jeudi 5 janvier 2012

la période

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lundi 2 janvier 2012

2011

Pour suivre Milky, Mademoiselle Lobster et Cécile...

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Janvier - beaucoup de temps passé à la maison, à dessiner, démarcher, rêvasser, me projeter. Le tout sans culpabilité. Un coktail détonnant. C'était formidable.


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Février - pareil qu'en janvier sauf qu'en plus j'ai appris que j'allais devenir tata couac couac. 

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Mars - le début des missions intérim (c'était la fin des économies). Et puis le salon de l'illustration de Bologne. Et puis je me souviens, avec Couacman, on s'était fâchés. Alors il y a eu pas mal d'angoisse.

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En avril, j'ai commencé à avoir un stress économique assez pinçant, et puis en plus j'avais beaucoup grossi et puis en plus je n'arrivais plus à dessiner.  Heureusement, il faisait un temps splendide et j'étais amoureuse.

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Mai, que d'émotions ! C'est le mois où j'ai trouvé mon job alimentaire. C'est aussi le mois où j'ai rencontré dans son bureau un éditeur super chouette. Le rendez-vous s'est hyper bien passé, les premiers jours du boulot alimentaire aussi, même si je marchais un peu sur des oeufs au départ parce que j'avais envie qu'on soit content de moi.

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En juin, re-belotte, j'ai été hyper stressée par l'attente de nouvelles de l'éditeur chouettos, et aussi par le nouveau boulot, mais pas uniquement parce que je devais faire mes preuves. En fait, ce qui me faisait flipper, c'était que ce soit un cdi, que ça soit sans fin. J'avais envie de compter les jours me séparant de la fin, comme j'avais toujours fait avec tous mes jobs étudiants (j'allais parfois jusqu'à décompter les heures à bosser pendant un mois), sauf que là c'était pas possible... Heureusment, il faisait toujours beau et chaud et à ce moment-là je croyais que ça durerait tout l'été. Et en plus on passait notre vie, avec Couaman, à lire Gaston, alors ça détend. Et puis je lui ai fait un méga gâteau à étages (manquant de s'écrouler, d'ailleurs) pour son anniversaire... 

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Juillet - incontestablement le mois le plus nul de 2011 en ce qui me concerne : pas de soleil, pas de chaleur, pas de vacances ! Et surtout deux étudiantes/copines payées pour m'aider dans mon job alimentaire  mais bien décidées à ne rien foutre... on n'a pas réussi à s'entendre, c'était horrible. Et puis l'éditeur m'a donné une réponse mitigée (tout en me redonnant rendez-vous en septembre...). Bref, c'était naze juillet. Juste, on a beaucoup joué au Scrabble, même dans le train !

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Août - temps toujours aussi naze sauf quelques jours éparpillés, mais j'ai quand même porté ma veste en tweed ce mois-là ! Mois moins pourrit que juillet parce que mon premier neveu est né et les amis chevelus sont venus. Et puis les étudiants/frères qui m'aidaient dans mon job étaient des crèmes. Le job, parlons-en : très mauvais plan d'être responsable du rayon livres scolaires : impossible de prendre des vacances pendant l'été, c'est LA période où mon rayon est roi, j'ai vu tous mes collègues partir en vacances et revenir bronzés, détendus et souriants, alors que je passais ma vie au fond du magasin tout sombre à courir de liste de livres scolaires à liste de livres scolaires dans un brouhaha pas possible et une foule de gens stressés de se faire avoir où de ne pas trouver leurs manuels d'occaz'. A la fin du mois, j'étais morte de fatigue, et le pompon : l'automne approchait !

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De septembre, je ne me souviens presque pas, juste la douceur des températures, les vacances à vélo de Couacman, la cadence toujours effrenée au boulot, le nouveau rendez-vous avec l'éditeur se terminant sur une note prometteuse (et le travail abattu derrière pour espérer décrocher un contrat), l'anniversaire d'une amie et l'odeur des saucisses grillées sur le barbecue. 

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En octobre, il y a eu un neveu tout neuf comme un sou, un week-end chez mon frère sous un soleil de plomb avec des sandwiches au foie gras, la reprise des cours de néerlandais, l'annonce de la vente de la maison. 

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Novembre - les 30 ans de Couacman sur lit de tarte aux poireaux, le non de l'éditeur pour un prétexte débile, la déception pas possible, la coupe de cheveux, la rencontre avec le neveu nouveau né, de la compote de mirabelles ensoleillée offerte par mon beau-frère. 

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Et  décembre, son salon de Montreuil et ses promesses (et son excitation, aussi), sa recherche d'appart' horrible (sur la photo c'est celui avec ses deux frigos qui puent, son escalier dégueulasse et sa chambre trop petite pour mettre un lit (et ses belles fenêtres mais qui vont être remplacées par du pvc)), sa pluie, ses petits cadeaux, sa bûche, sa famille, son trajet en voiture sur autoroute super relaxant, son marché de Noël boueux.

Et voilà 2012, et ses attentes (de nouvelles d'éditeurs, d'emménagement, de congés payés, de quatre mariages que j'ai trop hâte de vivre parce que j'adore les mariages, les noix de saint-jacques, danser sur la chenille, mais je crois que je vous l'ai déjà dit)) je vous souhaite une année géniale, du fond du coeur ! Je vous embrasse !

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lundi 26 décembre 2011

C'est un vieux message qui trainait sous des piles de papiers sur mon bureau canalblog :

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C'est déjà Noël quand mon patron m'apporte un sac en papier marqué de mon prénom, avec dedans plein de bonbons (la photo a été prise après l'attaque des bonbons par nous), parce qu'on est le jour de la Saint-Nicolas. Et il ne s'appelle pas Nicolas (mon patron) ! C'est encore plus Noël quand j'apprends que je vais toucher un treizième mois... Et encore plus quand on paye les courses de la semaine avec mes chèque-repas et que du coup c'est comme si c'était pas nous qui les avions payées. Du coup, on a pris des marrons entiers et de la crème de marrons.

C'est Noël quand je trouve trois robes pour rien dans ma friperie fétiche, parce que là vraiment j'ai plus rien à poser sur mon dos, mes deux robes chéries sont au sale et du coup je suis obligée de mettre des habits d'hiver qui m'engoncent.

C'est la fête quand Couacman me dit en riant "t'es over-con, Couac Couac, t'es même triple con ! Ce qui est bien c'est que tu es sûre de ne pas les perdre !" et qu'on rigole tellement que j'ai l'impression que je ne vais plus pouvoir respirer.

C'est joyeux quand on discute après le repas et que du coup, on se boit un petit truc qui arrache, un alccol d'après repas, trois gorgées mais qui réchauffent comme trente.

C'est génial quand une cliente adulte mais qui m'explique qu'elle est en train d'apprendre à lire me demande de lui conseiller un livre qui soit drôle, et un peu long parce qu'elle veut lire pendant le réveillon, que je lui mets entre les mains "Sacrées sorcières" de Roald Dahl, qu'elle éclate de rire en voyant la couverture, puis qu'elle me dit "je t'aime".

C'est émouvant et dynamisant de rencontrer Marion et Monsieur L. à Montreuil et de leur parler en vrai en tremblant dix fois plus qu'avant d'aller parler à un éditeur.

C'est excitant quand on sait que notre maison a été vendue (au fils de Geneviève Le*thu (qui est venue la visiter avec lui, elle est pas si vieille que je croyais, elle a l'air super gentille et on avait rangé la cuisine)) et qu'on doit avoir déménagé le 10 février (on a accepté l'appart' au-dessus de chez le proprio).

C'est énervant quand j'ai mal aux dents après avoir mangé des bonbons alors que je suis allée chez le dentiste en septembre et qu'elle n'a rien trouvé de spécial dans ma bouche. D'ailleurs, c'est énervant d'avoir envie de sucre, c'est après les repas, je ne peux plus me concentrer si je n'ai pas eu mon bout de chocolat.

C'est la cliente qui nous apporte des pièces en chocolat et mes collègues qui n'en veulent pas, du coup c'est moi qui les mange toutes !
C'est mes collègues qui m'ont expliqué qu'à Noël, j'allais recevoir une grosse boîte de chocolats, toujours de la part du patron (et donc, mon problème de dents et de sucre ne va pas s'arranger demain la veille).



Aujourd'hui, lundi 26, j'ai envie de rajouter :

Vivement ce soir qu'on regarde Le chignon d'Olga.
Vivement le 8 que ce déménagement innoportun soit fait.

On a trouvé un appartement, pas grand du tout mais mignon assez, propre tout plein, et à bonnes ondes beaucoup. Après l'avoir visité, on a bu un milshake au Mokafé et on s'est imaginés dedans alors on s'est dit que c'était bon signe. La propriétaire a essayé de nous poser des questions sur nos situations professionnelles, que nous avons habilement évitées. Couacman lui a parlé en néerlandais au téléphone, elle a adoré, elle nous a dit "appelez-moi Nicole", on a dit "on le prend".

On a roulé 12 heures ce week-end et chanté à tue-tête.
On a fêté Noël et mon anniversaire aussi, on a marché, bricolé, discuté, rigolé et pouponné.

Profitez bien de ces jours sombres parce qu'ils filent et ne reviendront plus jusqu'en octobre 2012 !
 

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samedi 17 décembre 2011

l'appartement

Il occupe tout mon esprit et il m'angoisse, je me dis "Dans trois semaines on y sera chez nous" mais on ne sait pas encore où, on ne sait pas encore lequel ce sera, le suspense reste entier. Il va se passer quelque chose.

Le premier.
On a d'abord eu la certitude qu'on allait vivre en face, au-dessus de chez le propriétaire, on avait visité et aimé, on en avait parlé avec lui et on avait pensé que ça allait peut-être même être super. On a fait des plans d'occupation des lieux, on avait pris des photos. Il ressemblait à une cabane, super chaleureux et lumineux, sous les toits, grand, avec tout le confort moderne. Il ressemblait à un chalet à la montagne, tout en bois, il manquait juste la photo de marmotte façon classe d'allemand. Et puis il nous a proposé de revenir le visiter pour prendre des mesures, c'était trois semaines avant d'emménager. Il nous a parlé de mettre un deuxième frigo dans la cuisine parce qu'il ne savait pas où le stocker ailleurs sinon, et de laisser un tas de planches dans le salon parce qu'elles ne rentrent pas ailleurs chez lui. On a dit non à tout ça et on a vu son malaise, on lui a dit que si on emménageait là, on était vraiment chez nous. On l'a pas senti. Quand on est rentrés chez nous en face (qui est vendu et doit nous voir déguerpir le 10 janvier au plus tard), on s'est dit NON NON NON, on n'ira pas, on ne pourra plus vivre au-dessus de chez lui. Ce n'était pas chez nous mais chez lui et nous on voulait être chez nous.

Alors on a commencé à chercher. 

Le deuxième. 
Le mardi soir, un homme, en anglais, nous dit "venez visiter". Ce n'est pas exactement nos prix, ce n'est pas notre quartier mais on est un peu flippés de voir ces trois semaines devant nous, nos cartons pas commencés, Noël qui arrive, les journées courtes. Nous accourons. L'appartement est beau, un beau parquet, une grande cuisine, chauffage central, un petit escalier qui mène à un sous-sol avec chambre (minus) et salle de bains, et surtout, dans la chambre, une porte-fenêtre qui donne sur un immense jardin, au moins 40 mètres carrés, rien que pour nous. C'est un peu cher, c'est un peu loin, dans un quartier où on n'a aucune attache, d'ailleurs, on y était venus qu'une fois. Le mec est super sympa, sa soeur qui est là aussi, ils viennent des Pays-Bas, là où Couacman a fait du vélo et été, on sympathise, c'est la fête, on demande si il y a un supermarché pas loin, oui, on demande si le propriétaire est sympa, oui. On dit oui aussi, on le prend, quand on part le mec et sa soeur nous disent "take care of you", on se serre la main.
Dans la rue, on se dit "ils sont super gentils c'est fou", on est contents mais on se dit "quand même c'est cher", on monte dans le bus, là on se dit "c'est cher quand même, ouais mais y a un jardin et le chauffage est compris dans les charges". On arrive à la maison, j'ai carrément une boule dans le ventre, on fait un plan de l'appart' pour voir comment on y installerait nos affaires, on se rend compte qu'il n'y a aucun placard et qu'il n'y a pas assez de place pour installer une grande armoire où caser notre bazar, on se dit "pis c'est cher". On mange la pizza super tard, j'ai le cafard, on se dit "on le prend pas", je dors pas de la nuit parce que le mec était soulagé de nous refiler son bail et qu'il était cool et j'ai pas envie de lui dire que finalement on le prend pas, j'ai des idées noires la nuit en plus. Le lendemain, claquée, je saute sur l'ordi au réveil pour lui envoyer un mail, je lui dis "we fell in love with the garden and the big kitchen but the price is more expensive that we can pay". Deux jours plus tard, il nous répond "sorry to hear that. It was nice to meet you".

Le troisième. 
On passe notre vie sur Immoweb et Immovlan.be, on connait toutes les annonces par coeur, on voit que tout ce qui existe dans nos prix se resemble follement, un petit salon, une minsuscule chambre, une cuisine sans fenêtre ou américaine. Mais il faut qu'on case notre salon, notre lit, nos bureaux, on a besoin de bureaux ! Nos étagères vertes qui sont nos meubles préférés mais qui prennent tout un grand mur... On se dit "50 mètres carrés, bien agencés, c'est bon", mais on voit à l'expérience que lorsque l'annonce dit "50", il faut lire "30" , on ne sait plus si ça vaut le coup de se déplacer quand l'annonce dit "50". On a les yeux carrés derrière notre écran. En plus il fait tout le temps nuit. Je bénis mon boulot qui m'est si familier, que je suis si heureuse de retrouver tous les jours. je suis super stressée par cette histoire. J'ai les nerfs à vif, je suis pas marrante marrante. Heureusement, par un système de balancier hyper bien réglé, dans mes périodes comme ça, Couacman assure un max, et l'inverse marche aussi. Il est positif. Moi, je me sens dans l'entre-deux que je n'aime pas, plus chez moi chez moi mais pas encore chez moi ailleurs. Et la nuit, franchement, c'est long. Et puis en plus il y a le marché de Noël, j'en peux plus de celui-là, de sa foule, de ses moquettes spongieuses.
On trouve quand même une annonce qui nous plait, dans une rue qui nous plait, à un loyer qui nous plait à peu près. On a rendez-vous, on y court, on arrive en avance, un autre couple aussi (c'est une visite groupée bien sûr, miam), le propriétaire nous dit"bon ben puisque vous êtes là on y va" alors on le suit et il nous dit "en fait, j'ai deux appartements à louer ici, je vous montre les deux même si vous êtes venus seulement pour un". Super ! On rentre dans le premier, pour lequel on n'est pas venus. C'est mini, il n'y a qu'une pièce, c'est un grand studio en fait, il y a une mezzanine qui a été construite pour pouvoir dire que la surface est plus grande que ce qu'elle est mais en fait sous la mezzanine on a la tête qui touche le plafond et sur la mezzanine il faut carrément se baisser, et puis pour tout ça il y a une fenêtre, qui donne sur une cour commune et étroite, entourée de bâtiments très hauts ne laissant pas passer la lumière. Je ne suis pas pour. Le propriétaire nous propose de monter visiter celui pour lequel on est venus, il est juste au-dessus, un autre intéressé est arrivé, la pression est à son comble, on monte en rang d'oignons, le propriétaire frappe, personne n'ouvre, il essaie de mettre sa clef dans la serrure. Ca marche pas. La locataire a fait changer la serrure sans le prévenir. Il s'excuse platement. Il nous dit qu'en gros c'est le même appart' qu'en-dessous, en plus petit. Il nous dit qu'il bosse dans une boîte de téléphonie et qu'il peut nous avoir un très bon forfait internet si on prend un des deux appartements, c'est 22 gigas ou bien illimité, en fait il ne sait plus, mais c'est onze euros par mois. On dit qu'on n'est pas intéressés par ses appart'. Il nous demande pourquoi. On dit que c'est trop petit. Il nous dit "j'ai un autre appartement boulevard de Stalingrad, puis un autre rue de Flandre, plus grands !". Sauf qu'on connait Immoweb par coeur et on voit très bien les appart', petits mais avec mezzanines-brises crânes, on lui demande si il les propose sur Immoweb. Il nous dit que oui alors on est sûrs de ne pas se tromper. On lui dit salut et puis on se barre rapidos.

Le quatrième.
On court jusqu'à un autre appart' qui est pas loin de chez nous, on avait vu l'annonce sur la porte de l'immeuble, on a apellé l'agence, ils nous ont dit qu'il y avait peut-être une visite à 17h00 mais pas sûr, il est 16h45, on marche vite vite vite, je transpire à mort dans ma petite robe, c'est la catastrophe. On arrive devant l'immeuble à 17h04, il n'y a personne, on n'a plus de forfait pour appeler l'agence, on décide d'attendre puis vers 17h20, on a froid, on se barre. De toute façon, au pire, on a rendez-vous le lundi pour le visiter mais on aurait bien aimé voir, là, plus rapidement.

Le cinquième. 
C'est le lendemain, vendredi, Couacman passe me prendre au boulot, il est 14h00, on n'a pas déjeuné, il a un pique-nique dans son sac -à-dos mais d'abord on a rendez-vous à 15h00 pas loin de l'avenue de la Couronne, on saute dans le bus 95, on mange des biscuits au chocolat Côte D'or trop bons, il pleut comme pas permis. On arrive presque pile à l'heure au rendez-vous, l'agent immoblier arrive après nous sur sa moto de compèt', la rue est calme, il y a des rosiers devant l'immeuble, on regarde l'annonce sur la porte, c'est cher mais si c'est vraiment bien... On visite l'appart'. Splendide. Vraiment vraiment beau, avec de beaux détails, de l'espace, pas le moindre centimètre glauque. L'agent immobilier est insupportable. L'appart' est bien. Il me dit "Bon, là madame, on peut faire sortir monsieur, ça ne le concerne pas, c'est votre pièce, n'est-ce-pas ?" avec un clin d'oeil complice quand on entre dans la cuisine. Il est surexcité, il rigole pour de faux en faisant semblant que c'est pour de vrai. On dirait un moustique près de nos oreilles par une nuit trop chaude. Je dis que j'aime l'appart', il nous dit qu'en fait il y a déjà une allemande sur le coup mais qu'elle n'a pas pû signer parce qu'elle a eu un contre temps, mais que son dossier est excellent. Mais que si notre dossier est excellent aussi, on a une chance de signer avant elle. Il nous explique que le propriétaire demande un locataire qui gagne trois fois le loyer par mois et que l'allemande gagne ça à elle toute seule. On ne correspond pas au profil pis de toute façon c'était trop loin hein, tu trouves pas ? ouais, il se passe rien dans ce quartier en plus, c'est mort. Pis les charges, t'as vu, c'était pour l'entretien des fleurs de l'entrée entre-autres et t'as vu, y avait plein de mauvaises herbes aux pieds des rosiers, ouais, grave, c'est de l'arnaque.

Le sixième. 
Nous sommes trempés malgré le parapluie parce qu'il ya aussi du vent, j'ai oublié de dire ça. On a une autre visite à 17h00, entre la rue du Bailli et l'avenue Louise, on a le temps de manger un sandwich au Belga, finalement on a envie de se mettre à l'abris donc tant pis pour le pique-nique, on le mangera une autre fois. C'est super le Belga, faudra qu'on s'en souvienne. Puis on recourt toujours sous la pluie au rendez-vous de 17h00. Sur la route, on croise un couple en train de demander son chemin à une passante, ils veulent aller dans la même rue que nous, on leur dit "ah, on va à la même visite d'appart'", oui oui, nous on leur dit "bon ben c'est par là" en leur montrant du doigt, ils nous suivent. On arrive à l'appart', tous les quatre, l'agent immobilier est là. Il nous fait monter malgré notre quart d'heure d'avance sur l'heure prévue. L'appart' est mignon mais super mal agencé, pas moyen de faire rentrer notre lit dans la chambre, et puis il n'y a pas de fenêtre dans la cuine, bonjour l'aération, et puis nous on passe les 3/4 de notre vie dans la cuisine. L'agent nous dit de ne pas ouvrir les frigos (il y en a deux) parce que ça va puer. L'autre couple est intéressé. Couacman qui voit clair en moi comme dans de l'eau de roche me dit "t'es pas intéressée" et c'est vrai. L'appart' est charmant mais le proprio a prévu de remplacer les belles fenêtres en bois par de moches fenêtres en pvc, j'ai pas envie de dormir dans le salon, j'ai pas envie que notre cuisine soit humide et malodorante. L'agent nous explique qu'il n'y a pas de charges parce que chaque locataire doit faire le ménage de son palier et de l'escalier qui y mène. Sauf que c'est au premier, qu'il y a une sorte de tapis rouge dans l'escalier, mais tout brun en fait, tout le monde essuie ses gros sabots en montant et j'ai pas envie de nettoyer ça, c'est vraiment très crade, ça se sent que personne ne nettoie jamais jamais. L'autre couple est intéressé. Le propriétaire nous dit qu'il y  a déjà eu deux candidatures présentées mais que les deux ont été refusées par le proprio petit vieux. L'autre couple demande pourquoi. Parce qu'il faut toucher deux ou trois fois le loyer en salaire pour avoir la place. L'autre couple dit que ce n'est pas son cas. L'agent marche à mort à notre plan "du rouge à lèvres et un beau manteau pour faire bonne impression "et nous explique que si nous sommes intéressés, il prend notre candidature avec plaisir. Je luis dis qu'on ne correspond pas au profil. Il nous dit "non mais si vous avez une lettre signée de votre propriétaire actuel qui dit que vous payez bien votre loyer, ça ira aussi !". On dit qu'on va y aller, il nous sert la main en nous regardant dans les yeux en nous disant "à bientôt j'espère".

A suivre... 
Aujourd'hui, on a marché tout l'après-midi, plan à la main, en traçant une ligne par les rues où on passait pour être sûrs de les faire toutes, pour voir si on voyait des annonces. On en a vu deux, on a appelé, il y en a une beaucoup trop chère et une autre pour un appart' qu'on visitera donc lundi, jour où nous visitons aussi l'appart' à côté de chez nous, qui doit avoir une cuisine et une salle de bains immenses car voyez-vous l'annonce dit qu'il fait 63 mètres carrés, dont 15 pour la chambre et 13 pour le salon. On croise les doigts quand même.

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vendredi 18 novembre 2011

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A l'approche de l'hiver, notre appartement est truffé de pièges à mites, à mouches, à souris, toutes ces bêtes qui nous ont envahis un jour. Finalement, les pièges à souris et à mouches n'ont pas servi, elles ont toutes disparu à leur pose. On les laisse au cas où mais on ne les regarde plus, c'est fini la période où je tremblais en rentrant dans la cuisine, de peur de trouver une souricette grise agonisante, ou de peur de ne trouver aucune souris grise morte (et donc toujours en liberté), je ne sais pas. Les mouches, on n'a pas compris d'où elles venaient, on les tuait toutes puis on partait cinq minutes et il y en avait douze nouvelles. Couacman a accroché cet immonde piège puis plus rien. les mites, quant à elles, hibernent l'hiver, on le comprend bien.

Je suis épuisée, je n'ai pas souvenir d'avoir été aussi crevée un jour. C'est physiquement, j'ai mal au pouce, j'ai le genou qui croustille quand je m'accroupis, je cherche un livre pour un client et l est sous mon nez mais je ne le vois pas, même quand ma collègue me dit "làààà !!! il est lààà élisabeth !!!" en le pointant du doigt. Le soir, sitôt un pied dans mon lit, je m'endors... Neuf heures de sommeil ne viennent pas à bout de mes cernes et de mes croustillements d'articulation. Pendant le cours de néerlandais, je baille.

 J'ai fini ma période d'essai de boulot alimentaire, je suis donc officiellement en CDI, et je reçois des tickets repas, auxquels je n'avais pas droit pendant ces six mois de test. Avec les premiers, j'ai invité Couacman au restaurant, on a été chez l'éthiopien, on a mangé avec les doigts et des trucs qui arrachent la gueule, c'était très bien ! A la fin, nous étions ivres et j'avais mal au ventre de trop mangé, ça m'a rappelé Souillac en l'an 2000, où j'ai mangé comme jamais tellement c'était bon, mais que je n'aurais jamais dû parce que j'ai eu un mal de ventre terrible après.

J'ai eu une mauvaise nouvelle pour mon boulot pas alimentaire et du coup j'étais tellement mal que j'ai demandé à Couacman de couper tous mes cheveux parce que j'avais besoin d'un nouveau départ là tout de suite. Alors je suis revenue au acrré plongeant, et puis je suis revenue à un bon moral aussi, parce qu'en fait je suis contente quand même de mes projets, de faire ce que je fais, et puis j'y crois encore, on a la foi quand on s'endort la rage au ventre.

D'ailleurs, j'ai bien taravillé aujourd'hui et je me sens sereine, je sens mes muscles qui se détendent et ça me fait des frissons dans le dos. On écoute les Pink Floyd, et ça m'ennivre. J'aime énormément la chanson "Us and them" qui fait fin du monde. J'aime les coeurs, à un moment, qui me font penser à Fa si la chanter (je sais, c'est pas super vendeur en fait comme référence...).

 On regarde la télé mais presque uniquement pour regarder des débats politiques, sauf l'autre soir où on a regardé Twilight pendant qu'on enregistrait Jurassic Park, et puis l'encore autre soir, on a regardé Confessions intimes et ça nous a endormis. Et puis on regarde Bref et le zapping sur internet, le soir.

On mange du chou vert, du chou rouge, du chou de Bruxelles, du potimarron, du gâteau au thé vert matcha, du chocolat au lait.

On a prévu de tester un régime sans gluten pour voir si ça me rend moins asthmatique (sait-on jamais) mais comme Montreuil et Noël approchent, ça risque de pas être pratique alors on se dit qu'on attendra peut-être janvier. 

On a trouvé le cadeau de 30 ans de Couacman, un samedi après-midi, je ne le lui avais jamais offert puis là, il a flashé sur un bouquin un peu cher alors je le lui ai payé. J'ai demandé un paquet cadeau, et en rentrant chez nous on a fait une tarte aux poireaux, on a mis des bougies dessus, Couacman a fait un voeu et a soufflé ses bougies de 30 ans avec son souffle de 32.

On a déposé des habits au pressing, hier je suis allée les rechercher, ils étaient emballés bien repassés et sentant super bon, dans du papier de boucher rayé rose et blanc. C'était Noël avant l'heure quand on a ouvert ces paquets.

En janvier j'aurai 27 ans.

Cette histoire de déménagement nous a fait parler, parler, parler, Couacman et moi, des heures durant. on s'est demandé si on allait rester à Bruxelles, on se disait "quitte à déménager...". Alors, on a chacun raconté ce qui nous faisiat rêver présentement, dans le détail, ce qu'on voyait pour nous tout de suite, plus tard, comment on sera quand on sera vieux et ratatinés, où on sera, ce qu'on fera, avec qui. On a chacun dit ce en quoi on croyait. C'était très bien... On a établi des stratégies. On restera encore à Bruxelles.

J'ai un neveu nouveau qui est né, mignon, chaud et mou comme un bon bébé qui se respecte. Je suis une tante gaga qui regarde les photos de ses neveux au moins une fois par jour en disant "mwwwoooo".

J'ai trouvé un trèfle à quatre feuilles dans un dictionnaire, au boulot. Je l'ai enfermé dans du scotch, puis rangé dans mon portefeuille à côté de celui que j'avais trouvé par terre au Virgin de Rennes, en attendant mon tour à la caisse. 

 

 

Sur la photo, c'était en revenant de Saint-Dizier, Nancy au mois d'octobre comme Versailles au mois de juillet.

 

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mardi 4 octobre 2011

Du petit beaucoup.

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On va déménager ! Oui oui ! Ca vous en bouche un coin non ? Hé hé...
Alors, LA question à 10 000 dollars : mais OU CA vous allez déménager ???". Et ben à Bruxelles, eh ouais !

Je vous explique tout : hier soir, le propriétaire (qui habite en face de chez nous) est venu sonner et nous a annoncé qu' il avait des soucis financiers et que la seule solution pour lui était de vendre la maison (la notre, pas la sienne. Enfin si, c'est la sienne, mais pas celle où il habite quoi). Il compte la vanter en tant que maison et pas en tant qu'immeuble donc il nous a dit qu'il y avait de fortes chances pour que le futur propriétaire veuille y vivre et non pas la louer (notre quartier est assez prisé) et que donc, nous soyons obligés de déguerpir...
Il nous propose de nous louer un autre appart' pour le même prix (même surface et plus beau, d'après lui, et on fait confiance à ses goûts déco) mais on peut pas encore le visiter...  dans le même quartier donc ça ça nous arrange bien. Au-dessus de chez lui en fait. Ah aaah ! On va y réfléchir... Il pense qu'on devra sûrement partir dès décembre mais il pense que ce sera peut-être mars, en fait on sait pas trop.

On a eu une conversation sur le trottoir, longue et triste. Il avait l'air vraiment soucieux, et déçu de devoir laisser sa maison. Après, j'avais une boule dans la gorge et une autre dans le ventre.
On adore cet appart', on se dit qu'on aura jamais une aussi belle et lumineuse chambre. C'est une chambre de rêve...
Et en même temps, j'ai tellement le goût du déménagement que je suis toute excitée et contente aussi. J'adore ces changements !

A part ça, Couacman a démissionné, j'ai repris les cours de néerlandais et ça a été, j'ai vu Metz et revu Saint-Dizier et Bar le Duc,  Couacman a cuisiné un couscous à tomber par terre et je me sens toute légère ! 

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mercredi 28 septembre 2011

Du petit rien.

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Couacman est revenu ravi de ses vacances. Il m'a fait rêver avec ses photos de mer, de campings verts et déserts, de vélo, de villages.
A son retour, nous avons sorti les habits d'hiver, puis encartonnés les habits d'été, et rangé les cartons au grenier. La robe jaune, c'est fini jusqu'en avril prochain minimum... c'est ma robe préférée. Mon jean m'ayant petit à petit lâchée, j'ai décidé de m'en acheter un autre, que j'ai trouvé comme neuf, seyant, et pas cher dans ma friperie habituelle. Le jean qui est fini, je l'avais acheté à Caen, et je vous l'avais dit ici. C'est drôle. Ce blog aura vu toute la vie de ce jean. Celui-ci sera plus solide je l'espère, car il ne contient pas un gramme de stretch, il est 100% jean.

Notre vie a un petit peu changé de rythme ces dernières semaines, et j'ai compris ce matin que c'était peut-être ça qui me déprimait un peu, quelque fois. En plus, depuis juillet, nous n'avons presque pas passé de week-end chez nous et mine de rien, ça fatigue ! On a vu du pays !

J'ai fini de lire Le bizarre incident du chien pendant la nuit, de Mark Haddon, et j'ai vachement aimé, j'étais triste de le finir ! 

Je reprends lundi soir les cours de néerlandais et je dois dire que j'ai un peu la flemme... Ce n'est pas le cours qui m'ennuie, c'est le fait que ça me prenne huit heures par semaine. En même temps, depuis que Couacman est revenu de ses vacances au Pays-Bas, on recommence à se dire qu'on ira peut-être y vivre un jour alors c'est utile de savoir parler néerlandais.

Au boulot (alimentaire le boulot (je l'écris pour être sûre de ne pas oublier)), je vois défiler des tonnes de collégiens un peu illettrés, ou bien alors ils sont tous dyslexiques, ils me donnent des petits bouts de papier avec dessus des titres de romans demandés par leur prof de français et franchement, c'est bien rare que le titre soit juste et veuille dire quelque chose... c'est hallucinant. La plupart du temps, en plus, ils n'ont aucune idée du nom de l'auteur. J'en ai eu un qui est venu avec écrit sur son papier "Marie Aude Murail". je lui dis "Oui, et quel titre ?". "Ben ce qu'il y a écrit madame, Marie Aude Murail !". Y en a qui écoutent trop quand le prof parle, ça se sent !
J'ai aussi le cas des élèves qui me demandent un livre qui s'appelle "doeboek" (ça veut dire "cahier d'exercices" en néerlandais, et ça accompagne toujours un manuel). "Oui, le doeboek qui accompagne quel livre ?" "Ben, du livre doeboek". Ok ok... Je dois dire que je les trouve mignons tous ces petits adolescents... Je les aime bien.

C'est un peu dur le matin en ce moment. Il fait pas chaud, au réveil. J'en ai marre du pommeau de douche qui éclabousse le sol et le mur mais pas celui qui se les gèle (les pieds, Couacmama) à poil dans la douche. On avait prévu de le détartrer mais en fait on l'a jamais fait.

Nous avons prévu de nous payer un couteau à pain et une cafetière italienne, qui iront à emmaüs quand nous serons morts, mais à ce moment-là peut-être qu'on tranchera le pain au laser. Avant, on faisait trancher le pain par le boulanger et puis en fait, cet été, quand notre boulanger s'est barré en vacances, on a fait nous-même notre pain et du coup ben il était pas tranché, et c'est là que nous nous sommes rendu compte que les grosses tranches, c'était hyper agréable, bien que pas économique . Alors nous avons changé nos habitudes ("chic !" se dit le boulanger revenu de vacances à qui on achète deux fois plus de pain qu'avant...). En plus, comme ça, la confiture de rhubarbe ne coule plus sur la table, il y a trop d'épaisseur à traverser.

Je n'arrive pas à dessiner si je ne lance pas au préalable une machine à laver.

On a acheté notre premier potimarron de la saison mais en fait il était moyennement mûr.

En ce moment, je me trouve moche. C'est quand j' ai des cernes, et puis que je n'arrive plus à me coiffer, et que tous mes tee-shirts que j'aime bien sont au sale et que je suis obligée d'en mettre des que j'aime moins que je mets normalement sous les autres quand il fait vraiment trop froid l'hiver.

Je me suis acheté un jean neuf parce que la semaine dernière, n'ayant plus de jean à mettre (celui que j'avais étant fini), j'ai été deux jours de suite obligée de me mettre en jupe alors que je n'en avais pas du tout envie. C'était ho-rrible. Jamais collants n'ont autant descendu, jupe remonté, tee-shirt aussi, l'angoisse totale. J'ai passé mon temps à me rhabiller dans la réserve en espérant qu'il n'y ait pas de caméra. Je me suis sentie trop mal. 

Je commence à me lasser du chemin que j'emprunte pour aller travailler, il va falloir que je trouve une alternative. Jusque-là, je passais par la place Sainte-Catherine, la place du vieux marché au grain, la rue Saint-Christophe puis celle des riches-claires et là, j'avais le choix entre le boulevard Anspach et la rue de la demie lune (ou un truc du genre). C'est au milieu de la rue Saint-Christophe que ça commence à ne plus me plaire. C'est les odeurs de kebab refroidi soufflées par une bouche d'aération de restaurant, à 9h45 du matin, que je me prends dans la face, c'est les odeurs de pipi de la rue de la demie lune (qui ne s'appelle peut-être pas comme ça), l'agitation du boulevard Anspach. Sinon, j'aime bien place Sainte-Catherine les restaurateurs qui nettoient leur terrasse au jet d'eau, les camions de livraison, le chat du De Markten qui ne se laisse pas caresser, la vitrine du magasin de fringues pour femmes enceintes, la vitrine de ma friperie fétiche, la vitrine d'un petit magasin qui vend des petits bijoux en pierre mignons.

Au Soleil, où je mange tous les mercredis midis, je ne passe même plus commande. Je m'assieds et trois minutes plus tard, le serveur m'apporte un bol de soupe et un verre de sirop de framboise à l'eau plate. Et il ne me fait pas payer le sirop, ce qui me fait économiser vingt centimes. Alors après manger, je débarrasse mes trucs et je le remercie sincèrement. En général, au bout de trente minutes, j'ai fini de manger et ensuite, je perds mes yeux dans le vide et en fait, je crois que c'est ma façon de faire une sieste. Pendant vingt minutes. Je ne cligne plus des paupières, je suis hypnotisée. Ensuite, il est déjà l'heure de payer/débarrasser, puis de faire pipi et d'y retourner.

Et le mercredi soir, après le seul jour de la semaine où je travaille de 10h00 à 17h30 (chez le bouquiniste, parce que sinon je travaille chez moi mais ça compte pas), j'ai l'impression d'être en week-end.

Bon week-end !


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mercredi 14 septembre 2011

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Ma vie de célibataire, c'est faire les courses en faisant la tronche parce que je détèste ça, surtout toute seule. Mais c'est les faire en plein aprèm', et donc loin de toute foule en délire ! Et l'après-midi, chez Delhaize, on écoute Etienne Daho... C'est aussi coudre. C'est dîner avec une copine, aller au ciné avec une copine (La guerre est déclarée : j'ai vachement aimé ! L'acteur est le sosie du beau-frère de Couacman, aussi bien physiquement que vocalement), cuisiner (quiche, aubergines au four, salade de patates au thon, compote pomme/poire, tarte à la tomate).

Demain je pars à paris, je suis super contente !

J'ai l'impression d'avoir oublié tout mon néerlandais pendant les vacances... la rentrée n'est que le 2 octobre, d'ici-là j'ai le temps d'oublier encore plein de trucs !

Le jour, je vends des livres scolaires. Et la nuit, je rêve que je vends des livres scolaires. Cette nuit, j'avais commandé le manuel "tandem 3" en trente exemplaires à l'éditeur par inadvertance, et j'avais trop peur de me faire engueuler par mon employeur. Heureusement, ce n'était qu'un rêve.

Sans collants j'ai froid, avec collants j'ai trop chaud.

L'autre jour, j'ai entendu à la radio qu'il avait fait un temps tellement bizarre cet été que la cueillette des poires avait été avancée de deux semaines (à peu près, je ne me souviens plus exactement) par rapport aux autres années. Du coup, je me suis dit "chic, les poires sont à point". J'en ai acheté : elles sont dures comme du bois...

Aujourd'hui j'ai gardé ma coiffure de douche toute la journée ! 

J'ai écrit 40 fois "15,65€" au stylo vert.

J'ai mangé une soupe au Soleil, comme tous les mercredis midis.

Ce soir je vais finir la tarte à la tomate (et sa pâte sablée maison ! ouais !) et continuer Le bizarre incident du chien pendant la nuit (de Mark Haddon) qui me plait beaucoup !

L'autre soir, j'étais censée travailler et finalement, j'ai contemplé mon salon dans la pénombre en écoutant Andrew Bird, pendant une heure ! La lumière me rappelait quand on fait du cinéma dans le salon, chez mes parents. La chanson que j'ai mise en lien est ma préférée d'Andrew Bird. Elle me file des frissons, je me sens minuscule quand je l'écoute (à fond les ballons).

Andrew Bird, ça me rappelle Rennes, la deuxième année de deug d'arts-plastiques, le printemps, ma robe Sessun avec une poche devant, mon déodorant à l'abricot, mon lait corporel au mimosa, l'impression d'être tellement heureuse que je le ressentais même physiquement, ça me chauffait les veines, me prenait à la gorge comme un éclat de rire qu'on retient (je le re-ressens en écoutant Andrew Bird).

C'est ma mère qui m'a fait découvrir Andrew Bird, un soir, dans ma chambre d'Epron, assises sur mon lit. C'est ma soeur qui m'a emmenée à son concert, un soir, à Paris.

Je me demande à quel moment sortir les habits d'hiver.

Ma plante verte, c'est Georgia. J'ai donné un morceau d'elle à mon propriétaire qui l'a appelé Georgina, et un morceau d'elle à ma copine Sophie qui l'a appelé Mémé Georgette, parce que la plante, c'est Couacmama qui l'a récupérée chez ma Mémé, au départ.

Des fois, avec Couacman, même si on croit pas en Dieu, et bien on se dit que les biens intentionnés seront invités au grand barbecue du paradis. Quand on voit des gens faire des trucs pas cool, on se dit "lui, il ne sera pas invité au barbec' !".

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dimanche 11 septembre 2011

en avant les gars !

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C'est dix petits jours sans Couacman qui ont commencé. Au départ, je me disais "bon, ma fille, des dix petits jours sans Couacman, t'en as fait des centaines avant de le rencontrer, garde ton calme !". J'essayais de me souvenir de ce qui occupait mes week-ends de célibataire. Je me suis souvenue avoir énormément lu assise sur mon lit, espionné les voisins d'en face à l'aide du zoom de mon appareil-photo (j'avais pas de jumelles et ça  avait l'air vachement bien chez eux), je me suis souvenu avoir bu beaucoup de cafés et mangé beaucoup de cookies, et aussi avoir travaillé, avoir fait les courses. Avoir trainassé au virgin.
J'étais émue vendredi matin en partant au boulot, je me disais "ma fille, dix jours, ça passe en un clin d'oeil". Au collège, j'avais calculé que onze jours pouvaient paraitre longs, mais dix, c'était la limite, ça passait hyper vite. A chaque fois que j'essaye, ça marche. Dix jours, ça file comme l'éclair.
Bon, le boulot étant supra chargé en ce moment de période de rentrée, je me suis vite retrouvée à rentrer chez moi. Je suis passée à la banque et le banquier que j'ai rencontré, qui n'est même pas le mien, a choisi de me faire une fleur et de me filer tout de suite mon duplicata d'extraits de compte sans passer par les services postaux. J'étais hyper contente. En rentrant, je m'arrête à la boulangerie, je commence à discuter conservation du pain avec le boulanger en personne et v'là ty pas qu'i m'dit "allez, je vous offre un financier !". Comme j'avais les bras chargés de courses, il m'a invitée à les poser sur le comptoir et à manger mon financier sur place, ce que j'ai fait et franchement et bien j'étais heureuse.
La soirée n'a pas été très constructive sauf que j'ai fabriqué une quiche lorraine avec du lait et du fromage pré râpé de chez le paki du coin, en écoutant très fort The Smiths, qui me fichent la pêche. J'avais limite un petit fond de cafard...

Et puis, et puis ce matin, je me suis réveillée à l'heure où sonne d'habitude mon réveil (trois minutes avant , en fait).  C'était tôt, donc, et j'ai regretté de ne pas arriver à faire facilement de grasse mat'. Le fond de cafard était toujours un peu là sauf que c'était sans compter sur le soleil qui avait décidé de cesser de radiner, pour changer. Et puis j'ai enfourché mes jambes et j'ai filé dare-dare à la bibliothèque qui était parfaitement vide, il y avait juste un petit vieux qui lisait le journal à côté des bandes dessinées. J'ai emprunté toutes sortes de livres, des oeuvres de Marie-Aude Murail en passant par des albums de Lucky Luke et Tom Carbone, et puis aussi Le bizarre incident du chien pendant la nuit. Il faisait une chaleur pas possible. Sur le retour, les rues étaient vides (je ne sors jamais le samedi matin donc j'étais pas au courant) et je suis passée chez brico acheter une ampoule pour ma lampe de chevet et j'en ai pris une pas économique en énergie.
Ensuite, j'ai mangé un bout de quiche puis j'ai fait une sieste de vingt minutes (réveil en poche) avant de lire le Lucky Luke emprunté le matin au fond de ma couette, il était nul pour un Lucky Luke mais je lui pardonne. Et puis j'ai rangé le salon, j'ai gagné du terrain sur le bazar et ça fait toujours plaisir. Puis je suis sortie boire un truc avec une copine et sur la route j'ai croisé Félix le chat, un bisounours, et une tortue Ninja. On a bu des machins parfumés dans un environnement verdoyant.

Demain, je vais au ciné avec une autre copine. Et puis en plus, Couacman m'envoie des sms pour me dire qu'il mange du maquereau fumé, et qu'il s'est acheté un vélo, et ça me rend heureuse. Alors en fait ça va... 

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mardi 30 août 2011

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Aujourd'hui, au boulot, j'ai mis un prix dans un dictionnaire des onomatopées. je me suis dit "ça alors, un dico des onomatopées, c'est génial !". Je l'ouvre à une page au pif et là, c'était la page de "couac" ! Je ne savais même pas que c'était une onomatopée... Je savais que c'était quelque chose qui se mange, genre tapioca, parce qu'il y a mille personnes qui arrivent sur ce blog en cherchant des recettes. mais alors une onomatopée ! Et en plus, elle désigne le cri du corbeau et ce qui est amusant, c'est que si je me souviens bien, mon nom de famille viendrait aussi des cris de corbeaux que vociféraient mes ancêtres les vikings en dévastant les villages...

J'ai froid, brr, j'ai ressorti un gros gilet et j'ai fermé le grand vélux de la chambre qui est resté ouvert tout l'été. je ne crois plus à un éventuel retour de l'été, là, ça y est, ce sont les odeurs qui le disent, c'est l'automne. Ou plutôt l'hiver puisque c'est l'automne depuis le 1er juillet et qu'avant ça c'était l'été en avril.

 Ce week-end, j'avais bien le cafard, j'ai entrepris un tri. J'ai jeté un tas de paperasses, pages découpées dans des journaux que je n'avais plus envie de voir. Deux sacs pleins. Je déménage depuis 2005 des formulaires d'inscription dans des écoles de stylisme (à l'époque, je voulais devenir modiste)... J'en ai profité pour ranger dans un beau classeur de l'Armée du Salut mes fiches de paye, qui jusque-là se contentaient d'être en vrac dans un grand sac en papier... C'est le fait de remplir des fiches d'impôts, ça m'a guérie de ce je-m'en-foutisme du papier important mal rangé...

J'hésite à arrêter la frange...

Couacman n'arrête pas de me battre au Scrabble, ça commence à m'énerver. 

Je ne vous ai pas encore dit mais on a la télévision dans notre maison... Oui oui, vous lisez bien... On avait déjà l'appareil depuis longtemps (toujours en fait) mais on n'avait jamais postulé pour avoir les chaînes qui allaient dedans.  La bonne nouvelle c'est que pour l'instant on ne l'a presque pas regardée, genre quatre fois en 6 semaines quoi. Je trouve que la télévision n'apporte pas grand chose (voire rien !) à la radio, dans pas mal de cas : les infos : est-ce-que j'ai besoin de voir des gens baignant dans leur sang pour comprendre qu'il y a la guerre dans les pays arabes ? Avec la présentatrice qui précise d'un ton grave "attention, certaines images peuvent choquer les plus jeunes". Je trouve ça horrible. Pareil pour les émissions de divertissement où les présentateurs gueulent à la place de parler, et où les "chroniqueurs" ont tellement de "bons" mots à placer qu'ils ne laissent pas les invités exprimer leurs idées... Et une fois de plus, je ne vois pas ce que l'image m'apporte par rapport à si j'avais juste le son. Mais bon.

 Il y a un merle qui se plait pas mal sur notre terrasse. L'autre fois, il avait un ver dans le bec, et je voyais le ver se tortiller comme un malheureux ! 

Il n'y a pas très longtemps, nous avons loué le DVD de Récréations, de Claire Simon.  C'est un film documentaire, qui montre l'activité de différents groupes d'enfants pendant la récréation de l'école maternelle. C'est un film absolument passionnant, magnifique, effrayant par moments. Claire Simon a réussi à se faire oublier et à filmer ce qui se passait pour de vrai. Il y a un extrait visible dans la suite du lien qui est là juste au-dessus et honnêtement je vous conseille d'aller voir ! "A ton âge !" dit sur le ton d'Adela est devenu une réplique culte, chez nous. Nous n'hésitons pas à nous le dire pour un oui ou pour un non.

Je vais aller lire au lit, je lis "Comment je suis devenu stupide" de Martin Page. Bonne nuit ! 

Sur la photo, c'est Braine l'Alleud ! 

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