jeudi 2 avril 2020

jeudi confiné sans filet

Ce matin, j'ai préparé le café de J. sous l'oeil bienveillant de Jo qui m'a montré hier comment il fallait faire. J'aime bien que ce soit lui qui sache et pas moi. Des fois, au supermarché, moi je ne sais pas quoi choisir et c'est lui qui me dit "ah non maman, ne prends pas ces sardines, elles sont pêchées au Maroc, ils sont en zone de surpêche !", ou bien "attends, prends plutôt les Reflets de France, il y a -10% dessus le lundi" (il est au courant de TOUT. Une fois, à l'école maternelle, la maîtresse m'a même dit qu'il savait précisément où étaient rangées ses affaires et celles de sa collègue, dans des placards auxquels il n'avait pas accès - et que donc, quand elles ne trouvaient pas un truc, il suffisait de lui demander).

Après le p'tit dej', on a entrepris de ranger tout son matériel de bricolage, et ça fait une sacrée quantité. Je ne compte plus le nombre de jolis scotchs, colles à paillettes et petits carnets mignons qu'il y a sous ce toit... On a tout sorti du tiroir, du meuble à roulettes et du carton et on s'est mis à regarder chaque chose pour décider de son sort, de son futur rangement. J'ai adoré parce qu'il y avait exactement la même ambiance que lorsqu'on faisait ça avec notre mère quand on était petites. Ce qui était très bizarre, c'est que cette fois-ci, ce n'était pas moi qui disais "oh non, non, on garde, c'est trop mignon, j'adore !" et par contre, c'est moi qui disais "non mais on ne va pas garder ça, c'est un vieil emballage déchiré, je suis sûre que tu avais oublié que tu l'avais !". J'ai réussi à lui faire jeter sa collection de feuilles de PQ (assez fournie et un peu poussiéreuse) (il a dû passer totalement à autre chose, j'ai dit "ça on jette ?" et il m'a répondu "ouais"). Bref, on a fait ça deux heures durant (et on n'a même pas fini). J'ai bien aimé, et ce qui m'a ravie c'est que lui aussi, il m'a dit qu'il aimait bien ce moment, pendant. Après, il était 12h30, je suis allée à la cuisine pour préparer le déjeuner et ça m'a fait bizarre de retrouver la réalité, j'étais vraiment plongée dans une ambiance d'enfance et de trésors.

J'ai flanché à 14h00, j'ai demandé à J. de venir m'aider en cuisine, j'avais mis les légumes au four mais j'avais vraiment la triple flemme de préparer la semoule (je déteste préparer la semoule, je me sens nulle en semoule...). Mais il a quand même bien travaillé, il était hyper content.

Ce soir, j'ai lu la suite de "Ma mère est un gorille (et alors ?)", de Frida Nilsson, à Jo et à J. qui était assis entre les fesses de Jo et le fauteuil, c'est super ce livre !

Posté par couac couac à 22:11 - - Commentaires [10] - Permalien [#]