (c'est un café) et nous avons mangé une gaufre à la crème chantilly en jouant (aux mots fléchés, donc).
Et le soir, on a loué Les demoiselles de Rochefort. Nous avons adoré. Je ne suis pas sûre qu'il existe un film plus léger et plus gai (sans être cucul). Je crois que je vais essayer de me trouver la BO.
Bon, il y a un "mais" à dimanche tout de même, un truc que je n'assume que moyennement mais je vous le dis quand même : on a trouvé un cafard énorme dans notre cuisine (genre deux centimètres et demi de long, quand même. On aurait dit une datte à pattes). Ca ne nous étonne qu'à moitié parce qu'on en avait déjà vu dans l'ascenseur, et aussi parce qu'on a appris récemment que comme on habite près du canal, dès qu'il pleut, les caves sont abondemment innondées... mais on n'en avait encore jamais vu chez nous... argh... ça me travaille énormément. Je trouve ça sale, j'ai l'impression que ça veut dire qu'on est des gens sales. Ca me dégoûte...
Il y a eu autre chose dimanche : on a vu une fille se faire agresser dans la rue, plusieurs mecs essayaient de l'entrainer vers une voiture alors qu'elle hurlait qu'elle n'était pas d'accord, "qu'elle avait un travail, maintenant". Elle essayait de s'enfuir mais ils étaient plusieurs... hyper glauque quoi. Couacman a couru pour la défendre. Moi, dans ce genre de situation, je ne suis pas du tout courageuse, je ne veux pas me battre. Je suis du genre à rester figée sur le trottoir, ou à essayer de désamorcer le problème en discutant (genre "mais arrêtez voyons, cette fille n'a pas l'air d'accord pour que vous l'emmeniez, elle est majeur, non ?", ce qui s'est toujours avéré inefficace). Je peux aider les gens pour des problèmes pas graves (rassurer les enfants qui ont perdu leurs parents, dire aux gens quand leur sac-à-dos est ouvert, indiquer un chemin...) mais dès qu'il y a de la violence, je ne suis plus là. Couacman, lui, c'est le contraire, il ne traite pas les cas pas graves mais est toujours là pour séparer les gens qui se battent, sauver les filles qui se font enlever... Bref, Couacman a couru pour sauver la fille, et j'ai bien mis cinq secondes à me dire qu'il fallait que j'y aille aussi, pour sauver Couacman si jamais ça tournait mal. En fait, le fait que nous intervenions a fait que la fille a pû sortir de la voiture, et nous, nous nous sommes retrouvés à discuter avec ses "agresseurs" qui nous ont dit que la fille était droguée et qu'ils cherchaient à la ramener chez ses parents. Et finalement, la fille qui était partie quatre mètres plus loin est revenue d'elle-même dans la voiture, après avoir fait un câlin à un mec complètement fait (qui tenait à peine debout) qui trainait là et qui avait l'air d'être son mec. Bref, c'était n'importe-quoi, on ne saura jamais ce qui se passait vraiment. Après, on se sentait mal mal mal mal mal.

En plus, hier soir, on a regardé Pierrot le ouf et je n'ai pas trop aimé mais je crois que je ne suis pas la plus grande des fans de Godard.

Aujourd'hui, j'ai commencé à fabriquer des étiquettes de pots de confiture...

Et il pleut encore...

14 décembre 2007

un an

Aujourd'hui, ce blog a un an. Je ne sais pas trop quoi dire d'autre à ce propos, mis-à-part merci à vous tous, de me permettre une évasion quotidienne très appréciable.
Aussi, je trouve incoyable de penser à tout ce qui s'est passé depuis un an. On ne s'imagine pas, à l'avance, tout ce qui va se passer en une année de vie.


13 juin 2008

taguée !

Charlotte m'a fait passer un petit questionnaire que voici que voilà...


Il y a dix ans

Il y a dix ans, j'avais treize ans. Cette année-là, nous sommes partis de Poissy pour retourner à Caen. J'étais ravie de déménager et d'habiter dans une maison (à Poissy, où nous étions depuis neuf années, nous vivions en appart'). Sinon, c'était une année horrible de chez horrible. Je me souviens que je me sentais hyper adulte et responsable et que je ne comprenais pas qu'on me traite comme un bébé. Aussi, je me trouvais trop grosse et j'avais les cheveux trop longs et trop mous. C'était aussi l'époque où j'entretenais des correspondances fournies et journalières avec des copines terribles mais qui habitaient bien trop loin. C'est aussi il y a dix ans que j'ai commencé à jouer au tennis (je vous rassure, maintenant, j'ai arrêté, mais ça a quand même duré quatre ans).


Cinq choses que je vais faire aujourd'hui

Il est 20h05. Je vais aller manger un pamplemousse, prendre le tramway pour aller à Saint-Gilles pour fêter les grandes vacances entre copines (et oui, on y est !). Je vais prendre des médicaments (je me suis fait attaquer par une araignée très hargneuse qui ne m'a pas loupée et ça s'est infecté comme pas possible, j'ai le pied qui a doublé de volume). Sinon, je vais faire ma valise car demain matin, nous partons en week-end. Et je vais aussi me laver les dents avant de me coucher (ce qui est parfaitement fascinant et passionnant).


Trois plats que j'adore

Le parmentier de canard (en vrai, je n'en ai mangé qu'une fois, le 31 décembre 2007, chez les amis savoyards, et j'avais adoré), le boeuf bourguignon et la poule au pot (oui, je suis comme ça moi).


Cinq endroits où j'ai vécu

Caen, Rennes, Le Havre, Poissy et Chanteloup-les-Vignes


Cinq choses que je ferais si j'étais riche

Si j'étais riche, je deviendrais le mécène de Couacman et grâce à ça il pourrait se lancer à fond et devenir super riche à son tour et du coup on serait ultra riches !
Sinon, j'irais faire mes courses au supermarché bio.
Je donnerais une partie de ma fortune à des associations humanitaires.
J'irais à Paris en train au lieu d'y aller en car.
Je prendrais une glace trois boules au lieu d'une glace deux boules, ce qui m'éviterait d'hésiter 107 ans entre fraise et framboise pour accompagner la boule chocolat.


Cinq personnes que j'aimerais connaître davantage

J'espère que Tirui ne sera pas fâché mais j'ai grandement envie de lui chouraver son idée de taguer les gens dans l'ordre de la liste de liens qui figure sur le blog... Les cinq taguées aujourd'hui seront donc Mai, Julie, Elodie, Fred et Emilie (si vous préférez répondre au tag dans les commentaires, pas de problème !).

1 décembre 2007

samedi après-midi

Voilà, c'est convenu, cet aprem', je dois bosser pour que demain, nous puissions passer la journée à Gand sans culpabilité aucune. Mais ce qui est convenu n'est pas toujours ce qui est arrangeant. Je n'ai pas envie de travailler. Déjà, j'ai travaillé ce matin, j'ai fait une planche de BD entière. Du coup, j'ai du mal à me remettre encore au boulot (sachez que je ne suis pas sortie une seule seconde le week-end dernier, j'ai travaillé travaillé travaillé - malgré la venue des Couacman's parents et leur proposition de me changer les idées en me payant un tour de car City Tour (alors que ça me fait rêver, de me laisser promener, rêvasser en regardant par la fenêtre)).
Là, plutôt que de travailler, je préfererais regarder les gens qui sont dans la grande roue (le soir, on voit les flashes de leurs appareils-photos). Ou bien dire "je t'aime" à la machine à laver qui nous a lavé tout notre linge à 30°C. Ou bien aller danser dans la neige artificielle du marché de Noël, et regarder tourner les manèges superbes (il y en a un en particulier, avec une fusée qui décolle vraiment et qui passe à travers le toit du manège : nous en sommes restés babas et un peu déçus d'être trop vieux et trop grands). J'aimerais aussi aller boire un chocolat chaud et manger une gaufre liégeoise ; lire un livre sur le Moyen-Age (je ne dis pas ça pour la rime, j'aimerais vraiment) ; faire des crêpes ; aller voir l'exposition de la Centrale Electrique, aller à la mer, voir des gens que je connais ; faire un jeu.
Faites-moi rêver, racontez-moi votre samedi après-midi !

2 juin 2008

dernière ligne droite

Ce titre parce que malgré les apparences (la fin des exams', les photos de touriste, tout ça...), je ne suis pas en vacances, au contraire, je devrais même être en train de travailler comme une acharnée (ce qui n'est pas le cas) puisqu'il reste onze jours avant le jury de fin d'année, où des personnes qui ne sont pas nos profs vont venir regarder nos planches de BD et nos maquettes d'illu. A ce propos, si vous avez soif de belles choses, je vous conseille d'aller regarder le travail de Julie, une de mes grandes copines de classe !

Hier matin, Couacman a croisé Arno chez GB express, juste en face de chez nous ! Il regardait les plats préparés (c'est fascinant).

Il y a des animaux qui vivent chez nous : quelques faucheux (exilés du Havre ?) et araignées noires, un poisson d'argent (ça s'appelle comme ça ces machins en forme de virgule qui brillent ?), des mouches (nous vivons fenêtres ouvertes, c'est pour ça), des moucherons (tout mignons (j'adore les moucherons)), des coccinelles, et même un mini truc qui ressemblait à un pou mais blanc (mais toujours pas de lapin).

Ce mois-ci, il y a l'anniversaire de Couacman, c'est déjà la troisième fois qu'on le fête ensemble, c'est fou.

10 mai 2008

impression du soir

Pour la première fois depuis que je suis à Bruxelles, je me sens légère, mais légère !... A vrai dire, j'ai le sentiment d'être enfin redevenue la Couac que je suis au fond de moi, qui était bousculée et cachée par une Couac triste, soucieuse et intimidée. Je dis encore beaucoup "pardon, excuse-moi, ça va, je ne t'ai pas blessé, tu es sûr ? Sûr sûr ?" même sans raison, mais aussi, je fais la débile et je suis contente de regarder autour de moi et je propose à mes petits camarades de classe d'aller boire des tas de verres en terrasse et tout le monde accepte et nous sommes tous ruinés mais bien hydratés. Je suis en train de me faire des copines et des copains, imaginez-donc un peu ! Je croyais que je n'en étais plus capable et que tout le monde croyait que j'étais dépressive vu que je cachais ma figure dans de grosses écharpes.

En plus, paradoxalement, les examens approchant, je me sens détendue comme jamais, et demain matin nous partons à l'aurore (même avant) pour Auxerre pour voir les amis barbus, et nous revenons mercredi. Et oui, je profite de la semaine de révisions pour prendre des vacances, mais il faut bien se détendre, et j'ai envie de patates cuites sur les braises d'un barbec'.

J'espère que ce bon sentiment de liberté va perdurer; je sais d'expérience (oui, j'ai le droit de dire ça, même à 23 ans, si c'est vrai, après tout) que les bons sentiments, ça s'entretient, tout comme les mauvais d'ailleurs; mais que parfois, la vie est dure et que tout peut retomber, sans qu'on ne maitrise rien, et que la déprime et le découragement ne sont pas nécessairement dûs à un manque de bonne volonté; la roue tourne, quoi. Parfois plus vite qu'on ne l'attend. Bref, c'est positif ça ? Bof. Alors, pour terminer joyeusement, je clame qu'elle tourne la roue, parfois pour notre plus grand malheur mais aussi parfois pour notre plus grand bonheur !

(désolée pour ce post très journal intimeux mais c'est Charlotte Gainsbourg qui me met d'humeur "je pense, je fais le point, je regarde derrière moi et devant moi et je danse dans le salon")

5 mai 2008

lundi qui n'en a pas l'air

Faux lundi, puisque je ne suis pas allée à l'école. Cette semaine, c'est la dernière semaine de cours et c'est avec grande satisfaction que je songe à tous les cours dont je ne vais plus entendre parler jusqu'en septembre.
J'ai eu mon rendez-vous chez la pneumologue, c'était une expérience qui vaut son pesant de cacahuètes à mon avis : enfermée dans une cabine en plastique, avec un tuyau dans la bouche et un pince-nez, j'ai dû souffler de toutes mes forces, respirer, ne plus respirer - et en même temps, on m'envoyait des gaz directos dans les bronches, miam. C'était impressionnant et l'infirmière était trop drôle. La bonne nouvelle, c'est que tout va bien, je suis finalement juste asthmatique et si ma dernière crise d'asthme était si imposante, c'est que j'avais une bronchite en même temps.
On m'a aussi fait des tests pour voir à quoi je suis allergique. La mauvaise nouvelle, c'est que je suis horriblement allergique aux poils de chats. De chiens et de chevaux aussi mais bon, on s'en fout. La très bonne nouvelle, c'est que je ne suis absolument pas allergique aux lapins, yes !! :-D
Je n'oublie pas que je dois photographier pour vous les lapins-poneys, au fait ; mais ça fait longtemps que je ne suis pas repassée devant la boutique.
Et vous, c'était quoi votre expérience la plus incroyable aujourd'hui ?
Couacdad, chantes-tu Dalida pendant que tu te laves ?

21 avril 2008

l'asthme

La fille : c'est l'histoire de la fille qui sort samedi soir avec ses camarades de classe et qui se retrouve dans un bar très chouette mais grandement enfumé. La fille (c'est moi) sent venir la crise d'asthme et sort prendre l'air accompagnée de sa Ventolin qu'elle a toujours sur elle au cas où. Sauf que la Ventolin est périmée depuis longtemps parce que la fille n'est pas très douée pour se préoccuper des choses importantes, bref, la Ventolin ne marche pas top. La fille de cette histoire rentre se coucher mais n'arrive pas à dormir car la crise d'asthme est angoissante et un peu gravos. Le dimanche, la crise est toujours là. Vers quinze heures, la fille court jusqu'à la pharmacie de garde et achète une nouvelle Ventolin. Elle s'asseoit sur un banc au soleil, prend son médicament et sort son bouquin. Ca va mieux... pendant trois heures, après lesquelles la crise revient. La nuit de dimanche à lundi est toute gravos aussi. La fille décide d'aller chez le docteur car elle commence à être exténuée et un rien l'essouffle. Par exemple, se lever d'une chaise, argh, quel effort ! La fille n'arrive même plus à se laver, trop essoufflée.
Le docteur : le docteur ressemble à Martin Lamotte, il est bien gentil. Il a un calendrier avec une fille qui danse la salsa, dessus. Il annonce à la fille qu'elle est redevenue une grande asthmatique, qu'elle ne doit plus sortir dans des lieux fumeurs, que sa crise est un peu importante, que l'asthme couvait silencieusement à l'intérieur d'elle en se manifestant vaguement, parfois, mais que là, il a fait son come-back tout en splendeur et que par conséquent, un traitement quotidien et sur long terme va devoir être envisagé. Il prescrit de la cortisone et d'autres trucs à la fille, il lui fait un papier comme quoi elle ne doit pas aller à l'école pendant trois jours (la fille pense, à ce moment-là "yeah, je vais louper la troisième interro de diapos du prof d'histoire de l'art !") et lui donne un rendez-vous pour le mercredi aprem', pour voir si ça a évolué et pour lui donner l'adresse d'un pneumologue qu'elle devra aller voir. Aussi, il l'envoie rayon radiologie, se faire photographier les poumons, parce qu'il pense qu'une pneumonie est envisageable, en plus. Les résultats de la radio arriveront mercredi.
Le copain de la fille : il est juste hyper gentil, il a acheté du nutella, de la brioche, Marie-Claire et Elle ! Yeah ! Mais il va aussi falloir penser à bosser. Dessiner, ça n'essouffle personne (enfin, je crois).

Merci beaucoup pour vos petits mots de soutien ! :)

9 novembre 2007

quand j'aimerais que ça passe vite

Il y a des periodes, comme ça, où je me dis "Ah lala, vivement, ce week-end", "vivement jeudi", "vivement ce soir" ; bref, je voudrais que le temps passe plus vite, avoir passé le cap difficile ; et en même temps, contradictoire comme je suis, tous les soirs, je me dis "ouh lala, je n'ai eu le temps de rien faire aujourd'hui". Bref, en ce moment, c'est pas la fête.

Pourtant, nous avons miraculeusement réparé la machine à laver et elle ronronne comme un chat pour nous réchauffer le coeur. J'ai retrouvé mes petites robes d'hiver et mon tee-shirt à motif papier peint, que j'ai eu en sixième pour aller à ma première boum (qui étaient dans le sac de linge sale depuis le mois d'août environ).

Pourtant, nous avons racheté du chocolat, trois sortes différentes ; nous avons même fait un fondant formidable (que nous avons englouti en moins de 24 heures).

Mais je ne travaille toujours pas autant que je le devrais, et même moins qu'avant que la prof ne nous parle de nos horaires de travail du soir. Ca me déséspère, je m'y mettais plus facilement avant. Je me mettais moins la pression, je trouvais mes objectifs moins inaccessibles.

Heureusement qu'on est vendredi soir.

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