dimanche 27 juin 2010

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Mon amie Julie de Rennes est partie hier. Elle était là, mardi, pour revoir l'appartement avec nous. Après, nous sommes allés trinquer au Stella Solaris, le bar le plus proche de notre futur appartement. Là, on a fait un plan des lieux et on a commencé à imaginer quel meuble on allait mettre où. On va devoir en abandonner dans le déménagement, parce que le nouvel appartement est plus petit, et surtout beaucoup plus fin, beaucoup moins mastoc que l'actuel. Si on mettait certains meubles dedans, ça ferait un peu comme mettre des meubles de Playmobils dans une maison de Legos. Vous voyez ce que je veux dire ? Ce serait disproportionné, à peine, mais quand même trop. D'ailleurs, il y a un de nos meubles qui ne rentrera tout bonnement nulle part, puisque la chambre est sous les toits. Maintenant qu'on a vu de nos yeux vu les trésors cachés à l'Armée du Salut, nous n'hésiterons pas à nous acheter une petite commode pour remplacer l'énorme étagère noire.
Nous gardons nos deux fauteuils, on les aime trop. ce sont deux vieux fauteuils qui se croyaient en fin de vie, l'un chez Emmaüs, l'autre dans la rue, et puis maintenant ils sont réunis dans notre salon comme deux chiens paisibles, alors on ne peut ni les séparer, ni en abandonner un.
Nous avons relu notre bail, signé en 2007, et on y a lu que si le propriétaire nous demandait de partir, il nous devait une indemnité. Comme c'est très précisément notre cas, nous avons demandé de quel montant serait notre indemnité. Bien sûr, le mec de l'agence nous a répondu qu'il nous demandait de partir pour travaux (la seule raison qu'un propriétaire peut invoquer pour refuser de payer l'indemnité) et même, le pompon, il nous a annoncé à l'occasion de ce coup de fil qu'en vrai, on ne nous avait pas dit mais qu'on aurait pû rester dans l'appart' encore deux ans, et que donc on ne pouvait pas vraiment dire qu'on s'était fait virer (enfin... c'est ma vision de la situation. Jérome dit que le mec n'a pas dit qu'on n'était pas viré mais il a attendu d'apprendre qu'on partait pour nous annoncer qu'on pouvait rester...). Mais bien sûr, quelle est donc cette lettre de préavis qui repose dans notre lutin jaune ? Alors, nous avons écrit une lettre sérieuse avec citations du bail et citations de la lettre de préavis. Nous voulons notre indemnité. Bien sûr, on se dit que si on nous la donne, on nous la reprendra sur la caution... va falloir se battre.

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mardi 22 juin 2010

...

On a l'appart' !!!...
Merci d'avoir si bien croisé les doigts...

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samedi 19 juin 2010

l'appartement, la suite qui n'en est pas une

Comme prévu, je dors mal depuis cette visite d'appart' de rêve. Nous hésitons à déposer notre préavis, qui n'est que d'un mois, mais c'est déjà énorme de devoir déposer un préavis, même seulement d'un mois, alors qu'on n'a jamais demandé à partir et qu'on se fait mettre dehors (je trouve). Aussi, nous réfléchissons à la stratégie à adopter : le mec a dit que nous aurions notre réponse dans une quinzaine de jours. Il a aussi dit qu'on pouvait le rappeler quand on voulait, si on voulait revoir l'appart', prendre des mesures ou quoi. Je pensais le rappeler une semaine après cette visite de jeudi dernier, pour lui dire qu'on était toujours là et qu'on voulait toujours l'appart'. Jérome trouve qu'on devrait plutôt laisser passer dix jours avant de le rappeler. Moi, je dis qu'en dix jours, ce type a le temps de nous oublier dix fois. Jérome dit qu'on va être des gros relous si on le harcèle. Moi je dis que le rappeler tous les sept jours jusqu'à LA réponse, ce n'est pas du harcèlement, c'est une preuve de motivation. Faut-il que nous revisitions l'appart', pour nous ré-extasier et qu'il re-voie notre enthousiasme ? Je ne sais plus quoi faire, mais j'ai l'impression qu'il faut faire quelque chose parce qu'il a laissé l'annonce sur la porte de la maison...
Bref, je ne dors plus la nuit, je nous imagine dans l'appart'. Ce n'est pas ma philosophie de penser qu'il ne faut pas que j'espère pour m'éviter une déception. Déjà, si j'espère, j'espère et j'ai du mal à contrôler ça. Ensuite, si j'arrivais à me convaincre de ne plus espérer, je serais triste, donc franchement, je préfère prendre tout le plaisir possible maintenant à espérer quitte à être super déçue, plutôt que de déprimer de pessimisme pour finalement si ça se trouve avoir une bonne surprise et avoir été triste pour rien.
Jérome, quant à lui, est très philosophe, dit que si on l'a, c'est génial, mais que si on l'a pas, bah tant pis. Alors que de mon côté, il est très clair que je serais vraiment déçue.
J'essaie de deviner si on l'aura, juste en repensant à ce que nous a dit le proprio. Il nous a parlé de prendre des mesures, ce qui est de très bon augure ! Il nous a aussi dit qu'on était ses favoris (mais nous, on s'est dit que si ça se trouve, il dit ça à tout le monde). Je lui ai dit que l'appartement me faisait rêver. Il sait qu'on adore le quartier.
Bon, il nous a demandé ce qu'on faisait dans la vie. Un serveur et une étudiante (je n'ai pas encore les résultats de tous mes examens, j'ai encore le droit de dire ça !), ce n'est pas le Pérou pour un propriétaire. Il m'a demandé de quoi je comptais vivre après mes études, "euh... hi hi hu hu, mes parents m'ont promis qu'ils ne me laisseraient pas tomber tant que je n'aurais pas de quoi payer mon loyer hé hé".
Il nous a dit que d'autres candidats intéressés pour l'appart' étaient des réfugiés politiques et que ça l'embêtait de ne pas les prendre juste parce qu'ils ne pouvaient pas payer la caution.
Il nous a dit qu'il était moyennement chaud à priori pour le projet de studios de Brubru, mais qu'il attendait les plans.
Pfff... Jérome pense qu'on a 40% de chance de l'avoir, moi je penche pour 60%.
A part ça, on a visité un autre appart' duquel on voyait chez nous ! C'était rigolo. Il était annoncé faisant 58m carrés, mais il en faisait 45 maximum, et il n'y avait pas de fenêtre dans la chambre.
Aussi, l'autre soir, on se baladait à Saint-Gilles et dans une rue splendide, on tombe sur une annonce géniale. On appelle. Là, Jérome tombe sur une meuf qui lui demande illico ce qu'il fait dans la vie, puis lui annonce que "ah non, vous travaillez dans la restauration, vous allez rentrer tard tous les soirs, ça va faire du bruit". "Mais non madame, je travaille le midi principalement !". "Ah non non, vous allez être trop bruyant". On s'est dit qu'au prochain qui nous faisait un coup comme ça, on dirait qu'on compte VIVRE dans l'appart', et non pas y ouvrir un restaurant.
Bref, si vous vouliez bien continuer de croiser les doigts, ce serait trop cool (vous pouvez vous relayer si vous avez des crampes de tendons)...

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jeudi 17 juin 2010

l'appartement

Ce soir, nous avons visité l'appartement de nos rêves. On y est resté bien trois quarts d'heure et on n'a pas entendu un bruit. Il est d'un calme olympien. Il est sur deux étages, la cuisine est grande et splendide, il y a une terrasse, il y a un salon exposé au sud, une chambre et un bureau et une salle de bains/WC sous les toits. Il y a un vélux immense dans la chambre (exposé au sud aussi). Il est tout blanc, en briques peintes sur tout un côté, il est pas cher, par terre c'est du vieux parquet qui craque. Il y a même un grenier et une échelle pour y grimper depuis la chambre. Il est dans ma rue préférée du centre. Je tremble tellement je le veux. Sauf qu'on est arrivé juste après la ville de Brubru, qui veut peut-être le transformer en studios, et aussi après d'autres gens. On a vachement sympathisé avec le propriétaire (qui est l'un des fondateurs d'une grande maison d'éditions et m'a proposé qu'on parle boulot ensemble !!!...), mais bon, voilà, on n'est sûrs de rien... Il a dit qu'il pourrait nous donner une réponse dans à peu près deux semaines (le temps que Brubru se décide)... Je vais mal dormir pendant deux semaines ! Ca craint de la bite cette histoire.

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mercredi 16 juin 2010

J'ai commencé le petit tri de ma penderie, dont je vous parlais il y a peu. Comme il est difficile pour moi de me séparer de mes choses, j'ai décidé de les montrer ici et d'en parler, pour peut-être m'en débarrasser plus facilement. Ce sera un peu comme une collection de choses encore à moi mais plus pour très longtemps. Si vous avez un coup de foudre pour un de ces trucs, dites-le moi et je vous l'offre (mais rien ne sera envoyé par la Poste. Vous devrez attendre qu'on se rencontre pour acquérir votre bien). Sinon, ces choses seront données à l'Armée du Salut.

CIMG1849Ce tee-shirt, je l'ai depuis 2004. Cette année-là, ma copine Pauline m'a téléphoné un jour pour me proposer que nous allions travailler ensemble dans les Alpes pendant l'été. J'ai accepté. Le boulot allait consister à faire du service dans la cantine d'un centre recevant des colonies de vacances.
Il faut savoir que de 13 ans à 18 ans (en gros), je n'ai pratiquement porté aucun vêtement d'été (ou bien alors une jupe d'été mais pas un haut d'été, ou l'inverse, un tee-shirt à manches courtes mais avec un gros pantalon) parce que je ne supportais pas l'impression d'être à moitié nue parmi les autres. Et que donc, en 2004, ma garde-robe était encore peu pourvue en vêtements légers. Or, c'est bien connu, pour bosser dans les Alpes, il faut être vêtu confortablement et légèrement.
Couacmama m'a donc rejointe à Rennes, quelques jours avant mon départ pour Orcières, c'était les soldes, et nous avons léché les vitrines. Au Printemps, je suis tombée en arrêt devant ce petit tee-shirt très très rose, qui a de très jolis boutons qu'on a envie de sucer comme des bonbons.
Mais finalement, le destin de ce haut est tout à fait tragique, car figurez-vous que lorsqu'on l'a acheté, il était court mais avec un débardeur en-dessous, ça allait. Mais c'était sans compter la croissance inattendue de ma poitrine, pas tellement de temps plus tard. Désormais, ce tee-shirt est dix fois trop court pour moi. Je le gardais en prévision d'une éventuelle décroissance de mes seins mais je dois me rendre à l'évidence : ils se plaisent comme ça et n'ont pas l'intention de diminuer.

tee-shirt Petit Bateau, taille 14 ans, rose fuschia.

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lundi 14 juin 2010

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Aujourd'hui, j'ai souhaité un bon anniversaire à Marie alors que ce n'était pas son anniversaire, et une bonne fête des pères à mon père alors que la fête des pères, ce n'était pas hier, c'est dimanche prochain.
Jérome a passé son examen écrit de Néerlandais, et je suis toute seule à la maison parce qu'il a dû aller boire un verre avec ses camarades de cours. Je me suis dit "ma fille, quand faut se lancer faut se lancer" et le défi, c'était que je prépare un gratin de nouilles toute seule. Ca peut paraître banal, faire un gratin de nouilles, mais pour moi, c'était une première et puis aussi de l'impro, et en cuisine, je ne suis pas très audacieuse en général. Le truc, c'est que je n'avais pas les bonnes nouilles, pas les bons champignons, pas de gruyère (mais du parmesan), pas de lait pour ma béchamel, et pas de jambon (mais des lardons). Ca paraissait mal bar'. J'ai fait la béchamel (ma première béchamel de toute ma vie) avec de la crème liquide, sauf que ça a donné une espèce de pâte à chou hyper épaisse, alors j'ai rajouté plein d'eau et j'ai obtenu une béchamel nickelle, même pas un grumeau à l'horizon !
J'ai fait gratiner sous le grill. Un quart d'heure plus tard, je sors le plat du four, je m'en sers un morceau, et là, miracle !!! Ca avait exactement le bon goût. Je pense que si Dieu existe, ce soir, il était assis à la table de ma cuisine, à la place de Jérome, à côté du grille-pain.

A part ça, jeudi, Jérome aura 31 ans et je commence à réfléchir au gâteau que je vais lui concocter... Je pense faire un truc au chocolat mais ce n'est pas très surprenant, venant de moi. Peut-être qu'il en a un peu marre, des gâteaux au chocolat.

Aujourd'hui, j'ai travaillé à la librairie. Un client m'a offert un bonbon au miel, puis Jérome est venu et avait dans sa poche, pour moi, un bonbon au citron. C'est cool la vie.

Hier, nous sommes allés voir Life during wartime, au ciné, avec Jérome. C'était vachement bien ! Très drôle et en même temps épouvantable (mais drôle !). Je suis nulle en critique de film mais là, si vous hésitiez à aller le voir, croyez-moi, n'hésitez plus !

La photo, je l'ai prise à Barcelone il y a 4 ans.

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dimanche 13 juin 2010

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Petit chocolat chaud de fin d'après-midi avec ma copine C., sur la très charmante place du Béguinage, qui a un côté très "place du village". Je me crois à Auch, quand je suis là.
Nous avons parlé d'équitation. La table était éblouissante. C'était très très calme. J'avais Jean-Louis Murat dans la tête, parce que je l'avais écouté très fort dans la matinée.

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vendredi 11 juin 2010

un billet pas drôle mais pas triste non plus.

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Je suis en vacances depuis deux jours. Et je crois que j'ai pris ma décision, mais je n'ose pas me l'avouer, encore. Je ne me sens pas soulagée d'avoir choisi, mais je crois que si j'avais choisi l'autre possibilité, ce serait pareil.
Je ne me sens pas soulagée non plus d'être en vacances. Les premiers jours, cette baisse d'activité soudaine, ce vide, c'est cafardeux à chaque fois. Chaque chose à faire me demande un effort incroyable, un peu comme quand on a une grippe et qu'il faut se lever et s'habiller pour aller chez le docteur.
Aujourd'hui, j'ai donc eu un cafard monstre. Il faisait beau, Jérome a travaillé toute la journée et là il est encore au boulot, et demain, pareil.
Ce matin, je suis allée chez Brico et le vendeur m'a draguée et la caissière m'a demandé mon code postal et à l'entrée, une fille a voulu me faire gagner un séjour dans un château ou je sais pas quoi, et j'ai échappé de justesse au mec qui demandait aux clients si ils comptaient regarder la coupe du monde de football.
Cet après-midi, j'ai désencalcairisé la baignoire et ça a vidé de moitié la bouteille de vinaigre blanc. Mais ça a été d'une efficacité triomphante. Notre baignoire fait mal aux yeux quand on la regarde, maintenant. Mais après, j'avais encore le cafard. Je me sentais toute dispersée.
Et puis j'ai eu une amie au téléphone, pendant deux heures. Je ne lui ai pas parlé de mon cafard du jour, mais juste discuter, l'écouter, comme ça, et bien après, je me sentais bien, sereine, calme. Et là, je me suis dit que partager son temps avec celui de ceux qu'on aime, c'est ça qui rend paisible et joyeux. C'est ça qui fait qu'on se sent moins largué, moins à côté de la vie. En tout cas, ça s'est vérifié pour moi aujourd'hui.

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