samedi 31 août 2013

le premier après-midi, le premier soir et le premier jour

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Le premier après-midi, j'ai réparé la chasse d'eau qui fuyait, pas une mince affaire parce que la chasse d'eau est encastrée au mur, c'était merdique à souhait. On avait déjà étudié la question avec J., on a eu l'impression de tourner en rond (joint de fond de cuve nickel, tout en bon état, fuite toujours présente après désencalcairage de l'ensemble du truc) longuement, en ayant un éclair de génie une fois de temps en temps, nous faisant avancer d'un grand bond. Le truc où on passe de longues minutes à se frotter le menton (ou la barbe, mais ni J. ni moi n'en avons) en se demandant ce qu'on va pouvoir inventer d'autre puisque tout semble aller bien. Et puis rien, on a le cerveau vide d'idée, et puis tout à coup, sans crier gare, on a une mini révélation, en général qui fait un peu avancer le schmilblick sans résoudre complètement le problème, vous voyez ? Ca m'a rappelé l'époque où on jouait à King's Quest ma soeur et moi, je garde un souvenir de néant total de ces heures passées devant l'ordinateur à essayer de résoudre une énigme, à faire marcher le personnage dans des décors où rien ne semble se passer, en rêvant de voir la suite, en vain.

Bon, bref, là, pour la chasse d'eau, on avait réussi à démonter le flotteur (maintenant je suis experte ès-chasse d'eau) et on avait découvert que là aussi il y avait un joint, et celui-là tout pourri. Après, on a du trouver le revendeur de joints exprès pour notre chasse d'eau parce que la marque sans marque de chez Brico n'allait PAS (putain de bordel de merde). Hier matin, avant de partir randonner, J. est allé au magasin (de l'autre côté de la ville), et hier après-midi, j'ai changé le joint et remonté la chasse d'eau et ça a un peu marché ! Même si je ne suis pas totalement satisfaite puisque le test du PQ (quoi, vous ne connaissez pas le test du PQ ?!) est toujours mauvais. Mais ça fuit si peu que ça ne se voit plus à l'oeil nu, l'eau semble parfaitement immobile, on ne voit plus la lumière du WC trembloter dans l'eau de la cuvette. C'est déjà pas mal... Mais bon, test du PQ négatif, quoi. PQ très lent à s'imbiber mais quand même c'est pas nickel nickel cette histoire. Il est positif ou négatif chez vous le test du PQ ?

A part ça, j'ai rangé, fait la vaisselle, dormi, et je crois que c'est tout mais comme je finissais de bosser à 14h00 et que j'ai entrepris de faire une tarte à la tomate en rentrant à la maison, me faisant déjeuner à 16h15, l'après-midi est vite passé.

Le soir, j'ai passé trop de temps sur internet et je me suis préparé des pommes de terre au laurier et une aubergine grillée au four. Et puis j'ai lu au lit.

J'ai passé une nuit au poil (mais pas à poil, il ne fait plus si chaud que ça non plus) même si j'ai du me lever pour fermer le vélux parce qu'il pleuvait. Je me suis réveillée à 8h20 à cause d'une alarme de voiture qui s'est mise en route juste en bas de l'immeuble, grrr...

Ce matin, j'ai continué de ranger, j'ai lu, j'ai dormi, j'ai rêvassé, j'ai écrit des mails, je me suis lavée, j'ai (enfin !) fait les ourlets en bas de mon jean de grossesse (il était temps...). A midi, j'ai mangé un peu du reste de tarte à la tomate (avec sa pâte sablée, mmmmhhhh !!!) d'hier midi, avec des rondelles ultra fines de concombre à côté.

Cet après-midi, j'ai passé un long et bon moment avec une amie, après une sieste (la deuxième de la journée) et un moment passé à dessiner. J'ai lancé une machine, discuté, bu un thé, acheté du thé, mangé des gâteaux. Ce soir, je me suis préparé des gougères sauf que je me suis rendu compte en plein milieu de la recette que je n'avais plus qu'un oeuf (au lieu de deux) du coup elles avaient une drôle de consistance mais le goût idéal. J'ai mangé la deuxième moitié de l'aubergine au four d'hier soir avec ça. Et je crois que maintenant, je vais aller lire au lit puis dormir.

Pour l'instant, bilan très positif !

en photo, l'intérieur de la chasse d'eau, comme on ne peut rien voir (il faudrait démolir le mur pour ça), ben on photographie pour voir ce qu'on y voit... ultra pratique !

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vendredi 30 août 2013

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Et voilà, il est parti, un grand sourire scotché aux lèvres, sac au dos et chaussures de rando arnachées sur le cou de pied. Pour seize jours, finalement à pieds, tout seul dans une montagne inconnue et a priori pluvieuse. J'ai eu l'impression que si il avait pu sautiller il l'aurait fait (mais en descendant l'escalier c'est chaud). Ca me semble difficile d'envisager de ne pas pouvoir parler à quelqu'un pendant le dîner, et puis je relativise quand je pense que lui ne verra presque personne pendant ces seize journées... c'est ce qui lui plaisait. Je lui ai dit qu'il n'aurait aucune nouvelle de moi sauf s'il en prenait, mais qu'il n'était pas obligé. Que ça devait venir de lui et de son envie. J'ai l'impression que c'est une sorte de retraite pour lui, alors je ne veux rien gâcher. C'est l'effet "bébé" que ça lui fait d'en attendre un.
J'avoue avoir eu un gros coup de cafard toute la matinée, le même cafard qui me poursuit depuis toujours en cas de séparation. Je crois que je n'arriverai jamais tout à fait à m'en débarasser... mais je n'ai pas pleuré, d'autant plus qu'il était si heureux, en fait je ne peux que me réjouir aussi.

Donc, seize jours. Si vous avez envie de passer ou de m'appeler, n'hésitez surtout pas... il y a un code secret pour téléphoner sur le fixe, alors si vous espérez que je décroche et bien il faut au préalable me le demander, sinon ça sonnera dans le vide (c'est une sorte de filtrage des appels, très bien !).
Depuis qu'il parle de son voyage, moi je pense à ce que je vais inventer pour rendre ce moment intéressant pour moi aussi. J'aimerais bien que ça ressemble aussi à des vacances, mais à Bruxelles, et même si j'ai prévu de travailler comme une folledingue, en fait.
Voilà mon plan : dessiner, peinard à mon bureau, en écoutant la radio. Ne pas avoir d'horaires pour ça, me faire le vie confortable en buvant éventuellement un petit verre de jus d'ananas ou un mug de thé en travaillant, et peut-être même me fabriquer des machins à grignoter. Je m'y vois à fond.
Et puis prendre soin de moi et de chez moi, tout bien ranger, nettoyer. Cuisiner, me mettre de la crème sur les pieds tous les soirs.
Prendre un abonnement bi-mensuel à la Cinématek et aller voir plein de films (j'ai déjà fait ma sélection...).
Téléphoner et/ou écrire à mes amies, voir du monde, retourner voir l'ex cher proprio, pas vu depuis bien trop longtemps.
Eventuellement lire et tricoter, mais pas obligé.
Ne pas accoucher.

Hop !

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lundi 26 août 2013

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Machine à 30°C du 21 août 2013.

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Machine à 30°C du 22 août 2013.

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Machine à 30°C du 25 août 2013.

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samedi 24 août 2013

à la cinématek

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On a habité dans trois appartements différents dans le centre de Bruxelles, trois endroits pas si éloignés les uns des autres mais qui à chaque fois nous ont fait adopter de nouvelles habitudes, nous ont fait découvrir de nouveaux plaisirs. La cinématek, c'est un endroit qu'on connaissait avant mais auquel on n'avait pas du tout le réflexe de penser quand on avait envie de se divertir. Et puis depuis ce dernier appart', on y va tout le temps, c'est à trois pas de chez nous. On longe le parc et hop on y est (après avoir descendu ce magnifique escalier (la première photo), très bruxellois dans sa façon d'être borderline entre abandonné et chic et sauvage).
On prend le programme à chaque fois qu'il paraît et on l'épluche scrupuleusement. On le lit en entier, le résumé de chaque film, et on note J ou E à côté des films qui nous disent. Parfois, on fait notre sélection chacun de notre côté, parfois on la fait ensemble, je lis le programme tout fort.
Et puis des fois, quand une petite envie de ciné nous prend, et bien on ouvre à la date du jour, on regarde si on a mis des E ou des J et si oui, et bien on fonce (encore plus si un film a un E ET un J). C'est quatre euros l'entrée, autrement dit donné, le lieu est trop beau, les gens très très sympathiques (il y a d'ailleurs un mec qui bosse là qui est un beau spécimen de sosie de Jérôme K. Jérôme Bloche). Les sièges me font un peu mal au dos depuis que je suis enceinte mais je remédie au problème en apportant mon coussin avec moi et c'est nickel.
Il y a des machines un peu ancêtres des projecteurs tels qu'on les connaît, à tester dans la salle d'attente où il y a aussi la billeterie.
La programmation est super, on peut voir des trucs vieux, des trucs récents, en noir et blanc, muets, des trucs oubliés, des classiques. Parfois, on peut voir des films muets avec piano accompagnateur. Une fois, on a même vu un film en odorama (j'ai eu envie de vomir pendant tout le film (j'étais déjà enceinte, c'était le début de la grossesse, au moment le plus nauséeux...)).
Ce n'est pas le même public qu'à l'UGC. C'est plus vieux, plus chic, plus étudiant en art ou en cinéma, plus public qui se la pète, mais ça ne pose pas de problème sauf la fois où mon voisin faisait des remarques pendant le film façon professionnel du cinéma, et riait tout seul d'un air entendu alors qu'il ne se passait rien dans le film, mais bon, cette fois-là c'était vraiment pas de bol.

Aujourd'hui, on a vu Tron, de Steven Lisberger, un film de science-fiction de 1982, où des gens pénètrent dans des programmes informatiques, c'était merveilleux ! Parfait pour un samedi après-midi pluvieux...

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jeudi 22 août 2013

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Voilà la station de métro à laquelle je descends le midi pour rentrer chez moi. Ca sent les années 60 (l'image que j'en ai en tout cas, mais je suis nulle en époques), c'est marron, jaune, ça se sent que ça a été moderne, beau et pensé grand. Oui, c'est grand, très grand, les couloirs sont larges et hauts, et comme je ne prends jamais le métro aux heures de pointe, ça semble toujours très très vide. Au départ, je trouvais la lumière un peu glauque et puis finalement, j'aime bien.
A cette station là et à cette heure-là, ce sont souvent des touristes que je croise, qui sortent sûrement là pour aller admirer le Palais Royal. Il y a toujours un type avec un drôle d'instrument, assis par terre, qui joue toujours (mais toujours, depuis des années) la même chose. A la sortie, il y a ce socle sans rien dessus qui m'intrigue.
A l'intérieur, les escalators ne se mettent en route que si on s'en approche, je trouve ça super bien. En ce moment, il y en a souvent un en panne (pas toujours le même) et les escaliers sont longs mais heureusement, comme on habite au quatrième étage sans ascenceur, j'ai l'habitude et l'endurance nécessaires.

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mercredi 21 août 2013

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Je vois un peu mon énergie comme de l'eau qui coule par maint trous d'un tuyau percé, que j'essayerais de colmater avec mes mains mais sans y arriver (trop de trous, pas assez de mains). Je sens que ça vibre en moi, que je suis animée, électrique et en même temps je n'arrive pas très bien à savoir quoi faire de ce dynamisme, comme si il arrivait à l'improviste et que je n'avais pas eu le temps de finir de préparer ce que je voudrais en faire. Pourtant j'ai mille idées de trucs que je DOIS faire mais j'ai du mal à canaliser, à savoir par quoi commencer, à penser à ces choses que je dois faire quand j'ai le temps pour les faire. J'y pense quand je suis obligée de faire autre chose et que du coup je ne peux pas les faire. Comme je suis rusée, j'ai commencé à noter ces choses lorsque je ne peux pas les faire, pour pouvoir y repenser lorsque j'ai la possibilité de les faire, mais alors voilà, j'ai l'énergie qui coule par les trous du tuyau. Alors ça n'avance pas aussi vite que ce que mon impatience aimerait (même si ça avance quand même...).

Il y a des périodes où la vie va et c'est reposant jusqu'à ce que ce soit chiant et qu'il faille faire quelque chose pour déséquilibrer un peu tout ça.
Et puis il y a des périodes où mille choses se développent, où on arrive à mettre en marche des choses qui patientaient sur le bas côté.

C'est là qu'on en est, J. et moi. J'imagine que l'enfant à venir n'y est pas pour rien, que la trouille de ce qui va nous arriver nous a forcé à nous remuer les fessiers et à entreprendre, là, à ne plus trop réfléchir. Et c'est très bien.

Il va partir en voyage à vélo, plusieurs jours, beaucoup de jours. Pendant ce temps, j'ai prévu de cuisiner, de dessiner et d'écrire à mes amies.

Ensuite, en septembre, c'est mon tour d'etre en vacances. Hier, je me suis offert un billet de train pour Marseille. J'adore passer des week-ends avec mes copines, c'est un truc qui ne change pas, que j'appréciais et que j'apprécie et que je sens que j'apprécierai. Ce qui est bien, c'est de discuter depuis le fond d'un lit ou attablées tard dans un bar sombre, c'est là qu'on se raconte les trucs les plus croustillants. J'aime bien me retrouver loin de chez moi et loin de J., c'est bien de se souvenir de qui on est soi personnellement non accompagnée. Ca me fait du bien, aussi, ça. Même si cette fois en fait je serai accompagnée mais...

Je viens de dévorer le blog d'Elise en Voyage, le genre de blog qui donne envie d'avoir envie, parfait. Je me suis rendu compte que malgré la rubrique "Bruxelles" de ce blog, en fait je n'en parle jamais, de Bruxelles. Alors je me dis que je vais m'y mettre, d'autant plus que visiblement on en partira bientôt, pas tout de suite mais pas dans 10000 ans non plus. Je pense que ce serait bien de raconter mon quotidien ici, les types qui s'ennuient sur des bancs et qui sont très lourds dans la rue de mon boulot, les limonades dans des cafés verdoyants qu'on se boit, avec J., les poubelles qui trainent dans les rues, et la façon dont toute la ville est en fête au moindre rayon de soleil. Pas forcément la réalité de Bruxelles mais ma réalité à moi. Je sais que je serai super heureuse de relire ce genre de choses un jour...


Bon, à part ça, j'ai le ventre qui bouge de plus en plus, une sensation que ces petites jambes-là sont de plus en plus musclées et assurées et désinhibées. Je me souviens de la première fois que j'ai vu une bosse dépasser, j'en avais caressé le pointu tout doucement et la bosse s'était immédiatement rétractée et l'enfant n'avait plus bougé, je l'avais imaginé tapi, surpris. Ca, c'est bien fini, maintenant on joue ensemble, je gratte du bout des doigts et il donne le plus fort coup possible, c'est la fête du slip. On lui chante du Leonard Cohen et je lui chante du Camille, on lui chante aussi La Chenille, il aime tout pareil (ou il désaime tout pareil, en fait on ne sait pas trop, en plus on n'est pas sûrs de chanter hyper juste). C'est adorable tout ça et je me sens débordante d'amour et d'énergie. De l'énergie qui coule et qui déborde et que je voudrais stocker.


Sur la photo, le meuble en marbre de la cuisine. A gauche par terre dans le trou, un pschit de colle, vide, à jeter on sait pas où alors il traîne là (on a oublié de l'emmener à la déchetterie, l'autre fois). Sur le meuble, la chère menthe de J., le pain, les chocolats offerts par mon frère et qui déchirent (énormes en plus, ils se mangent comme des pâtisseries, en plusieurs bouchées). Le plateau, le pilon, la balance, la tasse Marsupilami offerte par mon oncle pour Noël genre en 2001, avec dedans le truc à thé avec du thé dedans. Le grille-pain, la moche lampe rouge mais qui fait une jolie lumière (c'est l'effet "rouge"), la bouilloire pleine d'eau à point pour être versée dans la tasse. L'immense carton à dessin super encombrant.

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lundi 19 août 2013

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Machine à 60°C du 16 août 2013.

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Machine à 30°C du 17 août 2013.

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Machine de linge qui se lave à la main du 18 août 2013.

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Machine à 30°C du 19 août 2013.

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vendredi 16 août 2013

Quelqu'un vous a-t-il déjà rendu visite sur votre lieu de travail ? Je veux dire, quelqu'un qui n'a rien à voir avec votre travail ? Quand on travaille dans un magasin, ça arrive. J., timidement. Mon père, de loin. Mes copines, pour faire la bise ou venir me chercher pour manger ensemble. Une fois, un de mes cousins qui passait en partant à la gare (un cousin qui évoque les réunions de famille, un cousin que je vois rarement et qui évoque les mariages, l'ivresse, la danse, les blagues à deux balles et les crises d'asthme de trop rigoler - bref, pas n'importe-qui). Et l'autre fois, mon frère, mon cousin américain et sa femme, pas vus depuis des années (six ?). Quelle sensation de lever les yeux et là, dans un environnement familier et quotidien, à côté de vos collègues, vous retrouver nez à nez avec des gens qui font partie de vous.
Des fois, au boulot, je suis assise et je note des prix dans des livres et tout à coup, je fais une pause, je perds mes yeux dans l'étagère "humour" qui me fait face et j'y repense et ça donne une toute autre dimension au lieu. Alors je me sens vivante et très rattachée à l'humanité, aux autres, je ressens une vraie fraternité. C'est facebook en vrai, des réalités différentes qui se croisent. Je ressens physiquement mon arbre généalogique.
D'ailleurs, des fois, au travail, je parle avec quelqu'un (le plus souvent du Nouvel Actimath à l'Infini) et là, le bébé se fait sentir, et je me dis "je suis en famille au travail" et ça me fait un drôle d'effet...

Aujourd'hui on avait échographie et mon placenta était remonté (merci pour vos doigts...). Le bébé avait toujours la tête en bas, toujours le bras droit replié sur le front, toujours le visage écrasé contre ma paroie utérine, toujours le coeur battant (et pour encore minimum 100 ans). Demain, j'entre dans le troisième trimestre. Je sens que le temps va filer.

Mon ventre a grossi d'un cran mardi. Maintenant, plusieurs fois par matinées, il y a des clientes qui me souhaitent, tout bas, en souriant, bonne chance, ou beaucoup de bonheur. C'est trop beau.

Pour le 15 août, j'ai dormi et fabriqué des cookies. Je ne suis même pas sortie de chez moi.

En ce moment j'ai du mal à lire des livres qui parlent d'autre chose que de bébés ou de grossesse ou d'allaitement.

J'ai gagné au Scrabble avec seulement sept points d'avance.

Parfois, j'ai envie de vivre à Paris. Un petit logement, je m'en fous, j'aime bien les petits endroits intérieurs, je les préfère aux trop vastes où je n'arrive pas à choisir où me mettre. Ce qui me fait rêver, ce sont tous ces grands platanes, ces cafés à garçons en tenues de garçons, ces touristes japonais habillés façon Vestiaire de Jeanne, la pyramide du Louvre, tous les gens que j'y connais, tous les gens qui y sont de passage (j'ai une amie de Rennes qui a habité à Paris quelques années et qui me disait que tout le monde passe par là un jour où l'autre, qu'on peut voir tous les gens qu'on aime bien sans avoir à se déplacer), la Seine et ses ponts, les Puces, les marchés, les rues où il n'y a rien d'intéressants à voir et où pourtant on peut tomber sur un chouette café ou un joli magasin, et puis les crottes de chiens, les grilles par terre autour des pieds des arbres, la foule grouillante, dense et belle.

Je vous claque la bise !

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jeudi 15 août 2013

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Machine à 30°C du 9 août 2013.

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Machine à 30°C du 12 août 2013.

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Machine à 60°C du 14 août 2013.

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Machine à 30°C du 15 août 2013.

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mercredi 7 août 2013

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Hier soir, je me suis sentie très bien chez moi, aujourd'hui je me suis sentie très bien dans moi. Cet après-midi, j'ai pensé au détour d'un manuel scolaire à Bubble Lady, la chanson de Camille, et je me suis sentie remuée. A l'intérieur de moi d'ailleurs ça remuait sérieusement.
Ce soir, en revenant à la maison, il pleuvait dehors, il faisait sombre dedans, on a allumé les bonnes lumières, on a lancé un risotto, on a mis Bubble Lady et je me suis sentie profondément bien, le genre de sentiment parfait qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps, une plénitude, le sentiment que chaque pièce de puzzle avait trouvé sa place, et ça m'a fichu une boule dans la gorge, mais de bonheur.

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