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Je ne sais pas pourquoi mais j'ai envie d'écrire un billet, en tout petit. Peut-être qu'après je n'aurais plus envie pendant six mois.
J'espère que tout le monde va bien chez vous. Nous allons bien.
Nous mangeons des tartes aux fraises avec de la crème patissière à la vanille et une pâte sucrée de Cyril Lignac.
Quand j'étais enfant, j'avais la nostalgie, la saudade peut-être même, de ma classe, des élèves, des instituteurs, à la fin de chaque année scolaire. J'étais enfant mais je crois que je me rendais parfaitement compte du temps qui passait, des gens qu'on a aimés mais qu'on ne reverra pas, et de l'inexorable course du temps (carrément !). Depuis l'adolescence, j'étais délivrée de ça, et puis tout à coup mon enfant va à l'école, et l'école est tellement géniale, la maîtresse tellement positive, drôle, intelligente, les élèves tellement mignons et sympathiques, ça y est, je la sens arriver la mélancolie... Je suis repartie pour un tour.
Hier, je suis tellement sortie de ma zone de confort, tellement plus que jamais, j'ai tellement tiré sur l'élastique qui m'y relie, je tremblais d'effort pour avancer malgré cet élastique qui me retenait, mon coeur ne battait pas à son rythme normal, je transpirais à grosses gouttes mais je l'ai fait, j'en suis sortie, et quand tout à coup est arrivé le coup de midi et que je me suis dit "je vais chercher Petit J. à l'école", j'ai sauté de joie, je me suis sentie décompresser en un instant, j'avais envie de danser, et j'ai comrpis que ma zone de confort, c'était eux.