samedi 11 avril 2020

confinement d'été

Si le lapin en chocolat ne s'était pas cassé dans le sac des courses, on n'aurait pas pensé à le remplir de billes en chocolat avant de le recoller au chocolat fondu (vachement moins bien).
J. veut cacher les oeufs pour nous, mais nous aussi on veut cacher les oeufs pour lui, le compromis est donc : on cache les oeufs pour lui et une fois qu'il les a trouvés, il peut les re-cacher pour nous.
Pourvu qu'on n'en oublie aucun dans un endroit un peu chaud... (en plus, ce sont des oeufs non emballés...)

Je me demande si la vie reprendra un jour normalement (pas sûr, vous croyez pas ?), et alors quel parfum gardera cette période. Quelles musiques l'évoqueront, quels souvenirs marquants, quelles ambiances ?

Pour l'instant, clairement,
Nancy Sinatra que J. écoute dès qu'il passe plus de dix minutes en cuisine.
La couture, car l'autre J. est vraiment super motiv' et me pousse à m'y mettre franchement presque chaque jour, et l'air de rien, c'est fou tout ce qu'on entreprend lui et moi (coussin d'allaitement terminé, housse quasi terminée, deux masques, lingettes pour nettoyer les fesses du bébé commencées, pile de raccommodage qui diminue à vue d'oeil (mais il y a tant de boulot sur ma chemise de nuit pref' que ma pile va stagner un certain temps...), projets de débardeurs pour lui et de petits hauts japonais pour moi. On est à fond).
Les sablés infiniment chocolat dont on se délecte.
Jack et le Haricot Magique, que J. lit avec l'école.
L'odeur pas folle du terreau que J. et J. ont utilisé pour leurs semis qui trônent dans le salon (heureusement qu'on vit les fenêtres ouvertes).
La prof de gym de tous les matins et mes haltères-bières.
La difficulté à lire de la fiction et à regarder des films.
Le mascara que j'avais cessé de porter le 15 juin dernier, juste après l'annonce de la trisomie de A., car je pleurais trop et que ça coulait, et que je reporte depuis peu.
Le bébé qui commence à sérieusement communiquer avec nous.
L'odeur des salades de crudités au hareng de J., qu'il mange habituellement sur ses pauses déjeuners, et qu'il ne se résout pas à abandonner, donc il continue d'en préparer malgré le télétravail et mange ça au p'tit dej', en alternance avec les tartines beurre-miel.
La gare désertée, en face, portail fermé, mais tout de même l'enregistrement en boucle de la dame,(toutes les demies heures ?) son petit discours pour nous expliquer les gestes barrières alors qu'il n'y a personne pour l'écouter.
Le bruit du quad à piles du petit garçon dans la cour de l'immeuble d'à côté.

Posté par couac couac à 22:35 - - Commentaires [2] - Permalien [#]