15.05.08
complexe
Allez, je me lance, ce soir je vais vous parler de mon complexe, aïe.
Mon complexe, je ne l'ai compris que très récemment. Avant, je sentais bien qu'un truc clochait mais je ne savais pas quoi.
Une crainte lorsqu'on sortait les jeux de société à questions culturelles, une angoisse à me retrouver au beau milieu de conversations "sérieuses"...
Et puis cette année, grâce aux cours d'histoire de l'art, j'ai su. Le cours portait sur le fauvisme, et le prof, sachant que j'avais fait 8 ans d'études d'art auparavant (si on compte les années de lycée), m'a demandé, avant de commencer son cours, de dire tout ce que je savais sur le fauvisme. Et là, le grand blanc. Du fauvisme, j'ai des images, des sensations brûlantes, mais rien à dire qui fasse une introduction à un cours, pas de dates (juste une vague idée !), pas de noms (pas à froid en tout cas), RIEN.
Je me sens nulle, bête, ignarde. Je me dis que ce n'est pas normal (le fauvisme, on l'étudie tous les ans). Pourtant, ça m'intéresse. C'est sûr et certain. Alors, je ne comprends pas. Je ne comprends pas pourquoi je ne me souviens de rien, jamais.
Je connais des bribes de choses, choisies par mon cerveau je ne sais comment. Je suis nulle, mais NULLE au Trivial Pursuit ! Si vous saviez !
J'ai beaucoup réfléchi pour savoir, finalement, si c'était possible que je ne retienne vraiment rien et je me suis rendu compte que non, que je me souvenais de choses mais très particulières : celles qui me touchent fortement, qui m'intriguent, qui me choquent. Je ne me souviens
que de ce qui provoque chez moi une réaction forte, positive ou
négative. Par exemple, en art, je ne peux parler que des artistes que
j'adore ou de ceux que je détèste. Les autres, nada.
Je me souviens parfaitement de ce que me racontent les autres, de la façon dont ils se meuvent, de la façon dont ils se vêtent, de leur vie ; des endroits où je vais, des gens que j'ai vus passer. Je me souviens des conseils pratiques qu'on me donne, des choses concrètes qui peuvent servir tous les jours.
Par exemple, du CE1, j'ai retenu les conseils de mon institutrice pour nettoyer les feuilles d'une plante verte à l'aide d'un chiffon (elle nous avait même montré exemple sur la plante du fond de la classe).
Bon, j'espère pour vous que vous êtes moins torturés que moi ! ;-)
14.05.08
Laroche-Migennes/Auxerre Saint-Gervais
10.05.08
impression du soir
Pour la première fois depuis que je suis à Bruxelles, je me sens légère, mais légère !... A vrai dire, j'ai le sentiment d'être enfin redevenue la Couac que je suis au fond de moi, qui était bousculée et cachée par une Couac triste, soucieuse et intimidée. Je dis encore beaucoup "pardon, excuse-moi, ça va, je ne t'ai pas blessé, tu es sûr ? Sûr sûr ?" même sans raison, mais aussi, je fais la débile et je suis contente de regarder autour de moi et je propose à mes petits camarades de classe d'aller boire des tas de verres en terrasse et tout le monde accepte et nous sommes tous ruinés mais bien hydratés. Je suis en train de me faire des copines et des copains, imaginez-donc un peu ! Je croyais que je n'en étais plus capable et que tout le monde croyait que j'étais dépressive vu que je cachais ma figure dans de grosses écharpes.
En plus, paradoxalement, les examens approchant, je me sens détendue comme jamais, et demain matin nous partons à l'aurore (même avant) pour Auxerre pour voir les amis barbus, et nous revenons mercredi. Et oui, je profite de la semaine de révisions pour prendre des vacances, mais il faut bien se détendre, et j'ai envie de patates cuites sur les braises d'un barbec'.
J'espère que ce bon sentiment de liberté va perdurer; je sais d'expérience (oui, j'ai le droit de dire ça, même à 23 ans, si c'est vrai, après tout) que les bons sentiments, ça s'entretient, tout comme les mauvais d'ailleurs; mais que parfois, la vie est dure et que tout peut retomber, sans qu'on ne maitrise rien, et que la déprime et le découragement ne sont pas nécessairement dûs à un manque de bonne volonté; la roue tourne, quoi. Parfois plus vite qu'on ne l'attend. Bref, c'est positif ça ? Bof. Alors, pour terminer joyeusement, je clame qu'elle tourne la roue, parfois pour notre plus grand malheur mais aussi parfois pour notre plus grand bonheur !
(désolée pour ce post très journal intimeux mais c'est Charlotte Gainsbourg qui me met d'humeur "je pense, je fais le point, je regarde derrière moi et devant moi et je danse dans le salon")
06.05.08
trois plaisirs
Ce qui est chouette, c'est d'avoir un quartier des affaires à portée de main et de s'y promener le dimanche après-midi quand il est désert.
Ce qui est bien, c'est d'être l'ami des petits lapins.
Ce qui est fantastique, c'est de finir les cours deux heures plus tôt que prévu et d'en profiter pour boire un truc en terrasse avec une copine drôle.
05.05.08
lundi qui n'en a pas l'air
Faux lundi, puisque je ne suis pas allée à l'école. Cette semaine, c'est la dernière semaine de cours et c'est avec grande satisfaction que je songe à tous les cours dont je ne vais plus entendre parler jusqu'en septembre.
J'ai eu mon rendez-vous chez la pneumologue, c'était une expérience qui vaut son pesant de cacahuètes à mon avis : enfermée dans une cabine en plastique, avec un tuyau dans la bouche et un pince-nez, j'ai dû souffler de toutes mes forces, respirer, ne plus respirer - et en même temps, on m'envoyait des gaz directos dans les bronches, miam. C'était impressionnant et l'infirmière était trop drôle. La bonne nouvelle, c'est que tout va bien, je suis finalement juste asthmatique et si ma dernière crise d'asthme était si imposante, c'est que j'avais une bronchite en même temps.
On m'a aussi fait des tests pour voir à quoi je suis allergique. La mauvaise nouvelle, c'est que je suis horriblement allergique aux poils de chats. De chiens et de chevaux aussi mais bon, on s'en fout. La très bonne nouvelle, c'est que je ne suis absolument pas allergique aux lapins, yes !! :-D
Je n'oublie pas que je dois photographier pour vous les lapins-poneys, au fait ; mais ça fait longtemps que je ne suis pas repassée devant la boutique.
Et vous, c'était quoi votre expérience la plus incroyable aujourd'hui ?
Couacdad, chantes-tu Dalida pendant que tu te laves ?
03.05.08
cartes de visite trouvées par terre à la fac de Rennes
sourire béat
Je constate que chanter tous les tubes de Céline Dion à tue-tête sous la douche me met de fort bonne humeur (et ne me demandez pas comment ça se fait que je connaisse par coeur les tubes de Céline Dion, c'est un grand mystère pour moi aussi).
Nous surplombons la jungle, j'ai mis une robe d'été ; c'est le bonheur !

30.04.08
petits paquets de nouvelles
Hier, j'ai rencontré Sissi et Monsieur Météo, en vacances dans nos contrées, et je peux enfin répondre à la question que tout le monde se pose : dans un bar, si Sissi a le choix entre une chaise et un bout de banquette, et bien apparament elle choisit le bout de banquette (mais peut-être que ça dépend des fois). C'était un moment chouette et chaleureux, particulier. Je m'en suis réveillée complètement guillerette ce matin.
Aujourd'hui, j'ai passé un oral de philo. Le prof, las de l'école, m'avait donné rendez-vous dans un bar, et en vrai, on a discuté une heure et c'est moi qui lui aie posé des questions (c'était une technique Sioux pour éviter qu'il ne m'interroge et que je ne sache répondre). C'était sympa comme tout.
Dans l'animalerie de la rue de Flandre, il y a maintenant des lapins qui ressemblent à des poneys, et si vous ne me croyez pas, je les prendrai en photo.
Je me suis acheté des chaussons chinois et je les ai mis aujourd'hui malgré la pluie et le vent.
Je monte un grand mouvement de solidarité en faveur d'un garçon de ma classe dont tout le monde se moque parce qu'il porte de très jolies sandalettes (on dirait les miennes, alors je ne vais pas dire le contraire ! ;-) Il y a en particulier un gothique en rangers, qui s'est méchamment moqué de lui, alors que je suis sûre que ça schlingue grave dans ses pompes l'été, et qu'il a plein d'ampoules et qu'il crève horriblement de chaud. Ca m'énèrve n'èrve n'èrve, monsieur l'agent tillesse.
Pour consoler le garçon à sandalettes de tant de bassesse humaine, je l'ai invité à manger demain midi à la maison, et Couacman va lui faire un coktail pour le remonter.
Ce que j'apprécie dans le fait d'habiter au cinquième étage d'un immeuble, c'est qu'on est juste au-dessus de la cime des arbres et des oiseaux qui volent.
L'autre jour, l'ascenseur s'est coincé et ne voulait plus s'arrêter de monter et descendre (alors que j'étais dedans), et il allait particulièrement vite, c'était assez effrayant. J'ai bien fait cinq ou six allers-retours comme ça entre le rez-de-chaussée et le cinquième étage, j'en ai profité pour tester la sonnette d'alarme et en gros, c'est de l'arnaque, ça fait juste un mini "tring tring" au premier étage, super. Je ne me suis pas trop affolée, j'ai téléphoné à Couacman (qui ne s'est pas affolé non plus puisque l'ascenseur a eu le temps de se débloquer avant qu'il ne débarque) et finalemnt, on s'est arrêté au rez-de-chaussée et j'ai monté les cinq étages à pied. Par contre, après, j'ai rêvé plusieurs nuits que j'étais coincée dans un ascenceur.
En parlant de rêves, l'autre nuit, j'ai rêvé que j'étais un mannequin en plastique des Galeries Farfouillettes, assise sur une estrade, avec une vache à côté de moi, très douce, chaude, sentant bon, et posant sa tête sur mes genoux pour que je lui caresse les oreilles. Vous croyez que ça veut dire quoi ?
Je crois qu'en vrai, si j'ai si bien senti la chaleur de cette vache contre mon flanc, ce devait être Couacman qui se serrait contre moi, ou alors je fais des rêves hypra réalistes. Depuis, j'adore les vaches et rêve de retourner chez les parents de Couacman pour leur faire des bisous entre les yeux.
En parlant de vaches, l'été dernier, Couacman avait cueilli des cerises sur un arbre situé au milieu de l'enclos des vaches chez ses parents, et l'une d'elles, curieuse, était venue voir ce qu'on faisait et avait mangé des cerises avec nous. A un moment, elle s'était avancée vers moi avec un peu trop d'aplomb et j'avais murmuré "pschit" en faisant un micro mouvement des phalangettes, et elle avait tourneboulé des yeux et s'était barrée en courant.
En parlant de faire pschit, hier, je marchais dans la rue et j'ai fait peur à un pigeon qui s'est envolé et s'est posé sur la route, et je ne veux pas être pessimiste mais je crois bien qu'il s'est fait écraser par une voiture. J'ai un peu culpabilisé...
Et sinon, ce soir, au cours de nu, le modèle (homme) a posé en slip, rose.
27.04.08
et aujourd'hui, mes sandalettes ont pris le soleil
Pour profiter du soleil, nous avons choisi de marcher, sans but, dans Molenbeek, le quartier qui jouxte le notre (mais où nous n'avions que très sommairement mis les pieds jusqu'ici).

300ème post les amis ! :-O
my sweet Lapin
Mmmmmhhhh, merciiii pour le colis surprise.... :-)








