couac

lundi 25 avril 2016

M. est là, chez moi à A.. On s'est rencontrées à Rennes en 2002 dans un bar de la Rue Saint-Malo où notre amie commune C. nous présentait. M. est une fille très posée qui sait rigoler de tout, tout en prenant les choses au sérieux. Quand on raconte un truc grave à M., après, il semble moins grave. M. est anti-nunuche tout en étant sensible, ce qui est bien pour moi qui suis sensible mais aussi un peu nunuche. M. est bretonne, elle sait danser breton, faire les crêpes, elle connaît les meilleures plages autour de Saint-Malo, elle connaît les meilleures petites routes pour aller à la mer, elle est moderne, joyeuse, lumineuse, drôle et écolo - bretonne quoi.
M. était là, dans mon salon, assise dans le fauteuil, et moi j'étais assise sur la chaise de l'ordinateur et il n'y avait aucune pression, aucune séduction entre nous, aucune tentative pour plaire, aucune peur de déplaire. M. m'a connue au Havre et à Bruxelles, je l'ai connue à Paris et à Marseille, on a dormi dans le même train couchette pour Berlin, un été, on se donne très peu de nouvelles mais je la sais juste là, présente si je veux et j'espère que c'est pareil pour elle. On se suit. A un moment, les amies, à force d'être des amies, deviennent des sortes de soeurs, on continue d'avancer sur le même chemin sans se concerter pour décider de la route. Dans l'angle mort, on est toujours là l'une à côté de l'autre.
Bref, M. est venue et c'était exquis.

Vendredi soir, après deux jours d'un chaud-lourd absolu, il s'est mis à pleuvoir des trombes d'eau, au moment où on devait aller à la gare. J'ai mis mes bottes et le K-way de mon frère qui est bien étanche, et on est sorties. Il faisait nuit, c'était le dernier train pour Lyon. Il avait dix minutes de retard, sauf qu'elle n'avait que quatorze minutes pour changer de quai à Lyon, donc c'était un peu stressant. Nous sommes allées voir le chef de gare pour en discuter avec lui, il lui a demandé "c'est un train pour Paris que vous allez prendre à Lyon ?" "Non, pour Aix" "En Provence ?" "Oui".
Et je pensais qu'on était une bretonne et une normande, dans l'Ain, en train de s'inquiéter pour une correspondance pour Aix-en-Provence, et ça, ça me fait complètement fondre le coeur. C'est un des trucs que je préfère dans la vie, juste jeter un coup d'oeil en arrière pour voir où on a été mené, où on n'aurait pas imaginé atterrir et où on est pourtant.

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mercredi 20 avril 2016

On part de la bibliothèque vers six heures moins le quart, il fait beau et bon, on discute Petit J. et moi, et tout à coup, rue Petite Croze, il me dit qu'il veut descendre de la poussette. Ok. Rapidement, il veut carrément pousser la poussette, sauf qu'il s'arrête tous les deux mètres pour regarder les roues, pour faire tourner un machin, pour voir un bidule. On traîne, on traîne, mais l'air sent bon et je suis bien alors j'accepte. Tout à coup, je vois arriver au bout de la rue la bibliothécaire, elle rentre dans un immeuble, pendant ce temps nous on avance de cinq mètres puis elle ressort de l'immeuble, nous croise, ironise de façon très drôle et malicieuse quant à la rapidité de notre retour chez nous (et moi, du coup, de me demander tout fort quelle heure il est, vu que la biblio est à un quart d'heure de chez nous et qu'elle ferme à six heures, et que la bibliothécaire a eu le temps de fermer la biblio et de rentrer chez elle et que nous nous sommes encore là). Elle va jeter des bouteilles dans la bulle à verre puis revient sur ses pas pour rentrer chez elle et nous recroise encore. On se sourit, amusées. Je l'aime bien cette fille.

Après le dîner, J. termine de cuire les poireaux tout en préparant de l'eau de chaux, moi je range (demain on aura une invitée) et Petit J. cuisine un gâteau aux fraises dans sa chambre. Chacun vaque à ses occupations mais le Petit nous appelle régulièrement, nous on discute quand on se croise aussi, J. (le Grand) dit "on est bien " et je trouve aussi.

C'est l'histoire du soir, il a choisi Engins et machines animés (de Anne-Sophie Baumann et Didier Balicevic). A la page du camion-poubelle, il nous demande de faire comme si on parlait dans le micro de la cabine. Il veut qu'on dise "Allô tu m'entends ? - Ouais, on te reçoit cinq sur cinq !" puis, ce qui lui fait très très plaisir, c'est quand on fait dire, dans le micro, au conducteur du camion "eh les mecs, coucou !" en imaginant qu'il fait coucou aussi de la main à ses collègues à l'arrière du camion, dans le rétroviseur. Son sourire de joie à ce moment-là !

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Hier

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Se sentir tellement seuls au monde que, par moments, imaginer dans la forêt à flan de montagne, au fond, croiser une tribu d'hommes préhistoriques oubliée.

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lundi 18 avril 2016

Aujourd'hui, J. était en week-beginning et il a emmené Petit J. à Ludispace, lieu de perdition pour enfants de plus de deux ans (une aire de jeux couverte avec toute une structure en mousse de folie à escalader, pousser, dans laquelle se vautrer, sauter, glisser...), où nous avons décidé d'aller sans complexes dès qu'il pleut et qu'on ne sait pas où mener nos pas. Petit J. adore y aller, ça le rend fou de joie, et en fait il y a plutôt une bonne ambiance dans ce petit hangar coloré.

Pendant la sieste, je me suis mise au boulot, j'ai écouté toute une émission sur la chirurgie esthétique qui ne m'intéressait pas du tout mais j'ai très bien dessiné. Que ça m'a fait du bien de m'y remettre enfin un grand coup ! J'étais tout à fait satisfaite du travail fourni. J'avais ma petite lampe allumée, la radio qui parlait tout bas. J. vaquait à ses occupations administratives dans le salon et à un moment il est venu me voir et m'a dit "oh, tu es bien là dans ton petit coin avec la jolie lumière et la radio !" et il m'a embrassée.

Pendant qu'ils étaient en vadrouille, j'ai continué à travailler, bien, en écoutant le cd d'Arcade Fire très très fort (toujours le même, je suis très économe en cd) et je me suis dit que si un jour je devenais connue et que j'étais invitée à Remèdes à la mélancolie sur France Inter, et bien j'aurais plein de choses à dire (plus sur la mélancolie que sur les remèdes d'ailleurs).

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dimanche 10 avril 2016

Ah ouais c'est comme ça l'Ain !?

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On a des copains, à A., à qui on prête notre place de parking vu qu'on n'a pas de voiture. Et eux, et bien ils nous prêtent leur voiture si on veut, le week-end. On en a profité pour la première fois aujourd'hui, on est allés à Cerdon, et on y a fait une randonnée magnifique. On était tous les trois ravis et heureux. Pourtant ça partait mal, l'office de tourisme qui d'après internet allait être ouvert ne l'était pas, la randonnée était hyper mal balisée et on a eu bien du mal à en trouver le départ... Et puis une fois lancés, les tensions sont complètement retombées. Tout en haut, on  a mangé des figues sèches, des abricots secs et des galettes normandes. Il faisait beau et chaud, les oiseaux chantaient, les odeurs sentaient et les fleurs se la pétaient un peu.
Tout change, les voitures ne sont plus les mêmes, les maisons ne sont plus les mêmes, les vêtements ne sont plus les mêmes, les comportements ne sont plus les mêmes, les ambiances ne sont plus les mêmes, le vocabulaire n'est plus le même. Mais les promenades dans la nature restent les mêmes. Les mêmes odeurs, les mêmes fleurs, les mêmes oiseaux, le même plaisir.

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mardi 5 avril 2016

vieux bonheur daté

Le vrai bonheur de ces jours-ci, c'est de caresser la table poncée et huilée par J., à chaque fois que je passe à côté. Qu'elle est douce !

Le vieux bonheur daté, c'était le jour de Pâques.
On était en Bourgogne, on avait dormi dans des draps entièrement blancs et lourds (et j'ai oublié mon mouchoir sale sous mon oreiller en partant), et pour le p'tit dej' c'était viennoiseries et pain + pâte à tartiner au chocolat faite maison. Là, l'ami chevelu nous annonce que si on veut aller au vide-grenier c'est maintenant parce qu'après il n'y a plus rien et qu'on doit être rentrés à 11h00 pour la chasse aux oeufs dans le jardin.
On saute dans la voiture (sans prendre le temps de se laver les dents, c'est dire !), il fait beau, on vide-greniète et c'est super, les gens sont de bonne humeur, on espère trouver des pépites, on prend l'air de bon matin...
On trouve des trucs puis on re-saute dans la voiture et on rentre à la maison.
Là, il faut cacher les oeufs. C'était la première fois de ma vie que je faisais ça, quel plaisir ! J'ai adoré ! J'ai adoré aussi regarder les enfants les chercher ensuite.
Après un bon repas de midi accompagné de bon vin en charmante compagnie, un peu ivre, on m'apprend à jouer à la belotte et j'aime bien.
Et puis on va à la fête forraine et aux jeux, dehors.
Et puis là, les amis de nos amis (qui pourraient tout à fait être nos amis) nous proposent de venir prendre l'apéro chez eux.

Chez eux, c'est biscornu, c'est chaleureux, c'est vivant, c'est humain. Le salon a des murs ocre rouges, il y a des instruments de musique, des livres sur les voyages. On s'installe, on est un peu serrés et c'est mieux, nos hôtes posent sur la table basse des petits morceaux de pizza qu'ils ont faite eux-mêmes et qui est très bonne. On nous sert du bon vin. Et puis du pain et du fromage. On discute, on rit, on joue, les enfants font leur vie. Et puis à un moment, M. s'installe au piano, et puis des guitares font leur apparition, et un petit tambourin pour enfants, et finalement on se met carrément à chanter. C'est exceptionnel comme moment. Il y a une électricité, une énergie, un truc ultra positif qui circule dans l'air à ce moment-là. Une joie, de la vie !
Vers 22h00, on rentre chez les amis chevelus, on se rend compte que les enfants ont faim, on leur prépare knackis et gnocchis, ils dînent à 23h00, ils sont tout contents et joyeux et je les comprends.

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samedi 26 mars 2016

Je suis bouleversée par les attentats bruxellois. J'ai peur des attentats. J'ai tremblé longuement quand vers midi j'ai allumé mon ordinateur et découvert ce qui s'était passé. J'ai découvert l'encore plus de peur qu'ajoute le fait de parfaitement visualiser les lieux et l'ambiance. J'ai appris que dans le métro, il y avait une fille que je connais. Pas quelqu'un que je connais super bien, pas une amie, mais une fille adorable qui a participé en même temps que moi au fameux fanzine bruxellois, une fille qui bossait dans un magasin juste à côté de l'endroit où j'achetais mes fruits et légumes, et avec qui j'ai eu parfois l'occasion de discuter, en passant devant sa boutique. C'est elle qui m'a appris à ne pas laver ma boule à thé (seulement la rincer), puisque de toute façon l'eau très chaude du thé tue les microbes qui pourraient être dessus. Elle a rencontré Joachim, elle connaît Jérome, elle nous a déjà offert un thé dans le magasin parce qu'il n'y avait pas de clients et qu'elle est hyper gentille, j'ai souvenir de quelques disucssions que nous avons eues ensemble. De cette fille, depuis mardi, plus personne n'a eu de nouvelles. J'ai les yeux carrés aujourd'hui à force d'avoir passé ma semaine à consulter facebook pour savoir si il y avait du nouveau, j'ai passé quelques nuits blanches à penser à elle, j'ai une boule qui se balade entre mon oesophage et mon foie.
Je repense à la dernière fois qu'on l'a croisée, juste avant de déménager, je voudrais revivre ce moment et lui dire d'éviter de prendre le métro en mars, j'imagine que si ça se trouve, mardi matin, elle s'est dit qu'elle en avait marre de sa vie et qu'elle a décidé de fuir sans se retourner, et que donc elle n'était pas dans le métro mais dans un train pour Ploutzek-les-Oies.
Je pense à ce qu'elle a sûrement vécu mardi et si elle y a succombé, j'espère que ce fut bref, instantané, sans temps pour avoir peur et sans douleur. Je pense qu'on lui a probablement volé sa vie et qu'on ne pourra pas lui faire justice et ça me désole complètement. Je me sens si triste.
Je lis les infos, beaucoup trop, j'ai le sentiment que tout se barre en couilles, je flippe. Je ne crois plus à la politique politicienne, je ne fais plus confiance.

Pour contrebalancer, j'essaye de penser à toutes les super initiatives qui fleurissent partout pour un monde meilleur.
Je décide ce matin de relire Résister, c'est créer De Florence Aubenas et Miguel Banasayag, qui m'avait fait tant de bien quand je l'avais lu dans notre deuxième appart' bruxellois. Et cette relecture, c'est une excellente idée pour se faire du bien et pour se motiver à aller de l'avant malgré le côté un peu foutu de chez foutu du monde tel qu'on nous le présente en ce moment.
Je vais recopier ici la 4ème, et je vous encourage à le lire vous aussi si vous vous sentez découragés...

"Depuis quelques années, dans les sociétés du Nord comme dans celles du Sud, une contre-offensive souterraine est en marche. Une contre-offensive qui est loin de se limiter à ses expressions les plus visibles, celles des mouvements "anti-mondialisation". Dans cet essai, le philosophe Miguel Benasayag et la journaliste Florence Aubenas en proposent une analyse originale, nourrie de nombreux exemples.

Ils montrent que les formes de cette "nouvelle radicalité" sont multiples et très diverses : certaines sont éphémères, d'autres s'inscrivent dans le long terme ; certaines revendiquent une "subjectivité contestataire", d'autres se veulent simplement pragmatiques. Mais tous ceux qui les portent partagent, sans nécessairement en être conscients, des traits communs. Ils s'inscrivent en rupture par rapport à l'individualisme triomphant des dernières décennies et le néolibéralisme n'est plus pour eux un "horizon indépassable". Et ils rompent également avec les formes anciennes de la contestation : ils n'agissent plus en fonction de modèles de sociétés prédéfinis ou de directives d'un parti à la conquête du pouvoir.

C'est un nouveau "désir de lien" que recherchent aujourd'hui des millions de personnes à travers le monde. Des universités populaires en France et en Argentine aux expériences de psychiatrie alternative, des mouvements de paysans sans terre latino-américains aux mobilisations européennes pour les sans-papiers, les auteurs montrent comment ce désir de lien a commencé à saper le projet majeur du capitalisme, celui d'un monde unique et centralisé. Et comment cette multiplicité joyeuse ouvre la voie d'une lecture alternative de l'économie."

Ce livre date de 2002 donc on peut s'imaginer à quel point toutes ces initiatives dont il parle ont pu s'étoffer depuis ! Se multiplier !

Et puis ce matin, au réveil, j'allume l'ordinateur (pour voir si il y avait des nouvelles de ma copine sur facebook...) et je tombe sur cet article qui m'explique que je vais encore pouvoir m'éclairer, même pas à la bougie, et sans centrale nucléaire !

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vendredi 25 mars 2016

Quand on dit que le nucléaire, bof bof, on s'entend souvent répondre "Bah oui mais alors ? Tu veux t'éclairer à la bougie ?".
Je réfléchissais à ça en dessinant et je me suis tout à coup dit "oh ouais !".
Ne serait-ce pas excitant de dîner aux chandelles ?
De se coucher tôt et de se lever tard l'hiver (hiberner un peu, faire l'amour quand on n'a plus sommeil mais que le soleil se fait attendre) et se réveiller et coucher comme on veut l'été.
Ne plus avoir de frigo mais un placard qui donne sur le dehors, des marchands de fruits et légumes partout pour manger tout le temps frais.
Pouvoir encore aller au cinéma ou brancher un peu son ordinateur grâce aux éoliennes. Bon, pour l'eau chaude aussi peut-être... pour une douche (rapide promis).
Se chauffer au feu de bois, avoir un poêle chez soi (le rêve).
Partager la machine à laver avec les voisins comme dans Rosemary's baby.
Pour la cuisinière je ne sais pas, on verra.
Pour la télé c'est tout vu.
Pour la musique, prendre des cours et organiser tous les soirs et même tout le jour des concerts sur les places publiques (artistes payés avec les impôts - des artistes fonctionnaires).
Pour le sèche-cheveux on laisse tomber.
Pour le vélo électrique, on pédale.
Pour les caisses enregistreuses on paye en liquide.
...

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dimanche 20 mars 2016

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Un jour, il y a longtemps (ça se compte en années), m'est venu une idée : demander pour Noël 52 pots de confiture, une pour chaque semaine d'une année. Le Noël suivant, je n'ai pas reçu ce cadeau.
J'ai oublié.
Et puis à Noël cette année, je reçois un petit paquet mystérieux de la part de ma mère, je l'ouvre et dedans je trouve un drôle d'instrument inconnu... Je fronce les sourcils (pas fâchée ! Interrogative !). Je lis que c'est un instrument de la marque Le Parfait, mais je ne comprends toujours pas. Alors elle me rappelle ma demande de quelques années plut tôt... Et là je découvre que pendant un an, en prenant du retard quand j'étais en visite, ma mère a confectionné une confiture originale et unique par semaine, pour moi.
Les pots sont beaux (c'est mon père qui s'est chargé de la déco commandée par ma mère si j'ai bien suivi), les confitures sont délicieuses, et franchement, sans aucune exagération, c'est le plus extraordinaire cadeau de Noël que j'aie jamais reçu ! Tous les diamnches, j'ouvre un nouveau pot (aujourd'hui, pastèque - la semaine dernière, abricot-menthe (je me suis trompée avant-hier, j'ai dit "abricot-basilic !)) et c'est la fête.

Ca associé à l'abonnement au 1 reçu pour mon anniversaire... mes semaines sont rythmées par ces joies sincères.

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samedi 19 mars 2016

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Le pique-nique au soleil dans l'odeur de foin.

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La table pour quatre, vide, juste là, elle était pour nous.

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Le château.

Aujourd"hui, ce n'est pas le bonheur du jour, c'est le jour de bonheur. Une randonnée bien usante en plein soleil, en tee-shirts, de la belle nature, le chant des oiseaux toute la journée, les odeurs de nature chauffée par le soleil. Une bonne humeur générale, un enfant qui dit qu'il est bien, une crêperie qu'on n'attendait pas au bord de la route, un pique-nique nickel à midi, un château fort mastoc, une sieste dans le porte-bébé, des discussions, de l'amour !
Et la satisfaction des jambes lasses en rentrant, le plaisir de retirer les chaussures de rando et de s'asseoir pour manger des nouilles vite faites bien faites en répétant "ah c'était génial !".

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