dimanche 26 avril 2015

Aujourd'hui, je me suis dit qu'une chose qui compte, finalement, pour moi, c'est de faire des plans. C'est d'avoir des trucs prévus, de remplir mon agenda (que je n'ai pas) - rectification : de remplir le calendrier de la cuisine, de dire pourquoi pas à ce qui se propose et à le caler dans les blancs. Si ça me dit.
Ca me rend légère d'avoir des voyages prévus, même pas tout de suite. Ca me rend légère de savoir que je vais voir des gens avec qui je me sens bien.
Il y a une espèce d'énergie qui bouillonne à l'intérieur de moi, qui ne demande qu'à sortir, mais que je ne sais pas encore sous quelle forme faire sortir.
Pour l'instant, ça se cantonne à du tri (aidée par les mails hebdomadaires de Flora Douville, j'ai viré la moitié de ma garde-robe (déjà pas bien épaisse), je mets tous les jours le même pull et quand il est au sale je suis trop dans la merde, il va falloir faire quelque chose...). Je ne veux presque plus mettre de noir, c'est Flora Douville qui a dit que ça ne mettait pas vraiment en valeur, j'ai bien regardé dans le miroir et j'ai trouvé qu'elle n'avait pas tort - ça me donne mauvaise mine.
Bon.
J'ai envie de couleurs, de gris parce que je me rends compte que j'aime beaucoup porter du gris.
J'ai envie de mettre les mains à la pâte, de tout virer, de tout recommencer mais en mieux, sauf ce qui est déjà très bien, bien sûr.
J'ai envie de partir d'ici avec le moins de bagages possible.
Comme je suis très très sentimentale, aussitôt je pense à tout ce qu'on laisse quand on part et mon coeur se serre jusqu'à l'essorage. Je ne me sens pas d'ici mais je ne sais pas si je suis encore d'ailleurs - ça fait huit ans que nous sommes à Bruxelles.
J'ai envie de partir comme on part en vacances.
Petit J., lui, est un vrai bruxellois pur jus - il ne jure que par les trams, les pavés, les chiens, les bus, les cars, les grues, les mégots et les horodateurs, alors je me dis merde. Mais il reviendra si ça lui dit, chacun sa vie et là c'est quand même la mienne que je vis.

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jeudi 23 avril 2015

Je tente des trucs, bilan de compétences, visite d'une porfessionnelle sur son lieu de travail, questionnaires envoyés à mes copines. J'ai envie de dire "allez, c'est bon, c'est ça, je choisis ça, on n'en parle plus", mais à chaque fois j'ai une nouvelle idée.
Et l'autre nuit, je me réveille, comme souvent je pense trop donc je n'arrive pas à me rendormir et je me dis "et si je faisais, plutôt, ça". C'est nouveau tiens. Alors je retourne ça (je ne veux pas dire ce que c'est), j'imagine les problèmes que je rencontrerais, j'essaye de le combiner avec les autres envies qui me sont venues depuis que je cherche l'envie qui me fait le plus envie, ça s'ajuste pas mal, je pense à la volonté qu'il me faudrait, au cafard que je pourrais avoir, à l'immobilisme qui pourrait être le mien si je n'arrive pas à me mettre avec assez de joie à ça. Mais quand même, ça sonne assez évident.
La même nuit, J. l'adulte bouge, je le regarde, il se trouve qu'il a les yeux ouverts, je me mets à lui raconter, il dit "ah ouais !".
Et depuis, on brode autour de ça. Alors ça me semble pas mal parti dans cette direction. Je suis mi-excitée et enthousiaste, mi-déçue par ça. Il va falloir qu'il se passe autre chose à côté, qui pourrait être mon ex super projet pas viable mais super génial quand même, même si le projet du ça n'est pas viable non plus mais deux projets pas viables ensemble peuvent peut-être devenir viables, ou peut-être que J. l'adulte peut devenir un type super rentable du portefeuille ? Je vote pour cette dernière solution qui m'arrange bien.

Cet après-midi, je file chez l'imprimeur pour voir ce que donnent ces deux images qu'on m'a commandées. Il y a trois employés libres mais je demande à travailler avec le seul qui est occupé, qui est mon préféré, un ZZ top bougon mais souriant. En plus, à force de demander à bosser avec lui, il se souvient parfaitement de moi, des logiciels que j'utilise, des problèmes que j'ai déjà rencontrés, et des mails que je lui ai envoyés. Parfait. Il ouvre mon fichier et lui qui ne commente jamais rien, il me dit "vos dessins, ils me font penser à ceux de Cocteau". Nickel. J'adore cette journée.

Posté par couac couac à 17:48 - - Commentaires [17] - Permalien [#]