jeudi 31 janvier 2008

Aujourd'hui, le bilan continue. Nous nous sommes lancés à deux, avec Couacman, dans un grand tri de nos habits. On s'est bien marré à essayer des vieux trucs - on a tenté de voir si les pulls que je n'aime plus mettre pouvaient lui aller mais bon, 'fallait pas trop rêver. Au final, deux grandes piles de trucs, une à donner et l'autre à encartonner chez nos parents (c'est la "pile des habits en sursis", d'après Couacman). Dans la pile des trucs à donner, j'ai mis le pantalon kaki trop grand que mes parents m'avaient payé en me déposant à Rennes pour ma première année d'études. J'ai enlevé les fossiles qui logeaient dans la poche depuis cinq bonnes années maintenant... j'ai mis aussi deux jeans et plein d'autres choses. Je n'ai pas réussi à me séparer des habits que je ne mets plus mais que j'ai vraiment adorés.

Sinon, en ce moment, quand nous parlons cuisine et nourriture, avec Couacman, et bien je ne peux pas m'empêcher de dire "casso", "papier sulfu" et "celloph' ", pour "cassonnade", "papier sulfurisé" et "cellophane". Je crois bien que c'est un peu saoulant pour lui mais moi, j'aime bien, je trouve que ça fait grande cuisinière...

J'ai encore oublié de m'acheter des chaussons et j'ai froid aux pieds.

Aujourd'hui, j'ai attendu pendant une heure le prof de sculpture (qui était en pause déjeuner mais je voulais lui parler et j'avais la flemme de sortir dans le froid pour m'occuper en attendant). J'étais adossée contre un radiateur... c'était bien. Au début, j'ai eu peur de m'ennuyer mais en fait, j'ai vu passer des gens que je connaissais un peu et ils m'ont tous tapé la discut' ! C'était super. Il y a une fille en particulier, à qui j'ai parlé une fois au mois d'octobre, elle est restée au moins vingt minutes à me raconter sa vie, c'était trop bien.

Je n'arrive pas à réaliser que j'ai des chaussures à talons.

Couacman a cuisiné des "pommes madame" ; que c'est bon ! On a recouvert le plat de celloph' et hop, au frigo et on en a pour au moins trois jours !

Avant-hier, j'ai tué un faucheux qui galopait dans la douche (ok, il faisait à peine 1,5 cm d'envergure).


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Ce soir, l'humeur est au petit bilan. Je réfléchis, je repense au Havre... Je constate que lorsque je pars d'une ville, je n'en garde que les bons côtés, ce qui fait de moi une vraie girouette : au Havre, je pleurais pour partir, n'importe-où mais ailleurs. Maintenant, ne me restent de cette ville que des souvenirs de mer, de terrasses ensoleillées, de couchers de soleil, de gros bateaux, de calme, de square Saint-Roch, de jolie maison pleine de faucheux, de cris de mouettes, de couture, de chorale et de profs marrants et intéressants. Si je me creuse vraiment la cervelle, à la limite me reviennent  les crottes de chiens, le cent'Coty, les bus pas chouettes et les gens assez méfiants.
Rennes, c'est pareil, je ne me souviens que du beau et de l'agréable mais c'est plus normal parce que j'ai adoré y vivre (je repense aux footings et aux piques-niques au bord du canal St-Martin, au centre-ville lumineux et enthousiasmant, à la douceur de vivre, aux mille milliards de chocolats chauds que j'ai bus dans cette ville, aux amis chaleureux, au vendeur de kebabs à côté de la grande poste qui connaissait par coeur ce que j'étais habituée à demander comme garniture ("kebab-galette sauce blanche salade frites"), aux promenades nocturnes, aux nuits à discuter avec diverses personnes sur les marches du Parlement, entre autres).
Bon, et maintenant, Bruxelles ? Je n'arrive pas à prendre du recul. Je suis bien, à Bruxelles, ça, je le sais. Je ressens aussi un certain affolement assez nouveau à la vue des jours qui passent sans que j'aie le temps de dire "ouf" et en ayant l'impression de ne profiter de rien. Normalement, l'an prochain, j'aurai moins d'heures de cours... peut-être plus le temps de flâner.
Ce qui est étrange, c'est aussi de ne pas pouvoir envisager de rentrer à Caen dès que je le souhaite... ça me manque de ne plus prendre le train ou le car et d'y méditer. C'est important, des fois, de pouvoir ne rien faire, d'être dans un espace-temps qui force à ne rien faire ; dans le train, j'écoutais de la musique, je rêvassais en regardant par la fenêtre... la SNCF (enfin... les sociétés ferroviaires en général en fait) nous autorise à produire du rien, à rester assis à ne rien faire, pendant un certain temps. Ca, c'est vraiment sympa.
Je vais aller me coucher, avec un peu de chance, demain, tout sera plus clair !

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mercredi 30 janvier 2008

je me souviens

Je décide de suivre Tirui et de faire moi aussi, petit à petit, mon "je me souviens".

En premier, je me souviens de l'odeur immonde et toujours indéfinissable du vestiaire du cours de danse à Poissy (peut-être un mélange d'odeur de moisissure et de chaussettes très sales).

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mardi 29 janvier 2008

premières chaussures à talons

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dimanche 27 janvier 2008

confidence

Il y a deux ans, dans la rue, après avoir bu deux bières à une soirée post-vernissage, je me baissai pour refaire mon lacet défait - perdant l'équilibre, je me raccrochai à la première chose venue - un mollet inconnu (mais qui allait alors prendre beaucoup d'importance dans ma vie) !

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mercredi 23 janvier 2008

être en forme pour le cours de modèle vivant

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lundi 21 janvier 2008

Boos, de Sarah Verroken

boosUn peu avant Noël, en passant devant une librairie flamande, j'avais eu un coup de coeur pour ce canard si mignon - j'avais décidé de me laisser tenter par ce livre, sous prétexte de l'offrir à Couacman (qui, précisons-le, adore les canards) histoire de l'entraîner à lire le flamand.
J'adore les illustrations, tout en matière. J'admire aussi l'expressivité donnée à ce canard par Sarah Verroken - on ne se rend pas forcément compte mais c'est difficile de donner un regard larmoyant (ou même ravi) à un oiseau !

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lundi

Réveil à la flûte de Pan (la seule radio qu'accepte de capter notre radio-réveil est du meilleur goût : flûte de Pan tous les matins ou presque ; impression de se réveiller devant Beaubourg).
Petit déjeuner aux gâteaux fabriqués hier soir.
Un prof  annonce la fin du monde pour dans moins de vingt ans.
Une prof nous propose de nous asseoir devant une énorme montagne de tissus afin de coudre une poupée personnage.
Mangeage de pique-nique, sandwiches jambon-beurre-oeufs durs/banane pourrie/cinq gâteaux d'hier soir !
Cousage de bête (chien ? chat ? ours ? hamster ?).
Retour à la maison en passant par des rues que je ne connaissais pas.
Goûter : gâteaux d'hier soir !
Illustration du texte de la grand-mère tordue.
Ecoute de Feist.
Rêvasserie sans borne.
Culpabilité suivie de travail.
Mangeage de soupe en sachet (y reste déjà presque plus de gâteaux d'hier soir ! :(  )


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samedi 19 janvier 2008

au vidéoclub

Au vidéoclub, ce qui est bien, c'est qu'il y a du choix, il y en a pour toutes nos envies. Lorsqu'il ne fait vraiment pas beau, j'aime voir des films qui se passent l'été, dans un endroit où il fait beau, chaud, où les gens transpirent dans leur débardeur. Quand c'est les vacances, je n'ai rien contre un petit film angoissant, un bon fim d'horreur, un film glauque avec des jeunes dépravés et des vieux cruels. En periode scolaire, je suis plutôt "petite romance de campagne", films drôles (avec si possible Emmanuelle Devos - comme j'envie les gens qui n'ont jamais vu un film avec Emmanuelle Devos et qui ont encore tant de choses à découvrir), films urbains, films qui me rappellent que la vie peut être simple, drôle, stressante, remplie, ennuyeuse - films où on voit des parisiens qui marchent dans des crottes de chien, films où on voit des américains qui marchent dans des bouses de vache, films avec plein de gens qui parlent pour ne rien dire, films avec des gens qui parlent avec leurs yeux (qu'ils ont grands et graves) et qui en disent long comme ça. En fait, j'aime bien les films, un peu tous, les comédies américaines débiles, ça peut être chouette - aussi, les tragédies danoises, les p'tits films français, les films drôles aux airs de Râgoutoutou, les films chinois à histoires déséspérées.
Hier, mûs par un élan d'amour immodéré pour Bill Murray, nous avons loué Broken Flowers (de Jim Jarmusch). Aaaahhh... quelle bonne idée !... Quelle ambiance, quelle histoire, quel suspens ! Quelle fin ! Quelle angoisse ! Quels décors ! Quelles femmes ! Quels acteurs ! Quel film qui ne termine pas de faire penser !

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une semaine

Première semaine d'école en janvier,

Pas trop de travail, mieux vaut rêver,
Gateaux, cadeaux, surprises en tous genres.
Pancakes/confiture à l'école,
(Ca donne envie de s'taper des heures de colle !).
Réaménagement du salon,
Cet appartement nous nous approprions.
De l'écriture, des histoires de petites vieilles courbées penchées pliées,
Y'a plus qu'à illustrer !
Au boulot ma chère fille, tralalapoumpoum !

(c'est déjà bientôt les vacances)

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