couac

vendredi 28 mars 2014

Quand il est fatigué, Petit J. se frotte les yeux de ses poings et ça fait un bruit : le bruit normal, en fait, de la peau frottée contre la peau. Mais venant de lui, ça m'émeut. Ca me fait prendre conscience de son individualité, de son existence réelle. C'est là que je comprends qu'un jour il aura des dents, des cheveux, une voix bien à lui, des idées, des projets. Et tout ça né d'un simple spermatozoïde et d'un ovule. Ma partie, l'ovule, aurait été la même si  Petit J. avait été conçu la veille ou le lendemain : exactement le même ovule. Par contre, le spermatozoïde, c'est fou, si ça se trouve est arrivé un millième de seconde seulement avant un autre, qui aurait rendu Petit J. tout à fait différent de ce qu'il est effectivement.

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jeudi 27 mars 2014

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La vie continue, avec moins de temps et des bras plus musclés.
Présentement, le bébé est réveillé dans la chambre et s'amuse des multiples sons qui sortent de son gosier. Nous attendons qu'il se rendorme avant de monter nous coucher, histoire qu'il ne se dise pas qu'il serait mieux dans nos bras en nous devinant dans la pénombre.
Je suis mélancolique le soir, et ce soir, alors que je le disais à J. le Grand, il m'a répondu "tu crois qu'il vaut mieux être mélancolique ou avoir la collique ?" et ça nous a fait rire bêtement.
Il pleure.


(en photo, le gilet rose couille acheté dans un vide-grenier bourguignon il y a presque un an...)

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jeudi 27 février 2014

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Et trois mois. Et tout a changé.
Au début, il faisait sombre, il pleuvait, le jour se couchait à 15h30, on se couchait à 2h30, je me levais à 12h30, le bébé pleurait, on ne savait pas pourquoi, je l'aimais tant que j'avais peur de lui, j'étais sonnée de ce qui m'était tombé dessus, j'étais estomaquée, j'avais les bras coupés, j'avais peur (peur de le nourrir, peur de sortir, peur qu'il soit affamé, peur qu'il ne s'arrête plus jamais de téter, peur de voir ma vie filer aussi vite que les heures, peur de voir que les heures filant, son minuscule âge filait aussi, peur de me rendre compte que chaque jour il avait un jour de plus alors que je comptais son âge en jour et que du coup il me semblait vieillir très vite), j'avais le vertige, j'étais perdue, j'étais nostalgique (nostalgique de la liberté d'avant (le vendredi soir : "tiens, on se fait un cinoche ?", le vendredi nuit "tiens, on se fabrique une pizz' ?, le mardi à 22h30 "tiens, on allume la téloche ?", le mercredi à 8h30 "tiens, si je lisais un blog ?"), nostalgique de la grossesse).

Des fois encore, je m'assieds dans mon fauteuil et je regarde tout chez moi et je me dis "qu'est-ce-qui n'a pas bougé depuis le 19 novembre ?" et je fouille tout du regard mais ça devient dur de trouver des trucs. Il y a un sac rouge derrière l'étagère de notre chambre, les pailles dans le placard de la cuisine). Et je me dis "quand j'étais enceinte, ce truc était déjà là. Il n'a pas bougé. Tout a bougé mais pas lui. Quand j'accouchais, quand j'étais possédée par les contractions, quand j'ai poussé et que je suis devenue mère en voyant une vraie personne sortir de moi, ce truc était là, il ne bougeait pas". Quand je traverse une rue, je me dis "pendant que j'accouchais, ce feu a continué de devenir vert puis rouge". Je pense au fait qu'on était cinq dans la salle d'accouchement, tout à coup on a été six et alors j'ai réalisé qu'il y avait eu une vraie personne dans moi, et puis j'ai visualisé cette salle où on était juste cinq et où tout à coup on a été six, et c'est là que le vertige a commencé, qui ne s'est plus jamais arrêté. Ca arrive à plein de femmes, on dit basiquement"tiens, Machine a accouché" mais en fait c'est une révolution à chaque naissance et rien que d'y penser j'ai le coeur qui bat plus fort. C'est un basculement, une chute, un retournement, une hallucination, un big bang, presque de la science-fiction, de penser que quelqu'un de bien vrai, avec des coudes, des yeux, des ongles, quelqu'un qui bouge et qui pense et qui ressent, a été en soi et en est sorti. Et puis l'accouchement, c'était tellement incroyable comme expérience (vraiment oui, les contractions, plus que de douleur je parlerais d'habitation. Elles nous habitent, nous possèdent, on ne maitrise plus rien du tout... Enfin moi c'est comme ça que je les ai vécues (même si ça m'a fait mal hein, mais ce n'est pas ça qui m'a le plus marquée)), en fait ça arrive à tout un tas de femmes chaque jour d'accoucher mais à chaque fois c'est un miracle ou quelque chose comme ça. Ca a l'air cucul mais c'est vraiment ce que je pense, trois mois plus tard... On a envie de le dire autour de soi" il m'est arrivé un truc de ouf", mais en fait c'est compliqué, ça semble presque banal alors que c'est loin de l'être... Aujourd'hui, toutes les femmes me semblent être des héroïnes. Je voudrais le revivre mille fois.

Et puis maintenant, il y a eu la reprise du travail, la fatigue qui va avec, le bébé qui fait mille sourires, qui joue, qui se manifeste, qui dit qu'il est content ou pas content du tout. Le moment que j'aimais le moins pendant mon congé maternité, le lever du matin, est devenu mon moment préféré avec mon moment préféré de pendant mon congé mat' (le soir, le rituel du coucher). Deux moments bien paisibles, joyeux. Le matin, maintenant, quand mon réveil sonne, je me lave sans tarder (comme ça c'est fait) pendant que le bébé fait "schgling schgling" en faisant grelotter le grelot qui est accroché au chien au bord de son lit. Je sais alors que J. se lève, que le bébé sourit jusqu'aux oreilles en le voyant parce qu'alors ça veut dire qu'on va enfin se bouger les fesses et s'occuper de lui alors que ça fait une plombe qu'il nous attend en s'enquiquinant dans son lit. Il faut l'habiller sinon il pleure, il n'aime pas petit-déjeuner en turbul'. Ensuite, on mange tous les trois ensemble et ensuite, pendant que je me lave les dents, J. le grand change la couche du petit et c'est un moment festif où nous on chante n'importe-quoi (mais en particulier ça (parce que le modèle de couche choisi s'appelle "flip" et que c'est difficile de ne pas y penser)) et où lui se marre mais se marre !!! Sans bruit mais quand même, il se marre.

Ca me fait partir au boulot le pas assez léger.

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vendredi 14 février 2014

Si vous êtes un petit vieux et que vous avez perdu votre mouchoir, peut-être il est chez moi parce que je ramasse tous ceux qui trainent dans la rue.

Ca fait quelques années que tous les soirs, quand J. en père rempli mon assiette du met qu'il a préparé, je lui dis "merci pour ce bon repas Seigneur Jéjé" (ce qui nous fait rire bêtement). Et puis l'autre soir, peu après, je lui demande si il pense que les potes de Jésus l'appelaient Jéjé. Et là, d'une pensée à une autre, on se rend compte que lui, Jéjé, est le père de Jojo. Et là, il me dit "c'est l'inverse de chez Jésus où c'était Jojo le père de Jéjé".

Petit J. (qu'en vrai on appelle par son prénom entier, enfin surtout moi parce que J. le grand, lui, l'appelle surtout "mon bonhomme"), l'autre nuit, a eu la générosité de dormir de 20h50 à 5h50 !!! Je ne sais pas si vous vous rendez compte. Et cette nuit : de 21h10 à 6h30...

Je ne suis pas très petits noms en temps normal mais je l'appelle mon loukoum (ou ma fève), mon poulet, mon poulet joli, mon chou, puceron, mon petit coco, chou-rave fessu (enfin... c'est arrivé une fois, mais c'était sorti très spontanément !), palmier d'Autriche (aussi une seule fois mais comme "chou-rave fessu", c'était sorti tout seul et j'avais bien aimé), ou globule. Je l'appelle mon lardon, mon petit lardon grillé. Ou bien mon garçon, jeune homme ou mon grand. Ou mon chat ou chaton.

L'autre fois, dans un taxi prêt à démarrer devant un hôtel, il y avait un homme en costume regardant son téléphone, et au bout du doigt il avait un pansement, j'ai trouvé que ça ferait un bon début de film.

Lundi, je retourne travailler et je ne peux pas croire que ça fait déjà quatre mois que ça n'est pas arrivé... J'ai l'impression que c'était hier... quel coup au coeur... Même pas tellement de laisser le bébé (qui reste avec son père, donc ultra cool), mais de voir le temps filer comme ça... Je suis nostalgique dans l'âme mais ça se trouve renforcé par l'arrivée de notre enfant.

En bonus, je vous montre LA bouche de tortue, mais d'abord une photo de lui où il se marre, parce que je ne veux pas que la première photo de lui sur ce blog soit une photo où il est mécontent.


Bonne soirée, prenez soin de vous !

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mercredi 12 février 2014

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Lessive à 30°C du 9 février, linge clair.


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Lessive à 60°C du 10 février, linge clair.

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Lessive à 60°C du 11 février, linge foncé.

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Lessive à 60°C du 12 février, linge clair.

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Suite de la lessive à 60°C du 12 février, linge clair.
(nouvelle machine de 7kg, rambarde trop petite)

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mercredi 22 janvier 2014

pour me souvenir

Lundi, j'avais rendez-vous chez le docteur à 10h30, je suis arrivée à 10h26, j'étais hyper fière ! Dans la rue, je chantais "le jeu de la marelle" pour endormir Petit J. parce que je me doutais qu'il allait falloir patienter dans la salle d'attente et je n'avais pas tellement envie qu'il y pleure (j'ai chanté même les paroles dans je sais pas quelle langue, enfin, j'ai essayé). A un passage piétons où le feu était rouge, petit J. a fait un immense sourire à la dame qui attendait à côté de nous qui n'en pouvait plus de sourire non plus, du coup on s'est souri aussi, la joie régnait.

Mon médecin de la femme s'est émerveillé sur le bébé, "oh mais qu'il est mignon ! Et son pull, super ! C'est vous qui le lui avez tricoté ? Et votre porte-bébé il a l'air top, le mien c'est un Babybjorn, il est pas terrible !". Quand il m'a vue dans la salle d'attente, il s'est exclamé "oh, madame Couac-Couac, vous allez bien ??!!". Comme c'est lui qui m'a opérée en novembre 2012, c'est vrai que ça fait plus d'un an qu'on en se quitte pas mais quand même, je vous le dis, cet hôpital, ce service gynécologie/maternité, ces médecins, je ne m'en remettrai jamais tellement il y a là de gens super impliqués et sympathiques. Par exemple, ce même médecin est passé son jour de congé (oui oui) me voir à la maternité, avec sa fillette !... Pour voir si tout allait bien. C'est fou. Ca m'émeut vachement en fait.

Après ce rendez-vous de lundi matin, on avait rendez-vous chez la pédiatre à midi. Il y avait une foule pas possible dans la salle d'attente, des enfants qui criaient, des parents qui appelaient leurs enfants, des gens qui s'énervaient contre la secrétaire, une petite fille qui avait une pneumonie et qui toussait sur tous les autres enfants (j'ai essayé de tourner le mien du côté du mur pour qu'ils ne reçoive pas trop de postillons). Petit J. ne dormait plus et ne pleurait pas non plus mais il a  fait sa fameuse bouche de tortue pendant tout le temps de l'attente.

L'autre jour dans le métro, une dame lui a fait un grand sourire et en réponse, il lui a aussi fait sa bouche de tortue, la dame a bien rigolé (nous aussi, c'était irrésistible).

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dimanche 19 janvier 2014

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Que se passe-t-il quand on héberge un bébé de deux mois ?
Il se passe que ça y est, on n'est plus angoissée.
Il se passe qu'un matin, on se réveille parce qu'on entend un petit bruit (même pas un pleur) et quand on regarde l'heure il est SIX HEURES !!! Mazette six heures, j'ai dormi tout ce temps mais c'était trop bon !!! Je vais trop bien !!! Youhooouuu !!! On le nourrit en se répendant en félicitations, on le repose et hop ! Il est reparti pour deux heures ! On réouvre les yeux il est 9h00 et c'est du bonheur en barre.
Il se passe qu'on gagatise à mort, qu'on voit le temps défiler, qu'on se dit que merde, dans moins d'un mois on reprend le boulot et qu'à le fois, chouette ! Retrouver le boulot !
Il se passe que j'ai envie de retrouver mes amis, que je vis comme une ermite depuis deux mois et que ça devient duringue...
Il se passe qu'on se fait vomir dans la chemise de nuit à 1h30 du matin.
Il se passe qu'on n'arrête pas d'embrasser un petit crâne duveteux.
Il se passe qu'on réalise qu'on trouve que le vomi, le caca et le pipi de son bébé ne sont pas sales ni repoussants.
Il se passe que le bébé repousse le petit doigt, veut s'endormir tout seul. Je lui parle tout bas, je lui dis "tu peux te laisser sombrer dans le sommeil, peser sur ton matelas, être très très lourd sur ton matelas, tu peux détendre chacun de tes muscles" et ça marche, il me fixe intensément pendant que je lui raconte ça et il s'endort calmement. Une fois, j'ai même réussi à endormir le petit ET le grand J. grâce à cette imparable technique !!! Bon, le grand, ok, c'était pas dur, il manquait de sommeil... mais bon, quand même. C'était mignon, le père et le fils qui s'endorment en m'écoutant chuchoter !
Il se passe que petit J. me regarde attentivement quand je lui explique comment sucer son pouce puis il s'entraine, et l'autre jour il a réussi tout seul à fermer son poing, à en sortir le pouce et à se le mettre dans la bouche, il a fait un grand sourire super fier !
Il se passe que je me remets peu à peu des frissons de la grossesse, de l'excitation et du trac de l'attente de l'accouchement. C'est long, je mets du temps à me retrouver, c'était une période absolument magnifique.
Il se passe qu'on dirait qu'il y a le feu à la cuisine suite à l'installation de l'abat-jour orange (qu'on trouve très beau !) offert par mon grand frère (qui donne super mauvaise mine en passant, bonjour le teint blafard dans le miroir ! Mais on trouve ça marrant).
Il se passe qu'on mange beaucoup de chocolat mais qu'on peut parce qu'on pèse deux kilos de moins qu'avant grossesse (trop fière la fille) et puis je suis sûre que ça donne un bon goût à mon lait, c'est important aussi.
Il se passe que parfois (enfin... c'est arrivé une fois...), on arrive à se laver ET à déjeuner !
Il se passe qu'on se questionne à mort sur les vaccins.
Il se passe qu'on réaménage son espace.
Il se passe que des fois, quand on se regarde dans les yeux dans le miroir, et ben on a l'impression d'y voir quelqu'une qu'on n'aurait pas croisée depuis longtemps.
Il se passe qu'on n'arrive pas à dessiner le faire-part.
Il se passe qu'on inventerait n'importe-quoi pour faire sourire le bébé.
Il se passe qu'on trouve ça magique quand il dit "areuh" (enfin... "aeuh" plutôt).
Il se passe qu'on a envie de renouveler sa garde-robe mais pas envie de faire les magasins.
Il se passe qu'on lit plein de bouquins de parents à propos de bébés.
...

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jeudi 9 janvier 2014

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Le petit J., bougon, impossible à endormir. Il veut téter mais alors il s'endort direct alors je le couche mais il se réveille pour téter, et ainsi de suite.
Alors j'enfile mes bottes de sept lieues et je l'installe dans le porte-bébé (qu'un jour il faudra appeler "sac-à-dos" nous a dit uen vendeuse, sous peine qu'il soit vexé) non sans peine. Il se débat, il pleure, il me fait le coup de la bouche de tortue. Alors je dois marcher, le cajoler, rigoler un peu pour qu'il se détende du genou et accepte de se recroqueviller un brin dans le coussin adaptateur spécial bébé. Hop ! J'enfile mon manteau que je ferme par-dessus lui (à ce moment-là, il dort déjà, la joue collée contre mon décolleté, les poings serrés autour de sa figure), j'empoigne mes sacs (sac à main et "sac à langer" (un sac avec une couche et trois lingettes pour le nettoyer, en gros, à l'intérieur - et un carré à baver aussi), je suis devenue une vraie mère de famille, ne manque que le paquet de boudoirs) et je me barre et alors une fois dehors, tous les jours, je suis étonnée que le monde existe encore ! Des passants !? La boulangerie ?! Des bus qui roulent !? Tout a l'air nouveau, j'ai l'impression de tout redécouvrir... c'est assez déstabilisant et à la fois, très frais ! Je suis heureuse de marcher dans la rue avec lui. Je marche, je marche, je m'occupe de trucs administratifs, de courses à faire, je me sens voler. Je suis ultra fière d'avoir complètement réussi à vaincre ma trouille de sortir seule avec lui. Avant-hier, je l'ai même allaité à la bibliothèque flamande, ouais ! Et ne me demandez pas ce que je faisais à la bibliothèque flamande, allez-y plutôt, c'est tout neuf et incroyablement beau !
Après, je rentre chez moi. J. le minus se met à pleurer pour manger dès qu'on arrive dans notre rue (d'ailleurs ça m'intrigue).

On a mis en place un rituel du soir, c'est très bien. Une des étapes est : poser le bébé sur la couverture dans le salon, et le laisser. Au départ, j'avais un peu de mal à ne pas m'occuper de lui, et puis en y réfléchissant, je crois que je n'aimerais pas, personnellement, avoir tout le temps quelqu'un sur le dos, donc voilà, il fallait le laisser tranquille. Et alors, il semble adorer. Hier, le moment a duré une heure, une heure pendant laquelle il a fait des bruits, gigoté (et même bougé de bien trente centimètres (!!??)) et regardé (et souri (on l'a un peu espionné)). A la fin, voyant que ses yeux se fermaient un peu, hop on l'a mis en tenue de nuit (qui n'est pas un pyjama (ça c'est une tenue de jour - c'est compliqué hu hu)) et pas bien longtemps plus tard, il dormait au fond de son lit. Il était 21h30. Et il a dormi non stop jusqu'à 3h00 du mat' ! Wahou !!!

Bon, je vais me coucher ! Salut !

Et au fait, un immense merci pour tous vos témoignages de l'autre fois, j'ai adoré les lire et les relire... Au départ je me suis dit que j'allais vous répondre à toutes et puis finalement, ben je ne crois pas que j'aurais temps ET courage ! Mais j'ai trouvé plein de matière à réflexion et à relativiser !

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samedi 4 janvier 2014

Au bout de six semaines ça va quand même déjà vachement mieux. Six semaines déjà pour notre petit J..

Petit J. et son odeur de beurre, son haleine de Petit Beurre, ses cacas senteur pop corn, sa petite bouche de tortue qui me fend le coeur quand il va pleurer, sa façon de faire "aaeeuuuh aaaeeuuuh" au lieu de "ouin ouin", sa façon de m'empoigner la peau du cou, ses (déjà) sourires, la peau de sa nuque, juste sous le duvet-cheveux, si douce.

Petit J. est compliqué à installer dans une écharpe ou dans un porte-bébé, petit J. veut finalement bien boire au sein (depuis que l'ostéopathe lui a débloqué la machoire en fait, tout simplement... Il fait la nique à toutes celles qui m'ont dit qu'il était paresseux (une fois je me suis fâchée, c'était une énième sage-femme "oh il tète mal, il est paresseux", non mais quoi !)), petit J. veut bien rester éveillé pour regarder autour de lui, petit J. fait un mouvement de bras très reconnaissable pour dire qu'il veut faire un rot, petit J. regarde intensément nos cheveux, il nous fait pipi dessus à chaque fois qu'on le change (parfois deux fois) malgré le coton qu'on n'arrive pas à maintenir sur son zizi (il gigote beaucoup).  Petit J. a fait pipi chez la pédiatre et pendant que J. le rhabillait sur la table d'auscultation, je nettoyais la table à langer au papier essui-main et au savon désinfectant sans rinçage pour les mains sous le regard très amusé de la docteur.

Petit J. aime bien rester sur le dos, sur une couverture, dans le salon, il regarde tout autour de lui, on peut même l'y laisser un peu et vaquer à nos occupations, on l'entend faire des bruits, il remue bras et jambes, fixe des points mystérieux (le magnétoscope (ouais, on en est encore aux cassettes vidéo) ? le radiateur ?). Quand on s'approche, il sourit de toutes ses gencives et remue encore plus.

J'ai finalement réussi à sortir seule avec lui (parce qu'avec J. le grand, aucun souci, ce qui me stressait c'était d'être toute seule avec le bébé à l'extérieur). Un jour, j'ai pris mon courage à deux mains et on a été se balader ensemble, en fait j'ai adoré...

Les nuits sont fatiguantes, les journées désordonnées et pas toujours très constructives (je veux dire : des fois, je me dis "allez, aujourd'hui, je range mon bureau !" et puis en fait, bah non...). J'ai l'impression d'avoir un petit animal très très précieux. Des fois, comme le matin il termine souvent sa nuit dans notre lit, je suis couchée face à face avec lui, mon visage très près du sien, et je le regarde dormir (oui, moi aussi je ferais mieux de dormir mais il est si beau alors bon !) et je le dévisage et je réalise que j'ai un être humain miniature juste là devant moi, et ça me semble complètement hallucinant.

Il y a des jours où je me sens remplie de force et de joie, et d'autres où j'ai du mal à me retrouver, à faire la liaison entre la grossesse (période où on prend tant soin de soi) et aujourd'hui (où je me consacre presque intégralement à quelqu'un d'autre, il y a des jours où je ne trouve pas une seconde pour me laver les dents, et où je petit-déjeune à 13h00 (mais je petit-déjeune quand même, j'y tiens !)). Le côté "sans transition" est détonnant.

C'est un plaisir de lui montrer les choses, de lui parler, et de le sentir attentif quand on choisit le bon moment. Je pense à tout ce qu'il va y avoir à partager avec lui et ça me fait fourmiller le coeur et trépigner sur place.

J'ai hâte de le voir jouer avec ses cousins et avec les enfants de nos amis, j'ai hâte de passer du temps dans la nature avec lui, dans un jardin un peu sec, juste en short et débardeur parce qu'on crèvera de chaud, j'ai hâte de lui payer un milkshake eu Mokaf', j'ai hâte de lui lire tous els livres pour enfants qu'on a et que j'adore, j'ai hâte de sentir qu'il reconnaît notre rue ou notre immeuble quand on rentrera chez nous, j'ai hâte de voir quelle tête il aura evc des vrais cheveux, j'ai hâte de savoir si il aura toujours ces yeux gris souris, j'ai hâte de savoir ce qu'il aimera, j'ai hâte d'aller à la pistoche avec lui, j'ai hâte de rencontrer les gens qu'il choisira comme copains.

Je vous souhaite une super année !


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dimanche 15 décembre 2013

grand sondage Couac-Couac à l'usage des familles

Salut à tous, j'espère que vous allez bien.
Depuis que je suis devenue maman, mille questions se posent à moi (ou à nous), et j'ai donc décidé de venir partager vos expériences ici avec nous (si vous voulez ;-). Vous n'êtes pas obligé d'être parent, vous pouvez être grande soeur, tonton, nounou, sage-femme, tuteur (si vous êtes tuteur de plante verte ça ne marche pas), enfin ce que vous voulez qui vous donne une expérience/un avis particulier.
Si vous avez une réponse à seulement une question, no problemo, personne n'est obligé de répondre à toutes les questions !
Ne me donnez pas de conseil ("à ta place je ferais comme-ci, si j'étais toi je ferais comme ça") parce que je suis fatiguée et irritable, j'ai juste besoin que vous me racontiez comment ça s'est passé pour vous, quels choix vous avez fait et pourquoi. Oui, pourquoi, c'est super important de me dire pourquoi.
Ne me dites pas "tu es trop angoissée tu dois t'apaiser", je le sais très bien, mais je suis fatiguée, aussi, et je compose avec l'état dans lequel me plonge cette fatigue...


1 - Vous avez déjà rencontré un bébé inendormable ailleurs que dans des bras ou contre un sein. Quel a été LE truc (ou LES trucs, c'est encore mieux ;-) qui a marché pour l'endormir efficacement ?

2 - Pensez-vous, comme on vous l'explique à la maternité, qu'il faut être à l'affut des mouvements de succion de son bébé pour lui donner à manger avant qu'il pleure, ou bien êtes-vous partisan d'attendre qu'il vous signifie clairement sa faim en pleurant ?

2 bis - Vous êtes vraiment pro allaitement à la demande ou bien vous pensez qu'il faut toujours attendre minimum deux heures entre deux tétées ?

3 - Que pensez-vous du sérum physiologique ? Avez-vous l'habitude d'en asperger l'intérieur du nez de votre bébé tous les jours (comme indiqué à la maternité) ?

4 - Tous les combien de temps lavez-vous votre bébé ?

5 - Vous êtes plutôt liniement, eau + savon ou produit plus "élaboré" genre Moustello ?

6 - Quels vaccins avez-vous choisi de faire faire à votre enfant ?

7 - Avez-vous une idée de pourquoi un bébé vomit un peu après ses repas, et de comment lui éviter ça ?

8 - Avez-vous cédé à l'appel de la "tututte", "tétine" ? N'avez-vous pas peur de l'effet "bouchon" (tu pleures, j'te bouche) ? Comment et au bout de combien de temps d'utilisation vous en êtes-vous débarassé ensuite ?

9 - Avez-vous déjà rencontré un bébé s'endormant au sein avant d'être rassasié, de bien-être ? Si oui, quelle a été la solution pour le réveiller en douceur et qu'il continue son repas ? Quelle a été la solution pour savoir si il était rassasié ou pas (les livres disent qu'un bébé qui s'endort au sein est repu - notre bébé prouve que c'est faux) ?

10 - Vous a-t-il semblé facile et tout naturel de sortir de chez vous avec votre bébé, au départ ? N'avez-vous pas trouvé ça angoissant ? (angoisse qu'il veuille manger alors que vous marchez dans une rue longue comme un bras, sans banc, sous la pluie, par exemple)

11 - Quelles ont été vos premières sorties ?


Pour l'instant, je crois que c'est tout. J'ai commencé à écrire ce questionnaire il y a quatre jours, depuis, j'ai trouvé de nombreuses réponses à mes questions... je vais donc y répondre aussi dans les commentaires, au cas où ça pourrait servir à quelqu'un d'autre. Répondez quand même si le coeur vous en dit, je suis sûre que la diversité d'expériences fera relativiser tout le monde... moi j'ai bien besoin de ça.

Bonne soirée !

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