vendredi 24 avril 2020

confinement trépidant

J. est bien rentré, il est maintenant en vacances, c'est vachement reposant, il doit juste s'occuper du Jojo (occuper le Jojo) (hum hum) ! Et moi, j'ai pu me mettre... au boulot !!! Youhou ! Ça m'a mise en joie, et ça m'a mise en joie que ça me mette en joie. Voilà, donc aujourd'hui j'ai appris à dessiner un cheval, trop bien !

Aujourd'hui aussi, un petit embryon de levain est apparu chez nous, nous le regarderons pousser (on espère !) avec émotion. Quand on pense qu'un jour il sera grand et fera sa vie dans une brioche, on croit rêver...

En parlant de petites pousses, ça se confirme, le petit bébé qui est dans mon ventre surkiffe la chanson Le monde s'est dédoublé, de Clara Ysé. C'était en l'écoutant que j'avais senti de premiers mouvements francs, mais ça pouvait être le hasard ? Et puis ce midi, je l'ai sentie réveillée et j'étais devant l'ordinateur, alors j'ai mis la chanson bien fort, et après un temps que j'ai interprété comme de la stupéfaction, elle s'est mise à cogner de tous les côtés à la fois, je ne peux pas m'empêcher de l'interpréter comme de la joie (alors que si ça se trouve, c'est de la détresse "stop, stop !").
Hier soir, Jo m'a demandé où j'en étais dans ma grossesse et après un temps d'intense réflexion, je me suis rendu compte que j'avais déjà atteint le milieu du 6ème mois !... N'importe-quoi, là, la vie il faut se calmer. Ceci-dit, j'ai très hâte de me faire baver dans le décolleté.

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mercredi 22 avril 2020

confinement sans fond

Ce matin au réveil, J. était déjà parti et ma petite inquiétude de la journée sans lui n'avait pas disparu.
J'ai calculé avant de me lever, qu'il allait rentrer dans 11h30, ça faisait très long.
Joachim était à fond, alors après le p'tit dej' et la vaisselle, nous sommes sortis nous balader. Il n'avait pas franchi les remparts de l'immeuble (et de son parking) depuis le 14 mars... Il était radieux et ravi. On a pris la trottinette, et nos masques dans mon sac, mais pas sur nos figures parce que j'ai trouvé ça vraiment horrible hier... Et comme on ne croise jamais personne dans toutes ces petites rues résidentielles... Je les ai pris au cas où tout à coup il y aurait foule. Il n'y avait pas foule. On a trouvé un morceau de verdure au milieu du stade, il a couru sur des pentes herbues, moi je l'attendais en plein cagnard, il n'y avait pas un arbre à l'horizon mais de l'herbe partout et des insectes qui vrombissaient, tout de même. On était à côté du gymnase pas loin de chez nous, avec un peu de chance, le portail serait ouvert et on pourrait couper à travers le terrain d'athlétisme pour être à la maison en deux temps trois mouvements... Cool, le portail était ouvert ! Alors on l'a franchi, on a longé les maisons, les terrains de tennis, le terrain de foot... mais arrivés au terrain d'athlétisme, il y avait un autre portail, fermé. Alors qu'il ne restait presque plus de temps et que presque, on voyait chez nous à travers les barreaux de la porte... On a du refaire tout le trajet à l'envers, morts de chaud dans le soleil de midi (et je n'avais pas pensé à prendre une gourde). En plus, je me suis rendu compte qu'on avait tous les deux touché à la clenche de la porte, et bien sûr, c'est là que mes cheveux se sont mis à me rentrer dans la bouche toutes les trois respirations, et qu'un insecte débile s'est posé au bout de la langue de Jo, qui bien sûr l'a jeté dehors à pleins doigts (et tout ça ne serait pas arrivé si on avait porté nos masques...). Et je visualisais, dans ce retour pressé et trop chaud et assoiffé, en plus, tous les microbes qui étaient en train de ricaner bêtement dans nos bouches, sur nos joues, et sur mon nez (qui me grattait, bête nez), je pensais à ma sage-femme qui allait me dire "mais enfin Elisabeth, on avait dit "sortie quotidienne mais avec masque ?!"". C'était horrible.
Heureusement que Jo m'a laissé faire un temps calme de 45 minutes après les pâtes au comté (j'entends ses pieds qui galopent jusqu'à ma chambre, je le sens se pencher sur le lit, je sens sa présence à côté de moi, j'entends sa respiration forte, mais il ne dit rien puis il repart (parfois en bougonnant pour lui-même "ah non, elle dort encore")).
Mais ce soir, alors que je lisais Les Petits Mégots (de Nadia et Zaü) à Joachim, mon téléphone a sonné, c'était J. qui a dit à Jo qu'il me rappellerait plus tard, si on était en train de lire l'histoire du soir. Alors je l'ai rappelé une fois Joachim au lit. Et là, merveilleux : il m'a annoncé qu'il avait loupé son train, l'unique train du soir. Vivement demain.

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mardi 21 avril 2020

confinement, lentement

Je ferais bien des puzzles mais on en a un seul (de plus de 10 pièces, je veux dire), qu'on connaît par coeur...Mais aujourd'hui, on a trouvé une alternative contentante. On a trouvé un beau grand coloriage (dans l'enveloppe en papier du Youpi de Jojo, reçu ce midi), et colorier, ça fait un effet légèrement similaire au fait de trouver la place des pièces de puzzle. On écoutait Radio Pomme d'Api en même temps, on parlait un peu (couleurs utilisées, feutres trop secs, musiques entendues), on rêvassait pas mal. Nickel. Après, on a poursuivi le rangement de sa chambre, on a dédié un morceau d'étagère aux constructions en Lego trop précieuses pour être démontées.

Demain, J. va travailler à Lyon et je ressens un très léger fond de panique à passer une journée sans lui, comme si je n'allais plus savoir faire. J'ai déjà réfléchi au fait que le midi, ça allait être pâtes au comté, et que peut-être on pourrait aller marcher et faire de la trottinette dans le quartier. Je me sens comme une maman qui vient d'accoucher et qui va passer sa première journée seule avec son bébé (sauf que mon bébé a six ans, ok).

Je suis allée marcher une demie heure ce matin, notre quartier direct est très chouette, mais dès qu'on s'éloigne de deux rues, il est franchement inintéressant... Il va falloir trouver un lieu génial où aller marcher en rond, un endroit avec des arbres, des fleurs et des insectes. Il y a ça mais à légèrement plus d'un kilomètre... Le masque donne chaud et donne aussi une drôle de sensation. Bof...

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lundi 20 avril 2020

bon, confinement, quoi.

DSC08485Les vacances ! C'est bizarre, on en sortait juste quand le confinement a commencé. Du coup, à la place du travail, après déjeuner, on a rangé un morceau d'étagère de la petite chambre. Ça semblait très en bazar, il était motivé pour ranger, mais en y regardant de plus près, j'ai compris que c'était vachement ordonné. Les belles choses, comme la Tour Eiffel achetée sur la Tour Eiffel, le mini bonnet tricoté offert sur une bouteille de jus de fruits, le mini coussin qu'on a cousu ensemble, la très jolie chute de tissu, le ticket d'entrée au Centre Pompidou, le masque anti-coronavirus, les minuscules boîtes dans lesquelles on achète les filaments de safran, la carte postale très mignonne offerte par son père, tout ça était posé en évidence, de façon à être admirable à tout moment. D'ailleurs, en rangeant, il m'a demandé dans quel coin nous allions faire exposition, à nouveau, de ses belles choses.

Ma sage-femme dégage un truc unique : une ambiance de grandes vacances. A chaque fois que je la vois, ça me fait le coup, quelle que soit la saison ou le moment de la journée, elle a tout autour d'elle une atmosphère de dernier jour d'école, la nostalgie et la légèreté mélangées, l'impression que c'est ce soir que tout commence et que rien ne sera plus jamais comme avant.

Dès demain, je vais aller marcher, chaque matin, vite vite vite, dans le périmètre autorisé (drôle d'ambiance). Pas de bol, comme on habite au bord des rails, on a juste un demi cercle accessible, pour les balades à moins d'un kilomètre (pour traverser les rails, on doit dépasser le km autorisé...).

Comme je ne peux pas voir les gens en vrai, je montre mon ventre de 6 mois à la face du Monde via ce blog. Je suis trop contente d'attendre ce bébé.

J'ai l'impression de commencer à comprendre quelle tête j'ai. Je n'ai pas la tête que je vois dans le miroir. Dans le miroir, je fais une tête qui n'est pas la tête que j'ai tout le temps. J'ai les yeux qui tombent un peu sur les côtés, j'ai des rides aux coins des yeux, j'ai des cernes, j'ai une drôle de bouche avec, quand je parle, les dents de devant qui ne sont pas exactement au milieu à leur place. J'accepte cette drôle de tête, je préfère avoir une drôle de tête. C'est fou de penser qu'en toute une vie, on aura été soi en permanence, et à la fois on ne se sera jamais vu en vrai. On ne sait pas trop comment on se meut, quelle grâce on a, quelles expressions on a, quelles grimaces on fait. Sauf peut-être les gens qui travaillent à la télé ou au cinéma.

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samedi 18 avril 2020

confinement intelligent

J. a deux bibles : un Larousse culinaire (pourtant très agaçant), et un manuel des farces et attrapes qu'il possède depuis son enfance, et qu'il garde précieusement depuis toujours. Si parfois vous pouvez le voir perdu dans ses pensées et se mettant à pouffer de rire tout seul, il est possible qu'il repense au sandwich au pâteux, ou au parapluie fermé rempli de décos de Noël.
J. a hérité de la passion pour les farces de son père (J. l'adulte a depuis toujours (enfin, au moins depuis que je le connais, ce qui est déjà pas mal) une boîte à chaussures cachée remplie de bonbons à l'ail, de coussins péteurs, de savons fourrés à l'encre noire et autres joyeusetés, il faut le savoir).
Forcément, quand J. a su lire, J. lui a montré son manuel des farces et attrapes. Ah, la passion ! Ah l'émerveillement ! Ah les rires partagés !
Ce matin, J. est parti faire les courses (j'en suis personnellement privée, trop dure la life), et quand il a eu fermé la porte derrière lui, J. est immédiatement venu à ma rencontre, me proposant de mettre en place un certain nombre d'astuces hilarantes pour égayer notre quotidien. Nous avons donc fait le lit en portefeuille (je suis bonne princesse car c'est aussi mon lit), attaché des grelots à une ficelle qui traîne au niveau du pied de lit de J., installé un papier "pour ouvrir, tournez" au-dessus de la poignée ronde purement décorative de notre porte d'entrée, et deux autres blagues (les meilleures) qui resteront secrètes pour l'instant, hi hi hi...

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vendredi 17 avril 2020

confinement sans tortillements

Les informations me donnent envie de m'installer à la campagne, ce qui est significatif car en temps normal, je me vois plus en ville (petite) du genre : pas de voiture, de la culture à proximité, des amis accessibles à pieds, une ludothèque et compagnie.
Mais là, tout à coup, je nous vois dans notre maison en pierres, dans nos vêtements à fleurs et nos pulls en laine de mouton, je visualise le potager qui déborde, le récupérateur d'eau de pluie, le four à pain au fond du jardin et la cheminée. Les pieds nus, les livres qui sentent le moisi, le patchwork près de l'âtre, les lits qui grincent et l'espèce de scotch pour tuer les mouches accroché au plafond de la cuisine. Les bottes terreuses dans la remise, les chats qui dorment dans le persil, les problèmes de souris sous le plancher, les araignées d'automne et le grenier poussiéreux investi par les enfants. Les chaussettes en laine raccommodées, les vélos de toutes les tailles, les jeux de société d'un autre temps empilés sur l'étagère. Les Gaston aux pages qui se détachent, les bouquets de fleurs de jardin sur la table de la cuisine et la radio au petit-déjeuner. Les tapis battus sur un fil dehors au printemps, l'étendage du linge dans le jardin, les oeufs des poules. Les ongles sales mais toujours le rouge à lèvres (quand même). Les Legos dans une salle de jeux en lambris dans la soupente, des pulls et des sous-pulls pour braver le froid, et l'odeur du café dans la cuisine. Les Birkenstock passées au soleil et sous l'eau du tuyau d'arrosage, qui traînent dans l'entrée, les pots à fleurs empilés dehors dans lesquels stagne de l'eau de pluie et font leur toile les araignées. Les rayons de soleil dans lesquels on voit voler la poussière comme tout un univers de planètes et d'étoiles, miniature, révélé. Les journaux qui ne sont plus du jour, un bol ébréché, des serviettes de table à carreaux. La tomette glaciale en hiver, la moquette qui sent la poussière, l'absence de pression pour l'eau de la douche. Un verre à dents avec 50 brosses à dents explosées dedans (alors qu'on est 4), le papier peint qui se décolle par endroits, il est plus clair sur le mur en face de la fenêtre qui donne sur le sud. Le noyau d'avocat qui germine sous le velux, le téléphone à fil en queue de cochon, une robe de chambre. Un stylo France Télécom, une chasse d'eau en l'air, qu'il faut littéralement tirer. Des meuglements qui entrent par la fenêtre, l'été. On n'aurait besoin de rien, on serait comme une famille lapin dans son terrier.

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jeudi 16 avril 2020

confinement élégant

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Vous avez vu ? C'est moi qui l'ai faite ! J. a dessiné lui même le patron de la poche et choisi les tissus qui lui plaisaient (et le petit bouton pour mettre sur l'épaule), au départ il devait la fabriquer avec moi puis il en a eu marre de zigzaguer tous les bouts de tissu et il a préféré me regarder faire. Ça m'a donné envie de tester d'autres formes !

La petite soeur a fait la follette toute la nuit, j'avais l'impression que la peau intérieure de mon ventre était une sorte de trampoline, c'était super (mais je suis très fatiguée). Elle cogne si fort que ça me réveille (aucun souvenir d'une chose pareille avec J., qui réclamait son rendez-vous tous les soirs en tapant jusqu'à ce qu'on s'adresse à lui mais qui se calmait aussitôt après (je dormais super bien, enceinte de Joachim)).

Ce matin, J. a proposé une "récré" (c'est comme ça qu'on appelle nos sorties sur le parking) à J. dès après le p'tit dej'. Ils sont sortis, je me suis vite habillée et je les ai rejoints. C'était trop bon d'être dehors dans l'air carrément frisquet du matin, mais quand même dans un rayon de soleil, avec la chair de poule sur les jambes (j'étais en short - je crois que je pourrais passer ma vie en short - quel sentiment de liberté totale !), et Joachim qui était très guilleret, joyeux et joueur, et J. et moi de bonne humeur. Un petit air de vacances.

Je voudrais que les bébés naissent avec une petite pancarte autour de leur cou avec leur prénom écrit dessus. Pour Amandine, l'idée nous était venue comme un coup de génie et on avait tellement de raisons de l'appeler comme ça que la question ne se posait même pas. Mais là je retrouve cette tergiversation déjà vécue pour J.. C'est comme si le bébé avait un prénom, qu'on ne connaissait pas mais qu'il fallait deviner, mais qu'il y avait un risque de se tromper. Une horrible responsabilité.

Hier soir, j'ai cru comprendre que je n'étais pas prête de revoir le monde extérieur où je veux quand je veux et ça m'a fichu un sacré coup au moral. Ce sera donc une fin de grossesse confinée, et ça aura quand même été presque une demie grossesse confinée, au total. C'est bizarre de ne pas partager ça, de ne pas voir mes copines avec mon ventre, et tout et tout... J'essaye de  ne pas trop me poser de questions parce que je pense que ça peut changer encore douze fois, mais cette proposition faite de renvoyer les enfants à l'école le 11 mai, et la probabilité que J. reste à la maison, lui, pour ne pas risquer de me rapporter des microbes dans la dernière ligne droite, me fend le coeur. Je voudrais qu'il puisse être avec ses copains. Je préférerais que la rentrée ne se fasse qu'en septembre pour tout le monde (et vous ?).

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mercredi 15 avril 2020

confi-couture (confiture ?)

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Et voilà, ce soir, il fallait s'y attendre, ça devait finir par arriver : de la couture. Je vous présente mon coussin d'allaitement et sa housse ! Le coussin, c'est le blanc à fleurettes et l'autre, c'est la housse. J'ai hâte de les utiliser même si j'ai peur que leurs tissus fins laissent passer tous les gerbouillis jusque dans la garniture qu'il y aura à l'intérieur mais en attendant, je préfère faire semblant qu'il n'y a aucun problème. Je vous montre aussi nos belles fermetures éclairs, pas posées comme si on était des pros mais j'aime bien quand ça fait bricolé-joli quand même. Ces coussins et housses n'ont pas des formes très homologuées de coussins d'allaitement, pourtant ce n'est pas faute d'avoir passé du temps sur le patron, mais on est plus croissants que fers à cheval dans la famille on dirait.

Me croirez-vous si je vous raconte une histoire vraie ? Allez ! Figurez-vous que la nuit dernière, je me suis réveillée en sursaut car j'étais en train de cauchemarder que l'huile de tournesol avait désagrégé mon fauteuil et que je ne retrouvais que la mousse intérieure et des lambeaux de cuir dans le salon, au matin. Je ne sais pas ce que représente ce fauteuil dans mon subconscient mais en tout cas il me cause beaucoup de souci.

Ce soir, Joachim discutait, à la fenêtre de la cuisine, avec le petit voisin du dessous qui a 4 ans, et qui était à la fenêtre de son salon. C'était très mignon.

Cet après-midi, cette chanson m'a fait frissonner. On a un bébé très très réactif à la musique, et je me suis sentie tellement heureuse et chanceuse de l'avoir là avec moi.

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mardi 14 avril 2020



J'ai eu envie d'écouter ça ce soir, à la fin du dîner, pendant la pomme et le chocolat. Super fort, dans le fond de soleil de la journée. Je trouve ça tellement serein même si c'est aussi vachement triste.

Le salon est en bordel mais pour une fois c'est positif. Ce ne sont que des projets en cours, des semis qui poussent, du matériel de couture, des magazines pour enfants ouverts aux pages bricolage et expérience (et des bricolages et expériences en cours), des livres.

J'ai entrepris d'hydrater la peau de mon fauteuil. Depuis 14 ans qu'il est mien, je ne l'avais jamais fait... J'avais commencé, une fois, mais c'était trop bizarre de mettre de l'huile sur le fauteuil alors j'avais cessé au bout de 10 cm carrés.
En février, on a organisé une fête et le père de C. est venu vu qu'il était en visite chez son fils. Et il m'a dit que mon fauteuil était très beau (wahou, croyez-moi, c'est pas tous les 4 matins qu'on me complimente pour mon fauteuil !) mais qu'il fallait que je l'hydrate. On a eu toute une discussion sur le cuir, les huiles pour selles de chevaux et le tissu écossais pour boucher les percements.
Mais on est confinés et je n'ai aucune huile pour selle de cheval chez moi. Alors je suis allée traîner sur des forums d'équitation (hallucinant ce confinement) et j'ai appris que bof, huile de pied de boeuf (what ?!) ou huile de tournesol, c'était kif-kif, surtout si on achète son huile de pied de boeuf chez Decathlon vu que la composition c'est en majorité de l'huile de tournesol même si c'est écrit sur la bouteille que c'est de l'huile de pied de boeuf (ben comment ça, Decathlon ?). Alors bon, comme j'avais de l'huile de tournesol dans ma cuisine (coup de bol parce que d'habitude, on prend toujours de l'huile d'arachide), j'ai décidé de me lancer. Pourquoi ce soir ? Parce que je me suis réveillée en sursaut la nuit dernière, j'étais en train de cauchemarder que mon fauteuil était encore plus abîmé qu'il ne l'est dans la réalité. Comme je me suis réveillée en sursaut, j'avais le coeur qui battait la chamade, donc bien sûr impossible de me rendormir, ce qui a donné suite à toutes sortes de pensées noires plus folles les unes que les autres, jusqu'au stress d'avoir tué mon bébé (qui, elle, dormait du sommeil du Juste) en mangeant après le dîner une tartine de fromage de chèvre frais dont la boîte était ouverte depuis cinq jours (beaucoup trop longtemps, quand on a peur de tuer son bébé).
Bref, pour m'assurer une nuit prochaine de tranquillité absolue, il fallait que j'hydrate mon fauteuil.
Alors ce soir je m'y suis mise... Pauv'bête ! Il avait si soif ! Ça m'a rappelé quand je m'hydrate la peau de la figure après m'être lavé les cheveux en mille fois pire, vu que j'appliquais l'huile, et ça buvait absolument directement. Je me suis concentrée juste sur un petit bout (un tout petit bout), j'y ai passé 50 minutes, j'ai usé 10 cm de la bouteille d'huile, et je pense que je pourrai tout recommencer demain... Il n'est même pas gras quand on le caresse. Avantage : tout ça m'a hydraté aussi la peau des mains. Inconvénient : j'en ai pour des soirs et des soirs de caressage de fauteuil à l'huile...

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lundi 13 avril 2020

confinement savant

Youhou, le confinement m'a appris un truc sur moi !
Les années où je suis sage, je m'inscris à une activité sportive (ok, ça ne m'est quasi jamais arrivé, genre trois fois en 18 ans...), dans un club, avec un prof, un rendez-vous hebdomadaire et tout. Qu'est-ce-que ça me fatigue d'y aller... Cette année je me suis inscrite à un cours de yoga tous les jeudis soirs (très bien, le cours !). J'y vais, hein, mais alors qu'est-ce-que ça me coûte... Je me sens contrainte toute la journée du jeudi... Je n'arrête pas de me dire "oh puis zut, ce soir je dois aller au yoga". Bref, dommage, quoi. Alors même qu'en 2018 (? je ne sais plus), j'ai pratiqué le yoga quotidiennement, seule, pendant plus de six mois il me semble, à raison de minimum trente minutes par jour... Je m'aidais de vidéos sur internet... C'était devenu un rendez-vous que j'aimais. Surtout à partir du moment où j'ai commencé à voir que je progressais clairement... J'ai arrêté en 2019 quand je suis tombée enceinte d'Amandine, ne sachant pas trop ce qu'il était recommandé ou pas de faire quand on était enceinte (et je trouve en général le yoga pour femmes enceintes un peu trop ramolli du genou).
Bon, là, je me suis mise à la gym, un peu obligée (enfin, non, pas obligée mais obligée quand même, par moi, bouh !). Et incroyable mais vrai, je suis un peu en train de commencer à aimer ça aussi ! Il y a un vrai plaisir à sentir ses muscles chauffer, ça détend, c'est dingue ! Ensuite, dès le matin, au saut du lit, hop c'est fait, ça me va très bien... Mais surtout, ce matin, les fenêtres étaient ouvertes, il faisait un peu frais, j'ai fait ma gym pendant que mes J. préparaient des scones, ensuite je suis direct allée prendre une douche, en sortant, j'ai sauté dans mon short et mon beau tee-shirt et là, je me suis rendu compte à quel point je me sentais éveillée, vivante, j'avais envie de danser, je sentais bien tous mes muscles, j'étais pleine d'énergie. Ca m'a donné envie de tenir un bar sur la plage à Saint-Tropez comme Jess', et d'y être dès l'aube, en habits d'été même si ça fait un peu froid, et de faire des footings sur la plage (dans le sable ! Carrément !), et que mon corps puisse m'emporter partout sans difficultés ou fatigues. Je commence même à me demander si depuis qu'on est confinés, les jours un peu moins chouettes ne seraient pas ceux où je n'ai pas eu le temps (ou le courage) de faire du sport le matin. A creuser.

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