dimanche 18 décembre 2016

l'affaire sapin

Cette journée a commencé duringue-duringue, le problème c'est qu'elle a continué duringue-duringue. On a pourtant misé sur des trucs qui énergisent, genre musique, cuisine, rangement, mais ça ne voulait pas aller bien. Ca a duré comme ça jusqu'à 16h30 je crois, on ramait, on était au bord de se fâcher, l'horreur.
Et puis finalement, j'ai enfin enfourné ce gratin dauphinois de topinambours que j'ai mis des plombes à faire (légume complètement biscornu, plus assez de beurre dans le frigo (courses à l'épicerie du coin (qui vient d'ouvrir (ouf))), et surtout, J & J se sont mis au sapin. Il s'agissait de le peindre, c'était la mission de la journée, ils s'y sont enfin mis et toute la tension est retombée. Je retiens : quand ça va pas, il faut s'y mettre. Bon, on le savait déjà mais j'avais envie de faire semblant d'avoir une révélation.

Le sapin.

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Il y a dix jours, on a dessiné le sapin, on était déjà hyper contents.

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Petit J. aussi voulait dessiner et c'était un moment parfait que je n'oublierai jamais.

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Après, J. le Grand l'a découpé, et la première fois qu'on l'a monté, on était surexcités et de plus en plus contents.

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Ca, c'était le fameux aujourd'hui, le moment de baisse de tension, et même d'arrivée de bonne humeur, carrément.

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Ca, c'est ce soir, J. heureux avec son morceau de sapin et son pinceau. Une impression de forêt.

Petit J., sera-t-il entièrement convaincu ou continuera-t-il de dire qu'il est très content, mais qu'il voudrait aussi un vrai sapin coupé dans la forêt ? La suite au prochain épisode...

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dimanche 4 décembre 2016

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Encore un de ces jours où le p'tit dej' ensoleillé nous explique qu'on doit sortir marcher sans prendre le temps de se laver. Bon, ok pour les dents.
On marche deux heures trente, on a carrément froid sauf quand on se prend le soleil dans la figure, on croise des gens de très bonne humeur avec qui discuter, on s'arrête sur un banc pour manger trois madeleines au chocolat.
En rentrant, on a bien mérité cette assiette de pâtes au parmesan. On est bien, au chaud à la maison, en plus le soleil continue de taper, sur la table.
Après, c'est l'heure de la sieste, sauf pour J. qui révise Django Reinhardt assis sur le marchepied de la cuisine, et pour moi qui tente cette recette de gâteau au chocolat qu'on n'avait pas encore faite. On en profite pour discuter, rigoler, et s'embrasser, et on se dit "merde, demain c'est lundi, on va pas se voir beaucoup".
Après, la sieste se termine, on remet un petit cd, on lance le rôti de porc aux pommes, et je me mets à jouer aux Playmobils sur le sol tout bien rangé de ma chambre, sous la lumière bien chaude de ma lampe de bureau. L'idée, c'est que Mme Playmobil veut aller faire pipi (ça urge) mais quand elle soulève la lunette, il y a un plot dedans, du coup elle s'écrie "oh non, zut, un plot, et moi qui voulais absolument faire pipi tout de suite !". Grand succès.
Et puis ce soir, on a bien ri en écoutant Petit J. s'endormir en chantant à tue-tête "joyeux anniversaire".
C'est bien chouette.

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jeudi 17 novembre 2016

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Mon bon sentiment de lundi après-midi


Petit J. a repris l'école et moi j'ai retrouvé mon rythme. Je me rends compte que malgré cette rentrée à l'école, je n'ai pas du tout le sentiment d'être contrainte, c'est comme notre rythme de l'année dernière, quand on passait nos journées tous les deux, qui continue de filer. Je l'emmène chaque jour à l'école, mais c'est plutôt comme si je l'emmenais à un atelier où on l'aurait inscrit, une activité. C'est peut-être parce qu'il n'y va que le matin. En tout cas je ne me sens pas du tout coincée dans une course et je suis super contente parce que je redoutais ça.

Le bon moment hier et aujourd'hui, c'est quand j'étais tellement prise par mon dessin que je ne me suis pas arrêtée, je n'ai pas préparé à manger, et je suis partie pour l'école à 11h40 avec le sentiment du travail avancé. Les deux fois, j'ai fait des fusilli qui cuisent 8 minutes contrairement à ce qu'indique le paquet, et pendant que ça cuisait je me suis assise sur le marchepied avec un bol de soupe dans les mains (des restes de dîners : potimarron/châtaignes hier et carottes/panais aujourd'hui) et deux cuillères, et je nous ai fait manger. Après on s'installe à table avec nos assiettes de pâtes, lui il prend moit'-moit' beurre et sauce tomate avce du comté partout et les feuilles de laurier il les veut, et moi je prends tout sauce tomate/comté.

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lundi 17 octobre 2016

Quand j'étais petite, des fois, on faisait une activité qui déchirait sa race : on rangeait les tiroirs. Deux très grands tiroirs sous nos lits superposés, un pour ma soeur et un pour moi. Une fois de temps en temps (suffisamment rarement pour que ce soit délicieux et incroyable), ma mère disait "bon, on range vos tiroirs ?" et OUIIIII, c'était trop bon ! Alors d'abord, on les faisait un par un, ils étaient complètement en vrac (le mien en tout cas) vu que je gardais tout et rangeais tout dedans mais sans l'ouvrir : je glissais tout par la fente entre le tiroir et le sommier du lit au-dessus, comme dans une boîte aux lettres, quitte à pousser un peu violemment si des trucs gênaient. Comme je ne l'ouvrais absolument jamais, je savais qu'on allait trouver des trésors enfouis et oubliés.
Bref, on s'installait, ma mère, ma moyenne soeur et moi, et la grande aussi était là, et on commentait chaque chose extirpée du fatras ce qui occasionnait beaucoup de rire et de joie. On se racontait un peu nos vies, ou des souvenirs évoqués par ce qu'on trouvait.
Le pompon, c'est quand tel un chat silencieux, mon grand frère sortait de sa chambre pour venir s'installer discrètement dans la nôtre, de la lecture sur les genoux genre "je suis là mais pas là", mais tout en riant avec nous à nos blagues, et en ayant lui-même quelques petites phrases bien senties.
Une fois, la très grande a eu la bonne idée de lancer le magnétophone et d'enregistrer le temps d'une face de cassette le rangement des tiroirs. J'ai perdu la cassette mais je l'ai écoutée pas mal de fois avant ça, et je me souviens de la petite voix aigüe de ma moyenne soeur, attrapant toutes sortes de choses dans son tiroir en me disant "ça je te le donne ! Ah, ça aussi !", et on m'entend répondre avec une voix tout aussi aigüe "oh ouiii, oh ouiiii !" et on entend ma mère dire avec un air indigné "bah non mais si tu lui donnes tout ton foutoir on ne va pas s'en sortir !" et on m'entend répondre avec ma voix aigüe "oh non mais j'adoooore, j'ai toujours rêvé de l'avoir...".
Ca reste un de mes meilleurs souvenirs d'enfance je crois, le rangement des tiroirs.

La semaine dernière, il y a un jour où au réveil de la sieste de Petit J., il jouait dans sa chambre et je suis venue m'asseoir par terre près de lui avec le matériel pour coudre des étiquettes dans ses fringues. Il était hyper content, on a discuté, rigolé, il a regardé ce que je faisais. Il a joué et moi je cousais. Ca m'a rappelé le rangement des tiroirs.

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jeudi 30 juin 2016

A A., il fait beau et chaud, ou des fois pas très beau mais chaud quand même. Le matin, on ne se pose pas de questions, on met des sandalettes et une robe. On sort sans pull dans le sac. On ne doit pas oublier la gourde, la crème solaire et le bob. Je pensais que ça n'existait plus, je n'ai pas ressenti ce sentiment d'été depuis des années... Quand je lis qu'ailleurs il ne fait pas beau, ça me semble inimaginable. Pourtant les gens ici se plaignent aussi du mauvais temps, alors que nous on se trouve ultra bronzés et transpirants. Quand on a emménagé ici, je trouvais que c'était le sud, ce qui faisait rire les gens à qui je le disais qui eux se sentaient dans le nord. Mais ça y est, je me trouve aussi au nord maintenant, enfin au centre plutôt. Le sud me semble être plus au sud.

J. a gardé J. cet aprem', me permettant de filer chez ma copine d'à côté avec qui je m'entends super. Ses enfants faisaient la sieste, on a discuté une heure tout bas dans le salon jusqu'à ce que l'aîné descende l'escalier. Elle a une répartie qui me fait rire, mais rire ! On rit beaucoup, elle est très drôle.
On a eu une discussion qui m'a mise en joie, elle m'expliquait qu'elle avait récemment raté un concours pour suivre une formation qui lui tenait à coeur. Je lui réponds que merde... ah mais tu vas pouvoir repasser le concours l'an prochain ?! Non, elle me dit, c'est un concours qui ne se passe qu'une fois par vie. Je ne sais pas d'où ça m'est venu mais sans réfléchir et du tac au tac, je lui réponds que bah si, sous une fausse identité ?! Elle me regarde amusée et me répond "ah ouais !... Mais non en fait... Non. Mais merci pour le tuyau, hein ! On a eu un petit fou rire.

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jeudi 23 juin 2016

Il fait chaud étouffant comme quand on veut sortir le plat du four mais qu'on n'arrive pas bien à l'attraper. Toute cette chaleur sur les mains, les avant-bras, la figure. C'est ça mais à l'échelle de la ville.
Nous sommes allés au parc faire de la balançoire, j'étais fière d'avoir pensé à la gourde d'eau. Il y avait une dame et ses enfants qui faisaient une bataille d'eau, un grand-père et sa petite fille très complices. On a passé une heure tous les sept et je me sentais bien avec eux. Cet été, c'est comme un bain qu'on partage, le parc c'est comme un jardin qu'on partage, alors on est vite intimes.
La bière sortant du frigo à notre retour, c'était aussi la belle vie.

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mercredi 22 juin 2016

Je vais essayer de reprendre les bonheurs du jour...

Aujourd'hui, il faisait grand beau, j'ai mis ma robe portefeuille ocre-jaune à fleurs dans laquelle j'ai l'impression d'être toute nue. J'ai pensé qu'elle avait une ambiance très Robert Guédiguian et que je pourrais bien la porter dans une maison de campagne encombrée, pour préparer un poulet à manger dans un jardin en polémiquant avec les autres convives (même si en vrai je ne peux pas toucher un poulet mort et pas cuit).
Je pense que la dernière fois que je l'avais portée, c'était juste après cette douche exquise prise quelques heures après mon accouchement. C'était en novembre mais je m'étais dit qu'à la maternité il ferait sûrement chaud, et je pensais que ce serait pratique d'avoir un vêtement si ajustable, et que le portefeuille serait l'ami de l'allaitement. C'était plutôt malin Cor*blin (comme dirait J. (et Petit J. aussi dit ça maintenant à force de nous l'entendre dire)). Bref, tout ça pour dire que cette robe, en plus d'avoir une bonne ambiance d'accent du sud, est porteuse de souvenirs émouvants.


Je compte bien répondre à vos messages du billet d'en-dessous, je vous tiens au courant !

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lundi 6 juin 2016

La nuit tombe mais il fait encore beau et chaud, la fenêtre du salon est ouverte, les oiseaux chantent encore. On a déjà besoin des petites lumières pour y voir clair, il y a encore des passants dehors mais il est suffisament tard pour que ce soit un peu plus calme qu'en journée quand même. C'est vraiment l'été.

Ce matin, à 7h30, J. s'allonge sur le lit près de moi et me chante tout doucement "le soleil vient de se lever, encore une belle journée, et il va bientôt arriver, l'ami Ricoré, il vient toujours au bon moment, mais il oublie toujours les croissants...". Là, il éclate de rire bien content de lui et ma journée commence super trop bien.

Malgré la pénibilité du rendez-vous chez la pédiatre, j'ai aimé cette petite réplique de Petit J. :
La pédiatre : "Qu'est-ce-que tu vas faire maintenant Joachim ?"
Joachim : "Rentrer à la maison !"
La pédiatre : "Ah d'accord ! Et tu vas faire quoi à la maison, tu sais ?"
Joachim : "Jouer !"
La pédiatre "Ah oui, et à quoi aimes-tu jouer ?"
Joachim (après réflexion) : "Au magasin de cigarettes électroniques !"

J'adore ces moments où je vais le chercher dans son lit parce qu'il se réveille, et qu'il laisse sa grosse joue toute molle tomber contre la mienne, ou contre mes lèvres, c'est délicieux. J'aime bien quand il met son doigt dans la Penne Rigate et qu'il me dit "c'est un bandage !". J'aime bien qu'il aime tellement mettre le couvert qu'une fois les assiettes, les verres et les couverts mis, il déplace aussi tout le reste de la cuisine sur la table à manger, le cumin, les noix, la poudre d'amandes, les fruits secs, les confitures, le miel, on ne l'arrête plus.

J'ai apprécié comme tous les jours ce moment de travail avant son réveil du matin, en compagnie de la radio. En ce moment je sais ce que je veux dessiner et j'arrive très vite au résultat escompté, c'est d'un agréable... En plus il est hyper tôt mais il fait déjà jour, c'est moins dur que cet hiver !

Et puis ce soir, une de mes copines d'A. m'a téléphoné pour savoir si je pouvais aller chercher son bébé chez la nounou à sa place demain, elle avait peur de me déranger et moi je sautais de joie !

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samedi 4 juin 2016

Aujourd'hui, j'ai eu le même bonheur du jour que dimanche dernier : pouvoir ne plus quitter un bouquin captivant. Dimanche dernier, il pleuvait comme vache qui pisse et comme on était sortis tout le samedi, nous nous sommes autorisés à ne rien faire du tout, sauf que les J. sont allés acheter du pain le matin et sont revenus avec en plus deux roses de fête des mères, rrôôô... Et donc, justement, j'avais emprunté Miss Charity de Marie-Aude Murail à la biblio, ce qui était idéal : la pluie dehors, les petites lumières dedans, deux mecs de bonne humeur et qui s'occupent l'un de l'autre (l'un qui veille sur l'autre, l'autre qui sollicite l'un), et cette ambiance bourgeoisie anglaise, cousines pas sympas, belles robes, rideaux en velours lourd, beau mec convoité par tout le monde, solitude et animalerie. J'ai pu ne pas lâcher mon bouquin de la journée.
Aujourd'hui, ça a commencé cette nuit, la veilleuse de Petit J. s'était éteinte, j'ai donc dû me lever pour la brancher et après j'étais trop éveillée pour me rendormir, je me suis donc autorisé une bonne heure de lecture en pleine nuit. C'était Wild Girl de Audren, gros coup de coeur encore ! Coup sur coup, deux super bonnes pioches, trop de bol la fille. Une histoire de jeune institutrice qui quitte l'Est des Etats-Unis pour l'Ouest, en 1867, toute seule, et bien sûr elle tombe amoureuse mais il y a la voisine crainte par tout le monde qui est une emmerdeuse malveillante, et des bandits qui tuent au pif, mais aussi la grosse chaleur, les cheveux sauvages, les saloons, les villes qui sont juste une rue au milieu de rien comme dans Lucky Luke... Une ambiance de folie, quoi, et de l'amour qui fait frissonner, et il se trouve que je suis restée aussi fleur bleue qu'à 14 ans.
Et donc, ce matin, malgré la nuit cahotique, je me susi réveillée à 7h30, convaincue que Petit J. allait se réveiller vers 7h40 (une heure de prédilection), je me suis forcée à me lever parce que si il y a un truc que je déteste, c'est de me lever en même temps que lui (les articulations encore craquantes, devoir prendre quelqu'un qui pèse 15kg dans ses bras, devoir directement parler (il est très bavard) et devoir rester debout pour faire chauffer le lait et compagnie, je trouve que c'est le truc le plus dur de la maternité). Bref, 7h40, debout ! Je petit-déjeune, aucun signe de réveil dans la chambre du bout, je vole chercher mon bouquin sur ma table de nuit, je lis, je lis, aucun signe de réveil, je me recouche avec mon livre, aucun signe de réveil. Et ce jusqu'à 9h30 ! C'était super.

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samedi 21 mai 2016

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Je peux être énervée, en colère, déprimée. Si on part se balader, au bout d'une heure dans la nature à marcher, tous mes maux se sont envolés et il ne reste que de la paix.
Aujourd'hui il a fait beau et chaud, on entendait des bêtes comme dans le sud, vous voyez ? Des cigales ? Des grillons ? Ca fait "cric cric cric" très fort. Magnifique. Il y avait des prairies et des sapins.
A midi, on a fait deux pauses à Douvres (pas la Délivrande) où les six vieux fours étaient allumés pour y cuire des tartes. On a goûté tarte à la crème et tarte à l'oignon. Pour la tarte à l'oignon, on a du attendre une bonne heure que le four soit chaud. Quand on est partis après ce laps de temps, tout le monde appelait Joachim par son prénom, il s'était fait trois amis retraités dont une dame qui n'arrêtait pas de lui dire qu'il était mignonne même si on lui disait que c'était un garçon et elle disait "ah oui j'ai cru que c'était une fille" puis elle lui redonnait du "elle" et du "mignonne". Avant de repartir marcher, un monsieur m'a ouvert la porte de sa maison puis de sa cuisine pour que je remplisse ma gourde à son robinet. On s'est dit "à bientôt" et j'avais envie d'y croire tellement ils m'ont plu. Et après, en marchant, je me disais : quel luxe d'avoir pu remplir ma gourde au milieu d'une rando, j'avais le coeur débordant de gratitude.

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