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jeudi 17 novembre 2016

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Mon bon sentiment de lundi après-midi


Petit J. a repris l'école et moi j'ai retrouvé mon rythme. Je me rends compte que malgré cette rentrée à l'école, je n'ai pas du tout le sentiment d'être contrainte, c'est comme notre rythme de l'année dernière, quand on passait nos journées tous les deux, qui continue de filer. Je l'emmène chaque jour à l'école, mais c'est plutôt comme si je l'emmenais à un atelier où on l'aurait inscrit, une activité. C'est peut-être parce qu'il n'y va que le matin. En tout cas je ne me sens pas du tout coincée dans une course et je suis super contente parce que je redoutais ça.

Le bon moment hier et aujourd'hui, c'est quand j'étais tellement prise par mon dessin que je ne me suis pas arrêtée, je n'ai pas préparé à manger, et je suis partie pour l'école à 11h40 avec le sentiment du travail avancé. Les deux fois, j'ai fait des fusilli qui cuisent 8 minutes contrairement à ce qu'indique le paquet, et pendant que ça cuisait je me suis assise sur le marchepied avec un bol de soupe dans les mains (des restes de dîners : potimarron/châtaignes hier et carottes/panais aujourd'hui) et deux cuillères, et je nous ai fait manger. Après on s'installe à table avec nos assiettes de pâtes, lui il prend moit'-moit' beurre et sauce tomate avce du comté partout et les feuilles de laurier il les veut, et moi je prends tout sauce tomate/comté.

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lundi 7 novembre 2016

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Livres que Joachim a voulu lire aujourd'hui.

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Mon bien-être d'aujourd'hui (lumière et contrastes).

Aujourd'hui, la lumière m'a semblé par moments très printanière. J'oublie qu'on est en novembre alors que j'ai l'impression qu'il y a deux semaines c'était encore l'été, et l'hiver à venir ne me semble être qu'une simple formalité.
Il ne me reste plus qu'un seul Jérôme K. Jérôme Bloche à lire et après j'aurais relu toute ma collection (qui heureusement est très légèrement incomplète).
Je découvre en ce moment Annie Ernaux, que j'avais déjà essayé de lire plusieurs fois (Les Années) sans y arriver. Et puis dans l'armoire de troc de livres devant la biocoop, j'ai trouvé Une Femme alors je l'ai pris et dévoré, et comme prévu il y en a toute une petite mine à la bibliothèque... Maintenant que je la connais mieux, je relis Les Années avec beaucoup de plaisir...
Faire du sport me fait tant de bien qu'à la gym je suis au bord de m'endormir pendant certains exercices, de détente.
J. m'a encore demandé un flan à la vanille. Ma mère m'a justement envoyé sa recette après que j'aie loupé celle trouvée sur internet samedi. J'ai cru que j'avais encore loupé, parce que je n'ai pas très bien compris les explications, mais j'ai réussi à rattraper le coup, à réussir parfaitement le flan (et je me suis souvenu que c'était bon saupoudré de sucre glace) ET à sauver ma casserole qui avait brûlé, sans aucun effort spongiaire.

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vendredi 4 novembre 2016

Il y a eu deux semaines de vacances, j'ai passé deux semaines à lutter contre un rhume. Mais pas un petit rhume mignonnet qui fait joli dans le mouchoir à fleurs, non, un gros rhume verdâtre et épais que tu dois mettre ton mouchoir au sale à chaque fois que tu te mouches, et que donc tu salis tous les mouchoirs en deux jours (et encore), du coup tu passes aux torchons, et puis quand tous les torchons sont au sale et ben tu passes aux serviettes de table et après, il est vraiment temps de lancer une machine et bonjour l'étendage relou.
Après il y a eu la période où je me suis mise à tousser, tousser, tousser. Et puis tout à coup, on ne sait pas trop d'où ça sort, il y a eu de la fièvre. Genre (pour un rhume !). Bon... Je mets en place ma technique anti-fièvre (rester sous ma couette tout le jour en lisant des bandes-dessinées (ça tombait bien, c'était férié, J. était là pour gérer J. toute la journée pendant que je grelottais en transpirant sur mon oreiller (quelle horreur la fièvre !)). Et puis on n'avait pas de Doliprane pour adultes du coup j'ai pris de l'Advilmed pour enfants de moins de trente kilos parfumé à la fraise, c'était immonde mais J. était quand même jaloux parce que lui il trouve ça délicieux et il en voulait aussi.
Avec tout ça, j'ai perdu l'appétit. Impossible de manger, de la soupe de lentilles à la rigueur, alors J. qui adore les lentilles a fait de la soupe de lentilles et j'ai dû me forcer pour finir ma louche. Je me disais que le lendemain ça irait mieux.
Le lendemain, ça n'allait pas mieux. J'étais épuisée d'avoir passé ma nuit à tousser, ce qui n'avait même pas empêché J. de dormir, j'avais la gorge en sang et des courbatures aux abdos. Et toujours le nez qui coulait et la gorge prise. Le cauchemar...
Du coup, je suis allée chez le docteur. Il y avait genre neuf personnes avant moi dans la salle d'attente, il restait juste une chaise d'école pas confortable et j'ai lu deux Marie Claire (dont un pas en entier parce qu'à un moment je me suis rendu compte que je l'avais déjà lu) et deux magazines "maison créative" que je ne connaissais pas avec des "avant/après" où qu'c'était vachement mieux après. La fille d'à côté jouait à un jeu sur sa tablette, genre Dynomite mais pas avec des oeufs de dinosaures, avec d'autres trucs pas identifiés. Elle était en tongs alors qu'il faisait environ -12°C et elle avait les ongles des pieds longs, comme si c'étaient des ongles de mains. Le mec à droite avait peur de se faire piquer sa place alors quand il a voulu sortir de la salle d'attente pour faire j'sais pas quoi, il a posé son chéquier sur sa chaise et il m'a dit "vous me le gardez ?" et j'ai dit "non" et c'est tout. Un type a pris l'initiative d'ouvrir la fenêtre et c'était une bonne idée mais il a perdu confiance en lui pendant qu'il se débattait un peu avec le voilage, il a eu peur de déranger je pense, ou de se faire remarquer, et donc il l'a ouverte juste de trois centimètres et comme la personne qui était assise à côté de la fenêtre a été appelée à ce moment par le docteur il a pris sa place.
Le docteur a écouté mes poumons avec son stéthoscope et il a fait mine de s'étrangler de choc en entendant le grésillement là-dedans (un peu le même bruit que la machine pour faire frire les oeufs Fisher Price). Il a dit "bon, je suis désolé mais je vous donne des antibiotiques".
Je n'en pouvais tellement plus de mes nuits blanches à tousser que je comptais sur les antibiotiques pour avoir un effet immédiat et miraculeux. Je DEVAIS aller mieux.
Donc hop hop hop, je prends mes petites pillules, mes petits sachets parfum orange dégueulasse à diluer dans l'eau, un peu de Doliprane pour l'ambiance vu que maintenant j'en ai carrément du pour adultes, et puis j'attends et en fait il ne se passe rien, je me dis "demain, ça ira mieux".
Et puis le lendemain, c'était aujourd'hui et là, catastrophe, c'était pire que tout. La toux à son apogée, le méga rhume verdâtre de retour, la fièvre, pas faim, crevée, mal partout... Je commençais à me dire que le docteur s'était planté, que ce n'était pas une bronchite aigüe que j'avais mais une pneumonie et que j'allais mourir à cause d'une erreur de diagnostique, l'angoisse.
Heureusement, le vendredi, J. ne travaille pas (parce que le jeudi si, même si le jeudi matin je lui ai demandé de prendre une journée femme malade mais il n'a pas voulu) et comme c'est quelqu'un qui aime rendre service, et bien il a accepté sans tortiller que j'aille me recoucher vers 11h00, et après j'ai passé 6h dans le lit à claquer des dents en transpirant sous les bras, tout en relisant toute ma collection de Jérôme K. Jérôme Bloche (que je n'avais pas lue depuis longtemps donc c'était comme si c'était une première lecture, trop bon !) et en faisant des micros siestes.
Et puis tout à coup, j'ai eu le désir de sortir de mon lit, et j'étais épuisée, K.O., mais ça allait mieux : narines débouchées, respiration fluide, fièvre envolée... J'ai compris qu'aujourd'hui avait été le jour du combat et que les antibiotiques et moi, on avait gagné.

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dimanche 30 octobre 2016

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Avec J., ces dernières années, presque à chaque fois que nous avons été invités à un mariage, nous avons offert aux mariés de la confiture fabriquée maison. Nous n'avons pas beaucoup de sous, et nous ne nous voyons pas du tout donner de l'argent...
Hier, nous étions invités au mariage de nos copains, et je me suis amusée à faire des étiquettes n'importe-nawak pour les pots.

Bon dimanche...

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jeudi 20 octobre 2016

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Pendant mes trois petites heures du matin, je commence par allumer la radio, le son très fort pour couvrir le bruit de l'eau qui coule et des assiettes qui s'entrechoquent, parce qu'après je fais la vaisselle. C'est nul au départ la vaisselle mais en écoutant la radio et en s'ébouillantant bien les mains sous l'eau, ça devient agréable. C'est la fin de l'invité politique, l'humoriste-chroniqueur (quand c'est François Morel ou Nicole Ferroni, j'arrête l'eau et je pose ce que j'ai dans les mains pour être sûre de bien entendre). Je commence toujours par les bols, je les empile au fond du Tancarville à vaisselle. Finalement, j'apprécie de faire la vaisselle.
Après, je débarrasse la table du p'tit dej', coup de lavette, éventuellement coup de balai par terre, je lance une machine si la précédente est sèche (et si elle n'est pas sèche je peste intérieurement car j'adore lancer des machines), et puis ça y est, je suis assez satisfaite pour me mettre à bosser.
Je baisse le son de la radio, je m'assieds à mon bureau, et je continue ce que j'ai au l'idée de génie de ne pas finir la veille. Je fais des pauses pour regarder les sept chats du voisin d'en face qui se chauffent le poil sur les poubelles à ordures ménagères (il y en a toujours (mais vraiment toujours) au moins un qui passe par là au moment où je regarde par la fenêtre (ça me rappelle : il y a quelques mois, le voisin d'en face a fait de menus travaux chez lui et pour se faire, il a sorti son escabeau sur sa terrasse. Il l'a laissé sorti quelques jours, et j'ai pu observer les cinq chats (à l'époque, les deux petits derniers n'étaient pas encore nés) se disputer le plateau en haut, vous voyez ? En haut de l'échelle de l'escabeau. Ils se filaient des coups de patte, hérissaient les poils et se crachaient dessus, ils voulaient tous être à cette place, et des fois ils cherchaient à s'y installer à plusieurs et ils se cassaient un peu la gueule. Charmant. Bon, et bien visiblement, le voisin a aussi assisté à la scène parce que quelques jours plus tard, il avait installé un deuxième escabeau juste à côté pour préserver la paix des ménages - ça m'avait rendu heureuse de noter ça)).
Je pourrais me sentir seule mais la présence de la radio (bien que selon moi, les émissions actuelles ne valent pas celles de l'été dernier qui me faisaient plus plaisir) est de vraiment bonne compagnie. J'ai l'impression d'être au milieu du monde tout en étant toute seule à mon bureau, dans mon appartement, dans un bled paumé, alors bravo France Inter.
Si il fait assez bon, j'ouvre la fenêtre et à 10h30, j'ai le privilège si le vent est favorable d'entendre les enfants crier dans la cour de récré (mais comme mon fils ne sait pas crier, je sais bien que ce n'est pas lui que j'entends).
Mon réveil de téléphone est enclenché pour 11h30, pour ne pas louper la sortie de l'école (sauf le mercredi où la sortie a lieu 1/4 d'heure plus tôt et d'ailleurs la semaine dernière j'ai complètement zappé, je suis donc partie de chez moi à 11h38, comme une fleur, en prenant le temps d'aller prendre mon courrier avant d'y aller et tout et tout, et quand dans ma rue j'ai croisé des gens avec des enfants, c'est là que j'ai réalisé que j'avais quinze minutes de retard, ça faisait longtemps que j'avais pas couru aussi vite (et il y avait un parent encore plus en retard que moi vu que J. n'était pas le dernier sur le banc devant le tableau)).
En général, vers 11h00, je lâche mon bureau pour la cuisine, histoire de préparer un légume, parce qu'à 12h30, mon enfant s'écroule de fatigue dans son lit, alors je dois préparer quelque chose avant d'aller le chercher, pour qu'il n'ait plus qu'à s'asseoir devant son assiette une fois rentré. Des fois, même le lavage des mains est délicat, il est mou sur le marchepied, il s'effondre, il est vidé. Des fois, il y a un reste de la veille et ça c'est formidable.
Après je pars pour l'école et suivant les parents que je croise dans la rue, je sais si je suis à la bourre ou pas.
Ce qui me remémore : un vendredi, J. l'adulte nous a accompagnés à l'école et on n'était vraiment pas en avance. Je lui dis "il n'y a plus aucun enfant dans la rue, ça veut dire qu'on est à la bourre. Le pire, c'est quand tu entends arriver derrière toi un enfant, qui te double en courant, alors là c'est trop le stress, tu sais que t'es mal niveau timing". Et paf, au moment où je dis ça, LE gosse qui passe à toute allure tête baissée en plein sprint. On a bien rigolé (et accéléré le pas).



En image : pâte de coing maison (avec des coings de A.).

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lundi 17 octobre 2016

Quand j'étais petite, des fois, on faisait une activité qui déchirait sa race : on rangeait les tiroirs. Deux très grands tiroirs sous nos lits superposés, un pour ma soeur et un pour moi. Une fois de temps en temps (suffisamment rarement pour que ce soit délicieux et incroyable), ma mère disait "bon, on range vos tiroirs ?" et OUIIIII, c'était trop bon ! Alors d'abord, on les faisait un par un, ils étaient complètement en vrac (le mien en tout cas) vu que je gardais tout et rangeais tout dedans mais sans l'ouvrir : je glissais tout par la fente entre le tiroir et le sommier du lit au-dessus, comme dans une boîte aux lettres, quitte à pousser un peu violemment si des trucs gênaient. Comme je ne l'ouvrais absolument jamais, je savais qu'on allait trouver des trésors enfouis et oubliés.
Bref, on s'installait, ma mère, ma moyenne soeur et moi, et la grande aussi était là, et on commentait chaque chose extirpée du fatras ce qui occasionnait beaucoup de rire et de joie. On se racontait un peu nos vies, ou des souvenirs évoqués par ce qu'on trouvait.
Le pompon, c'est quand tel un chat silencieux, mon grand frère sortait de sa chambre pour venir s'installer discrètement dans la nôtre, de la lecture sur les genoux genre "je suis là mais pas là", mais tout en riant avec nous à nos blagues, et en ayant lui-même quelques petites phrases bien senties.
Une fois, la très grande a eu la bonne idée de lancer le magnétophone et d'enregistrer le temps d'une face de cassette le rangement des tiroirs. J'ai perdu la cassette mais je l'ai écoutée pas mal de fois avant ça, et je me souviens de la petite voix aigüe de ma moyenne soeur, attrapant toutes sortes de choses dans son tiroir en me disant "ça je te le donne ! Ah, ça aussi !", et on m'entend répondre avec une voix tout aussi aigüe "oh ouiii, oh ouiiii !" et on entend ma mère dire avec un air indigné "bah non mais si tu lui donnes tout ton foutoir on ne va pas s'en sortir !" et on m'entend répondre avec ma voix aigüe "oh non mais j'adoooore, j'ai toujours rêvé de l'avoir...".
Ca reste un de mes meilleurs souvenirs d'enfance je crois, le rangement des tiroirs.

La semaine dernière, il y a un jour où au réveil de la sieste de Petit J., il jouait dans sa chambre et je suis venue m'asseoir par terre près de lui avec le matériel pour coudre des étiquettes dans ses fringues. Il était hyper content, on a discuté, rigolé, il a regardé ce que je faisais. Il a joué et moi je cousais. Ca m'a rappelé le rangement des tiroirs.

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dimanche 16 octobre 2016

Parfois, je suis un peu découragée, désénergisée, démotivée, désenthousiasmée, et je ne sais pas toujours trop quoi faire pour retrouver l'envie. Et puis l'autre jour, je lisais Chat-Nouille de Gaëtan Dorémus à mon fils et je me suis rendu compte que le message délivré était pour moi : le Chat-Nouille, il retrouve l'envie en se forçant à faire des trucs qu'il n'a pas particulièrement envie de faire mais qu'on lui propose, qu'il voit d'autres apprécier. Donc, quand je sens une baisse de régime, j'essaye de faire mon chat-nouille et je crois que ça marche un peu.

Et il y a un nouveau portrait de voisine chez le voisin !

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mardi 4 octobre 2016

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Aujourd'hui j'ai attendu dans une salle faite exprès pour. Il y avait du lino par terre, d'une texture étrange, genre crumpets, plein de petits trous, mais verdâtre. Si on comptait tous les pieds de table et de chaises, ça en faisait 44. Sur la table, il y avait une nappe moche et des Galas et ça ne m'intéresse pas du tout mais j'avais pris mon livre qui est bien mais que j'ai du mal à lire, surtout depuis que page 114, l'héroïne, une fille on ne peut plus normale, découvre que ses mains sont phosphorescentes. Les angles de la pièce étaient très aigüs et très obtus et je me suis demandé quel genre d'architecte avait imaginé ça, et quel genre de pièce avait pû être aménagée-là avant que ce soit la salle d'attente de ce cabinet de médecin généraliste. J'ai imaginé une chambre d'enfant, mais cet angle mort derrière la tête de lit, et cet angle mort à côté du bureau, ça m'a dérangée alors j'ai pensé à autre chose. Les murs étaient jaunes pisseux et il y avait un néon au plafond. J'étais assise sur une chaise hyper confortable avec un dossier arrondi qui m'enveloppait, mais d'autres gens avaient opté pour des chaises d'école raides et froides.
Comme gens, il y avait au départ un homme et une femme (la femme en tenue traditionnelle indienne). L'homme avait une jambe rebondissante qu'il a fait rebondir sur le sol un bon quart d'heure avant que ce soit son tour, ça faisait trembler tout le sol de toute la pièce, j'ai repensé à ma mère qui trouvait ça énervant les gens qui rebondissent de la jambe, mais moi ça m'a automatiquement endormie et quand il est parti ça m'a manqué. La femme avait retiré ses tongs pour s'installer en tailleur sur sa chaise d'école, ça m'a impressionnée.
Il y avait aussi une fille qui faisait quelque chose sur un i-mac qui n'allait pas du tout avec l'ambiance du lieu, c'était une bonne idée.
Il y avait une dame qui lisait un article sur Kate Middleton, et après un article sur la vie de Céline sans René.
Après, trois personnes sont arrivées, toutes trois armées d'un smartphone et ont passé toute notre attente commune sûrement sur facebook, ou sur reporterre.net si ça se trouve.

Quand on arrive dans ce cabinet, il ya  une odeur de chat très forte, presque sexuelle. Ca me marque à chaque fois.
Le docteur va partir à la retraite à la fin de l'année, ce qui m'embête parce qu'il me convenait bien, il me fait penser à mon frère mais en plus vieux.
Quand on est dans l'entrée-accueil, toutes les portes de l'appartement sont ouvertes sauf la salle d'attente, la salle de consultation et les WC. Par les autres, on peut voir que la montagne de dossiers accumulés derrière la chaise de la femme du docteur-secrétaire se poursuit partout dans l'appartement. Mais des montagnes, vraiment. Des vraies de vraies montagnes, de papiers, empilés, retenus par des élastiques, dans toutes les pièces. Des piles d'un mètre de haut, partout, devant un frigo, derrière la chaise à roulettes. Je voudrais prendre des photos mais j'ose pas demander. La première fois que j'ai vu ça, après j'ai raconté à J. et j'ai crû que j'exagérais mais non, j'avais bien vu.

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lundi 3 octobre 2016

Des fois j'aurais envie d'une ambiance "maison de lotissement qui vient d'être construite", qui sentirait encore le neuf. Dedans, tous les murs seraient blancs, il n'y aurait pas beaucoup d'affaires, un grand canapé, une table basse, des coussins et un plaid bien plié sur l'accoudoir. Il y aurait une très grande télé sur un meuble fait exprès pour, et des lampes diffusant une lumière douce dans la pénombre du soir. Il ferait sombre mais avec les petites lumières. A la télé, il y aurait une émission, un divertissement, le genre qui donne l'impression d'être entouré même quand on est pas beaucoup et loin de tout. La cuisine serait parfaitement rangée, elle sentirait bon l'ancien repas préparé, mais pas une odeur forte, pas une odeur d'ail, ou d'oignon, ou de crêpes sucrées, plutôt une odeur de quiche ou de gâteau au yaourt. Ce serait une cuisine américaine. Sur la table basse du salon, il y aurait un ou deux magazines posés à feuilleter. Les volets seraient fermés et des rideaux gris ardoise seraient tirés devant les fenêtres. Les radiateurs chaufferaient et il ferait noir dehors.
A l'étage, il y aurait une chambre avec une couette moelleuse, une housse de couette graphique qui sentirait l'adoucissant, et une photo d'une vue de New-York tirée en grand, accrochée au mur. Dans la salle de bains, les murs et le sol seraient recouverts de carrelage noir, et il y aurait une douche italienne et des plantes vertes.
Dans le placard de la cuisine, il y aurait des biscuits au chocolat, des bouteilles de jus, plein de choses prêtes à être mangées mais uniquement des marques douées en marketing.

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lundi 29 août 2016

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C'est ce que j'ai vu à un moment, devant et derrière moi, avant-hier au Grand Colombier.
Si vous cliquez sur cette phrase vous atterrirez directos sur une interview de la voisine de quelques bêtes sauvages.

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