les paupières, Yoko Ogawa

On est souvent au Japon, ou dans l'avion, ou dans une maison bancale, ou dans une ruelle. Il fait sombre, c'est la nuit, c'est vieillot, c'est abîmé, c'est étrange, les gens font un peu peur, ils ne font rien de paranormal mais ils pourraient mais non. Il y a des rencontres et des échanges qui mettent mal à l'aise même quand ils sont chaleureux. Ce sont des passages, des morceaux de vie, des instants, des moments, ça ne se passe pas sur la durée, c'est plusieurs nouvelles et presque à chaque fois ce sont des rencontres fortuites et éphémères. C'est assez triste. C'est vraiment très très bien écrit. Mais vraiment quoi. C'est de la poésie en prose, il y a de ces ambiances ! On s'y croirait, on y est, au Japon, dans l'avion, dans la maison bancale, dans la ruelle.
Bref, j'ai adoré. Et à la fois, j'ai mis un mois et demi à le lire. A chaque fois que j'ai eu commencé à me plonger dans une histoire je n'ai plus réussi à m'en sortir, mais presqu'à chaque fois j'ai été complètement désarçonnée par la fin (de façon énervante).
(Livre qui avait été mal classé au comptoir "achat" de là où je jobalimentairise, et qui était donc arrivé par inadvertance dans mes bacs "scolaires et dictionnaires". Je suis tombée dessus, je me suis dit "oh, les éditions Babel, oh la super belle couverture, oh une auteure japonaise" puis j'ai lu la quatrième et j'étais finie, il fallait que je le prenne.)
Commentaires sur les paupières, Yoko Ogawa


- Moi aussi je trouve ça difficile d'écrire sur ses lectures, et je suis parfois assez mécontente de ce que j'arrive à en dire...
Pour le Larousse 2012, c'est drôle, je l'ai eu en main vendredi ! c'est quand même assez rare que j'ai des dicos aussi récents.
Mais bon, ce sera au moins l'occasion de se saluer donc n'hésite pas (mais ne me parle pas de mon blog devant mes collègues, appelle-moi Elisabeth et dis-moi que tu me connais via internet ou un truc du style ;-)














