lundi 16 juin 2014

 

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Je comprends qu'il ne faut pas se définir soi-même, il ne faut pas dire "je suis comme ceci, je suis comme cela", parce qu'alors on ferme soi-même la porte de sa prison, on jette soi-même la clef par la fenêtre. Je comprends que se connaître, ça veut dire s'écouter, s'accepter, s'entendre soi-même. Et ça fait que comme le drapeau qui se meut à chaque instant, et bien on est changeant, selon des humeurs, des émotions, des sentiments, des circonstances, mais le terreau au fond de nous et bien c'est ça, nous. C'est une sensibilité, des convictions, peut-être des principes, des expériences, des goûts et des dégoûts. On se découvre en toutes circonstances. On se rencontre soi-même à chaque coin de rue. On peut réagir au plus près de nos sensations puis se dire ensuite "ah ouais, je suis comme ça moi ?" et en retirer de la fierté. Alors, on devient également responsable, parce qu'on a choisi, on peut assumer ce qu'on a dit ou fait. On est parfait pour soi, pas pour plaire aux autres.

Et là, à l'instant, mais non, pas à l'instant, puis que ça a eu largement le temps de germer, et bien je me dis qu'il va être temps de partir de Bruxelles. Il va falloir inventer autre chose.

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samedi 14 juin 2014

A l'occasion de la vie avec mon bébé, j'ai des souvenirs, des sensations enfouis qui me reviennent. Par exemple, tout à coup, je me suis souvenue combien le lit de mes parents était dix fois plus confortable que le mien : draps plus doux, plus d'espace, bonne odeur... contre draps rêches et froids qui sentent bêtement moi.

Et surtout, surtout : un souvenir hyper vieux, mais genre vraiment, vraiment hyper vieux : genre j'ai deux ans dedans : juste un souvenir de chez la copine de ma mère, Françoise, qui avait une fille à peine plus jeune que moi (mais que j'aimais beaucoup, c'était un bébé (alors que moi non bien sûr) et j'adorais les bébés). Dans la chambre de ce bébé, pour faire rideau, il y avait un morceau de tissu accroché au-dessus du vélux, et retenu dans le bas de la fenêtre par une barre. C'est dur à expliquer. Le tissu tombait bombé. Je trouvais ça magnifique.

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mercredi 11 juin 2014

Je ne sais plus trop comment bloguer. J'y ai réfléchi pendant mes vacances, j'ai eu l'idée de faire de petits reportages sur des choses et ça m'a semblé super, ça m'a carrément enthousiasmée, et puis au moment de m'y mettre, je me suis dit "bon, je parle de quoi ?" et rien n'est venu.
Je ne sais plus trop quoi raconter, peut-être parce que je suis une méditative qui n'a plus vraiment le temps de méditer. J'ai pensé mettre juste des images, mais comme je ne photographie que mon bébé et mon copain, ça craint.

Je n'ai pas tellement envie d'abandonner, je me dis même des fois "allez, j'écris tous les jours, chaque jour sa pensée du jour". C'est peut-être ça la meilleure idée. Ca plaît à ma face protocolaire ultra développée. Des protocoles, j'en ai mille qui m'enthousiasment, je suis rigide là-dessus : changer les torchons tous les mercredis et dimanches, changer les serviettes de table tous les dimanches, changer les draps tous les premiers du mois, les taies d'oreiller tous les dimanches, les serviettes de toilette et tapis de bain tous les dimanches, de soutien-gorge tous les dimanches, de chemise de nuit tous les dimanches, de culotte tous les matins (ah ah), ne jamais choisir les assiettes que je pose sur la table, prendre les premières de la pile même si ce sont les plus moches, ne jamais choisir le linge que je lave, je prends ce qui est sur le dessus de la pile et tant pis si le tee-shirt que j'ai très envie de mettre est trop en-dessous pour rentrer dans la machine (dit comme ça ça semble effrayant mais rassurez-vous, je suis plus heureuse sans mon tee-shirt et en ayant respecté le protocole qu'avec mon tee-shirt en ayant triché (vous êtes rassurés ?))... bon, c'est du protocole ou de la maniaquerie ?

Du coup, ça y est, ça ressemble à une pensée du soir alors que ce n'est même pas vraiment ça que je venais écrire ici.

Peut-être que c blog, c'est tout ça et plein d'autres choses, tout ce qui me passe par la tête en fait. Ca m'arrive de me demander pourquoi je le fais mais je pense vite à autre chose, j'ai un peu honte de prendre à ce point plaisir à raconter ma vie comme ça. C'est le journal intime que je n'ai jamais réussi à écrire ? Et bien non même pas, parce qu'en fait, il y a milel choses qui composent mon quotidien et que je ne raconte pas ici, parce que je les trouve trop intimes. Je suis contente de ressentir que j'ai des barrières.

J'aime écrire ici, et puis des fois, ça m'aide de relire un peu. Je vois que j'évolue sur certains points. Et pusi même si je ne vous connais pas, vous, les lecteurs, je ressens de l'amitié pour vous, finalement vous vous dévoilez un peu parfois, en commentant. En septembre, quand je vous avais demandé qui vous étiez, j'avais été surprise de voir que vous étiez vachjement musiciens, profs de musique, directrice de conservatoire. Vous le savez que j'ai un cd de Pascal Obispo (que je n'écoute plus depuis longtemps, mais quand même, je n'arrive même pas à m'en débarasser, ça m'émeut de relire les titres à l'arrière du boitier, de me rappeler les airs, ça fait revenir ma 5ème, les samedis soirs où on regardait Arthur à la télé en famille, avec Billy Paul qui venait chanter à la fin, et comment j'aimais trop regarder longuement par la fenêtre de la voiture quand on allait en virée à Paris et que mon père prenait son pied en conduisant de façon sportive dans les rues de la capitale) ?

(Ca me fait penser : l'autre jour, je pensais aux parents de Vanessa Paradis, qu'on nous présente toujours comme des gens simplissimes habitant un pavillon de banlieue au crépi jauni : quand même, ils ont eu chez Johnny Depp pour Noël ! Et avant ça, Lenny Kravitz ! Bon, Florent Pagny, j'espère que les huitres n'étaient pas fraiches... Et maintenant, Benjmin Biolay ! Ca fout la pression quant aux cadeaux à choisir quand même.)

Bref, je voulais juste dire que ça me manque de ne plus écrire ici même si souvent j'ai envie mais je ne sais pas quoi dire. Et vous me manquez aussi. J'ai toujours cette image de petites fenêtres allumées un peu partout, chaleureuses.

Je vous quitte sur une photo de la plage de Kerlouan, idéale. Je vous embrasse !

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Posté par couac couac à 22:24 - - Commentaires [17] - Permalien [#]