lundi 21 janvier 2019

 

Cette chanson me met dans un état pas possible. Elle me bouleverse, me donne envie de danser et m'apaise complètement en même temps.
Il y a une ambiance de sérénité, de paix, on se croirait dans une bulle, un peu comme quand on a les oreilles bouchées et qu'on entend les sons un peu lointains et qu'on se sent  à l'écart du monde même si on est en plein milieu.
Avec cette chanson, j'ai l'impression d'être assise en-dessous de la pyramide du Louvre et de regarder les gens passer, un condensé du monde, des gens de toutes les couleurs, avec toutes les tenues possibles, des américains en short et des japonais super design. On vient de voir la Joconde, on voit tous ces gens passer qu'on ne recroisera plus jamais ou peut-être que si mais on ne s'en rendra pas compte, alors on sent bien qu'on est rien du tout, et que ce n'est vraiment rien, la vie, qu'il ne faut pas en faire toute une tartine, juste profiter d'être là, là.
Sous la pyramide du Louvre, on se fond dans la foule, les gens sont tellement différents, et c'est tellement curieux de se dire qu'on doit soi-même être exotique pour d'autres. Le mieux, dans les musées, c'est de regarder la diversité humaine.

Cette chanson me fait le même effet. Un effet de joie pure, de cri du coeur, de chair de poule de bonheur.

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mardi 15 janvier 2019

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J'ai trouvé des contraintes : écrire au moins une fois par semaine ici, et à chaque fois écrire quelque chose pour la catégorie suivante. On va voir si je tiens la route... Pour l'instant, même juste pour écrire ça, j'ai dû reprendre dix fois ma phrase, un peu comme quand on est parti en vacances à l'étranger et qu'on n'arrive plus à parler français en revenant. J'essaye de ne pas me mettre la pression, j'écris comme ça vient et on verra...

La première catégorie, c'est "à consulter quand rien ne va plus", j'en déduis que je dois écrire une lettre encourageante à une possible future Elisabeth déprimée (mais je te souhaite que ça n'arrive plus jamais et que tu sois heureuse tous les jours, chère Elisabeth (il paraît qu'il faut être gentille avec soi-même)).

Alors voilà, ce que j'ai à dire à quelqu'un qui déprime, c'est que c'est un immense coup de bol d'exister, et juste se réjouir du soleil qui tape sur le sol du salon, déguster un carré de chocolat ou lire une bande-dessinée, je trouve que ça suffit à avoir réussi sa vie. Combien de spermatozoïdes qui se sont vu claquer la porte au nez de l'ovule ? Combien d'ovules dédaignés ? On a vraiment de la chance que l'ovule avec un bout de nous ait rencontré le spermatozoïde avec l'autre bout de nous, mais vraiment, c'est vertigineux. Comparé à tous ces ovules et spermatozoïdes qui n'ont pas eu de bol, rien que le fait d'avoir respiré une bouffée d'air à la naissance, d'avoir eu la chance de manger une glace avec un vrai cornet en gaufrette, d'avoir joui du ciel bleu d'été, d'avoir entendu voler les insectes et chanter les oiseaux, d'avoir entendu Camélia Jordana et un heureux choeur chanter Ederlezi dans une église, ben juste ça, ça justifie d'avoir vécu, comparé à tous ceux qui n'ont pas existé et n'ont rien vécu de tout ça. Donc, franchement, ne fais rien, chère Elisabeth déprimée, ouvre la fenêtre, hume l'air, regarde la lune, relis un Jérôme K. Jérôme Bloche, et ce sera déjà bien suffisant. Le fait même d'être en vie est une réussite, et tout ce qu'on fait, c'est en plus.

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vendredi 11 janvier 2019

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Je ne sais pas exactement quoi dire, mais je sens qu'il faut que je réécrive pour me muscler l'écriture.
Pour commencer, je vous souhaite un bon week-end (ben quoi, c'est de l'écriture !).
Je vais tenter de me fixer une espèce d'exercice quotidien, je ne sais pas lequel, peut-être raconter un bonheur, comme je l'ai fait à un moment ? Vous avez d'autres idées ?

Posté par couac couac à 21:55 - - Commentaires [17] - Permalien [#]