mardi 25 septembre 2012

je te laisse prendre le relais du risotto ?

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Aujourd'hui j'ai reçu ma quatrième leçon de nage. La dernière fois, la brasse coulée sans frite, j'ai coulé. Cette fois-ci, la brasse coulée sans frite, c'est dans le cornet. Que j'aime ça ! Le prof du coup s'attarde sur des trucs qui sont un peu plus des détails, l'exacte position de mes doigts, la façon dont je mets mes lunettes, le fait que je dois les lécher pour éviter la buée, comment il faut expirer après le mouvement de jambes et pas pendant... A la fin du cours, il m'a appris à nager la brasse sur le dos. Mais que j'aime ça ! Je pourrais nager sans m'arrêter j'ai l'impression. Je sens en nageant que les muscles de mes fesses sont mobilisés à fond. Je regarde le fond de la piscine, sa pente pentue à 1m90 de profondeur. Je me sens toute étirée, au maximum. Ca fait deux fois que sous la douche, après, je me dis "j'y retourne ?" mais comme je suis déjà savonnée... Après, dans le métro, à l'heure de pointe, je me sens flagada. A la piscine, il fait super lumineux, l'après-midi c'est désertique, on a le choix de la cabine et de la douche.

Il va être temps de sortir les habits d'hiver mais j'ai la flemme.

Pour mon amie C. qui fêtait son anniversaire, j'ai fait ma première tarte aux pommes ! J'ai même fait la pâte feuilletée !

En attendant la fête, on a écouté le disque de The Motors que mon Couac'brother m'avait offert une semaine plus tôt. Très bien !

On a vu Camille redouble et on a ri mais surtout pleuré et après j'y ai longuement pensé. J'ai adoré (et J. aussi d'ailleurs).

J'ai fichu mes Bensimons grises à la poubelle, les vertes aussi.

On mange à chaque repas trois chocolats très bons laissés par mon cousin sur notre table. On les coupe en deux au couteau pour les partager. On les savoure les yeux fermés pour mieux en profiter. Ils sont vraiment excellents.

L'autre jour, j'ai croisé mon voisin à la cave, j'allais chercher mon linge (la machine à laver est en bas). Il m'a dit presque d'entrée de jeu qu'il se cherchait une copine, au parc, mais que ça marchait moyen moyen.

On a fait du porridge à mon cousin, il a dit qu'il avait aimé mais je ne suis pas sûre que ça venait du fond du coeur.

J'ai planté un noyau de cerise du printemps dans un rouleau de PQ rempli de terre, j'ai vu sur Pinterest que ça se faisait et j'ai trouvé ça joli.

Mes collègues ont trouvé dans un bouquin ce photomaton trop mignon et ont accepté de me le filer. Je le trouve génial ! On dirait un peu le copain de ma couac'big sister je trouve.

Il y a quelqu'un qui est mort dans notre entourage, et quelques jours plus tard mais très peu, quelqu'un est né dans notre entourage, portant le même prénom !

J. va voir une orthophoniste très sympathique qui lui fait faire des mouvements de langue et de bouche.

Mon chien fidèle passe sa vie à enregistrer ce qui se passe dans notre ordinateur, en faisant des bruits de mouche.

Ca fait maintenant cinq mois que je me dis tous les samedis soirs "zut j'ai oublié d'emmener mes chaussures chez le cordonnier" sauf que là ça urge vu que je vais bientôt avoir besoin de les re-porter.

J'ai entendu deux femmes discuter. L'une disait à l'autre "Plus JA-MAIS je ne veux tomber enceinte ! Deux minutes de plaisir pour souffrir comme ça après, ça vaut pas le coup ! Je vais m'acheter un gode !" et l'autre lui a répondu "Bwof, même pas, t'oublies tout ça, t'y penses plus, on n'a pas besoin de ça hein !". J'ai entendu deux hommes en blouson de cuir et santiags discuter. L'un disait à l'autre "Tu sais sans lave-vaisselle on s'en sort aussi".

Bonne soirée...

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mercredi 19 septembre 2012

après coup

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Samedi matin je suis allée à la pisicne, inspirée, très inspirée, j'ai nagé. J'ai avancé, soufflé sous l'eau, il me reste juste une frite sous les bras mais à part ça j'y arrive, j'ai chopé le truc, demain à 16h30, prochaine leçon, le prof m'a dit "on arrête la frite". Du coup, samedi, j'ai fait des longueurs pendant 40 minutes non-stop. Je suis sortie de l'eau à 10h40 parce que j'avais rendez-vous avec mon cher couacbrother à 11h00 dans le hall. Le prof m'a dit que c'était très bien et c'est vrai que ça m'a fait vachement plaisir. J'ai pris une douche trop chaude qui abime sûrement les écailles de mes cheveux mais on ne peut pas régler la température de l'eau. Ensuite j'ai essayé d'anéantir mes angoisses de la piscine avec l'école de quand j'étais petite, où les instit' criaient "on va y aller, dépêchez-vous ou on part sans vous ! Allez allez !!!" alors que j'étais encore trempée et que du coup je m'essuyais mal de peur d'être abandonnée et du coup mes habits ne glissaient pas sur ma peau et j'avais un mal fou à les enfiler. Pour conjurer ça, j'ai pris le temps de me crémer et de me peigner les cheveux et même de me maquiller, la cabine était lumineuse et j'aime beaucoup l'odeur de chlore. Dans la cabine d'à côté, un certain Noé faisait tourner sa mère en bourrique.
Après, j'ai retrouvé mon frère et on a mangé de la quiche, marché, acheté des disques et de l'encre et des carnets et des bouquins et des pains au chocolat. On a fait dix fois le tour de la ville, monté des côtes, croisé Jean-Claude Van Dame et son chien dans un parking, essayé plusieurs bancs.
Le lendemain (j'avais des courbatures aux pectoraux après la piscine de la veille), c'est mon Couac'cousin qui débarquait, bouteille de champagne dans le sac et balade en perspective, alors on a refait dix fois le tour de la ville mais pour changer je l'ai emmené aux Marolles et pas dans le parking, et place Rouppe mais pas à la Cité Administrative, enfin bref en fait c'était pas pareil. Le soir, je lui ai préparé un tian aubergine/tomates/courgettes et des pâtes, il y avait un peu trop de courgettes et pas assez de tomates dedans. Au dessert, on a fait des jeux sur son écran transportable moderne et puis J. est rentré et a joué avec nous.
Le lendemain soir, on a mangé des carbonnades flamandes aux speculoos et au pain d'épices, comme promis, accompagnés de mon amie S.. Pour l'apéro, on a bu le champagne en mangeant des chips goût MacDo (enfin, hamburger quoi) qu'on aime bien, J. et moi. Des carottes glacées et des patates au thym accompagnaient la sucrée bidoche, et pour le dessert j'avais prépapré une tarte aux brugnons mais avec des brugnons pas mûrs. La cuisson allait les révéler, pensais-je, mais on ne fait pas caraméliser sa cassonade avec des fruits sans jus alors la tarte avait le goût de sa pâte sablée, bonne heureusement... Et pour accompagner notre repas, des bières diverses et variées se partageaient la vedette. Si bien qu'au dessert, fort vivifiés, nous nous sommes lancés dans une partie de Brainstorm gloussante à souhait. Bref, c'était très bien.
Hier soir, c'est dans un estaminet que nous avons mangé, invités par mon cousin. J. a tenté la tête de veau, pour ma part j'ai pris frileusement les boulettes - très bonnes.
Aujourd'hui, nous ne sommes plus que deux et c'est tout vide. Il nous reste des restes (dans le frigo), un disque de The Motors à écouter chez mon amie à tourne-disque, une boîte de chocolats trop bons, un disque dur externe qui fonctionne sur PC et sur Mac, dorénavant, et toutes mes vieilles photos à nouveau accessibles.

A part ça je me suis cassé la gueule dans l'escalier en allant pisser une nuit, j'ai une fesse bleue et un dessous d'orteil arraché. C'est rien comparé à mon collègue qui s'est pris un container sur l'ongle de pouce de pied qui trainait dans sa chaussure.

J'ai remis des collants. Je me suis payé un jean et une nouvelle teinte de rouge à lèvres parce que j'avais fini mon tube.

Dans le magasin de jeans, la vendeuse a pris mes mensurations et m'a dit "il existe trois types de femmes, celles à profil européen, celles à profil africain et celles à profil asiatique. Vous appartenez au genre européen". Sans dec' ?!? De toute façon ils ne vendaient que des jeans en stretch alors je suis allée ailleurs, c'est aussi en stretch mais moins, et c'était moins cher.

On a vu Du vent dans mes mollets et chialé tous les deux comme pas permis (on a adoré). On a vu Mobil Home et moi j'ai bof aimé mais J. si, qui a  même pleuré. On a vu Un Monde sans Femmes et c'était une petite révélation pour nous. Ca m'a donné envie de partir en vacances sur la côte nord de la France, que je ne connais pas. C'était assez Jéromebonnellien finalement. En plus on l'a vu un dimanche matin, quel plaisir de sortir de la salle et d'avoir une journée devant soi.

Je relis Rosalie Blum de Camille Jourdy et c'est toujours aussi bien.

Je vous souhaite une bonne nuit et de la bonne humeur au réveil demain matin !




Légende des photos retrouvées sur mon chien fidèle Lacie : 1 : des chaussures aimées mais pas solides. 2 : le bar d'une gare de Flandre. 3 : le couloir de la même gare. 4 : un gâteau aux noix vraiment très très bon. 5 : l'ancienne fenêtre parisienne de ma couac'moyennesister.

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samedi 15 septembre 2012

cette semaine, croquignoles

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Recette de Ginette Mathiot, dans La Pâtisserie pour tous.

Verdict : croquant et mou à la fois.

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dimanche 9 septembre 2012

Cette semaine, Acid Cake

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Recette de Trish Deseine, dans Bonbons for ever.

Verdict : très bon gâteau bien citronné, avec un supplément de piquant et d'acidité très frais. A refaire !

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jeudi 6 septembre 2012

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Et voilà l'été qui se termine, la rentrée des autres qui est arrivée et la fin de ma période kloug de job alimentaire qui pointe le bout de son nez. Je connais l'état de mes stocks de scolaires neufs sur le bout des doigts, je tutoie presque les éditeurs (de livres scolaires, ne nous emballons pas), et j'ai des courbatures dans les mollets à galoper dans tous les sens.

Ca, c'était une introduction parce que je ne savais pas trop comment revenir. C'était pour exorciser la page blanche.

Le week-end dernier, à Brubru, c'était fête de la bière sur la Grand Place, je n'y suis pas allée mais olfactivement ça semblait avoir été bien, ça sentait le vomi à l'emplacement de la fête quand je suis passée lundi. Juste avant, il y avait eu la bonne odeur de peinture de la place de parking pour handicapés à côté de la cathédrale.

Pour en revenir au job alimentaire, c'était très spécial hier. Nous n'étions pas moins de 6 vendeurs derrière le comptoir, à crier "client suivant !", à essayer d'attraper les listes qu'on nous tendait, et à farfouiller pour trouver les bouquins demandés. A un moment, deux collègues qui bossent en réserve nous ont même rejoints, et puis un autre qui bosse à l'avant faisait des allers-retours jusqu'à nous pour nous donner les livres d'occasions à peine achetés à des gens, pour qu'on les revende à d'autres. C'était très très sportif mais en fait, j'ai adoré ça. J'ai ressenti une grande fraternité pour mes collègues à ce moment-là, on était tous sur le même bateau et l'entraide, ça m'émeut.

Vous êtes quatre personnes à aimer ce blog sur facebook, j'en reviens pas, je vous remercie.

Je prends finalement des cours de nage avec la femme d'un de mes collègues. J'ai déjà progressé en brasse coulée. Je suis ravie.

On a beaucoup marché, avec J., quand il faisait beau et chaud. Je cherchais des itinéraires de randos accessibles en train pendant qu'il préparait le déjeuner, puis on filait jusqu'à la gare centrale et ensuite, on marchait, marchait, marchait dans le Brabant Wallon. C'était délicieux. J'ai même fait pipi deux fois dans la nature. On s'est gavés de mûres à point, on a vu des lapins, une grenouille minuscule, des vaches qui nous ont regardés traverser leurs paturages d'un air dubitatif.

Dans la rue, un homme m'a dit "ça va cochonne ?". Je me suis arrêtée, je lui ai dit "mais ça va pas ou quoi ?" et il a ri comme un imbécile.

Parfois, je vis des trucs et je me dis "ça, il faudrait que je le raconte sur mon blog !" et puis en fait j'oublie.

Je pense beaucoup "job alimentaire" ces jours-ci, j'en rêve la nuit. L'autre fois, je me suis réveillée en sursaut parce que je cauchemardais que j'avais commandé 300 Larousse maxidico édition 2008. J'ai eu beaucoup de mal à me rendormir... J'aime beaucoup nos clients et je suis très contente de les voir, même si parfois ils ne réfléchissent pas plus loin que le bout de leur nez, comme par exemple cette mère qui s'est énervée parce que j'oubliais de lui donner un livre précisé sur sa liste, alors que ce n'était pas un titre de livre qu'elle me désignait mais le prénom et le nom de l'auteur du titre précédent. Et elle me disait "si ! c'est un livre, alors vous me le donnez maintenant ?!". Il y a aussi ce type trop mignon, qui achetait pour 54,54 euros de bouquins, alors je lui ai dit de faire un voeux et il a eu l'air trop content. Et puis les enfants qui ont envie de faire pipi et qu'il faut accompagner en réserve.

Mais je dessine aussi,  portée par un projet à quatre mains avec celles de mon amie. Je remarque que contrairement à "avant", je travaille maintenant beaucoup mieux en présence de quelqu'un d'autre, en discutant. Alors qu'avant il me fallait la solitude absolue. Mais c'est peut-être parce que ce nouveau projet n'est pas un projet narratif. Quoi qu'il en soit, dessiner me semble parfois être redevenu un plaisir et non plus un supplice (comme au sortir de l'école) et ça, c'est une bonne nouvelle magnifique. Je me suis aussi remise à l'écriture. Il faut que tout ça avance maintenant.

Avec J., à chaque fois qu'on passe par Paris et par la gare du nord en particulier, on va manger dans un bistrot qui s'appelle "A la Pinte du Nord". On mange un hot-dog avec des frites, c'est super bon (genre hot-dog gratiné avec deux saucisses dedans) et c'est grave pas cher et il y a là une ambiance d'un autre temps. On se croirait parfois un peu à La Bonne Fourchette de Tom-Tom et Nana, c'est vous dire si c'est bien.

Le matin, pendant nos p'tits dej', nous écoutons des podcasts des Petits Bateaux sur France Inter, et ça met vraiment de bonne humeur au petit matin.

J'ai un cousin qui va venir passer deux jours chez nous, je ne le connais pas du tout, ça me fait bien plaisir ! On va lui faire des carbonnades au speculoos et au pain d'épices.

Il fait souvent bon s'asseoir sur les marches de la cathédrale, chauffées par le soleil, pour lire ou parler.

Ca fait cinq ans que nous sommes en Belgique, maintenant. Je m'en suis rendu compte parce que ma carte de payement a rendu l'âme. C'est la première fois, depuis les dix ans que je suis partie de chez mes parents, que j'habite si longtemps dans une même ville (mais à trois adresses différentes quand même). Parfois Le Havre me manque, avec son odeur de café, sa plage, son ambiance Perret mais aussi son ambiance Saint-Vincent et son ambiance "petites rues en briques", comme à Rouen (qui me manque aussi, comme Honfleur où j'ai envie d'aller tous les week-ends). Du havre, même le cent'Coty me manque, c'est dire.

J'ai un collègue qui m'a dit "ces livres-là, on les vend comme des petites couques", ça m'a fait éclater de rire. Et j'ai aussi appris qu'on disait en Belgique un "cumulet" pour dire une "galipette", j'adore ! J'espère rapporter tout ça avec moi si un jour je pars d'ici. D'ailleurs, je dois dire que j'écoute la radio française, et à chaque fois que quelqu'un y dit "quatre-vingt-douze" ou "soixante-dix-huit" ben en fait ça me fait un choc ! Je me dis "haaaan, ça se dit pas !" avant de ma rappeler que c'ets la radio française. Alors d'ailleurs, rubrique culturelle : le saviez-vous : en Suisse, on ne dit pas "octante" mais "huitante" ! Ca vous en bouche un coin non ? C'est une Suisse pure jus qui me l'a dit donc ne venez pas essayer de me faire croire le contraire !

Bonne nuit caca ! (comme dirait mon filleul)

Posté par couac couac à 21:24 - - Commentaires [16] - Permalien [#]