samedi 14 juin 2014

A l'occasion de la vie avec mon bébé, j'ai des souvenirs, des sensations enfouis qui me reviennent. Par exemple, tout à coup, je me suis souvenue combien le lit de mes parents était dix fois plus confortable que le mien : draps plus doux, plus d'espace, bonne odeur... contre draps rêches et froids qui sentent bêtement moi.

Et surtout, surtout : un souvenir hyper vieux, mais genre vraiment, vraiment hyper vieux : genre j'ai deux ans dedans : juste un souvenir de chez la copine de ma mère, Françoise, qui avait une fille à peine plus jeune que moi (mais que j'aimais beaucoup, c'était un bébé (alors que moi non bien sûr) et j'adorais les bébés). Dans la chambre de ce bébé, pour faire rideau, il y avait un morceau de tissu accroché au-dessus du vélux, et retenu dans le bas de la fenêtre par une barre. C'est dur à expliquer. Le tissu tombait bombé. Je trouvais ça magnifique.

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vendredi 29 février 2008

Je me souviens d'une fois à Poissy où Marie et moi allions au collège ensemble à pieds, sous la pluie. Notre parapluie s'était retourné. Pour le débloquer, nous avions usé d'une technique indescriptible qui l'avait littéralement ventousé au sol, manche en l'air. Nous n'arrivions pas à le récupérer, même en tirant dessus comme des folles.

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vendredi 1 février 2008

Je me souviens du bruit du frottement de la porte d'entrée sur la moquette à Poissy, et aussi du bruit que faisait la porte du hall en se débloquant une fois qu'on avait fait le code.
Je me souviens de la moquette qu'il y avait aux murs dans les escaliers de l'immeuble, je me souviens que dans le hall, là où il y avait les boites aux lettres, ça sentait souvent la crotte de chien.
Je me souviens de la barrière qu'il fallait ouvrir pour accéder aux escaliers qui menaient à la cave, et je me souviens que surtout, il ne fallait pas la faire claquer pour ne pas déranger les voisins.
Je me souviens que Maman disait que la voisine avait encore cuisiné de l'ail.
Je me souviens du local à vélos bordélique.
Je me souviens des poignées rectangulaires en verre jaune épais des premières portes du hall.
Je me souviens que lorsqu'on a emménagé à Poissy, on avait mis la balançoire là où normalement il y aurait dû y avoir des fleurs. Je me souviens que dans la partie en béton de la "barrière" du balcon, il y avait des cailloux incrustés, qui étaient tout doux à caresser.
Je me souviens que lorsqu'on était sur le balcon, la fenêtre ouverte de la cuisine faisait un parfait magasin de glaces (à la patate).
Je me souviens que le soir on s'adossait sur le radiateur de la chambre d'Olivier pour apercevoir Papa rentrant du boulot.
Je me souviens que je ne trouvais pas ça fun d'habiter au premier étage, j'aurais préféré habiter au troisième.
Je me souviens que je trouvais horrible (mais alors vraiment) les portes vitrées, toutes, pas uniquement celles qu'il y avait chez nous. Toutes.
Je me souviens que souvent, on se demandait si les voisins du dessus faisaient du bowling dans la baignoire pour faire autant de bruit.
Je me souviens que j'adorais tendre l'oreille pour entendre le bruit des chaussures à talons des dames qui passaient dans la rue.

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mercredi 30 janvier 2008

je me souviens

Je décide de suivre Tirui et de faire moi aussi, petit à petit, mon "je me souviens".

En premier, je me souviens de l'odeur immonde et toujours indéfinissable du vestiaire du cours de danse à Poissy (peut-être un mélange d'odeur de moisissure et de chaussettes très sales).

Posté par couac couac à 20:44 - - Commentaires [3] - Permalien [#]