jeudi 14 janvier 2016

Bonheurs, jour 1

Aujourd'hui, je décide finalement de réécrire un peu ici, après avoir presque fermé ce blog (j'ai cru que c'était fini mais je réessaye). Je lis depuis le début de l'année les billets de bonheur de ma chère amie Milky, et comme j'ai bien retenu la leçon lue dans un petit cadre bleu ciel dans les toilettes de ma Mémé (quelque chose comme "un chagrin partagé est un demi chagrin ; une joie partagée est une double joie") et que je constate qu'elle dit vrai (les billets de Milky me fichant carrément la patate), je décide moi aussi de raconter ce qui va. Je te remercie Gilda de m'avoir suggéré de jouer le jeu, aussi, et de m'avoir encouragée sans le savoir, vu que l'idée me trottait dans la tête, et que tu as achevé de me convaincre en m'écrivant de me lancer.

Il se trouve que j'ai été déçue par 2015 - il y a un an et un jour, j'étais licenciée, j'étais sûre qu'il allait se passer 1000 choses durant les 353 jours restant de l'année, et puis finalement, bof... Bon, ok, j'ai déménagé, j'ai fait un bilan de compétences, j'ai décidé de tenter l'illu pour de bon... Mais je ne sais pas... peut-être que je ne me suis pas assez fait peur... (même si quand vous apprenez que vous allez déménager de Bruxelles à A., croyez-moi, vous flippez quand même bien).

Bref, 2015, bof. Mais 2016, je sais pas, ça m'excite (d'ailleurs j'ose à peine le dire de peur de conjurer le sort).
L'année commence bien, je note mentalement des choses positives tous les soirs : un tri de fond qui décoiffe (méthode KonMarie pas lue, mais articles à son propos, oui, alors nous aussi on se demande si les objets nous mettent en joie et franchement, je crois que lorsqu'ils sortent des cartons c'est encore plus facile : le nombre de trucs que je sors de leur boîte en me disant "merde, où est-ce-que je vais mettre ce truc ?!", et bien la réponse : au secours catholique, au bout de la rue, pan dans les dents ! Je me sépare même de mon sac de piscine Boule & Bill du CP !), une inscription à la crèche qui avance, la décision prise de cuisiner (je me suis dit "j'adore les livres de cuisine, comment ça se fait que je n'aime pas cuisiner ?" et en fait, je me suis rendu compte que ce n'était pas que je n'aimais pas cuisiner, c'était que ça m'angoissait - et comme je sais maintenant que les angoisses, ça se dépasse ou ça persiste, et bien j'ai décidé de me faire violence...), de la musique chouette, des tas de projets qui me mettent en joie... 2016, ça va le faire, en fait il le FAUT.

Bon, et puis j'ai décidé d'accrocher toutes les cartes postales que je reçois dans mes toilettes, du coup je suis contente à chaque fois que je vais faire pipi.

Mon petit bonheur du jour, c'était dans le bus cet après-midi, on se rendait chez une copine (je me suis fait une copine à A. !). Bon, déjà, j'adore prendre le bus ici, toutes les lignes passent en bas de chez moi (ok, il y en a 3 et j'habite à la gare), il doit y avoir 8 chauffeurs donc tout le monde les connaît et ils connaissent tout le monde (même moi ! Joie et bonheur !), et donc on leur dit bonjour ET au revoir quand on descend, voire "merci, bonne journée !", et ils répondent, et ils semblent heureux, ce sont un peu nos parents à tous, des fois ils parlent à la cantonnade "je ne m'arrête pas à Sarrail, personne ne va à Sarrail ? Vous, madame, non ? Non, bon. Personne, hein, je démarre, c'est bon ?!". J'adore l'ambiance.
Cet aprem', j'étais dans le bus avec ma poussette, Joachim a voulu s'asseoir sur un vrai siège, ok baby, je bloque les roues de la poussette avec les freins, sauf qu'au premier coup de frein du bus, la poussette se fait la malle et traverse tout le bus, en plus je ne m'en rends même pas compte, c'est une petite vieille dame qui me tient au courant. Je lui colle Joachim dans les bras (RA-VIE la dame !) et cours chercher ma poussette. Je la re-cale, la re-coince, mais deuxième coup de frein, pof, elle repart (mes sacs tombent par terre, les fleurs que j'apportais à ma copine se retrouvent écrasées en-desous, c'est n'importe-quoi), je redonne Joachim à la dame et tout et tout. Après, Joachim dit "bras d'la dame !" et la dame est encore plus contente. Mais au troisième coup de frein, malgré mes précautions, la poussette se refait la malle. Deux autres dames la tiennent le reste du voyage pour me rendre service, en me faisant de grands sourires. Ca me rend heureuse.

Je vous souhaite une super année 2016, et je vous conseille d'aller écouter cette chanson plus bruxelloise que Bruxelles, qui fait pleurer mais est trop belle.

Posté par couac couac à 22:11 - - Commentaires [13] - Permalien [#]