jeudi 1 juin 2017

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Je ne sais pas pourquoi mais j'ai envie d'écrire un billet, en tout petit. Peut-être qu'après je n'aurais plus envie pendant six mois.
J'espère que tout le monde va bien chez vous. Nous allons bien.
Nous mangeons des tartes aux fraises avec de la crème patissière à la vanille et une pâte sucrée de Cyril Lignac.
Quand j'étais enfant, j'avais la nostalgie, la saudade peut-être même, de ma classe, des élèves, des instituteurs, à la fin de chaque année scolaire. J'étais enfant mais je crois que je me rendais parfaitement compte du temps qui passait, des gens qu'on a aimés mais qu'on ne reverra pas, et de l'inexorable course du temps (carrément !). Depuis l'adolescence, j'étais délivrée de ça, et puis tout à coup mon enfant va à l'école, et l'école est tellement géniale, la maîtresse tellement positive, drôle, intelligente, les élèves tellement mignons et sympathiques, ça y est, je la sens arriver la mélancolie... Je suis repartie pour un tour.
Hier, je suis tellement sortie de ma zone de confort, tellement plus que jamais, j'ai tellement tiré sur l'élastique qui m'y relie, je tremblais d'effort pour avancer malgré cet élastique qui me retenait, mon coeur ne battait pas à son rythme normal, je transpirais à grosses gouttes mais je l'ai fait, j'en suis sortie, et quand tout à coup est arrivé le coup de midi et que je me suis dit "je vais chercher Petit J. à l'école", j'ai sauté de joie, je me suis sentie décompresser en un instant, j'avais envie de danser, et j'ai comrpis que ma zone de confort, c'était eux.

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mardi 28 mars 2017

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lundi 27 mars 2017

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samedi 25 mars 2017

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PS : vous pouvez visiter mon site ici ! http://cargocollective.com/elisabethcorblin
J'espère que vous allez bien, je vous embrasse !

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mardi 31 janvier 2017

J'avais comme un peu la flemme d'y aller, mais il fallait bien les rendre ces livres, même celui que j'étais en train de lire. Le 31 janvier, dernier délai. J'ai mis les livres dans mon sac et j'ai mis le sac sur mon dos et après l'école, j'ai continué vers le centre. Finalement, il faisait beau et doux et je me rendais compte que ça me réveillait, cette balade. J'ai marché vite pour pas perdre de temps, et en arrivant à la bibliothèque, et bien je suis tombée nez à nez avec ma bibliothécaire préférée, qui m'a invitée à entrer. On a discuté, on s'est dit que c'était dur, cette fermeture, on était d'accord. Elle m'a dit de garder le livre pas fini plus longtemps alors je l'ai remis dans mon sac. Sinon j'étais à jour. Après je suis repartie et dans ce sens, ça descendait, et j'ai presque regretté d'être déjà chez moi en arrivant.

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lundi 23 janvier 2017

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A.. A., je sais, tu as de très beaux côtés. Tu sens la montagne, par endroits. Tes habitants sont chouettes comme tout. Tes levers de soleil déchirent. Tu es chaude et ensoleillée l'été, et l'été dure très longtemps avec toi. Tu es verte. Tu as une gare reliée à pleins d'endroits où on est contents d'aller. Tu as une école mignonne comme tout avec la meilleure institutrice de la Terre à l'intérieur. Tu as un super festival de musique l'été. Tu n'es que possibilités de balades. Tu as deux châteaux forts rien que pour toi. Je sais tout ça... Mais la médiathèque qui ferme un an pour travaux sans aucune solution de remplacement, tu comprends que ça pardonne pas ?
Le boucher a écrit "escargots de Bourguogne" sur sa pancarte.
Les attrimaths servent de petits légumes coupés pour la dînette.
La neige ne fond pas, depuis quelque chose comme dix jours, et j'en ai marre de la voir.
J'ai lu ce livre, au départ parce que la fille de la couverture me faisait penser à ma moyenne soeur, et au final, je l'ai adoré, mais vraiment ! Le genre de livre qui rend heureux !

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dimanche 8 janvier 2017

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Le programme, c'était galette et rangement de Noël. On a parfaitement respecté le programme.

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lundi 7 novembre 2016

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Livres que Joachim a voulu lire aujourd'hui.

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Mon bien-être d'aujourd'hui (lumière et contrastes).

Aujourd'hui, la lumière m'a semblé par moments très printanière. J'oublie qu'on est en novembre alors que j'ai l'impression qu'il y a deux semaines c'était encore l'été, et l'hiver à venir ne me semble être qu'une simple formalité.
Il ne me reste plus qu'un seul Jérôme K. Jérôme Bloche à lire et après j'aurais relu toute ma collection (qui heureusement est très légèrement incomplète).
Je découvre en ce moment Annie Ernaux, que j'avais déjà essayé de lire plusieurs fois (Les Années) sans y arriver. Et puis dans l'armoire de troc de livres devant la biocoop, j'ai trouvé Une Femme alors je l'ai pris et dévoré, et comme prévu il y en a toute une petite mine à la bibliothèque... Maintenant que je la connais mieux, je relis Les Années avec beaucoup de plaisir...
Faire du sport me fait tant de bien qu'à la gym je suis au bord de m'endormir pendant certains exercices, de détente.
J. m'a encore demandé un flan à la vanille. Ma mère m'a justement envoyé sa recette après que j'aie loupé celle trouvée sur internet samedi. J'ai cru que j'avais encore loupé, parce que je n'ai pas très bien compris les explications, mais j'ai réussi à rattraper le coup, à réussir parfaitement le flan (et je me suis souvenu que c'était bon saupoudré de sucre glace) ET à sauver ma casserole qui avait brûlé, sans aucun effort spongiaire.

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vendredi 4 novembre 2016

Il y a eu deux semaines de vacances, j'ai passé deux semaines à lutter contre un rhume. Mais pas un petit rhume mignonnet qui fait joli dans le mouchoir à fleurs, non, un gros rhume verdâtre et épais que tu dois mettre ton mouchoir au sale à chaque fois que tu te mouches, et que donc tu salis tous les mouchoirs en deux jours (et encore), du coup tu passes aux torchons, et puis quand tous les torchons sont au sale et ben tu passes aux serviettes de table et après, il est vraiment temps de lancer une machine et bonjour l'étendage relou.
Après il y a eu la période où je me suis mise à tousser, tousser, tousser. Et puis tout à coup, on ne sait pas trop d'où ça sort, il y a eu de la fièvre. Genre (pour un rhume !). Bon... Je mets en place ma technique anti-fièvre (rester sous ma couette tout le jour en lisant des bandes-dessinées (ça tombait bien, c'était férié, J. était là pour gérer J. toute la journée pendant que je grelottais en transpirant sur mon oreiller (quelle horreur la fièvre !)). Et puis on n'avait pas de Doliprane pour adultes du coup j'ai pris de l'Advilmed pour enfants de moins de trente kilos parfumé à la fraise, c'était immonde mais J. était quand même jaloux parce que lui il trouve ça délicieux et il en voulait aussi.
Avec tout ça, j'ai perdu l'appétit. Impossible de manger, de la soupe de lentilles à la rigueur, alors J. qui adore les lentilles a fait de la soupe de lentilles et j'ai dû me forcer pour finir ma louche. Je me disais que le lendemain ça irait mieux.
Le lendemain, ça n'allait pas mieux. J'étais épuisée d'avoir passé ma nuit à tousser, ce qui n'avait même pas empêché J. de dormir, j'avais la gorge en sang et des courbatures aux abdos. Et toujours le nez qui coulait et la gorge prise. Le cauchemar...
Du coup, je suis allée chez le docteur. Il y avait genre neuf personnes avant moi dans la salle d'attente, il restait juste une chaise d'école pas confortable et j'ai lu deux Marie Claire (dont un pas en entier parce qu'à un moment je me suis rendu compte que je l'avais déjà lu) et deux magazines "maison créative" que je ne connaissais pas avec des "avant/après" où qu'c'était vachement mieux après. La fille d'à côté jouait à un jeu sur sa tablette, genre Dynomite mais pas avec des oeufs de dinosaures, avec d'autres trucs pas identifiés. Elle était en tongs alors qu'il faisait environ -12°C et elle avait les ongles des pieds longs, comme si c'étaient des ongles de mains. Le mec à droite avait peur de se faire piquer sa place alors quand il a voulu sortir de la salle d'attente pour faire j'sais pas quoi, il a posé son chéquier sur sa chaise et il m'a dit "vous me le gardez ?" et j'ai dit "non" et c'est tout. Un type a pris l'initiative d'ouvrir la fenêtre et c'était une bonne idée mais il a perdu confiance en lui pendant qu'il se débattait un peu avec le voilage, il a eu peur de déranger je pense, ou de se faire remarquer, et donc il l'a ouverte juste de trois centimètres et comme la personne qui était assise à côté de la fenêtre a été appelée à ce moment par le docteur il a pris sa place.
Le docteur a écouté mes poumons avec son stéthoscope et il a fait mine de s'étrangler de choc en entendant le grésillement là-dedans (un peu le même bruit que la machine pour faire frire les oeufs Fisher Price). Il a dit "bon, je suis désolé mais je vous donne des antibiotiques".
Je n'en pouvais tellement plus de mes nuits blanches à tousser que je comptais sur les antibiotiques pour avoir un effet immédiat et miraculeux. Je DEVAIS aller mieux.
Donc hop hop hop, je prends mes petites pillules, mes petits sachets parfum orange dégueulasse à diluer dans l'eau, un peu de Doliprane pour l'ambiance vu que maintenant j'en ai carrément du pour adultes, et puis j'attends et en fait il ne se passe rien, je me dis "demain, ça ira mieux".
Et puis le lendemain, c'était aujourd'hui et là, catastrophe, c'était pire que tout. La toux à son apogée, le méga rhume verdâtre de retour, la fièvre, pas faim, crevée, mal partout... Je commençais à me dire que le docteur s'était planté, que ce n'était pas une bronchite aigüe que j'avais mais une pneumonie et que j'allais mourir à cause d'une erreur de diagnostique, l'angoisse.
Heureusement, le vendredi, J. ne travaille pas (parce que le jeudi si, même si le jeudi matin je lui ai demandé de prendre une journée femme malade mais il n'a pas voulu) et comme c'est quelqu'un qui aime rendre service, et bien il a accepté sans tortiller que j'aille me recoucher vers 11h00, et après j'ai passé 6h dans le lit à claquer des dents en transpirant sous les bras, tout en relisant toute ma collection de Jérôme K. Jérôme Bloche (que je n'avais pas lue depuis longtemps donc c'était comme si c'était une première lecture, trop bon !) et en faisant des micros siestes.
Et puis tout à coup, j'ai eu le désir de sortir de mon lit, et j'étais épuisée, K.O., mais ça allait mieux : narines débouchées, respiration fluide, fièvre envolée... J'ai compris qu'aujourd'hui avait été le jour du combat et que les antibiotiques et moi, on avait gagné.

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jeudi 20 octobre 2016

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Pendant mes trois petites heures du matin, je commence par allumer la radio, le son très fort pour couvrir le bruit de l'eau qui coule et des assiettes qui s'entrechoquent, parce qu'après je fais la vaisselle. C'est nul au départ la vaisselle mais en écoutant la radio et en s'ébouillantant bien les mains sous l'eau, ça devient agréable. C'est la fin de l'invité politique, l'humoriste-chroniqueur (quand c'est François Morel ou Nicole Ferroni, j'arrête l'eau et je pose ce que j'ai dans les mains pour être sûre de bien entendre). Je commence toujours par les bols, je les empile au fond du Tancarville à vaisselle. Finalement, j'apprécie de faire la vaisselle.
Après, je débarrasse la table du p'tit dej', coup de lavette, éventuellement coup de balai par terre, je lance une machine si la précédente est sèche (et si elle n'est pas sèche je peste intérieurement car j'adore lancer des machines), et puis ça y est, je suis assez satisfaite pour me mettre à bosser.
Je baisse le son de la radio, je m'assieds à mon bureau, et je continue ce que j'ai au l'idée de génie de ne pas finir la veille. Je fais des pauses pour regarder les sept chats du voisin d'en face qui se chauffent le poil sur les poubelles à ordures ménagères (il y en a toujours (mais vraiment toujours) au moins un qui passe par là au moment où je regarde par la fenêtre (ça me rappelle : il y a quelques mois, le voisin d'en face a fait de menus travaux chez lui et pour se faire, il a sorti son escabeau sur sa terrasse. Il l'a laissé sorti quelques jours, et j'ai pu observer les cinq chats (à l'époque, les deux petits derniers n'étaient pas encore nés) se disputer le plateau en haut, vous voyez ? En haut de l'échelle de l'escabeau. Ils se filaient des coups de patte, hérissaient les poils et se crachaient dessus, ils voulaient tous être à cette place, et des fois ils cherchaient à s'y installer à plusieurs et ils se cassaient un peu la gueule. Charmant. Bon, et bien visiblement, le voisin a aussi assisté à la scène parce que quelques jours plus tard, il avait installé un deuxième escabeau juste à côté pour préserver la paix des ménages - ça m'avait rendu heureuse de noter ça)).
Je pourrais me sentir seule mais la présence de la radio (bien que selon moi, les émissions actuelles ne valent pas celles de l'été dernier qui me faisaient plus plaisir) est de vraiment bonne compagnie. J'ai l'impression d'être au milieu du monde tout en étant toute seule à mon bureau, dans mon appartement, dans un bled paumé, alors bravo France Inter.
Si il fait assez bon, j'ouvre la fenêtre et à 10h30, j'ai le privilège si le vent est favorable d'entendre les enfants crier dans la cour de récré (mais comme mon fils ne sait pas crier, je sais bien que ce n'est pas lui que j'entends).
Mon réveil de téléphone est enclenché pour 11h30, pour ne pas louper la sortie de l'école (sauf le mercredi où la sortie a lieu 1/4 d'heure plus tôt et d'ailleurs la semaine dernière j'ai complètement zappé, je suis donc partie de chez moi à 11h38, comme une fleur, en prenant le temps d'aller prendre mon courrier avant d'y aller et tout et tout, et quand dans ma rue j'ai croisé des gens avec des enfants, c'est là que j'ai réalisé que j'avais quinze minutes de retard, ça faisait longtemps que j'avais pas couru aussi vite (et il y avait un parent encore plus en retard que moi vu que J. n'était pas le dernier sur le banc devant le tableau)).
En général, vers 11h00, je lâche mon bureau pour la cuisine, histoire de préparer un légume, parce qu'à 12h30, mon enfant s'écroule de fatigue dans son lit, alors je dois préparer quelque chose avant d'aller le chercher, pour qu'il n'ait plus qu'à s'asseoir devant son assiette une fois rentré. Des fois, même le lavage des mains est délicat, il est mou sur le marchepied, il s'effondre, il est vidé. Des fois, il y a un reste de la veille et ça c'est formidable.
Après je pars pour l'école et suivant les parents que je croise dans la rue, je sais si je suis à la bourre ou pas.
Ce qui me remémore : un vendredi, J. l'adulte nous a accompagnés à l'école et on n'était vraiment pas en avance. Je lui dis "il n'y a plus aucun enfant dans la rue, ça veut dire qu'on est à la bourre. Le pire, c'est quand tu entends arriver derrière toi un enfant, qui te double en courant, alors là c'est trop le stress, tu sais que t'es mal niveau timing". Et paf, au moment où je dis ça, LE gosse qui passe à toute allure tête baissée en plein sprint. On a bien rigolé (et accéléré le pas).



En image : pâte de coing maison (avec des coings de A.).

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