Bon, je vous préviens, je risque de raconter
Bon, je vous préviens, je risque de raconter plein de trucs pas intéressants mais j'ai eu un nouvel appareil-photo pour Noël et du coup je n'arrête pas de tout immortaliser et du coup, j'ai envie de mettre des photos ici.
Bon, et puis je suis en vacances donc je ne fais rien de grandiose, sauf demain où je vais retrouver la célèbre Gina Paillette, ma copine de collège !
A part ça, j'ai rangé mon bureau, et visiblement, je ne l'avais pas fait depuis très (très) longtemps (j'y ai retrouvé par exemple ma convocation pour le bac de français, en 2001). Je vous montre le résultat (et que les mauvaises langues ne s'avisent pas de me dire que j'ai posé tout le bazar de mon bureau par terre. NON, j'ai vraiment rangé !).

Sinon, j'ai aussi photographié diverses façons d'envisager la présence de frites dans une assiette.

Et puis nous sommes allés à la mer, deux fois déjà. Une fois à Arromanches, et puis une fois à Lion sur Mer. C'était beau et je me suis demandé pourquoi j'habitais en ville. Ca me rappelle que la première fois que je suis allée à Fécamp, il faisait un temps grondant, c'était l'hiver, et je m'étais dit qu'il faudrait que j'y vive un jour.

Les deux photos ci-dessus : Arromanches, dimanche.
Lion sur Mer, cet après-midi.
Sinon, nous sommes allées Couacmama et moi, chez Emmaüs, et j'ai trouvé un Cluedo ancienne version. On va pouvoir y jouer avec Couacman, le soir, à la lueur d'une bougie, brrr...
J'ai aussi choisi d'acheter un livre qui parle d'accouchements, je me suis dit "chic, je vais m'instruire" et en fait il y a des photos qui m'ont fait mal sous les pieds. Ca me rappelle l'époque où j'avais gagné ma taille en livres chez Continent, et dans le lot il y avait un dictionnaire de médecine (illustré) que bien sûr j'avais pris soin de bouquiner. C'était l'horreur.
Heureusement, Couacmama m'a aussi offert cet après-midi Gaspard le hamster, un très joli album illustré (et ça, ça ne fait de mal nulle part).
Bon, devinez un peu qui j'ai croisé chez Emmaüs ? Bin oui vous avez deviné, Gina Paillette ! On en a profité pour confirmer le rendez-vous de demain. Je crois que Gina est la personne que j'ai le plus croisée par hasard ces dernières années.
Sinon, rien à voir, mais j'ai photographié mes pieds dans la voiture, et deux poteaux éléctriques. Regardez !

Hier soir, 'y avait tellement rien à la télé qu'on a regardé une partie de Questions pour un champignon et c'est bien simple, moi, j'aime bien Julien Lepers (comme ça, hein. Si vous me dites que c'est un gros méchant, je ne dirais pas le contraire, mais vu comme ça, il a l'air si léger et si simple ! Très différent d'autres présentateurs télés, je trouve. Plein de spontanéité et d'enthousiasme. Non ?).
Et hier, à Caen, j'ai croisé Miss France, je l'ai vue en vraie à moins de deux mètres ! Vous êtes tous jaloux, hein ?
chat
Je suis en vacances pour encore deux jours chez les Couac'parents. Il fait chaud ici, c'est chouette, mais c'est normal, c'est le Sud ! ;-)
Les Couac'parents ont un chat, que voici (c'est son air normal, il a toujours l'air aimable).
Ce matin, il est rentré tout décoiffé et tout mal en point. Il a dormi toute la journée (et ce n'est pas fini). On se demande quelles folles aventures il a encore vécu cette nuit.
en retard
Hum oui, depuis quelques mois, je suis une fille EN RETARD. Je suis tout le temps en retard et pour tout, ce qui me met dans des situations horribles et dans des états épouvantables. Donc voilà, aujourd'hui, je vous souhaite un Joyeux Noël en retard.
Et surtout, je vous convie à aller regarder là le beau calendrier de l'Avent qu'Audrey et Anaïs ont concocté/imaginé/organisé pour nous !
Encore un dimanche après-midi passé au Mokafé...
la Saint-Nicolas, la la
froid chaud froid chaud
En ce moment, mon moral fait des bonds puis se laisse tomber à plat ventre par terre puis se relève et re-saute puis se ré-étale. C'est la vie, des bas et des hauts, mais en condensé, et c'est un petit peu fatiguant.
Aujourd'hui, c'est un haut. J'ai écouté Rock and Roll, des Velvet Underground, assez fort en allant au boulot ce matin et je me suis surprise à dansotter en marchant, et à battre la mesure du pied en attendant que le feu passe au vert aux passages piétons. Je crois qu'on peut dire que c'est la meilleure chanson de la terre, vous en pensez quoi ?
Je vais devoir aller chez le docteur car j'ai une grosse boule (genre deux centimètres de diamètre) toute dure qui pousse pile dans le gras de ma fesse droite.
Hier soir, je suis allée à un vernissage à l'hotel Bloom et S. m'a dit qu'il fallait être bien habillée. C'est là que je me suis rendu compte que je n'avais jamais été à une soirée où il faut faire genre chic, et que par conséquent je n'avais aucun vêtement adapté. Finalement, j'ai mis une jupe avec deux gros sumos dessus (pas hyper chic), et je suis arrivée un quart d'heure en retard.
J'ai invité deux de mes collègues à venir dîner à la maison un soir de la semaine prochaine. Couacman va en profiter pour cuisiner thaï.
C'est le printemps à Brubru ! Fini les écharpes, il fait trop chaud ! Nous n'avons toujours pas allumé le chauffage.
J'ai fait un cauchemar hyper violent l'autre nuit, et je me suis réveillée en sursaut. J'étais à un arrêt de bus et une dame tenait en laisse un gros chien à poils longs (comme Grocachou, de Timichou et Grocachou). Il se laissait trainer puis voulait être porté. Mais quand il était dans les bras de la dame (qui le portait à grand peine), il voulait redescendre, etc. Tout à coup, dans mon rêve, j'arrêtais de les regarder pour porter mon attention sur autre chose (en fait, j'attendais le bus avec une copine qui me parlait). Et puis là, la dame revenait dans mon rêve, elle portait un énorme sac d'où dépassaient deux pattes du chien. Elle l'empoignait par les pattes et se mettait à le frapper de toutes se forces contre la vitre de l'abris-bus. On entendait les os du chien craquer, et on l'entendait pleurer à l'intérieur du sac. C'était tellement choquant que je me suis réveillée en sursaut.
Ca me rappelle une fois, à Lyon, chez mes grands-parents. On avait entendu, depuis l'intérieur de l'immeuble, un chien pleurer dans la rue, hurler à mort. Un adulte avait dit que ça devait être un chien battu. Je m'en souviendrai toute ma vie, je crois.
Notre appartement a été visité ! Comme nous avons été prévenus trente minutes à l'avance que nous allions avoir une visite, le ménage/rangement a été ultra rapide et efficace. Dans ce court laps de temps, nous avons eu le temps de : faire le lit, ouvrir toutes les fenêtres en grand, dégager le sol de la chambre, faire la vaisselle, passer un coup d'éponge sur la gazinière et sur le buffet de la cuisine. Pas mal, non (maintenant, vous allez tous avoir une horrible image de chez nous ! hé hé...) ?
Je vais m'acheter une brosse à dents éléctrique.
La grande roue est en plein montage. Le marché de Noël est déjà là, il ne manque plus que les promeneurs.
Le prix de notre appart' a baissé mystérieusement de 10000 euros (ouais, carrément).
La dame qui l'a visité n'a pas eu DU TOUT l'air intéréssée. Pendant qu'elle visitait avec le mec de l'agence, j'ai continué de dessiner exactement comme si ils n'étaient pas là, et Couacman a continué de lire son livre dans le feuteuil exactement comme si ils n'étaient pas là, et on se lançait des oeillades et des sourires en coin.
Comme j'ai fini ma crème pour la figure, je finis des vieux fonds de pots d'autres crèmes qui trainent. En ce moment, c'est de la crème Nivéa. C'est tellement gras que j'ai des boutons.
J'ai illustré un truc que je vous avais raconté la fois dernière et je suis contente parce que je trouve que Couacman a un vrai air de Couacman (même si je trouve que sur mon dessin, il a les mêmes yeux que Pierre Richard alors qu'en vrai, non. Je ne veux pas dire que ce dessin ressemble vraiment à Couacman (sauf les cheveux) mais quand même, il y a quelque chose).

J'ai enfin répondu aux commentaires du billet d'avant et franchement, merci à vous d'être là.
pendant que cuit le chou
Ce midi, je voulais vous refaire le coup de la photo de mon assiette avec écrit ce qu'elle contenait et tout et tout, et puis j'ai oublié. C'était un reste de risotto au potimarron.
Aujourd'hui, à la librairie, j'étais en train de faire un paquet cadeau quand je me suis pris un flash dans la figure. J'ai relevé la tête et c'était la dame pour qui je faisais le paquet (encore une dame asiatique en vacances) qui venait de me prendre en photo. Elle était confuse, alors qu'en fait, je trouve que ça fait plutôt plaisir.
Hier, nous avons appris que l'immeuble qui est mitoyen au notre avait le toit plein d'antennes de relais de téléphones mobiles. Nous étions ravis de l'apprendre...
Je suis entrée chez le voisin du dessous et j'ai vu que chez lui, c'était au moins autant en bazar que chez nous. Mais lui, il a deux gros chats, un noir et un gris. Je suis contente que des chats vivent dans mon immeuble.
Pour l'an prochain, mon moi le plus profond hésite entre deux solutions : arrêter l'école et réaliser plein de projets avec Couacman (on en a mille). Ou bien retourner au Havre juste huit mois, le temps de faire ma cinquième année. Mais alors il faudrait que je me trouve une chambre chez l'habitant, ce qui me permettrait d'être logée à moindre coût et sans avoir à déménager toutes mes affaires. Il faudrait qu'à Bruxelles, nous déménagions dans quelque chose de plus petit et donc moins cher. Il faudrait que je supporte de vivre huit mois loin de Couacman. Il faudrait que j'économise dès cette année pour éviter des frais supplémentaires aux Couac'parents, pour pouvoir payer mes deux loyers sans me ruiner. Il faudrait peut-être que je me trouve un petit boulot au Havre. Mais tout cela annulerait le gros regret que j'ai dans le coeur (ne pas avoir terminé mes études d'arts-plastiques). Mais en même temps, réaliser plein de projets avec Couacman dès l'an prochain, pourquoi pas... Bref, mon coeur balance, et puis je ne sais pas ce qui est possible, ce qui est faisable, ce qui est gérable, ce qui est vraiment souhaitable...
Je bois un verre de vin rouge en écrivant ce post, et Couacman en boit un en lisant un livre. Nous attendons que le chou à la saucisse soit cuit. Et nous écoutons Dominique A.
J'ai décidé de participer au jeu de Lisa et de vous montrer des pommes, chez moi. Les vraies, celles qui se mangent, sont sur le balcon, et j'ai la flemme de les photographier. En cherchant bien, la seule pomme que j'ai trouvée chez moi, c'est celle-là :
C'est un aimant-pomme que m'a offert la grande Lulu il y a quelques temps.
Je relis Les quatre filles du docteur March et je trouve ça hallucinant de cucul-terie et je me demande comment j'ai pû adorer ce livre et le lire mille fois. Du coup, j'ai peur de relire La petite maison dans la prairie, j'ai peur de ne plus aimer...
Je ne peux pas laver les vitres car il y a des araignées qui ont fait leur nid à chaque coin de vitre et elles en sortent en tricotant quand je sors mon chiffon.
Pour Noël, nous allons demander un parapluie pour deux, un immense parapluie, le plus grand possible.
J'ai rangé tous les livres qui trainaient aux WC et du coup, Couacman en est réduit à y lire le catalogue de location de matériel de chez Brico (c'est tout ce que j'y ai laissé).
J'adore faire des paquets cadeaux.
Aujourd'hui, à la librairie, des français se sont ouvertement fichu de ma gueule parce que je leur avais demandé "quatre euros nonante". Ce n'était pas de la moquerie gentille mais hautaine. C'était la première fois il me semble que je passais pour une belge et je suis très fière de dire septante et nonante.
Demain matin, nous avons prévu de mettre notre réveil à huit heures et d'aller voir une expo à (aux ?) Bozar.
Pour Noël, j'ai mis sur ma liste que je voulais des surprises. Couacman, lui, a mis qu'il aimerait bien avoir n'importe-quel livre de Robert Crumb.
J'aimerais que nous fassions de la confiture de lait.
Je vais bientôt répondre aux commentaires des billets précédents celui-ci.
Couacman met un pull en alpaga et ressemble à un chat gris. D'ailleurs, pour le gouter, il a mangé des sardines.
Le chou est cuit !
très très fâchée
Les parents de Couacman nous rendent visite pour deux jours, ils viennent d'arriver, il y a une petite heure.
La dernière fois qu'ils sont venus, et même la fois d'avant, ils s'étaient étonnés que nous ne regardions pas la télévision. Nous avons un téléviseur mais il est minuscule et très très vieux, et nous le gardons chez nous car nous y sommes attachés et qu'il est mignon. Il fonctionne parfaitement mais nous n'avons jamais pris le temps de le régler, car nous n'avons pas envie de regarder la télévision. Couacman parlait quelquefois d'en acheter une, tout de même, car dans le cadre de ses études (artistiques) il s'en est pas mal servi et qu'il projetait d'en avoir à nouveau besoin (et que même si il fonctionne, notre poste n'a pas une image d'une qualité géniale). Mais cela restait à l'état de projet et nous regardait, nous et personne d'autre.
Bref, ses parents s'inquiétaient du fait que nous ne regardions pas la télé (et même, une fois, ils se sont inquiétés du fait que nous n'ayons pas de voiture ! C'est somme ça, quand on est quelqu'un, qui a réussi, on a une télé et une voiture ou alors ça veut dire qu'on n'a pas de couilles, visiblement) et nous les assurions que nous savions nous informer par d'autres biais (nous lisons tout les deux les nouvelles du Monde sur internet) et que c'était un choix que de ne pas la regarder, que nous étions d'accord là-dessus.
Cette conversation est revenue deux fois sur le tapis. Et cette fois-ci, aujourd'hui, ils sont arrivés en nous disant "on a une surprise !..." et ils ont sorti de leur voiture une immense télé écran plat, vraiment énorme (genre 80 com de long !...). Je me suis écriée tout à fait spontanément "ah non mais moi je ne veux pas de cette télé chez moi !" et j'en suis ravie. Les larmes me sont montées aux yeux.
Ca peut paraitre ridicule lorsqu'on n'est pas dans ma tête mais moi, je trouve ça très grave. Je me sens rayée de la carte, bafouée. On fait comme si mon avis ne comptait pas. On veut choisir notre manière de vivre à notre place. Car cela s'ajoute à d'autres choses, au fait que la première chose que ses parents disent en arrivant chez nous, c'est que Couacman est mal coiffé, que son manteau est moche et que "Quoi, vous n'avez toujours pas d'autocuiseur ?!". Je crois que nous sommes des adultes, que nous sommes chez nous, merde alors ! On fait ce qu'on veut.
Là, ils sont partis se promener et j'ai décidé de rester à la maison pour me calmer un peu. Avant de partir, son père a dit "En rentrant, on installera la télé" et je me tâte : je crois que je vais peut-être annoncer que non, on ne va pas installer la télé.
Cette télé, elle représente énormément pour moi. Je la crains, j'ai peur qu'elle tue mon couple. Si on l'installe, elle sera juste en face de mon bureau et je devrais travailler en face d'elle. Je la sais abrutissante. Je n'en veux PAS. Merde merde MERDE.
Mais le problème, c'est que c'est à Couacman que cette télé a été offerte et je crois que lui est partagé (on en a parlé vite fait dans la cuisine) entre l'accepter car elle peut toujours lui servir (bien que ce soit une télé 16/9ème et que ce n'est pas ça qu'il envisageait d'acheter) et l'envie d'éviter cet envahissement (car il s'agit bien là d'un envahissement, ses parents ont l'impression que nous vivons comme des ermites (ça se voit qu'ils ne nous croient pas quand on dit qu'on lit le journal, par exemple. On ne peut pas être bien informé si on ne regarde pas la télé) et ont bien l'intention de changer cela )... Que faire ? Puis-je dire NON à l'installation de cette télé dans mon salon ?... Oui, hein ?
Edit de 23h32 : merci beaucoup pour tous vos commentaires, que je trouve justes, drôles, parfois futés et réconfortants.
Voici ce qui s'est finalement passé : Couacman et ses parents sont rentrés de leur promenade, je m'étais un peu calmée. Couacman et moi nous sommes retrouvés tout les deux dans la cuisine pour préparer la soupe. Nous en avons discuté et comme nous étions complètement d'accord sur le sujet, ça a été rapide et simple. A la fin du diner, ses parents ont dit "Bon, on va essayer la télé !" (ils avaient déjà commencé à débrancher l'ancienne avant le repas), et Couacman leur a gentiment expliqué que ben non, on en voulait pas. Sa maman s'est inquiétée de savoir comment nous nous tenions informés alors nous avons redit, pour les journaux sur internet. Ils ont un peu insisté mais pas trop, clairement déçu mais tout a été dit dans le calme, et avec le sourire. J'ai juste placé que quand même, ce n'était pas rien de prendre la décision d'installer la télé chez soi, et qu'elle appartenait aux personnes qui habitent dans le foyer. Et sa maman a acquiescé.
Tout est à peu près apaisé, sauf que Couacman n'aime pas trop que j'étale ce genre de choses ici...
Merci et bonne nuit !







