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7 février 2013

les paupières, Yoko Ogawa

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On est souvent au Japon, ou dans l'avion, ou dans une maison bancale, ou dans une ruelle. Il fait sombre, c'est la nuit, c'est vieillot, c'est abîmé, c'est étrange, les gens font un peu peur, ils ne font rien de paranormal mais ils pourraient mais non. Il y a des rencontres et des échanges qui mettent mal à l'aise même quand ils sont chaleureux. Ce sont des passages, des morceaux de vie, des instants, des moments, ça ne se passe pas sur la durée, c'est plusieurs nouvelles et presque à chaque fois ce sont des rencontres fortuites et éphémères. C'est assez triste. C'est vraiment très très bien écrit. Mais vraiment quoi. C'est de la poésie en prose, il y a de ces ambiances ! On s'y croirait, on y est, au Japon, dans l'avion, dans la maison bancale, dans la ruelle.
Bref, j'ai adoré. Et à la fois, j'ai mis un mois et demi à le lire. A chaque fois que j'ai eu commencé à me plonger dans une histoire je n'ai plus réussi à m'en sortir, mais presqu'à chaque fois j'ai été complètement désarçonnée par la fin (de façon énervante).




(Livre qui avait été mal classé au comptoir "achat" de là où je jobalimentairise, et qui était donc arrivé par inadvertance dans mes bacs "scolaires et dictionnaires". Je suis tombée dessus, je me suis dit "oh, les éditions Babel, oh la super belle couverture, oh une auteure japonaise" puis j'ai lu la quatrième et  j'étais finie, il fallait que je le prenne.)

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11 novembre 2012

Des chrétiens et des Maures, Daniel Pennac

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Bon, de Daniel Pennac, je lirais n'importe-quoi, même sa déclaration d'impôts ! Quand je le lis, je ressens la même chose que lorsque je lis des Jérôme K. Jérôme Bloche. Il y a chez Dodier comme chez lui une humanité débordante qui me rassure, me fait rire, et me fait tomber amoureuse de leurs héros. Une façon de ne pas se prendre au sérieux, d'avoir des préoccupations étonnantes et banales à la fois, de penser confort et plaisir, de ne pas du tout être calculateurs. En fait ça me donne envie de vivre.

6 novembre 2012

Jeu de mains, Adeline Yzac

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Celui-là, je l'ai récupéré dans un des cartons de bouquins que notre ex proprio déposait en bas de notre escalier en nous disant de nous servir.
Je trouve ça super que la littérature écrite en pensant aux adolescents existe. Moi-même, j'ai aimé lire des romans pour adolescents quand j'étais adolescente. Mais si il y a bien un truc qui me met super mal à l'aise, ce sont les auteurs qui parlent le "jeune" pour s'adresser aux adolescents, mais un "jeune" de vieux quoi. Un "jeune" fantasmé, où on dit "enquiquiner grave" quand on est un rebelle. Je trouve que ça sonne faux, ça me dérange profondément. Je sais pas, peut-être que c'est parce que je ne suis plus une adolescente ? Il faudrait faire un sondage chez les 12/16 ans.

28 décembre 2012

Américanin, un chien à New-York, de Yann Kebbi

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A Montreuil, comme J. et moi avions un budget limité, nous avons décidé de nous mettre d'accord. Nous avons parcouru la foire chacun de notre côté et chacun a noté dans un petit coin de sa tête quels étaient ses coups de coeur. Nous nous les sommes présentés ensuite et nous en avons choisi trois. Celui-ci en est un.
C'était d'abord pour moi un coup de foudre visuel. J'adore les illustrations qui me donnent envie de dessiner (en général, avec le crayon de couleur, ça ne loupe pas - alors que je ne dessine jamais au crayon de couleur mais c'est un petit paradoxe personnel). J'aime quand ça a l'air facile (et agréable) à faire, quand c'est parfois maladroit, qu'on voit toutes les ficelles et les loupés du dessin (alors qu'en fait ce n'est ni maladroit, ni loupé, ni facile). Et puis les transparences, les petits arrangements entre l'illustrateur, le monde et son trait : tout ça m'intéresse. Ensuite, c'est super coloré, il y a plein de trucs à regarder, il se passe mille choses et chaque personnage a une tronche particulière.
Bon, et puis l'histoire (un chien raconte son voyage à New-York à deux de ses potes canins) est super drôle !
Et le pompon : j'ai eu l'impression de découvrir New-York en lisant ce livre, il y a plein de choses que je n'avais jamais imaginées comme elles me sont montrées là.
Bref, tip top moumoute. Un livre à avoir dans sa bibliothèque.

9 octobre 2012

Ca, c'était la semaine pas dernière mais celle

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Ca, c'était la semaine pas dernière mais celle d'avant, le plat de la semaine, c'était Queues d'écrevisses aux poivrons, recette hongroise du Larousse des cuisines du Monde. C'était pas terrible terrible pour être honnête, et je pense que ce n'était pas uniquement parce qu'on avait oublié d'acheter le persil frisé pour mettre dessus.

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Ca, c'est la super bonne boîte de chocolats. Nous avons entamé son deuxième étage. On s'en souviendra.

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Ca, c'était mercredi dernier. Le matin, je décide de mettre mes chaussures à talons avec ma petite robe. Au bout d'une heure de boulot... je perds un talon ! Partagée entre l'envie de me marrer et l'emmerdement. J'enlève mes chaussures et me retrouve en collants au boulot, à galoper vers un autre rayon, un autre comptoir, demander de la colle forte. Rapidement, la nouvelle circule, mes collègues apprennent l'incident, et l'un d'entre-eux se raboule avec sa paire de sandales dans les mains, vers moi. Miracle, nous faisons la même pointure. Du coup, j'ai passé la journée avec, et à chaque fois que mes collègues me voyaient sortir de derrière le comptoir, ils se marraient. C'était un jour très joyeux et décomplexé. Le midi, pendant ma pause, j'ai rencontré dans la rue un mec que je n'avais pas vu depuis à peu près deux ans, qui me dit, en me regardant de la tête aux pieds "Oooh, mais tu es toute beeelle...". Et on a ri, mais ri !

Et une autre histoire de chaussures : le vendredi, à la piscine, quelqu'un a craché tout jaune sur ma tong que j'avais laissée au bord du bassin.

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Ca, c'est mon bon sentiment du dimanche matin, en écoutant France Inter (Fabrice Luchini puis l'émission de cuisine spéciale "cuisine du Nord).

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Ca, c'est notre plante qui a la gangrène d'une tige. Vous expliquez ça comment ? On l'arrose trop ? Mais pourquoi seulement d'une tige ?

Bonne soirée, amusez-vous bien demain, c'est mercredi, tous les enfants sont bien contents !

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3 décembre 2012

Jérôme K. Jérôme Bloche n°13, Le Pacte, de Dodier

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Je les avais presque tous lus grâce à la biblio, mais je les aime tellement que dorénavant je les achète dès que je les trouve en seconde main, et je les lis et relis et re-relis. Finalement, c'est un peu comme Transat de Aude Picault, ça me plonge dans un monde qui est le notre, mais ailleurs que là où je suis, et comme j'ai envie de changement de décor, ça tombe bien.
Celui-là, je l'avais trouvé un peu capillo-tracté quand je l'avais emprunté à la biblio, et en fait j'ai beaucoup aimé le relire, l'histoire ne m'a plus causé aucun souci. Je suis amoureuse de Jérôme.

12 juillet 2012

ce qu'il s'est passé

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J'ai mis les pieds en Suède, j'ai vu la côte ouest en partie, et Stockholm en partie. On a marché marché, beaucoup marché. On a trouvé ça beau, on a eu envie d'y vivre, il a fait beau, il y a eu de la pluie, les gens étaient hyper gentils, on a assisté à un mariage en suédois, assis à table avec des suédois, dansé sur la musique d'un groupe suédois. C'était super.
J'ai mis les pieds en Bretagne, l'Ille et Villaine, le Morbihan, la mer, les gens hyper gentils. On a eu envie d'y vivre. On a vu des ports de pêche, des niniches, du soleil, de la pluie, des enfants en bottes et ciré, on a fait une vraiment belle rencontre au rayon bande-dessinée d'une librairie de Rennes (qui m'a filé la pêche), on a dormi à l'hôtel F1 et c'était la première fois de ma vie, mais pas Couacman qui lui y a carrément travaillé, dans une autre vie à Lille.
J'ai mis les pieds à Auxerre, les gens étaient trop gentils et marrants, on a eu envie d'y vivre, on a été à la décharge publique, il faisait beau, un mec jetait des assiettes en porcelaine, les bacs à déchets verts étaient comme une forêt. On a jeté des portes en bois super lourdes. On a participé au déshabillage de la maison, et à son rhabillage aussi, un peu. On a goûté au parfum du jardin d'Eden, on a grimpé à une échelle, on a marché dans Auxerre, on a mangé des trucs grillés sur un barbecue dans la campagne, on a  vu une femme enceinte radieuse, on a lu Roule Galette, j'ai pas eu trop peur d'un faucheux, j'ai lavé les radis et mangé les cerises, la voiture a accepté de redémarrer quand d'habitude elle ne redémarre plus, mon oreiller était exceptionnel, la saucisse aux herbes exquise, le pâté persillé, une ôde au pâté et au persil. Il y avait une sauterelle sur la table et quequ'une capable de nous dire que c'était une femelle et pas un mâle. J'ai bu des kirs, j'ai bu de la bière, j'ai bu un peu d'eau.

Je me suis acheté une paire de chaussures à talons alors que je cherchais des sandalettes plates.

Je suis presque entièrement venue à bout de la pile de linge sale.

Je ne sais jamais comment m'habiller, je mets mon ciré tous les jours et me sens comblée quand on me demande si je suis bretonne. Il fait pas assez chaud mais trop chaud pour mettre des habits chauds.

J'ai l'impression que mon projet d'illu sur les trains a avancé d'un bond et ça me réchauffe le coeur et m'excite un peu.

J'ai vu mon neveu, le plus petit. Il est l'incarnation de la mignonnerie. Nous nous sommes serré la pince. La nuit, il pête puis pleure. Il est amoureux d'une éponge naturelle.

Couacman fabrique des étagères pour notre chambre. On va les peindre en bleu pour faire Bretagne, il reste à choisir le bleu, on a pris des nuanciers chez Brico. Ca va être beau.

Je mange du porridge au p'tit dej', ce qui m'assure une immense résistance à la faim, toute la journée. Aujourd'hui, j'ai déjeuné à 16h30 et ça n'a pas été dur du tout de tenir jusque-là.

J'ai découvert que France Culture, c'était vachement intéressant.

J'ai dit tout ce que je pensais à un type dans la rue, qui m'avait dit "coquine" en me croisant. Il m'a dit "mais c'était un compliment !".

J'ai dit à un type qui vient plusieurs fois par semaine là où je bosse alimentairement, et qui me demande toujours de lui sortir toute une énorme pile de bouquins qui se trouve derrière moi, mais qui ne me dit jamais ni "s'il-vous-plaît" ni "merci", bref, je lui ai dit "non mais quand même, vous pourriez me dire s'il-vous-plaît et merci, non ? (plutôt que "je veux voir la pile" en la montrant du doigt, puis se barrer sans me regarder et sans rien dire quand il a fini de la regarder) (j'étais de super mauvaise humeur ce jour-là, c'est venu comme ça). Depuis, il est hyper gentil, me dit s'il-vous-plait, merci, et prend même de mes nouvelles.

Mes collègues partent tous en vacances et c'est bizarre de ne plus être tous là.

Une troisième étudiante a été embauchée pour m'aider, comme si deux ça suffisait pas. Je trouve ça difficile, de choisir ce que tout le monde va faire.

Je regarde en boucle les films de Jérome Bonnell. Je suis amoureuse de Lars Rudolph.

J'écoute Nightcall de Kavinsky, qui me transporte bien loin.

J'ai envie de sauver la Terre.

Depuis qu'on est revenus de Bourgogne, je mange de l'époisses liquide sur tapis de biscotte, ça ne pue pas trop dans le frigo, Couacman a accepté de goûter et a proposé de cuisiner ça.

Un client du magasin m'a offert en tremblant un livre de poésie, dans lequel il avait écrit un mot d'amour.

Avec Couacman, nous avons organisé notre premier dîner avec plein plein de monde. On avait invité tous mes potes de cours de néerlandais. Il y avait une avocate française, une avocate irlandaise, un vendeur de jouets cubain, une architecte italienne, une médiatrice culturelle française et un informaticien français. On avait préparé un boeuf bourguignon. C'était gé-nial. Tout le monde parlait en même temps, on a ri, mais ri ! J'vous raconte pas. Maintenant, mon défi est d'organiser une fête où on danse.

Je vais arrêter les cours de néerlandais, qui me prennent trop de temps.

Dans la voiture pour aller en Bretagne, on a écouté la radio tout du long, et j'ai pu me rendre compte que je connaissais les chansons de Pascal Obispo et Axelle Red parfaitement par coeur du début à la fin.

Vous partez où cet été ? Il fait chaud chez vous ? Vous faites quoi à la rentrée ?

28 avril 2012

Ca, c'est un sac que j'avais acheté à Berlin,

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Ca, c'est un sac que j'avais acheté à Berlin, pendant l'été 2005. C'était les grandes vacances, entre ma vie à rennes et ma vie au Havre. J'étais allée voir un ami avec une autre amie. On marchait beaucoup. Il pleuvait. On avait remarqué que dans les supermarchés, les sacs à vendre à la caisse n'étaient pas moches et en plastique, comme en France. Mais pas mal et en tissu. Bref, comme c'était un euro le sac et que j'étais pas très raisonnable, j'avais décidé d'acheter tous les modèles existants de tous les supermarchés possibles... Celui-là en fait partie, c'est vraiment pas mon préféré du lot (parce que j'achetais même ceux que je trouvais moches (mais finalement je n'étais pas allée au bout de mon idée, à un moment j'avais eu peur en voyant l'entassement de sacs dans ma valise j'avais arrêté)). J'avais commencé sur place, pendant mes vacances, à me servir de ces sacs de supermarché comme de sacs à mains. Sauf qu'un soir, en rentrant de je ne sais où, je m'étais rendu compte que le sac se décousait, et pas qu'un peu dans le fond... j'ai eu très peur d'avoir perdu quelque chose mais en fait non.
Longtemps, ce sac est redevenu ce qu'il était, un sac pour porter les courses. Depuis un an, c'est mon sac de néerlandais, dedans il y a mon livre, mon cahier, des stylos et des feutres (et plein de feuilles d'exercices volantes). 

4 novembre 2012

La jeune fille à la perle, Tracy Chevalier

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Bon, je l'ai lu d'une traite aussi. C'est super de tomber deux fois de suite sur des livres qu'on n'a plus envie de lâcher une fois commencés.
C'est aussi un livre que j'ai acheté vendredi pour apaiser mon énervement. On m'en avait dit le plus grand bien. Effectivement, franchement, c'est un très beau livre. Je l'ai trouvé parfois stressant, triste, aussi très sensuel. Ca faisait longtemps que je ne m'étais pas retrouvée au 17ème siècle, en robe d'époque, dans le froid des Pays-Bas l'hiver. On a le cafard avec Griet, on a mal aux mains avec elle, on est triste et soucieux avec elle, on doute comme elle, on est affolé et meurtri par les injustices comme elle, on aime comme elle. Et après on a envie de courir à La Haye la revoir en vrai.

14 avril 2012

Ce matin, il était 11h30, je marchais sur un pont

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Ce matin, il était 11h30, je marchais sur un pont au-dessus du périphérique sud de Lille, toute seule, et je me disais "mais qu'est-ce-que je fous là ?!" ! Heureusement il faisait beau bien que froid. Quelques dizaines de minutes avant, j'étais arrivée par le train de 10h06 qui faisait un arrêt à Lille mais dont la destination réelle était Perpignan. J'ai bien pensé à m'endormir sans faire exprès et à louper mon arrêt mais ça n'est pas arrivé.
J'allais faire faire ma procuration pour les présidentielles. Pourtant, en décembre, j'avais bien renvoyé le formulaire du consulat pour pouvoir voter à Bruxelles, mais le consulat ne l'a jamais reçu... Jeudi, la dame au téléphone m'a dit "vous savez, aujourd'hui j'ai reçu du courrier qui avait été posté à Bruxelles en juillet alors votre formulaire, on le recevra plus tard !". Ca ne m'a pas rassurée. Pour couronner le tout, elle m'a dit qu'il était trop tard pour faire faire ma procuration au consulat, qu'elle arriverait trop tard chez mes parents, et que si je voulais vraiment voter, il fallait que j'aille directement en France faire les démarches pour que quelqu'un vote pour moi. Super...
Alors ce matin, je suis partie pour Lille dans ce train pour le sud de la France pendant que Couacman, lui, était dans un car pour Paris (et lui il est bien inscrit sur les listes du consulat donc il va pouvoir voter ici, il a trop de chance...). J'avais noté sur un bout de papier avant de partir l'adresse de la gendarmerie, et j'avais regardé aproximativement sur un plan où elle se trouvait : il fallait qu'une fois devant la gare de Lille-Flandres je prenne plutôt sur la gauche. Voilà ce que mon cerveau avait enregistré comme information. Bof bof, peut mieux faire... Mais bon, en fait, j'étais confiante. A Lille, j'ai donc pris vers la gauche devant la gare, et j'ai marché marché ! J'ai demandé l'emplacement de la gendarmerie à des policiers croisés par hasard, mais en fait ils ne savaient pas trop... Ils m'ont indiqué une direction que j'ai prise et je suis tombée sur l'hôtel de ville ! Parfait ! J'y suis entrée, il y avait un mariage, c'était la fête. La dame de l'accueil m'a dit que la gendarmerie ne faisait plus de procuration aujourd'hui et qu'il fallait que je retourne à la gare Lille-Europe, que c'est là que je pouvais trouver un commissariat de police où faire mes démarches... J'avais trop peur d'arriver après midi et que tout soit fermé... Je n'avais pas du tout envie de rentrer bredouille à Bruxelles... Retour devant la gare après m'être retapé tout le chemin dans l'autre sens... Et là, j'ai recroisé des policiers qui m'ont annoncé que le bureau de police de la gare n'ouvrait pas le samedi et qu'il fallait que j'aille à l'hotel de police juste à côté du périph' sud... Alors j'ai sauté dans le métro. C'était le même qu'à Rennes, mais en moins luxueux, à Rennes les sièges et repose-fesses sont recouverts de tissu alors qu'à Lille c'est du plastique brut et froid. Voilà comment je me suis retrouvée sur ce pont au-dessus du périph', aujourd'hui, vers 11h30. Je trouve qu'il faut être sacrément motivé pour voter quand même... (et riche, pour se payer le petit billet de TGV Bruxelles/Lille, miam !). Je suis rentrée à Bruxelles par le train de 12h39 qui passait par Tournai et il y avait de la mayonnaise sur le siège à côté de moi.

 Je n'écoute plus qu'Arcade Fire, surtout la chanson n°5 de leur dernier album qui me rend euphorique. J'adore les barissements d'éléphant dans le fond, et puis le côté Abba dans l'emportement du refrain. Et puis la voix de Régine, c'est pas rien...

La semaine dernière, je suis allée à mon premier enterrement de vie de jeune fille et je ne m'y attendais pas mais j'étais très émue... C'était pour le futur mariage d'une amie d'enfance, celle qui habite en Suède. Il y avait aussi la grande Lulu, qui se trouve être une amie que je me suis faite à la maternelle à Poissy et à côté de qui j'ai passé une grande partie de mon enfance. Là, elle et moi, on ne s'était pas vues depuis 7 ans, et  c'est fou ce que ça m'a fait de la revoir ! De retrouver sa voix, son sourire et tout et tout ! En fait elle n'a pas changé et j'étais hyper heureuse de la retrouver. J'ai passé une super bonne journée, un peu dans un autre monde. En plus j'ai joué au bowling pour la première fois, j'ai adoré !
Le lendemain, j'étais à Lille pour l'emménagement de mon frère ce qui était tout à fait surréaliste aussi...

Et le lundi de Pâques, pour continuer dans le surnaturel, et bien ça faisait 6 ans pile que Couacman m'avait emmenée au bout de la jetée un soir de tempête havraise (avec le chignon malmené) pour me prendre dans ses bras. Je me souviens, il faisait nuit et on voyait les porte-conteneurs passer juste à côté de nous, avec toutes leurs petites lumières. Il faisait glacial, j'avais juste mon imper et mes petites chaussures à brides, je ne sentais plus mes pieds. Il était venu me chercher chez moi, m'avait proposé d'aller à la plage et sur le chemin, avait pris ma main.

Lundi, j'ai fait une longue sieste en fin d'après-midi, et j'ai été réveillée par de la musique orientale. Dans le salon m'attendait un campement berbère avec tapis en serviettes de bains et mets marocains parfumés et épicés, dans la petite lumière des bougies.

1 mars 2011

Dag meneer, dag mevrauw !Le cours de néerlandais

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Dag meneer, dag mevrauw !

Le cours de néerlandais se passe nickel. On est une petite vingtaine, il y a des gens trop mignons : une italienne rigolote qui parle néerlandais avec l'accent italien (moi, je le parle avec l'accent français !), des marocains qui rient en entendant la langue, et filent des fous rire à toute la classe prof comprise. Un pakistanais d'environ quarante ans, tout intimidé, qui répond n'importe-quoi aux questions qu'on lui pose et qui ne lache pas son stylo quatre couleurs, un couple d'indiens très bons élèves qui répondent aux questions que la prof pose aux autres et qui continuent de parler néerlandais à nous, leurs camarades, pendant la pause... Avec Jérome aussi, des fois, on discute en néerlandais mais ça ne va pas très loin, comme conversations : "Bonjour monsieur, enchantée, de quel pays viens-tu ? Es-tu marié ? Tu as des enfants ? Tu parles quelle langue ?".
Bref, le néerlandais, c'est trop d'la balle et j'adore y aller, c'est trop la fête !

Sinon, ce matin, ma copine Chloé et moi, nous sommes allées à la piscine !!! Pour moi, c'était incroyable. J'avais un peu peur et en fait, c'était juste parfait : il faisait beau, le quartier était animé, il y avait des enfants qui regardaient la fresque Boule et Bill, et puis la piscine était belle et j'avais oublié qu'outre l'air et l'eau froids, la piscine, c'était aussi des bruits qui ne ressemblent à aucun autres, de l'eau infiniment bleue et  une odeur d'eau de javel. J'ai un petit peu nagé et j'ai des courbatures, déjà. Dans les doigts et dans les muscles qui partent du cou (les trapèzes ?...). Mon but est de me remuscler les genoux.

Je dois refaire mon cv, ça y est, le temps est venu pour moi de me chercher un boulot alimentaire... J'ai du mal à m'y mettre (au cv).

Couacman fait une sieste mais après, il va m'emmener boire un chocolat chaud et ça ne nous arrive que très rarement, d'aller boire des chocolats chauds tout les deux. C'est un peu une journée exceptionnelle...

Et vous ? 


Sur la photo, c'est un rayon de soleil du 8 février, vers 16h00. 

28 juin 2011

Ouaaaaiiis, le voisin a oublié de couper sa

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Ouaaaaiiis, le voisin a  oublié de couper sa connexion !!! Voilà un défilé de bêtes survenu dans notre chambre lors du défilé de neveux de Couacman dans notre appartement, en avril. C'était chouette de retrouver ces animaux vivant leur vie dans notre chambre, par surprise.

J'aime cette chaleur suffocante et collante. Ca me rappelle des étés de quand j'étais petite, et je n'avais pas eu ce sentiment depuis très très longtemps. J'aime bien, la nuit, ne pas réussir à dormir, avoir chaud et m'énerver toute seule, et être claquée le matin, ça me plait quand c'est pour une si bonne raison que l'été.

J'aime écouter de la musique fort, mais vraiment très fort, à un point où on ne s'entend plus parler, même en étant dans la même pièce et en criant. Ca m'émeut profondément.

J'aime bien avoir un congélateur ("un surgélateur" dirait Couacman) et pouvoir acheter des framboises surgelées (pour les gâteaux) et de la glace.

J'aime bien travailler à seulement 10h00, et pouvoir prendre mon temps le matin pour me préparer, écouter le Café serré de la Première, et aller au travail sans courir et en passant par les rues que j'aime bien.

J'aime bien mettre des prix dans les dictionnaires Van Dale, mais moins dans les dictionnaires Grootaers.

J'aime bien regarder pousser mes plantes, et voir qu'en fait elles poussent moyennement mais je les comprends, il fait bien trop chaud pour pousser.

J'aime bien regarder dans les pièges à mites.

 J'aime bien regarder les Bronzés et avoir la chanson toute la journée dans la tête le lendemain.

J'aime bien les habitués du rayon BD qui me disent que ça ma va vachement bien, les rayures.

J'aime pas les clients qui font des bulles avec leur chewing-gum pendant que je leur parle.

29 mars 2012

Comme on a déménagé, je ne prends plus le chemin

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Comme on a déménagé, je ne prends plus le chemin que je n'avais plus envie de prendre pour aller au boulot mais qui était le plus rapide depuis notre ancienne adresse. Maintenant, je ne dois plus partir de chez moi à 9h36 comme avant, mais avant sinon j'arrive à l'heure, mais pile, et j'aime pas ça. Quand je pars, après avoir fermé la porte de l'immeuble, je fais un signe de la main façon reine d'Angleterre au mec du snack du rez de chaussée. Je passe devant un horodateur, si il me dit "9h39", c'est super, si il dit "9h41", ça va, si il dit "9h45", ça craint. Si j'entends le carillon de la cathédrale quand je suis encore dans notre rue, c'est que je suis ultra à la bourre et il faut même que je trottine un peu et j'aime pas ça. Si j'entends le carillon de la cathédrale au moment où je la longe, c'est que je suis dans les temps mais pas en avance. Si je l'entends quand j'attends que le feu soit vert au passage piéton devant la cathédrale, c'est que je suis carrément bien. Si je ne l'entends pas, c'est que je suis trop en avance. Je traverse la Grand Place et il y a plein de touristes le nez en l'air. Il y a aussi la machine qui nettoie les trottoirs que je détèste, car ses brosses font voler les poussières violemment et se collent sur mes collants alors je dois faire un grand détour pour l'éviter. Ensuite, je passe dans une rue où il y a un musée du chocolat où je ne suis jamais allée mais il parait que c'est un attrape-touristes, et puis je passe aussi devant deux magasins qui vendent de très beaux bijoux. Puis je passe rue du marché au charbon où là, ce sont les magasins de chaussures qui me font de l'oeil, et je rêve de cette paire de sandales à talons qui coutent un tiers de mon salaire. Et enfin, je rejoins la place Fontainas et j'arrive presque au boulot. Il y a une pharmacie qui m'informe de l'heure et de la température, c'est bien.

Le carillon de la cathédrale change d'air tous les premiers de chaque mois, j'ai l'impression. J'aime bien celui de mars, celui de février bof.

Nous habitons en haut d'une côte corsée, et au quatrième étage, j'ai pris un kilo depuis qu'on habite ici mais je re-rentre dans mon jean dans lequel je ne rentrais plus depuis plusieurs années donc en fait je crois que c'est un kilo de muscle, en tout cas ça me fait plaisir de le penser...

J'ai sorti les habits d'été car je détèste avoir trop chaud et là, c'était le cas dans mes habits d'hiver.

J'ai appris à tricoter sur Youtube. Une de mes amies du cours de néerlandais nous a proposé un dimanche aprem' tricot/gâteaux, et du coup, le samedi, je me suis lancée. J'ai décidé de tricoter un burnous taille deux ans, pour deux raisons : la première, c'est que j'ai lu qu'il vaut mieux commencer par des trucs pour bébés pour pas se décourager. La deuxième, c'est  que je voulais faire un truc au point mousse et sans boutonnières parce que ça me semblait trop compliqué pour un premier tricot. Alors voilà. J'ai déjà fait presque trente centimètres de l'avant, et plein de diminutions. J'ai acheté dans une boutique de Saint-Gilles de la laine allemande grise, et bien épaisse et chaude. La vendeuse trop mignonne m'a fait promettre de revenir si j'avais le moindre problème, elle m'a dit qu'alors elle me donnerait des leçons, qu'elle m'apprendrait tout. Elle m'a dit qu'elle était la reine de la belle couture de côté de tricot. Elle ressemblait à un perroquet et était extrêmement sympathique, j'y retournerai certainement.

Au boulot, il y a eu une araignée noire. Je suis allée voir un de mes collègues qui m'a assuré qu'il n'avait pas peur des araignées et qu'il allait la tuer. Je me suis insurgé contre cette peine de mort et lui ai demandé de plutôt la mettre dehors. Ca a eu l'air de le saouler. Je l'ai attendu dans le magasin, n'osant retourner dans la réserve, j'avais peur qu'il me la jette dessus comme font souvent les gens qui n'ont pas peur des araignées mais qui savent que j'en ai peur. Il a mis vachement de temps... Quand il est revenu, je lui ai demandé si il l'avait tuée, il m'a dit que "ben non, tu m'avais demandé de la mettre dehors... alors le temps d'aller dans le garage, d'ouvrir la porte du garage et tout et tout...". J'ai trouvé ça hyper gentil de sa part.

Il y a un autre collègue qui s'est mis à m'imiter, ce qui revient à parler avec une voix suraigüe, et qui fait rire tout le monde. Ils trouvent tous ça hyper réaliste, moi pas du tout mais bon...

Nous sommes allés voir Andrew Bird en concert et on a trouvé ça bien, mais pas top. Impressionnant, bluffant de technique même, mais pas aussi transportant que ça aurait pû... On a acheté nos places pour aller voir Camille en mai.

On a aussi acheté des billets d'avion pour la Suède, en mai aussi. Ce sera une semaine, avec le mariage de ma copine Pauline, en suédois. On va voir la messe en suédois ! J'ai trop hâte de voir ça ! On va pas trop pouvoir participer aux chants, du coup...

Au dernier mariage où on était allés, on nous avait fait chanter le Psaume de la création, on l'avait eu dans la tête je sais pas combien de temps après. On l'avait chantée toute la soirée et même les jours d'après. On la trouve super puissante cette chanson.

En néerlandais, on a fait un thema sur les caractères typiques à chaque nationalité et là, j'ai compris que nous, les français, et ben personne ne nous aime. C'est simple, les autres se lançaient des fleurs, et moi je m'en suis pris plein la face. Les français sont chauvins, malpolis, fiers, n'ont pas d'humour, ne se lavent pas et sentent mauvais (!!!), ne savent pas s'amuser, sont hautins, ne sont pas ouverts, ne sont pas altruistes... La vache ! Sympa, j'ai vachement aimé ! Mais ce qui est bien c'est qu'on met tout le monde d'accord, puisqu'il y a un certain nombre de nationalités représentées dans la classe et que tout le monde avait la même image de nous.

J'ai un collègue responsable du rayon manga qui m'a prêté la série de Liar Game, j'adore, ah la la, c'est passionnant !
J'ai aussi lu "Comment je suis devenu stupide" de Martin Page et je n'ai pas du tout aimé la fin.

Nous sommes allés à Mons samedi, c'était bien... Il faisait beau et c'était la fête de la ville, on a suivi une procession avec fanfare et marionnettes géantes genre de quatre mètres de haut, dansant en rythme sur le son des fanfarons.

Dimanche, on s'est baladés au hasard dans un quartier qu'on en connaissait pas et là paf, on tombe sur un mini-golf ! Nous décidons immédiatement d'en faire une partie. J'ai perdu 81 à 84, j'étais deg' de chez deg'.

Je suis devenue la reine de la mousse au chocolat.

Couacman a coupé les pieds et la tête de notre lit Ikéa pour qu'il rentre sous la pente du toit, il a fait du travail de pro, non seulement on trouve notre lit vachement plus chouette comme ça mais en plus il a l'air japonais.

J'ai parié une banane avec un de mes collègues que le bouquin d'économie que j'ai mis à 3 euros dans son rayon allait partir en moins d'une semaine.

Plus qu'un mois et ça fera un an que j'ai ce boulot alimentaire qui me plait de plus en plus mais que j'espère qaund même alimentaire, même si je me rends compte que je suis heureuse de voir tout ce monde, et que ça me change bien les idées d'y aller. J'ai tellement envie que ça bouge...

En face de chez nous, il y a des bureaux, et on peut voir les travailleurs derrière leurs écrans d'ordinateur. Il y en a un, c'est mon thermomètre, selon sa tenue, je sais si il fait froid ou pas. Pull rouge, ça caille, t-shirt beige, c'est l'été !

Sur la photo, au fond, c'est la pile de linge sale mais rassurez-vous, depuis, elle a diminué.

J'espère que vous allez bien. Que vous avez passé un bon jeudi et vous réjouissez de vivre demain un vendredi. Vous allez où ce week-end ? 

8 juillet 2010

le nouvel appartement

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Nouvelles clefs, nouvelle vie. J'ai hâte de déménager. En attendant, nous encartonnons nos choses. On n'a pas fait gaffe mais les cartons qu'on a récupérés rue Neuve sont ceux d'une parfumerie, alors toutes nos affaires vont sentir l'eau de toilette Sisley à plein nez ! J'ai découvert derrière des cadres de belles araignées noires.

Sur la photo, c'est un petit recoin de notre nouvelle chambre !

1 février 2011

Franchement, si tout 2011 est à l'image de ce

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Franchement, si tout 2011 est à l'image de ce mois de janvier, ça risque d'être la plus belle année de toute ma vie...

Vendredi soir, nous avons pris la route pour la Normandie. Nous nous sommes arrêtés vers 21h00 sur l'aire de Barastre, pour manger nos sandwiches et nos madeleines. Il y avait seulement un lampadaire qui marchait, deux camions garés, et une voiture, près du lampadaire. Il y avait juste des toilettes et une table de pique-nique, juste un panneau pour afficher un plan, mais plus de plan. On mangeait, il faisait noir, on était bien. Et puis tout à coup, le mec de la voiture vient frapper à la vitre. Il nous explique qu'il est en panne, que les routiers n'ont pas de pince mais qu'il pense qu'avec une pince, il pourrait réussir à faire redémarrer sa voiture, et il nous demande si nous on en a une. Je sors ma pince à épiler, mais ça ne marche pas. Et ce mec nous annonce qu'il est à 450 km de chez lui et qu'il s'est marié la semaine d'avant et qu'il allait rejoindre sa femme. Il a l'air ému. Nous le félicitons chaleureusement. Il est tout perdu, alors nous appelons les renseignements puis une assistance technique automobile pour lui, on lui propose des madeleines mais il nous dit qu'il ne peut rien avaler. Et là, il nous dit "en fait, ma femme vient de m'appeler, elle est enceinte". Alors nous l'avons re félicité chaleureusement, sur l'aire de Barastre, dans la nuit noire et pinçante.
On ne le reverra plus jamais mais on était peut-être les premières personnes à qui il pouvait annoncer sa nouvelle (il n'avait pas de forfait). 

15 novembre 2010

Ce week-end, c'était pluie, sans arrêt, toute

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Ce week-end, c'était pluie, sans arrêt, toute droite, comme une douche. Avec Jérome, nous flémmassions sur notre lit, sous le vélux. Il lisait des Jérôme K. Jérôme Bloche et moi, je me suis carrément remise au patchwork pour tromper l'ennui et en fait, j'ai bien aimé même si j'ai manqué d'un dé à coudre. Mon patchwork, je l'ai commencé à l'école primaire. A l'époque, grande lectrice de La Petite Maison dans la Prairie, je rêvais de me confectionner une courtepointe en petits carrés. J'avais cousu un coeur découpé dans une chute de tissu (du Liberty, eh oui que voulez-vous, j'étais comme ça, j'avais des chutes de Liberty dans ma chambre !), sur un carré pas carré jaune. c'était super moche et j'avais pleuré mais j'avais gardé ce bidule. Et puis un jour, j'ai accompagné Couacmama chez sa copine Françoise (j'avais genre 12 ans), et celle-ci lui avait expliqué la technique du "patchwork américain" (je crois que c'est comme ça que ça s'appelle) et comme j'avais assisté aux explications, et bien j'ai décidé de m'y mettre en rentrant, j'ai découpé ma boîte de Chocapic pour scotcher mes carrés de tissu dessus et hop ! Au boulot ! Depuis, mon patchwork avance d'environ deux carrés tous les deux ans, j'espère que je l'aurai fini dans 79 ans, qu'on puisse m'enrouler dedans avant de me jeter dans mon cercueil. Et j'y ai intégré le coeur loupé sur fond jaune de quand j'étais petite.
Avec Jérome, on s'est demandé comment c'était possible qu'il pleuve autant et sans fin. Jérome disait "moi, je donne pas cher du Groenland !".
Et puis à un moment, tout nous a semblé très silencieux, on s'est demandé ce qu'il se passait et on s'est rendu compte qu'il n'y avait juste plus de pluie qui tombait sur le vélux.
Et aujourd'hui, il a même fait beau. On aura tout vu, comme dirait Couacbrother.

Photo prise dans les WC du cinéma Nova.

8 juillet 2011

un truc marrant

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Un dimanche, c'est la fête des pères. Couacman, plein d'enthousiasme, appelle son père "allloooo Papa ???!!!".
"Ben... non, c'est votre dentiste, là !".
"Ah !     Pardon !".
"Hé hé, bonne journée quand même hein !" .

 (ce n'est pas une blague Carambar, c'est la vérité)

 

A part ça, un de mes collègues m'a raconté qu'un jour, une cliente lui a demandé "Meurtre dans l'Orient Express" de André Agassi.

Nous avons résilié notre contrat avec le fournisseur d'accès internet qui ne nous y donnait pas accès, nous avons rendu notre modem, bref, nous sommes libres et un jour, peut-être bientôt, nous aurons internet grâce à un autre fournisseur d'accès à internet.

Sur la photo, c'est une étagère Ikéa transformée en étagère qui s'adapte à la pente du toit par le soin de Couacman.

Bon week-end à tous, prélassez-vous bien !

 

22 juillet 2010

Voilà, la première nuit dans l'appartement, c'est

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Voilà, la première nuit dans l'appartement, c'est fait. Comme c'était la veille de la fêt'nat' belge, c'était la fête en ville et nous nous sommes endormis bercés par Mylène Farmer. On a super bien dormi, je dois dire.

La première nuit toute seule dans l'appartement, c'est fait aussi ! Jérome travaillait hier soir et comme on n'a pas de double des clefs... et bien il a dormi dans le vieil appart' sur un matelas gonflable.

Je profite très moyennement de cette période, je trouve que tout ça avance bien trop lentement et j'en ai marre. Maintenant, nous vivons à cheval sur deux appart', on dort dans l'un mais on mange dans l'autre (sauf le p'tit dej'). On a un appart' rempli de cartons, avec rien à y faire. Et un appart' tout vide, avec rien à y faire.

Hier soir, Jérome travaillait donc. Je me suis demandé dans quel appart' j'allais m'occuper je ne sais pas comment. Et puis  finalement, j'ai opté pour un ciné. Je suis allée à celui qui est le plus proche de chez moi, soit l'UGC De Brouckère, et j'ai regardé quelle était la prochaine séance. C'est une technique de mon frère pour voir des trucs qu'il ne verrait pas sinon, et des fois, je fais comme lui. La prochaine séance, c'était Inception, un film avec Leonardo Di Caprio et Marion Cotillard, qui ne me disait rien qui vaille. Sauf qu'à la caisse, le mec m'explique qu'il a déjà vendu toutes les places, qu'il faut que je choisisse une autre séance. Le film qui commençait dans le moins de temps, c'était du coup Twilight. J'avais quand même 1h15 à attendre alors je me suis installée dans un fauteuil très confortable et j'ai lu Marie Claire.
Le film m'a bien happée. Je ne connaissais rien à Twilight et maintenant c'est malin, j'ai envie de voir les autres... Bien sûr, je suis tombée amoureuse d'Edward. Bella m'a fait penser comme pas possible à l'actrice principale de Dawson, celle qui est mariée avec Tom Cruise, vous voyez ? En fait, ce film m'a beaucoup fait penser à Dawson. Si vous aimiez Dawson, vous aimerez Twilight. Bon, toutes les histoires avec les vampires, j'ai trouvé ça moins intéressant que les problèmes amoureux des héros mais bon, c'est mon côté fleur bleue qui se réveille.

A part ça, hier après-midi, nous avons démonté notre blibliothèque verte. Au départ, on espérait la déménager sans la démonter mais une des deux parties était trop fragile, et l'autre ne rentrait ni dans l'ascenceur, ni ne passait dans l'escalier. Notre ancien appartement fait tout vide, sans elles. Je ne le reconnais plus. C'est une drôle de sensation.

La photo, en haut de ce billet, c'est la vue qu'on a de notre nouveau salon.

Bon aprem', portez-vous bien !

19 janvier 2011

J'aime énormément ce sentiment de vivre dans une

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J
'aime énormément ce sentiment de vivre dans une cabane de plage. J'aime bien me faire croire que je ne suis pas là où je suis, penser tellement fort à un endroit que tout à coup, lorsque j'entends au loin la sirène de la police, je me dis "ah tiens, je suis à Bruxelles, pas à Fécamp ?".

Et donc, en ce moment, je suis beaucoup dans le Kansas, dans le Wisconsin, à De Smet ou à 60 km au nord d'Independance, parce que Couacman et moi, nous lisons la Petite Maison dans la Prairie. Nous sommes assis l'un en face de l'autre à la table de la cuisine, il sort son cutter et son balsa, je sors le gâteau au yaourt, les mugs, l'eau chaude et les sachets de tisane, et c'est parti, on s'envole pour la prairie. On sent la chaleur pesante, l'odeur du foin chauffé, on sent les herbes brûlées qui nous piquent les dessous de pieds, on trouve qu'il fait un peu sombre dans cette maison sous terre sans fenêtre, on a froid quand on se lave dans la bassine, et surtout, on se régale avec des galettes de maïs, du pain indien, du lapin, et du lard grillé.

Aujourd'hui, j'ai passé ma journée à attendre et je suis de fort bonne humeur. J'aime énormément attendre, en fait.
D'abord, j'ai attendu au centre administratif de De Brouckère, avec Couacman. Nous étions convoqués, et nous devions nous présenter entre 8h00 et 10h30. Nous nous sommes donc levés à 7h00, ce qui ne nous arrive jamais, sauf quand on part en vacances. Alors en petit-déjeunant dans le sombre, nous nous disions qu'il y avait un sentiment de vacances. Ensuite, nous nous sommes préparés en hâte et nous avons filé. Nous avons attendu 2h00 avant de voir notre tour arriver, on a regardé les gens passer, la buée sur la baie vitrée, le soleil qui se levait dehors, les guichets qui ouvraient et fermaient, le n°4 qui avait une cadence bien plus rapide que les autres. Les enfants faisaient connaissance et jouaient ensemble, bref, c'était le bonheur. On avait apporté des cartes postales, que nous avons écrites assis sur des bancs de chaises. Couacman a inventé une chanson qui disait "ça va pas vite, pas viite du tout pasvitepasvite du tooout", chantée façon comédie musicale.
Ensuite, nous sommes allés boire un café en face, on n'avait pas beaucoup de temps parce que Couacman devait déjà partir au boulot mais c'était bien quand même.

Et cet après-midi, j'ai attendu chez Actiris, dans le salon d'attente. J'étais bien. J'avais emmené mon carnet de croquis mais comme j'étais entourée de deux hommes, je n'ai pas eu envie de le sortir.
Le guichetier ressemblait à Joey, de Friends, et aussi au mari de la soeur de Couacman, et il m'a dit qu'il avait tout de suite deviné que j'étais française, à mon accent. J'aime bien rencontrer des gens qui me font penser à d'autres, qui plus est sympathiques, je me sens bien alors.
Je suis officiellement inscrite sur la liste des chômeurs belges, même si je ne suis pas vraiment chômeuse et que je ne suis pas vraiment belge. Par la fenêtre, il y avait un mur de briques blanches avec du lierre qui poussait dessus. La dame qui s'occupait de moi n'avait aucune offre d'emploi correspondant à mon profil à me proposer, elle était très désolée alors que bon, il ne fallait pas.

13 juin 2010

Petit chocolat chaud de fin d'après-midi avec ma

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Petit chocolat chaud de fin d'après-midi avec ma copine C., sur la très charmante place du Béguinage, qui a un côté très "place du village". Je me crois à Auch, quand je suis là.
Nous avons parlé d'équitation. La table était éblouissante. C'était très très calme. J'avais Jean-Louis Murat dans la tête, parce que je l'avais écouté très fort dans la matinée.

9 mai 2010

Ca y est, je suis stressée. C'est depuis la nuit

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Ca y est, je suis stressée. C'est depuis la nuit de vendredi à samedi, j'ai trop réfléchi, j'aurais mieux fait de dormir. La nuit, j'ai des idées noires, quand je ne dors pas. Je pense aux mêmes choses que le jour, mais en négatif.
Avant ma rentrée en troisième, mes parents m'ont offert le bureau de mes rêves. C'était une époque où j'adorais manger des chocos trempés dans du thé vert. Je ne sais pas si vous avez déjà essayé, c'est très bon, niveau goût. Et bien la nuit, j'imaginais que mon bureau (qui avait la couleur du choco) ramolissait et partait en bouillie comme les chocos dans le thé. Ca peut paraitre fou mais ça m'angoissait vraiment, à tel point que je me souviens m'être levée, parfois, pour le tater, voir si il tenait toujours debout.
Maintenant, mes angoisses de nuit sont plus liées à des choses potentiellement angoissantes de jour aussi. Benjamin Biolay a fait une chanson très belle à ce propos, qui dit "Dans mes nuits blanches il y a des avalanches et des skieurs qui font du hors piste. Dans mes nuits blanches les photos de vacances sont les seuls souvenirs qui subsistent. Dans mes nuits blanches les baigneurs font la planche, les grands requins blancs font le reste". C'est exactement ça.

13 octobre 2010

Je profite d'avoir internet deux secondes, ce qui

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Je profite d'avoir internet deux secondes, ce qui est très rare, pour vous dire bonjour. Comment vous allez ?
Nous ça va, on mange des carbonnades flamandes, du cheesecake au speculoos, des lentilles à la dijonnaise et du chou-fleur en gratin, je fais mon portfolio, je réécoute le premier album de Jeanne Cherhal, et j'adore la chanson "les berceaux brodés", je bois beaucoup de chocolats chauds, quelques bières mais moins que des chocolats chauds, je fais des croquis, j'ai visité Louvain-la-Neuve un dimanche ensoleillé, aujourd'hui nous sommes allés chez Brico Plan-It et on a adoré, et on va acheter du bois et se fabriquer des bureaux trop chouettes, il fait froid mais beau, je me suis acheté une énième écharpe mais là ça faisait longtemps, j'ai fait un tri et je donne un carton de fringues et j'ai rarement eu aussi peu de difficultés à choisir comment m'habiller le matin, aujourd'hui Jérome a enfermé mes clefs dans la cuisine en partant au boulot ce qui fait que j'étais enfermée dans la maison, et c'est Suzanne qui a du venir me sauver en allant lui chouraver ses clefs au boulot ! Et puis il y a un policier qui est venu sonner pour vérifier que c'était bien vrai qu'on habitait là.
Au pieu les p'tits vieux ! 

17 janvier 2009

un mystère

Avant-hier, nous avons trouvé un avis dans notre boite aux lettres m'indiquant qu'un colis m'attendait à la Poste. Hier, je suis donc allée le chercher. Quelqu'un m'a fait envoyer une superbe écharpe rouge Antoine & Lili. Cette écharpe a été commandée sur internet et c'est Antoine & Lili qui me l'ont directement envoyée. Je l'adore. Elle ressemble à un coquelicot, elle a la douceur et le moelleux des crêpes (et ça, ça tue !), elle est très large et elle tient donc extrêmement chaud. Elle est chaleureuse, gaie, féminine, élégante (et exactement de la même couleur que ma fleur de cheveux). Je l'ai complètement adoptée. J'ai passé ma soirée à dire que je l'adorais et à la toucher, la sentir, la malaxer... un vrai doudou ! C'est un magnifique cadeau. Comment faire pour savoir qui me l'a offert ?

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Edit du 22 janvier pour anonymous : ah bah merci alors !

1 octobre 2009

un post qui ne parle pas de notre voyage en Finlande

Bon, c'est très mal, je lâche le temps d'un billet (ou plus ?) notre voyage en Finlande mais au rythme où je le raconte, on en a pour jusqu'à Noël et des fois, j'ai quand même envie de raconter d'autres trucs. Je suis désolée si pour vous, tout ça a des allures de soirées diapos mais c'est très important pour moi de raconter ces vacances géniales...

Je ne sais pas si après toutes mes absences bloguesques vous êtes toujours là mais soyez les bienvenus si vous passez par là.

Je n'ai pas grand chose de grandiose à raconter mais l'envie de reprendre ces récits quotidiens de choses banales. Les vacances, je crois que je vais continuer de les conter par écrit dans un cahier et peut-être que je viendrai recopier tout ça ici, ou peut-être pas...

Il y a une miette d'un ancien gouter (du pain avec du chocolat au lait, pour ceux que ça intéresse) sous la touche "." de mon clavier, ce qui produit un petit "scrontch" très agréable à chaque fois que j'appuie dessus. ...... hi hi j'aime bien.

Aujourd'hui, j'ai commencé l'école par deux heures de cours de nu et jai expérimenté la plume en bambou et j'ai bien aimé. J'ai fait un beau dessin et un où le modèle a l'air obèse (alors qu'il ne l'est pas en vrai).

Hier soir, avec Couacman, nous avons mangé dans un restaurant présent dans le Guide Michelin ! Attention, ça rigole plus. On a dit que c'était pour fêter nos trois ans et demi mais en vrai c'était une fausse excuse vu qu'on les avait déjà fêtés l'autre jour.

Ce soir, après le cours de droit (j'adore le droit et je réalise que j'aurais tout à fait pû devenir avocate), je suis allée boire un petit machin au Fontainas avec S. et c'était chouette. On était assises au rayon non fumeur et après, on sentait quand même la clope, et puis la musique était dix fois trop forte mais bon, c'est le Fontainas, on aime bien. Ca me fait extrêmement bizarre d'y être sans toi, Julie. Et d'ailleurs, S. m'a montré un portrait de toi dans son carnet de croquis et ça me rend toute chose, tout ça. C'est comme si on était sur une page qui est en train de se tourner. C'est ça. Tout n'est déjà plus comme avant.

Je pense arrêter mes études à la fin de l'année et je me demande ce que je vais devenir après.

Ce midi, j'ai mangé un sandwich Eusebius de chez Exkiki et Milky, j'ai bien pensé à toi...

L'école est surchauffée, comme en plein hiver, et c'est trop. Le chauffage en octobre ! Où va le monde ? Je transpire comme pas possible et après, quand je sors dans la rue, j'ai froid alors qu'il y a encore 8°C.

Nous allons peut-être devoir déménager bientôt car tous les appartements de notre immeuble vont être refaits à neuf et vendus. Bien sûr, personne ne veut nous dire quand tout cela aura lieu... Je commence à regarder les annonces de location que je croise.

On ne trouve plus de sacs poubelles jaunes au supermarché et du coup, nous ne savons plus où mettre le papier à recycler. Ca fait plusieurs semaines et c'est merdique. Que se passe-t-il ? Quelqu'un a une explication ?

Une fois, à la librairie, il y a des japonaises qui ont voulu se prendre en photo avec moi, alors j'ai posé derrière ma caisse.

Je ne suis plus très douée pour le racontage de vie, mais ça va peut-être revenir...

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A choisir, je prendrais les pantoufles en cuir fourrées de moumoutte (les deuxièmes en partant de la gauche, en bas). Et vous ?

12 mai 2010

Et voilà, le fameux mardi à LH est passé... Je

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Et voilà, le fameux mardi à LH est passé... Je n'en menais pas large, hier. Je me revois, attendant de savoir de quelle voie mon train allait partir, au milieu de la gare Saint-Lazare à 10h30 du mat', en me disant "qu'est-ce-que je fous là mais bon sang, qu'est-ce-que je fous là ?". Ce sentiment ne m'a pas quittée jusqu'à ce que j'arrive au Havre et que je m'y sente comme chez moi. Il y avait un vent à vous détruire un chignon (mais heureusement, je n'en avais pas), mais il faisait nettement plus beau qu'à Brubru et qu'à Paris. Le trajet en train m'a semblé infini (d'autant plus que les piles de mon lecteur cd étaient complètement déchargées. Même pas de musique pour me changer les idées !). Au Havre, je me suis acheté un jambon/beurre à la gare, avec presque pas de beurre et du pain pas cuit. C'était génial. J'ai marché le long du cours de la République, ça m'a fait super bizarre... j'ai fait des photocopies chez Acat puis j'ai pris la rue Hélène, que je prenais tous les matins en descendant de mon bus. Et alors l'arrivée à l'école, brrr, j'en tremble encore ! C'était dingue de se retrouver là ! Je ne connaissais presque personne mais tous les gens que je connaissais m'ont reconnue, et même deux personnes dont je ne me souvenais pas !... Je n'ai pas vu les deux personnes que j'avais le plus envie de voir.
L'entretien d'admission était très étrange aussi. J'ai été super nulle, comme je suis souvent nulle en entretiens. Comme j'ai peur, je n'arrive pas à me concentrer. Je pense au fait que j'ai peur au lieu de penser à ce que j'ai à dire. Je me barricade en répondant "non" à toutes les questions. Genre "pouvez-vous nous dire ce que vous comptez raconter dans votre mémoire ?" et moi : "non" (tout simplement)(alors que j'ai déjà réfléchi à la question et que j'ai des choses à dire à ce propos en plus !). Ca le fait moyen. Il faut que je fasse un travail là-dessus parce que ce n'était pas la première fois que ça m'arrivait... Je peux parler de mon boulot et de ma motivation mais je suis incapable de répondre aux questions. Heureusement, je connaissais très bien ces profs... et je crois qu'ils étaient contents de me voir.
Là où j'ai eu vachement de bol, c'est que je suis passée la première, à 14h00. A 14h30, c'était plié, et comme mon train de retour était à 18h03, j'avais largement le temps de téléphoner à ma copine qui bosse dans la pub, qui est ma copine d'école de l'époque LH. Je ne l'avais pas vue depuis un bail ! Et justement, elle était libre ! Je suis allée chez elle, dans le quartier où j'habitais avant, où elle a acheté une maison avec son copain, dernièrement. Je suis passée à travers le square Saint-Roch, c'était rien beau. Et puis je suis passée devant l'ancien appart' de nos amis ex-savoyards... Et ma copine qui bosse dans la pub était avec une autre ancienne de l'école ! On a passé l'après-midi à discuter en buvant du thé et en mangeant des gâteaux trop bons de la super pâtisserie qui tue. On avait plein de choses à se raconter, toutes les trois, et c'était un moment irréel, j'ai des frissons en y repensant !
Je suis désolée, ce post est super décousu mais je suis toute chose. Merci beaucoup pour vos pensées et encouragements !

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