

Je me suis commandé ce livre, Broum l'automobile d'Eric Battut, un album que j'ai dévoré un jour à la librairie, que je ne me suis pas offert, mais auquel je n'ai cessé de repenser depuis et qu'on n'a jamais reçu chez le bouquiniste qui me sert d'employeur. Du coup, je suis retournée à la librairie, dans plusieurs librairies même, plus personne ne l'avait (tu m'étonnes, à mon avis tout le monde le veut) et ça y est, enfin, je l'aurai vendredi. J'ai tant aimé le lire le jour où je l'ai lu. J'en garde un souvenir de lumière complètement revigorant, et puis j'adore les histoires d'objets qui traversent les âges. Il me semble même que ça m'avait donné envie de pleurer.
Il semblerait que mon placenta soit très bas dans mon utérus, juste à côté du col, il lui reste un mois pour remonter avant que ce soit la loose, merci de croiser vos doigts ou vos moignons si vous n'avez pas de doigts.
Je ne connais toujours pas le signe astrologique de J. alors que lui connaît le mien.
Sur notre liste de prénoms, il y en a un nouveau, très beau mais qui a aussi son petit défaut : il rime avec le nom de famille. Moi je trouve ça chic, J. aussi mais également too much.
Les gens me disent de profiter qu'il ne soit pas encore né pour dormir et je suis ce conseil à la lettre, je dors tout le temps. Je n'ai aucun souvenir d'avoir été un jour aussi épuisée, vidée. J'avoue me demander ce que ça va donner après. Est-ce la chaleur qui me tue comme ça ?
Quels autres chefs installent un canapé dans un coin de la réserve pour que je puisse m'allonger si le coeur m'en dit ?
Hier c'était échographie de deuxième trimestre. Nous n'avons pas vu son visage, qui était enfoui dans les plis de peau de mon utérus. Il dormait à poings fermés et ne bougeait pas d'un pouce quand l'échographiste tentait de le déranger un peu. Il a une colonne vertébrale que je trouve splendide (avec beaucoup de vertèbres, quand je pense que j'en ai sûrement autant que lui !), cinq doigts à chaque main, des os dans les jambes, deux reins qui fonctionnent. Il pèse 500 grammes, il a la tête en bas.
A mon job alimentaire, j'ai trouvé La Poupoune et le Gram-Groum de Marie-Odile Dupé, avec Pierre Denieuil aux illustrations, je crois qu'on peut dire que c'est l'histoire qui m'a le plus marquée, de mon enfance, avec peut-être "L'Histoire de Kiki Crabouille qui jamais ne se débarbouille, quand sa maman lui crie "savon", il se cache comme un fripon", que ma soeur avait reçu par la Poste de la part de nos parents pendant sa classe de neige de CP. Dans La Poupoune et le Gram-Groum, la Poupoune est super méchante et sa Maman lui dit que si elle continue, le Gram-Groum viendra la chercher. Bien sûr, c'est ce qui arrive, mais heureusement elle est recueillie par Petit Pierre et sa mère, et ensuite on n'entend plus jamais parler de sa maman à elle, c'est ça qui est fou. Dans l'Histoire de Kiki Crabouille, il ne veut tellement pas se laver Kiki, qu'il se cache, mais un jour il choisit la poubelle pour se dérober, et malheureusement les éboueurs passent...
L'an dernier, je suis tombée, dans un vide-grenier bourguignon, sur L'Ecole des Géants, de Marie-Hélène Delval (avec Claude Lapointe aux images), que j'avais complètement oublié. Aucun souvenir. Et en le voyant, le choc, genre "haaaan, mais c'est quoi ce truc que je connais et qui était même trop bien ?". Quel plaisir !
Si vous vous y connaissez en couches lavables, que vous connaissez les marques ou les sortes qui ne laissent place à aucune fuite, à aucune odeur d'ammoniac (dont plusieurs personnes m'ont parlé !), dites-moi tout, je suis tout ouïe !
Aussi, si vous savez ce qu'on met dans le lit d'un bébé de mois de novembre. Un matelas, d'accord, une alèse, ok, une housse de matelas, c'est noté, un machin genre taie d'oreille sans oreiller dedans pour éviter qu'il faille changer la housse de matelas tous les jours en cas de grande production de bave, ouais. Mais après ? Pas de couette, de drap, de couverture, mais une turbulette (ce mot a été inventé pour rendre ridicules tous les gens devant le prononcer) ça suffit pour tenir chaud ? Et si on a un bébé qui refuse la turbulette, on fait comment ?
Je ne suis PAS diabétique de la gestation, youhou !!!
Mes collègues mettent tous les enveloppes et cartes timbrées trouvées dans les livres de côté pour mon grand frère, je trouve ça très touchant ! Ils viennent me voir ravis et me disent "eh, regarde !" en me tendant leur trouvaille.
J'en ai marre que même des gens qui ne sont jamais (mais jamais hein !) venus chez nous, qui n'en ont vu aucune photo ni rien, me demandent si on va déménager, quand ils apprennent que je suis enceinte. Et quand je dis que non, qu'ils me disent "ah, vous avez déjà une chambre pour le bébé" et quand je dis que "non mais qu'on s'en FOUT, qu'on attend de voir, que si c'est invivable insupportable inacommodable et bien LA on déménagera (bordel j'ai envie de rajouter tellement ça m'agace). Et que là ils me disent "oui donc vous allez déménager, crois-moi". On m'a aussi fait la version avec la poussette ou avec le maxicosy, e-xa-ctement le même dialogue. Il y a des gens qui aimeraient bien pouvoir se servir de nos cartes de payement à notre place, ça donne l'impression.
Le concept, c'est que nous avons décidé d'acheter le minimum vital et on se dit qu'on avisera une fois le bébé dans nos bras, quand on verra bien ce qui nous est indispensable. Le pari étant d'utiliser au maximum des trucs qu'on a déjà (des torchons comme ions-ions/bavoirs (on a une tonne de torchons), une bassine comme baignoire, le mobile acheté pour décorer mon appart' rennais comme mobile de lit de bébé par exemple). J'aimerais bien avoir le minimum de trucs de bébé sur les bras une fois qu'on n'aura plus de bébé. Je ne dis pas qu'on n'achètera rien, on est d'accord là-dessus tous les deux, mais on verra, on n'achète presque rien avant et on se fournira si le besoin se fait sentir, si les solutions qu'on avait imaginées sont trop bancales.
J'ai une collègue qui veut absolument me filer son verre-mesureur spécial biberon et des petits pots en verre exprès pour mettre des purées de bébé au frigo. Je m'interroge à voix haute "mais un biberon c'est gradué non ? Et puis des petits pots en verre exprès ça sert à rien si on a des pots de confiture vides ?". Et elle m'explique que ce n'est pas être matérialiste que d'avoir tout ça, et que le jour où j'aurais besoin et bien je serai bien embêtée de devoir aller acheter en catastrophe, et puis que des pots de confiture j'ai intérêt à bien les stériliser parce que dis-donc (imaginer le mouvement de tête façon "et ben dis-donc" )(ah bon, parce que ses petits pots en verre, non, il ne faut pas les stériliser peut-être ?) et elle revient régulièrement sur le tapis avec ce sujet alors que je lui ai déjà dit que c'était gentil mais que je préférais attendre avant d'accumuler des trucs qui si ça se trouve ne me serviront pas et le pire c'est que j'ai l'impression qu'elle le prend mal, je ne peux vraiment pas comprendre ça.
Dans le métro, une fille m'a proposé sa place et ça m'a fait bizarre de penser que ça se voyait que j'étais enceinte. Je suis entrée dans le sixième mois il y a deux jours. Je me disais "plus que trois mois "et c'est là que j'ai réalisé que non, qu'une grossesse ça dure neuf mois, que théoriquement ça se termine le premier jour du dixième mois. Et que donc il me reste quatre mois d'enceintitude.
J. est en train de faire de la confiture de fraises.
Il sait aussi faire des étagères, comme vous pouvez le voir au-dessus de ce post !
Je vais toujours au boulot à pieds mais maintenant j'en reviens en métro, c'est moins ensoleillé mais nettement moins crevant (j'habite en haut de la côte).
Je vous souhaite un week-end encore mieux que ce que vous aviez imaginé !