mercredi 28 septembre 2011

Du petit rien.

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Couacman est revenu ravi de ses vacances. Il m'a fait rêver avec ses photos de mer, de campings verts et déserts, de vélo, de villages.
A son retour, nous avons sorti les habits d'hiver, puis encartonnés les habits d'été, et rangé les cartons au grenier. La robe jaune, c'est fini jusqu'en avril prochain minimum... c'est ma robe préférée. Mon jean m'ayant petit à petit lâchée, j'ai décidé de m'en acheter un autre, que j'ai trouvé comme neuf, seyant, et pas cher dans ma friperie habituelle. Le jean qui est fini, je l'avais acheté à Caen, et je vous l'avais dit ici. C'est drôle. Ce blog aura vu toute la vie de ce jean. Celui-ci sera plus solide je l'espère, car il ne contient pas un gramme de stretch, il est 100% jean.

Notre vie a un petit peu changé de rythme ces dernières semaines, et j'ai compris ce matin que c'était peut-être ça qui me déprimait un peu, quelque fois. En plus, depuis juillet, nous n'avons presque pas passé de week-end chez nous et mine de rien, ça fatigue ! On a vu du pays !

J'ai fini de lire Le bizarre incident du chien pendant la nuit, de Mark Haddon, et j'ai vachement aimé, j'étais triste de le finir ! 

Je reprends lundi soir les cours de néerlandais et je dois dire que j'ai un peu la flemme... Ce n'est pas le cours qui m'ennuie, c'est le fait que ça me prenne huit heures par semaine. En même temps, depuis que Couacman est revenu de ses vacances au Pays-Bas, on recommence à se dire qu'on ira peut-être y vivre un jour alors c'est utile de savoir parler néerlandais.

Au boulot (alimentaire le boulot (je l'écris pour être sûre de ne pas oublier)), je vois défiler des tonnes de collégiens un peu illettrés, ou bien alors ils sont tous dyslexiques, ils me donnent des petits bouts de papier avec dessus des titres de romans demandés par leur prof de français et franchement, c'est bien rare que le titre soit juste et veuille dire quelque chose... c'est hallucinant. La plupart du temps, en plus, ils n'ont aucune idée du nom de l'auteur. J'en ai eu un qui est venu avec écrit sur son papier "Marie Aude Murail". je lui dis "Oui, et quel titre ?". "Ben ce qu'il y a écrit madame, Marie Aude Murail !". Y en a qui écoutent trop quand le prof parle, ça se sent !
J'ai aussi le cas des élèves qui me demandent un livre qui s'appelle "doeboek" (ça veut dire "cahier d'exercices" en néerlandais, et ça accompagne toujours un manuel). "Oui, le doeboek qui accompagne quel livre ?" "Ben, du livre doeboek". Ok ok... Je dois dire que je les trouve mignons tous ces petits adolescents... Je les aime bien.

C'est un peu dur le matin en ce moment. Il fait pas chaud, au réveil. J'en ai marre du pommeau de douche qui éclabousse le sol et le mur mais pas celui qui se les gèle (les pieds, Couacmama) à poil dans la douche. On avait prévu de le détartrer mais en fait on l'a jamais fait.

Nous avons prévu de nous payer un couteau à pain et une cafetière italienne, qui iront à emmaüs quand nous serons morts, mais à ce moment-là peut-être qu'on tranchera le pain au laser. Avant, on faisait trancher le pain par le boulanger et puis en fait, cet été, quand notre boulanger s'est barré en vacances, on a fait nous-même notre pain et du coup ben il était pas tranché, et c'est là que nous nous sommes rendu compte que les grosses tranches, c'était hyper agréable, bien que pas économique . Alors nous avons changé nos habitudes ("chic !" se dit le boulanger revenu de vacances à qui on achète deux fois plus de pain qu'avant...). En plus, comme ça, la confiture de rhubarbe ne coule plus sur la table, il y a trop d'épaisseur à traverser.

Je n'arrive pas à dessiner si je ne lance pas au préalable une machine à laver.

On a acheté notre premier potimarron de la saison mais en fait il était moyennement mûr.

En ce moment, je me trouve moche. C'est quand j' ai des cernes, et puis que je n'arrive plus à me coiffer, et que tous mes tee-shirts que j'aime bien sont au sale et que je suis obligée d'en mettre des que j'aime moins que je mets normalement sous les autres quand il fait vraiment trop froid l'hiver.

Je me suis acheté un jean neuf parce que la semaine dernière, n'ayant plus de jean à mettre (celui que j'avais étant fini), j'ai été deux jours de suite obligée de me mettre en jupe alors que je n'en avais pas du tout envie. C'était ho-rrible. Jamais collants n'ont autant descendu, jupe remonté, tee-shirt aussi, l'angoisse totale. J'ai passé mon temps à me rhabiller dans la réserve en espérant qu'il n'y ait pas de caméra. Je me suis sentie trop mal. 

Je commence à me lasser du chemin que j'emprunte pour aller travailler, il va falloir que je trouve une alternative. Jusque-là, je passais par la place Sainte-Catherine, la place du vieux marché au grain, la rue Saint-Christophe puis celle des riches-claires et là, j'avais le choix entre le boulevard Anspach et la rue de la demie lune (ou un truc du genre). C'est au milieu de la rue Saint-Christophe que ça commence à ne plus me plaire. C'est les odeurs de kebab refroidi soufflées par une bouche d'aération de restaurant, à 9h45 du matin, que je me prends dans la face, c'est les odeurs de pipi de la rue de la demie lune (qui ne s'appelle peut-être pas comme ça), l'agitation du boulevard Anspach. Sinon, j'aime bien place Sainte-Catherine les restaurateurs qui nettoient leur terrasse au jet d'eau, les camions de livraison, le chat du De Markten qui ne se laisse pas caresser, la vitrine du magasin de fringues pour femmes enceintes, la vitrine de ma friperie fétiche, la vitrine d'un petit magasin qui vend des petits bijoux en pierre mignons.

Au Soleil, où je mange tous les mercredis midis, je ne passe même plus commande. Je m'assieds et trois minutes plus tard, le serveur m'apporte un bol de soupe et un verre de sirop de framboise à l'eau plate. Et il ne me fait pas payer le sirop, ce qui me fait économiser vingt centimes. Alors après manger, je débarrasse mes trucs et je le remercie sincèrement. En général, au bout de trente minutes, j'ai fini de manger et ensuite, je perds mes yeux dans le vide et en fait, je crois que c'est ma façon de faire une sieste. Pendant vingt minutes. Je ne cligne plus des paupières, je suis hypnotisée. Ensuite, il est déjà l'heure de payer/débarrasser, puis de faire pipi et d'y retourner.

Et le mercredi soir, après le seul jour de la semaine où je travaille de 10h00 à 17h30 (chez le bouquiniste, parce que sinon je travaille chez moi mais ça compte pas), j'ai l'impression d'être en week-end.

Bon week-end !


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mercredi 14 septembre 2011

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Ma vie de célibataire, c'est faire les courses en faisant la tronche parce que je détèste ça, surtout toute seule. Mais c'est les faire en plein aprèm', et donc loin de toute foule en délire ! Et l'après-midi, chez Delhaize, on écoute Etienne Daho... C'est aussi coudre. C'est dîner avec une copine, aller au ciné avec une copine (La guerre est déclarée : j'ai vachement aimé ! L'acteur est le sosie du beau-frère de Couacman, aussi bien physiquement que vocalement), cuisiner (quiche, aubergines au four, salade de patates au thon, compote pomme/poire, tarte à la tomate).

Demain je pars à paris, je suis super contente !

J'ai l'impression d'avoir oublié tout mon néerlandais pendant les vacances... la rentrée n'est que le 2 octobre, d'ici-là j'ai le temps d'oublier encore plein de trucs !

Le jour, je vends des livres scolaires. Et la nuit, je rêve que je vends des livres scolaires. Cette nuit, j'avais commandé le manuel "tandem 3" en trente exemplaires à l'éditeur par inadvertance, et j'avais trop peur de me faire engueuler par mon employeur. Heureusement, ce n'était qu'un rêve.

Sans collants j'ai froid, avec collants j'ai trop chaud.

L'autre jour, j'ai entendu à la radio qu'il avait fait un temps tellement bizarre cet été que la cueillette des poires avait été avancée de deux semaines (à peu près, je ne me souviens plus exactement) par rapport aux autres années. Du coup, je me suis dit "chic, les poires sont à point". J'en ai acheté : elles sont dures comme du bois...

Aujourd'hui j'ai gardé ma coiffure de douche toute la journée ! 

J'ai écrit 40 fois "15,65€" au stylo vert.

J'ai mangé une soupe au Soleil, comme tous les mercredis midis.

Ce soir je vais finir la tarte à la tomate (et sa pâte sablée maison ! ouais !) et continuer Le bizarre incident du chien pendant la nuit (de Mark Haddon) qui me plait beaucoup !

L'autre soir, j'étais censée travailler et finalement, j'ai contemplé mon salon dans la pénombre en écoutant Andrew Bird, pendant une heure ! La lumière me rappelait quand on fait du cinéma dans le salon, chez mes parents. La chanson que j'ai mise en lien est ma préférée d'Andrew Bird. Elle me file des frissons, je me sens minuscule quand je l'écoute (à fond les ballons).

Andrew Bird, ça me rappelle Rennes, la deuxième année de deug d'arts-plastiques, le printemps, ma robe Sessun avec une poche devant, mon déodorant à l'abricot, mon lait corporel au mimosa, l'impression d'être tellement heureuse que je le ressentais même physiquement, ça me chauffait les veines, me prenait à la gorge comme un éclat de rire qu'on retient (je le re-ressens en écoutant Andrew Bird).

C'est ma mère qui m'a fait découvrir Andrew Bird, un soir, dans ma chambre d'Epron, assises sur mon lit. C'est ma soeur qui m'a emmenée à son concert, un soir, à Paris.

Je me demande à quel moment sortir les habits d'hiver.

Ma plante verte, c'est Georgia. J'ai donné un morceau d'elle à mon propriétaire qui l'a appelé Georgina, et un morceau d'elle à ma copine Sophie qui l'a appelé Mémé Georgette, parce que la plante, c'est Couacmama qui l'a récupérée chez ma Mémé, au départ.

Des fois, avec Couacman, même si on croit pas en Dieu, et bien on se dit que les biens intentionnés seront invités au grand barbecue du paradis. Quand on voit des gens faire des trucs pas cool, on se dit "lui, il ne sera pas invité au barbec' !".

Posté par couac couac à 19:46 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
dimanche 11 septembre 2011

en avant les gars !

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C'est dix petits jours sans Couacman qui ont commencé. Au départ, je me disais "bon, ma fille, des dix petits jours sans Couacman, t'en as fait des centaines avant de le rencontrer, garde ton calme !". J'essayais de me souvenir de ce qui occupait mes week-ends de célibataire. Je me suis souvenue avoir énormément lu assise sur mon lit, espionné les voisins d'en face à l'aide du zoom de mon appareil-photo (j'avais pas de jumelles et ça  avait l'air vachement bien chez eux), je me suis souvenu avoir bu beaucoup de cafés et mangé beaucoup de cookies, et aussi avoir travaillé, avoir fait les courses. Avoir trainassé au virgin.
J'étais émue vendredi matin en partant au boulot, je me disais "ma fille, dix jours, ça passe en un clin d'oeil". Au collège, j'avais calculé que onze jours pouvaient paraitre longs, mais dix, c'était la limite, ça passait hyper vite. A chaque fois que j'essaye, ça marche. Dix jours, ça file comme l'éclair.
Bon, le boulot étant supra chargé en ce moment de période de rentrée, je me suis vite retrouvée à rentrer chez moi. Je suis passée à la banque et le banquier que j'ai rencontré, qui n'est même pas le mien, a choisi de me faire une fleur et de me filer tout de suite mon duplicata d'extraits de compte sans passer par les services postaux. J'étais hyper contente. En rentrant, je m'arrête à la boulangerie, je commence à discuter conservation du pain avec le boulanger en personne et v'là ty pas qu'i m'dit "allez, je vous offre un financier !". Comme j'avais les bras chargés de courses, il m'a invitée à les poser sur le comptoir et à manger mon financier sur place, ce que j'ai fait et franchement et bien j'étais heureuse.
La soirée n'a pas été très constructive sauf que j'ai fabriqué une quiche lorraine avec du lait et du fromage pré râpé de chez le paki du coin, en écoutant très fort The Smiths, qui me fichent la pêche. J'avais limite un petit fond de cafard...

Et puis, et puis ce matin, je me suis réveillée à l'heure où sonne d'habitude mon réveil (trois minutes avant , en fait).  C'était tôt, donc, et j'ai regretté de ne pas arriver à faire facilement de grasse mat'. Le fond de cafard était toujours un peu là sauf que c'était sans compter sur le soleil qui avait décidé de cesser de radiner, pour changer. Et puis j'ai enfourché mes jambes et j'ai filé dare-dare à la bibliothèque qui était parfaitement vide, il y avait juste un petit vieux qui lisait le journal à côté des bandes dessinées. J'ai emprunté toutes sortes de livres, des oeuvres de Marie-Aude Murail en passant par des albums de Lucky Luke et Tom Carbone, et puis aussi Le bizarre incident du chien pendant la nuit. Il faisait une chaleur pas possible. Sur le retour, les rues étaient vides (je ne sors jamais le samedi matin donc j'étais pas au courant) et je suis passée chez brico acheter une ampoule pour ma lampe de chevet et j'en ai pris une pas économique en énergie.
Ensuite, j'ai mangé un bout de quiche puis j'ai fait une sieste de vingt minutes (réveil en poche) avant de lire le Lucky Luke emprunté le matin au fond de ma couette, il était nul pour un Lucky Luke mais je lui pardonne. Et puis j'ai rangé le salon, j'ai gagné du terrain sur le bazar et ça fait toujours plaisir. Puis je suis sortie boire un truc avec une copine et sur la route j'ai croisé Félix le chat, un bisounours, et une tortue Ninja. On a bu des machins parfumés dans un environnement verdoyant.

Demain, je vais au ciné avec une autre copine. Et puis en plus, Couacman m'envoie des sms pour me dire qu'il mange du maquereau fumé, et qu'il s'est acheté un vélo, et ça me rend heureuse. Alors en fait ça va... 

Posté par couac couac à 00:40 - - Commentaires [11] - Permalien [#]