vendredi 5 novembre 2021

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Je ne sais pas ce qu'il s'est passé aujourd'hui, j'ai dû être touchée par la grâce, j'étais de super bonne humeur alors même que j'avais très mal dormi. J'espère que c'est la grave détente qui arrive enfin jusqu'à moi et que cet état de joie durera jusqu'à ma mort (en 2089 donc).
Je me sentais comme lorsque c'est enfin Noël, qu'il fait un froid piquant mais qu'on retrouve ses frères et soeurs, qu'on se balade en ville en riant bêtement et qu'on sait que le soir on mangera des minis saucisses roulées dans la pâte feuilletée et des chocolats du Chat Bleu.
Mes enfants ont été très perméables à cet état et se sont révélés surex' aussi, on formait une belle équipe.
Voilà comment j'ai proposé à une dame du marché de lui recopier pour la semaine prochaine la recette des boulettes de boeuf hâché au céleri-rave et aux graines de fenouil (d'Ottolenghi), comment J. a coursé notre voisin d'à côté aperçu au loin dans la rue pour le saluer et comment B. a imité le roucoulement du pigeon en sautant dans le porte-bébé. On était dans un conte de Noël.

Notre voisin d'à côté a emménagé trois semaines après nous à peu près. Il est célibataire, la petite cinquantaine je dirais, assez fantasque, un air timide mais on sent l'envie de rigoler aussi. Il me fait penser à un héros de film américain, il semble un peu sortir d'une autre époque, aussi. Le jour où il a emménagé, tous ses cartons trainaient dans le hall et j'ai lu ce qui était écrit dessus : livres, bandes-dessinées, partitions. Je me suis dit "banco".

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mercredi 3 novembre 2021

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M'appliquer à passer les siestes de B. avec J.. Je sais bien que c'est le secret et il suffit que je m'y astreigne, même si j'ai envie de lire/dormir/rêvasser, flêmasser/ranger/coudre/dessiner/téléphoner, pour que tout rentre dans l'ordre. Que tout s'apaise. Evidemment. C'est simple mais pas facile. J'ai négocié trente minutes pour moi avant de me lancer.  Et en même temps, une fois que j'y suis, je suis très contente. Très contente de monter le lombricomposteur avec lui, de trouver un nom pour nos vers ("nos verounets", oui oui), de lui lire une histoire et de l'aider à faire des films avec ses jouets comme il le souhaitait. Et puis après le réveil de B., même si on a eu du mal à se mettre en route, c'était une bonne idée de sortir dans le froid et le noir pour se promener, il y avait même quelques décos de Noël déjà allumées, des cafés, restaurants, magasins éclairés de l'intérieur que nous avons donc eu la sensation de découvrir, les passants de la fin de journée, les chiens qui font leur promenade, et mes enfants émerveillés par tout, à pointer du doigt en même temps dans deux directions différentes, et même parfois vers le même endroit. Et J. qui montre les illuminations à B., et B. qui se penche en arrière dans le porte-bébé pour mieux voir, des étoiles plein les yeux. Tous les deux excités, joyeux, enthousiastes. Parfait. A refaire.

J'espère que vous allez bien ! Ca a été votre journée ?

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lundi 4 octobre 2021

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(un livre de la médiathèque qu'on a tous les quatre adoré)


Je suis trop contente parce que je commence à voir apparaître des embryons de chouettes relations à Saint-Etienne. L'autre jour, à la sortie de l'école, la maman qui me faisait penser à Nathalie Boutefeu, et qu'on a croisée dans deux événements culturels en l'espace de 5 jours, est venue me parler et on a directement eu mille trucs à se dire en se tutoyant. On a discuté 4 minutes je pense mais à la fin, elle m'a dit qu'elle aimerait bien qu'on aille boire un verre ensemble un de ces jours, mon coeur a raté un battement, et quand avec J., on a ensuite marché dans la rue, j'avais envie de danser de joie. Ce matin, je l'ai croisée dans la rue, quel plaisir de dire bonjour à quelqu'un !

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mercredi 23 juin 2021

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J'ai envie de revenir écrire, souvent. De parler de nourriture (quoi de plus intéressant ?), de lectures et peut-être d'autres trucs.
Le temps est devenu liquide et me coule entre les doigts.

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mercredi 12 août 2020

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Je suis seule la journée avec elle et je n'ai pas d'impératif à part aller chercher J. au centre aéré par le bus de 17h01. Je m'habille, me brosse les dents et le midi m'applique à manger un vrai truc mais à part ça, rien. Je lis contre elle qui tète et dort beaucoup. On est simplement bien, l'une et l'autre, je crois. Il y a quelque chose de parfait là-dedans. Je me demande juste comment je vais faire le jour où il faudra reprendre le cours de la vie normale.

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samedi 8 août 2020

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Brune est née le 17 juillet. Je dors près d'elle et j'adore sa façon de me caresser du bout des doigts, comme pour s'assurer que je suis toujours là. J'adore ses pieds qui s'enfoncent dans mon mou de ventre, et son haleine de petit lait. Je me réjouis d'aller me coucher, et quand elle me touche, ça m'apaise tellement que je m'endors direct. J'adore cette fille.

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lundi 8 juin 2020

Il y avait deux mouches épouvantablement reloux dans le salon, le genre à vouloir absolument se poser sur de la peau, et qui ne décollent que de 20 cm d'altitude quand tu les chasses, pour revenir se poser aussi sec sur toi.
Moi, je devais faire la vaisselle à la cuisine, mais je laissais J. entre leurs pattes, en train de faire ses devoirs.
Il a rapidement débarqué, ouvrant le placard sous l'égouttoir "cette fois-ci, j'en peux plus, je prends la tapette à mouches !", et une fois la tapette en main "je peux taper sur le scanner, si il est fermé ?".
Ok mais pas sur l'écran de l'ordi.
Non, d'accord.

Je l'entends taper à qui mieux mieux, et tout à coup, je le vois débarquer dans la cuisine, un peu étourdi "j'en ai eu une !".

Ah, mais bravo !
Mais... c'est un petit peu triste, quand même, non ? (lèvre qui tremble, bouche de tortue, fonte en larmes).
Oh mon Jojo, elle était vraiment casse-pieds cette mouche, quand même, tu crois pas ?
Non mais en plus là elle ne me dérangeait même plus, elle était de l'autre côté du salon (larmes larmes larmes).

Il file se mettre en boule sur notre lit, tout pleurant.

En plus elle bougeait encore un peu...
Oh !? Montre-moi, il faudra peut-êtrre finir de la tuer alors !

Il m'emmène. La mouche est morte, et bien morte, de sa belle mort, par terre à côté du modem. (il re-pleure).
(Je comprends très bien, un jour, j'ai écrasé un moucheron et ça m'a fait pleurer, à l'époque j'allais encore à la messe alors j'avais récité un Notre Père en son honneur, c'est dire)

Je lui raconte ça. Et une idée me vient. Et si on l'enterrait, qu'on lui organisait une petite cérémonie et tout et tout ? Joie et enthousiasme ! On choisit le pot le plus approprié (un semis de tomates exposé plein sud en bonne place devant la fenêtre), je l'invite à creuser un trou dans la terre avec son doigt. Je prends la mouche morte et la dépose au fond de la fosse avec délicatesse.

Veux-tu que nous fassions une petite pancarte, façon cimetière ?
Oui ! (il me fait écrire "mouche morte tuée par tapette à mouche le 08.06.20". Il dessine un coeur rose en-dessous. En guise de bâton, nous cassons une branche morte du clémentinier, je retire les épines piquantes et sèches, nous scotchons notre épitaphe).
Tu veux chanter une chanson ? (il chante).
As-tu quelque chose à dire à cette mouche ?
Oui, pardon, mouche, de t'avoir tuée, je regrette.
Bon, ben voilà, ça va mieux ?
Oui !
C'est fini alors, cette cérémonie ?
Ben non !
Non ?
Non, on n'a pas fait la fête !
Non, on ne va pas faire la fête, tu vas plutôt retourner faire tes devoirs.
Ah ! (déception)

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dimanche 31 mai 2020

J. est mauvais perdant. Au point que souvent, il rechigne à faire un jeu de société alors que nous, on est hyper enthousiastes. La première fois qu'il joue au jeu, il est hyper content, et puis une fois qu'il constate qu'il peut perdre à ce nouveau jeu, il ne veut plus jamais y jouer.
Voilà pourquoi ce matin, ça m'a rendu tellement heureuse qu'il me propose une partie de petits chevaux. En plus, ça tombe bien, il n'y a rien que j'aime tant que les jeux où il suffit de lancer le dé et d'avancer son pion, avec un peu de suspense quand même, genre ce jeu-là ou le Jeu de l'Oie.
Bref, hop, on a ressorti le magnifique jeu qu'il a reçu à Noël il y a quelques années, avec plateau en moquette verte et pions en bois qui glissent dessus en faisant "chhh".
Au départ, je ne faisais aucun 6 donc mes chevaux restaient à l'écurie, ça piaffait à tout va mais j'arrivais quand même à les contenir. J., quant à lui, avait fait un 6 et faisait donc allègrement le tour du jeu sans aucun obstacle, joyeux et rigolard de me voir toute enfermée dans le box des rouges. Il a carrément commencé à monter à l'échelle, en toute solitude et liberté.
Et puis voilà que je me suis mise à faire 6 sur 6, des 6 et encore des 6, si bien que tous mes chevaux galopaient crinières au vent, et les siens moyennement, même si lui aussi avait fait un 6 de plus, libérant un de ses étalons.
Et là, le drame, chomp, un de mes chevaux a mangé un de ses chevaux. Je pense que rien n'aurait pu lui faire plus de peine à ce moment-là, il a éclaté en sanglots, et s'est enfermé dans sa chambre en s'exclamant "puisque c'est comme ça, je boude !". Au moins j'étais prévenue.
Du coup, j'ai laissé la partie en plan sur la table et je me suis levée pour faire autre chose, et je pense qu'il devait avoir l'oreille collée à la porte parce qu'il m'a entendu me lever et il m'a crié "maman, reste assise, je boude juste trois minutes !". Bon.
La partie a donc repris, dans la joie et la bonne humeur, jusqu'à ce que malencontreusement, sans faire exprès, un de ses chevaux mange un de mes chevaux. Il était très content puis finalement, il a eu un élan d'empathie et il a trouvé ça épouvantable de m'avoir fait une chose pareille, alors il a fondu en larmes et il a claqué la porte de sa chambre en disant "je vais bouder !".
De mon côté, j'étais deg' parce que j'étais vraiment satisfaite de jouer aux petits chevaux, mais les cassures de rythme, ça me file des points de côté, donc j'avais envie que la partie reprenne au plus vite et sans heurts. J'ai réussi à le convaincre de revenir jouer.
Longuement (c'est long, une partie de petits chevaux), tout s'est bien passé. Il me mangeait, je le mangeais, à chaque fois il disait "chomp" alors moi aussi je me suis mise à dire "chomp" , j'ai cru qu'on avait passé un cap, limite. Sauf qu'à un moment, j'ai mangé son cheval qui attendait sagement en bas de son échelle, un 1 pour y grimper. Et ça, ça l'a tellement mis en colère qu'il a lancé ce qu'il avait dans la main, à savoir le dé. J'ai vu son geste, on a tous les deux attendu le petit bruit du dé qui tombe par terre, qui n'est jamais arrivé. On s'est regardés, interrogatifs. Il est devenu blême et m'a dit d'une minuscule voix "tu crois qu'il est passé par la fenêtre ?" et effectivement c'était possible, vu que sa place à table est pile en face de la fenêtre, qui était ouverte.
Du coup, on a vite mis nos sandales, heureusement j'étais habillée contrairement à lui qui était en pyj', mais il s'en fout d'être en pyj' dans la rue, ce qui n'est pas mon cas. On a dévalé l'escalier et retrouvé trois étages plus bas, notre dé au milieu de la route.
J'ai éclaté de rire en remontant l'escalier, ce qui n'était pas une bonne idée car lui ne trouvait pas la situation drôle du tout.
Du coup, une fois à la maison, il était tout à fait fâché contre moi, il s'est remis à pleurer, et J., pour le consoler, est venu lui annoncer qu'à midi, on mangeait du couscous avec des saucisses. Mais ce n'était pas une bonne idée du tout parce que les saucisses, c'est le truc que préfère manger J., et là il trouvait la journée tellement ratée à cause de cette partie de petits chevaux qu'il voulait repousser la dégustation de saucisses à un jour plus clément, ce jour-ci était trop pourri, il n'allait pas en profiter pleinement.
A force de câlins et de mots, il a fini par s'apaiser et on a pu finir la partie et j'ai gagné. Oh, my ! J'ai gagné ! Quelle erreur ! D'ailleurs, je le savais bien, mon dernier pion était dans l'échelle, attendant le 6 de la victoire, et en lançant le dé, je me disais "pourvu que je ne fasse pas 6, pourvu que je ne fasse pas 6". C'est le dévouement maternel (ou le désir de paix des oreilles).
Bref, re-drame, boudage, nez qui coule, plaques rouges sur les joues, difficultés de reprise de respiration. La totale (il y a des jours comme ça).
Heureusement, les saucisses étaient prêtes (et je soupçonnais une grosse faim chez cet enfant). Sauf que bien sûr, je lui ai proposé de la moutarde, il en a voulu, puis il a regretté, larmes ! Il a voulu plus de jus de couscous, je lui en ai servi, ça a noyé les saucisses, larmes ! Il voulait re-manger des saucisses dès le lendemain, on a dit non, re-larmes !
Alors on lui a dit d'aller se chercher un mouchoir dans le petit sac à mouchoirs qui est suspendu à la poignée de la porte du salon. Et là, incroyable mais vrai, il est tombé sur un chocolat de Pâques, caché et jamais trouvé, qu'on avait tous oublié. Fin des larmes.
Cet après-midi, en faisant la vaisselle, j'ai cassé sans faire exprès un de ses verres préférés. Même pas de larmes.
Tout le reste de la journée, nickel. Grâce à une poule en chocolat au lait.

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jeudi 28 mai 2020

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Une bonne idée, c'était de mettre des boucles d'oreille. Ca a l'air de rien, mais ça vous illumine une journée, comme une nouvelle coupe de cheveux. Exactement ce qu'il me fallait. J'en ai plein de paires, chacune a eu son heure de gloire, ça me fait plaisir de les retrouver... C'est agréable de les sentir bouger, tinter, de penser qu'elles habillent une tenue pas très inspirée.
J'ai l'impression qu'il y a tellement de choix importants à faire, de choses à penser, c'est difficile de garder son calme. Du coup, je me couche plus tôt, quand mon réveil me dit qu'il sonnera dans 9h18, déjà, je m'apaise.

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lundi 25 mai 2020

Hier soir, pris d'une inspiration soudaine, nous avons proposé à J. de dormir sur un petit matelas par terre dans notre chambre, loin des travaux de la gare sous la fenêtre de la sienne. Loin de sa fenêtre sans volet qui lui permet de regarder le ciel et ses belles couleurs pendant des heures et des heures le soir au lieu de dormir. Loin du lever de soleil magnifique trop tôt le matin.
Il a été ravi de la proposition, alors on lui a installé un nid douillet dans lequel je me serais bien assoupie personnellement (où ça je ne pense qu'à dormir ?). On lui a mis France Musique tout bas et il s'est endormi en moins de deux. Ce matin, 6h15, il se réveille en fanfare, le jour perce à travers les petits trous du volet roulant, il s'exclame, il est ravi, c'est le matin, ah la belle nouvelle journée ! Dans ma petite tête, je me dis non non non, pas déjà, pas déjà. Miracle, je l'entends s'arrêter devant la radio et je l'entends réfléchir en silence devant l'heure affichée. Et je l'entends ensuite aller au salon. J'entends qu'il hésite au salon aussi, je le sens revenir devant la radio et son heure, je sens que ça mouline dans son cerveau de lardon fumé, et pouf, il retourne se coucher ! Vraiment ? Incroyable ! Il a ainsi dormi jusqu'à 9h55. Ce qui m'a valu une séance de gym seule et peinarde, une douche réveillante en solitaire, une vaisselle faite avant le p'tit dej'. La bonne humeur. Heureusement parce qu'à part ça, ma journée n'a été que perturbation, je ne sais pas ce que je cherchais mais je ne trouvais rien, j'hésitais moi aussi, rien n'a réussi à me motiver, à me secouer. J. avait rendez-vous chez la dentiste ce soir à Lyon et je sens que j'ai tellement bien intégré ce rythme de vie avec lui que dès qu'il s'éclipse, je suis complètement larguée, ça fait peur. Il va falloir que je me fasse un peu violence à la sortie, pour retrouver mon indépendance. Je suis une fille qui aime vivre des imprévus et des aventures mais qui s'endort très bien dans le confort, qui s'oublie à la routine, qui ronronne dans le connu. Un bon coup de pied aux fesses il va me falloir.

Ca sentait bon, toute la journée, une odeur fleurie, sans que j'arrive à savoir d'où ça émanait. Et en fait, c'était J. qui avait renversé le flacon d'huile solaire offerte l'été dernier par des gens dans un refuge, sur son pantalon. A l'heure où j'écris, il passe derrière moi et à chaque fois, cet effluve délicieux. Certes il a une grosse tâche foncée sur la cuisse, mais il sent le printemps à plein nez.

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