Aujourd'hui, je me suis rappelé que j'ai toujours détesté le jeudi, c'est souvent le jour où j'avais sport au collège (sport au collège : angoisse de devoir faire du sport + angoisse de devoir être en jogging devant tout le monde + angoisse de devoir se trimballer son sac de sport toute la journée + angoisse de devoir avoir cours dans des salles de classe qui sentent le fauve, après), et puis maintenant c'est souvent le jour où j'ai un peu le cafard, où je suis un peu fatiguée.

Hier soir, à 21h30 j'étais au lit, le bébé a continué de gigoter, puis il a eu le hoquet puis ça s'est arrêté et j'en avais marre de lire alors j'ai éteint et j'ai dormi et je crois que lui aussi parce que je n'ai plus rien senti. Ou alors je dormais trop profondément. Mais du coup, à 4h00 du mat', je me suis réveillée et je n'avais plus du tout sommeil et d'ailleurs le bébé était réveillé aussi et il a eu le hoquet et j'ai lu pendant une heure puis je me suis dit qu'il fallait peut-être que je dorme et effectivement, je me suis rendormie. Ce matin, j'étais tellement claquée que j'ai dû repousser mon réveil à un quart d'heure plus tard quand il a sonné. J'ai encore eu le temps de faire un rêve.

Normalement, quand je me prépare, je le sens bouger dans mon ventre, je sens que c'est le matin pour lui aussi mais là, niet, je crois qu'il dormait comme une souche (le bol). Il a recommencé à gigoter vers 10h15, alors que je rangeais le rayon des dictionnaires de latin.

Presque au moment où je terminais de bosser, le quelqu'un que j'ai eu par surprise au téléphone fixe hier a débarqué sur place, à mon job alimentaire. Quel effet ça me fait ! En fait, quand des gens que je connais mais qui n'ont rien à voir avec mon job alimentaire débarquent, et bien je me rends compte que c'est comme si ils venaient entourés d'une brume de leur ambiance à eux, une rosée qu'ils déposent au job alimentaire (et que je peux convoquer après, en y repensant), et ça c'est génial. Ils déposent leur ambiance sur mon lieu de travail.

Cet ami-là m'a offert un jus pomme-poire et un cadeau pour l'enfant. On a discuté, c'était bien. J'ai eu du mal à revenir à la réalité après...

Après que nous nous soyons séparés, je suis allée faire les courses et j'ai oublié d'acheter la moitié des trucs qui manquaient, malgré ma liste (incomplète). Le caissier a soupiré très fortement pendant que je rangeais mes trucs dans mes sacs, du coup je lui ai demandé si sa journée avait commencé depuis longtemps et il m'a dit "depuis midi" (il était 14h30). Ensuite, il m'a demandé "c'est pas facile l'amour, hein ?". Du coup on a parlé amour le caissier et moi, c'était bien.

Ensuite, je suis rentrée (j'ai lu avec délectation une autre carte postale de J., reçue aujourd'hui !), j'ai mangé et j'ai entrepris de réparer la chasse d'eau parce que j'en ai marre de passer ma vie à ouvrir et fermer son robinet (au tournevis, ce n'est pas un robinet classique...). J'ai tout tout démonté, tout regardé sous tous les angles, nettoyé des trucs. Rien ne semblait endommagé ou excessivement encalcairé ou crade (c'était même assez nickel, en même temps on avait tout nettoyé il y a deux semaines). J'ai passé 1h30 assise par terre dans ma cuisine, une serpillère posée devant moi, les pièces étalées dessus, à les regarder sous toutes les coutures sans comprendre d'où venait le problème. Il y a bien un petit machin en caoutchouc qui pourrait être abîmé mais il est inaccessible, il est coincé dans une grosse pièce en plastique que je ne parviens pas à démonter. Alors je me suis assise à cheval sur les toilettes et j'ai tout remonté, le bras enfoncé dans le mur. Le test du PQ est toujours aussi pessimiste.

Après ça, j'avais le cafard, j'avais l'impression d'avoir perdu mon après-midi...

C'est pour ça que là, je vais aller faire un dessin ou deux histoire de me remonter le moral.

Je vous souhaite une bonne soirée et une chasse d'eau en forme.