samedi 26 mars 2016

Je suis bouleversée par les attentats bruxellois. J'ai peur des attentats. J'ai tremblé longuement quand vers midi j'ai allumé mon ordinateur et découvert ce qui s'était passé. J'ai découvert l'encore plus de peur qu'ajoute le fait de parfaitement visualiser les lieux et l'ambiance. J'ai appris que dans le métro, il y avait une fille que je connais. Pas quelqu'un que je connais super bien, pas une amie, mais une fille adorable qui a participé en même temps que moi au fameux fanzine bruxellois, une fille qui bossait dans un magasin juste à côté de l'endroit où j'achetais mes fruits et légumes, et avec qui j'ai eu parfois l'occasion de discuter, en passant devant sa boutique. C'est elle qui m'a appris à ne pas laver ma boule à thé (seulement la rincer), puisque de toute façon l'eau très chaude du thé tue les microbes qui pourraient être dessus. Elle a rencontré Joachim, elle connaît Jérome, elle nous a déjà offert un thé dans le magasin parce qu'il n'y avait pas de clients et qu'elle est hyper gentille, j'ai souvenir de quelques disucssions que nous avons eues ensemble. De cette fille, depuis mardi, plus personne n'a eu de nouvelles. J'ai les yeux carrés aujourd'hui à force d'avoir passé ma semaine à consulter facebook pour savoir si il y avait du nouveau, j'ai passé quelques nuits blanches à penser à elle, j'ai une boule qui se balade entre mon oesophage et mon foie.
Je repense à la dernière fois qu'on l'a croisée, juste avant de déménager, je voudrais revivre ce moment et lui dire d'éviter de prendre le métro en mars, j'imagine que si ça se trouve, mardi matin, elle s'est dit qu'elle en avait marre de sa vie et qu'elle a décidé de fuir sans se retourner, et que donc elle n'était pas dans le métro mais dans un train pour Ploutzek-les-Oies.
Je pense à ce qu'elle a sûrement vécu mardi et si elle y a succombé, j'espère que ce fut bref, instantané, sans temps pour avoir peur et sans douleur. Je pense qu'on lui a probablement volé sa vie et qu'on ne pourra pas lui faire justice et ça me désole complètement. Je me sens si triste.
Je lis les infos, beaucoup trop, j'ai le sentiment que tout se barre en couilles, je flippe. Je ne crois plus à la politique politicienne, je ne fais plus confiance.

Pour contrebalancer, j'essaye de penser à toutes les super initiatives qui fleurissent partout pour un monde meilleur.
Je décide ce matin de relire Résister, c'est créer De Florence Aubenas et Miguel Banasayag, qui m'avait fait tant de bien quand je l'avais lu dans notre deuxième appart' bruxellois. Et cette relecture, c'est une excellente idée pour se faire du bien et pour se motiver à aller de l'avant malgré le côté un peu foutu de chez foutu du monde tel qu'on nous le présente en ce moment.
Je vais recopier ici la 4ème, et je vous encourage à le lire vous aussi si vous vous sentez découragés...

"Depuis quelques années, dans les sociétés du Nord comme dans celles du Sud, une contre-offensive souterraine est en marche. Une contre-offensive qui est loin de se limiter à ses expressions les plus visibles, celles des mouvements "anti-mondialisation". Dans cet essai, le philosophe Miguel Benasayag et la journaliste Florence Aubenas en proposent une analyse originale, nourrie de nombreux exemples.

Ils montrent que les formes de cette "nouvelle radicalité" sont multiples et très diverses : certaines sont éphémères, d'autres s'inscrivent dans le long terme ; certaines revendiquent une "subjectivité contestataire", d'autres se veulent simplement pragmatiques. Mais tous ceux qui les portent partagent, sans nécessairement en être conscients, des traits communs. Ils s'inscrivent en rupture par rapport à l'individualisme triomphant des dernières décennies et le néolibéralisme n'est plus pour eux un "horizon indépassable". Et ils rompent également avec les formes anciennes de la contestation : ils n'agissent plus en fonction de modèles de sociétés prédéfinis ou de directives d'un parti à la conquête du pouvoir.

C'est un nouveau "désir de lien" que recherchent aujourd'hui des millions de personnes à travers le monde. Des universités populaires en France et en Argentine aux expériences de psychiatrie alternative, des mouvements de paysans sans terre latino-américains aux mobilisations européennes pour les sans-papiers, les auteurs montrent comment ce désir de lien a commencé à saper le projet majeur du capitalisme, celui d'un monde unique et centralisé. Et comment cette multiplicité joyeuse ouvre la voie d'une lecture alternative de l'économie."

Ce livre date de 2002 donc on peut s'imaginer à quel point toutes ces initiatives dont il parle ont pu s'étoffer depuis ! Se multiplier !

Et puis ce matin, au réveil, j'allume l'ordinateur (pour voir si il y avait des nouvelles de ma copine sur facebook...) et je tombe sur cet article qui m'explique que je vais encore pouvoir m'éclairer, même pas à la bougie, et sans centrale nucléaire !

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vendredi 25 mars 2016

Quand on dit que le nucléaire, bof bof, on s'entend souvent répondre "Bah oui mais alors ? Tu veux t'éclairer à la bougie ?".
Je réfléchissais à ça en dessinant et je me suis tout à coup dit "oh ouais !".
Ne serait-ce pas excitant de dîner aux chandelles ?
De se coucher tôt et de se lever tard l'hiver (hiberner un peu, faire l'amour quand on n'a plus sommeil mais que le soleil se fait attendre) et se réveiller et coucher comme on veut l'été.
Ne plus avoir de frigo mais un placard qui donne sur le dehors, des marchands de fruits et légumes partout pour manger tout le temps frais.
Pouvoir encore aller au cinéma ou brancher un peu son ordinateur grâce aux éoliennes. Bon, pour l'eau chaude aussi peut-être... pour une douche (rapide promis).
Se chauffer au feu de bois, avoir un poêle chez soi (le rêve).
Partager la machine à laver avec les voisins comme dans Rosemary's baby.
Pour la cuisinière je ne sais pas, on verra.
Pour la télé c'est tout vu.
Pour la musique, prendre des cours et organiser tous les soirs et même tout le jour des concerts sur les places publiques (artistes payés avec les impôts - des artistes fonctionnaires).
Pour le sèche-cheveux on laisse tomber.
Pour le vélo électrique, on pédale.
Pour les caisses enregistreuses on paye en liquide.
...

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dimanche 20 mars 2016

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Un jour, il y a longtemps (ça se compte en années), m'est venu une idée : demander pour Noël 52 pots de confiture, une pour chaque semaine d'une année. Le Noël suivant, je n'ai pas reçu ce cadeau.
J'ai oublié.
Et puis à Noël cette année, je reçois un petit paquet mystérieux de la part de ma mère, je l'ouvre et dedans je trouve un drôle d'instrument inconnu... Je fronce les sourcils (pas fâchée ! Interrogative !). Je lis que c'est un instrument de la marque Le Parfait, mais je ne comprends toujours pas. Alors elle me rappelle ma demande de quelques années plut tôt... Et là je découvre que pendant un an, en prenant du retard quand j'étais en visite, ma mère a confectionné une confiture originale et unique par semaine, pour moi.
Les pots sont beaux (c'est mon père qui s'est chargé de la déco commandée par ma mère si j'ai bien suivi), les confitures sont délicieuses, et franchement, sans aucune exagération, c'est le plus extraordinaire cadeau de Noël que j'aie jamais reçu ! Tous les diamnches, j'ouvre un nouveau pot (aujourd'hui, pastèque - la semaine dernière, abricot-menthe (je me suis trompée avant-hier, j'ai dit "abricot-basilic !)) et c'est la fête.

Ca associé à l'abonnement au 1 reçu pour mon anniversaire... mes semaines sont rythmées par ces joies sincères.

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samedi 19 mars 2016

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Le pique-nique au soleil dans l'odeur de foin.

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La table pour quatre, vide, juste là, elle était pour nous.

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Le château.

Aujourd"hui, ce n'est pas le bonheur du jour, c'est le jour de bonheur. Une randonnée bien usante en plein soleil, en tee-shirts, de la belle nature, le chant des oiseaux toute la journée, les odeurs de nature chauffée par le soleil. Une bonne humeur générale, un enfant qui dit qu'il est bien, une crêperie qu'on n'attendait pas au bord de la route, un pique-nique nickel à midi, un château fort mastoc, une sieste dans le porte-bébé, des discussions, de l'amour !
Et la satisfaction des jambes lasses en rentrant, le plaisir de retirer les chaussures de rando et de s'asseoir pour manger des nouilles vite faites bien faites en répétant "ah c'était génial !".

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vendredi 18 mars 2016

Bon, ça y est, cette semaine est passée... une semaine où J. était en formation, ce qui rime pour moi avec levers plus tardifs que d'ordinaire, mais du coup, réveils en même temps que Petit J. = pas de temps pour moi le matin, pour bosser, pour rêvasser, pour écouter la radio, pour prendre une douche avec rideau de douche (= tapis de bain trempé sous mes pieds pendant que je me sèche). Ca veut dire préparer un biberon alors que j'ai juste envie de m'asseoir les yeux dans le vide devant mon bol de thé et mes tartines (de confiture abricots/basilic, exquise).

Bref, j'ai peu dessiné. Le moral s'en retrouve fort secoué. Mais j'ai bien dormi (je me suis couchée horaires facteur malgré tout), ouf !

Je manque de temps pour moi, c'est clair, mais heureusement je m'entends très bien avec mon petit garçon, même si des fois j'en ai marre de débloquer son "bébé machine" (à laver).

Cette semaine, entre autres bonheurs, il y a eu une visite au magasin de jouets et l'achat de la salle de b' playmobil (et autre bonheur : j'ai découvert que c'était fabriqué en Allemagne les playmo !). La découverte de la géniale ludothèque de Bourgue, un voyage en car de 40 minutes assise à côté d'un enfant ravi de chez ravi d'être dans le car limite au saut du lit. Il y a eu un gâteau tout simple mais très bon, au citron (recette de Trish Deseine dans I love cake, nom de code "gâteau au citron"), un risotto de coquillettes au jambon et au comté. Il y a eu la lecture hier soir d'une bande-dessinée empruntée sans trop y croire à la biblio, Le Temps des Mitaines, de Anne Montel et Loïc Clément. Le titre ne m'inspirait pas des masses, je l'ai feuilletée très vite fait (Joachim s'impatientait), le dessin m'a plu, j'étais moyennement inspirée par le côté histoires de petits animaux. Mais bon, je l'ai prise. Et bien je l'ai lue d'une traite hier soir, c'est extraodrinaire ! Un univers de folie, des personnages plus attachants que ça tu meurs, c'est drôle, charmant... J'ai adoré et je faisais des pauses pendant ma lecture pour réfléchir à qui j'allais l'offrir ! Les petits animaux vivent dans des maisons un peu détritus d'humains (genre un pot de miel vide), dans des villes un peu déchets (l'école c'est une vieille brique de jus de fruits), il y a un chickenbus qui peut les ramener de l'école si ils ont de quoi se payer un ticket, et à l'école, Will, le petit insecte (une luciole ? je suis nulle en insectes !) est assis à un pupitre à sa taille posé sur un pupitre normal vu qu'il est beaucoup plus petit que les autres. J'ai kiffé ma race (mais oui ça se dit encore !). En plus on ressent hyper bien l'ambiance forêt.

Bon week-end !

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vendredi 11 mars 2016

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J. ne travaillait pas.
On a lu à Petit J. Pettson piège le renard pour la première fois et ça nous a tous les trois fait rigoler.
J'ai super bien réussi le gâteau.
Il ne pleuvait pas.
Petit J. a tenu à téléphoner à sa mamie M. et était émerveillé de l'entendre lui parler pour de vrai (oui il découvre le téléphone à deux ans... nous ne sommes pas de grands téléphoneurs...). Il lui a fait des bisous dans le combiné.
On a pris le car (enfin... la camionnette) pour Lagnieu.
On s'est baladés au bord du Rhône.
On a vu un ragondin très mignon.
On a écouté les Beatles pendant le dîner.
Les Blondy Brownie ont sorti leur chanson de mars.

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jeudi 10 mars 2016

Samedi - J. prépare l'omelette et les petites patates, je mets le couvert, et pendant ce temps, le petit J. s'est installé sur les genoux de mon frère pour qu'il lui lise Picpus déménage. Mon frère lit super bien l'histoire, on dirait même que c'est lui qui l'a écrite tant il la dit avec naturel - en particulier un "c'est atroce !" sorti droit de son coeur. Je vais et viens dans l'appartement, le petit J. est super à l'aise avec tonton O., nullement intimidé de se retrouver par moments seul avec lui, ils se parlent, commentent les images, et je me sens vraiment heureuse.

Dimanche - Nous sommes tous les trois dans la rue, nous à pieds et lui en draisienne. Nous nous promenons. Tout à coup, petit J. dit "on est bien !".

Lundi - La PMI est au premier étage d'un immeuble d'appartements. Dans le hall en bas, j'attends l'ascenseur, et je réalise que ça sent exactement la même chose que dans le hall de l'immeuble de Mémé.

Mardi - Je lis des livres à la bibliothèque à mon petit J.. Le moment est très calme et très joyeux. On cherche des livres, on en trouve qui nous plaisent, il en demande qu'on a déjà lus des fois avant et on les retrouve (il est très content), on lit, il range les livres à leur place, il n'arrête pas de parler, j'aime beaucoup l'avoir sur mes genoux et que ses boucles de cou me chatouillent le nez et le menton.

Mercredi - A la gym, Guy Roux propose à Joachim de grimper à l'espalier. Il dit non. Guy Roux insiste. Il redit non. Guy Roux dit "allez !" en tendant la main vers lui. Joachim dit non ! Guy Roux dit "bon" en s'approchant pour l'attraper par le bras, et là je m'interpose et lui explique que si Joachim ne veut pas monter à l'espalier, ça le regarde. Guy Roux lâche l'affaire. Je suis fière que mon fils ne se soit pas senti obligé (moi, petite (peut-être pas si petite), je n'aurais pas osé insister), et je suis aussi fière de m'être interposée - c'est normal, oui, mais comme je suis la même fille que quand j'étais petite mais en version plus grande, et bien ça me demande un effort, et je suis fière d'enfin oser dire non ou zut ou si.

Bon après-midi !

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samedi 5 mars 2016

bonheur de vendredi

J'avais vu les prospectus qui annonçaient cet apéro coup de coeur à la biblio, j'avais dit à J. mon envie d'y aller (j'adore la médiathèque d'A., le lieu, la sélection d'ouvrages, les gens qui y bossent) et puis j'ai complètement oublié...
Vendredi aprem', J. termine sa journée beaucoup plus tôt que prévu et nous fait la surprise de nous rejoindre à la maison verte (bonheur !). Après, nous décidons d'aller faire deux /trois petites courses en prévision de la venue de mon grand frère le lendemain... nous hésitons quant au plat à préparer, une idée fait consensus mais la recette se trouve dans un bouquin que j'avais pris à la biblio, et nous ne nous en souvenons pas suffisamment pour la faire de tête. Qu'à cela ne tienne, nous décidons de passer d'abord à la biblio pour voir la recette.
Le livre est emprunté, nous décidons que nous ferons donc de la potée au chou et à la grosse saucisse - ou une omelette. On verra... Mais au moment de quitter la médiathèque, J. me dit "au fait, c'est pas ce soir l'apéro coup de coeur ?!" (bonheur qu'il me le rappelle !). Je dis tout de suite, peureuse, que oui mais non mais je ne vais pas y aller, je n'ai rien préparé, pas apporté de livre, j'avais oublié, bref je me trouve mille excuses à la seconde, par timidité et peur de me confronter à l'inconnu. Mais J. insiste un peu (le cher !), me demande si je suis sûre, me laisse la possibilité de réfléchir, et je décide que je vais rester. Je me force mais ça me met en joie de prendre cette décision-là (bonheur).
Les bibliothécaires sont gentils et drôles (super drôles !), on s'assied autour d'une table, d'autres gens sont là, des jeunes, des vieux (qui viennent juste prendre l'apéro et commenter, mais rien présenter !), une journaliste qui est là pour le boulot mais qui finalement donne un peu son avis (très sympa). On est dix, certains ont apporté des trucs qu'ils ont cuisiné, on boit du mousseux, on parle bd, c'est trop bien... Je n'ai rien à présenter mais pas rien à dire donc c'est cool.
Et puis le pompon : elle n'a pas eu le temps de le faire mais une des bibliothécaires avait prévu de présenter un livre que je lui avais conseillé... J'étais ultra fière... (Broadway limited, Malika Ferdjoukh (un livre qui m'a apporté une énergie et une joie folles))
C'était hyper sympa, joyeux, marrant et intéressant.
A la fin, il pleuvait, le mec d'une des bibliothécaires est venu la chercher en voiture et ils m'ont raccompagnée jusque chez moi.

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jeudi 3 mars 2016

Le jeudi, c'est le jour un peu compliqué où il n'y a pas gym, pas maison verte, et où la bibliothèque est fermée. On peut faire une chouette balade sauf qu'aujourd'hui il pleuvait à verse... Tant pis, je me suis motivée, on a tous les deux mis nos bottes et nos capuches, et comme but, j'ai décidé d'aller acheter de la farine T80 (pour le crumble que je voulais faire, au potimarron et au tofu fumé (mais oui !)), et du comté.
Pour que la balade ait un intérêt particulier, j'ai décidé de la faire sans poussette, j'ai pris le porte-bébé dans mon sac au cas où vraiment J. en aurait vraiment, mais vraiment marre de marcher. Et puis nous sommes partis.
C'était particulièrement réussi parce que certes, il pleuvait, mais finalement, sans parapluie, sans poussette, avec les pieds et la tête au sec, ce n'est pas si gênant... Et puis surtout, J. a tenu de lui-même mon index pendant tout l'aller. Il me racontait des trucs.
Pendant qu'on était au magasin, il y a eu une averse de grêle énorme mais on était à l'abri. Et quand on est sortis, il y avait un grand soleil, et des flaques géantes, ce qui fait que nous avons mis 1h30 à rentrer parce qu'il les a toutes essayées. C'est cliché mais c'est cool, quand même, de sauter dans les flaques.

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mardi 1 mars 2016

Ce matin, J. s'installe en plein milieu de la cuisine, assis sur le marchepied, avec sa guitare. Le Petit J., passionné, est à côté, à regarder, rêvasser en se prélassant par terre (j'adore quand il fait ça). J'entreprends de faire la vaisselle et on est bien, là, tous les trois, chacun occupé de son côté, à se dire un truc une fois de temps en temps.

Cet après-midi, nous sommes allés chercher ma machine à coudre réparée à Bourg-en-Bresse (prononcez "Bourgue" si vous voulez avoir l'air d'un mec du coin). C'était clair, lumineux, tout calme. Ca faisait vacances... Nous avons déambulé, puis nous avons décidé de visiter le monastère. Petit J. s'est endormi sur la route, dans la poussette, et nous étions donc peinards pour la visite. Il y avait une ambiance très "des racines et des ailes". Ce monastère en dentelle blanche de pierre, vidé de presque tous ses meubles, une lumière folle (et un froid de gueux)... et puis trois cloîtres charmants. C'était trop bien... Joachim s'est réveillé au moment où on partait, on a acheté trois pains au chocolat qui se sont révélés excellents, et on l'a regardé jouer aux jeux en face de la boulangerie. Nickel.

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