jeudi 16 avril 2020

confinement élégant

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Vous avez vu ? C'est moi qui l'ai faite ! J. a dessiné lui même le patron de la poche et choisi les tissus qui lui plaisaient (et le petit bouton pour mettre sur l'épaule), au départ il devait la fabriquer avec moi puis il en a eu marre de zigzaguer tous les bouts de tissu et il a préféré me regarder faire. Ça m'a donné envie de tester d'autres formes !

La petite soeur a fait la follette toute la nuit, j'avais l'impression que la peau intérieure de mon ventre était une sorte de trampoline, c'était super (mais je suis très fatiguée). Elle cogne si fort que ça me réveille (aucun souvenir d'une chose pareille avec J., qui réclamait son rendez-vous tous les soirs en tapant jusqu'à ce qu'on s'adresse à lui mais qui se calmait aussitôt après (je dormais super bien, enceinte de Joachim)).

Ce matin, J. a proposé une "récré" (c'est comme ça qu'on appelle nos sorties sur le parking) à J. dès après le p'tit dej'. Ils sont sortis, je me suis vite habillée et je les ai rejoints. C'était trop bon d'être dehors dans l'air carrément frisquet du matin, mais quand même dans un rayon de soleil, avec la chair de poule sur les jambes (j'étais en short - je crois que je pourrais passer ma vie en short - quel sentiment de liberté totale !), et Joachim qui était très guilleret, joyeux et joueur, et J. et moi de bonne humeur. Un petit air de vacances.

Je voudrais que les bébés naissent avec une petite pancarte autour de leur cou avec leur prénom écrit dessus. Pour Amandine, l'idée nous était venue comme un coup de génie et on avait tellement de raisons de l'appeler comme ça que la question ne se posait même pas. Mais là je retrouve cette tergiversation déjà vécue pour J.. C'est comme si le bébé avait un prénom, qu'on ne connaissait pas mais qu'il fallait deviner, mais qu'il y avait un risque de se tromper. Une horrible responsabilité.

Hier soir, j'ai cru comprendre que je n'étais pas prête de revoir le monde extérieur où je veux quand je veux et ça m'a fichu un sacré coup au moral. Ce sera donc une fin de grossesse confinée, et ça aura quand même été presque une demie grossesse confinée, au total. C'est bizarre de ne pas partager ça, de ne pas voir mes copines avec mon ventre, et tout et tout... J'essaye de  ne pas trop me poser de questions parce que je pense que ça peut changer encore douze fois, mais cette proposition faite de renvoyer les enfants à l'école le 11 mai, et la probabilité que J. reste à la maison, lui, pour ne pas risquer de me rapporter des microbes dans la dernière ligne droite, me fend le coeur. Je voudrais qu'il puisse être avec ses copains. Je préférerais que la rentrée ne se fasse qu'en septembre pour tout le monde (et vous ?).

Posté par couac couac à 21:02 - - Commentaires [3] - Permalien [#]