dimanche 26 avril 2020

confinement, t'es content ?

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On a depuis l'été dernier un problème avec notre chauffe-eau. Tout a commencé l'avant-veille du jour où je devais accoucher (c'est aussi le jour où il a  commencé à pleuvoir dans notre salon, une superbe période), le matin, "tiens je prendrais bien une petite douche !?" et bien non parce qu'il n'y a pas d'eau chaude, ah ah !
Bref, le lendemain, je suis rentrée à la maternité, J. aussi, et Jo était gardé par des amis, alors le chauffe-eau allait attendre et même la fuite de toit.
Le lundi midi, A. est née, le mardi midi, je sors de la maternité, le mardi après-midi, je suis de retour chez moi, J & J sortent je ne sais où (faire les courses peut-être, tiens !) et moi, j'en profite pour appeler un plombier, et je tombe super bien, le mec adorable m'explique précisément ce qui cloche avec notre chauffe-eau, et ce qu'il faut faire si ça se reproduit, ce qui est sympa de sa part. Et moi je l'écoute en me disant "non mais hier j'ai accouché de mon bébé mort et là j'écoute ce type me parler de plomberie". C'est incroyable des fois la vie qui continue, comme ça, alors même qu'elle s'était arrêtée en moi et pour moi la veille.
Bref, pendant l'été, le chauffe-eau s'est re-arrêté plusieurs fois, mais j'avais tout bien écouté ce que le monsieur avait dit, et puis un jour, il s'est carrément remis à fonctionner sans arrêt. Sauf que depuis quelques jours ça lui a repris... On a bien une petite idée de ce qui provoque ça, aucune certitude, mais en attendant, presque un soir sur deux, on doit couper l'électricité pour faire la petite manip' spéciale rallumage de chauffe-eau (et un matin sur deux, on se dit "merde, pas d'eau chaude", ce qui est particulièrement galère pour la vaisselle, je trouve (oui, je pourrais faire chauffer de l'eau à la bouilloire mais vous croyez pas que j'ai pas déjà la flemme de faire la vaisselle alors si en plus il faut au préalable attendre que la bouilloire ait bouilli ?! Où va le monde ?)).
Bref, tout ça pour dire que, comme nous passons notre temps à couper le courant, il n'y a presque plus jamais l'heure sur la radio (à la place, des petites lignes qui clignotent), et ce que je voulais dire, c'est que j'aime bien, finalement, la nuit, ne pas savoir quelle heure il est. Ne pas pouvoir me dire "merde, 3h50 (mon heure d'insomnie de prédilection). Et le matin, ne pas me réveiller en me disant "ah, 6h15, c'est un peu tôt" mais juste me fier à ma sensation de satiété de sommeil.

Bref, la journée a bien commencé. Et elle a bien continué. J., J., du raccomodage et de la sieste dans le fauteuil du salon dès après le p'tit dej' en compagnie de J. qui faisait du spirographe, les boulettes de boeuf au poireau et au citron, la salade de carottes râpées aux graines grillées et au citron (où ça une envie de citron ?), la salade de pommes de terre grillées sauce gribiche, le chocolat noir, le bricolage de Biscoto bel et bien réalisé qui nous a fait rire aux éclats cet après-midi dans le couloir, tous les trois, à nous renvoyer cette voiture qui avançait grâce à un ballon de baudruche en faisant pet pet pet, bref, une journée qui avait  rêvé depuis toute petite de devenir dimanche en famille, et qui a donc fait son boulot avec coeur, motivation et passion.

Pour illustrer ce billet sans intérêt, je mets une belle photo prise par Joachim, un jour.

Posté par couac couac à 22:06 - - Commentaires [4] - Permalien [#]