dimanche 31 janvier 2016

Bonheurs 17 et 18.

Bon... les bonheurs du week-end. Grand blanc. Ben je sais pas, c'était pas un week-end spécialement malheureux du tout mais je n'ai pas ressenti d'élan de bonheur fou non plus (même si j'ai fait des trucs qui m'ont fait plaisir !)... Alors voyons voyons... Peut-être... le bonheur de lire La Petite Grenouille qui avait mal aux oreilles (de Voutch) à Joachim, mort de rire, et prendre la voix la plus aigüe possible pour faire la grenouille, et les voix les plus professionnelles possible pour faire les spécialistes, et y mettre tout son coeur pour dire "houyouyouyouyouïlle monsieur le batracio-patatopathe, j'ai mal à mé zoreeeeiiiillles !" / écouter J. lire ce livre, mêmes effets, même fou rire de Petit J., et le Grand J. qui n'en peut plus non plus / rencontrer nos voisins du dessous, et le monsieur s'appelle J. et ils ont failli appeler leur bébé Petit J.. / prendre du jus d'abricot chic parce qu'il est moins cher que le jus de poire pas chic, et le jus d'abricot chic, c'est vraiment trop bon... / avoir regardé la fin de Hannah takes the stairs (de Joe Swanberg), film que je n'ai pas trop aimé, mais qui m'a donné très très envie d'aller aux Etats-Unis et de cotoyer des américains / avoir écrit une grosse lettre pour une micro fillette... Pas mal finalement ! Tiens, ça me contente !
Bonne semaine !

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vendredi 29 janvier 2016

Bonheur du jour 16.

On arrive à la maison verte et au lieu de se cacher derrière ma jambe comme d'habitude, il s'installe à la petite table du goûter, il boit sa brique de jus de pomme. Je lui demande si je peux aller dire bonjour à une maman que j'aime bien, il me dit "oui !". Je la rejoins, je le regarde de loin, paisible, au milieu de gens que nous ne connaissons pas. Quelques minutes plus tard, il vient me voir, tout content, puis il repart, jouer au garage avec une petite fille, là où il est je ne le vois plus il ne me voit plus. A un moment, un petit garçon pleure, il s'approche de lui, tendant un croissant en plastique. Trop bon.

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jeudi 28 janvier 2016

Bonheur du jour 15.

Micro bonheur d'un jour heureux (je suis allée chez l'imprimeur, enfin du croncret !). J'ai marché dans la rue derrière une fille qui sentait hyper bon...
Bonne nuit les lucioles.

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mercredi 27 janvier 2016

Bonheur du jour 14.

Ce matin, nous ne nous sommes pas levés horaire facteur, parce que J. avait formation toute la journée. Le hic, c'est que du coup, nous nous sommes réveillés horaire petit enfant, ce qui signifie "adieu petit dej' juste toi et moi". Et à la fois... on entend qu'il gazouille, cet enfant, mais il ne nous appelle pas, alors hein !? Nous décidons donc de petit-déjeuner discrétos dans la cuisine (parce que sa chambre est accolée au salon (salle à manger)). Nous voilà donc comme deux débilos, debouts dans la cuisine glaciale, à manger trop serrés sur le buffet, et à la fois on se marre bien. Et puis finalement, très vite, Joachim nous appelle, donc on va le chercher et on se retrouve à petit-déjeuner à trois debouts dans la cuisine glaciale, nous debouts par terre et lui debout sur son marchepied, alors qu'on a tout le confort huit mètres plus au sud, table, chaises, jolie lumière, air chauffé. Mais c'était chouette en fait.

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mardi 26 janvier 2016

Bonheurs du jour 13.

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Cet après-midi, pendant que mon Petit J. dormait, je me suis assise devant l'ordinateur pour finaliser ma carte de voeux, il me restait à voir les petits détails qui m'énèrvent, à faire des choix chiants... Mais j'ai décidé de m'y mettre une bonne fois pour toutes. La sieste a été très longue, suffisament pour que je termine ma carte, que le PDF soit prêt dans un dossier sur le bureau, prêt à être imprimé. En travaillant, j'avais cette vue sur la table et sur notre micro salon, il faisait beau, et j'ai eu envie de mettre un cd, j'ai choisi "come away with me" de Norah Jones, que je m'étais offert en 2003 et que je n'avais plus écouté depuis 2005 ou 2006 j'imagine. C'était très serein.

Et puis ce soir, à la bibliothèque, j'ai entendu une maman dire à sa toute petite fille "tu sais que demain matin tu vas à la gym avec Papa ?" - mon sang n'a fait qu'un tour, parce qu'à A., la situation est critique au gymnase : il y a deux clubs de gym pour bébés, qui font leur cours en même temps, dans la même salle du même gymnase. Ces deux derniers mercredis, nous en avons testé un, Joachim et moi (non que je compte particulièrement en faire un grand gymnaste, mais comme on n'a pas encore de place à la garderie (ou à la crèche, soyons fous !), j'essaye de faire en sorte qu'il croise d'autres petits...). Bref, on a testé le cour d'une des deux associations. J'ai choisi celle-là en premier parce que quand j'ai appelé, on m'a répondu, alors que dans l'autre association, non.
Le cours, c'est un vrai cours, avec une prof gymnaste qui organise des parcours et tiens à ce que les bébés les suivent, et les parents qui accompagnent leurs mômes y veillent, bref, ça déconne pas... et à la fois, cette prof est jeune, elle ritualise son cours (des petits jeux au début, une chanson à la fin...), elle s'adresse aux enfants...
Comme l'autre cours a lieu au même endroit, j'ai eu tout le loisir d'espionner pour voir.
L'autre prof, c'est Guy Roux en personne. Il fait tout le temps la tronche, il reste sur le côté à bouder pendant que les petits s'occupent. Bon, ça ne fait pas rêver, hein ? Sauf que dans son asso, il y a un trampoline géant (genre vingt mètres de long) que Joachim ADORE (et dont il a bien profité la première fois que nous sommes venus au gymnase, mais la dernière fois, Guy Roux est venu nous dire que comme on allait à l'autre cours, on ne pouvait pas venir sauter sur son trampoline... la bonne ambiance... même si d'un certain point de vue, je comprends très bien, mais ça veut dire qu'il y avait des enfants qui sautaient là-dessus et que moi je devais expliquer au mien que lui n'avait pas le droit ! La fête !), des tunnels mous, des ballons et des cerceaux, et puis dans son association, les enfants ont l'air complètement libres d'expérimenter ce qu'ils veulent et pas obligés de faire une roulade sur ce petit tapis parce que C. a dit que là il fallait faire une roulade...
Bref, voilà où j'en étais mercredi dernier (et ce matin encore) : un cours trop cadré mais avec une prof motivée, et un cours pas cadré du tout (mieux, je trouve) mais avec un prof pas folichon, MAIS avec THE trampoline de la mort qui tue...
Pour tout vous dire, à ce stade, ce matin, j'ai téléphoné au conservatoire de musique pour savoir si ils ne faisaient pas de l'éveil musical (mais personne n'a décroché et personne ne m'a rappelée), pour remplacer la gym.

Bon, et puis, donc, cet aprem', cette maman qui parle gym à sa fille ! Je lui saute dessus, et lui dis "hum, excusez-moi, mais je viens d'entendre votre conversation avec votre fille... Elle va au cours de C. ?". Et là, la maman me répond "ah non,, surtout pas, le cours de C., c'est bien trop cadré, nous on va à l'autre !". Du coup, j'ai pu lui poser toutes les questions que je voulais, c'était gé-nial ! C'était mon deuxième bonheur, ce constat que j'avais quand même un peu le cul bordé de nouilles.

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lundi 25 janvier 2016

Bonheurs du jour 12.

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Aujourd'hui, c'était une randonnée, limite improvisée, puisqu'on en avait préparé une autre avant d'aller se coucher hier mais qu'on a loupé le bus qui devait nous emmener au point de départ. Mais bon, encore un envoûtement de la confiture de ma mère je pense (à la carotte), nous sommes restés joyeux comme si on s'en foutait complètement. On a notre carte IGN sous les yeux, on se dit "tiens, là, on n'y est jamais allés". On y va.

Liste des sous-bonheurs : le soleil qui passe à travers les branches et rend tout plus vert/les maisons en bois montagnardes/un lac bleu/regarder J. faire pipi derrière un arbre (enfant fasciné)/pique-niquer debout parce que tout est boueux/les odeurs de nature/les lézards/Joachim qui chantonne pendant tout le trajet (ça c'est nouveau)/...

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dimanche 24 janvier 2016

Bonheur du jour 11.

Ce midi, j'ai commencé à préparer des cookies aux flocons d'avoine peu avant midi, et J. & J. m'ont rejoint pour préparer le déjeuner. J. le grand d'un côté du buffet, moi de l'autre, et J. le plus petit au milieu debout sur son  marche pied, à éclater de rire quand l'eau bouillante a débordé de la casserole (lui valant même un fou rire ressemblant comme deux gouttes d'eau à un bruit de cascade clair et dansant), à demander à son père un bout de champignon, et à vouloir malaxer avec moi. Je devais d'abord battre le beurre en pommade avec le sucre glace, et quand j'ai allumé le fouet électrique, le sucre glace a volé en nuage de poussière sur nous, il s'est alors écrié "il neige, il neige !", on a bien rigolé.

Pendant sa sieste, j'ai assuré la cuisson des cookies, j'ai aussi eu le temps de les laisser refroidir et d'étaler le chocolat fondu dessus, ils sont très bons et je suis très fière...

Et puis après la sieste, nous n'étions pas très inspirés mais comme il faisait beau et chaud comme hier, nous avons décidé de retourner à la balançoire. Au départ, il y avait une onde de stress (ou de déprime ?) qui nous accompagnait, mais elle nous a lâchés une fois sur place, et du coup, au retour, nous avons pu parler de choses joyeuses et positives, ce qui nous a encore fait du bien. Et puis dans notre rue, nous avons croisé le boulanger avec qui nous avons encore discuté, et qui nous a proposé qu'on se dise "tu", et ensuite il nous a dit qu'il nous aimait beaucoup et on lui a dit que nous aussi et après, J. et moi, on s'est dit que c'était super bien quelqu'un qui pouvait dire, comme ça, à d'autres gens, "je vous aime beaucoup" si simplement.

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samedi 23 janvier 2016

Bonheur du jour 10.

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Encore une journée à multiples joies, malgré un démarrage difficile. J'ai emprunté le livre Nos étoiles contraires (de John Green) à la bibliothèque mardi, et j'ai commencé à le lire avant-avant-hier soir... Les trois soirs où j'ai bouquiné, je n'ai pas réussi à le lâcher et j'ai éteint la lumière beaucoup trop tard, sachant que je me réveille à 5h15 le matin... Et hier soir c'était le pompon, tragique, romantique, j'avais les yeux bouffis mi de sommeil mi de pleurs, au fond du lit... J'ai eu des idées noires (exactement comme Benjamin Biolay), je suis très douée pour les idées noires de la nuit... Inutile de dire que j'ai très mal dormi. Je me suis quand même levée à 5h15 et j'ai continué ma lecture jusqu'au réveil de Joachim, que je suis allée saluer les yeux tout rouges (à dire vrai, c'était tellement triste que j'ai carrément pleuré en faisant une bouche de tortue comme mon fils pendant que je lisais). Bref, ça s'annonçait mal...
Mais heureusement aujourd'hui c'était le premier jour du printemps, les fenêtres sont restées grandes ouvertes toute la journée, dehors il fallait rester le cou à l'air et ouvrir son manteau et même retirer ce petit gilet qui était de trop. Pendant la sieste de Joachim, j'ai fini mon bouquin (pfiou) assise en plein cagnard, et quand il s'est réveillé, je lui ai suggéré que nous démontions une barrière de son lit pour qu'il puisse y entrer et en sortir comme bon lui semble (ça m'a pris comme une envie de pisser), il était d'accord, il était tout joyeux, et puis J. est rentré, on a décidé de sortir, on a marché sur la route qu'on aime bien, pour aller dans le parc que j'aime beaucoup, et là, le clou du spectacle : une balançoire y avait été installée ! Et il y avait des gens, avec des enfants, qui jouaient ! Des gens hyper sympas ! Bon, ça n'a l'air de rien mais une ville sans balançoire quand on a un enfant de deux ans, je crois que c'est comme un jardin pavé quand on héberge une vache : impossible. Je ne vous raconte pas le bonheur de la bête qui n'en revenait tout simplement pas, après trois mois à nous réclamer du balancement sans que nous n'y puissions rien.
On s'est carrément dit qu'on était heureux.
Et en plus, ce soir, c'est film !

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vendredi 22 janvier 2016

Bonheurs du jour 9

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Aujourd'hui, soyons fous, plusieurs bonheurs parce que je n'ai pas envie de choisir, j'ai envie de tout consigner.

D'abord, à 8h54 (c'est précis, mon beau-frère m'a offert une superbe radio pour Noël qui donne aussi l'heure, je la regarde toutes les trois minutes), proposer à J. le minus de préparer des biscuits, et m'entendre répondre "ouiiii ouiiiii !", alors consulter immédiatement les livres. Bon, je suis difficile en recettes de biscuits, je trouve que les livres n'en proposent pas assez... Du coup, je consulte la rubrique "galettes" du Grand Larousse Gastronomique, et justement, il y a la recette des galettes orangines, jamais entendu parler mais j'ai tout ce qu'il faut. Dehors, le brouillard nous donne l'impression de vivre dans la barbe à papa, mais le soleil perce quand même, la lumière est magnifique. Joachim est hyper content, il malaxe la pâte avec moi tout en répétant "malaxer" avec délectation. Un de nos trois oeufs se révèle pété et donc il nous en manque un pour la recette, mais je décide, comme ça, de sang froid, que ce n'est pas grave et que ce sera sûrement très bien aussi avec un oeuf de moins, et puis je me rends compte que la balance déconne du coup je rajoute du sucre au pif, mais je reste détendue malgré tous ces aléas, bref, je me demande ce que ma mère a mis dans sa confiture mangue-vanille (mangée au p'tit dej'), mais ça fait de l'effet. A 9h25, la pâte repose au frigo, on peut passer à la suite alors que la journée vient seulement de commencer, je me fais la réflexion qu'à cette heure-là, autrefois, j'étais seulement en train de me brosser les dents avant de partir bosser - immense satisfaction.

Après, c'est le midi, c'est une situation qui commence pourrie, je couche ce petit enfant et au bout de deux heures il ne dort toujours pas alors qu'il est clairement crevé. Dans la petite chambre ensoleillée par les petits trous entre les lames du volet roulant, ça rigole, ça chouine, ça discute tout seul, ça chantonne... Je finis par mettre un cd de musique classique (sonates pour violon et basse continue, de Westhoff, merci O.) , déjà, ça apaise les moeurs, mais comme ça ne suffit pas, je rentre dans la chambre, et je le prends dans mes bras. Il y a la belle musique et la sensation de ce corps tout tendu qui se délasse instantanément. Je lui suggère de poser sa tête sur mon épaule et il s'éxécute directement, je sens que la peau de mon cou commence à transpirer contre la mollesse de sa joue. Je sens ses quinze kilos de plus en plus lourds. Cette situation ne s'est pas présentée depuis des mois, et tout à coup, ça me semble luxueux d'avoir ce petit être endormi dans mes bras. Au point où je me dis que je vais m'asseoir pour le garder encore comme ça, sauf que j'ai envie de faire pipi donc finalement je le pose dans son lit (zut !)...

Enfin, c'est le soir, on va à la boulangerie acheter le pain, tous les trois. On s'entend très bien avec le boulanger, on peut rester discuter une heure alors qu'on venait juste acheter une baguette, et on rigole bien bien... Au point qu'on projète de l'inviter à dîner. Et c'est là que c'est lui nous invite à dîner en premier. Il nous dit qu'il est bon cuisinier, et qu'il va nous concocter un plat typique vietnamien (il est vietnamien). C'est le bonheur.

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jeudi 21 janvier 2016

Bonheur du jour 8.

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Le truc chouette aujourd'hui, c'était cette balade au pied de la montagne, pour acheter du miel directement à la ruche. Ca sentait la montagne, il faisait plus froid qu'en ville, et j'étais contente de rapporter mon pot vide et d'en prendre des nouveaux, genre le truc rêvé.
Sur le retour, j'ai essayé de me concentrer sur des endroits n'ayant rien à voir, pour me sentir encore plus là et pas ailleurs. J'ai pensé à Cergy-Pontoise et à La Défense (j'aime beaucoup aussi).

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