lundi 29 août 2016

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C'est ce que j'ai vu à un moment, devant et derrière moi, avant-hier au Grand Colombier.
Si vous cliquez sur cette phrase vous atterrirez directos sur une interview de la voisine de quelques bêtes sauvages.

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jeudi 11 août 2016

Paul Dédalus me porte. Je me sens inspirée après l'avoir vu, mais inspirée ! Et on l'a vu hier soir, jeune et amoureux. Au départ, je regrettais de le voir jeune plutôt que vieux, parce que j'aime vraiment énormément Mathieu, et puis finalement, jeune, je l'ai aimé tout autant. Il m'a donné une envie très très forte d'avoir à nouveau vingt ans, ne serait-ce que le temps d'une soirée.
Paul dédalus est inspirant parce qu'il dit tout ce qu'il pense, comme ça, comme si c'était naturel et parfaitement normal de dire tout ce qu'on pense sans jamais anticiper ce que ça pourrait provoquer (et sans jamais être méchant, ce qui est encore plus fort). Moi aussi je veux faire ça, je vous préviens, je vais m'entraîner.
Paul Dédalus m'a rappelé les quatre accords toltèques, vous connaissez ça, les quatre accords toltèques ? Moi j'ai découvert chez Pêle-Mêle, on me le demandait dix fois par semaine, je savais que c'était rangé au rayon ésotérisme et mes collègues me disaient que c'était un truc pour illuminés. Et puis un jour, je vais passer deux jours chez mon amie M. qui est tout ce qu'il y a de plus carrée et pieds sur terre et là, paf ! Qu'est-ce-que je découvre dans sa bibliothèque ? Les quatre accords toltèques !...
Après ça, je suis intriguée, forcément, je me dis que je vais me renseigner, je lis la quatrième mais j'ai la tête ailleurs, je comprends rien, je ne me concentre pas vraiment mais je me dis "wahou, M. lit les quatre accords toltèques", limite je suis jalouse de tant d'audace.
Et puis ensuite, on est la veille de notre déménagement de Bruxelles, on boit un verre à la terrasse du snack d'en-bas avec S. qui est inspirante comme tout, et là de but en blanc, elle nous sort "bon, j'imagine que vous connaissez les quatre accords toltèques !?". Mais NON je connais pas je veux savoir dis-nous je t'en supplie !".
Et voilà comment j'ai découvert les quatre accords toltèques, et mes ex-collègues étaient vraiment des illuminés de ne pas se pencher sur la question.
Moi aussi je veux être intègre, droite, que ma parole dise des mots les plus précis possibles pour dire ce que je pense, moi non plus je ne veux pas que sortent de ma bouche des méchancetés sur d'autres, je ne veux pas non plus dire du mal de moi. Moi aussi je veux pouvoir entendre ce qu'on me dit sans que les mots qui entrent dans mes oreilles aient le pouvoir de me détruire. Moi aussi je veux me fier à ce que j'entends, à ce que je sais, sans chercher à imaginer la partie cachée derrière le rideau. Moi aussi je veux faire de mon mieux, même si mon mieux c'est parfois juste de lire un bouquin et de faire la vaisselle.
On m'appellera Paule Dédaluse.

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lundi 8 août 2016

Odeurs préférées.

Les bougies qu'on souffle (ça sent l'anniversaire).
La rhubarbe qu'on épluche.
La nature chauffée au soleil.
Les polycopiés (ça sent la pomme, ça sent le CP).
La poussière de voiture (odeur préférée partagée par mon fils qui ne manque pas de dire "ça sent bon la voiture !" quand on monte dans une voiture bien poussiéreuse et bien chaude).
La pluie sur le goudron chaud (ça sent la fin du monde).
Les Club des Cinq, qui sentent souvent le vieux grenier moisi.
Ma crème hydratante qui sent la tarte au citron meringuée.
Tous les parfums de mes parents, comme tous les parfums de mes instits de primaire.
Les odeurs de bouse et de caca de cheval (enfant on dit "berk ça pue", adulte on dit "mon dieu ça sent la nature c'est exquis").
L'odeur de peau de J. qui ne change pas malgré de nombreux changements de savon, lessive, shampoing, son cou sent son cou.
Toutes les odeurs de l'autre J. sa mauvaise haleine au réveil, ses pets, ses dessous de bras, et ses bonnes odeurs réellement sucrées comme un pain au chocolat comme dit Renaud.
L'ail (ça sent le dimanche).
L'intérieur des chaussures, entre odeur de cuir et odeur de transpiration des pieds.
En fait, j'adore les odeurs de pieds.
L'odeur de trousse et l'odeur d'école.
L'odeur de mon rouge à lèvres.
Les odeurs chimiques de savons chimiques, déodorants chimiques, que je n'utilise plus mais que j'adore sentir sur les autres car ils me rappellent d'excellents souvenirs olfactifs (exemple : un bon déo chimique à l'abricot porté par une fille qui marche devant moi dans la rue me remplit de bonheur).
Les odeurs de cuir et de certains tabacs.

Posté par couac couac à 22:50 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
lundi 1 août 2016

Comme on n'a plus trop de sous, on a décidé de cesser d'aller à la Biocoop pour acheter des fruits (délicieux 99% du temps mais qui coûtent la peau des fesses). Sauf qu'on a pris goût à manger des fruits qui ont du goût, donc on ne peut pas en acheter au supermarché, où ils sont toujours durs comme du bois. Du coup, on s'est dit que maintenant, on allait aller au marché. Ce matin, sous ma douche, je pensais à ça (au marché). Et je me disais : quelle arnaque ! Moi je croyais que l'intérêt du marché, c'était d'acheter directement les fruits et légumes au producteur. Mais non, là, ce sont d'autres gens que les producteurs qui vendent les fruits et légumes, et ils les ont eux-mêmes rachetés à un marché de gros à Lyon. Ca fait deux intermédiaires, alors ça, ça me laisse pantoise ! Et du coup, je me demande comment les prix peuvent autant défier toute concurrence, alors qu'il faut payer au moins trois personnes. Je suis très déçue...

Samedi soir, on était presque fins prêts pour partir manger ce barbecue chez nos copains d'A., le tian finissait sa cuisson lente, et c'est là que le Petit J., toujours plein d'allant et d'enthousiasme, a foncé dans le mur et s'est mis à hurler en pissant le sang du nez, nez qui s'est immédiatement mis à enfler de manière spectaculaire. Bref, j'appelle nos copains, je leur annonce le changement de programme, ils me proposent de nous emmener aux urgences, on leur dit qu'on a un bus pour y aller dans trente minutes et que ça va le faire. Sauf que non, le Petit continue d'hurler, on se dit "ça craint d'attendre chez nous alors qu'on va devoir attendre encore aux urgences après", alors on rappelle nos copains qui viennent nous chercher fissa et nous déposent aux urgences.
Enorme coup de bol, il n'y a personne aux urgences (jamais vu ça !), on passe directement, limite ils s'ennuyaient en nous attendant. Le nez est cassé mais il n'y a rien à faire car il a encore de l'os de bébé tout mou. On téléphone au 3237 pour savoir où est la pharmacie de garde, elle est à 15 km d'A.. Ah. Bon, et une autre, alors ? Oui oui, à 22 km. AH.

On rappelle nos copains d'A. qui nous emmènent à 15 km à la pharmacie de S-R-E-B (c'est le nom de la ville). Je les laisse dans la voiture et je vais seule à la pharmacie. Il n'y a personne dans les rues, il est 20h30 et il y a un orage qui se prépare, il fait tout noir alors que ce n'est pas encore la nuit. Une ambiance de fin du monde. Le pharmacien n'a allumé que quelques petites lumières et ça, ça me plaît. Il est lent comme un pharmacien, ce qui est rassurant. Il y a  d'autres personnes devant moi. J'écoute tout ce qui se dit.
Le premier monsieur a un bébé de quatre jours qui n'arrive pas à téter, alors il vient acheter des biberons et du lait en poudre. PAF. Le pauvre, la big loose. J'hésite à l'arrêter dans l'allée quand il repart, pour parler de tout ça avec lui parce que ça me parle ces histoires de bébé qui se laissent mourir de faim, mais j'ose pas à cause du secret professionnel.
La dame devant moi achète un antibiotique pour lutter contre son infection urinaire. Alors là, je vous arrête tout de suite : il y a une méthode à tester, d'abord, avant de se lancer limite automatiquement dans l'antibiotique, une méthode testée et approuvée par moi-même, proposée par J. l'adulte la dernière fois que j'ai eu ce problème. La voilà : d'abord, choisir un super bouquin dans l'étagère, voire plusieurs, puis s'asseoir sur les cabinets. Si possible avoir un/une aide, qui vous donne un mug rempli d'eau chaude bourrée de citron jusqu'à la moëlle. Boire. Une fois qu'on a fini, on redonne immédiatement le mug à l'aide qui re-prépare la même chose, et ainsi de suite jusqu'à disparition des symptômes (environ deux heures). Nickel !

A part ça, je ne sais pas si vous connaissez Joël Dicker mais sinon, vous êtes un sacré veinard... Je viens de lire La vérité sur l'affaire Harry Québert et Le livre des Baltimore, mazette ! Genre les bouquins de 500 pages impossibles à lâcher avce ambiance de folie, mystères terribles et personnages attachants... Parfait pour une infection urinaire !

Il fait toujours aussi beau et chaud mais je trouve que la lumière a changé, et mes cheveux ont recommencé à tomber, je pense donc que c'est le petit déclin avant l'automne.

Posté par couac couac à 23:34 - - Commentaires [9] - Permalien [#]