En ce moment, j'écoute à peu près trois fois par jour le Boléro de Ravel. C'est mon fils : j'ai senti qu'il aimait bien les chansons qui filent des frissons, alors je le lui ai fait écouter et depuis il veut l'entendre, le ré-entendre, et encore. Comme je n'y connaîs strictement pouic à la musique classique, je lui ai mis le premier enregistrement en concert filmé trouvé sur Youtube. Comme je n'y connais rien en musique classique, je m'y connais encore moins en chef d'orchestre, je n'avais jamais entendu le nom de celui-ci avant, mais il m'a fait un effet boeuf. Il a l'air tellement joyeux, on dirait qu'il joue, qu'il a six ans et qu'il est dans un jardin. Il est d'un mignon... Et à dire vrai, quand pendant que je débarassais la table du p'tit dej', hier matin, Joachim a appuyé sur le son du volume pour le monter au max, et bien j'étais dans le même état de transe que le chef d'orchestre, et j'ai mis les couverts sales dans l'évier en dansant. Cette musique, ça fait penser "bon, les hommes sont capables du pire, mais aussi du tellement bien", parce qu'il fallait l'inventer, et après il faut réussir à la jouer tous ensemble. Ca me rend carrément heureuse.
A la fin du morceau, on voit les fossettes du chef d'orchestre se dessiner, il a l'air tellement ému, et je ne comprends pas comment les musiciens derrière restent aussi stoïques, je suis frustrée qu'ils ne  se jettent pas tous dans les bras les uns des autres en riant et en pleurant, vu ce qui vient de se passer.