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Je ne sais pas ce qu'il s'est passé aujourd'hui, j'ai dû être touchée par la grâce, j'étais de super bonne humeur alors même que j'avais très mal dormi. J'espère que c'est la grave détente qui arrive enfin jusqu'à moi et que cet état de joie durera jusqu'à ma mort (en 2089 donc).
Je me sentais comme lorsque c'est enfin Noël, qu'il fait un froid piquant mais qu'on retrouve ses frères et soeurs, qu'on se balade en ville en riant bêtement et qu'on sait que le soir on mangera des minis saucisses roulées dans la pâte feuilletée et des chocolats du Chat Bleu.
Mes enfants ont été très perméables à cet état et se sont révélés surex' aussi, on formait une belle équipe.
Voilà comment j'ai proposé à une dame du marché de lui recopier pour la semaine prochaine la recette des boulettes de boeuf hâché au céleri-rave et aux graines de fenouil (d'Ottolenghi), comment J. a coursé notre voisin d'à côté aperçu au loin dans la rue pour le saluer et comment B. a imité le roucoulement du pigeon en sautant dans le porte-bébé. On était dans un conte de Noël.

Notre voisin d'à côté a emménagé trois semaines après nous à peu près. Il est célibataire, la petite cinquantaine je dirais, assez fantasque, un air timide mais on sent l'envie de rigoler aussi. Il me fait penser à un héros de film américain, il semble un peu sortir d'une autre époque, aussi. Le jour où il a emménagé, tous ses cartons trainaient dans le hall et j'ai lu ce qui était écrit dessus : livres, bandes-dessinées, partitions. Je me suis dit "banco".