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20 mars 2016

Un jour, il y a longtemps (ça se compte en

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Un jour, il y a longtemps (ça se compte en années), m'est venu une idée : demander pour Noël 52 pots de confiture, une pour chaque semaine d'une année. Le Noël suivant, je n'ai pas reçu ce cadeau.
J'ai oublié.
Et puis à Noël cette année, je reçois un petit paquet mystérieux de la part de ma mère, je l'ouvre et dedans je trouve un drôle d'instrument inconnu... Je fronce les sourcils (pas fâchée ! Interrogative !). Je lis que c'est un instrument de la marque Le Parfait, mais je ne comprends toujours pas. Alors elle me rappelle ma demande de quelques années plut tôt... Et là je découvre que pendant un an, en prenant du retard quand j'étais en visite, ma mère a confectionné une confiture originale et unique par semaine, pour moi.
Les pots sont beaux (c'est mon père qui s'est chargé de la déco commandée par ma mère si j'ai bien suivi), les confitures sont délicieuses, et franchement, sans aucune exagération, c'est le plus extraordinaire cadeau de Noël que j'aie jamais reçu ! Tous les diamnches, j'ouvre un nouveau pot (aujourd'hui, pastèque - la semaine dernière, abricot-menthe (je me suis trompée avant-hier, j'ai dit "abricot-basilic !)) et c'est la fête.

Ca associé à l'abonnement au 1 reçu pour mon anniversaire... mes semaines sont rythmées par ces joies sincères.

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4 octobre 2015

Au départ, j'ai trouvé ça un peu douloureux que

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Au départ, j'ai trouvé ça un peu douloureux que ça se fasse dans la précipitation, et puis finalement, je suis heureuse que ça se fasse dans la précipitation... ça laisse moins de temps pour réfléchir. Et finalement, même dans la précipitation, je trouve que j'en ai encore trop du temps pour réfléchir...
Alors on part. Dans une semaine. On retourne en France, dans une ville dont je n'avais jamais entendu parler, au nord de Lyon. Un endroit où nous n'avions jamais mis les pieds, où je n'ai jamais mis les pieds, J. oui maintenant qu'il y a passé les tests et l'entretien d'embauche, maintenant qu'il y a cherché un appartement.
Quitter Bruxelles, qui m'a si souvent agacée, se révèle bien difficile, finalement, j'y ai pas mal le coeur soudé. Ca fait huit ans quand même...

15 août 2015

J. m'a dit qu'il trouverait ça bien qu'on arrive

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J. m'a dit qu'il trouverait ça bien qu'on arrive à se débarrasser d'un quart de nos affaires avant de déménager, pour faciliter. Ce matin, au saut du lit, je me suis un peu lancée, j'ai eu envie de trier une boîte remplie de trucs et de machins dont j'ai jeté les trois quarts, finalement. J'ai eu envie de continuer. Le petit enfant a trouvé ça très intéressant, a regardé tout ce que je mettais sur le tas-poubelle, et quand J. m'a apporté un sac jaune, c'est lui, le petit, qui y a mis ce dont je voulais me libérer. Il pleuvait dehors, et finalement, on s'y est mis tous les trois et c'était un super bon moment, chacun affairé de son côté et tous ensemble à la fois.
Je me suis rendu compte que je faisais assez régulièrement ce genre de tri, et qu'il y avait des choses que je gardais non pas pour leur intérêt, mais pour une valeur affective d'une nouvelle sorte : ce sont comme des compagnes de tri. Je suis si habituée à tomber dessus quand je trie, je me dis "ah mais oui, cette image ! Je me rappelle !", et du coup je la garde juste pour la remercier de sa fidelité. C'est comme si ça me maintenait en vie de les garder, comme si ça me rajeunissait, ou plutôt, comme si ces petits machins étaient témoins de mon évolution, de mon avancée, de l'avancée de mon âge. Bref, à force, impossible de les jeter. Enfin, là, je me suis fait un peu violence mais j'en ai quand même gardé un peu...
Ca me rappelle un truc encore plus débile. En seconde, j'ai quatorze ans, je rêvasse à mon bureau en triturant entre mes doigts un petit bout de papier vert, une chute de papier. Je la plie et me retrouve avec un petit bloc bien tassé dans la main, et je ne sais pas ce qui me prend, enfin si, je sais très bien ce qui me prend, je suis une fille un peu superstitieuse même si je trouve ça incompréhensible, et en plus je ne peux pas m'empêcher d'attribuer une âme, une vie, aux choses. Bref, à ce moment-là, je me dis que tant que je possèderai ce bout de papier plié, tout ira bien pour moi. Ca fait seize ans, et régulièrement je tombe dessus en me disant "pffff n'importe-quoi" tout en n'arrivant pas à m'en débarrasser... Il a longtemps été dans la poche avant de mon sac à dos mais ce n'est pas là que je l'ai croisé la dernière fois, je ne sais plus.
Je suis retombée sur un carnet dans lequel nous avions fait une liste de prénoms, bien avant Joachim, pour rigoler. "Joachim" y figure, à la toute fin de la liste, et j'en étais toute surprise. Jérôme pas. On ne l'avait pas entouré parmi nos préférés. C'est un prénom que je n'aimais pas du tout quand j'étais petite... il me dérangeait un peu, et maintenant, j'aime être dérangée (enfin surtout, il ne me dérange plus).
Avant qu'on apprenne qu'il se passait à l'intérieur de moi une grossesse extra-utérine, ce prénom nous était revenu, au cinéma. C'était Main dans la Main, de Valérie Donzelli. Après, on était rentrés à pieds, main dans la main, et en traversant entre le Palais Royal et le Parc Royal, j'avais dit "eh, je me suis dit, "Joachim"... c'est super, non ?" et Jérôme m'avait dit "ah mais c'est fou, je me suis dit pareil !". Je me voyais déjà un jour un fils se déplaçant en skate sur les routes de campagne, et dansant bien comme ça. J'aime bien aussi l'idée du prénom cinématographique... Et puis malgré nos hésitations, ce prénom est resté le bon, aussi parce qu'il ne nous évoquait rien. Enfant timide, enfant agile, enfant soigneux, enfant frondeur, enfant intrépide ? Niet, la page blanche dans nos esprits. Nickel pour lui.
Je n'aurais jamais imaginé avoir un jour un enfant appelé Joachim, j'étais la première surprise de ce prénom choisi, et j'ai bien aimé ça. En fait, on a choisi en plein dans le mille le prénom qui était vraiment celui qu'il fallait qu'on lui choisisse, celui qui correspondait aussi à qui nous étions, nous. Mais sur le coup, c'était comme une bizarrerie de me découvrir future mère d'un petit Joachim.

14 février 2014

Si vous êtes un petit vieux et que vous avez

Si vous êtes un petit vieux et que vous avez perdu votre mouchoir, peut-être il est chez moi parce que je ramasse tous ceux qui trainent dans la rue.

Ca fait quelques années que tous les soirs, quand J. en père rempli mon assiette du met qu'il a préparé, je lui dis "merci pour ce bon repas Seigneur Jéjé" (ce qui nous fait rire bêtement). Et puis l'autre soir, peu après, je lui demande si il pense que les potes de Jésus l'appelaient Jéjé. Et là, d'une pensée à une autre, on se rend compte que lui, Jéjé, est le père de Jojo. Et là, il me dit "c'est l'inverse de chez Jésus où c'était Jojo le père de Jéjé".

Petit J. (qu'en vrai on appelle par son prénom entier, enfin surtout moi parce que J. le grand, lui, l'appelle surtout "mon bonhomme"), l'autre nuit, a eu la générosité de dormir de 20h50 à 5h50 !!! Je ne sais pas si vous vous rendez compte. Et cette nuit : de 21h10 à 6h30...

Je ne suis pas très petits noms en temps normal mais je l'appelle mon loukoum (ou ma fève), mon poulet, mon poulet joli, mon chou, puceron, mon petit coco, chou-rave fessu (enfin... c'est arrivé une fois, mais c'était sorti très spontanément !), palmier d'Autriche (aussi une seule fois mais comme "chou-rave fessu", c'était sorti tout seul et j'avais bien aimé), ou globule. Je l'appelle mon lardon, mon petit lardon grillé. Ou bien mon garçon, jeune homme ou mon grand. Ou mon chat ou chaton.

L'autre fois, dans un taxi prêt à démarrer devant un hôtel, il y avait un homme en costume regardant son téléphone, et au bout du doigt il avait un pansement, j'ai trouvé que ça ferait un bon début de film.

Lundi, je retourne travailler et je ne peux pas croire que ça fait déjà quatre mois que ça n'est pas arrivé... J'ai l'impression que c'était hier... quel coup au coeur... Même pas tellement de laisser le bébé (qui reste avec son père, donc ultra cool), mais de voir le temps filer comme ça... Je suis nostalgique dans l'âme mais ça se trouve renforcé par l'arrivée de notre enfant.

En bonus, je vous montre LA bouche de tortue, mais d'abord une photo de lui où il se marre, parce que je ne veux pas que la première photo de lui sur ce blog soit une photo où il est mécontent.


Bonne soirée, prenez soin de vous !

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5 août 2011

Les sandwiches aux rillettes sont prêts, j'ai mis

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Les sandwiches aux rillettes sont prêts, j'ai mis des cornichons mais coupés en deux dans le sens de la longueur parce que sinon ils prennent le devant sur les rillettes, j'ai pensé au propriétaire qui achète les cornichons par boîtes de conserve géantes tellement il aime ça.
J'attends le bip de Couacman pour courir le rejoindre à la station de métro, et qu'on coure jusqu'au loueur de voitures qui n'est pas la porte à côté mais chez qui on a nos habitudes. Je suis un peu stressée, j'ai hâte d'être sur le ring, ou même sur l'A19, jusqu'à l'A19 c'est des routes avec des fous du volant qui conduisent n'importe-comment. Le pompon, c'est l'avenue de Tervueren, c'est la place de l'étoile de Bruxelles je trouve. Le code de la route n'y existe pas. Mais on va passer ça, peut-être que comme c'est août, il y aura moins de monde, et ensuite, ce sera l'autoroute, ses aires et nos sandwiches aux rillettes.
Demain soir, on danse sur la chenille et on mange des coquilles Saint-Jacques, j'ai pris mes chaussures à talon mais je ne suis pas sûre de les mettre, j'ai pris trois robes au cas où je changerais d'avis. J'ai pris mon bouquin parce que chez les parents de Couacman, je m'ennuie toujours un peu. J'espère qu'il n'y aura pas trop de faucheux ou de bêtes bizarres dans notre chambre, surtout au-dessus du lit, là d'où elles peuvent me tomber dessus à tout moment. Il y aura les petits neveux et les petits chats de Lili. Et les biquettes et les petits veaux et les vaches et les poules et Roger le lapin et le chien des voisins qui mange les poules on le soupçonne. J'espère qu'il y aura le soleil et pas les bêtes d'orage. J'ai un peu la flemme mais je me réjouis du trajet en voiture et des sandwiches aux rillettes.

Sur la photo, c'est encore Eupen ! Bon week-end ! 

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16 novembre 2013

demain

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Hier, le médecin spécial femmes était hyper enthousiasmé par mon accouchement prochain, il m'a quitté en me disant "bon bah à très bientôt !... mais pas dimanche hein, parce que je ne suis pas là !". Aaaaah, non, me dis pas ça Nath', moi aussi je veux accoucher avec toi !

Je lui ai dit combien le matin je me sentais sereine et prête à accoucher et comme la nuit venant, je sentais des angoisses monter en moi. Aujourd'hui, il a fait sombre et brumeux toute la journée et j'avais l'impression d'être dans un autre monde. J'ai l'impression que l'accouchement est une expérience mystique et comme lorsqu'on s'assied dans un train fantôme, j'ai mi super envie de rentrer dans le royaume des fantômes, mi super trop peur d'y être. Je sens que c'est un truc qui me dépasse l'accouchement, et je me sens prête à vivre un truc animal comme inquiète de ce qui va se passer réellement, puisque c'est une expérience qui m'est encore inconnue et qui visiblement est différente pour chaque femme...

Voilà pourquoi j'aimerais que mon docteur pour femmes soit là, avec J. et moi. J'aimerais ces visages connus autour de moi. Je lui ai donc dit mes angoisses à la nuit tombée, et lui m'a dit "ah non mais moi j'adore les accouchements de nuit ! Il y a une super bonne ambiance en maternité !!!". Ca fait un an que je fréquente assidûment cet hôpital et il va me manquer quand je n'aurai plus besoin d'y aller ! Je ressens de l'amitié (oui, carrément !) pour les gens avec qui je partage mes affaires d'embryons depuis la grossesse extra-utérine.

J'ai découvert le blog des Vendredis Intellos que je trouve super pour réfléchir à plein de choses de parents. Grâce à Oriane Lassus, j'ai aussi découvert Elizabeth Cotten et sa chanson Shake Sugaree, chantée par sa petite fille de douze ans, et qui est super belle...

En ce moment, j'écris un texte, comme ça, allongée sur mon lit, à la lumière de ma lampe de chevet et affalée sur mon coussin d'allaitement, et ça me rend super heureuse. Quand je l'écris, je suis plongée dans ce que j'écris, je ne suis plus à Bruxelles, plus dans l'automne, plus dans la brume. Voilà pourquoi je n'écrirai probablement jamais une histoire super glauque, à moins que je fasse une dépression.

Ma valise est tellement prête que j'y rajoute tous les jours du superflu pour le confort, par exemple du thé des moines en vrac dans une boîte, avec boule à thé. C'est parce que je me souviens du dégueulasse thé Pickwick de la clinique... un goût de fond de tasse de café refroidi, avec quelques cendres de clope dedans peut-être même.

Le 27, si je n'ai pas encore accouché, on a pris rendez-vous pour aller chercher ce bébé là où il est. En attendant, j'ai monitoring un jour sur trois...

A chaque coup de rame, prend la force dans la taille et dans les talons allez allons, allez allez allons...

Bonne soirée, merci pour vos pensées !...

8 décembre 2012

Libre et pas libre, de Brigitte Labbé et Michel Puech

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Les livres de la collection des Petits Goûters Philo devraient être remboursés par la sécu tant ils me semblent d'utilité publique. Personnellement, dès que j'en déniche un en seconde main qui ne soit pas encore chez nous, je l'achète sans hésiter et ce quel qu'en soit le thème. Et c'est fou ce que ça fait réfléchir. Ca répond à toutes les questions, même celles qu'on ne se posait pas. Vraiment, mais vraiment, achetez ces livres ! Donnez les à vos enfants, prêtez-les à votre mari, déposez-les sur la table basse de votre dentiste ! Après avoir lu ces livres, on est plus intelligent et plus libre (et pas seulement parce que c'est le thème de celui-ci), on se sent plus fort, on sait mieux ce qu'on veut, on choisit plus facilement. C'est une thérapie. C'est profond, c'est génial. Et ce qui ne gâche rien, c'est que c'est illustré par Jacques Azam qui est un géni, alors ! Pour tous mes coups de mou, mes bouquins des Petits Goûters Philo sont là. Ce sont comme des amis qui ont le mot qu'il faut (oui oui, carrément mais essayez et vous verrez !).

Je vous recopie la quatrième de couv' de celui-ci :

"Nous pouvons refuser les contraintes, les obligations, nous pouvons être obsédés par la liberté, ne penser qu'à garder notre liberté, à en avoir le plus possible. Mais nous pouvons aussi l'utiliser pour faire des choix qui nous font découvrir des plaisirs, des joies, des gens... Et alors la liberté devient un moyen, un moyen de construire notre bonheur, un bonheur dont nous sommes responsables".

29 mars 2015

l'état d'esprit Lozère

L'état d'esprit Lozère, c'est quand je me sens comme la fois où on y est allés, et aujourd'hui j'avais l'état d'esprit Lozère et c'est très bon.
C'était en 2013, au printemps, il faisait un temps pire que merdique (de la pluie en permanence), mais j'avais posé mes congés et on devait chercher une destination de vacances, J. le grand et moi.
J'avais repensé à ma soeur et à son compagnon qui avaient l'habitude de louer un gîte avec cheminée et on s'est dit que c'était un bon critère. On avait décidé de louer quelque chose perdue au milieu de la nature, avec une cheminée.
Je me souviens de mon état d'esprit, les deux semaines précédant notre départ : j'y étais déjà.
On avait trouvé un gîte Clévacances qui faisait très gîte, ça se voyait sur le site qu'il allait y avoir du faucheux et de la dentelle (mais pas trop).
On avait regardé quelle météo on allait avoir et comme a priori c'était pluie pluie et pluie, on avait été chez Decath' s'acheter des bottes de pluie, je nous rêvais en Aigle mais le vendeur nous avait dit qu'on allait déraper dans la bouillasse, et qu'on ferait mieux de prendre des bottes de chasse, ce que nous avions fait.

L'était d'esprit Lozère, c'est en avoir rien à faire de la pluie parce qu'on est bien, là. C'est se sentir bien à l'intérieur. C'est être entre nous. C'est prendre soin du moment. C'est trouver la nature bien belle et agréable, même sous la pluie (et la neige le premier matin...) par un froid glacial.

C'est installer le petit-déjeuner sur la terrasse même si ça caille, pour profiter du rayon de soleil matinal.
C'est faire ses courses dans un Cora inconnu un matin de semaine et que ce soit désertique.
C'est acheter du pain dans la boulangerie du village qui ne ressemble pas à une boulangerie mais à une maison dans laquelle on aurait le droit de rentrer et qu'il y aurait quelques pains alignés là et qu'on pourrait en choisir un.
C'est superposer tous nos pulls pour ne pas mourir de froid.
C'est rouler dans la montagne et goûter à la verdure et au silence.
C'est rencontrer en une heure de trajet de nuit, un cerf, plusieurs faons, des lièvres...
C'est rester collés toute la soirée au feu de cheminée pour ne pas geler sur place.
C'est goûter la saucisse locale qui se révèle être aux tripes et au chou et que j'ai eu envie de vomir (en plus j'étais enceinte, j'avais la papille sensible).
C'est une odeur spéciale, l'odeur de la Lozère et du gîte en Lozère.
C'est un truc que j'ai du mal à définir et à décrire, mais ce qui est sûr c'est que je l'ai déjà ressenti dans des crêperies bretonnes.
C'est lié à la pluie et au froid, et en même temps au sentiment d'être au bon endroit au bon moment avec les bonnes personnes.

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30 novembre 2014

Je trouve la vie très chaleureuse en ce moment,

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Je trouve la vie très chaleureuse en ce moment, et c'est miraculeux parce que normalement, journées courtes riment dans ma tête avec gros cafard, pluie, froid, fatigue, marre. Et bien là, non.

C'est grâce à ma nouvelle phrase magique que je me dis à peu près vingt fois par jour, "ce qui est fait n'est plus à faire", du coup je fais tout ce que j'ai à faire, je ne laisse plus traîner ce bouchon de rouge à lèvres blanc par terre, je fais tout de suite les lits, je m'occupe de la paperasse dès que j'y pense, etc.

C'est grâce à un équilibre nouveau, émerveillant, qui se dessine dans notre petite et jeune famille. Non parce que voilà, avec J. le Grand, on s'entend bien mais on se déchire aussi, on se déteste aussi, on en a marre l'un de l'autre, on se trouve mutuellement mal coiffés, on s'exaspère, bref, on ne s'amuse pas tous les jours. Surtout quand on a mal dormi et qu'on manque de temps pour nous deux et de temps pour soi-même tout seul. Il y en a toujours un de nous deux qui doute, qui n'est pas trop content de quelque chose, qui se réveille de mauvaise humeur ou carrément dépité et ça flingue toute l'ambiance d'une maisonnée. Et donc, depuis la naissance de J. le Petit, notre relation vacillait comme un fêtard à six heures du matin. Whou, whou, un jour ça allait et l'autre pas, une semaine ça allait et l'autre pas. Et puis là, ça y est, on se retrouve. C'est comme un retour d'Ecosse après dix jours sans se voir, sauf que ça aura duré bancalement onze mois. Et puis chacun de son côté a réglé des choses qui sommeillaient (pour moi, ce fut de m'occuper sans lui de Petit J. pendant trois jours chez mes amis, j'ai compris que j'en étais capable et j'ai pu tourner une page très raturée) et là, ça va. Ca va ça va bien. Presque plus de bas, et quand on sent que ça va mieux, et bien ça motive à faire en sorte que ça continue comme ça. Que c'est agréable... Aaaahhh... c'est un bain chaud après une balade dans la bouillasse...

Le mieux, l'aller-bien, ça donne une énergie ! Alors on fait plein de choses, seuls, à deux, à trois, et c'est bien, et c'est bien que ce soit bien et maintenant ce serait bien que ça reste bien.

C'est grâce à des illustrations qu'on m'a demandé de faire et que je suis heureuse de faire (bien qu'un peu stressée).

C'est grâce au sommeil qui m'est revenu. J'étais devenue insomniaque, rien à voir avec le jeune poulet qui dort douze heures par nuit depuis une dizaine de jours. C'était comme ça, mystérieux. Et puis là, j'ai mis à mon oreiller  une taie d'oreiller trop petite pour lui et du coup ça le tasse un peu, ça le rend plus épais et je dors beau-coup mieux ! Voilà, c'était mon oreiller qui était trop raplapla. J'en étais sûre parce que j'avais remarqué que lorsque J. le Grand se levait pour s'occuper de Petit J. le matin,  et que je me rendormais en superposant nos oreillers, et bien il n'y avait plus de problème. Du coup, je crois que je vais investir dans un super oreiller de la mort qui tue, ça va être tip-top.

C'est grâce à ma toute nouvelle capacité à m'énerver quand je suis énervée, et à pleurer quand j'ai envie de pleurer. Je l'attendais et elle est finalement arrivée, à force de penser à elle. Vendredi, je me suis fâchée avec deux de mes collègues, je n'ai jamais été aussi heureuse de toute ma vie (j'exagère un peu). Déjà, j'avais trop raison d'être fâchée. Ensuite, j'ai dit tout ce que je pensais sans rien censurer, je n'ai pas réfléchi à la façon dont ils allaient le prendre mais je me suis plutôt concentrée sur ce que je pensais vraiment pour le dire très exactement, et puis à la fin j'étais tellement énervée que les larmes me sont montées aux yeux et je n'ai pas cherché à les retenir. Et après, je n'ai pas regretté de m'être fâchée. Et là je ne suis même plus fâchée contre eux.

C'est grâce à la perspective d'un voyage à Marseille début 2015, grâce à ces projets d'aller vivre ailleurs qui s'affinent. C'est aussi grâce à ce Noël chez nous avec mes parents qui se profile, et de nos discussions sur comment ça va être qu'on a, J. le Grand et moi. Plutôt salade au poisson grillé, plutôt rôti lardé ? Et le sapin, on va le mettre où ? Et on va jouer au Monop' ? Et Petit J., on lui offre quoi ? Aaaaah, c'est bien !

13 octobre 2013

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Il me reste une semaine de travail, ça paraît rien mais c'est énorme. Ca fait déjà bien deux semaines que chaque matin, quand mon réveil sonne, je le repousse à un quart d'heure plus tard, et un quart d'heure plus tard des fois je suis au bord des larmes tant ça me semble insurmontable, une journée, comme ça, devant moi.

Il y a un matin comme ça où j'étais de méchante humeur (en plus d'avoir le cafard et d'être crevée - la journée qui commence bien), et je me suis tournée dans le lit vers J. et là, je l'ai vu me sourire de toutes ses dents dans la pénombre de la soupente, et s'exclamer "bienvenue dans cette journée !!!" en ouvrant grand ses bras. J'ai éclaté de rire et ça a tout rattrapé.

Ce week-end, je me suis dit "ma fille, songe à ta valise" et je me suis lancée. Celle du bébé est prête, on a choisi sa première tenue qui finalement ne sera pas celle que j'ai pensé que ce serait pendant toute ma grossesse. Ce sera le petit body blanc à motif cerises bleues offert par ma mère, un vieux pyjama du couz' de Chelles, et le cache-coeur orange. On a séléctionné ces habits-là en se disant qu'ils seraient les plus confortables, les plus mous, les plus doux.

Je n'arrive plus à suivre niveau mails, nouvelles, rendez-vous, j'ai décidé de m'autoriser à attendre la semaine prochaine pour reprendre le fil de tout ça. Maintenant, je n'ai qu'une envie, quand je sors du boulot : rentrer à la maison le plus vite possible, manger puis passer l'après-midi à lire et à dormir bien au chaud sur mon lit. Et c'est ce que je fais. Merci pour votre patience...

Hier, nous sommes allés chez Inno acheter quelques trucs. A un moment, je me cherchais des culottes top confort pour après l'accouchement (et d'ailleurs la big loose, j'ai acheté un lot de quatre et une fois rentrée chez moi je me suis rendu compte qu'il n'y en avait que trois dans la boîte, il va falloir y retourner... pffff....) et J. s'enquiquinait peut-être un peu (mais rien qu'un peu hein) et il m'a dit "oh ! devine qui je viens de voir passer !" ??? Le gynéco-chirurgien-accoucheur !!!

Ma valise n'est pas prête mais quand même, ça avance cette histoire.

Une fois, il y a quelques mois, je réfléchissais et je me disais "ce qui serait vachement pratique, ce serait d'avoir des espèces de rectangles de tissu à mettre sous la tête du bébé quand il dort pour éviter de devoir changer ses draps tous les jours pour cause de bavements intempestifs". Je me suis donc mise à fabriquer des rectangles dans de vieux draps tout doux. Et puis là, une gentille blogueuse m'a envoyé un mail et m'a dit "ce qui est vachement pratique, ce sont les langes, à mettre sous la tête du bébé dans son lit pour recueillir sa blanche bave, ça se trouve pour trois fois rien chez Hema !".
Ah ah !!! Et moi j'avais gentiment commencé à découper et à coudre les bords de mes rectangles... Du coup, je me suis dit que tant pis, je continuais sur ma lancée. Ca a trainé, trainé, trainé... Et voilà à quoi j'ai passé une bonne partie de ma journée... Mais c'est fini, ils sont même propres, ils sèchent sur la rambarde. Je les appelle "carrés à baver" même si ils sont rectangulaires.

Maintenant je dois coudre la toile cirée à langer.

J. a préparé la première embeurrée de chou de la saison, que c'est bon !

Cet après-midi, on a sorti les habits d'hiver et rangé les habits d'été. On a encore réussi à sélectionner un bon demi carton de trucs à filer à l'armée du salut. Je n'aime pas trop mes/les habits d'hiver... Les tee-shirts à manches longues, ça m'empêtre, les pulls, c'est triste, les pantalons, ça m'engonce, les chaussettes, ça gratte, les manteaux, ça fait transpirer tout en ne réchauffant pas assez. Trop cool quoi.

On a même mis un petit coup de chauffage pour cause d'humidité ne voulant pas sortir par les fenêtres restées un bon moment entr'ouvertes.

Il paraît que si je perds les eaux, j'ai interdiction d'aller à pieds à la maternité, je dois impérativement me faire conduire en voiture, au cas où le cordon serait emporté par les flots, devançant la tête du bébé, et du coup, pincé dans l'étroitesse du col, ne l'alimentant plus assez. La kiné et l'échographiste tiennent ce discours, la sage-femme qui nous a guidés pendant la visite de la maternité a dit que ce serait quand même vraiment pas de bol que ça arrive (le coup du cordon coincé dans le col). Vendredi on aura l'avis du gynéco mais de toute façon, je crois qu'on n'osera plus prendre le risque, maintenant.

Je n'ai plus mal au dos au cinéma.

Salut !

30 octobre 2014

Et finalement j'ai re-disparu. Mais je reviens.

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Et finalement j'ai re-disparu. Mais je reviens. J'aime bien, ici.

Bientôt, nous fêterons le premier anniversaire de Petit J.. A cette occasion, des sentiments mêlés me reviennent, l'excitation et le trac de l'attente, la joie et l'incroyable de l'accouchement, mais aussi des relents de choses faites ou entendues qui n'auraient pas dû être faites ou dites, à la maternité. Des regrets que j'ai sur le coeur depuis lors, l'impression de m'être privée de quelque chose en étant très mal alors que j'avais un adoré petit bébé dont profiter. Je me sens enfin prête à remplir ce formulaire de satisfaction proposé par la maternité. L'hôpital ami des bébés n'est pas forcément l'ami de la maman.

Si je pouvais faire exectement ce dont j'ai envie, je prendrais rendez-vous avec les gens qui ont suivi ma grossesse et mon accouchement. J'ai été très frustrée de partager une telle aventure avec des personnes que j'ai appréciées (et qui m'ont suivie dans le vrai sens de "suivre" : j'ai fait des choix, elles ont dit oui - j'ai eu vachement de chance) et puis une fois l'aventure "grossesse" terminée, de ne plus les revoir,voilà, comme ça. Sans plus.

Je suis partie en vacances, d'abord seule avec mon enfant, et puis ensuite en petite famille avec mon cher Grand J..
Les premiers moments, juste avec Petit J.. C'était trop bien ! On est allés chez des amis, qui nous ont dorlottés, mais vraiment. C'était comme un massage d'épaules mais à l'échelle de la vie, des journées. Un délassement offert, comme ça, par amitié. Petit J. a découvert les sardines et comble de l'incroyable, ce n'est pas son père, qui en est friand, qui lui a fait goûter, mais moi quis suis censée ne pas aimer ça mais qu'en fait je me suis rendu compte que c'était super bon. Et la bonne nouvelle : privée de sardines par méconniassance depuis 29 ans, mon quotat de sardines à manger est énorme ! Je n'y ai pas encore touché et c'est cool parce que vu comment j'ai entamé le quotat chocolat...

J'ai présenté Petit J. à un prof des beaux-arts du Havre.  Je me souviens d'un premier rendez-vous pour parler de mon travail à l'école, où on a effectivement parlé de mon travail, puis du sien, puis on s'est mis à deviser sur la vie. Il y a des fois où l'amitié, ça commence directement, on dit parfois qu'on n'a pas besoin de se parler ni de se voir souvent avec ses amis, pour que le lien reste et qu'on se retrouve comme si on n'avait jamais été séparé. Et bien des fois, ça commence aussi comme ça. On est directement ami.
J'avais donc revu cet amiprof une fois depuis Le Havre, il avait fait une halte à Bruxelles sur son chemin. C'est peu, et alors j'ai toujours peur que ça ne colle plus quand je vais retrouver les gens. Comme ça collait bien avant mais qu'il y a eu du temps, j'ai peur que les lignes aient été faussement parallèles et se soient subrepticement éloignées sans qu'on le voie, en croyant se suivre.
Je tape le code en bas, je monte les six étages, mon bébé endormi contre moi, mon sac de rando sur le dos (je ne peux pas voyager léger avec mon bébé, vu que comme doudous il a choisi un pull angora et une couverture en alpaga (et qu'au cas où, je voyage aussi toujours avec son lion, pour qu'il reconnaisse un peu le décor), c'est lourd, j'ai trop chaud et un peu la trouille. Et puis en haut, il y a deux portes, chacune décorée d'une carte postale, une poétique genre sacs de lavande sur un marché provençal, et une improbable, je choisis l'improbable et c'est banco. Et puis là il y a un grand canapé, une peau de vache par terre, de la farine de maïs dans un placard, une fenêtre ouverte sur une cour d'école en pleien récré. Petit J. machonne son croûton de baguette, observe de loin notre hôte, puis fini par se hisser sur ses deux pieds en se tenant à son genou. On se sent bien. je me laisse préparer des crêpes aux courgettes avec des oeufs sur le plat dedans, je bois l'infusion d'orties pas si mauvaise que ça. On discute quatre heures comme dix minutes, et je me sens infiniment entourée et reconnaissante.

20 septembre 2013

Alors voilà il est revenu. A l'avance, je me

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Alors voilà il est revenu. A l'avance, je me demandais comment on allait faire pour se parler vu qu'on allait tous les deux avoir mille trucs à se raconter et l'impatience de les raconter. Finalement ça s'est assez bien goupillé cette histoire, on a rebondi comme des lièvres sur les paroles l'un de l'autre.
Au départ, quand il a frappé à la porte (il avait juste emporté la clef d'en bas) et que je lui ai ouvert, il y a même bien eu une minute (et peut-être même un peu plus) où on n'a rien dit du tout, où on s'est contentés de se regarder, des sourires jusqu'aux oreilles.

Il a perdu deux kilos (on ne peut rien lui confier) mais il a pourtant quand même réussi à cuisiner sur son réchaud, perdu en pleine nature. Il m'a montré des photos de couscous au miel et aux abricots, figues, raisins secs et dattes (et noix diverses + viande séchée épicée), en me disant que c'était super bon. Il a aussi mangé des tas de desserts anglais photographiés au préalable et qui m'ont fait baver sur le clavier. Il a vu l'immensité, il a goûté à la solitude profonde, il a traversé des rivières, a écrit dans des livres d'or de bothies, a discuté avec quelques personnes croisées. Il n'a pas trempé le bout de ses orteils dans la mer. Il a transformé la protection de pluie de sa tente en cape lorsque sa cape officielle s'est déchirée suite à un coup de vent. Il ne s'est pas perdu. Il a été bien, il a apprécié et visiblement dégusté le moment.

De mon côté, j'ai aimé la petite période aussi. Il m'a manqué, mais j'ai aimé me démmerder un peu, faire comme j'avais envie dans l'ordre dont j'avais envie. J'ai aimé choisir mes horaires, j'ai aimé comme lui que personne ne sache où j'étais quand j'y étais. Et même si j'ai été infiniment heureuse de le retrouver, ça m'a fait un léger choc de devoir revivre avec quelqu'un.

J'ai beaucoup aimé écrire ici tous les soirs et vous sentir là, comme autant d'oreilles attentives et bienveillantes. C'est bizarre à dire vu que je suis assise, silencieuse, derrière mon ordinateur, et que vous êtes assis, silencieux, derrière les vôtres, mais écrire ici m'a fait me sentir très entourée pendant ces seize jours. Alors merci.



Cette semaine, les étudiants avaient tous déserté mon job alimentaire, et je me suis rendu compte que je ne pouvais absolument plus assurer le travail toute seule. Là c'est vraiment trop fatiguant. J'ai encore trois semaines à tirer. Je suis entrée dans le huitième mois, l'autre jour. Ce n'est plus possible et je n'aime pas ce sentiment d'inefficacité qui m'a gagnée. J'arrive en forme le matin mais au bout d'une heure, je flanche, j'ai la tête qui tourne, les yeux qui se ferment, mal partout et le cerveau qui ne répond plus. Le bébé ne peut carrément plus du tout dormir, je le sens se mouvoir dès que je bouge un muscle de plus que celui de l'avant-bras.

Cette semaine, je l'ai imaginé différemment d'avant. Avant, dans ma tête, c'était une minuscule crevette, un bébé mais en miniature. Tout à coup, le sentant de plus en plus nettement trop serré dans moi, je me le suis figuré tout replié, replet, avec les yeux fermés au-dessus de pommettes épaisses et molles, comme deux plis rieurs. J'ai vu ses cheveux bruns collés sur son crâne par le vernix. Je crois qu'il a trouvé son prénom, aussi...

On a revu Milky-la-kiné qui m'a appris la respiration d'usage pendant le travail. la prochaine fois elle nous montre les positions à adopter, ensemble, pour avoir moins mal et que les choses avancent convenablement. C'est très bien...

J'espère que vous allez bien, à bientôt j'espère !

11 juin 2014

Je ne sais plus trop comment bloguer. J'y ai

Je ne sais plus trop comment bloguer. J'y ai réfléchi pendant mes vacances, j'ai eu l'idée de faire de petits reportages sur des choses et ça m'a semblé super, ça m'a carrément enthousiasmée, et puis au moment de m'y mettre, je me suis dit "bon, je parle de quoi ?" et rien n'est venu.
Je ne sais plus trop quoi raconter, peut-être parce que je suis une méditative qui n'a plus vraiment le temps de méditer. J'ai pensé mettre juste des images, mais comme je ne photographie que mon bébé et mon copain, ça craint.

Je n'ai pas tellement envie d'abandonner, je me dis même des fois "allez, j'écris tous les jours, chaque jour sa pensée du jour". C'est peut-être ça la meilleure idée. Ca plaît à ma face protocolaire ultra développée. Des protocoles, j'en ai mille qui m'enthousiasment, je suis rigide là-dessus : changer les torchons tous les mercredis et dimanches, changer les serviettes de table tous les dimanches, changer les draps tous les premiers du mois, les taies d'oreiller tous les dimanches, les serviettes de toilette et tapis de bain tous les dimanches, de soutien-gorge tous les dimanches, de chemise de nuit tous les dimanches, de culotte tous les matins (ah ah), ne jamais choisir les assiettes que je pose sur la table, prendre les premières de la pile même si ce sont les plus moches, ne jamais choisir le linge que je lave, je prends ce qui est sur le dessus de la pile et tant pis si le tee-shirt que j'ai très envie de mettre est trop en-dessous pour rentrer dans la machine (dit comme ça ça semble effrayant mais rassurez-vous, je suis plus heureuse sans mon tee-shirt et en ayant respecté le protocole qu'avec mon tee-shirt en ayant triché (vous êtes rassurés ?))... bon, c'est du protocole ou de la maniaquerie ?

Du coup, ça y est, ça ressemble à une pensée du soir alors que ce n'est même pas vraiment ça que je venais écrire ici.

Peut-être que c blog, c'est tout ça et plein d'autres choses, tout ce qui me passe par la tête en fait. Ca m'arrive de me demander pourquoi je le fais mais je pense vite à autre chose, j'ai un peu honte de prendre à ce point plaisir à raconter ma vie comme ça. C'est le journal intime que je n'ai jamais réussi à écrire ? Et bien non même pas, parce qu'en fait, il y a milel choses qui composent mon quotidien et que je ne raconte pas ici, parce que je les trouve trop intimes. Je suis contente de ressentir que j'ai des barrières.

J'aime écrire ici, et puis des fois, ça m'aide de relire un peu. Je vois que j'évolue sur certains points. Et pusi même si je ne vous connais pas, vous, les lecteurs, je ressens de l'amitié pour vous, finalement vous vous dévoilez un peu parfois, en commentant. En septembre, quand je vous avais demandé qui vous étiez, j'avais été surprise de voir que vous étiez vachjement musiciens, profs de musique, directrice de conservatoire. Vous le savez que j'ai un cd de Pascal Obispo (que je n'écoute plus depuis longtemps, mais quand même, je n'arrive même pas à m'en débarasser, ça m'émeut de relire les titres à l'arrière du boitier, de me rappeler les airs, ça fait revenir ma 5ème, les samedis soirs où on regardait Arthur à la télé en famille, avec Billy Paul qui venait chanter à la fin, et comment j'aimais trop regarder longuement par la fenêtre de la voiture quand on allait en virée à Paris et que mon père prenait son pied en conduisant de façon sportive dans les rues de la capitale) ?

(Ca me fait penser : l'autre jour, je pensais aux parents de Vanessa Paradis, qu'on nous présente toujours comme des gens simplissimes habitant un pavillon de banlieue au crépi jauni : quand même, ils ont eu chez Johnny Depp pour Noël ! Et avant ça, Lenny Kravitz ! Bon, Florent Pagny, j'espère que les huitres n'étaient pas fraiches... Et maintenant, Benjmin Biolay ! Ca fout la pression quant aux cadeaux à choisir quand même.)

Bref, je voulais juste dire que ça me manque de ne plus écrire ici même si souvent j'ai envie mais je ne sais pas quoi dire. Et vous me manquez aussi. J'ai toujours cette image de petites fenêtres allumées un peu partout, chaleureuses.

Je vous quitte sur une photo de la plage de Kerlouan, idéale. Je vous embrasse !

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23 août 2011

Le temps qu'il fait, c'est n'importe-quoi, un

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Le temps qu'il fait, c'est n'importe-quoi, un jour beau, un jour chaud, un jour froid, un jour fou.
Mon moral essaie de suivre mais les changements sont si brusques qu'il s'essouffle.
L'été a été très mou, un ciel bas et blanc, des températures limites limites. Ce matin, enfin, les éléments se sont déchainés. Le ciel était noir, il faisait noir, même à 10h00, on aurait dit que le soleil ne s'était pas encore levé, et les rues étaient désertes. J'allais au boulot, et j'ai pris une tempête sur la tête, avec grêle, vent et tout et tout. J'ai été complètement soulagée de ma déprime... Enfin il se passait quelque chose, enfin le ciel prenait du relief. Je suis arrivée au boulot trempée jusqu'aux os, et mon patron a accepté que j'enlève mes chaussures qui faisaient flouch flouch à chaque pas. J'ai roulé mon pantalon jusqu'aux genoux, et j'ai travaillé pieds nus, rayon livres scolaires. Heureusement, j'avais mis du vernis dimanche alors j'étais quand même un peu habillée des pieds. J'ai adoré ce moment.

10 décembre 2013

Aujourd'hui lundi, une sage-femme qui sentait bon

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Aujourd'hui lundi, une sage-femme qui sentait bon le cuir est venue nous voir chez nous et m'a dit de cocconer un max', on me l'avait déjà dit mais en fait j'avais besoin qu'on me le répète. Alors j'ai passé tout le jour dans le fauteuil, bébé calé au creux de moi, à lire (et à boire de la tisane au fenouil). Je lis les Kamo de Pennac et c'est très très bien... J'ai aussi caressé l'oreille de mon bébé qu'il a très douce, et je lui ai expliqué que ça ne se faisait pas d'empoigner le bout des tétons des gens en y enfonçant les ongles (sauf si ils le demandent mais ça je ne le lui ai pas dit, ça se fera naturellement). J'ai beaucoup aimé trainasser en fin de grossesse et je ne sais pas pourquoi, je m'étais mis la barre haute pour ce début de maternité. C'est bien de prolonger le temps du rien faire d'autre que regarder le temps qui passe.

1 août 2013

C'est comme un sentiment de page qui se tourne.

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C'est comme un sentiment de page qui se tourne. C'est comme la fin de l'école primaire, quand on s'apprête à quitter l'école, la cour, les instituteurs, l'odeur des lieux, les racines de l'arbre dans lesquelles on a joué des récrés durant, quand on s'apprête aussi à quitter ses camarades, l'organisation des journées, le camion Qualifourchette et son singe qui fait le poirier, les bus jaunes qui emmènent à la piscine le jeudi et qu'on chante à tue-tête avec ses copines "au Monoprix, les bifteacks sont pourris et les garçons aussi, c'est naturel que les filles soient plus belles et les garçons moins beaux" (pauvres chauffeurs de car). Voilà, ça me fait la même sensation que de quitter tout ça, une tristesse, une nostalgie déjà, et en même temps le sentiment d'avoir fait du chemin, d'être prête pour la suite, vieillie, avoir hâte de ce qui suivra, un peu peur aussi mais surtout hâte...

J'ai envie de remue-ménages en ce moment, bouger les meubles, ne plus avoir de frange, garder cette bonne habitude d'avoir des désirs profonds de concombre et non plus de chocolat (j'aimerais tant que ça dure après la grossesse, hum), me sentir pas mal en phase avec moi-même, et puis aussi envie de partir vivre loin, ailleurs, projet pas encore tout à fait au programme mais qui je pense fait son chemin dans nos têtes...

Alors donc, on a changé les meubles de place dans notre chambre, ce n'était pas particulièremùent prévu au programme mais l'autre soir ça m'a pris, j'ai réussi à motiver J. (pas aussi enthousiasmé que moi par la joie du bougeage de meubles) et après, après mais ça nous a semblé évident que notre chambre était vachement mieux comme ça. Elle est devenue sereine, ce qui n'est pas rien étant donné notre don pour le bordel ambiant. Mais là, chaque chose semble à sa place, il y a de l'espace, de la lumière, c'est parfait.
Et après, on regardait le résultat le soir avant d'éteindre la lumière, et je me sentais bien dans cet espace tout neuf, et en même temps je sentais comme les choses évoluaient, changeaient, s'adaptaient. Je ne sais pas trop comment dire mais symboliquement c'était assez fort... C'est le lit de bébé qui nous a poussé à bouger les choses, et là on lui a vraiment fait sa place...
J'ai beau rester la fille de mes parents, tout à coup je me suis moi-même sentie un peu parent.

Comme il y a eu des jours un peu moins chauds cette semaine (entendez par là qu'il a fait moins de 26°C), j'ai pu constater à quel point je pêtais la forme quand il y avait de l'air, j'en ai donc conclu que, ne pouvant rien contre la chaleur harassante, et bien j'avais le droit de dormir tout l'après-midi durant si ça me chantait, quand elle était installée. Voilà comment aujourd'hui j'ai lu un Marion Duval bien calée dans mon coussin d'allaitement, avec le bébé qui expérimentait ses muscles dans mon abdomen, après avoir poussé un petit somme et mangé un Magnum vanille/amande, le genre de trucs qu'on n'a jamais chez nous (on n'a pas de congélo) mais là c'était vraiment de saison.

Dans la série "changements", on a acheté le matelas du petit lit de l'enfant, et contre toute attente ça m'a fait bien plus d'effet que lorsqu'on avait acheté le lit lui-même. On a aussi acheté un biberon pour ne pas se retrouver totalement en rade si jamais il y avait le moindre souci de connexion entre mon téton et sa bouche édentée. Et puis un biberon, quand même, l'air de rien, ça représente la liberté de la mère de pouvoir aller nager, de voir une copine, de dormir un samedi matin, alors c'est utile d'en avoir un dans son placard je trouve. En parlant de ça, c'est super bizarre d'ouvrir la porte du placard où on range le shaker et les verres à pieds et de se trouver nez à nez avec un biberon (moi j'ouvre le placard pour l'étagère du dessus, celle où il y a les tupperwares, même si en vrai je bois encore des coktails, J. ayant plus d'un tour dans son sac et me préparant des coktails sans alcool spéciaux pour femmes enceintes et enfants en bas âge mais qui ont envie de se la pêter un coktail à la main comme les grands).

Je parle beaucoup de grossesse, c'est que c'est très préoccupant. Ce matin nous sommes allés à la commune faire la reconnaissance prénatale, j'ai signé un papier qui dit que je pense que J. est bien le père de l'enfant et J. aussi a signé, et son année de naissance était écrite "mille neuf cent septante neuf" et on a bien aimé cette belgitude sur un papier qui nous suivra toute la vie. Maintenant on doit aller faire la reconnaissance prénatale au consulat, chouette ! (c'est ironique)

Bon, je me suis renseignée, le petit sera français et pas du tout belge, j'aurais bien aimé qu'il ait la double nationalité mais non. Tant pis !

Cette grossesse me paraît très longue parce que je pense que depuis novembre, je n'ai pas vécu sans me défaire de cette attente d'avoir un bébé concrètement, dans les bras, pas juste le projet mais vraiment l'enfant, là, présent. Bref, j'ai l'impression que ça fait 10000 ans que je suis enceinte. C'est marrant aussi d'être enceinte sur une année, je trouve qu'on se rend compte de la durée du moment : en 2013, j'aurais été enceinte de février à (normalement) novembre. Ca fait long quand même !

Comme on a lu que le foetus entendait mieux les sons graves, on a décidé qu'on devait lui chanter du Leonard Cohen. Je lui chante aussi A la Claire Fontaine quand je suis sous ma douche et qu'il vient se blottir au bord de mon ventre pour mieux profiter. Je ne sais pas pourquoi mais c'est le truc qui me vient le plus naturellement. Il y a une cliente du magasin où je bosse qui m'a dit "surtout, chantez pour votre bébé, c'est très important" et le conseil m'a plu.

Hier, j'ai dit au revoir aux étudiants de juillet, qui m'ont aidée dans mon job alimentaire. Je suis toujours super triste de les quitter... Ils viennent bosser avec leurs ambiances, j'adore ça. Par exemple, en juillet, il y avait une fille qui avait déjà bossé là l'été dernier, et je me réjouissais qu'elle revienne. Elle me raconte sa vie en Bourgogne (elle ne vient à Bruxelles que pour l'été), ses études (passionnantes), ses vacances au Puy du Fou que pour moi ça représente juste ce type royaliste dont je ne me souviens plus du nom mais c'est pas grave, et aussi les Jeux d'Intervilles et la chanson de Jeanne Cherhal "tous les ans, avec papa, on va au Puy du Fou". Et donc, elle, elle me raconte ce qu'elle a vu, ce qui était nul, ce qui était bien. Elle me parle du potager de ses parents et de sa participation à un club lecture quand elle était au collège, bref, elle me rappelle l'enfance, je ne sais pas pourquoi. Il ya  vraiment une ambiance de grandes vacances quand elle est là.
Aujourd'hui, j'ai retrouvé les deux frères rockeurs des deux étés précédents. Eux, ils dégagent une ambiance très "batterie dans le garage, Etats-Unis, quartier résidentiel huppé, verdure, déplacements en skate, piscine dans le jardin, père qui nettoie son 4x4, grande complicité et amour fraternel" (pour une idée plus précise, regardez-donc ce clip des Hanson, d'ailleurs, ils ont le même genre d'allures). Dans un autre genre, j'aime bien aussi.

Je ne me suis pas encore allongée sur la canapé qui a été installé à mon intention dans la réserve. J'ai trop peur de m'y endormir et de me réveiller seulement trois heures plus tard. Par contre, j'ai un collègue qui lui, en profite pour faire une petite sieste sur sa pause midi.

On fait des batailles d'eau tout le temps, il y a des pistolets à eau planqués partout dans cette boutique. Vous êtes en train de parler avec un client et là, vous vous prenez un grand jet d'eau dans l'oreille, formidable ! On rigole bien.



Je vous souhaite une bonne soirée à tous, à bientôt !


Sur la première photo, c'est notre p'tit dej' de lundi matin, où on a fini la partie de Scrabble commencée la veille au soir en mangeant des gâteaux (choco/framboises et au yaourt) parce qu'on n'avait plus de pain. Bref, un goûter d'anniversaire, avant d'aller bosser, c'était trop cool.

Sur les deuxième et troisième photos, notre nouvelle chambre.


Sur la dernière, le soleil et la chaleur de cet après-midi.

2 août 2011

"TOP je suis revenu aujourd'hui chez les Couac

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"TOP je suis revenu aujourd'hui chez les Couac Couac, je suis ultra rapide super fluide,  mon nom commence par un I, je me balade dans les airs, je suis une nouvelle fenêtre sans soleil et sans pluie, je me suis fait désirer..." tudummm... "Je     suis     internet...."   (c'est à lire façon Julien Lepers)

Je me suis fixé des règles super sévères et je suis soulagée d'avoir été ferme avec moi-même. Il n'y aura pas d'internet pour moi le vendredi, samedi et dimanche. les autres jours, oui, mais uniquement avant le boulot, donc avant 9H36 du matin (heure à laquelle je pars au boulot, oui c'est précis). Aujourd'hui c'est exceptionnel, ce sont des retrouvailles ! Hum hum... Non mais sans blague, j'ai le sentiment de m'être parfois laissée déborder autrefois et là, je me dis "ce problème ne passera pas par moi". on verra bien...

Sans internet, j'ai cuisiné, dessiné, j'ai joué mille parties de Scrabble avec Couacman (une fois, on s'est même couchés à deux heures du mat' parce qu'on n'arrivait pas à arrêter), j'ai rêvassé, regardé les fleurs sur la terrasse, écouté de la musique assise dans le fauteuil, lu, écrit, dormi, cousu.

Sur la photo, c'est la petite maison à Eupen, elle me fait rêver avec sa vraie forme de maison comme on les dessine, son gros arbre et ses belles briques.

J'ai passé un mois de juillet très moyen moyen mais août se présente mieux. Au boulot, il y avait deux étudiantes qui étaient là pour m'aider et ce n'était pas la folle entente donc c'était très rude... Bon, maintenant, elles ont toute les deux fini leur contrat, et les deux étudiants qui les remplacent sont trop mignons. Quand ils sont arrivés lundi, je me suis dit "c'est fou, on dirait les Hanson !" et là, paf, j'apprends qu'ils sont frères et qu'ils sont rockeurs ! Ils n'arrivent pas à me tutoyer, c'est la première fois que ça m'arrive...

J'ai demandé à Couacman de me couper les cheveux ce matin et maintenant je regrette un peu... Déjà que je m'étais loupé la frange il y a deux semaines, 'faut que j'arrête avec mes cheveux !

Samedi on va à un mariage normand. Je me suis offert pour l'occasion une robe dans une friperie, c'est une robe qui vient de Suède, 100% polyester, je vais enfin savoir ce que ça fait !

Aujourd'hui il a fait beau mais demain c'est fini il parait mais bon, à la météo, ils se plantent une fois sur deux. Non ?

On a eu un faucheux dans la salle de bains. J'avais décidé de l'adopter, on l'avait nommé Frédérique car il était fil de ferique. Mais le problème, c'est qu'il s'était installé entre le mur et la machine à laver. A l'essorage, il a morflé. Il a tenu deux ou trois machines puis il s'est barré, on ne l'a jamais revu.

Quelques semaines plus tard, on a découvert une araignée noire dans notre salle de bains mais elle, Couacman l'a mise dehors parce que bon, on aime bien les bêtes mais voilà quoi.

Dimanche, nous sommes allés à Tongres et nous sommes passés devant une frituur où c'qu'ils écoutaient très fort "only you", c'était super cinématographique. 

Sinon, en 2011, je continue de me sentir super heureuse. Il y a des moments, comme ça, je me dis que tout est parfait. Que je ne changerais rien. J'ai des moments de doute et de déprime, je fais des cauchemars la nuit (j'ai même rêvé que je dormais dans un dortoir surveillé par Ben Laden), j'ai peur de perdre de vue mes objectifs, ça m'empêche de dormir, j'ai peur de ne pas y arriver. Mais quand même, par moments, je change de point de vue et je me dis "c'est nickel". Ca me prend, comme ça, et c'est bien.

J'aimerais bien que vous me racontiez comment vous allez vous.

Bonne nuit ! 

30 août 2013

Et voilà, il est parti, un grand sourire scotché

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Et voilà, il est parti, un grand sourire scotché aux lèvres, sac au dos et chaussures de rando arnachées sur le cou de pied. Pour seize jours, finalement à pieds, tout seul dans une montagne inconnue et a priori pluvieuse. J'ai eu l'impression que si il avait pu sautiller il l'aurait fait (mais en descendant l'escalier c'est chaud). Ca me semble difficile d'envisager de ne pas pouvoir parler à quelqu'un pendant le dîner, et puis je relativise quand je pense que lui ne verra presque personne pendant ces seize journées... c'est ce qui lui plaisait. Je lui ai dit qu'il n'aurait aucune nouvelle de moi sauf s'il en prenait, mais qu'il n'était pas obligé. Que ça devait venir de lui et de son envie. J'ai l'impression que c'est une sorte de retraite pour lui, alors je ne veux rien gâcher. C'est l'effet "bébé" que ça lui fait d'en attendre un.
J'avoue avoir eu un gros coup de cafard toute la matinée, le même cafard qui me poursuit depuis toujours en cas de séparation. Je crois que je n'arriverai jamais tout à fait à m'en débarasser... mais je n'ai pas pleuré, d'autant plus qu'il était si heureux, en fait je ne peux que me réjouir aussi.

Donc, seize jours. Si vous avez envie de passer ou de m'appeler, n'hésitez surtout pas... il y a un code secret pour téléphoner sur le fixe, alors si vous espérez que je décroche et bien il faut au préalable me le demander, sinon ça sonnera dans le vide (c'est une sorte de filtrage des appels, très bien !).
Depuis qu'il parle de son voyage, moi je pense à ce que je vais inventer pour rendre ce moment intéressant pour moi aussi. J'aimerais bien que ça ressemble aussi à des vacances, mais à Bruxelles, et même si j'ai prévu de travailler comme une folledingue, en fait.
Voilà mon plan : dessiner, peinard à mon bureau, en écoutant la radio. Ne pas avoir d'horaires pour ça, me faire le vie confortable en buvant éventuellement un petit verre de jus d'ananas ou un mug de thé en travaillant, et peut-être même me fabriquer des machins à grignoter. Je m'y vois à fond.
Et puis prendre soin de moi et de chez moi, tout bien ranger, nettoyer. Cuisiner, me mettre de la crème sur les pieds tous les soirs.
Prendre un abonnement bi-mensuel à la Cinématek et aller voir plein de films (j'ai déjà fait ma sélection...).
Téléphoner et/ou écrire à mes amies, voir du monde, retourner voir l'ex cher proprio, pas vu depuis bien trop longtemps.
Eventuellement lire et tricoter, mais pas obligé.
Ne pas accoucher.

Hop !

17 février 2011

un air...

J'ai décidé de jouer au petit jeu de madame Ne poussez pas, que je trouve marrant.
Il s'agit de mettre sur son blog une photo d'une personne connue à qui on vous dit que vous ressemblez.
Et donc, ces dernières années, on m'a plusieurs fois dit que je ressemblais à Daphné Burki. Tout est dans la machoire, le menton et la bouche, que nous avons un peu en commun peut-être, effectivement... et puis la frange aussi. Mais je n'ai pas les yeux verts et je n'ai pas le nez si fin... 

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11 février 2012

la période, tome 2

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(Je ne sais pas par où commencer, c'est une période très riche pour nous. On a plein de projets, on se sent super bien chez nous, ça fait dix ans que je suis partie de chez mes parents et c'est la première fois que j'habite dans un endroit où il fait chaud et pas humide, on se sent dans un cocon, on adore notre nouvel appart', on a envie d'y revenir quand on y est pas. On a vu l'énergie qui nous animait quand tout était dans les cartons et qu'on vivait avec rien (et aussi on a pris peur en voyant le nombre de cartons dont on avait besoin pour déménager nos affaires...) alors on trie, on donne, on fout en l'air, on se débarasse, c'est super ! On avait déjà commencé avant, en septembre par là, mais on devient sans état d'âme, on vend même nos livres à mon employeur qui les achète (mais pas tous, on les vend pas tous et il ne les achète pas tous). On a vu Michel Legrand en concert un mardi soir. Après le boulot et deux/trois petits trucs à faire en ville, vers 16h00, nous avions rendez-vous à la gare du midi avec Couacman, on a pris le Thalys, arrivés à Paris on est allés à l'hôtel poser nos sacs, on a  mangé la salade de patates au thon qu'on avait dans un tupperware, puis j'ai mis du rouge à lèvres, on est sortis et on a pris le métro jusqu'au théâtre du Châtelet, on a vu Michel Legrand et Nathalie Dessay, on a  tout les deux pleuré (surtout pendant qu'ils interprétaient magnifiquement "j'ai parlé à Maman de notre mariage, elle m'a évidemment traitée de folle, et puis ce soir elle m'a interdit de te voir, tu comprends, j'ai eu si peur". C'était sublimissime comme dirait Thomas du bus, puis on est allés dans le bistrot en face boire un verre de vin et on est rentrés à l'hotel pour dormir. Le lendemain, notre réveil à sonné à 5h15, ona  sauté dans le Thalys, dormi dans le Thalys, puis on a pris un petit dej' chez Charli et Couacman m'a fait réviser mon néerlandais pour l'oral du soir, puis je suis allée au boulot pendant 7h30 car c'est comme ça le mercredi, puis le soir j'ai passé mon oral de néerlandais en baillant mais je passe en troisième niveau !
Pas dans l'ordre, notre déménagement était super, j'ai adoré le mélange de gens qui nous ont aidé, une amie d'école, une célèbre blogueuse, nos deux frères qui ne s'étaient encore jamais rencontrés, un ami d'adolescence. J'ai eu l'impression que la chimie opérait et j'ai envie de ré-inviter toutes ces personnes en même temps tant c'était simple, j'ai trouvé. Pour être honnête, à notre déménagement, j'ai même bien rigolé, et le lendemain j'avais le cafard que ce soit fini (malgré un coup de stress pendant le déménagement, parce qu'on avait énormément de cartons et que notre nouvel appart' est très haut, que c'était très fatiguant, et que l'armée du salut ne voulait pas de notre fauteuil et qu'on s'est demandé ce qu'on allait en faire).
On a quitté notre propriétaire mais en fait pas vraiment, on lui fait des confitures et lui nous téléphone pour savoir comment on va et quand est-ce-qu'on vient le voir. Il est tombé malade et a perdu 12kg et c'était une intoxication alimentaire. On a  eu très peur que ce soit plus grave. Il nous a dit qu'il était touché que tout ça se termine et qu'il avait été ravi de nous avoir comme locataires. On lui a dit qu'il était le propriétaire de notre vie et ça l'a fait rire et je crois que ça lui a fait plaisir. Quand il nous appelle, on continue de dire "tiens, un coup de fil du propriétaire !" alors même que ce n'est plus notre propriétaire, maintenant c'est notre ami.)

4 octobre 2011

Du petit beaucoup.

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On va déménager ! Oui oui ! Ca vous en bouche un coin non ? Hé hé...
Alors, LA question à 10 000 dollars : mais OU CA vous allez déménager ???". Et ben à Bruxelles, eh ouais !

Je vous explique tout : hier soir, le propriétaire (qui habite en face de chez nous) est venu sonner et nous a annoncé qu' il avait des soucis financiers et que la seule solution pour lui était de vendre la maison (la notre, pas la sienne. Enfin si, c'est la sienne, mais pas celle où il habite quoi). Il compte la vanter en tant que maison et pas en tant qu'immeuble donc il nous a dit qu'il y avait de fortes chances pour que le futur propriétaire veuille y vivre et non pas la louer (notre quartier est assez prisé) et que donc, nous soyons obligés de déguerpir...
Il nous propose de nous louer un autre appart' pour le même prix (même surface et plus beau, d'après lui, et on fait confiance à ses goûts déco) mais on peut pas encore le visiter...  dans le même quartier donc ça ça nous arrange bien. Au-dessus de chez lui en fait. Ah aaah ! On va y réfléchir... Il pense qu'on devra sûrement partir dès décembre mais il pense que ce sera peut-être mars, en fait on sait pas trop.

On a eu une conversation sur le trottoir, longue et triste. Il avait l'air vraiment soucieux, et déçu de devoir laisser sa maison. Après, j'avais une boule dans la gorge et une autre dans le ventre.
On adore cet appart', on se dit qu'on aura jamais une aussi belle et lumineuse chambre. C'est une chambre de rêve...
Et en même temps, j'ai tellement le goût du déménagement que je suis toute excitée et contente aussi. J'adore ces changements !

A part ça, Couacman a démissionné, j'ai repris les cours de néerlandais et ça a été, j'ai vu Metz et revu Saint-Dizier et Bar le Duc,  Couacman a cuisiné un couscous à tomber par terre et je me sens toute légère ! 

29 décembre 2009

Bon, je vous préviens, je risque de raconter

Bon, je vous préviens, je risque de raconter plein de trucs pas intéressants mais j'ai eu un nouvel appareil-photo pour Noël et du coup je n'arrête pas de tout immortaliser et du coup, j'ai envie de mettre des photos ici.
Bon, et puis je suis en vacances donc je ne fais rien de grandiose, sauf demain où je vais retrouver la célèbre Gina Paillette, ma copine de collège !
A part ça, j'ai rangé mon bureau, et visiblement, je ne l'avais pas fait depuis très (très) longtemps (j'y ai retrouvé par exemple ma convocation pour le bac de français, en 2001). Je vous montre le résultat (et que les mauvaises langues ne s'avisent pas de me dire que j'ai posé tout le bazar de mon bureau par terre. NON, j'ai vraiment rangé !).

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Sinon, j'ai aussi photographié diverses façons d'envisager la présence de frites dans une assiette.

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Et puis nous sommes allés à la mer, deux fois déjà. Une fois à Arromanches, et puis une fois à Lion sur Mer. C'était beau et je me suis demandé pourquoi j'habitais en ville. Ca me rappelle que la première fois que je suis allée à Fécamp, il faisait un temps grondant, c'était l'hiver, et je m'étais dit qu'il faudrait que j'y vive un jour.

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Les deux photos ci-dessus : Arromanches, dimanche.

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Lion sur Mer, cet après-midi.

Sinon, nous sommes allées Couacmama et moi, chez Emmaüs, et j'ai trouvé un Cluedo ancienne version. On va pouvoir y jouer avec Couacman, le soir, à la lueur d'une bougie, brrr...
J'ai aussi choisi d'acheter un livre qui parle d'accouchements, je me suis dit "chic, je vais m'instruire" et en fait il y a des photos qui m'ont fait mal sous les pieds. Ca me rappelle l'époque où j'avais gagné ma taille en livres chez Continent, et dans le lot il y avait un dictionnaire de médecine (illustré) que bien sûr j'avais pris soin de bouquiner. C'était l'horreur.
Heureusement, Couacmama m'a aussi offert cet après-midi Gaspard le hamster, un très joli album illustré (et ça, ça ne fait de mal nulle part).

Bon, devinez un peu qui j'ai croisé chez Emmaüs ? Bin oui vous avez deviné, Gina Paillette ! On en a profité pour confirmer le rendez-vous de demain. Je crois que Gina est la personne que j'ai le plus croisée par hasard ces dernières années.

Sinon, rien à voir, mais j'ai photographié mes pieds dans la voiture, et deux poteaux éléctriques. Regardez !

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Hier soir, 'y avait tellement rien à la télé qu'on a regardé une partie de Questions pour un champignon et c'est bien simple, moi, j'aime bien Julien Lepers (comme ça, hein. Si vous me dites que c'est un gros méchant, je ne dirais pas le contraire, mais vu comme ça, il a l'air si léger et si simple ! Très différent d'autres présentateurs télés, je trouve. Plein de spontanéité et d'enthousiasme. Non ?).

Et hier, à Caen, j'ai croisé Miss France, je l'ai vue en vraie à moins de deux mètres ! Vous êtes tous jaloux, hein ?

10 mars 2013

la recette sucrée cette semaine, c'était un crumble aux fruits secs et aux épices

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La recette était hyper mal fichue, mal expliquée, pas hyper claire, avec quelques approximations. Le résultat était très sec, trop cuit, mais avait le goût de Figolu donc ça allait. Un peu étouffe-chrétien, pas la fête du slip en somme.


Recette de Héloïse Martel dans Le Petit Livre des Crumbles, aux éditions First.

10 mars 2013

la recette salée cette semaine, c'était des pommes de terre farcies

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"Farcies à quoi ?" vous allez me demander. Et bien au fromage blanc, à la ciboulette et aux petits bouts de jambon. Ca a l'air tellement facile qu'on se dit "oui ok" mais en fait c'était vraiment super bon ! Et simple à faire en plus. Ca avait le goût de la bonne patate cuite à la cendre avec sa peau, avec la fraîcheur (chaude parce que passée au four) de la crème et le léger piquant printanier de la ciboulette. Nickel.
Ici, la patate farcie était accompagnée de légumes d'hiver rôtis au miel.


Une recette de Laurence et Gilles Laurendon dans La Cuisine des Copains, chez Larousse.

3 mars 2013

cette semaine, c'était charlotte à l'ananas

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Je ne sais pas si j'ai déjà expliqué ce que sont ces recettes dont je parle ici. Voilà en fait, nous avons beaucoup de livres de cuisine. Et donc, pour être sûrs de tous les utiliser, et bien nous les avons numérotés et lettrés (comme au touché/coulé, par exemple F12), les numéros correspondant aux livres de pâtisserie et les lettres au livres de plats salés. Et nous les utilisons dans l'ordre (je suis une fille très très protocolaire). Chaque semaine on prend le livre suivant pour le salé, le livre suivant pour le sucré, et on ouvre à une page au pif et pouf, c'est cette recette-là qu'on doit faire. Parce que sinon on faisait toujours les mêmes recettes. Et franchement ça nous fait découvrir plein de choses !
Bref, si je vous explique tout ça, c'est pour que vous compreniez pourquoi on s'est retrouvés à faire une charlotte à l'ananas et aux fruits secs alors que je n'aime pas l'ananas et encore moins les raisins secs (même si en fait si, maintenant, ça va).
Je pense qu'on était contents de faire ce dessert parce qu'on n'avait jamais fait de charlotte. On a trouvé le résultat très beau. On a trouvé ça sympa mais pas de quoi se lever la nuit. Heureusement qu'on est tombés dessus parce que sinon on ne l'aurait jamais faite, mais je ne pense pas que de notre plein gré nous aurons envie de la refaire.



Une recette d'un collaborateur Bayard jeunesse dans 100% excellent !

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