mardi 4 novembre 2014

Dans la rue, j'ai croisé un groupe d'étudiants, et l'un d'eux disait "nan mais moi à douze ans j'avais déjà des poils".

J'ai failli laisser crever mon clémentinier mais je me suis reprise.

Petit J. a une passion pour les plantes vertes, les arbres et même les fleurs en plastique, ce qui me réjouit.

J'ai vu Etienne Daho en vrai et j'étais à moins de vingt mètres de lui à vol d'oiseau. Je connaissais toutes les chansons par coeur, le public était pas mal ambiancé secrétaire en pré-retraite mais il y avait toutes sortes de gens. Ca m'a fait le même effet que si je voyais Mickaël Jackson ou Madonna sur scène : le sentiment de rencontrer une légende.

Etienne Daho m'évoque une fois où on roulait en famille, au printemps, sur cette route reliant Poissy et Saint-Germain-en-Laye, au milieu de la forêt le long du golf, pour aller nous acheter des nouvelles sandales dans le magasin où il y avait un très grand cheval à bascule en bois avec vraie crinière : on l'avait entendu à la radio et je m'étais sentie profondément bien.

A Rennes, on a tout fait pour le rencontrer, mon ami M. et moi. On est sortis là où on avait entendu dire qu'il sortait, on a rencontré un mec qui se disait être son meilleur ami, on a rencontré un mec dont la mère avait fait une coloc' avec lui pendant ses études, rue de Nemours. On a vu une interview de lui à la télé, où il disait "j'adore Rennes, j'adore y retourner". Mais on ne l'y a jamais croisé... A Bruxelles, je connais un mec qui l'a déjà rencontré dans un bar, et qui était accompagné d'une fille qui l'a accosté et qui a chanté avec lui ! Bref, je gravite autour de lui mais je ne le rencontre jamais dans la vraie vie, il faut que J. le Grand m'offre des places qui coûtent peau du'c pour mon anniv', pour que je puisse le voir à vingt mètres alors que je pourrais lui faire la bise si j'avais un peu de chance, groumf !

Bon, ok, c'est une chance d'avoir un copain qui m'offre des places pour le voir. D'accord, d'accord...
Quand j'ai rencontré J. le Grand, il m'a dit "Hein, t'aimes Etienne Daho !!??!!??" et je lui ai dit "ouais, tiens, je te prête ce double-album pour le week-end" et quand je l'ai retrouvé le lundi, il m'a dit "ah mais j'adore en fait !". Ah ah ! J'ai aussi réussi à lui faire aimer Benjamin Biolay (et ilo adore même ne fait, et pourtant c'était pas gagné...). Par contre, Véronique Sanson, c'est l'échec total.

Tous les soirs, je remets tous les livres dans l'étagère, tous les cd dans le range-cd, les 100 cubes dans le baril.

Petit J. dit "pain", "cd" et presque "banane". J'aime ses priorités.

Il y a des travaux de voirie dans mon quartier et il va y avoir un arbre ou deux au bout de ma rue. Chouette !

Un an plus tard, j'ai enfin cessé de perdre mes cheveux.

Aujourd'hui, en plein après-midi, j'ai bu une flûte de mousseux pour fêter le premier an du snack en bas de l'immeuble.

Je souhaite que demain soit au moins aussi chouette qu'aujourd'hui.

Posté par couac couac à 22:09 - - Commentaires [8] - Permalien [#]