lundi 10 juin 2013

retour de vacances

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Machine à 30°C du 10 juin 2013.

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samedi 25 mai 2013

merci tout le monde !

Avec J., nous nous sommes acheté, jeudi, des bottes au rayon chasse d'un supermarché du sport. Les bottes de bateau, c'était plus beau mais c'était pas adapté à la marche dans la bouillasse. On va aller marcher dans la bouillasse ! On a copié ma grande grande soeur et son compagnon, on a pris un gîte avec cheminée. Il y a aussi une terrasse avec vue splendide, dont on espère profiter aussi, quand même...

Hier, on a revu notre bébé ! Il est tout fin, tout bien fini, tout petit. Il mesure dix centimètres du haut du crâne aux fesses. Il a le menton très bien dessiné, les jambes et les bras repliés comme tous les foetus du monde. Les pieds et les mains comme les notres mais en miniature. Il avait le hoquet, il paraît que c'est très bien. Quand le médecin a allumé l'appareil pour échographier, le bébé avait sa main pile face à nous et la bougeait de gauche à droite, même le gynéco a dit "mmwwwoooo".

J'apprends en direct pendant que j'écris ce post la naissance d'un autre enfant, ce matin-même, pour agrandir la joyeuse troupe !

Je vais lire La Peste, certains m'ont dit "quelle horreur !" et d'autres "fantastique !".

Pour l'instant, dans cette grossesse, j'ai l'impression (en discutant avec mes copines et en lisant la "bible" de Laurence Pernoud) que certains trucs ne se passent pas de la même manière en Belgique et en France : par exemple, en Belgique, pas la peine de s'inscrire à la maternité, on accouche d'office là où bosse son gynéco. Aussi, aux rendez-vous mensuels, on ne m'a jamais fait aucun examen gynécologique de base (genre toucher vaginal ou trucs de ce type). Mon gynéco se contente de me peser, de me demander si je vais bien, et de m'échographier le bide. Il a un stylo à motifs spermatozoïdes, il nous a dit qu'il le laissait toujours dans son cabinet quand J. lui a dit "on ne peut pas le sortir en toutes circonstances !".

On ne compte pas déménager (pas dans l'immédiat en tout cas, même si notre but n'est pas de rester à vie dans cet appart'), on ne compte pas changer de boulots pour devenir soudainement riches, on ne compte pas faire un emprunt pour lui payer une PS3 pour ses 11 ans, on ne compte pas investir dans du matériel de bébé incroyable (un lit, un porte-bébé, des couches lavables et pour le reste on verra bien si ça nous manque vraiment). Par contre, on compte bien l'emmener en vadrouille, lui faire goûter le basilic thaï et pas thaï, construire des châteaux de sable avec lui, je compte bien ne pas lui refiler ma peur des faucheux (et donc peut-être surmonter la mienne et lui dire "oh le gentil faucheux avec ses longues paaaattes !!!") et je compte bien lui mettre des salopettes pour qu'aucun courant d'air ne vienne lui chatouiller le ventre.

J'espère que vous allez bien et je vous souhaite un bon week-end !

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mardi 21 mai 2013

Un jour, j'ai rencontré l'adorable Lobster. Elle a pris un thé, j'ai choisi un chocolat chaud. Au bout de trois gorgées, j'ai senti que ça ne passait pas, je n'ai rien pu avaler de plus, j'ai laissé mon chocolat refroidir comme ça, bêtement, dans sa grande tasse. C'était la première fois qu'une chose pareille m'arrivait.

Et puis après, je me suis mise à être à la fois affamée, et à la fois dégoûtée par tout ce qui se mange. Mon cerveau acceptait les chocos que je mangeais donc en grande quantité, mais mon oesophage n'était pas du même avis et me brûlait. Et puis j'avais envie de haricots verts, de patates à l'eau et de poissons pânés. Mais ça passait moyennement aussi.

Il y a des jours ou des moments de la journée où ça se voit vachement et d'autres où rien, et là je suis un peu frustrée.

Il a la même arrête dorsale qu'une sardine en boîte.

Vendredi, en partant pour la Bourgogne en voiture, la route était assez mauvaise et à chaque soubresaut du véhicule, ça tapait à tout va, là-dedans.

Ca fait comme des bulles de salive qui éclatent sur les lèvres, et comme quand Homer Simpson rôte : l'onde répercutée sur sa lèvre supérieure : c'est ça, pareil mais dans mon bas-ventre. Hyper agréable !

Il a déjà des coudes.

Il remue énormément ses jambes pendant les échographies, ce qui me fait complètement fondre.

Dimanche matin, au vide-grenier, on a acheté pour trois francs six sous quelques petits vêtements : des bodys taille un mois à manches longues et taille six mois sans manches, un gilet rayé rose et rouge.

J'ai dit à J. : "Si c'est un garçon, je m'en fiche de lui mettre du rose". Et il m'a dit "Ouais, moi aussi". Alors j'ai dit "Le truc chiant, c'est que tout le monde va nous dire "OOoh la jolie petite fille"". Et il m'a dit "On leur dira aux gens que rose c'est couleur couilles". Et on a ri bêtement.

Il va falloir qu'on range notre chambre, on va accrocher le mobile Calder que j'avais acheté au Habitat de Rennes au-dessus de son lit.

Au concert de Lescop, j'ai stressé comme une folle quand j'ai senti mon intérieur vibrer follement à cause des basses, j'ai eu peur que ça lui secoue le cerveau.

Il a déjà cinq cousins et plein de futurs amis.

Il est prévu qu'il naisse le jour de ma fête.

Depuis que je suis enceinte, j'ai découvert le sentiment de satiété qui m'était parfaitement inconnu avant. Je mange, je mange et tout à coup, j'ai plus faim et je ne peux rien avaler de plus. Du coup, j'ai maigri.

J'ai des envies de salade verte, de concombre, et de glaces en cornet.

Je ne mange presque plus du tout de chocolat.

J'ai trouvé les deux premiers mois hyper éprouvants moralement. Je me sentais complètement paumée, tout était devenu étranger. Mais ça va mieux...

Il est déjà inscrit sur liste d'attente à la crèche, depuis un mois même. J. était ému de donner son nom à la dame qui lui demandait quel serait le nom de famille de l'enfant.

Tout le monde me dit "ah, formidable, il sera scorpion !" quand j'annonce qu'il devrait arriver mi-novembre.

Je n'ai pas vomi une seule fois mais j'ai eu quelques vertiges, comme quand on se couche après avoir trop bu, je sentais mon lit tourner comme un radeau à la dérive.

Je n'arrête pas de sursauter.

J'espère qu'il va bien.

On est super heureux.

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mercredi 15 mai 2013

Bonjour mes petits loukoums, vous allez bien ?

Je vous écris depuis un nouvel ordinateur ronronnant et qui pour l'instant cohabite pacifiquement avec le petit vieux qui ne crache pas trop en le voyant.

Depuis trois semaines, je travaille dans une roulotte installée au milieu d'un chantier de garage automobile qui se transforme en restaurant. Le matin, job alimentaire, le midi, boustifaille vite fait avec J., et l'aprem', hop ! Tram 94 et peinture à tout va. La caravane va devenir un coin de lecture de contes. Au début j'étais hyper impressionnée de devoir passer du temps sur un chantier bruyant, poussiéreux, avec des types en bleu de travail qui fument des clopes en commentant ce que je dessine "ça ressemble vachement à Kitty Crowther !" euh, merci mais vous êtes sûr ?. Et maintenant je me rends compte que ça va me manquer, la semaine prochaine, de ne plus devoir y aller... Je dois finir demain. Je suis exténuée mais heureuse.

Ne me demandez pas comment s'est passé le fameux repas où tout le monde était invité : il n'a pas eu lieu ! En fait je crois qu'un jeudi soir c'était pas très pratique, et puis comme on partait le week-end juste après à Paris pour rencontrer ma toute nouvelle filleule chevelue (comme mon filleul - je suis abonnée aux enfants capillairement fournis), on n'a même pas eu le courage de préparer tout ça pour nous. Bref, le repas va être reporté, je vous dirais quand au cas où vous n'auriez rien de prévu ce soir-là !

Aujourd'hui au boulot, un gosse m'a demandé "Le petit prince de Florange" au lieu du "petit peintre de Florence".

Hier j'ai préparé mon premier poulet rôti. J'ai dû beaucoup prendre sur moi pour le toucher, cet animal mort et froid, mou, avec les pattes et les ailes ficelées, ça m'a foutu les larmes aux yeux de le voir comme ça et j'ai vraiment dû me raisonner pour me décider à le prendre en main.
Mais à la sortie du four il était doré à souhait, avec les petites patates qui vont bien, et là je n'ai pas eu de mal à manger mon bout de blanc (ne me parlez pas d'une cuisse, un os dans mon assiette c'est hors de question !).

On est allés au concert de Benjamin Biolay, J. et moi. Il m'avait offert les places pour mon anniv'. C'était vraiment un moment fort... Et moi qui ne me croyais pas si fan de Vanessa Paradis, quand elle a débarqué sur scène pour le rappel, par surprise (je crois que tout le monde hurlait dans la salle, c'était l'émeute, jamais entendu autant de boucan dans un concert), j'étais soufflée. Quel charisme, et même, quelle voix ! Même J., carrément pas fan pour sa part, ça l'a fait changer d'avis. Le lendemain, j'étais ahurie, j'en revenais pas d'avoir vu Vanessa Paradis en vrai. Ca m'a rappelé l'enfance, l'Intermarché de Chanteloup-les-Vignes, la pharmacie toute neuve d'en face de l'Intermarché, très verte dans mon souvenir, avec des montants de fenêtres verts, des plantes vertes, et une odeur exquise (un des meilleurs endroits où il m'ait été donné de mettre les pieds dans ma vie), et puis ma soeur, son sweat blanc-bleu rose saumon, et ses cassettes de Madonna. Bref, le lendemain, j'étais nostalgique.

On a vu Lescop en concert, J. et moi, c'était son cadeau pour moi de Noël. Quel drôle de type ! Très animal. Super sympathique. C'était un vrai moment de joie partagée. Et puis en première partie, un mec qui faisait de l'électro, qui à un moment nous dit "je m'appelle Truc-Chouette et je viens de Caen en France", et qui à la fin est revenu sur scène aider les ingénieurs du son à démonter son matos, et qui m'a lancé un sourire franc en me disant "bonsoir !" (on était au premier rang contre la scène), ce qui fait que tout le reste de la soirée je me suis dit "mais je le connaissais ? Il était pas dans ma classe au lycée, il ne me disait rien ?!?".

Comme chez vous, il fait un temps pourri ici. Je mets encore une écharpe et un gros pull et même des chaussettes dans mes Bensimon, comble de l'horreur. J., lui, exprime sa détresse face à la pluie ambiante en frisant du cheveu, il a l'air tout permanenté. Moi rien, je peste juste contre les pavés fourbes qui me font gicler de la bouillasse dans le jean, à part ça aucun signe extérieur de réaction face à l'adversité météorologique.

Je vais me créer un site internet, ça y est, je suis toute bien renseignée, maintenant il faut juste que je me lance !

Mon patron de job de roulotte, lorsqu'il m'a embauchée, m'a dit qu'il fallait qu'il me prévienne qu'il ne me donnerait jamais son avis sur ce que j'étais en train de faire, même si je le sollicitais. Tous les soirs, avant que je parte, il venait regarder et ne pipait mot, il regardait sans rien dire, le visage relativement vide d'expression. L'angoisse ! J'ai bien essayé de lui extorquer un petit avis mais non, il était concentré sur son mutisme. Bon, ok, je me dis et répète que je fais quelque chose qui me plaît à moi, que c'est bien là le principal, "mais si mais si ma fille" me disais-je, même si parfois, les jours où je ne savais pas trop où j'en étais et bien ce n'était pas facile... Et puis un jour, je me dis que c'est l'heure de partir, je m'en vais rincer mes pinceaux, et quand je reviens, j'entends qu'il est dans la caravane avec l'homme à tout faire, et je l'entends dire "c'est magnifique hein ?". Grande joie !

Ce qui fait que je me sens super heureuse, en plus ce week-end on va manger des saucisses grillées.

Je vous embrasse tous, même les pas rasés qui piquent de la joue ! Bonne nuit !

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mercredi 3 avril 2013

J'ai laissé l'ordinateur faire sa mise à jour anti-virus comme bon lui semblait si bien qu'il est frais et dispo pour écrire un billet avec moi. C'était comme sa douche du soir, toute la poussière de sa journée est partie dans le tuyau d'évacuation de l'eau, il a mis son pyjama, sa robe de chambre et ses chaussons et il attend sa soupe avant d'aller se coucher. Bref, il se sent bien et il est de bonne composition pour se laisser manipuler les touches et l'internet.

Aujourd'hui, j'ai mangé un sandwich en marchant dans la rue, et j'ai eu un haut le coeur en voyant traîner par terre devant le commissariat de police, une aile de pigeon, sans le reste du corps. L'aile était dépliée. Son pointu était propre et rangé, les plumes bien alignées, comme neuves. La partie raccrochant normalement l'aile au buste de la bête était parfaitement rongée, comme quand on arrache les restes de la cuisse de poulet directement sur l'os, c'est rongé, parfaitement nettoyé. Et c'était ensanglanté. Dix minutes plus tard, près de la cathédrale, je croise une pie, entière et même carrément vivante (la veinarde), en train de manger un truc qui traine par terre. Je m'approche pour regarder ce qu'elle a trouvé là, et avant de partir en piétant, je la vois arracher un morceau du bout de son bec - et c'était une crotte en relief d'un autre oiseau.

L'autre matin, vous n'allez peut-être pas me croire, mais j'ai croisé dans la rue une dame tout à fait chic genre femme d'affaires, qui se BROSSAIT LES DENTS en marchant dans la rue, malgré son manteau, son écharpe et tout et tout. Elle se les lavait avec une vraie brosse à dents et tout et tout. J'en revenais tellement pas que j'ai été obligée de téléphoner à J. pour le lui dire.
J'ai aussi vu un homme d'un certain âge sortir d'un immeuble, traverser la rue, puis s'arrêter sur le trottoir d'en face, se retourner, lever le nez et faire coucou à une fenêtre à rideaux en dentelle derrière lesquels une femme se tenait.

J'ai un collègue, 29 ans, qui est mort d'une crise cardiaque. En fait, il avait démissionné depuis septembre mais venait régulièrement nous rendre visite. Il était venu quatre jours avant et comme à son habitude m'avait dit :"Tiens, Elisabeth ! Comment vas-tu ?". Il portait son manteau fermé à deux rangs de boutons et son sac en bandoulière habituels. Et quatre jours plus tard c'était fini. Ni lui ni nous n'aurions soupçonné ça quatre jours avant et c'est une vraie catastrophe de penser que la vie s'arrête comme ça.
Un jour, on avait communiqué à propos de travail par petits mots interposés. Il s'était appliqué à découper une très belle image dans un livre qu'il avait trouvé dans la poubelle et avait écrit son mot au dos. Je l'avais accroché dans la réserve de dictionnaires. Aujourd'hui je crois que je vais dépunaiser cette image et l'emporter chez moi.
Un jour, il m'avait raconté une histoire qui lui était arrivée, que voici : il était en voyage en Asie (je ne me souviens plus du pays exact...) et il avait décidé d'aller visiter un temple. Il avait choisi d'y aller à pieds depuis son lieu de résidence, bien que ça fasse une trotte. Voyage aller, ok, visite dusite, ok. Et puis le retour, il marche au bord d'une route où roulent des voitures, une route droite, il fait très très chaud, c'est long et fatiguant, il en a plein les pattes. Et tout à coup, une pluie diluvienne, le truc qui vous trempe comme une douche en une seconde. Sur ce, une voiture très belle, très riche, s'arrête au bord de la route, la vitre s'ouvre, un bras sort et lui tend un parapluie, la vitre se referme et la voiture repart aussitôt.

Cette nuit, j'ai rêvé que je loupais mon bus plusieurs fois de suite. Il passait toutes les trente minutes mais à chaque fois, j'avais un moment d'inattention au moment où il passait.

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vendredi 29 mars 2013

une invitation

Jeudi 4 avril, à partir de 19h00, nous mangerons nos deux recettes piochées au pif de la semaine. Il y aura des sardines à la Catalane (recette trouvée sur internet il y a de ça plusieurs années, imprimée, et rangée dans le classeur MacDouglas avec un husky dessus) et en dessert des dômes pralinés (recette de Orathay Souksisavanh et Vania Nikolcic dans Mini Pâtisseries Maison, éditions Marabout).
Avez-vous envie de goûter tout ça avec nous ? Si oui, qui que vous soyez, vous êtes bienvenu, il y a six places libres à notre table et nous vous demanderons une aimable participation de quatre euros. Enfants, vieillards, économistes, chômeurs, sportifs, critiques culinaires, aveugles, manchots, saltimbanques, bavards, timides, connus de nous ou non... n'hésitez pas. Seuls les animaux (sauf épilés) seront enfermés sur le palier (je suis allergique).
Pour vous inscrire, tapotez sur votre minitel au 3615 code couac couac et laissez un commentaire avec votre e-mail sous ce billet.

Attention, comme nous n'avons jamais testé ces recettes elles peuvent tout à fait être dégueulasses.

ps : nous habitons à Bruxelles.
Fin des inscriptions mercredi midi.

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à la suite de janvier et février

Je tente un message depuis un ordinateur que j'avais trouvé sous le sapin de Noël il y a presque dix ans, en voyant le paquet j'étais convaincue que c'était un gaufrier, j'avais répété pendant tout le repas "non mais un gaufrier, c'est super, j'adore les gaufres, mais vous voulez ma mort, je vais grossir comme pas permis - mais c'est gentil hein, ça me touche, mais quand même !". J'avais ouvert un autre cadeau avant, un pot de trois kilos de pâte à tartriner à la noisette et aux huiles hydrogénées offert par mon frère, du coup j'étais encore plus convaincue que c'était un gaufrier qui m'attendait dans l'autre paquet. Et puis en fait c'était ce petit ordinateur portable, avec son clavier si agréable. C'est avec lui que j'ai monté ce blog un soir de 2006, depuis mon lit havrais, après avoir passé un coup de fil à J. (à l'époque on n'habitait pas ensemble) pour lui demander ce qu'il pensait de "couic" comme nom (je n'avais pas d'idée mais je voulais créer un blog tout de suite maintenant donc pas le temps de réfléchir 107 ans) et il m'avait dit "mwof, j'aime mieux "couac"" (ça fait un peu canard) et voilà.

On a été cambriolés et lui, à cause de ses cheveux gris et de son haleine moisie, il n'a pas été volé, il est lent, leeennnnt, mais il est là et il nous sert bien... Quand sa base virale vps se met à jour, il réfléchit pendant vingt bonnes minutes et pendant ce temps il ne répond plus de rien. je lui caresse le dos pour l'encourager à tenir le coup.

Je me sens triste, triste, vraiment super triste. J'ai le coeur infiniment gros et mon cerveau turbine autant que le moteur de mon ordinateur. En fait je ne suis pas sûre d'avoir été déjà aussi triste mais c'est peut-être ce qu'on se dit à chaque fois qu'on est triste. je trouve en ce moment la vie bien triste (et bien sûr, le temps qu'il fait ne m'aide pas du tout, j'ai un côté plante verte), décevante et déconcertante. J'ai juste envie de vacances.

J'ai entrepris d'apprendre de la poésie, je me suis dit que ça pouvait servir. je commence par L'Albatros de Baudelaire, dont je ne connais pour l'instant que le début mais bientôt je vais apprendre la suite.

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jeudi 14 mars 2013

recette salée de la semaine - canard à l'orange

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C'était exquis. Comment vous dire le léger goût orangé du canard un peu grillé sur les bords, l'amertume des carottes mêlée au sucré des oranges un peu confites, les patates parfumées, la sauce suave ?


Une recette de Trish Deseine dans Les 118 recettes françaises, éditions Marabout.

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la lueur

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Machine à 30°C du 13 mars 2013.

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dimanche 10 mars 2013

coucher de soleil

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Machine à 60°C du 10 mars 2013.

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