lundi 30 septembre 2013

Marseille Marseille quand je l'appelle moi je l'appelle Marseille*

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(Aix)

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(Marseille)





(Je n'ai pas accouché à Marseille, ce sera alors bel et bien à Bruxelles. Oh la la...)

J'ai pris le tgv qui m'a toujours fait fantasmer, que j'ai pris plusieurs fois jusqu'à Lille mais jamais plus. Sauf que là j'allais presque jusqu'au terminus (en fait, le terminus, c'était Toulon). Je pensais regarder le paysage mais juste après Lille je n'ai plus pu garder les yeux ouverts, je me suis endormie et je ne me suis réveillée qu'à Marne-la-vallée, ce qui a considérablement raccourci mon trajet. A ce moment-là, on n'était presque plus. Il y avait la Yougoslave devant moi qui se regardait dans la vitre en faisant des bouches en cul de poule, et qui a raconté sa vie et dragué tous les mecs qui avaient leur réservation à côté d'elle. Il y avait le couple d'américains qui regardait un film en se roulant des pelles (vous l'aurez compris, l'ambiance est torride dans le Bruxelles-Toulon), et la dame qui tricotait. A la fin j'avais l'impression d'avoir partagé un morceau de vie avec chacun d'eux, tant on en savait plus les uns sur les autres sans s'être forcément adressé la parole. Après Avignon, j'ai sorti mon bouquin (Un bonheur insoutenable d'Ira Levin). A Marseille, j'étais attendue sur le quai et la conversation a repris après un an et demi comme si ç'avait été une heure et demie.

Le premier jour, on a déménagé une petite soeur à Aix en Provence et rigolé comme des débiles, on a fait les courses avec la petite soeur (les fameuses premières courses de quand on s'installe, où on a besoin de tout), on a marché en ville (mais que c'est beau !) et chez Monoprix, j'ai acheté deux tee-shirts de bébé mais taille 6/9 mois, et comme on a moins de stock dans ces eaux-là j'avais le droit. Un tee-shirt jaune à pois blancs et un autre à fleurettes et rayures. On a mangé un maxi pain au chocolat assises sur un banc en parlant encore et encore. Ensuite, on est allées à la pizzeria en rigolant sur le nombre de petites vieilles dans des jeeps qu'on voyait (en fait j'ai pas raconté dans l'ordre, entre le pain au choc' et la pizz', c'est là qu'on a fait les courses (on a aussi acheté de quoi faire des crêpes le lendemain soir (c'est jamais hyper diététique mes week-ends amicaux))). Et puis on est rentrées à Marseille et on n'a pas fait long feu après la tisane.

Le lendemain, il fallait qu'on soit prêtes avant 12h00 pour être au Museum d'Histoire Naturelle avant 13h00 pour que ce soit gratos. Sur le chemin, on s'est pris un orage qui nous a trempées comme des soupes mais on devait être profondément heureuses d'être là ensemble parce que ça nous a plutôt fait marrer. Une fois devant le Museum, il y avait un papier sur la porte qui disait qu'il était exceptionnellement fermé, alors on est quand même montées tout en haut de l'escalier pour jouir de la vue et voir que les nuages étaient poussés par le vent qui nettoyait le ciel. Et puis on a visité un hôtel particulier qui trainait par là avant d'aller vers le vieux port manger du poulpe chez un Japonais terrible. Ensuite, on avait rendez-vous avec des copains de la copine pour boire un verre en terrasse (c'était à nouveau l'été) et on s'est installés à un endroit où il y a treize ans, je me souviens parfaitement d'un trou béant et d'un chantier pas possible. Après, c'était l'heure de dîner alors on est rentrées faire les crêpes d'après la recette du père (+ un sachet de sucre vanillé mais pas de rhum mais c'était très bien quand même, en même temps j'étais avec deux bretonnes, qui ont forcément la main jaune (= couleur crêpe, vous me suivez ?)).
Ensuite, nous nous sommes affalées dans les fauteuils et on a fait un jeu de devinettes de "comment s'appellera le bébé ?" et elles ont trouvé grâce à mes indices pointus. Oui, le bébé a trouvé son prénom (sauf changement de dernier/premier instant, on n'est à l'abris de rien, mais maintenant on l'appelle par son prénom quand même alors ce serait dur de changer au dernier moment mais on verra).

Après, c'était la nuit et j'ai super mal dormi mais passé un très bon moment en compagnie du petit enfant.
Et aujourd'hui, c'était retour. La dame à côté de moi s'était bien trop parfumée et ça m'a piqué le nez, j'avais l'impression de moi aussi sentir son parfum, sur mon gilet et mon haut, berk berk berk (même si son parfum ne sentait pas mauvais mais les odeurs trop fortes sont de trop). Et puis derrière moi il y avait un vieux qui toussait et ça se sentait qu'il avait la gorge très encombrée, ça me dégoutait et en plus je me prenais le soleil dans la face j'ai cru mourir de chaud. Mais bon, je suis quand même arrivée saine et sauve (avec une envie pas possible d'y retourner tout de suite ; c'est trop bien Marseille ! Je ne me souvenais pas que c'était aussi beau et intéressant, comme ville. Je m'y suis même vue y vivre, c'est pas rien !).


A l'échographie, le bébé qui les fois d'avant se cachait le visage dans mes replis d'utérus et dans son bras, se cachait cette fois-ci le visage dans ses mains. Mais il va très bien. De petit bébé au départ, il est devenu gros bébé et telle un devin, l'échographiste nous a dit qu'à terme, si il continuait comme ça, il pèserait 3,7 kg. C'est très bien, 3,7 kg. C'est moelleux.





*sur l'air de Comprend qui peut

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mercredi 25 septembre 2013

Alors voilà, je suis à la caisse tous les matins. Je découvre les sueurs froides quand je dois calculer combien de monnaie je dois rendre et que tout à coup ça grésille dans mon cerveau et que la lumière clignote (toujours dans mon cerveau), façon néon que si il s'éteint c'est le noir complet. Heureusement que j'aime bien le calcul mental parce que je suis servie. Je découvre aussi le comportement des gens à la caisse, certains qui vous racontent toute leur vie, d'autres qui profitent que leur sac à main soit posé sur le comptoir pour y faire du rangement alors qu'il y a dix personnes qui attendent derrière. Et puis il y a le client qui pose un bouquin de philo devant moi, alors je lui dis "deux euros s'il-vous-plaît" et là il me demande "et vous trouvez ça normal ?" sur un ton très calme mais pourtant bien agressif, et du coup moi je dis "pardon ?" et il me dit "ce livre date de 98, ça ne vous choque pas un peu, deux euros pour un bouquin de 98 ?" et devant mon air halluciné, il m'a dit "et bien puisque c'est comme ça je préfère m'en aller" et il s'est barré. Ouais bah c'est ça, salut.
Et puis il ya  aussi le client qui vient tous les jours, le type un peu vieux et édenté et avec une coiffure pas coiffée, qui demande à ce que le caissier (ou la caissière. En tout cas moi je n'ai pas encore eu affaire à lui) écrive son prénom sur le ticket de caisse, pour "pouvoir penser à lui". Et aujourd'hui, il a dit à ma collègue qu'il avait bien pensé à elle et qu'il avait calligraphié son prénom, hier soir ;-) Y a de ces gens j'vous jure ! C'est un vrai échantillon d'humanité, j'aime beaucoup. On ne peut qu'être surpris à chaque coin de rue si les gens sont spéciaux comme ça.
Cet après-midi, je suis retournée bosser un peu à mon poste habituel, et mes collègues, adorables, se sont relayés pour ne jamais me laisser seule avec le tabouret, les clients, les listes de romans et les titres demandés qui se planquent en haut des étagères. Mes collègues, j'éprouve une gratitude infinie pour eux, ils font déborder mon coeur au même titre que mon mec et mon bébé !...

Ce week-end, c'est Marseille. Je ne vous cache pas que j'ai grave les boules d'accoucher là-bas, pas loin de l'Afrique, alors que J., lui, sera ici, pas loin de la Suède. Bref, on sera hyper loin. Naître à Marseille, c'est joli, mais j'aime tant et tant mon hopital bruxellois que pour rien au monde je ne voudrais accoucher ailleurs. Hier soir, on a eu visite de la maternité, après une petite séance de préparation à l'accouchement avec Milky-la-kiné, qui nous a enseigné les positions de travail à deux. Pour moi, c'est ultra confort, mais pour J. c'est plus musclé. Il doit me soutenir, me soulever, supporter mon poids contre lui et en plus de tout ça, me caresser le dos et le ventre. Mais on est hyper contents et le bébé a profité de cette séance pour faire quelques exercices de gymnastique lui aussi.
Et alors la visite de la maternité... Nan mais elle est TROP bien cette maternité ! Bon, déjà, toute l'équipe de gynécologues, je la trouve super. J'ai toujours l'impression que ce que je raconte passionne mon interlocuteur, quelqu'il soit et quoi que je dise. C'est très rassurant.
Ensuite, le coup de la préparation à l'accouchement destinée aussi au père, je ne m'y attendais pas du tout mais ça fait que j'imagine que les pères se sentent moins dépassés par les évènements, et personnellement je suis bien rassurée aussi de savoir qu'on sera deux pendant le travail, à le vivre et à pouvoir peut-être me soulager.
Et puis donc, la visite de la maternité était précédée d'une petite conférence qui expliquait comment se déroule un accouchement, et les deux sages-femmes ont insisté sur le fait qu'il fallait réfléchir dès maintenant aux positions dans lesquelles on se voyait bien accoucher parce qu'au moment venu on ne serait plus en état d'y réfléchir. Elles ont proposé des idées, accroupie, sur le côté... Elles ont insisté aussi sur le fait qu'elles n'épisiotomisaient que si absolument nécessaire.
Et puis en plus il y a des baignoires dans les salles de travail/d'accouchement (chaque couple à sa propre salle de travail dans laquelle il va aussi accoucher).
Et puis ensuite, dans la chambre, les lits de bébé sont de petits lits en demie lune qu'on peut coller à son propre lit pour pouvoir allaiter facilement la nuit.
Je suis complètement enthousiasmée, après on verra comment ça se passera dans les faits en tout cas j'y vais ultra confiante !
En fait j'ai hâte. J'ai envie d'accoucher. J'en crève d'envie même, même si je n'ai pas du tout envie de ne plus être enceinte. La salle de maternité qu'on a pu voir était hors du temps et de la réalité.
Bon, après, ce matin, quand je vois comment j'ai douillé pour une simple crampe au mollet, je me dis que j'aurais peut-être moins hâte une fois que j'y serai. On verra, on verra. Ce qui compte c'est que ça ne me fasse pas peur à l'avance, c'est toujours ça de gagné.
J'ai pleuré plusieurs fois pendant la conférence et pendant la visite. Les photos de bébés qui viennent de naître et qui sont couverts de vernix et de sang et qui sont tout rouges et qui hurlent, ça me fout la chiale, c'est trop énorme de penser qu'ils viennent de vivre une naissance.

Ca me rappelle qu'une fois, je m'étais dit que finalement, dans le fond, je trouvais plus angoissante une naissance qu'une mort naturelle de vieillesse, au fond d'un lit. On meurt, on s'arrête de respirer, mais on est dans son lit, ça s'arrête. La naissance, on est super bien là où on est, tout à coup on est expulsé par un endroit tout serré, et on débarque dans un milieu inconnu où on est un peu seul au monde vu qu'on ne sait rien et qu'on est complètement vulnérable. C'est terrifiant et magnifique à la fois. Non ? Je veux bien votre avis. Moi, quitte à choisir, je préfère mourir que vivre un truc inconnu et angoissant qui me propulsera dans un autre monde dont je ne sais rien (mais je me rends compte en écrivant ça que si j'étais croyante, je poserais peut-être le même regard sur la vie et sur la mort).

J'écris comme ça vient, c'est un flux de pensée, je réfléchis en même temps que j'écris. Vous en pensez quoi vous ?

Hier soir, J. a expliqué à l'enfant qu'on avait visité l'endroit où il allait naître, on lui a dit les lumières tamisées et tout et tout. Lui il s'est donné à fond en retour, j'avais le ventre qui se distendait sur la gauche et sur la droite à la fois, c'était très impressionnant.
Demain, dernière échographie, brrr....

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lundi 23 septembre 2013

Samedi soir - nous sommes allés à une fête, trois filles dont une que je voyais pour la première fois de ma vie m'ont dit qu'elles m'enviaient d'être enceinte et qu'elles ausi elles voulaient mais que leur copain n'était pas prêt. Un mec m'a demandé si j'avais fait un bébé toute seule ou pas et quand je lui ai dit que pas (après avoir dit "quoi ?!" même si pourquoi pas, notez, mais je ne m'attendais pas à cette question, surtout venant d'un mec que je vois pour la première fois de ma vie), il m'a demandé si ça se passait bien avec mon copain et si il était sympa ou bof. On a  mangé du gâteau de carottes super bon (la première fois que j'en mangeais un pas sec) et on a un peu dansé, sans sauter parce que sinon ça tire trop la peau du bide. Il faut juste remuer ses fesses et faire des mouvements de bras, éventuellement se mettre sur un pied puis sur l'autre, quand on danse enceinte.

Dimanche - j'ai lu Benjamin et ses Copains, de Vincent Cuvellier, illustré par Aurélie Grand et j'ai vachement aimé, surtout les deux premières histoires (il y en a trois). J'ai trouvé très justes les histoires dans leur façon d'être "et t'imagines ce qu'il se passerait si tu t'endormais dans le bus de ramassage scolaire et que tu te retrouvais au dépôt ?". J'ai été emmenée. J'ai trouvé ça frais et drôle, je trouve que c'est pas si courant les auteurs jeunesse qui ont le ton juste pour faire parler les enfants. Et puis en plus, je ne me rappelais plus que lorsqu'on est élève, on connaît par coeur l'arrière de la tête de celui qui est devant nous en classe mais c'est trop vrai, et puis moi aussi j'adore être au-dessus de la roue dans le car parce que ça vibre. C'était bien de se rappeler de tout ça.
Sinon, nous sommes allés voir La Fille du 14 juillet au cinéma et que c'était drôle, mais drôle ! Dès le générique de début, on a éclaté de rire plusieurs fois ! On a carrément oser le mettre en côte à côte dans notre top 10 cinéma, avec Les Demoiselles de Rochefort, tant c'était lumineux et léger. Le genre de film où même quand il se passe des trucs graves, ben ça a pas l'air grave. Une pépite de chocolat ce film ! On est ressortis de là avec une pêche d'enfer !

Lundi - j'ai décidé de parler à mon patron de la difficulté de mon job, maintenant que je suis dans le huitième mois (monter sur un tabouret, m'accroupir, me relever, trois fois par minute, ça ne me semble plus trop d'actualité). Il m'a répondu que le boulot était difficile et que si je ne pouvais plus le faire, il ne voyait pas trop d'autre solution que m'arrêter. Du coup, sous le coup de l'émotion, je me suis mise à pleurer (si je m'arrête maintenant il ne me reste que deux mois de congés mat' pour après la naissance...). Heureusement est arrivée à la rescousse une collègue qui avait tout entendu et qui a dit "mais Elisabeth pourrait faire la caisse ?! Comme ça elle serait assise, ce serait mieux !" et mon patron a dit "ah ouais, carrément" (enfin, quelque chose comme ça) et moi j'ai dit "banco" et voilà comment j'ai reçu ce matin ma formation caisse et que c'était tellement moins crevant que j'ai même eu envie de rentrer à la maison à pieds après et que je n'ai pas eu besoin de sieste cet après-midi et que j'ai dessiné deux heures et que telle que vous me voyez là je déborde d'énergie. Top quoi !

Maintenant, J. est parti au cinéma voir Sugar Man, un film qu'il veut voir depuis 107 ans et moi bof même si tout le monde est unanime pour dire que c'est exceptionnel, et moi je crois que je vais me pencher sur la question du dîner...

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dimanche 22 septembre 2013

Le plaisir du moment, c'est de m'installer sur mon lit, nos deux oreillers empilés, coussin d'allaitement par-dessus et là, bien calée, dévorer bouquins et bandes dessinées. Normalement je vais à la biblio mais en ce moment, en sortant du boulot, je n'ai pas le courage d'y aller, j'ai juste envie de rentrer chez moi. Mais bon, comme je bosse dans une sorte de caverne d'Ali-Baba du livre... c'est pas très coompliqué d'avoir toujours quelque chose à lire dans les mains.

Cette semaine, je me suis offert Blankets, manteau de neige de Craig Thompson, que j'avais déjà lu chez ma grande soeur mais il y a suffisamment de temps pour que je n'en garde qu'un vague souvenir. C'était toujours aussi bien, pas forcément adapté à la saison parce que très sombre, et que lorsqu'il fait sombre chez moi j'ai plutôt envie de voir des films et lire des livres qui me racontent la lumière, mais quand même, c'était vachement bien. J'aime bien partager les réflexions sur la vie des autres. En fait ça m'a un peu foutu le cafard (les relations aux autres à l'adolescence, le père violent, la mère qui n'a d'yeux que pour Dieu, super bien-pensante mais effrayante, les deux frères qui font un peu de la peine, dans le même bateau et en même temps très seuls m'a-t-il semblé) mais quand c'est si bien raconté et si bien dessiné, on prend quand même du plaisir...

Et puis avant-hier, je suis tombée sur Le Confident d'Hélène Grémillon, la quatrième de couverture m'a beaucoup intriguée et déjà donné envie d'en savoir plus ("Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un étrange courrier, non signé. Elle croit d'abord à une erreur mais les lettres continuent d'arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu'elle n'est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance renferme.    Dans ce premier roman sur fond de seconde guerre mondiale, Hélène Grémillon mêle de main de maître récit historique et suspense psychologique").

Et voilà, et c'est exactement ça, les récits sont mêlés "de main de maître" et j'adore ça quand tout est emberlificoté et qu'en même temps, plus on avance dans la lecture plus ça semble logique et probable. J'ai adoré lire ce livre, je l'ai trouvé fascinant, absorbant et bien écrit. Par contre c'est une histoire épouvantable. J'aime bien lire des histoires d'amour impossibles, dans les livres j'aime bien la cruauté, la méchanceté, la manigance, la manipulation. Et bien là j'ai été servie. Quel choc !
Je l'ai commencé hier matin (et fini ce matin) mais je l'ai offert à une amie hier soir, pour son anniversaire, parce que vraiment !

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vendredi 20 septembre 2013

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Alors voilà il est revenu. A l'avance, je me demandais comment on allait faire pour se parler vu qu'on allait tous les deux avoir mille trucs à se raconter et l'impatience de les raconter. Finalement ça s'est assez bien goupillé cette histoire, on a rebondi comme des lièvres sur les paroles l'un de l'autre.
Au départ, quand il a frappé à la porte (il avait juste emporté la clef d'en bas) et que je lui ai ouvert, il y a même bien eu une minute (et peut-être même un peu plus) où on n'a rien dit du tout, où on s'est contentés de se regarder, des sourires jusqu'aux oreilles.

Il a perdu deux kilos (on ne peut rien lui confier) mais il a pourtant quand même réussi à cuisiner sur son réchaud, perdu en pleine nature. Il m'a montré des photos de couscous au miel et aux abricots, figues, raisins secs et dattes (et noix diverses + viande séchée épicée), en me disant que c'était super bon. Il a aussi mangé des tas de desserts anglais photographiés au préalable et qui m'ont fait baver sur le clavier. Il a vu l'immensité, il a goûté à la solitude profonde, il a traversé des rivières, a écrit dans des livres d'or de bothies, a discuté avec quelques personnes croisées. Il n'a pas trempé le bout de ses orteils dans la mer. Il a transformé la protection de pluie de sa tente en cape lorsque sa cape officielle s'est déchirée suite à un coup de vent. Il ne s'est pas perdu. Il a été bien, il a apprécié et visiblement dégusté le moment.

De mon côté, j'ai aimé la petite période aussi. Il m'a manqué, mais j'ai aimé me démmerder un peu, faire comme j'avais envie dans l'ordre dont j'avais envie. J'ai aimé choisir mes horaires, j'ai aimé comme lui que personne ne sache où j'étais quand j'y étais. Et même si j'ai été infiniment heureuse de le retrouver, ça m'a fait un léger choc de devoir revivre avec quelqu'un.

J'ai beaucoup aimé écrire ici tous les soirs et vous sentir là, comme autant d'oreilles attentives et bienveillantes. C'est bizarre à dire vu que je suis assise, silencieuse, derrière mon ordinateur, et que vous êtes assis, silencieux, derrière les vôtres, mais écrire ici m'a fait me sentir très entourée pendant ces seize jours. Alors merci.



Cette semaine, les étudiants avaient tous déserté mon job alimentaire, et je me suis rendu compte que je ne pouvais absolument plus assurer le travail toute seule. Là c'est vraiment trop fatiguant. J'ai encore trois semaines à tirer. Je suis entrée dans le huitième mois, l'autre jour. Ce n'est plus possible et je n'aime pas ce sentiment d'inefficacité qui m'a gagnée. J'arrive en forme le matin mais au bout d'une heure, je flanche, j'ai la tête qui tourne, les yeux qui se ferment, mal partout et le cerveau qui ne répond plus. Le bébé ne peut carrément plus du tout dormir, je le sens se mouvoir dès que je bouge un muscle de plus que celui de l'avant-bras.

Cette semaine, je l'ai imaginé différemment d'avant. Avant, dans ma tête, c'était une minuscule crevette, un bébé mais en miniature. Tout à coup, le sentant de plus en plus nettement trop serré dans moi, je me le suis figuré tout replié, replet, avec les yeux fermés au-dessus de pommettes épaisses et molles, comme deux plis rieurs. J'ai vu ses cheveux bruns collés sur son crâne par le vernix. Je crois qu'il a trouvé son prénom, aussi...

On a revu Milky-la-kiné qui m'a appris la respiration d'usage pendant le travail. la prochaine fois elle nous montre les positions à adopter, ensemble, pour avoir moins mal et que les choses avancent convenablement. C'est très bien...

J'espère que vous allez bien, à bientôt j'espère !

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dimanche 15 septembre 2013

Mais POURQUOI tous les matins de la semaine travaillée, lorsque mon réveil sonne, je me dis "oh non déjà", et le week-end je me réveille dix minutes avant l'heure à laquelle sonne mon réveil en semaine ? Hein, pourquoi ?
Bon, c'est une bonne excuse pour faire une sieste après le p'tit dej', à chaque fois je ne sais pas si c'est un luxe confortable ou un truc cafardeux. En fait ça va. Après, j'enchaine direct avec une bonne douche vélux grand ouvert pour sentir le petit coup de froid quand je sors de l'eau.

Après manger ce midi (j'ai inventé une recette ! Bon, ok, c'était moyennement réussi... En fait, les courgettes, c'est pas terrible terrible, non ?), je ne sais pas d'où c'est sorti mais comme ça l'air de rien je ne sais pas comment, je me suis retrouvée assise à mon bureau à dessiner, tant mieux. D'ailleurs je suis contente de ce que j'ai fait... J'ai dessiné un père qui ne veut pas payer un chapeau de cow-boy à son fils.

Après, avec une amie, on a vu Une place sur la Terre au cinéma, et j'ai trouvé ça d'une lourdeur hallucinante, le film disait "je suis poétique, trouvez-moi beau, je suis émouvant, écoutez mes musiques tristes" et je n'ai pas réussi à le croire, il insistait trop pour être honnête.

Heureusement, après, on est passées par chez moi pour discuter et ça, c'était très très réussi.

Après, c'était l'heure de faire la soupe, poireau/carottes/patates, nickel.

Et demain... oh demain... je suis émue comme avant notre premier rendez-vous... Je sens que je vais avoir du mal à dormir cette nuit...

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samedi 14 septembre 2013

Je viens de dîner en écoutant un podcast d'Eclectik, avec Sandrine Kiberlain. J'aime beaucoup cette émission, et j'aime beaucoup beaucoup Sandrine Kiberlain. A un moment, il était question d'Etienne Daho et ça m'a donné envie de mettre de côté Arcade Fire au moins pour la soirée.

C'était un samedi de pas grand chose, avec un passage au pressing pour y déposer mon pull gris, un passage chez le docteur pour montrer la boule toute dure qui me pousse sur le dessus du pied (un kyste a priori) et qui me gêne. Un passage chez le cordonnier pour déposer mes chaussures. Un passage au magasin pour acheter du shampooing et du savon.

Avec tout ça, il était 14h00, et après avoir mangé et trainassé sur internet, je suis montée me coucher - et j'ai dormi deux heures. Après, j'ai lu - deux heures et j'ai fini mon livre. C'était bien...

Et ensuite c'était l'heure de préparer le dîner. Vraiment un samedi de rien.

Quand même, ce matin, sur le chemin pour aller au pressing, j'ai dû parler deux fois en néerlandais, ça ne m'arrive jamais.
Dans les champignons de ce soir, j'ai mis de la muscade. Ce midi, j'ai fini le stoemp poireaux/pomme de terre et les saucisses d'hier soir. J'ai mangé du melon (le dernier de l'année ?), il était super bon.
Ce matin, avant de partir, j'ai enfilé mon pull vert en angora et j'ai immédiatement eu bien trop chaud. Du coup, quand je suis sortie de l'immeuble et que l'air frais est entré dans mes poumons, ça m'a fait la même sensation que lorsqu'on allait chez Mémé, l'impression d'étouffer et d'être ramollie par la chaleur de l'intérieur de son appartement, et l'impression de renaître en mettant les pieds dehors.

Dans un mois je serai en congé maternité et je sais que ça veut dire que dans un mois le trac va commencer à monter. Je n'ai pas peur de l'accouchement, je n'ai pas peur d'avoir mal mais par contre, je sais déjà que j'aurai le trac comme avant de rentrer sur scène, je sais que je vais me dire "oh la la, dans quoi je me suis lancée", je sais que je vais me sentir dépassée par l'incroyable de ce qui m'arrivera, que je vais avoir du mal à faire admettre à mon cerveau que ce qui se passera sera bien la réalité. J'ai l'impression que ce sera le mois le plus à côté de la réalité de toute ma vie, ce mois d'attente. Je sais qu'après, je me demanderai "est-ce-que c'est possible, est-ce-que ça a pu vraiment se passer ?". Ca me dépasse. J'ai l'impression que ça ne me dépasserait pas autrement de vivre un truc comme la fin du monde, un truc qui me renverrait complètement à ma condition de minuscule chose sans importance.

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vendredi 13 septembre 2013

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Il y a des jours comme ça où le réveil surprend, où dans son rêve on se dit "mais c'est quoi ce bruit ?".

Voilà comment a commencé ma journée. En petit-déjeunant, je n'avais pas envie d'écouter un invité politique qui parle dans le vide, du coup j'ai mis un podcast de "on va déguster", sur les goûters, c'était très bien...

Ensuite, j'ai mis Arcade Fire assez fort pour l'entendre de la salle de bain où je devais me laver les dents.

Sur le chemin, j'ai vu un gros chien faire une énorme crotte sur la pelouse devant la cathédrale, et un homme très chic a engueulé le propriétaire du chien qui ne ramassait pas et moi aussi ça me dégoutait cette énorme crotte reposant là où tout le monde s'assied dès qu'il y a un rayon de soleil. Heureusement je crois qu'il va pleuvoir les jours qui viennent (donc personne n'ira pique-niquer sur la pelouse).

Après le boulot, je suis restée au boulot mais comme cliente, veste et sac au dos, à farfouiller. J'aime bien. Je me suis acheté un livre des éditions du Sourire qui mord (La Chambre du Poisson, de Nikolaus Heidelbach). Je ne l'ai pas encore lu.

A la maison, j'ai fini l'aubergine et la patate au laurier puis j'ai bu un thé en furetant sur internet (et en mangeant un bout d'choc') puis j'ai dit au bébé qu'après on allait faire une sieste et c'est ce qu'on a fait, j'ai mis France Inter sur l'ordi et je suis montée m'allonger. Je me suis endormie malgré le bébé qui tapait dans mes mains posées doigts croisés sur mon ventre, et j'ai été réveillée quand est passée cette chanson de Granville. Le bébé ne tapait plus mais je me suis dit "je suis la maman de ce bébé" et j'ai eu l'impression de pleinement le réaliser, tout à coup ça m'a semblé vraiment réel. J'ai pensé à ce que ça allait pouvoir faire à cette personne de m'avoir moi comme mère et j'ai eu du mal à imaginer. Après, j'ai pensé que le binôme de cette mère que j'étais déjà un peu, et bien c'était J. et je me suis sentie profondément heureuse de penser que j'avais la chance d'attendre un enfant avec cette personne que je trouve tellement belle. Et puis j'ai pensé que cet enfant, celui-là même dont je serai la mère même quand il aura 40 ans, et bien son père, ce sera J..

J. et son tiroir de cuisine rempli d'épices et d'herbes et ses recettes inventées.
J. et ses gros doigts.
J. et ses cheveux et son air d'être dans un autre monde.
J. et ses habits tachés et troués même quand ils sont neufs.
J. et sa façon de tenir ses couverts comme un homme préhistorique qui en tient pour la première fois.
J. qui lave si bien les pieds (très agréable) et se fait des massages du cuir chevelu quand il se lave la perruque.
J. et son goût pour les fleurettes et pour les machins super kitsch.
J. et son écriture en crottes de mouche (et non pas pattes de mouche, dans son cas c'est vraiment "crottes").
J. qui pleure plus souvent que moi.
J. et son envie de parcourir le monde.
J. à qui j'ai demandé, curieuse, ce qu'il allait faire avec le bébé quand j'aurai repris le boulot et qu'il passera ses matinées tout seul avec lui, et qui m'a dit qu'ils allaient s'installer dans le fauteuil et écouter de la musique.
J. qui n'arrête pas de se gratter le mollet quand il conduit une voiture.
J. qui réfléchit toujours beaucoup.
J. qui est prêt à tout entendre des autres, qui peut tout comprendre et tout pardonner.
J. qui court tellement vite, j'ai jamais vu quelqu'un courir aussi vite.
J. et son odeur sucrée.
J. avec qui je fais souvent mouchoir commun (on dit entre nous "mouchoir public").
J. et ses plants de basilic.
J. qui peut facilement abîmer les choses, comme les assiettes, presque toutes ébréchées.
J. et son amour du Velvet Underground et de Sonic Youth mais qui accepte d'aimer Etienne Daho avec moi.
J. qui adore allumer des feux, manger des trucs grillés au-dessus.
J. qui suce les os du poulet.
J. qui trouve que finalement, une serviette de table, c'est pas si inutile que ça.
J. qui aime les vestes à boutons dorés.
J. qui a toujours des griffures, des brûlures sur les mains.
J. qui rigole en lisant Tom-Tom et Nana.
J. qui fait des cocktails.
J. qui peut être très très très longuement silencieux.
J. qui réfléchit 107 ans chaque fois que c'est son tour aux jeux de société.
J. qui est super photogénique.
J. qui n'a pas peur des bêtes ni du noir.
J. qui trouve ça bon les cigarillos.
J. qui aime aussi manger des bonbons surtout si ils sont acides, et toutes sortes de biscuits apéro.
J. qui aime bien les discussions de filles et qui sait se faire oublier quand il est entouré de présences féminines, pour mieux écouter et ne pas en perdre une miette.
J. qui n'est pas rebuté par une pizza goût hamburger chez Pizza H*ut.
J. qui danse super bien.
J. qui sait faire la roue.
J. et ses gros muscles de bras.
J. qui tape de toutes se forces sur les touches du clavier pour être sûr que ça imprime bien.
J. qui se met derrière moi,  bras tendus au-dessus de sa tête, mains sur mes fesses, et qui me sert comme ça de siège d'escalier quand j'en peux plus de monter des marches.
J. et son enthousiasme tout le temps pour tout.
J. qui avait un sac à dos rempli de légumes pour notre deuxième rendez-vous.
J. qui m'avait invitée à dîner chez lui au tout début, et en le regardant se mouvoir pendant qu'il me préparait à manger, je m'étais dit que j'allais adorer passer du temps avec lui.
J. qui découpe ses jeans pour en faire des shorts.
J. qui a pris une pilule de vitamines de grossesse pour voir comment c'était dégueulasse.
J. et son amour de la Tour Eiffel.
J. qui est un peu macho quand je tiens une carte routière et qui n'a jamais voulu reconnaître que j'avais un bon sens de l'orientation.
J. qui vient d'une autre planète et que j'adore follement.

Et bien quelqu'un aura son visage en tête quand on lui dira "ton père".

Tout ça m'a rendu tellement heureuse qu'après, quand j'ai dessiné, j'avais le trait léger.
Et là, je me suis dit "c'est ça la recette du bonheur, c'est de se concentrer, vraiment,  sur tout ce qui va profondément bien".

Posté par couac couac à 21:20 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
jeudi 12 septembre 2013

Aujourd'hui, je me suis rappelé que j'ai toujours détesté le jeudi, c'est souvent le jour où j'avais sport au collège (sport au collège : angoisse de devoir faire du sport + angoisse de devoir être en jogging devant tout le monde + angoisse de devoir se trimballer son sac de sport toute la journée + angoisse de devoir avoir cours dans des salles de classe qui sentent le fauve, après), et puis maintenant c'est souvent le jour où j'ai un peu le cafard, où je suis un peu fatiguée.

Hier soir, à 21h30 j'étais au lit, le bébé a continué de gigoter, puis il a eu le hoquet puis ça s'est arrêté et j'en avais marre de lire alors j'ai éteint et j'ai dormi et je crois que lui aussi parce que je n'ai plus rien senti. Ou alors je dormais trop profondément. Mais du coup, à 4h00 du mat', je me suis réveillée et je n'avais plus du tout sommeil et d'ailleurs le bébé était réveillé aussi et il a eu le hoquet et j'ai lu pendant une heure puis je me suis dit qu'il fallait peut-être que je dorme et effectivement, je me suis rendormie. Ce matin, j'étais tellement claquée que j'ai dû repousser mon réveil à un quart d'heure plus tard quand il a sonné. J'ai encore eu le temps de faire un rêve.

Normalement, quand je me prépare, je le sens bouger dans mon ventre, je sens que c'est le matin pour lui aussi mais là, niet, je crois qu'il dormait comme une souche (le bol). Il a recommencé à gigoter vers 10h15, alors que je rangeais le rayon des dictionnaires de latin.

Presque au moment où je terminais de bosser, le quelqu'un que j'ai eu par surprise au téléphone fixe hier a débarqué sur place, à mon job alimentaire. Quel effet ça me fait ! En fait, quand des gens que je connais mais qui n'ont rien à voir avec mon job alimentaire débarquent, et bien je me rends compte que c'est comme si ils venaient entourés d'une brume de leur ambiance à eux, une rosée qu'ils déposent au job alimentaire (et que je peux convoquer après, en y repensant), et ça c'est génial. Ils déposent leur ambiance sur mon lieu de travail.

Cet ami-là m'a offert un jus pomme-poire et un cadeau pour l'enfant. On a discuté, c'était bien. J'ai eu du mal à revenir à la réalité après...

Après que nous nous soyons séparés, je suis allée faire les courses et j'ai oublié d'acheter la moitié des trucs qui manquaient, malgré ma liste (incomplète). Le caissier a soupiré très fortement pendant que je rangeais mes trucs dans mes sacs, du coup je lui ai demandé si sa journée avait commencé depuis longtemps et il m'a dit "depuis midi" (il était 14h30). Ensuite, il m'a demandé "c'est pas facile l'amour, hein ?". Du coup on a parlé amour le caissier et moi, c'était bien.

Ensuite, je suis rentrée (j'ai lu avec délectation une autre carte postale de J., reçue aujourd'hui !), j'ai mangé et j'ai entrepris de réparer la chasse d'eau parce que j'en ai marre de passer ma vie à ouvrir et fermer son robinet (au tournevis, ce n'est pas un robinet classique...). J'ai tout tout démonté, tout regardé sous tous les angles, nettoyé des trucs. Rien ne semblait endommagé ou excessivement encalcairé ou crade (c'était même assez nickel, en même temps on avait tout nettoyé il y a deux semaines). J'ai passé 1h30 assise par terre dans ma cuisine, une serpillère posée devant moi, les pièces étalées dessus, à les regarder sous toutes les coutures sans comprendre d'où venait le problème. Il y a bien un petit machin en caoutchouc qui pourrait être abîmé mais il est inaccessible, il est coincé dans une grosse pièce en plastique que je ne parviens pas à démonter. Alors je me suis assise à cheval sur les toilettes et j'ai tout remonté, le bras enfoncé dans le mur. Le test du PQ est toujours aussi pessimiste.

Après ça, j'avais le cafard, j'avais l'impression d'avoir perdu mon après-midi...

C'est pour ça que là, je vais aller faire un dessin ou deux histoire de me remonter le moral.

Je vous souhaite une bonne soirée et une chasse d'eau en forme.

Posté par couac couac à 21:37 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
mercredi 11 septembre 2013

Aujourd'hui, je crois que j'ai un peu trop forcé, il y avait du monde au travail, beaucoup de choses à faire et j'aime bien faire les choses que j'ai à faire au boulot. C'est pour ça que je me suis assise, levée, rassise, relevée, penchée, rassise, relevée, penchée, beaucoup. Le bébé, qui normalement fait une petite sieste l'aprem' (ok, j'en sais rien, en tout cas d'habitude l'après-midi on ne l'entend plus pendant quelques heures) n'a pas arrêté de gigoter tout le jour non stop et d'ailleurs là ce n'est pas fini, il se tourne et se retourne et je sens ses pieds qui frottent et ses genoux qui raclent l'intérieur de mon utérus. Pauvre coco. C'est pour ça qu'après avoir fini d'écrire ce billet, je vais aller me laver les dents et la figure, mettre de la crème sur mes pieds et lire au lit, d'où je ne bougerais plus jusqu'à demain matin.

A part avoir travaillé, je n'ai pas fait grand chose. J'ai eu cinq surprises : vos commentaires qui m'ont rendue vachement heureuse (j'y reviendrai), un coup de fil étonnant et joyeux de quelqu'un qui a eu le code secret du fixe par quelqu'un d'autre et que même si je savais que ce quelqu'un d'autre l'avait filé au premier quelqu'un de cette phrase, et bien j'étais quand même surprise. Et puis une carte postale de J. dans la boîte aux lettres, et une petite fille dans la rue, assise sur les épaules de son père (j'imagine) avec elle-même sa grosse peluche Daisy qu'elle tenait par les pieds, assise sur ses propres épaules, ça faisait une grande montagne de gens et c'était très mignon. Et puis pendant ma pause cet après-midi au boulot, je regardais par la fenêtre de la cuisine, et dans l'immeuble d'en face, un type est venu à la fenêtre aussi et m'a fait coucou.

Maintenant, au paddock !

Posté par couac couac à 20:39 - - Commentaires [8] - Permalien [#]