mardi 8 juillet 2008
des trucs
Dimanche a été mieux que samedi mais c'est pas dur parce que le dimanche, Couacman ne travaille pas alors c'est la fête.
Nous nous sommes levés à l'aube pour aller au marché. Nous avons choisi celui de la gare du Midi, dont nous avions entendu le plus grand bien. C'était très joyeux et nous avons acheté des tas de trucs : des fraises séchées, des bananes, des abricots, des pêches, des figues fraiches, des haricots verts, une aubergine, deux morceaux de Liberty (à 6 euros le mètre et il y en a un qui en jetait grave, en deux teintes différentes alors j'ai pris un peu des deux. A mon avis, je ne vais rien en faire sinon le regarder, le toucher, le sentir... parce que ce qui est formidable et qu'on a tendance à oublier, chez le Liberty, c'est que c'est frais et léger), un rebouche canette (oui oui !), des pistaches, des noix de macadamia et d'autres trucs du genre et deux poivrons.
J'avais oublié qu'aller au marché, c'est super mais ça creuse et ça, ça met de mauvaise humeur, aïe aïe aïe... j'avais oublié que j'étais aussi hargneuse, au bout d'1h30 de marché.
J'en profite pour vous demander : si vous êtes bruxellois(e), où achetez-vous vos légumes belges ? Parce que même au marché, niveau petits producteurs du coin... ben c'est pas ça. Ou alors ils ne s'en vantent pas, mais ça serait un peu étonnant, non ? Nous voulons acheter des fruits et légumes belges et on n'en trouve pas !... Aidez-nous !
L'après-midi, nous nous sommes acheté le super Femme actuel spécial jeux (oui oui (bis) !), parce qu'on avait fini tous les mots fléchés des Version Fémina que les parents de Couacman nous ont apportés et qu'on était en manque de mots fléchés et que c'est le truc avec le plus de mots fléchés qu'on ait trouvé. Nous sommes allés nous asseoir au Roi des Belges (c'est un café) et nous avons mangé une gaufre à la crème chantilly en jouant (aux mots fléchés, donc).
Et le soir, on a loué Les demoiselles de Rochefort. Nous avons adoré. Je ne suis pas sûre qu'il existe un film plus léger et plus gai (sans être cucul). Je crois que je vais essayer de me trouver la BO.
Bon, il y a un "mais" à dimanche tout de même, un truc que je n'assume que moyennement mais je vous le dis quand même : on a trouvé un cafard énorme dans notre cuisine (genre deux centimètres et demi de long, quand même. On aurait dit une datte à pattes). Ca ne nous étonne qu'à moitié parce qu'on en avait déjà vu dans l'ascenseur, et aussi parce qu'on a appris récemment que comme on habite près du canal, dès qu'il pleut, les caves sont abondemment innondées... mais on n'en avait encore jamais vu chez nous... argh... ça me travaille énormément. Je trouve ça sale, j'ai l'impression que ça veut dire qu'on est des gens sales. Ca me dégoûte...
Il y a eu autre chose dimanche : on a vu une fille se faire agresser dans la rue, plusieurs mecs essayaient de l'entrainer vers une voiture alors qu'elle hurlait qu'elle n'était pas d'accord, "qu'elle avait un travail, maintenant". Elle essayait de s'enfuir mais ils étaient plusieurs... hyper glauque quoi. Couacman a couru pour la défendre. Moi, dans ce genre de situation, je ne suis pas du tout courageuse, je ne veux pas me battre. Je suis du genre à rester figée sur le trottoir, ou à essayer de désamorcer le problème en discutant (genre "mais arrêtez voyons, cette fille n'a pas l'air d'accord pour que vous l'emmeniez, elle est majeur, non ?", ce qui s'est toujours avéré inefficace). Je peux aider les gens pour des problèmes pas graves (rassurer les enfants qui ont perdu leurs parents, dire aux gens quand leur sac-à-dos est ouvert, indiquer un chemin...) mais dès qu'il y a de la violence, je ne suis plus là. Couacman, lui, c'est le contraire, il ne traite pas les cas pas graves mais est toujours là pour séparer les gens qui se battent, sauver les filles qui se font enlever... Bref, Couacman a couru pour sauver la fille, et j'ai bien mis cinq secondes à me dire qu'il fallait que j'y aille aussi, pour sauver Couacman si jamais ça tournait mal. En fait, le fait que nous intervenions a fait que la fille a pû sortir de la voiture, et nous, nous nous sommes retrouvés à discuter avec ses "agresseurs" qui nous ont dit que la fille était droguée et qu'ils cherchaient à la ramener chez ses parents. Et finalement, la fille qui était partie quatre mètres plus loin est revenue d'elle-même dans la voiture, après avoir fait un câlin à un mec complètement fait (qui tenait à peine debout) qui trainait là et qui avait l'air d'être son mec. Bref, c'était n'importe-quoi, on ne saura jamais ce qui se passait vraiment. Après, on se sentait mal mal mal mal mal.
En plus, hier soir, on a regardé Pierrot le ouf et je n'ai pas trop aimé mais je crois que je ne suis pas la plus grande des fans de Godard.
Aujourd'hui, j'ai commencé à fabriquer des étiquettes de pots de confiture...
Et il pleut encore...
samedi 5 juillet 2008
loupé !
Aujourd'hui, il pleut, j'ai envie de lire des blogs mais personne ne poste. Du coup, j'imagine que tout le monde est au soleil et s'amuse et je suis encore plus fâchée contre ce ciel infiniment blanc !
Hier après-midi, nous projetions d'aller à la piscine ce matin. Mais hier soir, Couacman avait un peu le cafard alors nous sommes allés boire un verre quand il est sorti du boulot (à minuit et demi) pour changer les idées moroses en idées roses (elle est pas belle ma fin de phrase ?). Ca a marché sur le coup, mais ça fait qu'on s'est couché à 2h30 du mat', ou un truc du genre. Du coup, ce matin, impossible de se réveiller et comme je n'aime pas aller à la piscine les après-midis du week-end, ben on a laissé tomber l'idée (en se disant qu'on irait mardi matin). Par contre, j'étais motivée pour un footing (si si !) mais j'avais oublié que j'avais convaincu Couacman de jeter ses baskets pourrites (trouées, trop petites, et une des deux avait la languette décrochée, arrachée. Bref, des épaves) avant le déménagement. Et il n'en a pas racheté. Bref, footing impossible en chaussures de ville, on était dans la merde jusqu'au cou.
Du coup, on s'est dit qu'on allait marcher tout l'aprem, se balader, pique-niquer, et visiter la maison Horta. Sauf que c'est pile au moment où nous sommes sortis de chez nous qu'il s'est mis à pleuvoir une pluie bien froide... Nous sommes allés jusqu'au GB express d'en face pour nous abriter (et acheter des fruits) et réfléchir à un plan B.
Le plan B s'est avéré être : rentrer le plus vite possible chez nous, manger, et aviser après.
Et bien voilà, résultat, on n'a rien fait aujourd'hui, on a cafardé comme pas possible et maintenant, Couacman est parti au boulot et je suis toute seule... :-(
La grande consolation du jour, c'est que j'ai quand même profité de cette journée nulle pour (enfin !) écrire à la fac de Rennes (je devais leur écrire depuis 10000 ans, pour une raison administrative).
vendredi 27 juin 2008
les vacances
Je n'écris pas des masses ici en ce moment mais si vous saviez comme mes journées sont bizarres ! Disons qu'il ne se passe rien.
Je range mon bureau, je lance des machines à laver, je range, je fais le ménage, j'écris quelques mails, je cuisine et je fais des projets.
Je peux vous raconter des trucs pas très fous, mais qui sont les plus fous qui me soient arrivés depuis la dernière fois que j'ai écrit ici.
*Avec Couacman, nous avons choisi l'aspirateur de nos rêves, mais comme on ne voulait pas acheter le modèle d'exposition et bien on doit attendre dix jours pour l'avoir. Il est rouge, sans sac ou avec sac (comme on veut), il coûte 88 euros, est garanti deux ans, et nous n'allons pas prendre la rallonge de deux années de la garantie pour 19 euros. Nous avons aussi repéré une planche à repasser qui s'appelle Tina mais Couacman hésite parce qu'au lieu d'une planche, sous la housse, c'est une espèce de grillage et on ne sait pas si c'est pareil (vous en pensez-quoi ?).
*Aujourd'hui, j'ai mis mon tee-shirt devant-derrière parce que j'avais envie d'un tee-shirt noir uni et que devant il y a un gros motif moche. Comme ça, il est dans le dos et je ne le vois pas.
*Les éboueurs n'ont pas pris notre poubelle et c'est con parce qu'il y a plein de têtes de crevettes dedans alors elle schlingue grave.
*Ma prof principale a encore répété à une fille de ma classe qu'elle trouve que ce que je fais est moche.
*Je suis en train de devenir la reine de la patate sautée (au beurre, c'est bien meilleur et tant pis si c'est mauvais pour la santé).
*Nous avons passé quinze ans au rayon vaisselle de chez Inno car Couacman voulait étudier tous les verres à coktails existant. Pendant ce temps, je me suis ennuyée ferme, j'ai eu le temps de faire tout le tour de l'étage. La musique qui passait était ramollie et j'ai eu envie de m'endormir.
Vous voyez, c'est pas la folie de chez folie !
Edit de 00:19 : j'ai bu un verre avec ma copine de classe et en vrai, la prof n'a pas dit qu'elle trouvait mon travail moche, mais plutôt qu'elle n'était pas fan. Y a une nuance, non ?...
mercredi 25 juin 2008
Pourquoi nous allons être obligés d'acheter une planche à repasser ?

Pour que Couacman cesse de se déplacer les lombaires tous les soirs en repassant sa chemise.
mardi 24 juin 2008
salade poubelle
Ce qui suit est un sage conseil santé : ne téléphonez plus dans le métro ! C'est grave pas bon pour vous et pour tous les gens qui y sont avec vous, car les ondes savent y entrer mais ne savent pas en sortir et se cognent donc contre les parois, rebondissent et vous traversent le cerveau et tout le reste un nombre infini de fois, comme une balle rebondissante qui vous transperçerait. D'ailleurs, j'irais même plus loin : éteignez votre portable dès que vous franchissez la porte d'entrée d'un moyen de transport, car comme vous vous déplacez rapidement, votre téléphone est en recherche permanente de réseau et envoie des ondes très fortes dans tous les sens, affolé.
A part ça, il paraît que les téléphones fixes sans fil sont aussi ultra dangereux mais ça, j'en suis moins sûre. Et vous, vous en savez plus ?
Aujourd'hui, j'ai croisé ma prof principale à la librairie. Elle discutait avec des copines et me tournait le dos. Tout à coup, j'ai levé les yeux vers elle et il se trouve que pile au même moment elle s'est retournée, m'a fait un grand sourire et... et un clin d'oeil !!! J'étais émue, la prof qui me fait un clin d'oeil, c'était trop fort pour mon petit coeur, je me suis dit que je l'aimais (en plus c'est vrai, je me suis vraiment dit ça).
Sinon, je fais pas mal de trucs fous en ce moment.
Par exemple, les parents de Couacman sont venus nous voir ce week-end, et nous ont emmenés visiter un château. Et bien figurez-vous qu'ils avaient dans le coffre de leur voiture une table de pique-nique et des petits sièges pliants, et que nous avons mangé sur le parking, installés autour de cette petite salle à manger en fer. C 'était la première fois de ma vie que je faisais un truc comme ça.
Ensuite, nous avons visité un parc plein de roses, et la Maman de Couacman a absolument tenu à ce que je pose accroupie près d'une rose, elle m'a même expliqué comment je pouvais faire semblant de renifler au milieu des pétales. Et ben j'ai pas pû m'empêcher de me marrer. Heureusement, Couacman était plus concentré que moi et a pû me montrer l'exemple.
Aussi, aujourd'hui, j'ai vu mon pote Thomas du bus et nous sommes allés promener son chien dans un parc fait exprès pour ces petites bêtes, où on peut les lâcher et tout et tout. C'était paradoxal pour moi de me retrouver au milieu de cet endroit alors que j'ai une peur totale de nos amis toutous (surtout du sien, un dogue de Bordeaux, je n'ai jamais vu chien aussi impressionnant).
Ensuite, la folie continue : sur le chemin du retour, entre le parc et chez Thomas du bus, le chien s'est mis à haleter façon crise d'asthme et puis finalement, à ne plus pouvoir marcher, à tituber, à se tordre les pattes. C'était encore plus impressionnant, l'animal avait l'air carrément mal en point, et figurez-vous que nous avons appris juste à ce moment-là que 10 chiens étaient morts d'empoisonnement après s'être promenés dans les parcs de Jette (en une semaine) ! Le chien de mon ami passera la nuit chez le vétérinaire, et j'espère qu'il ira mieux demain.
Sinon, nous avons experimenté le clafoutis framboises/bananes/chocolat, et bien n'attendez plus pour vous lancer aussi, c'est trop bon !
J'ai eu mon année !
Aujourd'hui, j'ai croisé un homme qui m'a dit "bonjour ma chérie" et ça m'a super dégoutée.
Nous n'avons toujours pas lavé le nouveau fauteuil, nous sommes perplexes quant à la technique à utiliser.
Les parents de Couacman nous ont apporté plein de vieux numéros de Version Fémina, j'adore le courrier des lecteurs.
J'ai pris le métro face au sosie de Chiara Mastroianni.
L'autre soir, on voulait se faire un ciné mais y avait rien qui nous tentait. Que faut-il aller voir en ce moment ?
Nous projetons de nous acheter un aspirateur et une table à repasser (et aussi un mixeur, mais bon).
Je suis enrhumée depuis le mois de janvier, mais pratiquement uniquement lorsque je suis à la maison ; et je commence à en avoir marre. Mon médecin m'a dit qu'il fallait que je fasse le ménage chez moi, que c'était sûrement dû à la poussière. Je me suis executée (j'ai même déplacé les meubles pour que ce soit nickel), la poussière a trépassé mais le rhume est resté. C'est pour cette raison que nous envisageons d'investir dans un aspi, pour être sûrs qu'il n'y ai plus le moindre grain de poussière dans cet appart'.
Et vous, quoi de neuf ?
vendredi 6 juin 2008
refuge
Pour échapper à la morosité qu'offre à la vue mon bureau (mon lieu de travail habituel), me voici réfugiée au fond de mon lit, avec pour plan de travail un bouquin à propos de Norman Rockwell. Voilà qui est plus agréable que cette vue détrempée ! Et puis comme mon travail (de bd) consiste en partie à faire des gribouillages, aucun souci d'appui, de stabilité, de précision. C'est très bien.

jeudi 5 juin 2008
en ce moment
Depuis lundi, ma vie est très "boulot boulot" et je me sens super heureuse. Je profite d'être seule à la maison (Couacman travaille beaucoup en ce moment) pour mettre de la musique très fort, remettre dix fois de suite le même cd...
C'est fou comme travailler me paraît beaucoup plus chouette et enthousiasmant maintenant, alors que j'ai tellement souffert depuis janvier de ne pas réussir à m'y mettre vraiment.
Je vois trois raisons à cela.
La première, c'est que je commence à accepter le fait que je ne suis pas capable de travailler des heures et des heures à la suite, mais que ce n'est pas grave. Si j'observe ma manière de faire, je vois que je suis plutôt du genre à faire un dessin, puis à avoir besoin de danser cinq minutes, puis je me remets au boulot, je mets de la couleur sur ce que j'ai dessiné avant de danser puis quand j'ai fini je vais regarder deux/trois blogs, puis je m'y remets, etc etc. Du coup, je n'ai pas l'impression de travailler vraiment et je culpabilise mais mine de rien, ça avance. Je constate aussi que je suis régulière et assez rapide, quand je m'y mets.
La deuxième raison, c'est que maintenant qu'on a fini les examens théoriques, on a plus que ça à penser, l'illu, la bd, et qu'est-ce-que ça soulage ! Ils sont chiants dans cette école, avec leurs dix tonnes de cours qui ne nous servent à rien, on se croirait au lycée ! Tenez, par exemple, on a un cours d'histoire de la musique. Mais moi je ne suis pas du tout musicienne et dans la vie, ce n'est pas de la musique que je veux faire. Je ne comprends pas, une fois qu'on sait ce qu'on veut faire dans la vie, qu'on soit encore obligé de se taper des trucs qui n'ont rien à voir. Et devoir apprendre par coeur comment est composée une sonate, et passer un examen à ce propos et pouvoir éventuellement redoubler si on a de mauvaises notes dans ces cours inutiles !!! Argh ! Je crois que c'est censé nous ouvrir l'esprit mais là où ça merde, c'est qu'on a tellement de cours de ce type qu'on n'a plus le temps de faire ce qu'on aime vraiment à côté de l'école. Moi j'ai l'impression qu'à partir du moment où on décide de faire des études d'art, on doit avoir envie de découvrir des choses par soi-même, et je trouve ça hyper chiant de devoir découvrir ce que l'école a décidé que j'allais devoir découvrir... Bref.
La troisième raison, c'est que depuis lundi, j'ai retrouvé deux fois mes copines de classe pour parler de l'avancée de nos boulots, et j'ai trouvé ça hyper motivant ! A chaque fois, je rentre à la maison hyper motivée. J'espère secrètement que nous prendrons encore ce type de rendez-vous l'année prochaine...
A part ça, Couacman a acheté le dernier Courrier International et il y a un long article anglais à propos de Britney Spears et ça fait plaisir de voir qu'on est plusieurs à la soutenir mentalement et à vouloir quelque chose de plus paisible pour elle.
Je ne vous ai pas dit mais mi-mai, nous sommes allés voir Camille en concert et nous étions plantés en bas de la scène, juste sous le micro. C'était su-per ! On a tout les deux pensé que c'était le meilleur concert qu'on avait vu jusqu'alors. C'était fascinant d'observer la construction de ces chansons, les instruments de musique qui en vrai sont des gens, la façon dont ces gens sont synchronisés et justes, la voix de Camille absolument hallucinante...
Sinon, je viens de lire Bas les voiles ! de Chahdortt Djavann, parce que je me pose pas mal de questions à ce propos en ce moment ; dans notre quartier, il y a beaucoup de femmes voilées, et pourtant, je n'ai jamais vu un quartier avec autant d'hommes au regard salace. Je me fais embêter à chaque fois que je sors de chez moi, par des hommes qui veulent me toucher et me disent que je suis belle (en me regardant les seins). Et à côté de ça, les trois-quarts des femmes sont voilées... vous comprenez ça vous ? Les femmes qui doivent se cacher et les hommes qui ne pensent pas avec leur tête...
lundi 2 juin 2008
dernière ligne droite
Ce titre parce que malgré les apparences (la fin des exams', les photos de touriste, tout ça...), je ne suis pas en vacances, au contraire, je devrais même être en train de travailler comme une acharnée (ce qui n'est pas le cas) puisqu'il reste onze jours avant le jury de fin d'année, où des personnes qui ne sont pas nos profs vont venir regarder nos planches de BD et nos maquettes d'illu. A ce propos, si vous avez soif de belles choses, je vous conseille d'aller regarder le travail de Julie, une de mes grandes copines de classe !
Hier matin, Couacman a croisé Arno chez GB express, juste en face de chez nous ! Il regardait les plats préparés (c'est fascinant).
Il y a des animaux qui vivent chez nous : quelques faucheux (exilés du Havre ?) et araignées noires, un poisson d'argent (ça s'appelle comme ça ces machins en forme de virgule qui brillent ?), des mouches (nous vivons fenêtres ouvertes, c'est pour ça), des moucherons (tout mignons (j'adore les moucherons)), des coccinelles, et même un mini truc qui ressemblait à un pou mais blanc (mais toujours pas de lapin).
Ce mois-ci, il y a l'anniversaire de Couacman, c'est déjà la troisième fois qu'on le fête ensemble, c'est fou.
jeudi 15 mai 2008
complexe
Allez, je me lance, ce soir je vais vous parler de mon complexe, aïe.
Mon complexe, je ne l'ai compris que très récemment. Avant, je sentais bien qu'un truc clochait mais je ne savais pas quoi.
Une crainte lorsqu'on sortait les jeux de société à questions culturelles, une angoisse à me retrouver au beau milieu de conversations "sérieuses"...
Et puis cette année, grâce aux cours d'histoire de l'art, j'ai su. Le cours portait sur le fauvisme, et le prof, sachant que j'avais fait 8 ans d'études d'art auparavant (si on compte les années de lycée), m'a demandé, avant de commencer son cours, de dire tout ce que je savais sur le fauvisme. Et là, le grand blanc. Du fauvisme, j'ai des images, des sensations brûlantes, mais rien à dire qui fasse une introduction à un cours, pas de dates (juste une vague idée !), pas de noms (pas à froid en tout cas), RIEN.
Je me sens nulle, bête, ignarde. Je me dis que ce n'est pas normal (le fauvisme, on l'étudie tous les ans). Pourtant, ça m'intéresse. C'est sûr et certain. Alors, je ne comprends pas. Je ne comprends pas pourquoi je ne me souviens de rien, jamais.
Je connais des bribes de choses, choisies par mon cerveau je ne sais comment. Je suis nulle, mais NULLE au Trivial Pursuit ! Si vous saviez !
J'ai beaucoup réfléchi pour savoir, finalement, si c'était possible que je ne retienne vraiment rien et je me suis rendu compte que non, que je me souvenais de choses mais très particulières : celles qui me touchent fortement, qui m'intriguent, qui me choquent. Je ne me souviens
que de ce qui provoque chez moi une réaction forte, positive ou
négative. Par exemple, en art, je ne peux parler que des artistes que
j'adore ou de ceux que je détèste. Les autres, nada.
Je me souviens parfaitement de ce que me racontent les autres, de la façon dont ils se meuvent, de la façon dont ils se vêtent, de leur vie ; des endroits où je vais, des gens que j'ai vus passer. Je me souviens des conseils pratiques qu'on me donne, des choses concrètes qui peuvent servir tous les jours.
Par exemple, du CE1, j'ai retenu les conseils de mon institutrice pour nettoyer les feuilles d'une plante verte à l'aide d'un chiffon (elle nous avait même montré exemple sur la plante du fond de la classe).
Bon, j'espère pour vous que vous êtes moins torturés que moi ! ;-)
samedi 10 mai 2008
impression du soir
Pour la première fois depuis que je suis à Bruxelles, je me sens légère, mais légère !... A vrai dire, j'ai le sentiment d'être enfin redevenue la Couac que je suis au fond de moi, qui était bousculée et cachée par une Couac triste, soucieuse et intimidée. Je dis encore beaucoup "pardon, excuse-moi, ça va, je ne t'ai pas blessé, tu es sûr ? Sûr sûr ?" même sans raison, mais aussi, je fais la débile et je suis contente de regarder autour de moi et je propose à mes petits camarades de classe d'aller boire des tas de verres en terrasse et tout le monde accepte et nous sommes tous ruinés mais bien hydratés. Je suis en train de me faire des copines et des copains, imaginez-donc un peu ! Je croyais que je n'en étais plus capable et que tout le monde croyait que j'étais dépressive vu que je cachais ma figure dans de grosses écharpes.
En plus, paradoxalement, les examens approchant, je me sens détendue comme jamais, et demain matin nous partons à l'aurore (même avant) pour Auxerre pour voir les amis barbus, et nous revenons mercredi. Et oui, je profite de la semaine de révisions pour prendre des vacances, mais il faut bien se détendre, et j'ai envie de patates cuites sur les braises d'un barbec'.
J'espère que ce bon sentiment de liberté va perdurer; je sais d'expérience (oui, j'ai le droit de dire ça, même à 23 ans, si c'est vrai, après tout) que les bons sentiments, ça s'entretient, tout comme les mauvais d'ailleurs; mais que parfois, la vie est dure et que tout peut retomber, sans qu'on ne maitrise rien, et que la déprime et le découragement ne sont pas nécessairement dûs à un manque de bonne volonté; la roue tourne, quoi. Parfois plus vite qu'on ne l'attend. Bref, c'est positif ça ? Bof. Alors, pour terminer joyeusement, je clame qu'elle tourne la roue, parfois pour notre plus grand malheur mais aussi parfois pour notre plus grand bonheur !
(désolée pour ce post très journal intimeux mais c'est Charlotte Gainsbourg qui me met d'humeur "je pense, je fais le point, je regarde derrière moi et devant moi et je danse dans le salon")
