Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
couac
Publicité
Newsletter
Publicité
Publicité
Archives
couac
Publicité
16 juin 2014

Je comprends qu'il ne faut pas se définir

 

IMG_3625

Je comprends qu'il ne faut pas se définir soi-même, il ne faut pas dire "je suis comme ceci, je suis comme cela", parce qu'alors on ferme soi-même la porte de sa prison, on jette soi-même la clef par la fenêtre. Je comprends que se connaître, ça veut dire s'écouter, s'accepter, s'entendre soi-même. Et ça fait que comme le drapeau qui se meut à chaque instant, et bien on est changeant, selon des humeurs, des émotions, des sentiments, des circonstances, mais le terreau au fond de nous et bien c'est ça, nous. C'est une sensibilité, des convictions, peut-être des principes, des expériences, des goûts et des dégoûts. On se découvre en toutes circonstances. On se rencontre soi-même à chaque coin de rue. On peut réagir au plus près de nos sensations puis se dire ensuite "ah ouais, je suis comme ça moi ?" et en retirer de la fierté. Alors, on devient également responsable, parce qu'on a choisi, on peut assumer ce qu'on a dit ou fait. On est parfait pour soi, pas pour plaire aux autres.

Et là, à l'instant, mais non, pas à l'instant, puis que ça a eu largement le temps de germer, et bien je me dis qu'il va être temps de partir de Bruxelles. Il va falloir inventer autre chose.

Publicité
28 mars 2015

Je ne sais pas si la crise de la trentaine aurait

IMG_7400

Je ne sais pas si la crise de la trentaine aurait été si raide si je n'avais pas été licenciée. Finalement, il ressort pas mal de positif de tout ça, beaucoup de questions et de peur aussi, mais c'est bien d'avoir des choix à faire, c'est une chance.
J'ai des idées de suites qui me viennent, qui me semblent évidentes mais qui sont surtout fugaces. J'en ai une, là, qui m'est venue cette semaine, un soir, alors que je m'occupais de J. le minus. Une idée qui recoupe plusieurs autres idées que j'avais eu avant. Pas mal quoi.
J'ai envie de faire quelque chose de fort, un truc qui soit un engagement un peu, quelque chose qui soit politique de mon point de vue. Ca, c'est une partie de moi.
Une autre partie de moi me crie "halte là ma chère, songe à combien tu aimes rêvasser, prendre le temps, ne rien faire ! Comme tu es heureuse de bosser à mi-temps, de voir ton petit enfant autant que tu le souhaites ! Choisis un truc intéressant mais qui te laisse le temps !".
J'ai un passé de flemmarde, ce n'est pas ma nature vu que j'ai appris en philo en terminale qu'il n'y a pas de nature humaine, mais quand même, si je suis si flemmarde, c'est surtout que je suis une grande trouillarde. Mais là, je sens que vu que je le sais (que je suis trouillarde) et bien je ne peux plus l'accepter, je ne peux plus faire semblant de ne pas m'en rendre compte, je vais être obligée de faire un truc qui me fait peur...

25 septembre 2014

Je ne sais pas vous mais moi, je passe une super

IMG_5097



Je ne sais pas vous mais moi, je passe une super bonne semaine : c'est parce que j'ai tous les jours l'impression d'être vendredi. Quel luxe !

J'ai réalisé qu'en fait, j'adorais être enrhumée. Dommage que ça ne m'arrive pas plus souvent tiens ! D'accord, le premier jour, où on a le nez qui coule non-stop, c'est nul. Mais après, quand ça a coagulé et qu'on a le nez bien bouché, et bien ça me rappelle quand j'allais chez ma Mémé : l'appart' surchauffé puis le froid glacial accompagné d'un vent décornant (ma grand-mère vivait à Vannes) : je chopais un rhume à chaque fois. Finalement, c'est pas si mal : on peut raconter n'importe-quoi, c'est pas grave, on a une excuse toute trouvée : on est malade. En plus, c'est savoureux de se coucher tôt et de longuement lire au lit, et mis-à-part quand je suis malade, je ne le fais que très rarement (dommage d'ailleurs). Et en plus, EN PLUS, on ne fait PLUS LA BISE ! Oh yeah, je déteste faire la bise ! Quand on doit la faire à 2/3 personnes, ok, mais à mon job alimentaire j'ai plein de collègues, j'ai tous les jours l'impression que c'est mon mariage, ça me fait presque bizarre qu'on ne me dise pas "félicitations " et qu'il n'y ait pas J. le Grand et ma mère et mon père autour de moi ! Sans dec' !

En illustration de ce passionnant article de blog : arrière d'oreille de bébé. Miam !

19 septembre 2014

vie professionnelle et maternité

IMG_2236



Avant, j'avais du temps. Le matin, j'allais peinard bosser alimentairement, le midi je rentrais, je mangeais et puis l'après-midi, et bien je me disais qu'il fallait que je dessine, que j'avance dans mes projets, mais j'étais très méditative et je dessinais effectivement une heure, pour trois heures de rêvasserie. Ca m'allait très bien.

Un jour, j'ai réalisé que peu m'importait de gagner ma vie par l'illustration : ce qui m'intéressait, c'était de mener mes petits projets comme je l'entendais, peinarde (j'aime être peinarde). Bien sûr, j'avais envie d'être publiée, diffusée, d'avoir des jeunes lecteurs, j'avais envie de gagner éventuellement des sous comme ça (voire plein de sous) mais mon but n'était pas de gagner à tout prix des sous en dessinant, j'avais envie de m'offrir le luxe de ne participer qu'aux projets qui m'intéressaient, d'avoir le temps de réaliser mes projets à moi et pas de les faire passer après des projets qui m'auraient moyennement dit mais qui m'aurait rapporté un peu d'argent.

Parfois, je rencontrais des directeurs artistiques de maisons d'édition, enthousiastes, voire carrément excités en regardant mon travail, ce qui m'excitait aussi, et donnait des conversations animées et passionnées (je suis du genre réservée mais pas quand il s'agit de mon travail et que je suis face à un directeur artistique). Une fois, un de mes projets a failli être concrétisé, j'ai rencontré l'éditeur, deux fois, dans son bureau. Et puis finalement pas. Une directrice artistique m'a dit que mes cartes de voeux restaient toute l'année accrochées au-dessus de son bureau. Bref, rien de concret mais de quoi garder la motivation. Bon, et puis je dis "rien de concret"... je parle de l'édition. Parce qu'à côté de ça, j'ai reçu pas mal de commandes de faire-parts, j'ai décoré une caravane pour un restaurant (ce qui m'a ravie - j'en garde un souvenir grisant...).

Et puis, je suis tombée enceinte, et j'étais très sereine quant à ma possibilité de dessiner encore une fois mon bébé né. Je me disais qu'un bébé, ça faisait beaucoup de siestes et que ça me suffirait amplement pour dessiner (vu qu'on n'avait pas de place en crèche).

Et puis, Petit J. est né, et il se trouve qu'il trouve ça absolument impensable de faire sa sieste ailleurs que dans un porte-bébé, déjà que l'idée de faire une sieste, franchement, on se demande d'où ça peut bien nous venir une idée pareille (c'est bien une idée de parents tiens !) ! Et là, j'ai mis cinq mois à dessiner son faire-part de naissance (que je n'ai toujours pas fini d'envoyer d'ailleurs... hum...) alors qu'en plus, je savais à l'avance ce que je voulais dessiner ! Ce n'était que de la réalisation ! Cinq mois ! Il faut dire qu'il a eu une période où il n'acceptait de dormir que si il sentait le délicieux fumet du sein près de ses narines, du coup je dessinais  le bébé sur mes genoux, c'était acrobatique.

J'ai compris que sans crèche, ça allait être chaud de continuer le dessin.

Sauf que ! Il se trouve que juste avant d'accoucher, je ne pouvais plus dessiner non plus car assez tôt dans ma grossesse, j'ai eu mal au ventre quand j'étais assise (ce qui explique que je n'aie pas dessiné le faire-part avant la naissance), du coup j'écrivais allongée sur mon lit. Et donc, comme je n'ai aucun problème pour écrire en ayant un bébé endormi dans les bras, comme ça ne me pose pas de problème d'avoir juste trois minutes devant moi pour écrire (alors que pour dessiner, si. J'ai besoin d'un long temps pour bien réfléchir au trait que je vais faire avant de le faire) et que je peux donc le faire en mangeant mon sandwich le midi du jour où je bosse alimentairement toute la journée, et bien j'ai décidé de changer un peu de perspective et d'écrire.

Ca me contente. J'aime énormément écrire. Comme quand je dessine, je ne suis plus là où je suis mais je suis dans la scène. Mais c'est plus facile pour moi avec l'écriture. Je suis frustrée de ne plus dessiner (ou si peu). J'ai aussi peur de ne plus savoir le faire, après. Peut-être que je retrouverai le dessin avec un peu moins d'ingratitude qu'avant d'arrêter (parce que si vous saviez ce que je peux m'énerver sur ma feuille).

Par contre, ce qui a changé, c'est que maintenant, c'est devenu important pour moi que ça avance VITE. Alors qu'avant, je me laissais toute la vie, là, je n'ai pas envie que ça traîne. Je crois que c'est parce que j'ai très peu de temps pour moi, et parce que je vois le temps filer dix fois plus vite... Trouver un éditeur, gagner des sous en publiant un texte serait pour moi une fenêtre ouverte, une liberté nouvelle, un bol d'air frais. Les semaines passent tellement vite que je me sens prise dans un tourbillon, emportée dans le flux du toboggan de la piscine sans pouvoir m'accrocher à rien. J'ai un peu peur pour ma vie professionnelle depuis que je suis maman. Le fait de ne plus avoir le temps de rêvasser, de méditer, est compliqué pour moi, aussi. Paniquant.

Mes projets d'histoires restent les mêmes, même depuis Petit J.. Je ne suis pas très inspirée pour écrire des livres pour tout-petits. Lui, il aime les livres qui l'air de rien, racontent sa vie. Des choses très simples. Les pages qui l'intéressent sont celles où on change la couche du bébé, celles où il y a un bébé qui pleure, celles où il faut penser à emmener biberon et doudou, celles où il y a un chat ou un papa. Moi j'aime bien rentrer un peu plus dans les détails...

Je me dis qu'au pire, si je ne suis pas publiée par un éditeur, je m'auto-éditerai (j'ai déjà réfléchi à la question), et puis de toute façon, au pire du pire, ce ne sera pas si pire puisque j'aurai de toute façon au moins un lecteur (sauf si ce que j'écris/dessine le barbe comme pas permis, mais bon, on verra...) !



(bisous Gina Paillette !)

24 août 2013

à la cinématek

IMG_0753

IMG_0750

IMG_0749

IMG_0746

IMG_0740

IMG_0741

On a habité dans trois appartements différents dans le centre de Bruxelles, trois endroits pas si éloignés les uns des autres mais qui à chaque fois nous ont fait adopter de nouvelles habitudes, nous ont fait découvrir de nouveaux plaisirs. La cinématek, c'est un endroit qu'on connaissait avant mais auquel on n'avait pas du tout le réflexe de penser quand on avait envie de se divertir. Et puis depuis ce dernier appart', on y va tout le temps, c'est à trois pas de chez nous. On longe le parc et hop on y est (après avoir descendu ce magnifique escalier (la première photo), très bruxellois dans sa façon d'être borderline entre abandonné et chic et sauvage).
On prend le programme à chaque fois qu'il paraît et on l'épluche scrupuleusement. On le lit en entier, le résumé de chaque film, et on note J ou E à côté des films qui nous disent. Parfois, on fait notre sélection chacun de notre côté, parfois on la fait ensemble, je lis le programme tout fort.
Et puis des fois, quand une petite envie de ciné nous prend, et bien on ouvre à la date du jour, on regarde si on a mis des E ou des J et si oui, et bien on fonce (encore plus si un film a un E ET un J). C'est quatre euros l'entrée, autrement dit donné, le lieu est trop beau, les gens très très sympathiques (il y a d'ailleurs un mec qui bosse là qui est un beau spécimen de sosie de Jérôme K. Jérôme Bloche). Les sièges me font un peu mal au dos depuis que je suis enceinte mais je remédie au problème en apportant mon coussin avec moi et c'est nickel.
Il y a des machines un peu ancêtres des projecteurs tels qu'on les connaît, à tester dans la salle d'attente où il y a aussi la billeterie.
La programmation est super, on peut voir des trucs vieux, des trucs récents, en noir et blanc, muets, des trucs oubliés, des classiques. Parfois, on peut voir des films muets avec piano accompagnateur. Une fois, on a même vu un film en odorama (j'ai eu envie de vomir pendant tout le film (j'étais déjà enceinte, c'était le début de la grossesse, au moment le plus nauséeux...)).
Ce n'est pas le même public qu'à l'UGC. C'est plus vieux, plus chic, plus étudiant en art ou en cinéma, plus public qui se la pète, mais ça ne pose pas de problème sauf la fois où mon voisin faisait des remarques pendant le film façon professionnel du cinéma, et riait tout seul d'un air entendu alors qu'il ne se passait rien dans le film, mais bon, cette fois-là c'était vraiment pas de bol.

Aujourd'hui, on a vu Tron, de Steven Lisberger, un film de science-fiction de 1982, où des gens pénètrent dans des programmes informatiques, c'était merveilleux ! Parfait pour un samedi après-midi pluvieux...

Publicité
21 août 2013

Je vois un peu mon énergie comme de l'eau qui

IMG_0695



Je vois un peu mon énergie comme de l'eau qui coule par maint trous d'un tuyau percé, que j'essayerais de colmater avec mes mains mais sans y arriver (trop de trous, pas assez de mains). Je sens que ça vibre en moi, que je suis animée, électrique et en même temps je n'arrive pas très bien à savoir quoi faire de ce dynamisme, comme si il arrivait à l'improviste et que je n'avais pas eu le temps de finir de préparer ce que je voudrais en faire. Pourtant j'ai mille idées de trucs que je DOIS faire mais j'ai du mal à canaliser, à savoir par quoi commencer, à penser à ces choses que je dois faire quand j'ai le temps pour les faire. J'y pense quand je suis obligée de faire autre chose et que du coup je ne peux pas les faire. Comme je suis rusée, j'ai commencé à noter ces choses lorsque je ne peux pas les faire, pour pouvoir y repenser lorsque j'ai la possibilité de les faire, mais alors voilà, j'ai l'énergie qui coule par les trous du tuyau. Alors ça n'avance pas aussi vite que ce que mon impatience aimerait (même si ça avance quand même...).

Il y a des périodes où la vie va et c'est reposant jusqu'à ce que ce soit chiant et qu'il faille faire quelque chose pour déséquilibrer un peu tout ça.
Et puis il y a des périodes où mille choses se développent, où on arrive à mettre en marche des choses qui patientaient sur le bas côté.

C'est là qu'on en est, J. et moi. J'imagine que l'enfant à venir n'y est pas pour rien, que la trouille de ce qui va nous arriver nous a forcé à nous remuer les fessiers et à entreprendre, là, à ne plus trop réfléchir. Et c'est très bien.

Il va partir en voyage à vélo, plusieurs jours, beaucoup de jours. Pendant ce temps, j'ai prévu de cuisiner, de dessiner et d'écrire à mes amies.

Ensuite, en septembre, c'est mon tour d'etre en vacances. Hier, je me suis offert un billet de train pour Marseille. J'adore passer des week-ends avec mes copines, c'est un truc qui ne change pas, que j'appréciais et que j'apprécie et que je sens que j'apprécierai. Ce qui est bien, c'est de discuter depuis le fond d'un lit ou attablées tard dans un bar sombre, c'est là qu'on se raconte les trucs les plus croustillants. J'aime bien me retrouver loin de chez moi et loin de J., c'est bien de se souvenir de qui on est soi personnellement non accompagnée. Ca me fait du bien, aussi, ça. Même si cette fois en fait je serai accompagnée mais...

Je viens de dévorer le blog d'Elise en Voyage, le genre de blog qui donne envie d'avoir envie, parfait. Je me suis rendu compte que malgré la rubrique "Bruxelles" de ce blog, en fait je n'en parle jamais, de Bruxelles. Alors je me dis que je vais m'y mettre, d'autant plus que visiblement on en partira bientôt, pas tout de suite mais pas dans 10000 ans non plus. Je pense que ce serait bien de raconter mon quotidien ici, les types qui s'ennuient sur des bancs et qui sont très lourds dans la rue de mon boulot, les limonades dans des cafés verdoyants qu'on se boit, avec J., les poubelles qui trainent dans les rues, et la façon dont toute la ville est en fête au moindre rayon de soleil. Pas forcément la réalité de Bruxelles mais ma réalité à moi. Je sais que je serai super heureuse de relire ce genre de choses un jour...


Bon, à part ça, j'ai le ventre qui bouge de plus en plus, une sensation que ces petites jambes-là sont de plus en plus musclées et assurées et désinhibées. Je me souviens de la première fois que j'ai vu une bosse dépasser, j'en avais caressé le pointu tout doucement et la bosse s'était immédiatement rétractée et l'enfant n'avait plus bougé, je l'avais imaginé tapi, surpris. Ca, c'est bien fini, maintenant on joue ensemble, je gratte du bout des doigts et il donne le plus fort coup possible, c'est la fête du slip. On lui chante du Leonard Cohen et je lui chante du Camille, on lui chante aussi La Chenille, il aime tout pareil (ou il désaime tout pareil, en fait on ne sait pas trop, en plus on n'est pas sûrs de chanter hyper juste). C'est adorable tout ça et je me sens débordante d'amour et d'énergie. De l'énergie qui coule et qui déborde et que je voudrais stocker.


Sur la photo, le meuble en marbre de la cuisine. A gauche par terre dans le trou, un pschit de colle, vide, à jeter on sait pas où alors il traîne là (on a oublié de l'emmener à la déchetterie, l'autre fois). Sur le meuble, la chère menthe de J., le pain, les chocolats offerts par mon frère et qui déchirent (énormes en plus, ils se mangent comme des pâtisseries, en plusieurs bouchées). Le plateau, le pilon, la balance, la tasse Marsupilami offerte par mon oncle pour Noël genre en 2001, avec dedans le truc à thé avec du thé dedans. Le grille-pain, la moche lampe rouge mais qui fait une jolie lumière (c'est l'effet "rouge"), la bouilloire pleine d'eau à point pour être versée dans la tasse. L'immense carton à dessin super encombrant.

9 janvier 2014

Le petit J., bougon, impossible à endormir. Il

IMG_1899


Le petit J., bougon, impossible à endormir. Il veut téter mais alors il s'endort direct alors je le couche mais il se réveille pour téter, et ainsi de suite.
Alors j'enfile mes bottes de sept lieues et je l'installe dans le porte-bébé (qu'un jour il faudra appeler "sac-à-dos" nous a dit uen vendeuse, sous peine qu'il soit vexé) non sans peine. Il se débat, il pleure, il me fait le coup de la bouche de tortue. Alors je dois marcher, le cajoler, rigoler un peu pour qu'il se détende du genou et accepte de se recroqueviller un brin dans le coussin adaptateur spécial bébé. Hop ! J'enfile mon manteau que je ferme par-dessus lui (à ce moment-là, il dort déjà, la joue collée contre mon décolleté, les poings serrés autour de sa figure), j'empoigne mes sacs (sac à main et "sac à langer" (un sac avec une couche et trois lingettes pour le nettoyer, en gros, à l'intérieur - et un carré à baver aussi), je suis devenue une vraie mère de famille, ne manque que le paquet de boudoirs) et je me barre et alors une fois dehors, tous les jours, je suis étonnée que le monde existe encore ! Des passants !? La boulangerie ?! Des bus qui roulent !? Tout a l'air nouveau, j'ai l'impression de tout redécouvrir... c'est assez déstabilisant et à la fois, très frais ! Je suis heureuse de marcher dans la rue avec lui. Je marche, je marche, je m'occupe de trucs administratifs, de courses à faire, je me sens voler. Je suis ultra fière d'avoir complètement réussi à vaincre ma trouille de sortir seule avec lui. Avant-hier, je l'ai même allaité à la bibliothèque flamande, ouais ! Et ne me demandez pas ce que je faisais à la bibliothèque flamande, allez-y plutôt, c'est tout neuf et incroyablement beau !
Après, je rentre chez moi. J. le minus se met à pleurer pour manger dès qu'on arrive dans notre rue (d'ailleurs ça m'intrigue).

On a mis en place un rituel du soir, c'est très bien. Une des étapes est : poser le bébé sur la couverture dans le salon, et le laisser. Au départ, j'avais un peu de mal à ne pas m'occuper de lui, et puis en y réfléchissant, je crois que je n'aimerais pas, personnellement, avoir tout le temps quelqu'un sur le dos, donc voilà, il fallait le laisser tranquille. Et alors, il semble adorer. Hier, le moment a duré une heure, une heure pendant laquelle il a fait des bruits, gigoté (et même bougé de bien trente centimètres (!!??)) et regardé (et souri (on l'a un peu espionné)). A la fin, voyant que ses yeux se fermaient un peu, hop on l'a mis en tenue de nuit (qui n'est pas un pyjama (ça c'est une tenue de jour - c'est compliqué hu hu)) et pas bien longtemps plus tard, il dormait au fond de son lit. Il était 21h30. Et il a dormi non stop jusqu'à 3h00 du mat' ! Wahou !!!

Bon, je vais me coucher ! Salut !

Et au fait, un immense merci pour tous vos témoignages de l'autre fois, j'ai adoré les lire et les relire... Au départ je me suis dit que j'allais vous répondre à toutes et puis finalement, ben je ne crois pas que j'aurais temps ET courage ! Mais j'ai trouvé plein de matière à réflexion et à relativiser !

7 août 2013

bien

IMG_0613

IMG_0616

IMG_0619

IMG_0622

IMG_0623

IMG_0625

IMG_0627

Hier soir, je me suis sentie très bien chez moi, aujourd'hui je me suis sentie très bien dans moi. Cet après-midi, j'ai pensé au détour d'un manuel scolaire à Bubble Lady, la chanson de Camille, et je me suis sentie remuée. A l'intérieur de moi d'ailleurs ça remuait sérieusement.
Ce soir, en revenant à la maison, il pleuvait dehors, il faisait sombre dedans, on a allumé les bonnes lumières, on a lancé un risotto, on a mis Bubble Lady et je me suis sentie profondément bien, le genre de sentiment parfait qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps, une plénitude, le sentiment que chaque pièce de puzzle avait trouvé sa place, et ça m'a fichu une boule dans la gorge, mais de bonheur.

19 juillet 2013

Je me suis commandé ce livre, Broum l'automobile

IMG_0471

IMG_0479


Je me suis commandé ce livre, Broum l'automobile d'Eric Battut, un album que j'ai dévoré un jour à la librairie, que je ne me suis pas offert, mais auquel je n'ai cessé de repenser depuis et qu'on n'a jamais reçu chez le bouquiniste qui me sert d'employeur. Du coup, je suis retournée à la librairie, dans plusieurs librairies même, plus personne ne l'avait (tu m'étonnes, à mon avis tout le monde le veut) et ça y est, enfin, je l'aurai vendredi. J'ai tant aimé le lire le jour où je l'ai lu. J'en garde un souvenir de lumière complètement revigorant, et puis j'adore les histoires d'objets qui traversent les âges. Il me semble même que ça m'avait donné envie de pleurer.

Il semblerait que mon placenta soit très bas dans mon utérus, juste à côté du col, il lui reste un mois pour remonter avant que ce soit la loose, merci de croiser vos doigts ou vos moignons si vous n'avez pas de doigts.

Je ne connais toujours pas le signe astrologique de J. alors que lui connaît le mien.

Sur notre liste de prénoms, il y en a un nouveau, très beau mais qui a aussi son petit défaut : il rime avec le nom de famille. Moi je trouve ça chic, J. aussi mais également too much.

Les gens me disent de profiter qu'il ne soit pas encore né pour dormir et je suis ce conseil à la lettre, je dors tout le temps. Je n'ai aucun souvenir d'avoir été un jour aussi épuisée, vidée. J'avoue me demander ce que ça va donner après. Est-ce la chaleur qui me tue comme ça ?

Quels autres chefs installent un canapé dans un coin de la réserve pour que je puisse m'allonger si le coeur m'en dit ?

Hier c'était échographie de deuxième trimestre. Nous n'avons pas vu son visage, qui était enfoui dans les plis de peau de mon utérus.  Il dormait à poings fermés et ne bougeait pas d'un pouce quand l'échographiste tentait de le déranger un peu. Il a une colonne vertébrale que je trouve splendide (avec beaucoup de vertèbres, quand je pense que j'en ai sûrement autant que lui !), cinq doigts à chaque main, des os dans les jambes, deux reins qui fonctionnent. Il pèse 500 grammes, il a la tête en bas.

A mon job alimentaire, j'ai trouvé La Poupoune et le Gram-Groum de Marie-Odile Dupé, avec Pierre Denieuil aux illustrations, je crois qu'on peut dire que c'est l'histoire qui m'a le plus marquée, de mon enfance, avec peut-être "L'Histoire de Kiki Crabouille qui jamais ne se débarbouille, quand sa maman lui crie "savon", il se cache comme un fripon", que ma soeur avait reçu par la Poste de la part de nos parents pendant sa classe de neige de CP. Dans La Poupoune et le Gram-Groum, la Poupoune est super méchante et sa Maman lui dit que si elle continue, le Gram-Groum viendra la chercher. Bien sûr, c'est ce qui arrive, mais heureusement elle est recueillie par Petit Pierre et sa mère, et ensuite on n'entend plus jamais parler de sa maman à elle, c'est ça qui est fou. Dans l'Histoire de Kiki Crabouille, il ne veut tellement pas se laver Kiki, qu'il se cache, mais un jour il choisit la poubelle pour se dérober, et malheureusement les éboueurs passent...

L'an dernier, je suis tombée, dans un vide-grenier bourguignon, sur L'Ecole des Géants, de Marie-Hélène Delval (avec Claude Lapointe aux images), que j'avais complètement oublié. Aucun souvenir. Et en le voyant, le choc, genre "haaaan, mais c'est quoi ce truc que je connais et qui était même trop bien ?". Quel plaisir !

Si vous vous y connaissez en couches lavables, que vous connaissez les marques ou les sortes qui ne laissent place à aucune fuite, à aucune odeur d'ammoniac (dont plusieurs personnes m'ont parlé !), dites-moi tout, je suis tout ouïe !

Aussi, si vous savez ce qu'on met dans le lit d'un bébé de mois de novembre. Un matelas, d'accord, une alèse, ok, une housse de matelas, c'est noté, un machin genre taie d'oreille sans oreiller dedans pour éviter qu'il faille changer la housse de matelas tous les jours en cas de grande production de bave, ouais. Mais après ? Pas de couette, de drap, de couverture, mais une turbulette (ce mot a été inventé pour rendre ridicules tous les gens devant le prononcer) ça suffit pour tenir chaud ? Et si on a un bébé qui refuse la turbulette, on fait comment ?

Je ne suis PAS diabétique de la gestation, youhou !!!

Mes collègues mettent tous les enveloppes et cartes timbrées trouvées dans les livres de côté pour mon grand frère, je trouve ça très touchant ! Ils viennent me voir ravis et me disent "eh, regarde !" en me tendant leur trouvaille.

J'en ai marre que même des gens qui ne sont jamais (mais jamais hein !) venus chez nous, qui n'en ont vu aucune photo ni rien, me demandent si on va déménager, quand ils apprennent que je suis enceinte. Et quand je dis que non, qu'ils me disent "ah, vous avez déjà une chambre pour le bébé" et quand je dis que "non mais qu'on s'en FOUT, qu'on attend de voir, que si c'est invivable insupportable inacommodable et bien LA on déménagera (bordel j'ai envie de rajouter tellement ça m'agace). Et que là ils me disent "oui donc vous allez déménager, crois-moi". On m'a aussi fait la version avec la poussette ou avec le maxicosy, e-xa-ctement le même dialogue. Il y a des gens qui aimeraient bien pouvoir se servir de nos cartes de payement à notre place, ça donne l'impression.

Le concept, c'est que nous avons décidé d'acheter le minimum vital et on se dit qu'on avisera une fois le bébé dans nos bras, quand on verra bien ce qui nous est indispensable. Le pari étant d'utiliser au maximum des trucs qu'on a déjà (des torchons comme ions-ions/bavoirs (on a une tonne de torchons), une bassine comme baignoire, le mobile acheté pour décorer mon appart' rennais comme mobile de lit de bébé par exemple). J'aimerais bien avoir le minimum de trucs de bébé sur les bras une fois qu'on n'aura plus de bébé. Je ne dis pas qu'on n'achètera rien, on est d'accord là-dessus tous les deux, mais on verra, on n'achète presque rien avant et on se fournira si le besoin se fait sentir, si les solutions qu'on avait imaginées sont trop bancales.

J'ai une collègue qui veut absolument me filer son verre-mesureur spécial biberon et des petits pots en verre exprès pour mettre des purées de bébé au frigo. Je m'interroge à voix haute "mais un biberon c'est gradué non ? Et puis des petits pots en verre exprès ça sert à rien si on a des pots de confiture vides ?". Et elle m'explique que ce n'est pas être matérialiste que d'avoir tout ça, et que le jour où j'aurais besoin et bien je serai bien embêtée de devoir aller acheter en catastrophe, et puis que des pots de confiture j'ai intérêt à bien les stériliser parce que dis-donc (imaginer le mouvement de tête façon "et ben dis-donc" )(ah bon, parce que ses petits pots en verre, non, il ne faut pas les stériliser peut-être ?) et elle revient régulièrement sur le tapis avec ce sujet alors que je lui ai déjà dit que c'était gentil mais que je préférais attendre avant d'accumuler des trucs qui si ça se trouve ne me serviront pas et le pire c'est que j'ai l'impression qu'elle le prend mal, je ne peux vraiment pas comprendre ça.

Dans le métro, une fille m'a proposé sa place et ça m'a fait bizarre de penser que ça se voyait que j'étais enceinte. Je suis entrée dans le sixième mois il y a deux jours. Je me disais "plus que trois mois "et c'est là que j'ai réalisé que non, qu'une grossesse ça dure neuf mois, que théoriquement ça se termine le premier jour du dixième mois. Et que donc il me reste quatre mois d'enceintitude.

J. est en train de faire de la confiture de fraises.

Il sait aussi faire des étagères, comme vous pouvez le voir au-dessus de ce post !

Je vais toujours au boulot à pieds mais maintenant j'en reviens en métro, c'est moins ensoleillé mais nettement moins crevant (j'habite en haut de la côte).

Je vous souhaite un week-end encore mieux que ce que vous aviez imaginé !

22 août 2013

Voilà la station de métro à laquelle je descends

IMG_0711

IMG_0712

IMG_0714

IMG_0716

IMG_0717

IMG_0718

Voilà la station de métro à laquelle je descends le midi pour rentrer chez moi. Ca sent les années 60 (l'image que j'en ai en tout cas, mais je suis nulle en époques), c'est marron, jaune, ça se sent que ça a été moderne, beau et pensé grand. Oui, c'est grand, très grand, les couloirs sont larges et hauts, et comme je ne prends jamais le métro aux heures de pointe, ça semble toujours très très vide. Au départ, je trouvais la lumière un peu glauque et puis finalement, j'aime bien.
A cette station là et à cette heure-là, ce sont souvent des touristes que je croise, qui sortent sûrement là pour aller admirer le Palais Royal. Il y a toujours un type avec un drôle d'instrument, assis par terre, qui joue toujours (mais toujours, depuis des années) la même chose. A la sortie, il y a ce socle sans rien dessus qui m'intrigue.
A l'intérieur, les escalators ne se mettent en route que si on s'en approche, je trouve ça super bien. En ce moment, il y en a souvent un en panne (pas toujours le même) et les escaliers sont longs mais heureusement, comme on habite au quatrième étage sans ascenceur, j'ai l'habitude et l'endurance nécessaires.

15 juin 2013

Lors de notre périple en France, nous sommes

IMG_0241

IMG_0240

IMG_0402


Lors de notre périple en France, nous sommes passés chez quelques amis fournis en vêtements de bébés, de chez qui nous sommes repartis avec de grands sacs remplis de petits habits. Des habits marqués de prénoms, de noms de famille, ce qui me touche beaucoup. J'aime beaucoup ce relai. J'ai tout trié en rentrant, tout classé par taille, j'ai fait une liste de ce que nous avions en chaque taille pour voir ce qui nous manquait. J'ai tout rangé dans des grands sacs en attendant que J. finisse de fabriquer l'étagère à vêtements qui épousera parfaitement la pente du toit. Dans le sac "naissance/1 mois", il y a le vêtement de naissance d'une fille qu'on connaît, charmante en plus, et née dans les mêmes eaux que celles où devrait naitre notre bébé. Je me dis qu'on lui mettra le même habit de naissance et cette idée me réjouit. C'est un habit à motif astérisques bleues, une sorte de grenouillière moelleuse doublée de velours ras tout blanc.

Je passe de moments de joie intense et d'excitation folle (où des fois j'aurais envie de faire un petit pas de danse dans la rue ce qui rend ma démarche sautillante) à des moments d'angoisse profonde où j'ai l'impression de réaliser le poids des responsabilités, où tout m'inquiète un peu : faire le ménage, c'est dangereux ? Ca, je peux le manger ? Ce chat, j'ai bien fait de le caresser ?

J'ai fait une étude comparative des vitamines prescrites pendant la grossesse, c'est effrayant. Mon gynéco m'en a d'abord prescrit une marque que j'ai achetée les yeux fermés comme j'aurais acheté un médicament prescrit pour soigner une maladie. Et puis une fois rentrée chez moi, j'ai lu la liste de ce que ces pilules contenaient, et il y avait de l'huile hydrogénée dedans... Moi qui prends bien soin de ne jamais en ingurgiter (sauf très occasionnellement dans des biscuits apéro...), j'ai trouvé ça plus fort que du rochefort mais comme j'avais acheté la boîte et bien j'ai décidé de m'en servir. C'était avant ma grossesse et j'étais un peu obligée de prendre un complément alimentaire pour rééquilibrer tout ce qui avait été déséquilibré par la piqûre de méthotrexate qu'on m'a faite dans la fesse en novembre suite à la GEU.
Et donc, une fois la boîte finie, je décide de choisir une autre marque de vitamines, je retourne à la pharmacie et j'étudie deux ou trois boîtes qu'on me propose. Il y en a une qui me semble bien, je l'achète, j'en ingurgite les pilules pendant deux mois mais à chaque fois en ayant un haut le coeur (et les larmes aux yeux). Du coup, cette semaine, une fois la boîte finie, je retourne à la pharmacie choisir une autre sorte de vitamines moins dégueulasses au goût. On me propose une boîte sur laquelle la liste des ingrédients laisse rêveuse, rien que des trucs naturels ! Ok, j'achète.
Je rentre chez moi, je sors la notice et là, horreur, plein d'ingrédients qui ne figuraient pas sur la boîte, genre huiles hydrogénées, amidon modifié de maïs (en fait je ne sais pas ce que ça veut dire mais ça ne me plaît pas) et plein de E-bidules-chouettes pas utiles. Bref, je retourne à la pharmacie rendre la boîte et me faire rembourser, je leur demande ce qu'ils ont d'autre à me proposer mais c'est pareil chez toutes les marques... Je teste deux autres pharmacies, même triste constat, j'explique mon dégoût de voir des listes d'ingrédients différentes sur les boîtes et sur les notices contenues dans ces boîtes à une pĥarmacienne blasée qui semble trouver ça tout à fait banal, je lui demande si elle ne trouve pas ça hallucinant qu'on mette autant de trucs non comestibles dans un truc pris par des êtres vivants qui plus est enceints, elle me dit que c'est tout à fait normal. Ok, au revoir madame et à jamais.
Je finis dans une dernière pharmacie à commander les pilules dégueulasses que j'ai prises pendant deux mois mais qui me semblaient "propres". Le lendemain, je reviens chercher ma commande, on me file en prime un carton mauve rempli d'échantillons spéciaux pour les bébés paraît-il. Je rentre chez moi, je relis la notice de ces vitamines longuement prises, et là je constate que j'avais de la merde dans les yeux le jour où je les ai achetées la première fois puisqu'elles contiennent exactement les mêmes saloperies que toutes les autres, avec en plus du talc et de l'huile hydrogénée mais en plus, de coton, l'huile. De l'huile de coton hydrogénée. Quelle horreur de penser que j'ai ingurgité une de ces pilules tous les matins pendant deux mois (et que le bébé aussi...).
Bref, cet aprem', je retourne à la phramacie voir si ils veulent bien me rendre mes sous en échange de cette boîte, sinon ce sera de l'argent jeté par la fenêtre mais les vitamines, c'est fini pour moi.
Et alors en plus, dans le carton mauve, il y a une crème hydratante fabriquée exprès pour les bébés qu'ils disent, avec dedans des PEG, diverses sortes de parabens, et d'autres joyeusetés de ce genre. Comment rendre les bébés dépendants de la pharmacie en les empoisonnant dès le départ... je vais donc rendre le carton mauve en même temps que les vitamines. Voilà.

14 juin 2013

de la verdure et des volets

IMG_0031

Celle-là, elle était dans le village d'où va partir le Tour de France cette année, je ne me souviens plus de son nom. On venait de manger des machins qui venaient d'un traiteur, la vendeuse était hyper sympa et en plus elle m'a filé une rose de fête des mères quand je lui ai dit que tout me faisait envie dans sa boutique. Du coup, on est arrivés le soir dans notre gîte en Lozère avec une rose (une très belle rose, très grosse !) à mettre dans un vase, c'était rien chic.
Et donc bref, après manger, on reprend la route, on traverse le bled ensoleillé et un peu mort, et on passe devant cette maison, je dis à J. de faire demi-tour pour que je lui montre une super maison, il fait demi-tour, on passe devant la maison, pouf je la prends en photo comme ça, alors qu'on roulait et la photo me convient parfaitement.
Ce qui me plaît dans cette maison, c'est sa marquise en marguerite, ses volets rouges, sa grille, son asymétrie, ses gros arbres derrière le muret, son jardin qui semble infini. C'est parfait.

IMG_0140

Celle qui me fait rêver, c'est celle tout au fond, là, contre la falaise. En fait je la trouve splendide et émouvante, mais je doute que j'aimerais y vivre. Un peu trop isolée pour moi quand même, si il faut se taper une rando qui monte de trois heures à chaque fois qu'on veut croiser quelqu'un ou acheter du pain, ça devient compliqué. Mais quand même ! Cette belle pierre et toute cette verdure, c'est l'extase.

IMG_0189

Là on est sur la place de la cathédrale de Mende, la nuit va bientôt se lever et le soleil se fait jaune. La cathédrale est vraiment belle, la pierre est jaune comme du poulet jaune, Mende c'est hyper charmant, bref, on y vivrait bien, dans n'importe-laquelle de ces maisons, avec leur montagne l'air de rien derrière elles.

IMG_0257

Ca, c'était à Hauterives, un bled auquel on a  accès uniquement à pieds ou en barque. Nous on y est allés à pieds, c'était le but de la rando au paradis qu'on a faite ce jour-là, sur les conseils de la vendeuse de journaux qui nous avait vendu notre carte IGN des Gorges du Tarn. Donc, ce hameau est entièrement en pierres, avec plein de rosiers qui poussent partout, mais il n'est pas touristique comme Veules les Roses (où il y a aussi des rosiers partout) parce que comme c'est la grosse galère d'y accéder et bien personne n'y va (en tout cas c'était le désert mais c'est vrai que c'était hors saison). Il y avait une sorte de téléphérique installé entre là et la rive d'en face, pour le facteur et le livreur de courses. Cette minuscule terrasse avec table banc et chaises, je voudrais pouvoir m'y poser quand bon me semble.

IMG_0289

A Genholac, il y a une gare de Playmobils, et puis aussi cette maison à volets patinés et rosiers en liberté. Je dis banco !

IMG_0334

Là on est carrément à Saint-Jean du Gard, et cette maison fait sa discrète entre deux terrasses de bars/restaurants mais on l'a très bien repérée, avec son vert, sa grille, ses volets, son soleil et son parasol de glace en déco sur le devant.

C'est le début du casting de la maison de mes rêves (qui peut prendre mille formes et mille styles différents selon mon humeur mais qui a toujours du volet et de la verdure).

4 février 2013

le tout petit invité, Hélène Riff

CIMG8144

Ca, ça vient de Montreuil. J'ai connu le travail d'Hélène Riff par une copine d'école qui était archi fan et qui m'avait prêté ses bouquins.
Celui-ci, je le trouve beau au point de faire pleurer. J'apprécie la sincérité avec laquelle c'est écrit et dessiné, comme on sent qu'Hélène Riff cherche à être au plus près de ce qu'elle veut montrer, comme elle veut être super juste. Son travail, je le trouve anti commercial, juste pointu et vrai, très très sensible.
Elle raconte toujours des histoires géniales, comme par exemple un père qui veut nettoyer la cuisine avec ses enfants pendant que sa femme est chez le dentiste, pour lui faire une surprise à son retour, mais il y a une tache qui ne part pas et le fout en rogne, et obsède les enfants aussi. Là, il s'agit d'un minuscule quelqu'un qui frappe à la porte, et de comment la maman a les mains occupées par la pile de linge propre et que du coup elle demande à un autre quelqu'un de la lui tenir pour pouvoir ouvrir, mais que ce quelqu'un a aussi les mains occupées...

3 mars 2013

cette semaine, c'était purée à l'ail et croquettes à l'ail

CIMG8335

CIMG8339

Il y avait deux recettes pour le prix d'une, le livre explique comment faire une purée à l'ail à midi et des croquettes avec le reste de purée pour le soir. C'était très très bon, ça avait un goût d'ail mais pas exagéré, et un goût de persil aussi mais pas exagéré non plus. Ca nous a donné envie de faire des pommes de terre paillasson. On en mangerait sans fin. Le midi, c'était avec un poulet grillé au four, et le soir avec un reste de potée au chou.



Une recette d'Henriette Bichonnier dans Nous cuisinons avec maman, éditions Gallimard.

26 février 2013

Aujourd'hui mon prof de nage m'a dit que la

CIMG8260

CIMG8305

CIMG8319



Aujourd'hui mon prof de nage m'a dit que la prochaine séance serait sûrement la dernière. Ce coup-là, le crawl, c'est dans la poche mais ce n'est plus moi qui le dis. Ca avance super vite le crawl, et ça permet de regarder les ventres et les jambes des autres nageurs. Après la piscine, j'ai toujours le nez qui coule toute la soirée. Le pire, c'est dans le métro, juste après, en plus on est souvent beaucoup, un peu serrés et je suis là à me moucher des litres en faisant des bruits d'éléphant et de bombe de chantilly, j'aurais envie de me cacher pour plus d'intimité.
Donc, la semaine prochaine, dernière séance, mais je sais déjà que c'est à cette piscine que je reviendrai le mardi, parce qu'elle est lumineuse et agréable, même si elle est plus loin et plus chère. Il y a une ambiance parfaitement basique de piscine et c'est ce que je recherche. Pas de fioritures, des ondes amicales et familiales, des instit' qui discutent boulot chacune de leur cabine (et moi j'écoute tout depuis la mienne).

Maintenant que nous habitons tout près de la Cinématek, nous y allons super souvent. Récemment, nous y avons vu Solitude de Paul Fejos qui nous a mis d'une humeur d'enfer. C'est un peu l'histoire de la Foule d'Edith Piaf. Et les acteurs sont beaux ! Et en plus c'est drôle. On a aussi vu La Règle du jeu de Jean Renoir, que j'ai bien aimé sur le coup mais qui ne me laisse pas un souvenir impérissable. Et puis on a vu Journal d'un Curé de Campagne, de Robert Bresson, et là j'ai carrément failli m'endormir. Et quand on pense que j'ai vachement de mal à voir des films en noir et blanc (en fait je crois que je vais au cinéma précisément pour la couleur), et bien c'est pas mal d'avoir réussi à voir ces trois films et d'en avoir carrément adoré un.

En parlant de couleurs, à force de photographier notre linge qui sèche, et bien je trouve qu'on en porte peu et ça m'interroge parce que pourtant, on aime bien les couleurs !

Je tente de me laisser pousser les cheveux parce que je me souviens comment j'ai souffert l'an dernier pendant l'été quand il faisait chaud. J'avais super envie de  les attacher mais ce n'était pas possible. Donc là, je me la joue prévoyante et je laisse pousser, tout, la frange et le reste. J'en suis à la période critique où j'ai une longueur pourrie et la frange dans les yeux et qui se met mal. D'habitude, c'est le moment où je craque et où je demande à J. de couper, mais ce coup-là je suis quand même assez décidée à tenir.

Mon tricot a avancé à grandes aiguillées depuis que je l'ai montré à Marie entre deux tasses de thé. Dimanche, ça a dépoté, j'ai fait ça une partie de la journée. J'adore.

J'ai posé mes congés, au printemps. On va partir en Italie. On sait pas encore où exactement mais l'Italie, ça c'est sûr !

Maintenant, le mercredi midi, je mange dans la cuisine du boulot (avant je mangeais au Soleil). Il y a des jeux de société mais personne ne veut y jouer avec moi. Pourtant, ça ferait un bon sentiment, un petit Mastermind entre 13 et 14H00. J'emmène les restes des petits plats qu'on se concocte avec J. le jour d'avant ou celui d'encore avant. Parfois, mes collègues lorgnent un peu sur mon assiette et je n'aime pas trop ça.

Je remercie la personne qui m'a laissé en lien cette chanson de Françoiz Breut un jour dans les commentaires, j'aime beaucoup l'écouter.

Un éditeur pas de livres scolaires m'a envoyé ses voeux par voie postale ce qui n'a pas manqué de me faire super plaisir.

Au boulot, il y a une pile de livres sur le gorille (1,50 euros, à ne pas manquer (c'était une petite page de pub, comme dans The Truman Show)) posée sur le comptoir. L'autre jour, j'en ai feuilleté un et c'est fou ce que c'est attachant ces petites bêtes ! Figurez-vous que les petits jouent à la balle au prisonnier ! C'est pas fou ?

Je n'ai pas vu d'araignée depuis Noël.

En ce moment j'ai très très envie d'aller vivre en Bretagne.

On va changer de machine à laver parce que la notre est en train de nous lâcher lâchement. Ca tombe bien, on a plein d'éco-chèques à dépenser. Si vous en avez une qui tient le coup depuis de nombreuses années, on veut bien en connaître la marque (ou si vous en avez une super pourrie, on veut bien savoir quelle en est la marque aussi) parce que c'est notre critère, qu'elle tienne longtemps.

Je sais déjà ce que je vais faire pour ma carte de voeux 2014 du coup j'hésite à la faire et à l'envoyer dès maintenant, au moins ça ferait une surprise pour tout le monde (sauf pour vous).

Je n'ai toujours pas rencontré le roi.

L'autre jour, J. est rentré à la maison avec un beau bouquet dans les mains, comme ça. Et puis pour la première fois, cette année, on a fêté la Saint-Valentin. On s'est dit "allez, pourquoi on ferait rien si on a envie de faire quelque chose ?" et nous sommes allés manger dans le délicieux restaurant marocain de la rue Dansaert. On n'est jamais déçus.

J'ai décidé d'abandonner sur des bancs les livres que mon job alimentaire n'a pas voulu racheter.

Je vous souhaite une soirée au poil (et à poil aussi si ça vous fait envie) !

16 février 2013

Une journée pour tout changer, suivi de Mort d'un hypocondriaque, Gérard Pussey

CIMG8233

Ce livre, je l'ai récupéré dans un carton de bouquins dont ma très grande soeur ne voulait plus.
Je l'ai lu l'autre soir, j'avais un peu le cafard et j'ai été heureuse d'être un peu à Paris, de regarder par la fenêtre avec le héros de la première histoire, et d'aller dans un PMU avec lui. Des fois, j'ai envie de lire des livres ou de voir des films juste pour voyager dans ma tête.
A part ça, ce livre ne restera pas dans mes annales de livres cultes.

5 février 2013

les mamans testent, Marie Perarnau

CIMG8168

Tout comme nous chez Total, ce livre ne s'est pas retrouvé chez nous par hasard : c'est mon amie Chloé qui me l'a prêté, c'est elle qui l'a illustré et d'ailleurs c'est sa soeur qui l'a écrit. Au-delà du fait que c'est très amusant de voir imprimées dans un livre des images qu'on a vu naitre, j'ai bien aimé lire ce livre. Je l'ai lu en seulement trois fois. J'avais déjà un peu parcouru le blog de l'auteure mais je n'ai pas du tout eu le sentiment d'une redite. J'ai trouvé l'objet beau et ludique. Bien sûr, j'ai ri en le lisant (j'ai ri bruyamment, je veux dire par là que je n'ai pas juste souri, parfois j'ai éclaté de rire), mais aussi en le regardant : photos et dessins sont très bien sentis aussi. C'est un guide parental mais ça se lit comme un roman.
Le seul hic, c'est que j'ai trouvé que ça ne donnait pas du tout envie d'avoir des enfants, mais c'est peut-être parce que je ne suis pas le public ciblé, étant donné que je n'ai pas encore d'enfants : je veux dire, ce n'est pas un livre pour expliquer pourquoi c'est cool d'avoir des enfants, mais plutôt pour rire des situations qu'on vit quand on en a. Vous me suivez ?

20 février 2013

un été 58, Jean-Paul Nozière (éditions Thierry Magnier)

CIMG8266

J'ai eu du mal à m'attacher à cette histoire au départ, parce que je ne m'attachais pas aux personnages. Et puis finalement...
Il fait chaud, on s'ennuie dans un village perdu. C'est l'été 58. Et Pierrot, le fils des deux instituteurs, très bien élevé et gentillet, devient le fan number 1 du mauvais garçon pas sympa qui est placé en famille d'accueil dans le voisinage. Et en fait c'est un peu l'angoisse...
J'ai bien aimé !



(livre choisi dans le carton de livres proposés par notre ex-proprio)

4 février 2013

boustiffaille

CIMG8173

L'autre soir, ce n'était pas encore la Chandeleur mais presque, et puis j'ai eu cette envie de crêpes. On a une poêle seulement depuis le 31 janvier 2012, on s'est dit "c'est Nouvel An, que pourrait-on donc faire pour marquer le coup, de chouette et tout et tout", et au lieu d'aller danser en boîte de nuit, on a préféré filer chez Inno avant que ça ferme, acheter enfin la poêle en fonte dont nous rêvions depuis un an et demi en hésitant avec une poêle en autre chose. Là on s'est dit "assez, on achète une poêle", ce qui nous avait permis de faire cuire le canard et les patates sautées divinement. Et donc, l'autre soir, on s'est dit "eh mais on a envie de crêpes (parce que j'ai refilé mon envie à J.) et on a une poêle, on PEUT donc en faire !?!". On a mis la dose de rhum, c'était bon !


CIMG8179

Ca c'était le lendemain midi, on a fini les crêpes en les mangeant façon galettes, avec dedans des lardons, des champignons, un peu d'oignons et du citron, et ça allait nickel avec le rhum.

CIMG8180

Ca, c'était samedi soir, après avoir participé le matin même à une discussion sur facebook à propos de régime paléo. Nous sommes curieux, et surtout je suis asthmatique, alors une des propriétés de ce régime étant de ne plus enflammer ce qui enflammé rend malade, nous nous sommes dit "super, on essaye". Bon, on le fait un peu à l'amateur quand même, parce que déjà on le fait uniquement le soir (parce que c'est en me couchant que je fais des crises d'asthme), et ensuite, n'étant pas riches, nous n'avons pas de quoi nous payer de vrais morceaux de bidoche tous les soirs. Mais nous jouons le jeu quand même, plus de céréales, plus de féculents, plus d'huile de tournesol, juste des fruits et légumes, de la viande et des fruits secs.
Ce premier soir, nous avons donc tenté les pruneaux cuits au four enroulés dans un morceau de bacon (avec une pistache à l'intérieur à la place du noyau (recette Larousse, super !)), accompagnés par une mixture poireaux, carottes, navets, pommes, oignons. Miracle, après ça, nous étions calés et en plus c'était bon.

CIMG8185

Pour continuer sur cette lancée de paléolithiqu'attitude, le lendemain soir, nous mangions une omelette aux épinards et aux amandes, avec des carottes aux oignons et à l'ail, ("assez poivrées les carottes" me souffle J.) c'était aussi bon.

CIMG8190

Ca, c'était ce soir, c'est paléo aussi : du chou vert, avec carottes, navets, lardons, pommes et amandes et quelques baies de genièvre.

Pour tester pour de vrai, j'ai arrêté mon traitement d'asthmatique, normalement si je l'arrête un soir c'est pas forcément la catastrophe mais ça siffle au moins un peu. Bon, et bien pour l'instant, ces trois derniers jours, rien, pas de crise. A suivre donc !

2 novembre 2012

La délicatesse, David Foenkinos

CIMG7929

Aujourd'hui, cinq minutes avant la fin de ma journée de job alimentaire, une cliente m'a insultée. J'avais tellement de chaleur au bout de mes doigts, d'énergie en trop sous les ongles, qui me faisait trembler, que j'ai décidé en partant (et donc en traversant le rayon des livres de poche), de m'acheter des livres. En ce moment, je lis plein de livres à la fois sans me concentrer sur aucun. J'avais envie d'un truc facile à lire, et j'ai acheté ce livre-là, en pensant que ça se lirait simplement mais que ce ne serait pas une révélation dans ma vie. Je me disais "ça va être Anna Gavaldien" et bien que j'aie aimé lire ses trois premiers livres, elle me sort maintenant par les trous de nez... Mais bon, j'ai pris le risque quand même, je l'ai pris.

Après le déjeuner m'a pris l'envie de lire. J'ai posé une chaise contre le radiateur et puis j'ai commencé... et en fait je n'ai plus arrêté. J'ai beaucoup aimé. C'est émouvant, drôle, on y croit, les personnages sont attachants, les histoires racontées aussi. Je l'ai lu d'une traite !
Derrière le personnage de Nathalie, j'ai mis le visage d'une fille brillante qui était à mon cours de néerlandais, et qui m'impressionnait beaucoup, ça a collé tout du long. Derrière le visage de Markus, je ne sais pas, ça dépendait des moments, il a changé de tête pendant le livre.
J'ai eu un sentiment de modernité, de luminosité, d'immeuble de bureau en verre et d'appartement rangé avec un grand canapé gris clair au milieu, j'ai vu l'héroïne y lire en chaussettes et vêtements couleurs pastels.
Chez moi, il faisait nuit, c'était un peu le bordel, j'ai lu tout le livre assise sur une chaise. J'avais besoin de ça.

23 décembre 2012

L'heure trouble, Johan Theorin

CIMG8016

Je ne lis jamais de polars, je pense que je n'en avais plus lu depuis Le crime de l'Orient-Express lu en cinquième parce que la prof de français nous l'avait demandé. Là, c'est ma grande soeur C. qui me l'a offert. Elle m'en avait parlé une fois au téléphone et m'avait appâtée.
Pour moi, un polar, c'était des discussions techniques entre flics, des scènes de bagarre, bref, rien qui m'inspirait. En fait non, ce n'est pas ça, enfin pas là, on suit des gens touchés par la disparition vingt ans plus tôt du petit Jens, sept ans. On les suit dans leurs questionnements, leur envie de savoir ce qui s'est réellement passé. On les suit en voiture sur l'île d'Oland, dans le brouillard, le vent, la pluie, on marche sur la lande, sur la plage, dans des bleds touristiques éteints (c'est l'hiver).
J'ai vraiment aimé. Le suspense est ébouriffant. On est content d'être en Suède. On s'attache aux personnages. Et surtout, on ne s'attend pas du tout à la fin. Dix fois pendant ma lecture, je me suis dit "ah bah oui, ça va finir comme ci ou comme ça". Et en fait non. On ne s'attend pas à la fin. On est mené par le bout du nez.

27 août 2011

J'aimerais mieux être dans un bar. un bar PMU.

CIMG0356

J'aimerais mieux être dans un bar. un bar PMU. Sur la route des vacances, un bar PMU avec une terrasse en plastique sur une place à platanes. Il fait chaud, le chat, en laisse, a sa gamelle à lui sous la chaise de Maman. Il y a un croque-monsieur plein de béchamel dans mon assiette et un verre de menthe à l'eau devant moi. Je ne sais pas où on est mais en tout cas, ça ne ressemble pas à là où on habite, ici, les gens sont des gens de vacances qu'on ne croise qu'en vacances. Dans le bar PMU, il y a du carrelage moucheté par terre, des bruits de verres qui tintent, un barman, des habitués accoudés qui parlent trop fort, une télé que personne ne regarde.


J'aimerais mieux être à la cafétéria d'une autoroute, avec les familles qui viennent de partout et qui partent partout, des gens qui ne viennent pas du même endroit que nous et qui ne vont pas au même endroit que nous, qu'on ne reverra jamais. Des gens en tenues confortables pour supporter plus facilement la grande route interminable, avec des enfants excités de ne pas avoir bougé longtemps, et aussi des routiers qui sont au boulot, là, mine de rien. Dans un autre espace-temps, une pause sur une route sur laquelle on doit rouler sans s'arrêter, dont on ne peut sortir qu'à des points stratégiques. Les gens qu'on croise là ne sont pas des gens qui existent dans la réalité. Et manger un steack haché pas bon, mais en forme de nuage.

J'aimerais mieux être sur un chemin de montagne, dégouliner à cause de la chaleur sèche associée à l'effort de la montée, gourde de menthe à l'eau dans le sac à dos, me dire que c'est trop dur et que plus jamais je ne recommencerai pareille ascension, et en fait être super émue par ce qu'il y a autour, les sauterelles, les herbes jaunes, la vue, le soleil qui tape, le silence, les cloches des vaches ou des moutons au loin, les fleurettes, les chalets sur la route, les gens qu'on croise, super équipés avec chaussures de rando et bâton de marche, les odeurs qui sont comme du miel mais qui ne se photographient pas et qu'on ne peut pas ressortir d'une boîte, l'hiver, quand on s'ennuie dans sa cuisine. Il faut s'en souvenir, c'est le seul moyen. Il y a aussi la fierté d'arriver en haut, le plaisir de penser que maintenant ça va descendre, et puis finalement, constater que descendre c'est encore plus crevant. A la maison, il y a le plaisir d'enlever ses chaussettes et d'avoir les mailles imprimées dans la peau. Et j'adore les odeurs de pieds, ça m'émeut.

J'aimerais mieux être l'hiver, sur la côte Normande, désertée de ses touristes, marcher sur une promenade de bord de mer triste mais belle, prendre le vent dans la face, admirer les belles maisons, puis remonter dans la voiture et entendre à la radio les meilleurs tubes de Véronique Sanson sur France Bleue Basse-Normandie et avoir à ce moment-là plein d'idées, de projets qui germent, d'envies qui se bousculent.

J'aimerais mieux être assise à une table avec un poulet rôti. 

30 août 2011

Aujourd'hui, au boulot, j'ai mis un prix dans un

CIMG4046

Aujourd'hui, au boulot, j'ai mis un prix dans un dictionnaire des onomatopées. je me suis dit "ça alors, un dico des onomatopées, c'est génial !". Je l'ouvre à une page au pif et là, c'était la page de "couac" ! Je ne savais même pas que c'était une onomatopée... Je savais que c'était quelque chose qui se mange, genre tapioca, parce qu'il y a mille personnes qui arrivent sur ce blog en cherchant des recettes. mais alors une onomatopée ! Et en plus, elle désigne le cri du corbeau et ce qui est amusant, c'est que si je me souviens bien, mon nom de famille viendrait aussi des cris de corbeaux que vociféraient mes ancêtres les vikings en dévastant les villages...

J'ai froid, brr, j'ai ressorti un gros gilet et j'ai fermé le grand vélux de la chambre qui est resté ouvert tout l'été. je ne crois plus à un éventuel retour de l'été, là, ça y est, ce sont les odeurs qui le disent, c'est l'automne. Ou plutôt l'hiver puisque c'est l'automne depuis le 1er juillet et qu'avant ça c'était l'été en avril.

 Ce week-end, j'avais bien le cafard, j'ai entrepris un tri. J'ai jeté un tas de paperasses, pages découpées dans des journaux que je n'avais plus envie de voir. Deux sacs pleins. Je déménage depuis 2005 des formulaires d'inscription dans des écoles de stylisme (à l'époque, je voulais devenir modiste)... J'en ai profité pour ranger dans un beau classeur de l'Armée du Salut mes fiches de paye, qui jusque-là se contentaient d'être en vrac dans un grand sac en papier... C'est le fait de remplir des fiches d'impôts, ça m'a guérie de ce je-m'en-foutisme du papier important mal rangé...

J'hésite à arrêter la frange...

Couacman n'arrête pas de me battre au Scrabble, ça commence à m'énerver. 

Je ne vous ai pas encore dit mais on a la télévision dans notre maison... Oui oui, vous lisez bien... On avait déjà l'appareil depuis longtemps (toujours en fait) mais on n'avait jamais postulé pour avoir les chaînes qui allaient dedans.  La bonne nouvelle c'est que pour l'instant on ne l'a presque pas regardée, genre quatre fois en 6 semaines quoi. Je trouve que la télévision n'apporte pas grand chose (voire rien !) à la radio, dans pas mal de cas : les infos : est-ce-que j'ai besoin de voir des gens baignant dans leur sang pour comprendre qu'il y a la guerre dans les pays arabes ? Avec la présentatrice qui précise d'un ton grave "attention, certaines images peuvent choquer les plus jeunes". Je trouve ça horrible. Pareil pour les émissions de divertissement où les présentateurs gueulent à la place de parler, et où les "chroniqueurs" ont tellement de "bons" mots à placer qu'ils ne laissent pas les invités exprimer leurs idées... Et une fois de plus, je ne vois pas ce que l'image m'apporte par rapport à si j'avais juste le son. Mais bon.

 Il y a un merle qui se plait pas mal sur notre terrasse. L'autre fois, il avait un ver dans le bec, et je voyais le ver se tortiller comme un malheureux ! 

Il n'y a pas très longtemps, nous avons loué le DVD de Récréations, de Claire Simon.  C'est un film documentaire, qui montre l'activité de différents groupes d'enfants pendant la récréation de l'école maternelle. C'est un film absolument passionnant, magnifique, effrayant par moments. Claire Simon a réussi à se faire oublier et à filmer ce qui se passait pour de vrai. Il y a un extrait visible dans la suite du lien qui est là juste au-dessus et honnêtement je vous conseille d'aller voir ! "A ton âge !" dit sur le ton d'Adela est devenu une réplique culte, chez nous. Nous n'hésitons pas à nous le dire pour un oui ou pour un non.

Je vais aller lire au lit, je lis "Comment je suis devenu stupide" de Martin Page. Bonne nuit ! 

Sur la photo, c'est Braine l'Alleud ! 

16 février 2013

cette semaine, poisson croustillant sauté avec du basilic sacré et des piments

CIMG8228

C'est dans l'assiette, parce que dans le bol, c'était un curry de boeuf massaman sans boeuf (ce midi, on mange le reste avec boeuf), recette qu'on adore et qui chez nous est devenue une recette de famille (ah oui, parce qu'on n'est que deux mais ça fait déjà un peu une famille je trouve).
Mais bon, on est là pour parler du poisson croustillant ! Alors franchement, c'était trop épicé pour moi, j'ai eu le goût de pas grand chose parce que j'avais la bouche anesthésiée (pas uniquement par le piment, j'avais aussi bu un cocktail au cognac juste avant...). J., même lui, a trouvé que c'était un peu trop épicé. Lui, ce qui lui a plu, c'était le poisson juste après fumage (moi je n'ai pas goûté), ça lui a donné envie de fumer du poisson plus souvent.
En tout cas, ce poisson avait vraiment une consistance très agréable !

Recette de David Thompson, dans Le livre de la cuisine thaïe (éditions du Rouergue).

2 décembre 2012

Transat, de Aude Picault

CIMG7965

Comme j'allais bof bof, je me suis autorisé l'achat de cette bande-dessinée que je souhaitais lire depuis longtemps (mais qui n'était pas à la biblio, et sur laquelle je ne tombais jamais chez le bouquiniste qui me sert de job alimentaire). C'était un achat risqué parce qu'à priori, je n'aimais pas les dessins. Mais j'avais lu sur quelques blogs que c'était une bande-dessinée qui faisait réfléchir sur la vie et ça c'était ce dont j'avais besoin. Alors je l'ai commandée dans un magasin de bande-dessinée.
Je l'ai dégustée, c'est un chocolat fin. Ca parlait de ce que je ressentais. J'avais la trouille de voir arriver cet hiver, le manque de luminosité, le froid, l'humidité, la vie en ville qui parfois me pèse, tout ça sur fond de fatigue et de déprime. J'avais envie de nature, d'éléments, de silence, d'odeurs, de personnages, de réflexion, de temps pour moi, de lumière. Et pouf, ça racontait ça. Paris l'hiver, les voitures, le sombre, le bruit, l'énervement. Et ensuite la Bretagne, la mer, les vagues, les étoiles, les marins, le soleil glacé. J'ai adoré... Ca m'a fait penser penser penser. A la fin j'aimais même les dessins. J'ai pleuré au moment du premier quart de nuit passé sur le pont du bateau à conduire. Je me suis dit que moi aussi un jour je ferai une transat.


 

Encore merci pour tous vos mots et pensées.

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 > >>