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6 mai 2010

Dans dix minutes, je vais partir prendre le

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Dans dix minutes, je vais partir prendre le métro, aller à Louise, et acheter un aller-retour en train à la boutique SNCF. J'adore y aller, ça annonce forcément un voyage. Ce coup-là, ce sera un périple vers Le Havre et retour, prévu pour mardi prochain, jour des examens d'admission. L'idée d'aller acheter ces billets me donne un avant-goût de ce que je vais peut-être ressentir en entrant mardi dans cette école où je suis venue quasi quotidiennement pendant deux années, où il m'est arrivé de chouettes choses, où j'ai bien ri et où je me suis parfois aussi ennuyée.
C'est l'endroit où j'ai croisé Jérome pour la première fois, fin 2005, il était accoudé au bar de la caféteria, il y avait plein de monde, on fêtait la sortie du journal de l'école (rédigé durant l'année scolaire précédente, ce qui explique pourquoi d'anciens élèves, fraichement sortis de l'école comme Jérome, étaient présents). Moi, j'étais assise à une table avec d'autres filles, on mangeait des sandwiches, et je me souviens que j'étais de mauvaise humeur. Une des filles de la table a dit : "ah, il y a Jérome !" en le montrant du doigt, et c'est là que j'ai vu que Jérome avait été inventé et existait (mais je n'ai pas saisi à ce moment-là qu'on allait souvent manger du pain grillé ensemble le matin et que j'allais faire des machines de ses chaussettes trouées et qu'il allait me préparer des bons petits plats et qu'on allait bien rigoler).
Bref, c'est vous dire l'importance du lieu. Et bien mardi, j'y serai. C'est la première fois de ma vie que j'ai autant hâte de passer un entretien d'entrée ! Il y a des personnes que j'ai vraiment très très envie de retrouver... J'imagine déjà mon ventre et ma gorge nouée, mes mains moites, les sueurs froides et en même temps le grand sourire en passant le pas de la porte !

la photo est de Couacdad !

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3 mai 2010

Aujourd'hui, je me suis acheté un disque dur

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Aujourd'hui, je me suis acheté un disque dur externe qui a un nom de chien fidèle. Il a une mémoire de 1TB, je ne savais même pas que ça existait. C'est un peu comme les billions, après les milliards, je ne sais pas compter jusque-là. C'est dire si c'est beaucoup.

Jérome a acheté des tuiles au wasabi, ça craint du boudin, j'aime que les "goût salé", voire les "goût paprika" (pour lui faire plaisir). Heureusement, il y a le ti punch pour faire passer.

J'ai décidé de virer de ma penderie tous les vêtements que je ne mets jamais mais que je garde parce qu'ils sont hyper beaux. Ca va faire un grand vide. Je m'occuperai de ça demain. J'ai mi hâte, mi pas hâte (peur de regretter). Il faut aussi que je mette à la poubelle toutes les chaussures qui sont mortes. Le problème est de définir à partir de quel moment une paire de chaussure est morte. J'ai des baskets noires que j'ai eu pour mes 22 ans, que j'ai mises énormément, qui ne sont percées nulle part mais qui, dès que je me les mets aux pieds, me filent un mal de dos épouvantable (et la semelle, au niveau du talon, me parait bien aplatie et fine). J'ai une paire de baskets vernies rouges que j'ai achetées trois francs six sous à Brubru il y a genre deux ans, percées au bout et surtout percées à la semelle, qui prennent l'eau dès qu'il pleut et les chaussures qui prennent l'eau c'est chiant (et elles commencent limite à me faire mal au dos aussi, tant que j'y pense). Je les mets encore énormément mais le matin, quand je pars à l'école et que la femme de ménage de la pharmacie est justement en train de jeter son seau d'eau sur le trottoir et que j'arrive, je suis obligée de faire des sauts de biche sur la pointe des pieds pour ne pas me les tremper (les pieds), et c'est relou (et ça arrive tout le temps, il faudrait que je parte plus tôt pour l'école (parce que je suis tout le temps en retard en plus)).
Pou -BEEEEELLE !!!!! (à dire toute langue dehors)

2 mai 2010

évasions

Un jardin très vert, du soleil, une table de jardin en fer, une maison hantée, des enfants qui jouent, de la limonade, les fenêtres ouvertes, les volets entre-fermés, le salon dans l'ombre, le mec d'une grande soeur, très chic en short et polo. Une chambre d'enfant très sombre, la commode devant la fenêtre, des rideaux lourds, le feuillage des arbres qui bouche la vue et fait la lumière verte, les murs recouverts de poupées et de peluches rangées là, comme des trophées de chasse. De beaux meubles, des habits Jacadi, un lit de petite soeur en fer, les meubles en carton pour Barbie (fabriqués par Marie et moi) rangés en-dessous. un souvenir de petite enfance, chez ma copine Flore.

Se promener dans les rues de Saint-Malo pas encore envahies de touristes (on est en juin, mettons) à la recherche d'une crêperie, avec Mathilde, Carole et Nina. Passer devant celles où elles ont déjà travaillé. Les remparts, la couleur de cette pierre bretonne, les magasins de glace, la peau chauffée tout l'après-midi qui sent le sel, les sandalettes pleines de sable. Refaire le monde avec une bolée de cidre, puis aller boire un dernier verre à La Java, le bar du coin de la rue d'en face. Rire comme des folles, ne sentir aucun nerf contracté, puis remonter dans la voiture des parents de Mathilde (qu'ils nous ont prêtée) et revenir à Rennes. M'endormir toute seule dans mon petit lit, le coeur ivre et exhalté. un souvenir de mes années Rennes.

Grimper dans la 106 pourrie des parents de Jérome, n'avoir presque rien sur la peau, juste un petit soutif, une mini culotte, une riquiqui robe, mais crever de chaud. La voiture sent la poussière chaude. Je regarde partout pour êre sûre qu'il n'y a pas un faucheux qui va me tomber sur le coin de la tête. Rouler, chanter à tue-tête (du Camille). Se laisser guider par la route, visiter la Normandie, la basse et la haute. Nous arrêter sur certaines plages et profiter de ne rien faire ensemble dans ces paysages grandioses. Manger des chips, des sandwiches et des fraises (et des framboises du jardin de ses parents). Regarder Jérome conduire, faire un jeu (deviner à qui l'autre pense en posant des questions et que l'autre ne puisse répondre que par oui ou non). Jérome si concentré sur la personnalité à trouver (le Père Noël) qu'il manque de monter sur un rond-point, grosse frayeur mais souvenir rigolo. un souvenir de mes années Havre.

En parlant de rond-point. Être dans la 205 de Manu, avec aussi sa petite soeur (qui est vraiment petite, genre 5 ans). Nous suivons la voiture de ses parents, nous allons au restaurant. C'est la première fois que je les rencontre. Manu conduit n'importe-comment et sa petite soeur et moi rions à n'en plus respirer. A un moment, nous arrivons à un rond-point tout de pelouse vêtu. Mise à part la voiture des parents de Manu devant, il n'y a personne dans les parages. Manu qui nous dit "je fais le tour où je passe dessus ???" et sa petite soeur et moi, nous mettre à crier "dessus, dessus !" et passer à travers le rond-point. Une fois arrivés au restaurant, nous faire engueuler par son père pour notre imprudence. un souvenir de Rennes.

Dans la charetterie avec Jérome. Il est environ une heure du matin. Le regarder finir de bricoler un élément de décor/jeu pour le mariage de sa soeur qui a lieu le lendemain. Me les peler, trouver ça fou d'être là, assise entre cette tondeuse-tracteur et ce tracteur-tracteur, énorme. La vie nous emmène là où on n'aurait pas pensé être et c'est ça qui me plait. un souvenir d'août dernier.

Quand j'avais 19 ans, je suis allée travailler dans les Alpes. J'y suis allée seule, et ma copine Pauline devait me rejoindre une ou deux semaines plus tard. Le premier soir, j'ai dîné chez mon employeur et sa femme, des gens que je n'avais jamais vus de ma vie, que je ne connaissais pas du tout. Ils habitaient au milieu de la montagne, dans une maison tout à fait isolée. Nous avions beaucoup roulé pour y aller. Je me souviens avoir regardé par la fenêtre, avoir vu des montagnes à perte de vue et pas grand chose d'autre, et m'être demandé comment je m'étais retrouvée là et ce qui allait advenir de moi. un souvenir de 2004.


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30 avril 2010

l'été sera surprenant.

Vous me voyez là super, mais alors VRAIMENT super heureuse... Tiens, ça faisait longtemps que je n'avais pas été aussi heureuse ! Cet été, tout sera bousculé et cela me transporte. Bon, je ne dis pas, je suis hésitante, je suis tremblante, j'ai les sourcils tout froncés, l'estomac tout noué, les cernes tout violets, le coeur accéléré, les ongles mal coupés, le vernis écaillé, et le sommeil agité. Mais comme depuis les trois années que je suis à Bruxelles, je me sens insatisfaite et torturée, et bien ces changements en perspective me ravissent. Ils sont une possibilité d'amélioration. On verra bien, c'est ça la vie. Je me souviens, une fois, dans les commentaires de je ne sais plus quel blog, Mariaba expliquait que dans la vie, quand ça va pas, 'faut changer quelque chose, même des minis trucs, essayer de bousculer les choses, la vie, les habitudes. Changer quelque chose pour voir ce que ça fait (elle l'expliquait mieux que moi - vous suivez ce que je raconte ?). Bref, cette idée m'a enchantée et depuis j'essaie de m'en souvenir.

Alors voilà. Notre appartement a été vendu, et nous allons être obligés de déménager. Bien sûr, c'est dommage, il est très grand, lumineux, pas cher, il a une vue géniale et toute verte, il est idéalement situé. Mais qu'est-ce-que je suis heureuse à l'idée de le quitter !... D'en tester un autre, différent, d'y réinstaller nos affaires. D'entendre d'autres bruits, de voir autre chose par la fenêtre, d'emprunter d'autres chemins.
Et puis j'ai envoyé mon dossier de demande d'équivalence à l'école du Havre. Je vais quitter cette école bruxelloise, quoi qu'il arrive. Soit je retourne au Havre, soit j'arrête mes études. C'est la meilleure nouvelle de la décennie. Des fois, je me dis "et si j'en avais juste marre de faire des études ?". On verra, on verra. Rien n'est grave là-dedans. Je dois concevoir cette éventuelle dernière année d'études comme une fin/départ. Un moment où se lancer.

Ca me rend trop heureuse.

22 avril 2010

Aujourd'hui, en cours de photo, je me suis brûlé

Aujourd'hui, en cours de photo, je me suis brûlé la paume de la main sur la machine qui sèche les photos. Je me suis dit "bof, ça va, ça brûle un peu mais rien de grave" (et c'était vrai, c'était pas l'angoisse dans le genre douleur). Tout à coup, la prof s'approche de moi et me dit "attention à ne pas te brûler sur la machine, hein !?" . Donc, je lui dis "ah bah oui, c'est chaud hein, je viens de me brûler en fait". Et elle de me répondre "aaaaah, il faut vite faire quelque chose !!!". Moi "oh ça va, vous savez...". Et là, hop, elle téléphone au secrétariat pour dire qu'une élève s'est ébouillantée et qu'il faut faire quelque chose. Bref, la secrétaire affolée a voulu appeler les urgences (je n'invente  rien, cette histoire est vraie), mais la prof lui a dit que tout de même, ce n'était pas la peine. Et puis elle m'a envoyé au secrétariat où on allait me donner une crème exprès pour brûlure. Pfff... je descends à reculons les trois immenses étages (en Belgique, les plafonds sont hauts et du coup, les étages aussi). Je me retrouve face à la secrétaire affolée (alors que moi j'allais bien et qu'en fait, je n'avais rien demandé à personne). Mais en fait, elle avait mis à la poubelle la crème anti-brûlures et donc, elle m'a dit d'aller à la cuisine mettre ma main sous l'eau, pendant vingt minutes. Moui. J'y suis allée quand même, je ne sais même pas pourquoi (sûrement pour justifier la descente des trois énormes étages). Sauf que dans la cuisine, je shoot dans un truc caché sous l'évier. Je regarde. C'était la gamelle du chien de la gardienne, 'y a de la flotte partout, c'est génial. Bref, après, j'ai dû en plus chercher une serpillière pour éponger. C'est l'histoire du battement d'aile du papillon, non ?

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10 avril 2010

liste de choses à faire

Avant-hier, je regardais ma liste de choses à faire, et je trouvais qu'elle prenait vraiment beaucoup de place sur mon bureau... alors je l'ai étalée par terre, pour voir. Et là, stupeur (je dis ça pour l'ambiance) ! Elle faisait toute la longueur du salon. Du coup, je l'ai mesurée. Verdict : plus de cinq mètres de long. Bref, si vous m'avez envoyé un sms le 5 août 2003 et que vous attendez que je vous réponde, ne vous inquiétez pas, ça va venir, il est sûrement écrit sur cette liste que je dois le faire.

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6 avril 2010

Hier, c'était ferié mais Couacman travaillait. Je

Hier, c'était ferié mais Couacman travaillait. Je suis allée me balader et puis sur le chemin pour rentrer à la maison, je suis passée discrètement devant le restaurant où il travaille, je l'ai espionné, et comme il n'y avait plus aucun client, j'ai toqué à la fenêtre. Alors, il m'a ouvert la porte et il m'a offert un thé (et une portion de couscous -  je n'avais pas déjeuné) pendant que lui finissait ce qu'il devait finir. C'était super...

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Et j'en ai profité pour lire des contes écrits par Ionesco et illustrés par Delessert (mon nouvel illustrateur préféré).

5 avril 2010

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25 février 2010

Blog en pause (voire en sursis).

Blog en pause (voire en sursis).

20 février 2010

hé hé

Faute de forfait téléphonique, avec Couacman, nous tenons à crier ici
Joyeux anniversaire Couacdad !!!

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Et pour fêter ça, Couacdad, voici une petite photo de Finlande qui me fait carrément rêver et qui je pense te plaira aussi !

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