Il y a des films que j'ai tellement aimé voir, qu'il suffit que je re-regarde leur bande annonce pour être très émue. Ces bandes-annonces, je les regarde tellement que je les connais par coeur, je peux les réciter en y mettant même le ton. Il y a quatre films comme ça, en particulier. Je ne sais pas, ils me parlent, ils me rappellent des trucs, les croque-monsieurs plein de béchamel sur la route des vacances, les villes de banlieue parisienne quand on va prendre le RER le matin, avec leurs pavillons bien arrangés, leurs vieilles villas majestueuses aux jardins très verts et leurs immeubles au rez-de-chaussée logeant des assureurs et des magasins de photocopies. Ils m'évoquent un sentiment très particulier ressenti dans la vie quotidienne, quand des fois on se sent très vivant et pile à la bonne place, qu'il fait un peu froid mais qu'on est grisé par la journée qui démarre, et par le fait de croiser les gens qui vivent leur journée aussi, qui travaillent ou qui vivent leur quotidien, qui avancent, quelque chose que j'ai beaucoup de mal à décrire (un peu comme quand on passe devant une boucherie et que le livreur de viande est en train de partir en saluant le boucher, j'ai le sentiment que les choses sont à leur place, que tout marche bien, j'adore ça. Ca me le fait aussi avec le facteur qui discute en donnant un colis (et dans plein d'autre situations aussi, d'ailleurs). C'est exactement ce que m'évoque la chanson "il est 5h00, Paris s'éveille", qui m'émeut aussi au possible, comme ces films. Les livres pour enfants qui présentent "la ville" me font souvent cet effet là aussi)). Ils me plongent aussi dans une ambiance de vacances, quand on dine tard l'été, qu'il fait nuit, que l'air est plus frais donc on mange à l'intérieur et qu'on se raconte des trucs. Ils me remémorent une simplicité, un truc qui me plait mais que je n'arrive pas à saisir et à décrire. Ils me rendent vraiment heureuse et me montrent les choses telles que j'ai envie de les voir, même si ce sont quatre films assez tristes. Ils me donnent de l'espoir même.

J'attends quelqu'un, de Jérôme Bonnell.
Le chignon d'Olga, de Jérôme Bonnell.
Les yeux clairs, de Jérôme Bonnell.
Mademoiselle Chambon, de Stéphane Brizé.