couac

mardi 31 janvier 2017

J'avais comme un peu la flemme d'y aller, mais il fallait bien les rendre ces livres, même celui que j'étais en train de lire. Le 31 janvier, dernier délai. J'ai mis les livres dans mon sac et j'ai mis le sac sur mon dos et après l'école, j'ai continué vers le centre. Finalement, il faisait beau et doux et je me rendais compte que ça me réveillait, cette balade. J'ai marché vite pour pas perdre de temps, et en arrivant à la bibliothèque, et bien je suis tombée nez à nez avec ma bibliothécaire préférée, qui m'a invitée à entrer. On a discuté, on s'est dit que c'était dur, cette fermeture, on était d'accord. Elle m'a dit de garder le livre pas fini plus longtemps alors je l'ai remis dans mon sac. Sinon j'étais à jour. Après je suis repartie et dans ce sens, ça descendait, et j'ai presque regretté d'être déjà chez moi en arrivant.

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lundi 23 janvier 2017

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A.. A., je sais, tu as de très beaux côtés. Tu sens la montagne, par endroits. Tes habitants sont chouettes comme tout. Tes levers de soleil déchirent. Tu es chaude et ensoleillée l'été, et l'été dure très longtemps avec toi. Tu es verte. Tu as une gare reliée à pleins d'endroits où on est contents d'aller. Tu as une école mignonne comme tout avec la meilleure institutrice de la Terre à l'intérieur. Tu as un super festival de musique l'été. Tu n'es que possibilités de balades. Tu as deux châteaux forts rien que pour toi. Je sais tout ça... Mais la médiathèque qui ferme un an pour travaux sans aucune solution de remplacement, tu comprends que ça pardonne pas ?
Le boucher a écrit "escargots de Bourguogne" sur sa pancarte.
Les attrimaths servent de petits légumes coupés pour la dînette.
La neige ne fond pas, depuis quelque chose comme dix jours, et j'en ai marre de la voir.
J'ai lu ce livre, au départ parce que la fille de la couverture me faisait penser à ma moyenne soeur, et au final, je l'ai adoré, mais vraiment ! Le genre de livre qui rend heureux !

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dimanche 8 janvier 2017

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Le programme, c'était galette et rangement de Noël. On a parfaitement respecté le programme.

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dimanche 18 décembre 2016

l'affaire sapin

Cette journée a commencé duringue-duringue, le problème c'est qu'elle a continué duringue-duringue. On a pourtant misé sur des trucs qui énergisent, genre musique, cuisine, rangement, mais ça ne voulait pas aller bien. Ca a duré comme ça jusqu'à 16h30 je crois, on ramait, on était au bord de se fâcher, l'horreur.
Et puis finalement, j'ai enfin enfourné ce gratin dauphinois de topinambours que j'ai mis des plombes à faire (légume complètement biscornu, plus assez de beurre dans le frigo (courses à l'épicerie du coin (qui vient d'ouvrir (ouf))), et surtout, J & J se sont mis au sapin. Il s'agissait de le peindre, c'était la mission de la journée, ils s'y sont enfin mis et toute la tension est retombée. Je retiens : quand ça va pas, il faut s'y mettre. Bon, on le savait déjà mais j'avais envie de faire semblant d'avoir une révélation.

Le sapin.

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Il y a dix jours, on a dessiné le sapin, on était déjà hyper contents.

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Petit J. aussi voulait dessiner et c'était un moment parfait que je n'oublierai jamais.

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Après, J. le Grand l'a découpé, et la première fois qu'on l'a monté, on était surexcités et de plus en plus contents.

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Ca, c'était le fameux aujourd'hui, le moment de baisse de tension, et même d'arrivée de bonne humeur, carrément.

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Ca, c'est ce soir, J. heureux avec son morceau de sapin et son pinceau. Une impression de forêt.

Petit J., sera-t-il entièrement convaincu ou continuera-t-il de dire qu'il est très content, mais qu'il voudrait aussi un vrai sapin coupé dans la forêt ? La suite au prochain épisode...

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jeudi 8 décembre 2016

En ce moment, j'écoute à peu près trois fois par jour le Boléro de Ravel. C'est mon fils : j'ai senti qu'il aimait bien les chansons qui filent des frissons, alors je le lui ai fait écouter et depuis il veut l'entendre, le ré-entendre, et encore. Comme je n'y connaîs strictement pouic à la musique classique, je lui ai mis le premier enregistrement en concert filmé trouvé sur Youtube. Comme je n'y connais rien en musique classique, je m'y connais encore moins en chef d'orchestre, je n'avais jamais entendu le nom de celui-ci avant, mais il m'a fait un effet boeuf. Il a l'air tellement joyeux, on dirait qu'il joue, qu'il a six ans et qu'il est dans un jardin. Il est d'un mignon... Et à dire vrai, quand pendant que je débarassais la table du p'tit dej', hier matin, Joachim a appuyé sur le son du volume pour le monter au max, et bien j'étais dans le même état de transe que le chef d'orchestre, et j'ai mis les couverts sales dans l'évier en dansant. Cette musique, ça fait penser "bon, les hommes sont capables du pire, mais aussi du tellement bien", parce qu'il fallait l'inventer, et après il faut réussir à la jouer tous ensemble. Ca me rend carrément heureuse.
A la fin du morceau, on voit les fossettes du chef d'orchestre se dessiner, il a l'air tellement ému, et je ne comprends pas comment les musiciens derrière restent aussi stoïques, je suis frustrée qu'ils ne  se jettent pas tous dans les bras les uns des autres en riant et en pleurant, vu ce qui vient de se passer.

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dimanche 4 décembre 2016

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Encore un de ces jours où le p'tit dej' ensoleillé nous explique qu'on doit sortir marcher sans prendre le temps de se laver. Bon, ok pour les dents.
On marche deux heures trente, on a carrément froid sauf quand on se prend le soleil dans la figure, on croise des gens de très bonne humeur avec qui discuter, on s'arrête sur un banc pour manger trois madeleines au chocolat.
En rentrant, on a bien mérité cette assiette de pâtes au parmesan. On est bien, au chaud à la maison, en plus le soleil continue de taper, sur la table.
Après, c'est l'heure de la sieste, sauf pour J. qui révise Django Reinhardt assis sur le marchepied de la cuisine, et pour moi qui tente cette recette de gâteau au chocolat qu'on n'avait pas encore faite. On en profite pour discuter, rigoler, et s'embrasser, et on se dit "merde, demain c'est lundi, on va pas se voir beaucoup".
Après, la sieste se termine, on remet un petit cd, on lance le rôti de porc aux pommes, et je me mets à jouer aux Playmobils sur le sol tout bien rangé de ma chambre, sous la lumière bien chaude de ma lampe de bureau. L'idée, c'est que Mme Playmobil veut aller faire pipi (ça urge) mais quand elle soulève la lunette, il y a un plot dedans, du coup elle s'écrie "oh non, zut, un plot, et moi qui voulais absolument faire pipi tout de suite !". Grand succès.
Et puis ce soir, on a bien ri en écoutant Petit J. s'endormir en chantant à tue-tête "joyeux anniversaire".
C'est bien chouette.

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jeudi 17 novembre 2016

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Mon bon sentiment de lundi après-midi


Petit J. a repris l'école et moi j'ai retrouvé mon rythme. Je me rends compte que malgré cette rentrée à l'école, je n'ai pas du tout le sentiment d'être contrainte, c'est comme notre rythme de l'année dernière, quand on passait nos journées tous les deux, qui continue de filer. Je l'emmène chaque jour à l'école, mais c'est plutôt comme si je l'emmenais à un atelier où on l'aurait inscrit, une activité. C'est peut-être parce qu'il n'y va que le matin. En tout cas je ne me sens pas du tout coincée dans une course et je suis super contente parce que je redoutais ça.

Le bon moment hier et aujourd'hui, c'est quand j'étais tellement prise par mon dessin que je ne me suis pas arrêtée, je n'ai pas préparé à manger, et je suis partie pour l'école à 11h40 avec le sentiment du travail avancé. Les deux fois, j'ai fait des fusilli qui cuisent 8 minutes contrairement à ce qu'indique le paquet, et pendant que ça cuisait je me suis assise sur le marchepied avec un bol de soupe dans les mains (des restes de dîners : potimarron/châtaignes hier et carottes/panais aujourd'hui) et deux cuillères, et je nous ai fait manger. Après on s'installe à table avec nos assiettes de pâtes, lui il prend moit'-moit' beurre et sauce tomate avce du comté partout et les feuilles de laurier il les veut, et moi je prends tout sauce tomate/comté.

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lundi 7 novembre 2016

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Livres que Joachim a voulu lire aujourd'hui.

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Mon bien-être d'aujourd'hui (lumière et contrastes).

Aujourd'hui, la lumière m'a semblé par moments très printanière. J'oublie qu'on est en novembre alors que j'ai l'impression qu'il y a deux semaines c'était encore l'été, et l'hiver à venir ne me semble être qu'une simple formalité.
Il ne me reste plus qu'un seul Jérôme K. Jérôme Bloche à lire et après j'aurais relu toute ma collection (qui heureusement est très légèrement incomplète).
Je découvre en ce moment Annie Ernaux, que j'avais déjà essayé de lire plusieurs fois (Les Années) sans y arriver. Et puis dans l'armoire de troc de livres devant la biocoop, j'ai trouvé Une Femme alors je l'ai pris et dévoré, et comme prévu il y en a toute une petite mine à la bibliothèque... Maintenant que je la connais mieux, je relis Les Années avec beaucoup de plaisir...
Faire du sport me fait tant de bien qu'à la gym je suis au bord de m'endormir pendant certains exercices, de détente.
J. m'a encore demandé un flan à la vanille. Ma mère m'a justement envoyé sa recette après que j'aie loupé celle trouvée sur internet samedi. J'ai cru que j'avais encore loupé, parce que je n'ai pas très bien compris les explications, mais j'ai réussi à rattraper le coup, à réussir parfaitement le flan (et je me suis souvenu que c'était bon saupoudré de sucre glace) ET à sauver ma casserole qui avait brûlé, sans aucun effort spongiaire.

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vendredi 4 novembre 2016

Il y a eu deux semaines de vacances, j'ai passé deux semaines à lutter contre un rhume. Mais pas un petit rhume mignonnet qui fait joli dans le mouchoir à fleurs, non, un gros rhume verdâtre et épais que tu dois mettre ton mouchoir au sale à chaque fois que tu te mouches, et que donc tu salis tous les mouchoirs en deux jours (et encore), du coup tu passes aux torchons, et puis quand tous les torchons sont au sale et ben tu passes aux serviettes de table et après, il est vraiment temps de lancer une machine et bonjour l'étendage relou.
Après il y a eu la période où je me suis mise à tousser, tousser, tousser. Et puis tout à coup, on ne sait pas trop d'où ça sort, il y a eu de la fièvre. Genre (pour un rhume !). Bon... Je mets en place ma technique anti-fièvre (rester sous ma couette tout le jour en lisant des bandes-dessinées (ça tombait bien, c'était férié, J. était là pour gérer J. toute la journée pendant que je grelottais en transpirant sur mon oreiller (quelle horreur la fièvre !)). Et puis on n'avait pas de Doliprane pour adultes du coup j'ai pris de l'Advilmed pour enfants de moins de trente kilos parfumé à la fraise, c'était immonde mais J. était quand même jaloux parce que lui il trouve ça délicieux et il en voulait aussi.
Avec tout ça, j'ai perdu l'appétit. Impossible de manger, de la soupe de lentilles à la rigueur, alors J. qui adore les lentilles a fait de la soupe de lentilles et j'ai dû me forcer pour finir ma louche. Je me disais que le lendemain ça irait mieux.
Le lendemain, ça n'allait pas mieux. J'étais épuisée d'avoir passé ma nuit à tousser, ce qui n'avait même pas empêché J. de dormir, j'avais la gorge en sang et des courbatures aux abdos. Et toujours le nez qui coulait et la gorge prise. Le cauchemar...
Du coup, je suis allée chez le docteur. Il y avait genre neuf personnes avant moi dans la salle d'attente, il restait juste une chaise d'école pas confortable et j'ai lu deux Marie Claire (dont un pas en entier parce qu'à un moment je me suis rendu compte que je l'avais déjà lu) et deux magazines "maison créative" que je ne connaissais pas avec des "avant/après" où qu'c'était vachement mieux après. La fille d'à côté jouait à un jeu sur sa tablette, genre Dynomite mais pas avec des oeufs de dinosaures, avec d'autres trucs pas identifiés. Elle était en tongs alors qu'il faisait environ -12°C et elle avait les ongles des pieds longs, comme si c'étaient des ongles de mains. Le mec à droite avait peur de se faire piquer sa place alors quand il a voulu sortir de la salle d'attente pour faire j'sais pas quoi, il a posé son chéquier sur sa chaise et il m'a dit "vous me le gardez ?" et j'ai dit "non" et c'est tout. Un type a pris l'initiative d'ouvrir la fenêtre et c'était une bonne idée mais il a perdu confiance en lui pendant qu'il se débattait un peu avec le voilage, il a eu peur de déranger je pense, ou de se faire remarquer, et donc il l'a ouverte juste de trois centimètres et comme la personne qui était assise à côté de la fenêtre a été appelée à ce moment par le docteur il a pris sa place.
Le docteur a écouté mes poumons avec son stéthoscope et il a fait mine de s'étrangler de choc en entendant le grésillement là-dedans (un peu le même bruit que la machine pour faire frire les oeufs Fisher Price). Il a dit "bon, je suis désolé mais je vous donne des antibiotiques".
Je n'en pouvais tellement plus de mes nuits blanches à tousser que je comptais sur les antibiotiques pour avoir un effet immédiat et miraculeux. Je DEVAIS aller mieux.
Donc hop hop hop, je prends mes petites pillules, mes petits sachets parfum orange dégueulasse à diluer dans l'eau, un peu de Doliprane pour l'ambiance vu que maintenant j'en ai carrément du pour adultes, et puis j'attends et en fait il ne se passe rien, je me dis "demain, ça ira mieux".
Et puis le lendemain, c'était aujourd'hui et là, catastrophe, c'était pire que tout. La toux à son apogée, le méga rhume verdâtre de retour, la fièvre, pas faim, crevée, mal partout... Je commençais à me dire que le docteur s'était planté, que ce n'était pas une bronchite aigüe que j'avais mais une pneumonie et que j'allais mourir à cause d'une erreur de diagnostique, l'angoisse.
Heureusement, le vendredi, J. ne travaille pas (parce que le jeudi si, même si le jeudi matin je lui ai demandé de prendre une journée femme malade mais il n'a pas voulu) et comme c'est quelqu'un qui aime rendre service, et bien il a accepté sans tortiller que j'aille me recoucher vers 11h00, et après j'ai passé 6h dans le lit à claquer des dents en transpirant sous les bras, tout en relisant toute ma collection de Jérôme K. Jérôme Bloche (que je n'avais pas lue depuis longtemps donc c'était comme si c'était une première lecture, trop bon !) et en faisant des micros siestes.
Et puis tout à coup, j'ai eu le désir de sortir de mon lit, et j'étais épuisée, K.O., mais ça allait mieux : narines débouchées, respiration fluide, fièvre envolée... J'ai compris qu'aujourd'hui avait été le jour du combat et que les antibiotiques et moi, on avait gagné.

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dimanche 30 octobre 2016

confiotes72

Avec J., ces dernières années, presque à chaque fois que nous avons été invités à un mariage, nous avons offert aux mariés de la confiture fabriquée maison. Nous n'avons pas beaucoup de sous, et nous ne nous voyons pas du tout donner de l'argent...
Hier, nous étions invités au mariage de nos copains, et je me suis amusée à faire des étiquettes n'importe-nawak pour les pots.

Bon dimanche...

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