lundi 4 février 2008

week-end

Quel week-end ! J'adore ces jours où on décide de se faire plaisir...

Samedi, je me suis offert Faire semblant c'est mentir, de Dominique Goblet, que je convoitais depuis au moins Noël. A chaque passage à la librairie, feuilletage, lecture d'une ou deux pages... Finalement, ce livre est tellement riche que je n'arrivais pas à être satisfaite en le regardant juste dans le magasin - c'est le genre d'albums qu'on prend plaisir à regarder dans les détails. J'observe les techniques, les dessins, je me dis "wahou, j'adore cette case !" et je vois qu'en plus d'être belle, la case en question sert parfaitement le morceau d'histoire qu'elle illustre... Il y a une scène en particulier, un dialogue avec le père... mmmhhh, je ne vous en dis pas plus mais à votre place, j'irais voir : une histoire qui touche, des pages à regarder, re-regarder et re-re-regarder...
Le soir, nous avons assisté à la deuxième projection de Peur(s) du noir au festival Anima. Le journal des projections du festival dit "Six grands auteurs graphiques
et créateurs de bandes-dessinées (Blutch, Charles Burns, Marie Caillou, Pierre Di Sciullo, Jerry Kramsky, Lorenzo Mattoti, Richard McGuire) ont animé leurs cauchemars, griffant le papier de leurs crayons affûtés comme des scalpels, gommant les couleurs pour n'en garder que l'âpreté de la lumière et le noir d'encre de l'ombre. Leurs récits entrelacés composent une fresque unique ou phobies, répulsions et rêves prennent vie, montrant la Peur sous son visage le plus noir... Peur blanche et humour noir pour les salles obscures...". Depuis, j'ai à nouveau peur du noir (c'est vrai en plus). C'était beau, ça aussi... il y a des traits et des styles qui se prêtent particulièrement bien à l'animation. Je pense au crayonné de Blutch, qui sautille et crépite.

Dimanche, nous nous sommes lancés dans la cuisine ; soupe de citrouille, lentilles, carotte, fromage, noix de muscade, pomme de terre... et sapin en chocolat (recette Astrapi).

Aujourd'hui, il fait un temps de cochon, j'ai fini de lire Nadja d'André Breton (enfin... en vérité, il me reste dix pages à lire mais j'en ai marre). Je vais peut-être retourner à la librairie acheter un livre à propos d'illustration et d'illustrateurs et de façons d'illustrer... c'est les vacances mais il faut surtout bosser !

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vendredi 1 février 2008

Je me souviens du bruit du frottement de la porte d'entrée sur la moquette à Poissy, et aussi du bruit que faisait la porte du hall en se débloquant une fois qu'on avait fait le code.
Je me souviens de la moquette qu'il y avait aux murs dans les escaliers de l'immeuble, je me souviens que dans le hall, là où il y avait les boites aux lettres, ça sentait souvent la crotte de chien.
Je me souviens de la barrière qu'il fallait ouvrir pour accéder aux escaliers qui menaient à la cave, et je me souviens que surtout, il ne fallait pas la faire claquer pour ne pas déranger les voisins.
Je me souviens que Maman disait que la voisine avait encore cuisiné de l'ail.
Je me souviens du local à vélos bordélique.
Je me souviens des poignées rectangulaires en verre jaune épais des premières portes du hall.
Je me souviens que lorsqu'on a emménagé à Poissy, on avait mis la balançoire là où normalement il y aurait dû y avoir des fleurs. Je me souviens que dans la partie en béton de la "barrière" du balcon, il y avait des cailloux incrustés, qui étaient tout doux à caresser.
Je me souviens que lorsqu'on était sur le balcon, la fenêtre ouverte de la cuisine faisait un parfait magasin de glaces (à la patate).
Je me souviens que le soir on s'adossait sur le radiateur de la chambre d'Olivier pour apercevoir Papa rentrant du boulot.
Je me souviens que je ne trouvais pas ça fun d'habiter au premier étage, j'aurais préféré habiter au troisième.
Je me souviens que je trouvais horrible (mais alors vraiment) les portes vitrées, toutes, pas uniquement celles qu'il y avait chez nous. Toutes.
Je me souviens que souvent, on se demandait si les voisins du dessus faisaient du bowling dans la baignoire pour faire autant de bruit.
Je me souviens que j'adorais tendre l'oreille pour entendre le bruit des chaussures à talons des dames qui passaient dans la rue.

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la recette des pommes bonne femme

Pour 4 personnes, il te faut : CIMG8650
- 4 grosses pommes à pulpe ferme
-50 g. de beurre
-40 g. de sucre semoule


*Préchauffe le four à 220°C.

*Coupe les pommes circulairement, à mi-hauteur. Evide-les puis dispose-les dans un plat à gratin beurré.
*Malaxe le reste du beurre avec le sucre semoule et garnis-en le creux de chaque pomme.
*Verse un demi-verre d'eau dans le plat.
*Mets à cuire au four pendant 35 à 40 minutes. Sers dans le plat de cuisson.


( Recette des pommes bonne femme du Petit Larousse de la cuisine)

 


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jeudi 31 janvier 2008

Aujourd'hui, le bilan continue. Nous nous sommes lancés à deux, avec Couacman, dans un grand tri de nos habits. On s'est bien marré à essayer des vieux trucs - on a tenté de voir si les pulls que je n'aime plus mettre pouvaient lui aller mais bon, 'fallait pas trop rêver. Au final, deux grandes piles de trucs, une à donner et l'autre à encartonner chez nos parents (c'est la "pile des habits en sursis", d'après Couacman). Dans la pile des trucs à donner, j'ai mis le pantalon kaki trop grand que mes parents m'avaient payé en me déposant à Rennes pour ma première année d'études. J'ai enlevé les fossiles qui logeaient dans la poche depuis cinq bonnes années maintenant... j'ai mis aussi deux jeans et plein d'autres choses. Je n'ai pas réussi à me séparer des habits que je ne mets plus mais que j'ai vraiment adorés.

Sinon, en ce moment, quand nous parlons cuisine et nourriture, avec Couacman, et bien je ne peux pas m'empêcher de dire "casso", "papier sulfu" et "celloph' ", pour "cassonnade", "papier sulfurisé" et "cellophane". Je crois bien que c'est un peu saoulant pour lui mais moi, j'aime bien, je trouve que ça fait grande cuisinière...

J'ai encore oublié de m'acheter des chaussons et j'ai froid aux pieds.

Aujourd'hui, j'ai attendu pendant une heure le prof de sculpture (qui était en pause déjeuner mais je voulais lui parler et j'avais la flemme de sortir dans le froid pour m'occuper en attendant). J'étais adossée contre un radiateur... c'était bien. Au début, j'ai eu peur de m'ennuyer mais en fait, j'ai vu passer des gens que je connaissais un peu et ils m'ont tous tapé la discut' ! C'était super. Il y a une fille en particulier, à qui j'ai parlé une fois au mois d'octobre, elle est restée au moins vingt minutes à me raconter sa vie, c'était trop bien.

Je n'arrive pas à réaliser que j'ai des chaussures à talons.

Couacman a cuisiné des "pommes madame" ; que c'est bon ! On a recouvert le plat de celloph' et hop, au frigo et on en a pour au moins trois jours !

Avant-hier, j'ai tué un faucheux qui galopait dans la douche (ok, il faisait à peine 1,5 cm d'envergure).


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Ce soir, l'humeur est au petit bilan. Je réfléchis, je repense au Havre... Je constate que lorsque je pars d'une ville, je n'en garde que les bons côtés, ce qui fait de moi une vraie girouette : au Havre, je pleurais pour partir, n'importe-où mais ailleurs. Maintenant, ne me restent de cette ville que des souvenirs de mer, de terrasses ensoleillées, de couchers de soleil, de gros bateaux, de calme, de square Saint-Roch, de jolie maison pleine de faucheux, de cris de mouettes, de couture, de chorale et de profs marrants et intéressants. Si je me creuse vraiment la cervelle, à la limite me reviennent  les crottes de chiens, le cent'Coty, les bus pas chouettes et les gens assez méfiants.
Rennes, c'est pareil, je ne me souviens que du beau et de l'agréable mais c'est plus normal parce que j'ai adoré y vivre (je repense aux footings et aux piques-niques au bord du canal St-Martin, au centre-ville lumineux et enthousiasmant, à la douceur de vivre, aux mille milliards de chocolats chauds que j'ai bus dans cette ville, aux amis chaleureux, au vendeur de kebabs à côté de la grande poste qui connaissait par coeur ce que j'étais habituée à demander comme garniture ("kebab-galette sauce blanche salade frites"), aux promenades nocturnes, aux nuits à discuter avec diverses personnes sur les marches du Parlement, entre autres).
Bon, et maintenant, Bruxelles ? Je n'arrive pas à prendre du recul. Je suis bien, à Bruxelles, ça, je le sais. Je ressens aussi un certain affolement assez nouveau à la vue des jours qui passent sans que j'aie le temps de dire "ouf" et en ayant l'impression de ne profiter de rien. Normalement, l'an prochain, j'aurai moins d'heures de cours... peut-être plus le temps de flâner.
Ce qui est étrange, c'est aussi de ne pas pouvoir envisager de rentrer à Caen dès que je le souhaite... ça me manque de ne plus prendre le train ou le car et d'y méditer. C'est important, des fois, de pouvoir ne rien faire, d'être dans un espace-temps qui force à ne rien faire ; dans le train, j'écoutais de la musique, je rêvassais en regardant par la fenêtre... la SNCF (enfin... les sociétés ferroviaires en général en fait) nous autorise à produire du rien, à rester assis à ne rien faire, pendant un certain temps. Ca, c'est vraiment sympa.
Je vais aller me coucher, avec un peu de chance, demain, tout sera plus clair !

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mercredi 30 janvier 2008

je me souviens

Je décide de suivre Tirui et de faire moi aussi, petit à petit, mon "je me souviens".

En premier, je me souviens de l'odeur immonde et toujours indéfinissable du vestiaire du cours de danse à Poissy (peut-être un mélange d'odeur de moisissure et de chaussettes très sales).

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mardi 29 janvier 2008

premières chaussures à talons

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dimanche 27 janvier 2008

confidence

Il y a deux ans, dans la rue, après avoir bu deux bières à une soirée post-vernissage, je me baissai pour refaire mon lacet défait - perdant l'équilibre, je me raccrochai à la première chose venue - un mollet inconnu (mais qui allait alors prendre beaucoup d'importance dans ma vie) !

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mercredi 23 janvier 2008

être en forme pour le cours de modèle vivant

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lundi 21 janvier 2008

Boos, de Sarah Verroken

boosUn peu avant Noël, en passant devant une librairie flamande, j'avais eu un coup de coeur pour ce canard si mignon - j'avais décidé de me laisser tenter par ce livre, sous prétexte de l'offrir à Couacman (qui, précisons-le, adore les canards) histoire de l'entraîner à lire le flamand.
J'adore les illustrations, tout en matière. J'admire aussi l'expressivité donnée à ce canard par Sarah Verroken - on ne se rend pas forcément compte mais c'est difficile de donner un regard larmoyant (ou même ravi) à un oiseau !

Posté par couac couac à 21:14 - - Commentaires [3] - Permalien [#]