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16 août 2013

Quelqu'un vous a-t-il déjà rendu visite sur votre

Quelqu'un vous a-t-il déjà rendu visite sur votre lieu de travail ? Je veux dire, quelqu'un qui n'a rien à voir avec votre travail ? Quand on travaille dans un magasin, ça arrive. J., timidement. Mon père, de loin. Mes copines, pour faire la bise ou venir me chercher pour manger ensemble. Une fois, un de mes cousins qui passait en partant à la gare (un cousin qui évoque les réunions de famille, un cousin que je vois rarement et qui évoque les mariages, l'ivresse, la danse, les blagues à deux balles et les crises d'asthme de trop rigoler - bref, pas n'importe-qui). Et l'autre fois, mon frère, mon cousin américain et sa femme, pas vus depuis des années (six ?). Quelle sensation de lever les yeux et là, dans un environnement familier et quotidien, à côté de vos collègues, vous retrouver nez à nez avec des gens qui font partie de vous.
Des fois, au boulot, je suis assise et je note des prix dans des livres et tout à coup, je fais une pause, je perds mes yeux dans l'étagère "humour" qui me fait face et j'y repense et ça donne une toute autre dimension au lieu. Alors je me sens vivante et très rattachée à l'humanité, aux autres, je ressens une vraie fraternité. C'est facebook en vrai, des réalités différentes qui se croisent. Je ressens physiquement mon arbre généalogique.
D'ailleurs, des fois, au travail, je parle avec quelqu'un (le plus souvent du Nouvel Actimath à l'Infini) et là, le bébé se fait sentir, et je me dis "je suis en famille au travail" et ça me fait un drôle d'effet...

Aujourd'hui on avait échographie et mon placenta était remonté (merci pour vos doigts...). Le bébé avait toujours la tête en bas, toujours le bras droit replié sur le front, toujours le visage écrasé contre ma paroie utérine, toujours le coeur battant (et pour encore minimum 100 ans). Demain, j'entre dans le troisième trimestre. Je sens que le temps va filer.

Mon ventre a grossi d'un cran mardi. Maintenant, plusieurs fois par matinées, il y a des clientes qui me souhaitent, tout bas, en souriant, bonne chance, ou beaucoup de bonheur. C'est trop beau.

Pour le 15 août, j'ai dormi et fabriqué des cookies. Je ne suis même pas sortie de chez moi.

En ce moment j'ai du mal à lire des livres qui parlent d'autre chose que de bébés ou de grossesse ou d'allaitement.

J'ai gagné au Scrabble avec seulement sept points d'avance.

Parfois, j'ai envie de vivre à Paris. Un petit logement, je m'en fous, j'aime bien les petits endroits intérieurs, je les préfère aux trop vastes où je n'arrive pas à choisir où me mettre. Ce qui me fait rêver, ce sont tous ces grands platanes, ces cafés à garçons en tenues de garçons, ces touristes japonais habillés façon Vestiaire de Jeanne, la pyramide du Louvre, tous les gens que j'y connais, tous les gens qui y sont de passage (j'ai une amie de Rennes qui a habité à Paris quelques années et qui me disait que tout le monde passe par là un jour où l'autre, qu'on peut voir tous les gens qu'on aime bien sans avoir à se déplacer), la Seine et ses ponts, les Puces, les marchés, les rues où il n'y a rien d'intéressants à voir et où pourtant on peut tomber sur un chouette café ou un joli magasin, et puis les crottes de chiens, les grilles par terre autour des pieds des arbres, la foule grouillante, dense et belle.

Je vous claque la bise !

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9 juillet 2013

L'autre jour j'ai pensé aux jours de vacances

L'autre jour j'ai pensé aux jours de vacances qu'il me reste à prendre et puis je n'ai plus trop su. Quinze jours ? Vingt et un ? Renseignement pris, c'était quinze "oui, toi aussi maintenant tu as le droit à un mois puisque l'an dernier tu as bossé une année complète !". Et là, le coup de massue, parce que moi je croyais que les congés payés c'était cinq semaines, pas quatre. Bon.

Alors j'ai pensé à mon congé maternité. Je le savais déjà mais j'ai quand même posé des questions à celle qui sait précisément, comme si je ne savais pas. Alors elle m'a dit ce que je n'ignorais pas, mais que de ré-apprendre m'a temporairement et intérieurement ébranlée. Que le congé maternité, c'est quinze semaines, à répartir avant et après la date prévue d'accouchement. Que si je réservais trois semaines avant l'accouchement mais que j'accouchais avant cet arrêt, et bien ces trois semaines posées étaient perdues à jamais dans les limbes du Pacifique, que je passais directement aux douze semaines qu'il me restait pour après. Et ça ça me travaille à un point !

J'ai pas envie de perdre une miette de l'attente (surtout la fin, quand le trac va s'installer !), et je n'ai pas envie de perdre une miette de notre bébé. Et là j'ai tout simplement le sentiment très désagréable que je vais me faire voler... Je dis à celle qui m'explique que je trouve ça injuste. Et très résignée elle me dit "oui mais c'est comme ça, on passe toutes par cette injustice là" et en fait c'est encore pire.
Du coup, tant que j'y étais, je lui ai aussi demandé de bien me confirmer que c'était bien vrai que si jamais mon médecin m'arrêtait, mettons, à 7 mois de grossesse (comme ce fut le cas pour une de mes collègues), et bien les deux mois d'arrêt étaient pris sur mon congé maternité et que donc il ne m'en restait plus qu'un après la naissance. Et bien oui c'était vrai.

Ca m'a minée tout le week-end et j'ai envie de me révolter du coup je crois que je vais me renseigner pour voir si il n'y a pas une association de révolte des futures mères dégoûtées de la life, avec qui manifester place de la Bourse le samedi aprem'.
La collègue qui a été arrêtée à 7 mois m'a expliqué qu'elle, du coup, elle avait pris un complément de congé maternité, mais payé 500 euros par mois alors qu'elle bosse à temps plein... Alors moi et mon mi-temps, je n'ose imaginer ce que je gagnerais...
Une autre collègue me dit "non mais Elisabeth, tu ne t'arrêtes pas de travailler, tu bosses jusqu'au bout (c'est à dire jusqu'à une semaine avant la date prévue d'accouchement), moi je l'ai fait, ça se fait".
Je n'arrive plus à savoir quels jours poser quand, je poserais bien plein de semaines avant mais l'idée de les perdre...
Mais l'idée de perdre les eaux sur mon lieu de travail...

Tout ça c'était la semaine dernière, et aujourd'hui quand j'ai ouvert cette lettre m'annonçant déjà que nous n'avions pas de place en crèche et bien finalement, ça ne m'a rien fait du tout, voire je me suis dit "alors c'est vrai je vais pouvoir m'occuper de mon bébé ?" me révélant à quel point j'avais le sentiment qu'on me volait ma vie à vouloir me faire bosser même très enceinte, même très jeune mère.

Vos témoignages, avis, idées, vos manigances, vos noms d'associations de futures mères dégoûtées de la life, sont les bienvenus dans les commentaires.


edit du lendemain ! Après le commentaire de Cécile, je dois rectifier ce que j'avance ici. J'imagine que j'ai dû poser des questions approximatives car les réponses que j'ai obtenues étaient approximatives.

Donc : le congé maternité est effectivement de quinze semaines, neuf à prendre après l'accouchement obligatoirement, une à prendre avant l'accouchement obligatoirement. Le congé pré-natal est de six semaines (l'obligatoire comprise), qui peuvent être reportées à après l'accouchement si on le souhaite. J'avoue pour l'instant (mais je n'ai pas beaucoup re-cherché) n'avoir trouvé aucune information contredisant l'idée que si je décidais de prendre trois semaines avant l'accouchement mais que j'accouchais une semaine avant ces trois semaines, les trois semaines étaient perdues, comme me l'a expliqué ma collègue qui s'occupe de tout ça. A voir, donc.

Par contre, ce qui est faux, c'est ce que me disait mon autre collègue, qu'elle n'avait eu qu'un mois de congé maternité post-accouchement pour cause d'arrêt de travail à sept mois de grossesse. Il y a effectivement neuf semaines de congés post-natales à prendre obligatoirement par tout le monde. J'imagine qu'elle s'est sentie impressionnante en me disant ça, un peu comme ma collègue qui, lorsque nous avons vécu la grossesse extra utérine, m'a dit "ah donc vous voulez un enfant ? Tu vas voir ça coûte super cher d'être enceinte, ma première prise de sang pour tout bien vérifier, par exemple, je l'ai payée 120 euros non remboursés". Et bien personnellement mes prises de sang sont toutes toutes toutes remboursées, sauf une ou deux mais qui m'ont coûté dans les 8,70 euros. J'imagine que ce sont les mêmes nanas qui vont me raconter leurs horribles accouchements...

Enfin, les jours d'arrêt par un médecin sont effectivement retirés du congé maternité, mais uniquement si ces jours d'arrêt ont lieu dans les six semaines précédents l'accouchement. Alors oui, que vous ayez choisi de prendre un congé pré-natal ou non, ils sont assimilés à un congé pré-natal. Si j'ai bien compris.

Ca va mieux... Merci Cécile ! Je me sens un peu bête mais ça me servira de leçon ;-)

3 septembre 2010

Je vous écris depuis ma pause déjeuner. Dans un

Je vous écris depuis ma pause déjeuner. Dans un instant, je vais aller faire cuire des oeufs sur le plat et les déguster avec du pain aux céréales et peut-être du beurre mais pas sûr.
Tous les matins, quand mon réveil sonne, j'ai la trouille de ne pas réussir à me mettre au boulot, de me laisser dépasser par les évènements. Je repense à combien j'ai eu du mal à me bouger les fesses ces trois dernières années et je me dis "hier, ça a été, mais aujourd'hui, est-ce-que ça va continuer ?". Et tous les jours, j'y arrive sans perdre de temps. Il est 9h, hop, je me mets au boulot. Je n'en reviens pas moi-même. J'arrive à travailler alors que je suis chez moi et que je pourrais faire mille autres choses, même la vaisselle, tiens. Et bien non, je bosse ! Incroyable. J'espère que ça ne va plus jamais s'arrêter (sauf le week-end et après mes heures de boulot, quand même).
Aujourd'hui, je refais la maquette du dernier boulot que j'ai fait à l'école, en ce début d'année 2010. Ce qui est agréable, c'est que j'écoute de la musique très fort en même temps, toujours la même depuis des mois d'ailleurs, je suis très fidèle en musique. Le cd que j'écoute est une "compil' des Inrock's", avec Jérome, on l'appelle "le cd numéro 4" parce qu'il fait partie d'une pochette où ils sont 6. Je luis dis "on met le cd numéro 4" ? et il sait directement ce que je veux écouter.

Il y a tellement peu de voitures qui passent dans notre rue que lorsque par hasard il en vient une, soit c'est la nuit et ça peut éventuellement me réveiller, soit c'est le jour et je me demande ce que j'entends et ce qu'il se passe. C'est parce que la rue est pavée.

19 février 2010

l'amie molette ne me fait pas du tout la tête

Demain matin, avec Couacman, nous partons pour La Haye, où nous allons passer le week-end. Pour l'occasion, je pensais mettre une belle robe et des bottes, sauf que j'ai regardé la météo : il va neiger ! Arghl ! Vais-je devoir remplacer la jolie robe par un pantalon par-dessus un collant, et les bottes par mes chaussures de rando ?! J'hésite. Les bottes, ça tient chaud, quand même... Mais la robe, bof. Mais les collants, ouais. Donc, je vais encore y réfléchir.

Sinon, je n'ai toujours pas décidé pour l'année prochaine : Le Havre ou pas ? J'avoue pencher vers le "oui", même si je ne suis pas encore sûre à 100%. Je me suis replongée il y a peu dans mon "cahier d'idées" de quand j'étais aux beaux-arts en France. Je m'y suis plongée par nécessité et j'avais un peu la flemme. Et finalement, j'y suis restée deux heures. Il y avait plein de photocopies d'articles intéressants, plein de réflexions entamées et jamais terminées, de croquis d'idées, de citations, de descriptions d'oeuvres... ça m'a soulevée, portée. J'ai adoré. Je n'avais plus envie d'en sortir. Evidemment, ça me pose question : est-ce-que je pourrais ressentir ça aussi pour l'illu (mais la pédagogie autoritaire de mon école ne me convient pas), ou bien non, je suis faite pour autre chose ? C'est une question épineuse et pas très agréable à se poser. Et en même temps, quand je m'imagine ce qui adviendrait si j'arrêtais l'illu, j'ai une belle impression de grand gâchis, et de tristesse. Donc...

Nous avons eu une deuxième visite d'appart'. Ces potentiels acheteurs-là avaient l'air très intéréssés, mais plus par l'appart' juste au-dessus du notre (qui est vide, ça tombe bien !).

Je compte me remettre à répondre aux commentaires que vous laissez ici, je vous le promets...

Dernièrement, grâce à ma copine C., nous avons mangé du chevreuil. J'ai trouvé ça délicieux. Couacman l'a cuisiné en civet, miam !

J'ai eu cinq jours de vacances. J'en ai passé deux à travailler à la librairie. Et trois à lire, adossée au radiateur de la chambre... c'est agréable...

Je suis aussi retournée chez le dentiste pour qu'il me soigne une carrie. A la fin, je lui ai dit "ah bah dis-donc, c'était parfaitement indolore aujourd'hui !" (je voulais que ce soit une remarque aimable). Sauf qu'il a dit "ah bon, c'était douloureux la semaine dernière ?!" et moi "ah oui !!!". Ca l'a vexé ! hé hé... Je suis une fille pleine de tact on dirait.

J'ai relu quelques Marion Duval dernièrement. J'aimerais que la vie soit comme une bande dessinée de Marion Duval. Qu'il y ait la même ambiance. Ou la même ambiance que dans Tom-Tom et Nana, sinon, si vous préférez. Ca me va aussi.

On n'arrête pas d'écouter les Pink Floyd, c'est chouette.

J'irais bien boire une Westmalle double, là.

Nous avons mangé les deux dernières tomates de notre plant de tomates la semaine dernière. Elles étaient dé-gueu-lasses.

La mémoire de cet ordinateur est saturée, je ne peux pas mettre toutes les photos qu'il y a sur mon appreil-photo sur son disque dur. Je dois faire un tri, et acheter de la mémoire, pfff...

En parlant d'appareil-photo : pour mon cours de photo, je dois prendre des photos argentiques, ce qui me cause tous les maux possibles. Je suis une enfant du numérique, c'est sûr, et j'ai un mal fou à comprendre les réglages à faire, sans voir le résultat de mes expérimentations directement sur la pellicule. J'ai un souci de cerveau qui n'arrive pas à penser autrement que "vite, voir ce que donne ce réglage pour pouvoir ajuster pour la photo suivante". Ca me met les nerfs en pelote.

J'ai très envie de retourner en Finlande.

Le dentiste m'a dit devant Couacman qu'il fallait que je mange moins de sucre pour avoir moins de carries (et en même temps, il m'a aussi dit que c'était incroyable d'avoir les dents en aussi bon état en allant aussi peu chez le dentiste, et aussi que j'avais les plus petites carries existant sur le marché, alors). Mais en sortant de son cabinet, pour nous réchauffer le coeur (et l'âme), nous n'avons pas résisté à un petit pain au chocolat.

A Bruxelles, c'est la mode des herboristeries, il y en a trois dans le centre !

Nous avons accroché une carte postale de Bretagne sur le mur de la cuisine.

Nous allons aller voir le film sur Gainsbourg malgré les critiques très mitigées qu'on nous en a fait.

Nous avons choisi le prénom de notre futur chat. Il s'appellera Jéjé. C'est gravos ? Ca nous tord de rire.

Je n'arrive pas à terminer Les quatre filles du docteur March tellement c'est cucul.

Couacman et moi avons le même mug préféré, ce qui est source de beaucoup de frustration pour chacun de nous.

En ce moment, je fais des rêves incroyables, et je m'en souviens tous les jours.
Par exemple, l'autre nuit, mes parents nous offraient à ma soeur et moi un cadeau : deux entrées au hammam. Sauf que nous nous perdions de vue à l'intérieur, et j'en sortais sans m'en rendre compte. Je marchais, marchais, marchais en cherchant ma soeur. Et là, je me rendais compte que j'étais sur le port de Caen, et non plus au hammam. Et donc, je continuais de marcher (trop triste parce que j'avais très envie d'être au hammam), et finalement, je me retrouvais à Creully (qui n'était pas là où se trouve le vrai Creully), où ma prof de narrativité de l'image donnait un cours au milieu d'un champ (et comme élèves, il y avait Couacman, un mec qui est vraiment en cours de narrativité de l'image avec moi, et moi). Et puis Couacmama venait me chercher en voiture.
Mais bon, je ne vais pas tous vous les raconter parce que c'est chiant d'écouter les rêves des autres, hein ?

Faites-en de beaux !

25 octobre 2009

message sans titre

Voilà, le week-end se termine et je commence à me détendre... Je suis bien contente d'aller à Chelles la semaine prochaine, je me sens libérée... J'hésite à racheter un bloc de feuilles avant de partir... j'ai peur d'en manquer. Ce sont des blocs de seulement trente feuilles...

Je me suis fait un chignon ! Oui, carrément. J'ai les cheveux hypra longs.

Aujourd'hui, nous avons acheté des livres... Je suis donc en train de lire La solitude des nombres premiers, de Paolo Giordano et ça se lit tout seul, ça y est, je suis happée ! C'est super mais l'histoire est horrible, pour l'instant. Nous avons aussi acheté
Léon l'étron, de Killoffer, qui nous fait rire depuis un bon moment déjà à chaque fois que nous allons à la librairie.

Il y a un nouveau livre d'Audrey Poussier qui est sorti, qui s'appelle Guili-guili et définitivement, je suis fan ! Je crois que je vais demander quelques-uns de ses titres pour Noël (oui, je sais, j'ai déjà prévu de demander des couvertures mais que voulez-vous, je suis la reine de la liste de Noël de dix kilomètres...).

Quand même, je pense que Couacman va me manquer, la semaine prochaine... mais je suis sûre que lui, il va être content d'être enfin un peu tranquille sans personne pour parler sans arrêt (je suis bavarde, avec Couacman).

Il faut encore que je fasse ma valise et je détèste ça. Je suis stressée de la valise, j'ai toujours peur d'oublier un truc hyper important.

Nous sommes en train de devenir des habitués d'un café, à tel point que le serveur nous dit "ah ! Bonjour ! Vous allez bien !?". Ca tue je trouve. C'est trop la classe. En fait, il y a plusieurs serveurs et il y en a un qui est le sosie de Couacman et un autre qui est le sosie de son frère !

L'autre jour, je suis allée au consulat chercher ma nouvelle carte d'identité ; elle est horrible ! Pire que l'ancienne ! Déjà, la photo sans frange et sans sourire, hum hum, mais en plus, ils l'ont foncée un max et du coup j'ai des cernes immenses et une mauvaise mine pas possible. Et puis le "R" de "RF" tombe pile sur mon nez, on dirait un clown ! Allez, plus que dix ans à la supporter !

J'ai tellement envie d'écrire ici que j'écris même là alors que je n'ai pas grand chose à dire. Ca ne se voit pas trop trop ? Si "si", pardon.

Couacman vous dit bonjour.

Je vous souhaite une bonne semaine prochaine !

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20 juillet 2012

ça sent la piscine

Je suis claquée, pourtant mes vacances sont déjà passées. Il me reste quelques jours à prendre, cinq je crois, mais ça devra attendre octobre. Je m'endors tous les après-midis... je suis toute flagada. Ca m'agace parce que j'ai des projets à mener. En fait, le temps de la sieste ne me dérange pas mais ce qui m'ennuie, c'est qu'il ne semble pas avoir de réel effet sur moi. Un médecin m'avait dit "ne dépassez pas vingt minutes de sommeil l'après-midi, et vous n'aurez plus ce problème d'endormissement général". Mais en fait ça ne change rien, quand mon réveil sonne, je suis endromie tout le reste de l'après-midi...
Aujourd'hui c'est un peu particulier, je suis claquée aussi parce que je suis allée à la piscine. Ca m'a prise hier, j'étais en train de travailler, à mon bureau ; j'ai un temps de rêvasserie courant entre deux dessins. Et là, ça m'a apporté cette idée : je vais aller à la piscine régulièrement, apprendre à nager (ah oui, parce que je ne sais pas nager ! Enfin si, comme un petit chien et je bois la tasse tous les quatre mouvements) et devenir une fille super musclée. J'ai décidé de commencer dès aujourd'hui, encouragée par mes amis de facebook (eh oui !), là il y avait deux célèbres blogueuses, deux amis de Rennes, une amie du havre, deux cousines, une copine de lycée et même plus tardivement un prof du Havre (et dans ces moments d'échanges entre gens qui ne sont pas censés se parler vu qu'ils n'existent pas dans les mêmes mondes, j'adore facebook). Ils m'ont tous dit de foncer alors je ne pouvais plus reculer.
Bref, ce matin, je suis allée à la pistoche avant d'aller bossser, j'ai fait des longueurs pendant vingt-cinq minutes et juste pour les deux dernières, il y avait quelqu'un dans le même couloir que moi mais sinon j'étais peinard. Le type des cabines était super sympa, c'était bien lumineux, et puis il y a toujours cette odeur de chlore et cette ambiance très bleue pas naturelle qui me plaît bien, et les bruits qui ne sont pas les mêmes qu'ailleurs.
J'ai acheté une carte de dix entrées, et j'y retourne lundi. J'ai décidé d'y aller un jour sur trois, les jours où je dois me laver les cheveux, comme ça je respecte leur rythme (à mes cheveux. parce que si je veux me laver les cheveux mardi parce qu'ils sont sales et que je vais à la piscine mercredi, et bien je vais les re-laver et ça ça craint. Alors voilà, ce sont mes cheveux qui définissent mon rythme sportif, c'est un nouveau concept).
Je vais investir dans des tongs parce que ça me dégoûte un peu de marcher pieds nus. Et aussi dans des lunettes, pour la brasse coulée, et un pince-nez peut-être aussi, et je pense dans un maillot une pièce.
Il y a un an à peu près, j'étais à la piscine avec mon amie Chloé, rue de la natation, et j'avais dit à la personne de l'accueil que je voulais prendre des cours de nage, et elle m'avait dit qu'il y avait une liste d'attente de deux ans. Aujourd'hui, j'étais à la piscine des Marolles et là on m'a renvoyée à un panneau avec des petites annonces de profs particuliers de natation... bof... Bon, sinon, il y a bien un cours de nage fixe et en groupe mais c'est le mercredi aprem'. J'ai donc décidé d'apprendre à nager sur internet, puisque j'ai appris à tricoter sur Youtube, après tout... Je vais essayer.

5 mars 2012

Stork and the Postman

Envie d'un faire-part coloré et original pour annoncer votre nouvelle ? Alors venez visiter le tout nouveau site Stork and the Postman !
Où quatre illustratrices, Chloé Perarnau, Fanny Dreyer, Isabelle Haymoz et moi, vous proposent différents types de cartes presque prêtes (il ne reste plus qu'à y ajouter votre texte) ou bien la création personnalisée de la carte de vos rêves.

Pour toutes mes cartes, moi, je n'hésite plus, c'est Stork and the Postman

28 février 2012

Le tag des onze questions, le voici le voilà

Le tag des onze questions, le voici le voilà !
Proposé par Fanny (au blog splendide donc ne perdez pas de temps, filez-y vite !).

- Vous devez poster les règles du jeu sur votre blog.
- Chaque personne doit écrire 11 choses à propos d’elle-même sur son blog.
- Répondre aux 11 questions puis en créer 11 nouvelles.
- Vous devez choisir 11 personnes et mettre un lien de leur blog sur votre post.
- Rendez-vous sur leur blog afin de leur dire qu'elles ont été taguées.
- Ne faire aucun tag sans les prévenir.

Onze choses sur moi...
*Je mesure 1m70 et pèse 68 ou 67 kg selon les semaines (je me pèse tous les mardis). Je chausse du 42 et je taille aussi 42 pour les jupes, les pantalons et les robes. En haut, je fais du 38/40, je n'ai pas l'épaule très large. J'ai des grains de beauté plein la figure et le cou, j'ai l'oeil noisette, le cheveu châtain, le doigt de main mais aussi de pied assez long, la cuisse musclée et le dos aussi, mais le ventre pas.
* A Noël, j'ai marché dans la rue à côté de mon frère et mes talons faisaient "clac clac" et il m'a dit "mais ne fais donc pas tant de bruit ! Tu crois vraiment que si tu marchais pieds nus, là, tu taperais autant sur tes talons ?" et depuis, ça me poursuit, je n'arrête pas de penser à lui quand je marche dans la rue, je me dis "pieds nus ma fille, tu es pieds nus" mais je n'arrive pas à marcher moins fort.
* Le soir en ce moment, je suis tellement crevée que j'ai la flemme d'aller me coucher.
* Depuis que je ne mange plus de crème, je n'ai plus jamais fait de crise d'asthme le soir... (alors qu'avant, c'était tous les soirs).
* L'autre nuit, j'ai rêvé que j'avais une sucette collée à une dent du fond, que je n'arrivais pas à décoller. Suite à ça, j'ai eu mal aux dents toute la journée qui a suivi.
* Quand j'ai mal au ventre, je m'allonge sur le dos sur le lit, et Couacman s'allonge perpendiculairement à moi en posant son menton pointu sur mon ventre, et il laisse tout le poids de sa tête s'enfoncer dans mon ventre par son menton. Ca fait archi mal mais au bout de quelques secondes, on entend tout les deux "gggbbbrrruik" et ensuite je n'ai plus du tout mal.
* Je mets mon réveil à 7h44 parce que c'est une autre période temporaire que 7h45, qui signe la fin de l'heure en entamant son dernier quart. A 7h44, je suis encore dans la période d'avant et ça me donne l'impression d'avoir plein de temps devant moi.
* Je n'ai pas encore envoyé toutes mes cartes de voeux 2012 mais j'ai décidé de passer outre la loi du 31 janvier. D'ailleurs, je n'ai pas non plus encore envoyé toutes mes cartes de voeux 2011...
* Une fois, avec Couacman, on a essayé de mettre nos yeux ouverts le plus près possible l'un de l'autre et en fait, à 1 mm de distance, on a tout les deux eu un sentiment d'"aimant", comme quand on approche deux aimants l'un de l'autre et qu'à la fin ils se collent brusquement l'un à l'autre. Ca nous a carrément dégoutés mais on a déjà envisagé de ré-essayer pour voir.
* Ca m'arrive de parler à mon corps (dans ma tête). Par exemple, quand je monte une côte d'un bon pas, je peux me dire "ouais, vas-y, continue mon pote, t'es super là !").
* Quand j'étais petite, chaque coin de mon oreiller représentait un rêve, et si je changeais ma tête de place sur l'oreiller, et ben je changeais de rêve alors je pouvais choisir celui que je préférais avant de m'endormir. C'était un peu comme un cinéma 4 salles où j'aurais pû tester un peu tous les films avant de choisir celui que je voulais vraiment voir.

Les onze question de Fanny !
*Un petit boulot que avez-vous fait ?
Avant de bosser alimentairement là où je bosse, j'ai fait de l'intérim et ma mission était de rester postée 5 heures à une sortie de la gare et de compter les gens qui passaient.
*Le dernier concert, la dernière exposition que vous ayez vus ? Le dernier concert, c'était Michel Legrand ! La dernière expo... je ne me souviens plus... C'était à Bozar je crois, un truc sur l'art contemporain mexicain mais qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable.
*Votre recette fétiche ? La recette de la quiche ! Avec une pâte faite "maison", et puis dedans, des bons lardons pas pré-cuits parce que sinon, je trouve que c'est moins bon, et puis du lait et de la crème moitié/moitié, et des languettes de fromage posées sur le dessus, qui croustillent après cuisson. J'aime bien la quiche, c'est régressif je trouve.
* Un pays, une ville que vous souhaiteriez découvrir ? Le pays où j'aimerais bien aller, c'est le Danemark ! Parce que je trouve ça mystérieux, ça ne m'évoque pas grand chose. La ville, ce serait Lisbonne, mais j'aimerais bien aussi aller à Londres où je n'ai jamais mis les pieds.
* Un fou-rire mémorable ? La première fois que j'ai vu Couacman avoir un fou rire, car il a le fou rire très très communicatif !
* Un objet qui vous est cher ? la bibliothèque verte, fabriquée d'abord par mon père puis par Couacman.
* Un lieu que vous adorez ? C'est difficile de choisir... Allez, les côtes du Morbihan, les niniches de Quiberon, les caramels au beurre salé, le vent, les pins, les promeneurs, les pêcheurs, les plongeoirs au large, les restaurants de poisson, et les routes goudronnées pleines de trous.
* Un mot que vous aimez prononcer ? "dat klopt", c'est du néerlandais et ça veut dire "c'est juste".
* Un rêve fou ? Faire de la danse. ce qui est cool c'est que je vais pouvoir le réaliser !
* Une expression souvent dite ou entendue ? "ouais, ça craint ici", dit parfois Couacman quand on décide partir de quelque part ("on part ?" "ouais, ça craint ici" (quand on part d'un café par exemple).
* Une fleur ? Pour l'odeur, le mimosa. Pour la forme, les renoncules. J'aime bien aussi les tournesols...

Onze nouvelles questions !
* Que faites-vous quand vous avez une heure à tuer ?
* Comment vous êtes-vous retrouvé à vivre là où vous vivez ?
* Au volant de quelle voiture vous imaginez-vous le mieux ?
* Quel est l'habit qu'à chaque fois que vous le mettez vous vous haïssez de l'avoir mis, et pourquoi ?
* Pouvez-vous dormir dans un lit pas bordé aux pieds, pouvez-vous dormir la fenêtre pas ouverte, et sans volets ni rideaux ?
* Quelle est la plus belle partie de votre corps, selon vous, et pourquoi ?
* Etes-vous plutôt "plein de chaussures pas chères" ou "une seule paire mais très chère" ?
* A quel moment avez-vous pensé qu'un téléphone portable vous serait utile ? Pourquoi ?
* Avez-vous souvent la fève ?
* Quels sont les prénoms de vos grands-pères et grands-mères ?
* Buvez-vous de l'eau du robinet ou de l'eau en bouteille ?

 Et alors, je nomme Sissi, Milky, Marie, Catherine, Mariaba, Flora, Madame Tatoum, Bliss Cocotte, Charlotte au choco, Tante Betsy, et Monsieur Météo pour continuer !

17 décembre 2011

l'appartement

Il occupe tout mon esprit et il m'angoisse, je me dis "Dans trois semaines on y sera chez nous" mais on ne sait pas encore où, on ne sait pas encore lequel ce sera, le suspense reste entier. Il va se passer quelque chose.

Le premier.
On a d'abord eu la certitude qu'on allait vivre en face, au-dessus de chez le propriétaire, on avait visité et aimé, on en avait parlé avec lui et on avait pensé que ça allait peut-être même être super. On a fait des plans d'occupation des lieux, on avait pris des photos. Il ressemblait à une cabane, super chaleureux et lumineux, sous les toits, grand, avec tout le confort moderne. Il ressemblait à un chalet à la montagne, tout en bois, il manquait juste la photo de marmotte façon classe d'allemand. Et puis il nous a proposé de revenir le visiter pour prendre des mesures, c'était trois semaines avant d'emménager. Il nous a parlé de mettre un deuxième frigo dans la cuisine parce qu'il ne savait pas où le stocker ailleurs sinon, et de laisser un tas de planches dans le salon parce qu'elles ne rentrent pas ailleurs chez lui. On a dit non à tout ça et on a vu son malaise, on lui a dit que si on emménageait là, on était vraiment chez nous. On l'a pas senti. Quand on est rentrés chez nous en face (qui est vendu et doit nous voir déguerpir le 10 janvier au plus tard), on s'est dit NON NON NON, on n'ira pas, on ne pourra plus vivre au-dessus de chez lui. Ce n'était pas chez nous mais chez lui et nous on voulait être chez nous.

Alors on a commencé à chercher. 

Le deuxième. 
Le mardi soir, un homme, en anglais, nous dit "venez visiter". Ce n'est pas exactement nos prix, ce n'est pas notre quartier mais on est un peu flippés de voir ces trois semaines devant nous, nos cartons pas commencés, Noël qui arrive, les journées courtes. Nous accourons. L'appartement est beau, un beau parquet, une grande cuisine, chauffage central, un petit escalier qui mène à un sous-sol avec chambre (minus) et salle de bains, et surtout, dans la chambre, une porte-fenêtre qui donne sur un immense jardin, au moins 40 mètres carrés, rien que pour nous. C'est un peu cher, c'est un peu loin, dans un quartier où on n'a aucune attache, d'ailleurs, on y était venus qu'une fois. Le mec est super sympa, sa soeur qui est là aussi, ils viennent des Pays-Bas, là où Couacman a fait du vélo et été, on sympathise, c'est la fête, on demande si il y a un supermarché pas loin, oui, on demande si le propriétaire est sympa, oui. On dit oui aussi, on le prend, quand on part le mec et sa soeur nous disent "take care of you", on se serre la main.
Dans la rue, on se dit "ils sont super gentils c'est fou", on est contents mais on se dit "quand même c'est cher", on monte dans le bus, là on se dit "c'est cher quand même, ouais mais y a un jardin et le chauffage est compris dans les charges". On arrive à la maison, j'ai carrément une boule dans le ventre, on fait un plan de l'appart' pour voir comment on y installerait nos affaires, on se rend compte qu'il n'y a aucun placard et qu'il n'y a pas assez de place pour installer une grande armoire où caser notre bazar, on se dit "pis c'est cher". On mange la pizza super tard, j'ai le cafard, on se dit "on le prend pas", je dors pas de la nuit parce que le mec était soulagé de nous refiler son bail et qu'il était cool et j'ai pas envie de lui dire que finalement on le prend pas, j'ai des idées noires la nuit en plus. Le lendemain, claquée, je saute sur l'ordi au réveil pour lui envoyer un mail, je lui dis "we fell in love with the garden and the big kitchen but the price is more expensive that we can pay". Deux jours plus tard, il nous répond "sorry to hear that. It was nice to meet you".

Le troisième. 
On passe notre vie sur Immoweb et Immovlan.be, on connait toutes les annonces par coeur, on voit que tout ce qui existe dans nos prix se resemble follement, un petit salon, une minsuscule chambre, une cuisine sans fenêtre ou américaine. Mais il faut qu'on case notre salon, notre lit, nos bureaux, on a besoin de bureaux ! Nos étagères vertes qui sont nos meubles préférés mais qui prennent tout un grand mur... On se dit "50 mètres carrés, bien agencés, c'est bon", mais on voit à l'expérience que lorsque l'annonce dit "50", il faut lire "30" , on ne sait plus si ça vaut le coup de se déplacer quand l'annonce dit "50". On a les yeux carrés derrière notre écran. En plus il fait tout le temps nuit. Je bénis mon boulot qui m'est si familier, que je suis si heureuse de retrouver tous les jours. je suis super stressée par cette histoire. J'ai les nerfs à vif, je suis pas marrante marrante. Heureusement, par un système de balancier hyper bien réglé, dans mes périodes comme ça, Couacman assure un max, et l'inverse marche aussi. Il est positif. Moi, je me sens dans l'entre-deux que je n'aime pas, plus chez moi chez moi mais pas encore chez moi ailleurs. Et la nuit, franchement, c'est long. Et puis en plus il y a le marché de Noël, j'en peux plus de celui-là, de sa foule, de ses moquettes spongieuses.
On trouve quand même une annonce qui nous plait, dans une rue qui nous plait, à un loyer qui nous plait à peu près. On a rendez-vous, on y court, on arrive en avance, un autre couple aussi (c'est une visite groupée bien sûr, miam), le propriétaire nous dit"bon ben puisque vous êtes là on y va" alors on le suit et il nous dit "en fait, j'ai deux appartements à louer ici, je vous montre les deux même si vous êtes venus seulement pour un". Super ! On rentre dans le premier, pour lequel on n'est pas venus. C'est mini, il n'y a qu'une pièce, c'est un grand studio en fait, il y a une mezzanine qui a été construite pour pouvoir dire que la surface est plus grande que ce qu'elle est mais en fait sous la mezzanine on a la tête qui touche le plafond et sur la mezzanine il faut carrément se baisser, et puis pour tout ça il y a une fenêtre, qui donne sur une cour commune et étroite, entourée de bâtiments très hauts ne laissant pas passer la lumière. Je ne suis pas pour. Le propriétaire nous propose de monter visiter celui pour lequel on est venus, il est juste au-dessus, un autre intéressé est arrivé, la pression est à son comble, on monte en rang d'oignons, le propriétaire frappe, personne n'ouvre, il essaie de mettre sa clef dans la serrure. Ca marche pas. La locataire a fait changer la serrure sans le prévenir. Il s'excuse platement. Il nous dit qu'en gros c'est le même appart' qu'en-dessous, en plus petit. Il nous dit qu'il bosse dans une boîte de téléphonie et qu'il peut nous avoir un très bon forfait internet si on prend un des deux appartements, c'est 22 gigas ou bien illimité, en fait il ne sait plus, mais c'est onze euros par mois. On dit qu'on n'est pas intéressés par ses appart'. Il nous demande pourquoi. On dit que c'est trop petit. Il nous dit "j'ai un autre appartement boulevard de Stalingrad, puis un autre rue de Flandre, plus grands !". Sauf qu'on connait Immoweb par coeur et on voit très bien les appart', petits mais avec mezzanines-brises crânes, on lui demande si il les propose sur Immoweb. Il nous dit que oui alors on est sûrs de ne pas se tromper. On lui dit salut et puis on se barre rapidos.

Le quatrième.
On court jusqu'à un autre appart' qui est pas loin de chez nous, on avait vu l'annonce sur la porte de l'immeuble, on a apellé l'agence, ils nous ont dit qu'il y avait peut-être une visite à 17h00 mais pas sûr, il est 16h45, on marche vite vite vite, je transpire à mort dans ma petite robe, c'est la catastrophe. On arrive devant l'immeuble à 17h04, il n'y a personne, on n'a plus de forfait pour appeler l'agence, on décide d'attendre puis vers 17h20, on a froid, on se barre. De toute façon, au pire, on a rendez-vous le lundi pour le visiter mais on aurait bien aimé voir, là, plus rapidement.

Le cinquième. 
C'est le lendemain, vendredi, Couacman passe me prendre au boulot, il est 14h00, on n'a pas déjeuné, il a un pique-nique dans son sac -à-dos mais d'abord on a rendez-vous à 15h00 pas loin de l'avenue de la Couronne, on saute dans le bus 95, on mange des biscuits au chocolat Côte D'or trop bons, il pleut comme pas permis. On arrive presque pile à l'heure au rendez-vous, l'agent immoblier arrive après nous sur sa moto de compèt', la rue est calme, il y a des rosiers devant l'immeuble, on regarde l'annonce sur la porte, c'est cher mais si c'est vraiment bien... On visite l'appart'. Splendide. Vraiment vraiment beau, avec de beaux détails, de l'espace, pas le moindre centimètre glauque. L'agent immobilier est insupportable. L'appart' est bien. Il me dit "Bon, là madame, on peut faire sortir monsieur, ça ne le concerne pas, c'est votre pièce, n'est-ce-pas ?" avec un clin d'oeil complice quand on entre dans la cuisine. Il est surexcité, il rigole pour de faux en faisant semblant que c'est pour de vrai. On dirait un moustique près de nos oreilles par une nuit trop chaude. Je dis que j'aime l'appart', il nous dit qu'en fait il y a déjà une allemande sur le coup mais qu'elle n'a pas pû signer parce qu'elle a eu un contre temps, mais que son dossier est excellent. Mais que si notre dossier est excellent aussi, on a une chance de signer avant elle. Il nous explique que le propriétaire demande un locataire qui gagne trois fois le loyer par mois et que l'allemande gagne ça à elle toute seule. On ne correspond pas au profil pis de toute façon c'était trop loin hein, tu trouves pas ? ouais, il se passe rien dans ce quartier en plus, c'est mort. Pis les charges, t'as vu, c'était pour l'entretien des fleurs de l'entrée entre-autres et t'as vu, y avait plein de mauvaises herbes aux pieds des rosiers, ouais, grave, c'est de l'arnaque.

Le sixième. 
Nous sommes trempés malgré le parapluie parce qu'il ya aussi du vent, j'ai oublié de dire ça. On a une autre visite à 17h00, entre la rue du Bailli et l'avenue Louise, on a le temps de manger un sandwich au Belga, finalement on a envie de se mettre à l'abris donc tant pis pour le pique-nique, on le mangera une autre fois. C'est super le Belga, faudra qu'on s'en souvienne. Puis on recourt toujours sous la pluie au rendez-vous de 17h00. Sur la route, on croise un couple en train de demander son chemin à une passante, ils veulent aller dans la même rue que nous, on leur dit "ah, on va à la même visite d'appart'", oui oui, nous on leur dit "bon ben c'est par là" en leur montrant du doigt, ils nous suivent. On arrive à l'appart', tous les quatre, l'agent immobilier est là. Il nous fait monter malgré notre quart d'heure d'avance sur l'heure prévue. L'appart' est mignon mais super mal agencé, pas moyen de faire rentrer notre lit dans la chambre, et puis il n'y a pas de fenêtre dans la cuine, bonjour l'aération, et puis nous on passe les 3/4 de notre vie dans la cuisine. L'agent nous dit de ne pas ouvrir les frigos (il y en a deux) parce que ça va puer. L'autre couple est intéressé. Couacman qui voit clair en moi comme dans de l'eau de roche me dit "t'es pas intéressée" et c'est vrai. L'appart' est charmant mais le proprio a prévu de remplacer les belles fenêtres en bois par de moches fenêtres en pvc, j'ai pas envie de dormir dans le salon, j'ai pas envie que notre cuisine soit humide et malodorante. L'agent nous explique qu'il n'y a pas de charges parce que chaque locataire doit faire le ménage de son palier et de l'escalier qui y mène. Sauf que c'est au premier, qu'il y a une sorte de tapis rouge dans l'escalier, mais tout brun en fait, tout le monde essuie ses gros sabots en montant et j'ai pas envie de nettoyer ça, c'est vraiment très crade, ça se sent que personne ne nettoie jamais jamais. L'autre couple est intéressé. Le propriétaire nous dit qu'il y  a déjà eu deux candidatures présentées mais que les deux ont été refusées par le proprio petit vieux. L'autre couple demande pourquoi. Parce qu'il faut toucher deux ou trois fois le loyer en salaire pour avoir la place. L'autre couple dit que ce n'est pas son cas. L'agent marche à mort à notre plan "du rouge à lèvres et un beau manteau pour faire bonne impression "et nous explique que si nous sommes intéressés, il prend notre candidature avec plaisir. Je luis dis qu'on ne correspond pas au profil. Il nous dit "non mais si vous avez une lettre signée de votre propriétaire actuel qui dit que vous payez bien votre loyer, ça ira aussi !". On dit qu'on va y aller, il nous sert la main en nous regardant dans les yeux en nous disant "à bientôt j'espère".

A suivre... 
Aujourd'hui, on a marché tout l'après-midi, plan à la main, en traçant une ligne par les rues où on passait pour être sûrs de les faire toutes, pour voir si on voyait des annonces. On en a vu deux, on a appelé, il y en a une beaucoup trop chère et une autre pour un appart' qu'on visitera donc lundi, jour où nous visitons aussi l'appart' à côté de chez nous, qui doit avoir une cuisine et une salle de bains immenses car voyez-vous l'annonce dit qu'il fait 63 mètres carrés, dont 15 pour la chambre et 13 pour le salon. On croise les doigts quand même.

11 février 2011

En mal d'inspiration bloguesque, j'ai décidé de

En mal d'inspiration bloguesque, j'ai décidé de répondre aux Milky-Branlous questionnaires. J'aime bien, les Milky-Branlous questionnaires...
Je commence par le premier, qui date de 2004, à l'époque, je ne savais même pas ce que c'était qu'un blog, j'avais 19 ans et j'obtenais mon deug d'arts-plastiques. Je mangeais beaucoup de kebabs (kebabs-galettes, parce que j'étais en Bretagne), d'omelettes aux champignons de Paris en boîte, et de saucisses Herta avec de la purée. Je n'avais pas internet, et pas d'adresse mail non plus (enfin si, j'en avais une, mais qui était à l'abandon depuis deux ans au moins). Je buvais des Monaco parce que la bière, je trouvais ça pas bon. Je mangeais tous les mardis midi un énorme cookie de la boulangerie en haut à gauche de la rue de la soif dont je ne me souviens même plus du véritable nom. Je portais dix couches de tee-shirts superposés, un gros chignon sur la tête, et dans le métro, jamais je ne m'asseyais, je préferais être debout. Bref bref bref, le Milky-Branlou questionnaire !!!

1. Vous avez l’obligation de participer à une émission de télé-réalité, et on vous laisse choisir laquelle. Laquelle ? Pourquoi ?

L'émission où il y a des gens qui viennent dîner chez vous et après, vous allez chez eux dans la même semaine pour dîner aussi, ça s'appelle comment ? C'est de la télé-réalité ? Si oui, je choisirais ça parce que manger, c'est agréable, et puis c'est marrant de rencontrer des gens comme ça et d'aller chez eux, et puis bon, ce n'est pas trop engageant comme émission, dans le genre, je trouve. Et aussi parce que ce serait l'occasion idéale pour faire une pièce montée ! 

2. Quel épisode -véridique- un tant soit peu glorieux, ou extraordinaire, ou insolite de votre vie racontez-vous à un auditoire que vous souhaitez impressionner (ou, plus modestement, divertir quelques minutes) ?

Je raconte que quand j'étais petite, je faisais la débile dans ma chambre alors que j'étais censée ranger. Par terre trainait le sac de couchage de mes poupées, la tirette de la fermeture éclaire à la verticale. J'ai marché dessus et me la suis profondément enfoncé dans la plante du pied et ça a vachement saigné. 

3. Dans quel film avez-vous vu la maison/ l’appart de vos rêves ? (Soyez précis, par exemple “chez Amélie Poulain, pour le carrelage de la salle de bains et la lampe de chevet-cochon”)

C'est super dur comme question ! En fait, je ne vois pas du tout. Je ne fantasme pas sur les apparts ou maisons des films. Sur les lieux où ils sont situés, oui par contre. Il faut que j'y réfléchisse !

4. Citez quelque chose de rond ou d’ovale que vous aimez bien.

Les tuiles goût salé, hé hé. Ou les pommes noisettes !

5. Citez quelque chose de carré ou de rectangulaire que vous aimez bien.

Un carré de chocolat.

6. Quel est l’objet le plus précieux (sentimentalement et/ou financièrement) qui se trouve chez vous ?

Sentimentalement, c'est trop dur, alors disons que financièrement, le truc le plus précieux chez nous, ça doit être l'ordinateur.

7. Racontez une anecdote de votre enfance, tellement insignifiante à première vue qu’on pourrait se demander pourquoi vous vous en souvenez.

Un jour, quand j'avais 3 ou 4 ans, on habitait encore à Chanteloup les Vignes, on jouait dans le jardin et ma soeur est rentrée dans la maison faire pipi. Et j'ai entendu la chasse d'eau depuis le jardin.

8. Si on devait vous cuisiner pour des anthropophages, quelle est la cuisson qui vous siérait le mieux, et avec quels ingrédients vous accommoderait-on ?

Il faudrait me cuire de façon à ce que je reste tendre mais pas saignante non plus. Avec des petites patates cuites dans le jus, au four, avec moi. Un peu de sel, du persil, peut-être des tomates à la provençale, mais rien d'incroyable parce que je suis nourrie de plein de bonnes choses donc à mon avis, sans vouloir me vanter, ma chair serait naturellement parfumée !

9. Conservez-vous vos places de cinéma ? Si oui, de quelle manière les collectez-vous ?

Toutes, depuis 1994, parce que ma grande soeur le faisait et que j'avais envie de tout faire comme ma grande soeur. La plus vieille, c'est The Mask. Je les mets en pile dans une boite rose, la place la plus récente sur le dessus. 

 

18 décembre 2010

hier

Ca faisait plusieurs fois que le propriétaire, lorsque je le croisais, me disait qu'il aimerait bien que je lui montre mon boulot. Nous avions convenu mardi que nous allions nous voir vendredi.
Hier nuit et journée, j'étais malade, j'avais une nausée pas possible, et je n'ai rien réussi à avaler avant 15h30, heure de notre rendez-vous, que je ne voulais pas louper, alors j'y suis allée malgré tout. Je me sentais fébrile et bien faible, dans un état second. J'ai traversé la rue, j'ai sonné et j'ai attendu qu'il vienne m'ouvrir en regardant les toits enneigés.
Nous sommes montés dans son bureau, parce que c'était la seule pièce rangée d'après lui, alors je me demande comment sont les autres. Il faisait un peu sombre et ça sentait l'antiquaire. Sur une étagère était posé un papier plié en deux, avec écrit au crayon de couleur bleu "Je t'aime grand-père".
Il m'a invitée à m'asseoir sur un banc installé sous la fenêtre, pour qu'on profite de la lumière. J'ai sorti mes boulots de mon sac, un à un. Au départ, il était très silencieux puis il s'est mis à pousser des "oooh" et des "aaah" qui m'ont fait du bien. Il a ri aussi, ça c'était le pompon. Il s'est mis à avoir plein d'idées, à me les proposer, à sortir plein de livres et de bricolages réalisés par lui de ses étagères pour me les montrer. Il m'a raconté plein de choses, parlé de philosophie, parlé de mon travail et puis du sien. Je me suis mise à lui poser plein de questions sur son activité, auxquelles il a répondu avec passion, il m'a fait asseoir à son bureau et m'a montré son travail sur son ordinateur.
A la fin, il faisait carrément nuit et il y avait juste une petite lampe allumée alors on n'y voyait plus grand chose, mais il continuait de parler et de s'enthousiasmer.
Puis il m'a raccompagnée à la porte en me racontant des souvenirs de quand ses enfants étaient petits, et en me parlant du menuisier qui allait venir lundi pour voir pourquoi notre porte-fenêtre frotte.
Il m'a dit qu'il était ravi d'avoir vu mon travail, qu'il avait drôlement aimé et qu'il allait voir si il pouvait m'avoir un rendez-vous avec quelqu'un du métier.
Nous nous sommes serré la main, je lui ai dit que j'avais passé un très bon moment, et il m'a dit "ahaah, moi aussi !".
Puis je suis rentrée chez moi et j'avais le coeur tout chaud, j'avais l'impression d'avoir passé deux heures avec un vieil ami, ou avec Mary Poppins.

8 décembre 2010

J'ai envie de vous parler des blogs que je lis

J'ai envie de vous parler des blogs que je lis parce que je les aime comme des lettres reçues par la Poste. Cette catégorie fera désormais figure de liste de liens, sur ce blog.


En premier, j'ai envie de parler de Qui Plume la lune, le blog de Zoline. C'est un blog qui rend heureux. Zoline nous y fait entendre des musiques super pêchues, et puis surtout, elle y montre en photos son point de vue sur sa vie, sur la vie. Et franchement, ça fait rêver. Ca fait voir les choses plus simplement, mille fois plus légèrement.
Je dois avouer que lorsque je suis un petit peu déprimée, feuilleter le blog de Zoline me remonte le moral.
C'est la fête, chez Zoline ! Voilà un blog qui donne envie de danser !

17 novembre 2010

Il y a des films que j'ai tellement aimé voir,

Il y a des films que j'ai tellement aimé voir, qu'il suffit que je re-regarde leur bande annonce pour être très émue. Ces bandes-annonces, je les regarde tellement que je les connais par coeur, je peux les réciter en y mettant même le ton. Il y a quatre films comme ça, en particulier. Je ne sais pas, ils me parlent, ils me rappellent des trucs, les croque-monsieurs plein de béchamel sur la route des vacances, les villes de banlieue parisienne quand on va prendre le RER le matin, avec leurs pavillons bien arrangés, leurs vieilles villas majestueuses aux jardins très verts et leurs immeubles au rez-de-chaussée logeant des assureurs et des magasins de photocopies. Ils m'évoquent un sentiment très particulier ressenti dans la vie quotidienne, quand des fois on se sent très vivant et pile à la bonne place, qu'il fait un peu froid mais qu'on est grisé par la journée qui démarre, et par le fait de croiser les gens qui vivent leur journée aussi, qui travaillent ou qui vivent leur quotidien, qui avancent, quelque chose que j'ai beaucoup de mal à décrire (un peu comme quand on passe devant une boucherie et que le livreur de viande est en train de partir en saluant le boucher, j'ai le sentiment que les choses sont à leur place, que tout marche bien, j'adore ça. Ca me le fait aussi avec le facteur qui discute en donnant un colis (et dans plein d'autre situations aussi, d'ailleurs). C'est exactement ce que m'évoque la chanson "il est 5h00, Paris s'éveille", qui m'émeut aussi au possible, comme ces films. Les livres pour enfants qui présentent "la ville" me font souvent cet effet là aussi)). Ils me plongent aussi dans une ambiance de vacances, quand on dine tard l'été, qu'il fait nuit, que l'air est plus frais donc on mange à l'intérieur et qu'on se raconte des trucs. Ils me remémorent une simplicité, un truc qui me plait mais que je n'arrive pas à saisir et à décrire. Ils me rendent vraiment heureuse et me montrent les choses telles que j'ai envie de les voir, même si ce sont quatre films assez tristes. Ils me donnent de l'espoir même.

J'attends quelqu'un, de Jérôme Bonnell.
Le chignon d'Olga, de Jérôme Bonnell.
Les yeux clairs, de Jérôme Bonnell.
Mademoiselle Chambon, de Stéphane Brizé.

15 décembre 2008

Aujourd'hui, ce blog a deux ans et un jour ! Pour

Aujourd'hui, ce blog a deux ans et un jour ! Pour l'occasion, si ça ne vous dérange pas, je vous demanderais bien de me dire qui vous êtes, où vous vivez, ce que vous aimez dans la vie, ce que vous allez faire demain, quelle chanson vous avez dans la tête, ce que vous avez (ou allez) manger à dîner, et ce que vous avez aimé dans cette journée qui vient de passer. Si, tous, vous qui passez par là et lisez ce billet, vous répondiez, ce serait génial ! ;-) C'est que je suis curieuse et que ça me ferait hyper plaisir de le savoir...
En échange, je vous souhaite une bonne nuit !

1 septembre 2010

Un soir, à Lons-le Saunier, nous allions au

Un soir, à Lons-le Saunier, nous allions au restaurant pour clôturer nos vacances, et j'ai eu le malheur de caresser du bout des doigts un chat croisé dans la rue. J'ai fait une allergie, ce qui se caractérise chez moi par des écoulements incessants de morve par mon nez, et puis des picotements insupportables dans les yeux. Pas grave, allez hop, on reprend la route. Arrivés en ville, le restaurant qui nous disait était complet, un autre était fermé, les autres n'avaient rien de typiquement jurassien. Nous nous arrêtons pour réfléchir à ce qu'il va advenir de nous (nous nous faisions une joie d'aller au restaurant). Et là, paf, il se met à pleuvoir et on n'a pas de parapluie sur nous. Et puis là, vraiment, il faut que je me mouche, et je n'ai pas de mouchoir. Et bien moi qui me moquait allègrement de Jérome qui se trimballait son maillot de bains dans son sac, en permanence, depuis deux semaines, et bien quand il m'a proposé de me le filer pour que je me mouche dedans, et bien j'ai été bien heureuse. Et ensuite, pour contrer la douleur des yeux qui piquent, et bien il m'a léché les paupières et le petit coin de l'oeil (et ça a très très bien fonctionné). 

Nos vacances étaient super... Lundi, j'ai fait ma rentrée. Je suis très fière car j'ai décidé toute seule que c'était ma rentrée. Pendant les vacances, je me suis fixé cette date, je me suis dit "ce lundi-là, ce sera ma rentrée". J'ai décidé de faire les 35h. Je travaille 7h par jour, je commence à 9h et je termine à 17h30, et j'ai droit à 14 minutes de pause le matin et la même chose l'après-midi, 1h30 pour manger à mi d i. Je suis sciée de si bien réussir à m'y tenir...

Chez nous, c'est le bazar complet. Nous sommes encore dans les cartons jusqu'au cou, par manque d'une commode pour ranger nos fringues, et par manque de bureaux pour refaire nos piles de papiers. Nous nous sommes re-lancés dans un tri de vêtements et nous avons éliminé un grand carton de fringues de notre penderie !

A part ça, j'emprunte tous les Jérôme K. Jérôme Bloche de la bibliothèque et j'adore... Je les dévore. En plus, il s'appelle Jérôme et sa copine, c'est Elisabeth, alors j'ai l'impression que ça raconte nos vies (enfin...).

Bref, ça va bien. Et vous, depuis le temps ? 

23 juillet 2010

Ce matin, je me suis levée à 8h30 et j'ai

Ce matin, je me suis levée à 8h30 et j'ai directement attaqué le ménage de la nouvelle cuisine. On voit la différence ! Je n'ai pas terminé parce que les placards du haut sont trop hauts pour mes petits bras courts, alors voilà, je suis revenue au vieil appart' pourridchénaze (en fait c'est pas vrai, il est vachement bien, mais ça me fait plaisir de dire ça) pour prendre une chaise pour nettoyer même en hauteur.

Notre nouvel appartement ne sent pas encore "nous". Il sent le melon (parce qu'on y a laissé un melon) et autre chose.

Hier, j'ai relu tous nos Tom-Tom et Nana.

Tout à l'heure, en revenant au vieil appart', j'ai décidé de prendre une douche, et je me suis rendu compte que j'avais oublié le shampooing dans le nouvel appart'. Du coup, je me suis lavé les cheveux au savon dur. Ils sont bien propres mais malgré un rinçage en règle, ils me semblent un peu collants. Ils sont dix fois plus épais que d'habitude. J'ai l'impression qu'ils sont ondulés, aussi. Bizarre bizarre...

Je vais aller finir la soupe courgette/chèvre qu'on a fabriquée hier soir. Avec du véritable chèvre des Ardennes !

Bon appétit !

20 juillet 2010

Ce soir, nous déménageons notre matelas et nos

Ce soir, nous déménageons notre matelas et nos fauteuils, avec l'aide de copains en possession d'une voiture. J'ai mi hâte mi pas hâte. Hâte parce que ça veut dire que ce soir, on dort dans le nouvel appart', pas hâte parce que ça veut dire qu'aujourd'hui, je dois dégager les fauteuils, qui sont cachés derrière une barrière de cartons...

Cette nuit, en nous couchant, nous avons réalisé que c'était notre dernier sommeil dans notre appart' actuel. C'était bizarre mais comme nous étions fatigués, nous nous sommes endormis comme des souches sans avoir le temps d'être émus.

Notre nouveau propriétaire est parti une semaine en vacances en nous prêtant les clefs de sa maison (qui sont aussi les clefs de son garage dont nous pourrions avoir besoin), et une fois, il nous a aussi proposé de nous prêter sa voiture. Et aussi, il nous a fait payer seulement 1/3 de notre loyer de juillet (l'ancien locataire a aussi payé 1/3 (son préavis)) et a proposé de mettre le reste de sa propre poche, pour nous arranger. Bref, ce type me réchauffe le coeur. En plus, il a l'air complètement fantasque. Et il a un chat super mignon.

J'adore cette chaleur. J'ai l'impression d'être tout le temps dans un bain. J'aime bien marcher super lentement en pensant à la chaleur ambiante. On a eu si froid cet hiver ! Cet été, on l'a espéré alors j'en profite et je me dis "déjà mi juillet !".

Plus ça va, plus je cuisine avec Jérome et je me prends au jeu, je me rends compte que je trouve ça hyper amusant de cuisiner... affaire à suivre.

Nous comptons nous acheter une grande table en bois pour notre cuisine, et comme nous ne sommes pas très "nappe" et que nous voulons préserver la beauté qu'on imagine qu'elle aura (la table), on a décidé d'utiliser sous nos verres des dessous de verre (ça tombe bien, j'en ai plein, j'ai eu une période très "j'achète des dessous de verre même si je ne m'en sers pas", du temps de Rennes), et sous nos bols de thé aussi. Alors je vais en fabriquer en tissu, j'ai hâte de m'y mettre !

Jérome est piqué de partout par les moustiques et moi, rien, mais je crois que je suis une fille très acide.

Je tremblotte d'impatience d'avoir un petit coin bureau installé dans le futur appart' pour me remettre à dessiner et puis passer à la suite de ma vie (ce qui va suivre mes études). Y penser me rend super heureuse.

J'ai été prise au Havre, j'ai reçu ma lettre d'admission la semaine dernière. Ca m'a un peu retournée quand même, je dois l'avouer et j'avais le coeur pincé.

Je dois faire retalonner mes sandalettes et je me demande quelles chaussures je vais mettre pendant ce temps-là.

Il y a des chauve-souris qui volent devant la fenêtre de notre chambre (qui est grande ouverte en permanence) et comme j'ai tendance à dormir face à la fenêtre, je redoute qu'une d'entre elle rentre chez nous et vienne directement se cogner contre ma figure. Du coup, dans mes rêves, ça se produit, et je me réveille en sursaut.

Samedi soir, Jérome ne travaillait pas (ce qui est assez exceptionnel) alors nous sommes allés au cinéma, voir Tournée. On a adoré. Et après, nous sommes allés manger une pizza "carpaccio" rue des Chartreux et c'était bon (et il y avait une bonne ambiance, dans ce restaurant). Jérome a été le premier client à goûter les nouvelles glaces de la maison, rose/basilic et pêche/origan (ou un truc du genre) et la serveuse lui en a demandé une critique (qui fut très positive). Moi, j'ai basiquement pris une mousse au chocolat (mais elle était très bonne aussi).

Bon après-midi !

19 juin 2010

l'appartement, la suite qui n'en est pas une

Comme prévu, je dors mal depuis cette visite d'appart' de rêve. Nous hésitons à déposer notre préavis, qui n'est que d'un mois, mais c'est déjà énorme de devoir déposer un préavis, même seulement d'un mois, alors qu'on n'a jamais demandé à partir et qu'on se fait mettre dehors (je trouve). Aussi, nous réfléchissons à la stratégie à adopter : le mec a dit que nous aurions notre réponse dans une quinzaine de jours. Il a aussi dit qu'on pouvait le rappeler quand on voulait, si on voulait revoir l'appart', prendre des mesures ou quoi. Je pensais le rappeler une semaine après cette visite de jeudi dernier, pour lui dire qu'on était toujours là et qu'on voulait toujours l'appart'. Jérome trouve qu'on devrait plutôt laisser passer dix jours avant de le rappeler. Moi, je dis qu'en dix jours, ce type a le temps de nous oublier dix fois. Jérome dit qu'on va être des gros relous si on le harcèle. Moi je dis que le rappeler tous les sept jours jusqu'à LA réponse, ce n'est pas du harcèlement, c'est une preuve de motivation. Faut-il que nous revisitions l'appart', pour nous ré-extasier et qu'il re-voie notre enthousiasme ? Je ne sais plus quoi faire, mais j'ai l'impression qu'il faut faire quelque chose parce qu'il a laissé l'annonce sur la porte de la maison...
Bref, je ne dors plus la nuit, je nous imagine dans l'appart'. Ce n'est pas ma philosophie de penser qu'il ne faut pas que j'espère pour m'éviter une déception. Déjà, si j'espère, j'espère et j'ai du mal à contrôler ça. Ensuite, si j'arrivais à me convaincre de ne plus espérer, je serais triste, donc franchement, je préfère prendre tout le plaisir possible maintenant à espérer quitte à être super déçue, plutôt que de déprimer de pessimisme pour finalement si ça se trouve avoir une bonne surprise et avoir été triste pour rien.
Jérome, quant à lui, est très philosophe, dit que si on l'a, c'est génial, mais que si on l'a pas, bah tant pis. Alors que de mon côté, il est très clair que je serais vraiment déçue.
J'essaie de deviner si on l'aura, juste en repensant à ce que nous a dit le proprio. Il nous a parlé de prendre des mesures, ce qui est de très bon augure ! Il nous a aussi dit qu'on était ses favoris (mais nous, on s'est dit que si ça se trouve, il dit ça à tout le monde). Je lui ai dit que l'appartement me faisait rêver. Il sait qu'on adore le quartier.
Bon, il nous a demandé ce qu'on faisait dans la vie. Un serveur et une étudiante (je n'ai pas encore les résultats de tous mes examens, j'ai encore le droit de dire ça !), ce n'est pas le Pérou pour un propriétaire. Il m'a demandé de quoi je comptais vivre après mes études, "euh... hi hi hu hu, mes parents m'ont promis qu'ils ne me laisseraient pas tomber tant que je n'aurais pas de quoi payer mon loyer hé hé".
Il nous a dit que d'autres candidats intéressés pour l'appart' étaient des réfugiés politiques et que ça l'embêtait de ne pas les prendre juste parce qu'ils ne pouvaient pas payer la caution.
Il nous a dit qu'il était moyennement chaud à priori pour le projet de studios de Brubru, mais qu'il attendait les plans.
Pfff... Jérome pense qu'on a 40% de chance de l'avoir, moi je penche pour 60%.
A part ça, on a visité un autre appart' duquel on voyait chez nous ! C'était rigolo. Il était annoncé faisant 58m carrés, mais il en faisait 45 maximum, et il n'y avait pas de fenêtre dans la chambre.
Aussi, l'autre soir, on se baladait à Saint-Gilles et dans une rue splendide, on tombe sur une annonce géniale. On appelle. Là, Jérome tombe sur une meuf qui lui demande illico ce qu'il fait dans la vie, puis lui annonce que "ah non, vous travaillez dans la restauration, vous allez rentrer tard tous les soirs, ça va faire du bruit". "Mais non madame, je travaille le midi principalement !". "Ah non non, vous allez être trop bruyant". On s'est dit qu'au prochain qui nous faisait un coup comme ça, on dirait qu'on compte VIVRE dans l'appart', et non pas y ouvrir un restaurant.
Bref, si vous vouliez bien continuer de croiser les doigts, ce serait trop cool (vous pouvez vous relayer si vous avez des crampes de tendons)...

22 avril 2010

Aujourd'hui, en cours de photo, je me suis brûlé

Aujourd'hui, en cours de photo, je me suis brûlé la paume de la main sur la machine qui sèche les photos. Je me suis dit "bof, ça va, ça brûle un peu mais rien de grave" (et c'était vrai, c'était pas l'angoisse dans le genre douleur). Tout à coup, la prof s'approche de moi et me dit "attention à ne pas te brûler sur la machine, hein !?" . Donc, je lui dis "ah bah oui, c'est chaud hein, je viens de me brûler en fait". Et elle de me répondre "aaaaah, il faut vite faire quelque chose !!!". Moi "oh ça va, vous savez...". Et là, hop, elle téléphone au secrétariat pour dire qu'une élève s'est ébouillantée et qu'il faut faire quelque chose. Bref, la secrétaire affolée a voulu appeler les urgences (je n'invente  rien, cette histoire est vraie), mais la prof lui a dit que tout de même, ce n'était pas la peine. Et puis elle m'a envoyé au secrétariat où on allait me donner une crème exprès pour brûlure. Pfff... je descends à reculons les trois immenses étages (en Belgique, les plafonds sont hauts et du coup, les étages aussi). Je me retrouve face à la secrétaire affolée (alors que moi j'allais bien et qu'en fait, je n'avais rien demandé à personne). Mais en fait, elle avait mis à la poubelle la crème anti-brûlures et donc, elle m'a dit d'aller à la cuisine mettre ma main sous l'eau, pendant vingt minutes. Moui. J'y suis allée quand même, je ne sais même pas pourquoi (sûrement pour justifier la descente des trois énormes étages). Sauf que dans la cuisine, je shoot dans un truc caché sous l'évier. Je regarde. C'était la gamelle du chien de la gardienne, 'y a de la flotte partout, c'est génial. Bref, après, j'ai dû en plus chercher une serpillière pour éponger. C'est l'histoire du battement d'aile du papillon, non ?

5 novembre 2009

Papers

Juste un mot avant d'aller travailler. Il y a un nouvel endroit très beau qui a ouvert Rue de Flandre, qui s'appelle Papers. Comme son nom l'indique, c'est un endroit entièrement consacré au papier. Je ne sais pas si du papier y sera vendu, je ne sais pas exactement ce qu'il va s'y passer. Pour l'instant, il y a une très belle exposition de Pierre Le-Tan, et son travail va tellement bien avec le lieu ! C'est toute une ambiance. Ce sont de très beaux dessins (qui donnent très envie de dessiner), parfois punaisés au mur, parfois encadrés. Et c'est si subtil et si précieux !... Bref, courez-y ! Le lieu lui-même est transportant (je trouve) -c'est une couleur de murs, c'est une drôle de bibliothèque, ce sont des piles de feuilles de papier blanc, le monsieur qui était derrière le bureau quand nous y sommes allés était plus que gentil (et il avait l'air hyper content d'être là, ce qui est très agréable) et donc, l'exposition... j'ai adoré !
Quand vous venez de la place Sainte-Catherine, c'est sur le trottoir de droite.

Je ne mets pas ici d'image du travail de Pierre Le-Tan parce que je n'ai rien trouvé sur internet qui soit représentatif de ce que donnent ses dessins une fois exposés, à mon avis. Il vaut mieux aller voir l'exposition ;-)

Edit : Ah ! Ici, on en parle mieux que moi ! :-)

2 novembre 2009

revenue

A Bruxelles. Aujourd'hui, je ne suis pas sortie et la lune se lève, énorme et jaune.

Je me demandais si le plaisir de dessiner (toujours précédé malheureusement de l'angoisse de m'y mettre) retrouvé à Chelles allait déborder sur mon retour en Belgique, je l'espérais et l'attendait mais non, mon retour ici est accompagné des retrouvailles avec mes soucis, avec mes colères, avec mes nerfs, avec ma flemme du boulot et mon ras-le-bol de tout.

Je me dis que la seule solution, c'est de trouver un endroit où travailler qui soit autre que chez moi. Je crois que si j'ai travaillé à Chelles, c'est que j'y étais exprès pour ça et que je n'avais rien d'autre à y faire. Je me disais "je travaille jusqu'à ce que Camille rentre du boulot" et du coup, comme je travaillais bien, le plaisir de retrouver ma soeur le soir était entier et sans culpabilité. Chez moi, je perds mon temps. J'ai mille choses à faire autres que travailler mais je ne me permets pas de les faire car je dois travailler mais comme je n'ai pas envie de travailler vu que j'ai plein d'autres trucs à faire, et bien je ne fais RIEN, ni ce que j'ai envie de faire ni travailler, je ne profite pas de mon temps et je n'aime plus être chez moi car c'est synonyme de désordre intérieur.

Donc, je dois trouver un endroit où travailler. Je cherche, je cherche mais ne trouve pas. L'école, c'est hors de question. A la bibliothèque, c'est chaud de sortir ses encres, et puis j'ai besoin d'un point d'eau et m'imagine mal vêtue de mon tee-shirt à peinture (très crade) aller jusqu'aux toilettes avec mon verre à moutarde à la main pour prendre de l'eau et rincer mes pinceaux...
Dans un café, je vais regarder les gens au lieu de travailler. Chez une copine ? A voir, à proposer, à tester. Si vous avez des idées, je vous écoute...

J'ai le cafard comme pas permis.

Notre appartement est dans un certain fouillis et il faut ranger car demain, nous aurons sûrement notre première visite de potentiels acheteurs d'appart'. Ca me saoûle ! Je voudrais déménager tout de suite pour ne plus y penser. Déjà, je ne me sens plus chez moi, je n'ai plus envie d'investir cet espace. Pourvu que tout se fasse vite !... Pourvu que les gens de demain aient un coup de foudre et qu'on soit obligés de partir.

Après Chelles, il y a eu un week-end à Amiens...

Il y a eu un aller Paris/Amiens avec Milky qui nous avait préparé un p'tit dej' du tonnerre, avec mini nappes adaptées aux mini tablettes du train, il y avait des mini confitures, des minis bouteilles de jus, du très bon pain et même du thé bien chaud !... C'était super et je me souviendrai de ce trajet à manger et à discuter en regardant la nature embrouillardée défiler par la fenêtre...

A Amiens, il y a eu un thé au Marivaux, un bar de la place de la gare qui ne paye pas de mine mais où nous avons attendu Couacman avec plaisir... il y avait un gros chat et quelque chose de très simple qui m'a réchauffé le coeur.

Il y a eu un petit passage à l'hotel pour poser mon énorme sac à dos et montrer ma production (en illustration) de la semaine à Milky et Couacman qui avaient plein plein de choses à dire !

Il faisait beau, nous nous sommes promenés en discutant et j'ai adoré Amiens ! Quel calme ! Le centre-ville est piéton et c'est d'un reposant ! J'ai trouvé cette ville lumineuse (même le lendemain, quand il pleuvait à verse) et très apaisante. Je n'avais dormi que trois heures dans la nuit de vendredi à samedi mais je suis sûre qu'Amiens y était pour quelque chose dans mon endormissement permanent : à Amiens, c'est simple, j'ai oublié tous mes soucis.

Nous avons visité la cathédrale et fait un tour de barque sur les canaux du quartier Saint-Leu. Nous avons déjeuné de frites et de saumon (et de picon-bière). Nous avons dîné d'un chinois étrange (j'ai pris un porc au caramel et en vrai, c'était du porc baignant dans du ketchup). Nous sommes allés au cinéma voir "Mic macs à Tire-Larigot" et j'ai trouvé ça bien, avec plein de chouettes idées, mais pas non plus génial.

A l'hotel, nous nous sommes caillé les miches car nous n'avions qu'un drap et deux dessus de lit, pas de couverture. Nous n'avions qu'un oreiller pour deux et aussi juste une serviette pour deux. La douche était bouchée et de toute façon, il n'y avait que de l'eau froide. Et puis le lit était mou et il y avait une barre au milieu, au niveau du dos (nous ne retournerons pas dans cet hotel).

Le lendemain, nous avons petit-déjeuner au macdo car c'était le seul endroit ouvert. Milky est partie prendre son train et nous, nous nous sommes dit que plus vite on la reverrait, mieux on se porterait...

Il pleuvait très fort et la Maison de la Culture était fermée pour cause de jour ferié. Là, deux témoins de Jéhovah nous ont accosté pour nous parler de Dieu et Couacman a discuté avec eux pendant plus de quarante minutes (sous la pluie, donc). C'était horrible et j'ai crû devenir folle. A la fin, je me suis impatientée.

Nous sommes allés à l'Office de Tourisme pour savoir ce que nous avions la possibilité de faire, ce jour de pluie de Toussaint, à Amiens. La dame nous a proposé de visiter la maison de Jules Verne mais on avait moyennement envie alors elle nous a dit qu'on pouvait boire un thé ou aller au cinéma. Ce que nous avons fait. Nous avons vu "Mademoiselle Chambon" et nous avons adoré. J'aime les films français qui se passent dans des petites villes de rien.

Puis nous sommes allés à la gare et notre train (pour Lille) était annulé et remplacé par un car pour Arras où nous devions prendre un train pour Lille, mais nous serions arrivés trop tard pour avoir notre correspondance pour Bruxelles. On nous a donc envoyés à Paris où nous avons pris le Thalys pour rentrer chez nous. Et voilà ! Il faudra qu'on y retourne car nous n'avons pas eu le temps de visiter le quartier Henriville ou Couacman habitait lorsqu'il vivait à Amiens.

Et maintenant, je ne sais pas si je préfererais vivre à Auxerre ou à Amiens (ou en plus il y a Lisa, qu'on n'a pas eu la chance de voir là mais ce n'est que partie remise).

J'ai froid aux os et j'aimerais passer la soirée avec mes soeurs, leur copain/mari, Milky, Linux le chat.

Et vous, comment se fait-il que vous viviez à l'endroit où vous vivez ? Est-ce un choix ? Y êtes-vous bien ?

10 novembre 2008

Hier, les parents de Couacman, de passage chez

Hier, les parents de Couacman, de passage chez nous, lui disaient que sa coiffure faisait "mauvais genre" (parce que ses cheveux mesurent plus de 2,12 cm de long). Nous la défendions corps et âmes (oui, carrément), quand la maman de Couacman s'est tournée vers moi et m'a demandé "Et votre père, ça ne le gêne pas ? Il en pense quoi ?". Ce n'est pas tous les jours qu'on me demande l'avis de mon père quant à la coiffure de mon copain ! Alors, Couacdad, un avis ? ;-)

29 octobre 2009

de Chelles

A Chelles, je me lève tous les matins à 6h00 et je crois que c'est une habitude que je vais garder (ou peut-être 6h30, quand même ;-). Au petit-déjeuner, on mange de la soupe et ça fait bizarre. Ce n'est pas mauvais mais je trouve que ça a du mal à couler dans l'oesophage, comme ça, à jeun. A Chelles, je suis enrhumée et je me demande si je ne couve pas une bronchite. A Chelles, tous les matins, vers 9h00, je me dis qu'il faut que je me mette au boulot mais je suis prise d'une angoisse immense qui me paralyse. Tous les jours, je contacte quelqu'un apte à m'apaiser et tous les jours, ça marche, après, ça va mieux. Tous les après-midis, je travaille hyper bien, plusieurs heures d'affilées et sans paniquer, avec paix, même. Tous les soirs, je suis contente de ma production et je me dis que je travaille vraiment mieux en prenant du recul par rapport à mon environnement habituel. Et puis quand j'y réfléchis, je me rends compte qu'à Bruxelles, le moment où je travaille le mieux, c'est le matin, quand il y a du soleil (ou plutôt devrais-je dire "une lumière franche") sur mon bureau. Et à Chelles, le moment où je travaille le mieux, c'est l'après-midi, quand il y a du soleil sur la table. Je me demande si c'est un hasard ou si ça peut jouer. Le chat qui habite dans cet appartement de Chelles m'aide beaucoup aussi, je crois. Un coup d'angoisse ? Hop, je le regarde deux secondes, se chauffer au soleil en faisant les yeux contents et ça va mieux.
Je vais me laver, je vous souhaite une bonne journée !

23 octobre 2009

dors min p'tit quinquin

J'ai vu qu'il y a quelqu'un qui arrive sur ce blog en tapant "couacdad", ou "le blog de couacdad" sur google. C'est rigolo !

Couacman travaille ce soir, et puis aussi demain soir, et moi je travaille demain toute la journée et en fait, je termine une demie heure avant que lui ne commence. :-(

En plus, on n'a pas fait les courses depuis longtemps alors je vais être obligée de dîner de patates sautées et puis après, rien. Pas un fruit, pas un morceau de chocolat, pas un bout de fromage, rien.

Cet après-midi, j'ai fait le plein de matériel en prévision de mes quatre jours studieux à Chelles. Je me suis racheté un pot d'encre de chine noire, trois blocs de papier et des plumes, au cas où j'en casserais. J'ai décidé que ce serait bien que je finisse tout le papier que j'ai acheté (durant mon séjour à Chelles) et C. et S. qui m'accompagnaient dans les boutiques de fourniture m'ont dit en riant "ouh la, tu nous fous la pression !".

Ensuite, je suis allée boire un chocolat chaud place Sainte-Catherine avec C.. Je suis contente d'avoir des chouettes copines.

Hier, avec Couacman, nous avons acheté un album de Gainsbourg, comme un disque d'époque mais version CD, rangé dans la même pochette protectrice pour qu'il ne se raye pas, et tout et tout. Il s'agit de l'album Confidentiel, qui est super. Nous avons aussi acheté le dernier album de Benjamin Biolay et je le trouve bien mais ce n'est pas mon préféré de lui. Il y a une chanson où il dit qu'en Normandie, on s'ennuie. Je trouve ça plus fort que du rochefort.

Et hier soir, nous avons regardé un documentaire de Françoise Romand datant de 1986 que Couacman a emprunté au HOB. Ca s'appelle Mix-up ou méli-mélo, et ça retrace l'histoire de deux anglaises dont les bébés ont été échangés à la maternité. Le film est très simple et les images sont belles ! Pourtant, on ne voit que des gens qui parlent, mais c'est intéressant quand même à regarder. L'histoire est très triste, parce que ce n'est pas comme si chacun était rentré chez soi en ayant l'impression d'avoir son bébé : une des deux mères est convaincue que sa fille est sa fille mais l'autre sait dès le départ qu'il y a eu erreur (mais personne ne veut la croire). Bon, ça ne se termine pas mal mais quand même, c'est triste.

Notre appartement sera offciellement en vente la semaine prochaine. Ca veut dire qu'il va falloir que nous fassions un grand rangement/ménage (on va avoir des visites de potentiels acheteurs), et que nous soyons forts psychologiquement parce que mine de rien, tout ça, c'est beaucoup d'incertitudes et de stress...
On croise les doigts pour que la personne qui l'achète continue de le louer et que nous puissions donc rester. Donc, si vous avez 185 000 euros dont vous ne savez pas quoi faire...

J'écoute Twist and Shout en allant à l'école et ça me rappelle la patinoire de La Clusaz.

Comme je ne peux plus manger de yaourts, et bien à la place je mange du fromage de brebis.

Demain, il faut que je me lave les cheveux, et je détèste me laver les cheveux. Je les lave un jour sur trois. Et vous ?

Aujourd'hui, j'ai fait une machine de linge qui se lave à la main, en mode "laine" et puis j'ai un peu rangé et j'ai passé un coup de balai.

Demain soir, j'aimerais aller au ciné voir Mary & Max avec C. mais je ne suis pas sûre qu'il soit sorti en Belgique.

J'aimerais aussi voir Mademoiselle Chambon mais C. m'a dit tout à l'heure que le cinéma de l'avenue Louise s'était à moitié effondré suite à un gros orage (et c'est le seul endroit où ce film est programmé) ?!...

Notre plant de tomates ne s'arrête plus de faire de nouvelles tomates. En plus, elles sont très très bonnes (contre toute attente : nous nous attendions à ce qu'elles soient insipides mais en fait, ça faisait très longtemps qu'on en avait pas mangé d'aussi bonnes).

Le prof de littérature se la pète comme pas deux et nous a encore répété aujourd'hui qu'il avait étudié à Yale et que vraiment, c'est le sommet du sommet des écoles. Mais je l'aime bien quand même.

Vous faites quoi demain ? Dites-moi, ça me fera un peu rêver...

Bonne soirée !

20 octobre 2009

au milieu de la soirée

Ca y est, c'est sûr, je vais aller travailler quatre jours à Chelles ! Mon billet de train est acheté. J'ai très très hâte de retrouver ma grande soeur et son amoureux, j'ai hâte de n'avoir rien d'autre à penser que travail, j'ai hâte d'être loin de mon école, j'ai hâte d'être dans leur appartement si calme, j'ai hâte de passer ces quatre journées toute seule avec leur chat. J'ai peur de ne pas réussir à travailler (et en même temps, je ne vois pas trop ce que je pourrais faire d'autre) et j'ai un peu peur de faire des crises d'asthme (à cause du chat).

Ce soir, Couacman travaille et moi je vais finir le reste de soupe chou-fleur/sarrasin/maquereau fumé.

Je vais encore travailler un peu après dîner. J'essaie de dessiner un coiffeur sadique, c'est pas si facile que ça. Surtout ses ciseaux, il faut qu'ils aient l'air bien tranchants, et pas trop lourds.

Je travaille avec une bouillotte sur les genoux et ça m'aide bien.

Je passe parfois devant un magasin qui s'appelle Kartell. C'est écrit en gros sur la vitrine et à chaque fois je lis Katell et je pense à Ktl.

Je relis Poil de Carotte de Jules Renard et c'est super à lire mais hyper triste.

Je me suis levée à 6h30 ce matin et j'ai petit-déjeuné en regardant le soleil se lever, c'était magnifique.

Le linge propre est sec alors je vais pouvoir le plier et le ranger.

Il me semble que j'avais d'autres trucs à dire mais je ne me souviens plus quoi.

Je vous souhaite une bonne soirée !

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