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24 février 2013

ma dose de sucre de la semaine, une tarte au caramel et au beurre à la fleur de sel

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C'était hier, on l'a mangée en dessert après le bon repas que nous avaient concoté Marie et son mari. Alors cette tarte je l'ai bien aimée, je m'attendais à une note plus "caramel au beurre salé" que ça mais ça avait un bon goût de caramel et c'était collant à souhait. A refaire, je valide !


Recette d'Annie Botrel dans le Petit Larousse Pâtissier.

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16 février 2013

le dessert cette semaine : un soufflé à la pomme

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Déjà, quand ça cuit, cette odeur de pomme compotée mélangée à du beurre, du sucre et du cognac !... Pendant que je touillais ce mélange frémissant, je me disais "rien que pour ça, ça vaut le coup d'avoir vécu" (on dirait du Charles Ingalls, lui il aurait dit "nom d'un petit bonhomme Caroline, je veux bien mourir après avoir senti cette odeur, j'aurais eu le sentiment d'avoir profité de la vie").
Ensuite, quand dans votre assiette vous avez cette pomme moelleuse farcie de mousse (à la pomme et au cognac) arrosée de caramel blond... c'est le bonheur. On s'est dit "voilà une nouvelle recette de famille".

Recette d'un collaborateur Larousse, dans le Petit Larousse de la cuisine.

24 février 2013

la recette salée de la semaine : ribs à s'en lécher les babines

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"Ribs à s'en lécher les babines", c'est le nom officiel de cette recette, celui qui est donné dans le livre. Et bien en fait c'est vrai, c'était exquis. La viande est moelleuse et se détache toute seule des os, elle est super aromatisée à plein de trucs, c'est un vrai petit délice. Ce soir, en accompagnement, du riz basmati complet et de la purée de céleri.

Recette de Trish Deseine dans J'en veux encore, éditions Marabout.

3 mai 2010

Aujourd'hui, je me suis acheté un disque dur

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Aujourd'hui, je me suis acheté un disque dur externe qui a un nom de chien fidèle. Il a une mémoire de 1TB, je ne savais même pas que ça existait. C'est un peu comme les billions, après les milliards, je ne sais pas compter jusque-là. C'est dire si c'est beaucoup.

Jérome a acheté des tuiles au wasabi, ça craint du boudin, j'aime que les "goût salé", voire les "goût paprika" (pour lui faire plaisir). Heureusement, il y a le ti punch pour faire passer.

J'ai décidé de virer de ma penderie tous les vêtements que je ne mets jamais mais que je garde parce qu'ils sont hyper beaux. Ca va faire un grand vide. Je m'occuperai de ça demain. J'ai mi hâte, mi pas hâte (peur de regretter). Il faut aussi que je mette à la poubelle toutes les chaussures qui sont mortes. Le problème est de définir à partir de quel moment une paire de chaussure est morte. J'ai des baskets noires que j'ai eu pour mes 22 ans, que j'ai mises énormément, qui ne sont percées nulle part mais qui, dès que je me les mets aux pieds, me filent un mal de dos épouvantable (et la semelle, au niveau du talon, me parait bien aplatie et fine). J'ai une paire de baskets vernies rouges que j'ai achetées trois francs six sous à Brubru il y a genre deux ans, percées au bout et surtout percées à la semelle, qui prennent l'eau dès qu'il pleut et les chaussures qui prennent l'eau c'est chiant (et elles commencent limite à me faire mal au dos aussi, tant que j'y pense). Je les mets encore énormément mais le matin, quand je pars à l'école et que la femme de ménage de la pharmacie est justement en train de jeter son seau d'eau sur le trottoir et que j'arrive, je suis obligée de faire des sauts de biche sur la pointe des pieds pour ne pas me les tremper (les pieds), et c'est relou (et ça arrive tout le temps, il faudrait que je parte plus tôt pour l'école (parce que je suis tout le temps en retard en plus)).
Pou -BEEEEELLE !!!!! (à dire toute langue dehors)

14 novembre 2009

pendant que cuit le chou

Ce midi, je voulais vous refaire le coup de la photo de mon assiette avec écrit ce qu'elle contenait et tout et tout, et puis j'ai oublié. C'était un reste de risotto au potimarron.

Aujourd'hui, à la librairie, j'étais en train de faire un paquet cadeau quand je me suis pris un flash dans la figure. J'ai relevé la tête et c'était la dame pour qui je faisais le paquet (encore une dame asiatique en vacances) qui venait de me prendre en photo. Elle était confuse, alors qu'en fait, je trouve que ça fait plutôt plaisir.

Hier, nous avons appris que l'immeuble qui est mitoyen au notre avait le toit plein d'antennes de relais de téléphones mobiles. Nous étions ravis de l'apprendre...

Je suis entrée chez le voisin du dessous et j'ai vu que chez lui, c'était au moins autant en bazar que chez nous. Mais lui, il a deux gros chats, un noir et un gris. Je suis contente que des chats vivent dans mon immeuble.

Pour l'an prochain, mon moi le plus profond hésite entre deux solutions : arrêter l'école et réaliser plein de projets avec Couacman (on en a mille). Ou bien retourner au Havre juste huit mois, le temps de faire ma cinquième année. Mais alors il faudrait que je me trouve une chambre chez l'habitant, ce qui me permettrait d'être logée à moindre coût et sans avoir à déménager toutes mes affaires. Il faudrait qu'à Bruxelles, nous déménagions dans quelque chose de plus petit et donc moins cher. Il faudrait que je supporte de vivre huit mois loin de Couacman. Il faudrait que j'économise dès cette année pour éviter des frais supplémentaires aux Couac'parents, pour pouvoir payer mes deux loyers sans me ruiner. Il faudrait peut-être que je me trouve un petit boulot au Havre. Mais tout cela annulerait le gros regret que j'ai dans le coeur (ne pas avoir terminé mes études d'arts-plastiques). Mais en même temps, réaliser plein de projets avec Couacman dès l'an prochain, pourquoi pas... Bref, mon coeur balance, et puis je ne sais pas ce qui est possible, ce qui est faisable, ce qui est gérable, ce qui est vraiment souhaitable...

Je bois un verre de vin rouge en écrivant ce post, et Couacman en boit un en lisant un livre. Nous attendons que le chou à la saucisse soit cuit. Et nous écoutons Dominique A.

J'ai décidé de participer au jeu de Lisa et de vous montrer des pommes, chez moi. Les vraies, celles qui se mangent, sont sur le balcon, et j'ai la flemme de les photographier. En cherchant bien, la seule pomme que j'ai trouvée chez moi, c'est celle-là :

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C'est un aimant-pomme que m'a offert la grande Lulu il y a quelques temps.

Je relis Les quatre filles du docteur March et je trouve ça hallucinant de cucul-terie et je me demande comment j'ai pû adorer ce livre et le lire mille fois. Du coup, j'ai peur de relire La petite maison dans la prairie, j'ai peur de ne plus aimer...

Je ne peux pas laver les vitres car il y a des araignées qui ont fait leur nid à chaque coin de vitre et elles en sortent en tricotant quand je sors mon chiffon.

Pour Noël, nous allons demander un parapluie pour deux, un immense parapluie, le plus grand possible.

J'ai rangé tous les livres qui trainaient aux WC et du coup, Couacman en est réduit à y lire le catalogue de location de matériel de chez Brico (c'est tout ce que j'y ai laissé).

J'adore faire des paquets cadeaux.

Aujourd'hui, à la librairie, des français se sont ouvertement fichu de ma gueule parce que je leur avais demandé "quatre euros nonante". Ce n'était pas de la moquerie gentille mais hautaine. C'était la première fois il me semble que je passais pour une belge et je suis très fière de dire septante et nonante.

Demain matin, nous avons prévu de mettre notre réveil à huit heures et d'aller voir une expo à (aux ?) Bozar.

Pour Noël, j'ai mis sur ma liste que je voulais des surprises. Couacman, lui, a mis qu'il aimerait bien avoir n'importe-quel livre de Robert Crumb.

J'aimerais que nous fassions de la confiture de lait.

Je vais bientôt répondre aux commentaires des billets précédents celui-ci.

Couacman met un pull en alpaga et ressemble à un chat gris. D'ailleurs, pour le gouter, il a mangé des sardines.

Le chou est cuit !

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11 novembre 2012

Les deux gredins, Roald Dahl

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Roald Dahl, c'est vraiment l'auteur à lire et relire de 6 à 121 ans. Je ne sais plus combien de fois je l'ai lu celui-là mais à chaque fois, je redécouvre des détails (horribles mais géniaux) dont je ne me souvenais pas. J'ai appris à l'intérieur qu'il existe un musée Roald Dahl en Angleterre, j'ai super envie d'y aller !

1 janvier 2013

2012 vue de 2013

Alors 2012, bof bof hein. Enfin, au début et à la toute fin parce qu'au milieu (un milieu décalé sur la presque fin) c'était à frissonner de plaisir.

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Janvier, le déménagement/emménagement, la légèreté quand tout était dans les cartons et qu'on vivait avec rien, le désir né de ce constat de trier, donner, jeter. Le concert de Michel Legrand, une grande fatigue, l'examen réussi de néerlandais.

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Février, le bordel du désencartonnage, la neige, les chaussettes crochetées par un Lobster, le projet d'entreprise de faire-parts qui se précise, les pieds du lit coupés pour le faire rentrer dans la sous-pente..

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Mars, le soleil, la chaleur même un peu, le lancement de Stork and the Postman et ma première commande, le coup de mou dû à l'absence de répondant des éditeurs rencontrés en décembre à Montreuil, un mini-golf, une journée à Mons.

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Avril et son enterrement de vie de jeune fille de ma copine Suédoise femme d'affaires, à Paris.
Concrètement pas grand chose d'autre, par contre, début d'un énorme coup de doute épouvantable quant aux choix que je faisais, pour ma vie.

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Mai, la grande remise en question à son comble, le mariage de mon cousin dans le Nord, le mariage de mon amie à Stockholm, la semaine en Suède, la voiture louée à Göteborg, les grandes réflexions existentielles sur la route, les bonnes vacances malgré tout.

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En juin, je me posais toujours des questions mais on était sur la pente descendante de la déprime. Nous sommes allées en Bretagne pour un mariage, nous en avons profité pour profiter. A Rennes, j'ai tout montré à J., même ce lavomatique où j'ai fait la première lessive de toute ma vie. C'était un petit clou de mon année. Je me suis sentie profondément bien. Le rythme s'est intensifié au job alimentaire, les gens commençaient à venir revendre et acheter des livres scolaires. J'ai commandé beaucoup de livres neufs, téléphoné à des éditeurs pour leur dire que je voulais 200 cahiers d'exercices du Nouvel Actimath 2 (par exemple). Les étudiants de l'été ont commencé à débarquer mais cette année, c'était bien et ils m'ont tous manqué quand ils sont partis mi-septembre.

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En juillet, nous sommes moult fois allés en Bourgogne pour aider pour des travaux, faire un déménagement, manger des saucisses grillées et des chips et ça, c'est synonyme de bonheur, du vrai, sans coulis de souci. En plus, le rythme était lent au boulot, les étudiantes qui m'aidaient super sympa (il y en a une qui venait de Mayenne, super exotique ! Elle me parlait beaucoup de rhubarbe et de tomates, du potager de ses parents, et ce sans que je ne lui aie rien demandé, mais ça me faisait du bien). Et j'ai souvenir de m'être marrée avec mes collègues comme pas permis, c'était n'importe-quoi - on se faisait des blagues, on se cachait derrière les portes pour se faire peur, ce genre de choses.

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En août, nous avons transpiré. Il a fait une chaleur ! C'était délicieux ! Nous avons fait diverses randonnées dans le Brabant Wallon. Nous sommes retournés à Auxerre. Il y a eu une deuxième vague de vendeurs et acheteurs de livres scolaires au job alimentaire. C'était ma grosse saison, celle où je ne vois pas filer les matinées et où je rentre complètement claquée à la maison. J. a fabriqué une étagère bleue Bretagne pour ranger nos affaires dans la sous-pente où n'est pas notre lit, de l'autre côté de la chambre.

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En septembre, j'avais trouvé des réponses à mes questions et j'éprouvais une grande liberté. Il y a eu l'anniversaire de mon amie Chloé, la fin de la saison des livres scolaires, le début du temps plus frisquet. Il y a eu aussi le début des cours de natation, et je crois que nager a vraiment changé quelque chose à ma vie !

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Tout début octobre, j'ai eu la certitude qu'il se passait quelque chose à l'intérieur de moi, au point d'aller tout de suite chez la docteur me faire prescrire un traitement moins agressif contre mon asthme. A la fin du mois, il y a eu un test négatif, et j'ai dit à J. "je suis sûre qu'il y a eu un problème avec ce test". Mais bon, il était négatif. Il y a eu un mariage belge aux danses bretonnes et aux belles rencontres, une journée aux Cap-Gris-Nez-Blanc-nez. J'ai pleuré pour un oui ou pour un non, j'ai été très très heureuse et j'ai aussi beaucoup ri.

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Le 3 novembre, les urgences (la gynéco qui me dit "vous êtes enceinte "puis, devant nos airs surpris "vous ne le saviez pas ?") et puis le reste.

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Décembre, pas mal de difficulés à me retrouver. Beaucoup de rendez-vous médicaux qui me mettent à chaque fois dans tous mes états.
Aussi, le travail réalisé pour le futur magazine Cuistax, le Noël chez les parents de J., le moral très bien ou très nul d'un instant à l'autre.
Montreuil, mon sentiment nouveau face aux éditeurs, très positif (un sentiment d'indépendance). Entendre mon patron de job alimentaire me dire qu'il est content que je sois dans l'équipe. Retrouver Milky. Aller voir le Cendrillon de Pommerat sur les conseils de Chloé, et adorer. Attendre 2013 avec impatience et me dire que cette année, il faut que tout explose et que se crée quelque chose de très beau.


Bonne année, et bonne santé !

4 décembre 2012

Ca c'était l'autre matin, 8h00, je me lève et je

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Ca c'était l'autre matin, 8h00, je me lève et je descends pour aller faire pipi, et voilà ce sur quoi je tombe : une lumière du feu de Dieu.

Aujourd'hui je suis retournée à la piscine, la dernière fois c'était le 30 octobre. J'avais peur de ne plus savoir et peur de ne plus aimer. Mais en fait, quand je suis entrée dans ces locaux surchauffés, avec leur lumière si particulière et leur odeur de chlore, quand j'ai vu le grand sourire de mon prof, quand j'ai mis les pieds dans l'eau et que j'ai fait mon premier mouvement de brasse, tout est revenu et je me suis dit "enfin !". Et là, je me sens bien.

Je fais beaucoup de posts de bouquins mais c'est parce que j'ai décidé de lister ici ce que je lisais pour m'en souvenir (et de ce que j'ai pensé avant/pendant/après mes lectures), et là je lis pas mal de trucs et de machins alors ça fait beaucoup de posts.

Il fait froid, il pleut, il y a du vent, je ne sais pas comment je vais bien pouvoir survivre à un hiver.

J'ai rangé la table basse, ça nous a changé la vie. Voyez sur la deuxième photo, au premier plan : elle est VIDE.

J'ai posé toutes mes peaux de clémentines sur le radiateur dans l'idée de parfumer notre habitat mais en fait ça n'a rien fait.

J'ai réussi à faire fuir le staphylocoque doré qui s'était installé dans ma couture de nombril, d'ailleurs c'est pour ça que j'ai eu le droit de retourner à la piscine (j'ai eu de la chance, je suis tombée sur une espèce qui fait son nid à un endroit précis et ne cherche pas à visiter le reste du corps). Normalement, je n'ai plus qu'une seule prise de sang au programme, dans treize jours. Dans deux semaines, je vais voir deux gynécologues dans la même semaine. Un qui est le chirurgien qui m'a opéré et qui veut voir si tout va bien, et un qui est mon gynécologue habituel que j'ai décidé de voir pour voir.

On a vu The Reader avec J., on a  trouvé ça super bouleversant, on a beaucoup aimé...

On a aussi regardé Peter et Eliott, c'était top ! Aussi bien que Mary Poppins ! Les chansons, moins bien, mais l'histoire moins longuette.

On a enfin trouvé un magasin qui vend des pulls Saint-James pour hommes, J. s'en est acheté un bleu marine avec des boutons sur l'épaule, mais pour l'instant il trouve qu'il gratte un peu.

J'ai dormi pour la première fois de ma vie dans un hôtel quatre étoiles grâce à mon amie Milky. Le lit était d'un moelleux, vous pouvez pas vous imaginer... C'était aussi bien que dans le ventre d'une mère alors ça faisait une mise en abîme, Milky dans son lit, un bébé dans son ventre.

J'ai beaucoup travaillé, beaucoup dessiné ces derniers temps et ça m'a fait beaucoup de bien. J'ai rencontré des gens ultra motivés et enthousiastes qui m'ont donné envie de continuer encore et encore ce travail-là.

J'ai envie d'écouter de la musique de Yann Tiersen et de regarder Le fabuleux destin d'Amélie Poulain.

J'ai envie que ce soit le printemps et d'être en vacances, et de partir dans un endroit un peu comme dans la Gloire de mon père. J'ai envie d'avoir chaud, de me prendre plein de soleil dans la figure, de me lever tard et de manger de la confiture d'abricots sur du pain frais en écoutant les nouvelles à la radio.

Je ne me souviens pas que ça a vraiment existé l'été, les robes légères, les sandalettes, la transpiration et la crème solaire. Quand j'y pense, ça me fait froid.

Je n'ai pas vu l'expo d'Hopper, J. l'a vue avec sa soeur, mais il a acheté le catalogue pour que je puisse voir.

Chez sa soeur, j'ai joué à Monza avec un de nos neveux (j'avais écrit "ses neveux" mais en fait ce sont un peu les miens aussi quand même), j'ai gagné une partie et lui aussi. J'ai gardé le bébé d'un autre neveu pendant le repas, et j'ai écouté le plus jeune me dire des mots en désignant des choses (kiwi (sur le sac Carrefour), manteau Mamie, gilet, gilet moi, écharpe, rouge). On a fait une photo de famille, comme à chaque fois qu'on est réunis. Son frère pose l'appareil avec minuterie sur le piano, on est tous installés dans le fauteuil et par terre, et cheese. Souvent, on en refait une ou deux.

En France, j'ai mangé plusieurs croissants et ils étaient tous bons. On m'a dit récemment que c'était vraiment mauvais pour la santé mais je m'en fous, honnêtement, je veux bien mourir d'avoir mangé trop de croissants, plutôt que de vivre sans en manger.

Je ne comprends pas pourquoi les homosexuels n'auraient pas le droit de se marier.

Maintenant, je me lave les cheveux un jour sur deux mais je ne compte pas aller à la piscine un jour sur deux, 'faut pas déconner non plus.

Dans le café où je mange souvent le midi, il y a un chat. L'autre fois, je déjeunais avec J. pendant ma pause, et le chat est venu se coucher sur mes genoux. je l'ai gratouillé, il s'est frotté contre moi, je lui ai fait de sbisous sur le sommet du crâne et RIEN, pas la moindre petite allergie, pas le moindre grattement d'oeil, pas le moindre éternuement, pas le moindre ressereemnt de bronche. Quel plaisir ! Je me suis demandé si c'était parce qu'il avait de gros poils pas hyper soyeux, bien lourds et épais.

J'ai mangé mes premiers calamars, j'ai trouvé ça excellent.

Je crois que notre plante qui a la tête à l'envers est en train de crever à cause du peu de lumière qui lui tombe dessus là où elle est.

Je n'arrête pas de faire la vaisselle, maintenant j'aime bien, ça me détend.

Je vous fais la bise !

29 décembre 2012

Etre responsable, Fabien Lamouche (illustrations d'Alexandra Pichard)

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"- (...) En choisissant ce qu'on fait, on choisit ce qu'on est. C'est cela, être libre : définir soi-même ce qu'on est.
- J'aime bien cette idée. Mais pourquoi m'expliques-tu tout cela ?
- Tu te souviens de ce que tu me disais sur la responsabilité quand j'étais petit ? Sartre dit à peu près la même chose : nous sommes libres, donc totalement responsables de ce que nous sommes."


(passionnant)

28 juillet 2009

voyage en Finlande - troisième jour

Le lundi matin, il était prévu que nous prenions le train super tôt pour aller à Savonlinna, une petite ville avec un grand chateau, dans l'est, dans la région des lacs. Il pleuvait, et les deux kilomètres qui séparaient l'auberge de jeunesse de la gare n'étaient finalement pas si vite faits. Nous sommes arrivés trop tard pour réserver des places dans le train. Nous avons pû y monter mais nous avons dû faire une très longue partie du voyage debout ou assis par terre entre deux compartiments. Et le voyage était long (près de 4h30). Au départ, nous nous étions assis à des places inoccupées mais quand les gens à qui elles étaient destinées sont arrivés, ils n'avaient vraiment pas l'air contents qu'on y soit.
Dehors, il pleuvait et nous avions tout les deux une envie de dormir terrible (la nuit avait été courte et par contre, la journée de la veille intense, puisque sans compter la pause de midi, nous avions marché près de dix heures(Couacman me dit que j'exagère un peu - j'ai compté, dans ces dix heures, pas mal de moments de piétinements et quelques très courtes pauses, ok)).
A midi, nous avons déjeuné de sandwiches que nous avions fait le matin même, au reste de pesto vert et au jambon. Moi, je n'ai pas trop aimé mais Couacman, si.

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Les trains finlandais sont hyper beaux et modernes. Il y a un pot pour les tout petits enfants dans les toilettes ! Et des télés partout au plafond, qui ne s'allument qu'avant l'entrée du train en gare, pour expliquer comment est organisé le quartier où se situe la gare et tout et tout.

Dans une ville perdue, nous avions un changement. Le deuxième train était dix fois plus chouette, tout petit. Une heure plus tard, en passant sur un pont, nous avons su que nous arrivions à Savonlinna.

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Nous étions là exprès pour visiter ce château. Mais quand nous sommes descendus du train, la pluie était chiennesque et nous n'en menions pas large avec notre fatigue accumulée, nos sacs au poids d'ânes morts et toute cette eau. Nous nous sommes abrités vite fait, juste le temps de décider d'aller boire un chocolat chaud quelque part. Et justement, il y avait un salon de thé juste-là, à côté... Le chocolat était horrible (de l'eau bouillante chocolatée) par contre, nous avons partagé une part de cheesecake fraise/chocolat blanc fait maison et absolument somptueux.
Requinqués, nous sommes partis à l'assaut du château.

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Il est construit sur un rocher et à l'intérieur, il y a la pointe (du rocher) qui dépasse du sol d'une pièce. C'est pas chic ?

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On a choisi de ne pas suivre la visite guidée en anglais mais c'était une erreur parce que sans guide, il y a plein de pièces qu'on n'avait pas le droit de voir ! Du coup, on a demandé à une dame du château où on pouvait selon elle rattraper le groupe. Elle nous a dit qu'il n'y avait pas de visite guidée en anglais parce qu'on était les seuls à pouvoir être potentiellement intéréssés et qu'on n'avait pas choisi de la suivre, mais du coup, elle nous a fait une visite guidée rien que pour nous !
Et puis après, on s'est pris en photo dans les WC, dans un miroir, façon Couacmama et Couacdad (qui ont l'art de se prendre en photo dans tous les miroirs qui croisent leur chemin).

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Le soir, nous avions prévu de camper, et le guide du routard nous disait que le dernier bus qui mène au camping passait à 19h00. "Bwôf, on a largos le temps de faire deux/trois petites courses !" nous disions-nous. J'avoue que l'idée de camper sous la pluie et dans le froid alors qu'on était déjà crevés ne m'enchantait guère mais au mois de juillet a lieu à Savonlinna un festival d'opéra et notre guide nous disait que les prix des hôtels flambaient à ce moment-là...
Donc bon, nous filons chez K acheter de quoi dîner (et au rayon "fruits et légumes", une dame nous entendant parler français a été toute fière de nous dire "soixante-douze" en français, alors que nous cherchions le numéro des fraises sur la balance - elle était très mignonne ! (et très fière !)) puis tranquillement, nous nous dirigeons vers l'arrêt de bus (qui est de l'autre côté de la ville). Il ne pleut plus, c'est trop la fête. Nous passons devant un magasin d'aspirateurs qu'on a envie d'aimer.

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Puis nous arrivons à l'arrêt de bus, vers 18h30. De loin, on y voit des gens, au moment où on s'approche, ils (deux filles, en fait) montent dans un 4x4, on se retrouve tout seuls. La pluie reprend et tombe très très fort, même. C'est un peu la tempête. 19h00, le bus ne passe pas. 19h15, toujours pas de bus et une pluie terrible terrible. Nous remarquons une feuille de papier avec des grilles horaires et nous tentons tant bien que mal de comprendre ce qui y est dit. On comprend qu'un bus est passé à 18h26 et qu'un autre passera à 19h20. Nous attendons, crevés et il pleut (nous sommes abrités sous l'abris-bus, certes) et j'ai le temps de compter mille fois le nombre de vitres qu'il y a sur l'immeuble de l'autre côté de la rue. 19h20, pas de bus. Nous décidons d'attendre encore un peu, au cas où il serait en retard. Mais non, rien à faire, le bus n'arrive pas. Nous remarquons que la grille horaire est effective entre juin et août 2008.
Je commence à être de mauvaise humeur, je crève la dalle et il pleut. Nous ne pouvons pas aller au camping à pieds car il est assez loin.
Nous sommes près de la gare routière et un car se gare. Je vais voir le chauffeur et il me dit que non, il ne va pas au camping. Mais il vient voir les horaires plus valables avec nous sous l'arrêt de bus et il nous explique qu'à notre place, il chercherait une alternative.
Couacman me dit qu'il existe, d'après le guide, une auberge de jeunesse qui n'en est pas vraiment une, à Savonlinna, mais nous ne sommes pas sûrs d'y avoir des places vu qu'on est en plein festival d'opéra. Si il n'y a pas de place, il me propose que nous fassions du camping sauvage. Oh oui, chic, du camping sauvage, mon rêve ! Sous la pluie en plus, j'adore ! (c'est ironique).
Nous nous mettons en route pour la fausse auberge de jeunesse et elle est à deux kilomètres de l'arrêt de bus et je commence à avoir des ampoules aux talons et en plus, le chemin monte et il pleut. Bref, je suis d'une humeur merdique au possible mais Couacman, lui, comme à son habitude, reste d'un calme parfait qui m'impressionnera toujours.
Sur le chemin, nous voyons une fille qui monte la côte à vélo avec une facilité étonnante, et puis nous voyons aussi de chouettes enseignes.

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Puis nous arrivons à l'auberge qui n'en est pas une. Il y a de la place !!! Wouhou !!! Mon coeur se réchauffe. La dame de l'accueil nous donne nos clefs, nous allons avoir une chambre juste pour nous deux en plus, trop bien !
Et voyez plutôt où nous avons logé !...

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Et oui, carrément, dans un joli petit appartement ! Nous avons finalement passé une très bonne soirée ! Nous avons fait semblant que je n'étais pas dans mon lit, et puis nous nous sommes endormis après nous être dit que si il pleuvait le lendemain, nous n'irions pas faire de la barque toute la journée sur un lac comme c'était prévu, et que nous irions plutôt visiter deux musées qui nous disaient bien, dans le coin.

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8 février 2013

Drôle de rencontre !, écrit par les CP de l'école Saint-Grégoire de Pithiviers, illustré par Bernadette Després

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Pendant Montreuil, je suis allée passer une soirée chez la grande soeur de J., et elle et son fils ainé m'ont offert ce livre qu'ils avaient trouvé à la fête de l'école, connaissant mon amour pour Bernadette Després. En fait, elle ne s'est pas foulée pour illustrer cette histoire (qui a un bon potentiel, l'histoire !).
En fait, ce qui me réjouit le plus, c'est l'histoire de la collaboration entre l'illustratrice et la classe, j'imagine que ça doit être génial pour tout le monde.

10 février 2013

le passage, Louis Sachar

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Ce livre, à mon job alimentaire, on me le demande à peu près cent fois par matinée, visiblement les profs de français l'aiment bien. Et puis l'autre jour, j'étais chez Milky et je le vois posé là, en bout d'étagère. Je lui demande si elle l'a lu, et elle me dit que oui et qu'il faut le lire et que justement elle l'a en double donc elle va me le donner.
Cette semaine, après avoir terminé Les Paupières de Yoko Ogawa, je commence donc confortablement à le lire, très intriguée. Et puis j'ai éteint tard, très tard, parce que c'est tellement bien qu'on ne peut pas arrêter de le lire, c'est comme ça.
 Après l'avoir terminé, je me suis dit qu'il pourrait, à l'avenir, devenir un classique de la littérature, au même titre que Le Petit Prince ou bien Robinson Crusoé. Le livre dont tout le monde connaît le titre, même ceux qui ne l'ont pas lu.
Il y a dedans de la cruauté désirable, enfin je ne sais pas trop comment dire mais ne me dites pas que je suis la seule à être ravie des tortures infligées par Roald Dahl à certains de ses personnages, par exemple (et comme on est content d'avoir des détails). Il y a de l'enfant malheureux, du soleil trop chaud, du désert, du lac asséché, de l'histoire de famille, de la punition, des erreurs, pas assez d'eau, des adultes tortionnaires. Mais aussi de l'amitié, de l'aventure, de l'espace et du dépaysement. De la chaleur. C'est dur parfois mais toujours tendre et drôle. C'est hyper bien fichu, très bien écrit, très bien pensé, rien n'est laissé au hasard, c'est très malin.
Et puis il y a aussi l'idée que la chance et la malchance, c'est très très relatif...

29 avril 2012

Ca, c'est une lampe que le frère de Couacman lui

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Ca, c'est une lampe que le frère de Couacman lui a offert à Noël. On n'a pas passé Noël ensemble mais il est venu nous aider pour notre déménagement et il est arrivé les bras chargés de cadeaux (comme mon frère la veille au soir d'ailleurs), genre on n'avait pas assez de trucs à déménager mais bon ça fait plaisir quand même. Parmi ces cadeaux se trouvait cette lampe, que nous avons immédiatement installée dans notre nouvelle cuisine, et qui diffuse une très jolie lumière rosée. Ce qui me plaît le plus, c'est que le cordon d'alimentation de la lampe, sur lequel il ya  l'interrupteur, n'est pas en matière caoutchouteuse. C'est une matière qui ressemble à du lacet de chaussure.
Cette lampe représente un pot de peinture qui coule, mais je ne peux pas m'empêcher d'y voir plutôt quelqu'un qui tire la langue et dégueule, ce qui nous fait bien marrer. 

2 octobre 2008

Lou Reed, Coney Island Baby

Aujourd'hui, alors que je faisais la vaisselle, mon oeil gauche s'est posé sur un cd qui trainait dans les parages. Un cd que je n'avais jamais vu chez nous, et pour cause, puisqu'il venait de la médiathèque. Je m'approche pour voir ce que c'est et là, le choc : sur la pochette, on dirait Couacman, en moins souriant et avec une bouche légèrement différente, certes, mais Couacman quand même. Non ?

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25 septembre 2012

je te laisse prendre le relais du risotto ?

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Aujourd'hui j'ai reçu ma quatrième leçon de nage. La dernière fois, la brasse coulée sans frite, j'ai coulé. Cette fois-ci, la brasse coulée sans frite, c'est dans le cornet. Que j'aime ça ! Le prof du coup s'attarde sur des trucs qui sont un peu plus des détails, l'exacte position de mes doigts, la façon dont je mets mes lunettes, le fait que je dois les lécher pour éviter la buée, comment il faut expirer après le mouvement de jambes et pas pendant... A la fin du cours, il m'a appris à nager la brasse sur le dos. Mais que j'aime ça ! Je pourrais nager sans m'arrêter j'ai l'impression. Je sens en nageant que les muscles de mes fesses sont mobilisés à fond. Je regarde le fond de la piscine, sa pente pentue à 1m90 de profondeur. Je me sens toute étirée, au maximum. Ca fait deux fois que sous la douche, après, je me dis "j'y retourne ?" mais comme je suis déjà savonnée... Après, dans le métro, à l'heure de pointe, je me sens flagada. A la piscine, il fait super lumineux, l'après-midi c'est désertique, on a le choix de la cabine et de la douche.

Il va être temps de sortir les habits d'hiver mais j'ai la flemme.

Pour mon amie C. qui fêtait son anniversaire, j'ai fait ma première tarte aux pommes ! J'ai même fait la pâte feuilletée !

En attendant la fête, on a écouté le disque de The Motors que mon Couac'brother m'avait offert une semaine plus tôt. Très bien !

On a vu Camille redouble et on a ri mais surtout pleuré et après j'y ai longuement pensé. J'ai adoré (et J. aussi d'ailleurs).

J'ai fichu mes Bensimons grises à la poubelle, les vertes aussi.

On mange à chaque repas trois chocolats très bons laissés par mon cousin sur notre table. On les coupe en deux au couteau pour les partager. On les savoure les yeux fermés pour mieux en profiter. Ils sont vraiment excellents.

L'autre jour, j'ai croisé mon voisin à la cave, j'allais chercher mon linge (la machine à laver est en bas). Il m'a dit presque d'entrée de jeu qu'il se cherchait une copine, au parc, mais que ça marchait moyen moyen.

On a fait du porridge à mon cousin, il a dit qu'il avait aimé mais je ne suis pas sûre que ça venait du fond du coeur.

J'ai planté un noyau de cerise du printemps dans un rouleau de PQ rempli de terre, j'ai vu sur Pinterest que ça se faisait et j'ai trouvé ça joli.

Mes collègues ont trouvé dans un bouquin ce photomaton trop mignon et ont accepté de me le filer. Je le trouve génial ! On dirait un peu le copain de ma couac'big sister je trouve.

Il y a quelqu'un qui est mort dans notre entourage, et quelques jours plus tard mais très peu, quelqu'un est né dans notre entourage, portant le même prénom !

J. va voir une orthophoniste très sympathique qui lui fait faire des mouvements de langue et de bouche.

Mon chien fidèle passe sa vie à enregistrer ce qui se passe dans notre ordinateur, en faisant des bruits de mouche.

Ca fait maintenant cinq mois que je me dis tous les samedis soirs "zut j'ai oublié d'emmener mes chaussures chez le cordonnier" sauf que là ça urge vu que je vais bientôt avoir besoin de les re-porter.

J'ai entendu deux femmes discuter. L'une disait à l'autre "Plus JA-MAIS je ne veux tomber enceinte ! Deux minutes de plaisir pour souffrir comme ça après, ça vaut pas le coup ! Je vais m'acheter un gode !" et l'autre lui a répondu "Bwof, même pas, t'oublies tout ça, t'y penses plus, on n'a pas besoin de ça hein !". J'ai entendu deux hommes en blouson de cuir et santiags discuter. L'un disait à l'autre "Tu sais sans lave-vaisselle on s'en sort aussi".

Bonne soirée...

20 septembre 2009

voyage en Finlande - septième jour

Le septième jour, nous avons été obligés de nous réveiller relativement tôt, car dans cet hotel, le petit-déjeuner n'était servi que de 8h00 à 9h00 du matin, alors il ne fallait pas le louper. Après une bonne douche (la dernière avant quelques jours, alors j'en ai bien profité), nous nous sommes donc restaurés dans une vieille maison en bois, en face de l'hotel. En fait, c'était même une maison traditionnelle en rondins ! C'est vraiment très beau et impressionnant. C'était plus beau que l'hotel en lui-même qui finalement faisait assez toc. Le buffet était généreux, surtout en jambons, pâtés, poissons marinés et compagnie. Mais bon, moi, je suis sucrée du p'tit dej' et j'étais moins gâtée, il n'y avait qu'une seule sorte de confiture (mais bon, elle m'allait très bien). Couacman, lui, s'est laissé allé à tous les délires possibles et a mangé comme quatre (même cinq). Après, nous sommes retournés dans notre chambre faire notre paquetage : nous avons entièrement vidé nos sacs afin de mieux répartir les trucs lourds entre nous deux, histoire qu'il n'y en ai pas un qui souffre beaucoup plus que l'autre. Et puis voilà, une fois nos sacs re-remplis (recouverts de leur protection anti-pluie) et la facture de l'hotel payée, nous nous sommes mis en route... première étape : le Centre d'Information Sur La Montagne Lapone, pour acheter une carte du Parc National de Pallas-Yllästunturi (où nous allions marcher pendant trois jours, donc), et puis pour savoir comment ça se passait pour les refuges, et tout et tout. La route, entre l'hotel et le centre, m'a parue loooonnnngue, horriblement loooonnngue; il faut dire que ça montait très très insidieusement, que mine de rien, nos sacs étaient très très lourds, qu'il faisait chaud, que j'étais un peu angoissée à l'idée de cette randonnée au milieu de rien, et en même temps pressée d'y arriver, à ce Centre, et de m'y lancer, dans cette randonnée. Au Centre, nous avons trouvé la carte de nos rêves, et nous avons dû l'étudier avant de partir pour savoir dans quels refuges nous allions dormir, car il y en avait des payants (avec clefs) et des non-payants, ouverts à tous vents. Et il fallait prendre les clefs avant de partir, là, au centre, si jamais on voulait dormir dans les refuges payants. Nous avions soixante kilomètres à faire en deux jours et demi, au départ on pensait les faire en quatre jours mais pour une raison de car qui, à l'autre bout du parcours, ne passait pas tous les jours de la semaine, nous étions obligés de revoir nos plans. Tant pis, on allait le faire en trois jours. Sauf que finalement, comme nous sommes partis du Centre à 13h30, les trois jours se sont transformés en deux jours et demi. Mais bon, nous étions courageux et nous ne nous rendions pas trop compte que les kilomètres sont plus longs dans la nature que sur du goudron. Nous devions passer trois nuits dans le Parc, et nous avons décidé de ne réserver (et donc payer) des places en refuge que pour la deuxième nuit.
La dame du Centre a appellé un passeur pour nous faire traverser le lac en barque (le début de notre périple se trouvant de l'autre côté de l'eau). Dans notre guide, il était dit que cela allait nous coûter soixante euros par personne mais c'était une erreur ! En vrai, selon les passeurs, le tarif allait de 5 à 8 euros par personne. Bonne nouvelle ! C'est donc émus que nous sommes partis de ce Centre, clef de refuge en poche : la grande randonnée que nous attendions tant allait pouvoir commencer. En vrai, moi, j'avais peur peur peur ! D'abord, dans l'immédiat, peur de la traversée, d'être tout seuls sur une barque avec un mec. Et puis peur pour la suite, de devoir préparer à manger et faire pipi dans la nature. Nous nous sommes dirigés vers l'endroit que la dame du Centre nous avait indiqué sur la carte et là, un petit vieux est sorti d'un jardin en nous faisant de grands signes : notre passeur ! Il nous a conduits jusqu'au lac, a jeté nos gros sacs radioactifs dans la barque puis nous a demandé de mettre des gilets de sauvetage et de monter. Et nous sommes partis. Ah qu'il faisait frais sur le lac ! Ah que c'était beau ! Nous étions assis en face du mec, qui nous regardait. Il ne parlait pas un mot d'anglais, ce qui m'arrangeait car je n'avais pas du tout envie de parler.

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Et puis nous sommes arrivés sur une plage, il nous a demandé de descendre et de lui rendre nos gilets, et puis il nous a rendu nos sacs et nous a demandé de lui donner dix euros, et il nous a fait un tarif préférentiel parce que normalement, sur le papier, lui, il demandait 8 euros par personne. Il nous a demandé dix euros, Couacman n'a pas trop écouté et en a sorti 16 (puisque c'est le prix que nous avions lu en face de son nom, au Centre) et il s'est écrié "no, no, 10 !!!" et il a juste pris le billet de 10, parmi tous les sous que lui proposait Couacman. Nous étions touchés. Et puis il est parti, et nous on est restés sur la plage, à nous demander combien de temps la traversée avait duré, et pas bien capable de le dire. Dix minutes ? Vingt ?

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Nous avons mangé la dernière banane pour tenir le choc, car nous voulions attendre le premier refuge pour manger, mais il était déjà bien 14h00 et mine de rien, nous avions petit-déjeuné assez tôt... Nous nous sommes mis en route. Il ne faisait pas froid et le temps était changeant. Au départ, notre parcours était forestier. Assez marécageux. Puis il s'est mis à pleuvoir. Et puis il y a eu les moustiques. Alors on a sorti les moustiquaires et c'était très efficace mais ça tenait chaud et ça rendait tout vert (on voyait tout en vert) et ça limitait les mouvements de tête si on ne voulait pas qu'elle se casse la gueule toutes les deux secondes.

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Bref, au départ, c'était plutôt pénible et j'ai flippé, j'ai eu peur de ne pas aimer cette randonnée. En plus, à un moment donc, nous marchions sous la pluie et nous étions déjà un tout petit peu découragés quand nous avons eu un doute quant au parcours : sur notre carte nous étaient proposés deux parcours, un d'hiver et un d'été, et bien sûr nous voulions suivre celui d'été, mais tout à coup nous avons pensé être sur celui d'hiver. Heureusement, ce véritable petit coup de stress n'a pas duré trop trop longtemps car nous avons croisé des gens qui nous ont dit que nous étions sur la bonne route. Ouf !

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Après deux bonnes heures de marche à peu près, nous sommes arrivés au premier refuge. Il y avait quelqu'un à l'intérieur et nous n'avons pas trop osé rentrer alors nous sommes restés sur la "terrasse" pour faire chauffer l'à manger. Il pleuvait. Et puisque nous étions à l'arrêt, les moustiques nous repéraient et nous attaquaient par fourgons entiers (les attaques de moustiques sont moins terribles lorsqu'on se meut, il faut le savoir). Vous vous arrêtez deux secondes de bouger (pour prendre une photo par exemple) et hop ! Vous avez quarante moustiques qui vous collent les jambes, qui s'introduisent dans vos manches de k-way... aaaahhhh !!! Nerveusement, c'est dur ! J'ai eu un peu envie de pleurer, en plus le paysage alentours était effrayant (à mon goût). On avait vraiment un sentiment d'hostilité. De nature hostile.

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Nous avons profité de cette pause pour nous ré-enduire d'anti-moustique. Nous avons mangé des nouilles cuites dans de la soupe en sachet et nous avons bu un thé et grignoté des fruits secs. Le réchaud fonctionnait à merveille et nous étions bien contents d'avoir investi. L'odeur des nouilles qui cuisaient, familière, m'a réconfortée. C'était très difficile de manger avec nos moustiquaires mais il a bien fallu y arriver.

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Après manger, nous avons voulu remplir nos gourdes à la pompe mais elle ne fonctionnait pas, et puis nous avons découvert que le refuge était équipé de toilettes sèches alors j'ai pû faire pipi, et puis j'ai mis un pull en plus parce qu'en fait j'avais les os glacés, et pendant ce temps, il y a deux hommes, un jeune et un vieux, qui sont passés, et je ne les ai pas sentis du tout. Ils nous ont regardé des pieds à la tête, et ils étaient en rangers et ils n'avaient pas l'air gentils du tout. Et puis nous nous sommes remis en route. Nous nous sommes rendu compte immédiatement que nos gourdes vides, nos sacs gagnaient beaucoup en légèreté. Et là, tout est devenu génial : le parcours a commencé à nous faire gagner en altitude et plus on grimpait, moins il n'y avait de marécages et de forêts, et donc moins il n'y avait de moustiques. Et puis les paysages devenaient grandioses et sidérants et les lumières magiques et émouvantes et le panorama effrayant d'immensité.

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Le sol devenait caillouteux. Il n'y avait plus de plantes. C'était magnifique.

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A un moment, en grimpant à flanc de tunturi (une petite montagne ronde), nous avons vu quelque chose à l'horizon. Un renne à côté d'un buisson ! Chic ! Nous grimpons, grimpons, et nous nous rapprochons du renne et là, nous nous rendons compte que le buisson n'est autre qu'un troupeau de rennes qui flemmarde !

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Emerveillés, nous nous arrêtons pour prendre une tonne de photos. Là passent les deux hommes que je n'avais pas aimés au refuge, qui nous ont ratrappés. Ils nous demandent en anglais, d'un air moqueur, si on ne veut pas une photo de nous avec les rennes. Je ne sais pas pourquoi mais ce n'était pas gentil, et nous étions tout les deux gênés... Ils nous ont doublé et on a pensé qu'on ne les verrait plus. Notre route s'est poursuivie et notre joie aussi. Tout était beau et époustouflant. Nous marchions de tunturi en tunturi, et il n'y avait rien, mais alors rien de rien nulle part autour de nous. Du sommet des tunturis, nous étions au plus haut et jusqu'à l'infini, nous ne percevions aucune route, pas un village, rien jusqu'à l'horizon. Des arbres dans les vallées et des cailloux sur les "sommets". C'est tout. C'était absolument fou. Nous avons vu des nuages pleuvoir, nous avons vu de très belles variations de lumière, un lac, des neiges éternelles à moins de 600 mètres d'altitude ! Le plus haut tunturi de cette chaine de tunturis mesure 800 mètres de haut, pour tout vous dire.

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A un moment, nous avons mangé notre goûter (des barres de céréales aux framboises) et il y avait un vent pas possible. Il était 20h00 et il nous restait quelques kilomètres à faire. A partir de ce moment-là, nous avons été gagnés par l'ivresse. Cet effort physique associé à ces paysages incroyables et au sentiment grisant d'être loin de tout en pleine nature... aaahhh !... Marcher, comme ça, c'est comme prendre le train : ça permet de penser à plein de choses. J'ai pensé à vous ! J'ai refait le monde et ma vie dans ma tête, nous parlions très peu. J'ai pris des bonnes résolutions. C'était crevant et très reposant à la fois. A un moment, nous avons fait notre vaisselle dans une petite rivière et nous avons légèrement rempli nos gourdes mais pas trop, pour ne pas allourdir nos sacs.
Notre refuge pour dormir n'était pas exactement au bord de la route, il fallait faire un détour pour y aller. Prendre un chemin d'1,5 km (quand même) qui ne menait qu'à lui, et qu'il allait falloir reprendre à l'envers le lendemain pour revenir sur notre route. Nous y sommes arrivés à 22h30, claqués, transis de froid mais heureux. Ca caillait sévère et ils ne mentent pas dans le Guide du Routard quand ils disent que la température peut chuter de 15°C en quelques heures, et qu'on peut descendre jusqu'à 6°C, même en plein été. Le point extrêmement positif, c'est que puisqu'on était en juillet, et bien il n'y avait pas de nuit, et donc nous sommes arrivés à 22h30, certes, mais il faisait jour. Ca détend de savoir qu'on ne va pas se retrouver dans le noir total si on ne se magne pas assez. Du coup, on a bien pris le temps de s'arrêter tous les 100m pour faire des photos... Au refuge qui était prévu pour 8, il y avait déjà 7 personnes. Plus nous, ça faisait 9 alors on a proposé de camper mais de jeunes finlandais bien intentionnés nous ont dit qu'on allait se les cailler (les pieds) et qu'on allait plutôt se serrer à l'intérieur. Il y avait cinq finlandais, deux allemands et puis nous. Nous avions a peine aligné deux mots que les allemands avaient deviné que nous étions français -ça se voit donc tant que ça ? Les allemands et leur amie finlandaise faisaient le même parcours que nous mais à l'envers - eux allaient faire le parcours que nous venions de faire mais le lendemain, et vice-versa. Les finlandais, quatre potes qui vivaient dans le coin, étaient venus là les sacs remplis de bières, pour faire la fête, et n'allaient pas faire le parcours en entier. Nous avons mangé en discutant avec eux, tout le monde était hyper sympa et on a bien rigolé. On a parlé de sujets hyper sérieux, genre de l'état du marché de l'emploi en Finlande et en Allemagne. Je piquais du nez. Nous nous sommes couchés après nous être lavé les dents sans dentifrice (pour ne pas polluer la belle nature - mais à dire vrai, nous étions les seuls à prendre cette précaution-là). Il était tard et il faisait forcément toujours jour. Nous étions bien serrés les uns contre les autres, j'ai dormi entre Couacman et l'allemand. Tout le monde avait des tapis de sol sauf nous, parce que je n'avais pas voulu en emmener et j'avais réussi à dissuader Couacman d'en prendre. Je crois qu'il m'en a voulu, nous avons dormi directement dans nos duvets sur les planches-lits. Moi je pense qu'un tapis de sol n'aurait pas rendu nos couches beaucoup plus confortables mais il n'est pas du même avis... j'ai assez bien dormi mais pas lui.

7 septembre 2009

voyage en Finlande - cinquième jour

Le cinquième jour, nous devions nous lever tôt car nous avions un train à prendre et qu'avant, il fallait démonter la tente et la ranger dans sa mini pochette, et payer notre nuit de camping, aussi.
Nous avons assuré et nous avons même eu le temps de manger le reste de biscuits au chocolat de la veille au soir (en guise de petit-déjeuner), assis sur un banc à la gare.

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Nous avons repris ce fameux petit train qui emmène les gens à Savonlinna, et là nous avons pris un car qui allait nous emmener à Oravi, où nous allions prendre trente minutes plus tard un autre car qui allait nous emmener à Varkaus où quelques minutes (petites petites, ces minutes-là. Ici, le timing était serré) après nous allions prendre un car pour Pieksämaki, où nous allions prendre un train pour Tampere.
C'est chouette, le car. On voit plein de beaux paysages, on rencontre plein de locaux (des mamies qui vont faire leurs courses) et des fois, on peut même y écouter la radio finlandaise. Aussi, nous en avons profité pour parfois dormir.
Durant le trajet entre Savonlinna et Oravi, nous avons pris un bac. C'était magnifique.

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A un autre moment, une dame est montée et j'en ai profité pour photographier le banc de l'arrêt de bus, envahi par la nature.

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Les routes correspondaient à ce que j'imaginais de la Finlande avant d'y aller. C'était vraiment très beau et ennivrant d'être là.

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A Varkaus, nous avions déjà digéré les biscuits au chocolat du p'tit dej' alors nous avons acheté deux barres chocolatées à la gare routière, et Couacman a bu un Coca et moi un chocolat chaud pas bon.

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(Saluons et félicitons ici l'organisation hallucinante de Couacman qui avait passé des heures et des heures à prévoir toutes ces correspondances de trains, de cars, avant de partir de Bruxelles, parfois en ayant uniquement des informations en finois. A aucun moment il ne s'est trompé, à chaque fois qu'il avait noté dans notre agenda que nous pouvions prendre une correspondance à une heure très précise à un endroit très précis, et bien cela se confirmait. Je profite donc de ce blog pour redire : merci Couacman.)

A Tampere, nous avions deux missions : acheter le matériel de randonnée qui nous manquait (des moustiquaires, des assiettes et des couverts en plastique...) et surtout, laver notre linge car nous n'avions pas emmené trop de trucs et que presque tout était déjà sale.
Le matin, au camping de Retretti, j'avais mis un tee-shirt à manches longues sous mon pull pour être sûre d'avoir bien chaud, et comme par hasard, ce jour-là, à Tampere, et bien il a fait un temps splendide et je n'ai jamais eu aussi chaud de ma vie. Groumpf.
En arrivant dans cette grande ville, nous avons foncé aux halles, où notre cher guide nous disait que nous pourrions délicieusement manger à moindre coût. Et bien c'était tout à fait vrai. Nous avons dégusté toutes sortes de petites choses très bonnes. Des petits pains à la viande, des bonnes tomates... et surtout des figues sèches qui tuaient tout.

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Et puis ensuite, nous sommes partis à la recherche d'un magasin de sport, pour notre matériel manquant. Ca n'a pas été difficile de trouver, une dame nous a très bien renseignés, dans la rue. Nous nous sommes retrouvés en deux temps - trois mouvements au Cent'Coty de Tampere, où un Go Sport nous attendait. Nous y avons acheté de magnifiques moustiquaires et d'autres trucs (par exemple des fourchettes/cuillères/couteaux, trois en un !). Nous avons hésité à acheter un réchaud mais on a eu l'impression que ça coûtait quand même un bras alors non, on n'en a pas pris.
En face de Go Sport, il y avait un magasin spécial dédicace à la maman de Couacman qui ne lit pas ce blog, et à la maman de Christophe, le copain de ma soeur, qui ne lit pas ce blog non plus.

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Ensuite, après avoir commencé à acheter, au supermarché K du coin, de quoi nous nourrir durant notre prochaine randonnée, nous nous sommes mis en quête d'un lavomatique, et c'est là que ça s'est compliqué. La première personne à qui nous avons demandé où nous pouvions en trouver un était une jeune fille géniale. Elle ne savait pas où il y avait un lavomatique mais elle nous a dit "attendez, voilà mes copines, on va leur demander !" et puis finalement, ses copines ne savaient pas trop non plus (elles connaissaient un pressing mais pas de lavomatique) mais on a discuté et c'était hyper bien. Elles étaient d'une gentillesse incroyable.
Nous avons demandé à 1212 personnes et personne ne savait, il y a même des gens qui ne savaient pas que ça pouvait exister, un endroit avec des machines à laver à disposition. Nous crevions de chaud et c'était un peu décourageant. Nos sacs, pleins de courses, étaient plus lourds que jamais, et c'est à ce moment-là que des ampoules sont arrivées sur mes pieds délicats. Là, je me suis sentie poisseuse et écrasée sous le poids de mon sac, et j'avoue, j'ai même soupçonné Couacman de vouloir me faire porter plus de choses que lui n'en portait.
Nous sommes rentrés dans un cybercafé qui a croisé notre chemin, pour chercher sur internet, et puis non, finalement, nous en sommes ressortis, et puis si, finalement, nous y sommes re-rentrés et le propriétaire des lieux nous a dit "Je savais que vous alliez revenir.", il était trop cool, il a discuté aussi avec nous et quand on lui a dit qu'on était français, il nous a dit "oooh, Sarkozy !!!". Berk.
Lui savait où nous pouvions trouver un lavomatique. Il fallait prendre un bus jusque loin, sur le campus de la fac.
Comme cette solution nous arrangeait moyennement (j'ai omis de vous le dire mais le soir même, nous devions prendre un train qui allait nous emmener durant la nuit en Laponie) puisque nous avions peur de louper notre train, nous avons décidé d'aller à l'office de tourisme pour demander si il y avait d'autres lavomatiques.
Là, on nous a conseillé le même que celui dont nous avait parlé le mec du cybercafé. Du coup, on a demandé si on pouvait utiliser un téléphone (il n'y a pas de cabines téléphoniques, à Tampere) pour appeler le camping où nous allions dormir le lendemain soir, pour savoir si il y avait une machine à laver. La nana du camping a dit à Couacman qu'il n'y en avait pas mais elle lui a aussi dit qu'il y avait un hotel pas trop loin du camping qui en avait une et qui voudrait sûrement bien nous la prêter. Par mesure de prudence, nous avons décidé de téléphoner à l'hotel en question pour savoir si c'était vrai, toute cette histoire (c'est que nous partions ensuite en randonnée pendant trois jours, alors nous voulions éviter de le faire avec des chaussettes qui schlinguent, non seulement pour notre confort personnel mais aussi parce que les odeurs de transpiration, il parait que ça attire les moustiques). Le mec de l'hotel n'avait pas l'air sûr du tout mais il a finalement dit qu'ok. Bon...
Nous sommes partis manger un pique-nique constitué de salade de nouilles et de mini tomates, devant une église pas mal. Tampere, ça avait l'air chouette quand même, mais on n'a pas vraiment eu le temps de visiter, avec tout ça.
Le soir, nous avons sauté dans le train couchette très chouette, avec lavabo dans la chambre. Et là, nous avons passé une nuit de rêve parce que franchement, où dort-on mieux que dans un lit bercé par les mouvements d'un train (mis à part à l'hotel Résidence de Lyon, je veux dire) ?

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18 novembre 2011

A l'approche de l'hiver, notre appartement est

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A l'approche de l'hiver, notre appartement est truffé de pièges à mites, à mouches, à souris, toutes ces bêtes qui nous ont envahis un jour. Finalement, les pièges à souris et à mouches n'ont pas servi, elles ont toutes disparu à leur pose. On les laisse au cas où mais on ne les regarde plus, c'est fini la période où je tremblais en rentrant dans la cuisine, de peur de trouver une souricette grise agonisante, ou de peur de ne trouver aucune souris grise morte (et donc toujours en liberté), je ne sais pas. Les mouches, on n'a pas compris d'où elles venaient, on les tuait toutes puis on partait cinq minutes et il y en avait douze nouvelles. Couacman a accroché cet immonde piège puis plus rien. les mites, quant à elles, hibernent l'hiver, on le comprend bien.

Je suis épuisée, je n'ai pas souvenir d'avoir été aussi crevée un jour. C'est physiquement, j'ai mal au pouce, j'ai le genou qui croustille quand je m'accroupis, je cherche un livre pour un client et l est sous mon nez mais je ne le vois pas, même quand ma collègue me dit "làààà !!! il est lààà élisabeth !!!" en le pointant du doigt. Le soir, sitôt un pied dans mon lit, je m'endors... Neuf heures de sommeil ne viennent pas à bout de mes cernes et de mes croustillements d'articulation. Pendant le cours de néerlandais, je baille.

 J'ai fini ma période d'essai de boulot alimentaire, je suis donc officiellement en CDI, et je reçois des tickets repas, auxquels je n'avais pas droit pendant ces six mois de test. Avec les premiers, j'ai invité Couacman au restaurant, on a été chez l'éthiopien, on a mangé avec les doigts et des trucs qui arrachent la gueule, c'était très bien ! A la fin, nous étions ivres et j'avais mal au ventre de trop mangé, ça m'a rappelé Souillac en l'an 2000, où j'ai mangé comme jamais tellement c'était bon, mais que je n'aurais jamais dû parce que j'ai eu un mal de ventre terrible après.

J'ai eu une mauvaise nouvelle pour mon boulot pas alimentaire et du coup j'étais tellement mal que j'ai demandé à Couacman de couper tous mes cheveux parce que j'avais besoin d'un nouveau départ là tout de suite. Alors je suis revenue au acrré plongeant, et puis je suis revenue à un bon moral aussi, parce qu'en fait je suis contente quand même de mes projets, de faire ce que je fais, et puis j'y crois encore, on a la foi quand on s'endort la rage au ventre.

D'ailleurs, j'ai bien taravillé aujourd'hui et je me sens sereine, je sens mes muscles qui se détendent et ça me fait des frissons dans le dos. On écoute les Pink Floyd, et ça m'ennivre. J'aime énormément la chanson "Us and them" qui fait fin du monde. J'aime les coeurs, à un moment, qui me font penser à Fa si la chanter (je sais, c'est pas super vendeur en fait comme référence...).

 On regarde la télé mais presque uniquement pour regarder des débats politiques, sauf l'autre soir où on a regardé Twilight pendant qu'on enregistrait Jurassic Park, et puis l'encore autre soir, on a regardé Confessions intimes et ça nous a endormis. Et puis on regarde Bref et le zapping sur internet, le soir.

On mange du chou vert, du chou rouge, du chou de Bruxelles, du potimarron, du gâteau au thé vert matcha, du chocolat au lait.

On a prévu de tester un régime sans gluten pour voir si ça me rend moins asthmatique (sait-on jamais) mais comme Montreuil et Noël approchent, ça risque de pas être pratique alors on se dit qu'on attendra peut-être janvier. 

On a trouvé le cadeau de 30 ans de Couacman, un samedi après-midi, je ne le lui avais jamais offert puis là, il a flashé sur un bouquin un peu cher alors je le lui ai payé. J'ai demandé un paquet cadeau, et en rentrant chez nous on a fait une tarte aux poireaux, on a mis des bougies dessus, Couacman a fait un voeu et a soufflé ses bougies de 30 ans avec son souffle de 32.

On a déposé des habits au pressing, hier je suis allée les rechercher, ils étaient emballés bien repassés et sentant super bon, dans du papier de boucher rayé rose et blanc. C'était Noël avant l'heure quand on a ouvert ces paquets.

En janvier j'aurai 27 ans.

Cette histoire de déménagement nous a fait parler, parler, parler, Couacman et moi, des heures durant. on s'est demandé si on allait rester à Bruxelles, on se disait "quitte à déménager...". Alors, on a chacun raconté ce qui nous faisiat rêver présentement, dans le détail, ce qu'on voyait pour nous tout de suite, plus tard, comment on sera quand on sera vieux et ratatinés, où on sera, ce qu'on fera, avec qui. On a chacun dit ce en quoi on croyait. C'était très bien... On a établi des stratégies. On restera encore à Bruxelles.

J'ai un neveu nouveau qui est né, mignon, chaud et mou comme un bon bébé qui se respecte. Je suis une tante gaga qui regarde les photos de ses neveux au moins une fois par jour en disant "mwwwoooo".

J'ai trouvé un trèfle à quatre feuilles dans un dictionnaire, au boulot. Je l'ai enfermé dans du scotch, puis rangé dans mon portefeuille à côté de celui que j'avais trouvé par terre au Virgin de Rennes, en attendant mon tour à la caisse. 

 

 

Sur la photo, c'était en revenant de Saint-Dizier, Nancy au mois d'octobre comme Versailles au mois de juillet.

 

21 janvier 2009

mercredi, cours de nu

Ce matin, je suis arrivée la première en cours de nu et en attendant les autres, j'ai fait (à la dérobée) un petit portrait rapide du prof. Je le lui ai montré et il a eu l'air assez déboussolé.

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J'ai aussi fait ce dessin qui me plait bien (mais que je n'ai pas eu le temps de finir car le moment de la pause était arrivé).

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28 septembre 2011

Du petit rien.

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Couacman est revenu ravi de ses vacances. Il m'a fait rêver avec ses photos de mer, de campings verts et déserts, de vélo, de villages.
A son retour, nous avons sorti les habits d'hiver, puis encartonnés les habits d'été, et rangé les cartons au grenier. La robe jaune, c'est fini jusqu'en avril prochain minimum... c'est ma robe préférée. Mon jean m'ayant petit à petit lâchée, j'ai décidé de m'en acheter un autre, que j'ai trouvé comme neuf, seyant, et pas cher dans ma friperie habituelle. Le jean qui est fini, je l'avais acheté à Caen, et je vous l'avais dit ici. C'est drôle. Ce blog aura vu toute la vie de ce jean. Celui-ci sera plus solide je l'espère, car il ne contient pas un gramme de stretch, il est 100% jean.

Notre vie a un petit peu changé de rythme ces dernières semaines, et j'ai compris ce matin que c'était peut-être ça qui me déprimait un peu, quelque fois. En plus, depuis juillet, nous n'avons presque pas passé de week-end chez nous et mine de rien, ça fatigue ! On a vu du pays !

J'ai fini de lire Le bizarre incident du chien pendant la nuit, de Mark Haddon, et j'ai vachement aimé, j'étais triste de le finir ! 

Je reprends lundi soir les cours de néerlandais et je dois dire que j'ai un peu la flemme... Ce n'est pas le cours qui m'ennuie, c'est le fait que ça me prenne huit heures par semaine. En même temps, depuis que Couacman est revenu de ses vacances au Pays-Bas, on recommence à se dire qu'on ira peut-être y vivre un jour alors c'est utile de savoir parler néerlandais.

Au boulot (alimentaire le boulot (je l'écris pour être sûre de ne pas oublier)), je vois défiler des tonnes de collégiens un peu illettrés, ou bien alors ils sont tous dyslexiques, ils me donnent des petits bouts de papier avec dessus des titres de romans demandés par leur prof de français et franchement, c'est bien rare que le titre soit juste et veuille dire quelque chose... c'est hallucinant. La plupart du temps, en plus, ils n'ont aucune idée du nom de l'auteur. J'en ai eu un qui est venu avec écrit sur son papier "Marie Aude Murail". je lui dis "Oui, et quel titre ?". "Ben ce qu'il y a écrit madame, Marie Aude Murail !". Y en a qui écoutent trop quand le prof parle, ça se sent !
J'ai aussi le cas des élèves qui me demandent un livre qui s'appelle "doeboek" (ça veut dire "cahier d'exercices" en néerlandais, et ça accompagne toujours un manuel). "Oui, le doeboek qui accompagne quel livre ?" "Ben, du livre doeboek". Ok ok... Je dois dire que je les trouve mignons tous ces petits adolescents... Je les aime bien.

C'est un peu dur le matin en ce moment. Il fait pas chaud, au réveil. J'en ai marre du pommeau de douche qui éclabousse le sol et le mur mais pas celui qui se les gèle (les pieds, Couacmama) à poil dans la douche. On avait prévu de le détartrer mais en fait on l'a jamais fait.

Nous avons prévu de nous payer un couteau à pain et une cafetière italienne, qui iront à emmaüs quand nous serons morts, mais à ce moment-là peut-être qu'on tranchera le pain au laser. Avant, on faisait trancher le pain par le boulanger et puis en fait, cet été, quand notre boulanger s'est barré en vacances, on a fait nous-même notre pain et du coup ben il était pas tranché, et c'est là que nous nous sommes rendu compte que les grosses tranches, c'était hyper agréable, bien que pas économique . Alors nous avons changé nos habitudes ("chic !" se dit le boulanger revenu de vacances à qui on achète deux fois plus de pain qu'avant...). En plus, comme ça, la confiture de rhubarbe ne coule plus sur la table, il y a trop d'épaisseur à traverser.

Je n'arrive pas à dessiner si je ne lance pas au préalable une machine à laver.

On a acheté notre premier potimarron de la saison mais en fait il était moyennement mûr.

En ce moment, je me trouve moche. C'est quand j' ai des cernes, et puis que je n'arrive plus à me coiffer, et que tous mes tee-shirts que j'aime bien sont au sale et que je suis obligée d'en mettre des que j'aime moins que je mets normalement sous les autres quand il fait vraiment trop froid l'hiver.

Je me suis acheté un jean neuf parce que la semaine dernière, n'ayant plus de jean à mettre (celui que j'avais étant fini), j'ai été deux jours de suite obligée de me mettre en jupe alors que je n'en avais pas du tout envie. C'était ho-rrible. Jamais collants n'ont autant descendu, jupe remonté, tee-shirt aussi, l'angoisse totale. J'ai passé mon temps à me rhabiller dans la réserve en espérant qu'il n'y ait pas de caméra. Je me suis sentie trop mal. 

Je commence à me lasser du chemin que j'emprunte pour aller travailler, il va falloir que je trouve une alternative. Jusque-là, je passais par la place Sainte-Catherine, la place du vieux marché au grain, la rue Saint-Christophe puis celle des riches-claires et là, j'avais le choix entre le boulevard Anspach et la rue de la demie lune (ou un truc du genre). C'est au milieu de la rue Saint-Christophe que ça commence à ne plus me plaire. C'est les odeurs de kebab refroidi soufflées par une bouche d'aération de restaurant, à 9h45 du matin, que je me prends dans la face, c'est les odeurs de pipi de la rue de la demie lune (qui ne s'appelle peut-être pas comme ça), l'agitation du boulevard Anspach. Sinon, j'aime bien place Sainte-Catherine les restaurateurs qui nettoient leur terrasse au jet d'eau, les camions de livraison, le chat du De Markten qui ne se laisse pas caresser, la vitrine du magasin de fringues pour femmes enceintes, la vitrine de ma friperie fétiche, la vitrine d'un petit magasin qui vend des petits bijoux en pierre mignons.

Au Soleil, où je mange tous les mercredis midis, je ne passe même plus commande. Je m'assieds et trois minutes plus tard, le serveur m'apporte un bol de soupe et un verre de sirop de framboise à l'eau plate. Et il ne me fait pas payer le sirop, ce qui me fait économiser vingt centimes. Alors après manger, je débarrasse mes trucs et je le remercie sincèrement. En général, au bout de trente minutes, j'ai fini de manger et ensuite, je perds mes yeux dans le vide et en fait, je crois que c'est ma façon de faire une sieste. Pendant vingt minutes. Je ne cligne plus des paupières, je suis hypnotisée. Ensuite, il est déjà l'heure de payer/débarrasser, puis de faire pipi et d'y retourner.

Et le mercredi soir, après le seul jour de la semaine où je travaille de 10h00 à 17h30 (chez le bouquiniste, parce que sinon je travaille chez moi mais ça compte pas), j'ai l'impression d'être en week-end.

Bon week-end !


14 septembre 2011

Ma vie de célibataire, c'est faire les courses en

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Ma vie de célibataire, c'est faire les courses en faisant la tronche parce que je détèste ça, surtout toute seule. Mais c'est les faire en plein aprèm', et donc loin de toute foule en délire ! Et l'après-midi, chez Delhaize, on écoute Etienne Daho... C'est aussi coudre. C'est dîner avec une copine, aller au ciné avec une copine (La guerre est déclarée : j'ai vachement aimé ! L'acteur est le sosie du beau-frère de Couacman, aussi bien physiquement que vocalement), cuisiner (quiche, aubergines au four, salade de patates au thon, compote pomme/poire, tarte à la tomate).

Demain je pars à paris, je suis super contente !

J'ai l'impression d'avoir oublié tout mon néerlandais pendant les vacances... la rentrée n'est que le 2 octobre, d'ici-là j'ai le temps d'oublier encore plein de trucs !

Le jour, je vends des livres scolaires. Et la nuit, je rêve que je vends des livres scolaires. Cette nuit, j'avais commandé le manuel "tandem 3" en trente exemplaires à l'éditeur par inadvertance, et j'avais trop peur de me faire engueuler par mon employeur. Heureusement, ce n'était qu'un rêve.

Sans collants j'ai froid, avec collants j'ai trop chaud.

L'autre jour, j'ai entendu à la radio qu'il avait fait un temps tellement bizarre cet été que la cueillette des poires avait été avancée de deux semaines (à peu près, je ne me souviens plus exactement) par rapport aux autres années. Du coup, je me suis dit "chic, les poires sont à point". J'en ai acheté : elles sont dures comme du bois...

Aujourd'hui j'ai gardé ma coiffure de douche toute la journée ! 

J'ai écrit 40 fois "15,65€" au stylo vert.

J'ai mangé une soupe au Soleil, comme tous les mercredis midis.

Ce soir je vais finir la tarte à la tomate (et sa pâte sablée maison ! ouais !) et continuer Le bizarre incident du chien pendant la nuit (de Mark Haddon) qui me plait beaucoup !

L'autre soir, j'étais censée travailler et finalement, j'ai contemplé mon salon dans la pénombre en écoutant Andrew Bird, pendant une heure ! La lumière me rappelait quand on fait du cinéma dans le salon, chez mes parents. La chanson que j'ai mise en lien est ma préférée d'Andrew Bird. Elle me file des frissons, je me sens minuscule quand je l'écoute (à fond les ballons).

Andrew Bird, ça me rappelle Rennes, la deuxième année de deug d'arts-plastiques, le printemps, ma robe Sessun avec une poche devant, mon déodorant à l'abricot, mon lait corporel au mimosa, l'impression d'être tellement heureuse que je le ressentais même physiquement, ça me chauffait les veines, me prenait à la gorge comme un éclat de rire qu'on retient (je le re-ressens en écoutant Andrew Bird).

C'est ma mère qui m'a fait découvrir Andrew Bird, un soir, dans ma chambre d'Epron, assises sur mon lit. C'est ma soeur qui m'a emmenée à son concert, un soir, à Paris.

Je me demande à quel moment sortir les habits d'hiver.

Ma plante verte, c'est Georgia. J'ai donné un morceau d'elle à mon propriétaire qui l'a appelé Georgina, et un morceau d'elle à ma copine Sophie qui l'a appelé Mémé Georgette, parce que la plante, c'est Couacmama qui l'a récupérée chez ma Mémé, au départ.

Des fois, avec Couacman, même si on croit pas en Dieu, et bien on se dit que les biens intentionnés seront invités au grand barbecue du paradis. Quand on voit des gens faire des trucs pas cool, on se dit "lui, il ne sera pas invité au barbec' !".

17 août 2011

une drôle de semaine

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Mercredi dernier, je me suis réveillée et comme d'habitude, j'ai allumé mon téléphone quand il me l'a proposé, sauf que pas comme d'habitude, là, j'avais un message m'annonçant la naissance d'un petit neveu...

Jeudi dernier, je rentre manger à la maison après le boulot comme d'habitude, je jette négligemment mon sac à main au pied du lit comme d'habitude, je vais me laver les mains comme d'habitude puis je cherche mon téléphone au fond de mon sac, pour voir, et là, pas comme d'habitude, j'ai un message vocal de l'amie chevelue proposant de débarquer le soir même !

Vendredi, pas comme d'habitude, on a petit-déjeuné en cette bonne compagnie chevelue, c'était l'air de la Bourgogne dans notre cuisine, nous qui nous attristions de ne pas avoir de vacances... 

Samedi, comme d'habitude c'était le week-end, mais pas comme d'habitude, on a sauté dans la voiture chevelue pour rejoindre Paris, et nous nous sommes baladés en amoureux au Trocadéro à 22h30, c'était The place to be, on y était des centaines d'amoureux. On s'est assis au milieu des autres amoureux, sur les marches face à la Tour Eiffel, Couacman me racontait ses expériences de quand il y a travaillé (une fois, on lui a confié les clefs d'un des piliers, eh oui! ). Il y avait une fille avec des gros seins et un décolleté jusqu'au nombril (pas moi), et un groupe de tibétains qui jouaient de la flûte de pan, et un véritable groupe d'indiens d'Amérique à plumes qui jouaient aussi de la flûte de pan mais pas la même chose. A 23h00, la Tour Eiffel s'est mise à clignoter et tout le monde a applaudi, c'était beau.
Juste avant ça, on a mangé chez MacDo, un menu géant, Big Mac, grande frite, grand jus d'orange, et en dessert une mandise, c'était festif. Ca faisait un bail qu'on n'avait pas mangé au MacDo et je croyais que le Big Mac, il était plus gros que ça malgré ses deux steacks.

Dimanche, nous avons rencontré le petit neveu aux oreilles en tortellinis et les doigts de pieds en coquillettes. Il a les cheveux extrêmement doux. Je n'avais pas imaginé que ça me ferait quelque chose d'aussi particulier de voir mon petit neveu. C'est le bébé de ma soeur et de son ami, c'est ça. Quand on était petites, sa poupée s'appelait Marie-Madeleine, aujourd'hui ce n'est plus une poupée et c'est un vrai morceau d'elle. J'ai pensé qu'il avait la figure de son papa et la finesse de ma soeur, les grands doigts de pieds et de mains, pas potelé, gracieux comme tout - comme ma soeur.
Il y avait aussi mon grand frère, il était en short ce qui m'a étonnée et il m'a dit "bah, on est en août non ?". Moi, j'ai ressorti ma grosse veste en tweed.
On a préparé une pizza, enfin, je dis "on" mais c'était surtout Couacman. On l'a mangée pendant que le petit truc dormait du sommeil du juste, on a beaucoup discuté et c'était un moment génial.
Le soir, on a mangé avec mon autre soeur et son mari. Elle, elle n'a pas encore accouché, ou alors c'est tellement récent que je ne suis pas encore au courant. J'ai eu le droit de lui toucher le ventre et comme on est resté tard, on a pu voir le coup de folie de 23h00 du bébé qui est dans son ventre. Ca bougeait incroyablement.

Lundi, nous avons, comme d'habitude quand on va à Paris, passé la journée à visiter des expos. Une expo en fait. C'était à Beaubourg, ça s'appelait  "Paris-Delhi-Bombay" et on a tout les deux très moyennement aimé. Mis-à-part les textes et vidéos de présentation de l'Inde et une oeuvre, tout le reste m'a semblé bien scolaire et un peu "attendez, je suis un artiste, je vais trop faire un truc de ouf parce que moi tu vois, et bien je suis un artiste alors t'as pas idée de ce qui peut me traverser l'esprit", pour un résultat bien médiocre... Bref. On a quand même passé une excellente journée, on était bien, là, ensemble.

Aujourd'hui, mercredi, les habitudes ont repris le dessus, aucune nouvelle naissance annoncée ce matin avant le p'tit dej'.

9 août 2011

un week-end normand

Acte 1 : l'aller

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Finalement, on a préféré partir au hasard dans une direction presque totalement inconnue plutôt que de passer par l'avenue de Tervueren. On a été coincés dans un embouteillage monstre sur le ring de Bruxelles, derrière un camion. Il y avait des travaux dans le Brabant Wallon. Des milliers de voitures nous ont doublé par la droite, par la bande d'arrêt d'urgence. Nous avons mangé nos sandwiches sur une aire où Quick et le Boeuf Jardinier auraient pu aussi nous remplir le ventre si on l'avait voulu. Couacman avait dit que nous allions arriver vers 23h00, nous sommes arrivés à 23h04.

Acte 2 : la banque 

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Dernièrement, Couacman s'est fait voler son portefeuille, alors nous avons profité de ce séjour normand pour aller chercher sa nouvelle carte française à la banque de Montivilliers. C'était bien. Il n'y avait pas un chat, j'étais complètement dépaysée.

Acte 3 : le mariage 

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Le mariage, c'était à l'église de Goderville. Le prêtre nous engueulait "Tapez dans vos mains en rythme pendant que vous chantez ! Plus fort ! Mais tapez donc !", "Vous avez l'air bien tristes, mais on est à un mariage là, souriez donc !" (dit en souriant de toutes ces dents et en étirant ses lèvres au maximum pour nous montrer l'exemple). Ensuite, le marié a du dure quatre fois "oui" parce que le prêtre trouvait qu'il ne s'exclamait pas assez. Je n'ai jamais autant ri à la messe, d'ailleurs c'était la première fois que j'écoutais à la messe. Ce que j'aime bien, c'est chanter fort.
Le repas, c'était pas à Goderville mais je ne sais plus où. On aurait pu s'ennuyer sauf qu'il y avait un invité mystère à côté de nous. Avant de passer à table, nous riions avec d'autres parce que tout le monde pouvait voir son prénom ET son nom sur son menu, sauf un certain Ludovic, assis à côté de moi, qui était juste Ludovic. Passage à table, Ludovic n'est pas là. Un mec arrive en râlant un peu, il s'assied et nous explique qu'il fait un peu la gueule parce que c'ets lui Ludovic, et qu'on l'a séparé de sa femme qui est à une autre table. La loose. Sauf que là, d'autres invités débarquent et lui disent "non non Ludovic, tu n'es pas là, tu es là-bas (à la table de sa femme) !". Je me tourne vers ma belle-soeur (qui est assise dos à moi, à la table de derrière) "fausse alerte, toujours pas de Ludovic". Et là.... le DJ descend de la scène... et vient s'asseoir à notre table !!!!!! On a mangé avec l'animateur !!! C'était GE-NIAL ! Il était très Jean-Pierre Daroussin attitude, blasé râleur un peu sombre client de PMU (j'apprécie ce type d'hommes), avec l'accent normand. Je l'ai a-do-ré. J'ai pu profiter du repas pour lui faire raconter toute sa vie d'animateur, les repas de mariage où la grand-mère meurt, la chenille qu'il passe à absolument tous les mariages qu'il fait, les fois où on lui prépare un casse-croûte à manger en cuisine pendant que tout le monde mange des coquilles Saint-Jacques en rigolant, pour son propre mariage il avait fait venir un collègue, et puis le jeu de la valise, lui, il ne le fait pas, et en fait il est ingénieur du son et les mariages, c'est vraiment pas la fête pour lui (il préfère faire des festivals), mais là ça va, il pense que ça ne va pas durer trop longtemps parce qu'il y a beaucoup de personnes âgées et qu'elles partent toujours après le gâteau.
Il nous a filé la première réponse du premier quizz, j'ai jamais autant hurlé de ma vie, il fallait chanter le générique du Capitaine Flamme le plus fort possible.
On a dansé sur la chenille et même sur la queue leu leu, c'est vous dire si c'était bien.

Acte 4 : les amis normands 

Le dimanche, au retour, nous nous sommes arrêtés chez les amis normands qui viennent d'avoir un bébé. Dans leur jardin où il faisait très beau, on se serait cru chez Pettson et Picpus. Ca nous a complètement ravis. 

Acte 5 : le retour 

Pas de sandwiches aux rillettes mais des lasagnes et du gratin de macaronis sur une aire du Nord, c'était parfait.

Fin du week-end normand 

28 juillet 2009

voyage en Finlande - deuxième jour

Le lendemain, à notre réveil, il faisait très beau. Par chance, on nous a attribué le lit situé juste à côté de la (minuscule) fenêtre qui s'ouvre alors la nuit a été bonne et contrairement à d'autres, nous ne sommes pas morts d'asphyxie. Nous avons commencé la journée (après les trucs habituels du genre douche-p'tit dej') en faisant nos lits mieux que ce que la fatigue et l'inquiétude de réveiller quelqu'un dans le dortoir nous avaient permis de faire en arrivant pendant la nuit. Nous n'avons pas beaucoup parlé avec nos voisins de chambre, c'est bizarre mais j'avais l'impression que tout le monde était là depuis mille ans sauf nous et je me sentais un peu intruse. J'ai quand même un peu observé tout ce petit monde : une dame d'à peu près 45 ans avec son fils (?) ( de 12/13 ans, je dirais) qui ont dormi tout habillés. Le matin, elle s'est levée, coiffée (elle avait les cheveux très longs) et puis elle a réveillé le garçon qui l'accompagnait qui est allé faire pipi et puis hop, ils étaient prêts. Sinon, il y avait deux américains (dont un qui parlait français). La fille américaine s'est maquillée très longuement devant le miroir de la chambre et j'ai dû mettre ma crème de visage au feeling et sans glace, ce que j'essaie de ne pas faire souvent parce qu'une fois, comme ça, et bien je ne me suis pas rendu compte que j'en avais oublié par endroits. Et puis il y avait un mec qui dormait à moitié à poil, aussi.

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Dans la chambre, sur un casier, il y avait un autocollant de Bedman (un ami de Couacman).

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Une fois prêts, nous sommes partis à la découverte d'Helsinki, après avoir enfermé nos énormes sacs dans un casier de l'auberge de jeunesse. Nous y avons vu moult choses, des maisons en bois, des belles rues, des magasins Marimekko à foison et des centaines de femmes portant des accesseoires Marimekko sur elles (vraiment ! Tout le monde a un truc Marimekko, c'est fou !), des chanteurs péruviens (les mêmes que devant Beaubourg à Paris, ou sur la place de la Monnaie à Bruxelles) qu'on entend de très très loin et c'est épouvantable, un mec qui tente de jouer de l'accordéon entre deux morceaux des péruviens, mais les péruviens ont recommencé à jouer sans attendre que ce mec-là ait fini son morceau, des églises incroyables, le supermarché K pour acheter un pique-nique pour midi, l'Esplanade...
Et l'après-midi, nous avons pris un petit bateau pour visiter des petites îles au large de la ville, le fort de Finlande, ou Suomenlinna.

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Nous nous y sommes promené tout l'après-midi, il y avait beaucoup de monde mais nous étions contents de tester nos chaussures de marche toute neuves qui font transpirer et puer des pieds.
Le paysage était très beau mais parfois, on se serait crû en Bretagne (ce qui n'est pas pour me déplaire mais c'était moyennement dépaysant, pour le coup). Il y avait des gens qui se baignaient, plein de canards et d'oiseaux du genre, des maisons en bois, un tournage de cinéma, des arbres et des cratères.

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Sur ces îles, pas d'ours mais nous avons vu une araignée horrible !!!

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(Bon, OK, elle était fausse... mais j'ai quand même eu un peu peur !)

Puis nous avons repris un autre bateau pour revenir à Helsinki. Sur ce bateau, nous étions assis près de deux couples, l'un finlandais et l'autre suédois, qui étaient ensemble mais apprenaient à se connaitre (je crois qu'ils allaient échanger d'appartements pendant les vacances). Ceux qui étaient finlandais ont demandé aux suédois si ils avaient un restaurant de cuisine suédoise à leur conseiller à Stockholm. Les suédois ont réfléchi et ont dit "euh... non, on ne voit pas !" et l'homme finlandais a dit "Si ! La cantine Ikéa !". Ils ont tous ri.
Une fois revenus, nous sommes retournés chez K, le supermarché où nous étions déjà allés à midi, pour faire des courses pour le soir. Nous avons acheté des nouilles et du pesto vert car il y avait une cuisine à l'auberge de jeunesse, qui allait nous permettre de faire chauffer tout ça.
Avant de rentrer à l'auberge de jeunesse, nous avons passé une heure dans un cybercafé pour continuer d'organiser un peu la suite du voyage (connaitre des horaires de trains, de car, etc). Ensuite, nous avons mangé nos nouilles en regardant une série télé pourrie et en finnois, en plus. Le mec qui avait allumé la télé s'est endormi dans le fauteuil mais nous n'avons pas eu le coeur à changer de chaine. Puis nous sommes allés nous coucher. Nous n'étions plus que trois dans la chambre, nous et le mec qui dormait à moitié à poil, un suédois pas très bavard.

16 juin 2009

Demain, Couacman fête ses trente ans. J'ai le

Demain, Couacman fête ses trente ans.

J'ai le coeur tout pincé pour ces histoires de papiers d'identité. J'attends mon acte de naissance qui devrait arriver par la Poste. Ensuite seulement, je pourrais refaire faire ma carte. Et en attendant, nous ne pouvons peut-être pas prendre le risque d'acheter des billets d'avion pour la Finlande...
Ce qui me rend le plus triste, ce n'est pas de penser que ces vacances n'auront peut-être pas lieu, c'est la déception que cela serait pour Couacman. Depuis qu'on a décidé qu'on irait en Finlande, il passe son temps à lire des guides et à prendre des notes pour tout bien organiser et voir ce qui nous fait rêver (la Laponie).

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Sinon, pour le boulot, je suis en pleine période d'essai, je crois que ça se passe bien mais je ne vous en dis pas plus tant que rien n'est sûr !... Juste que je suis anéantie, que j'ai les jambes en compote et que je suis trop contente.

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