samedi 21 novembre 2009

froid chaud froid chaud

En ce moment, mon moral fait des bonds puis se laisse tomber à plat ventre par terre puis se relève et re-saute puis se ré-étale. C'est la vie, des bas et des hauts, mais en condensé, et c'est un petit peu fatiguant.

Aujourd'hui, c'est un haut. J'ai écouté Rock and Roll, des Velvet Underground, assez fort en allant au boulot ce matin et je me suis surprise à dansotter en marchant, et à battre la mesure du pied en attendant que le feu passe au vert aux passages piétons. Je crois qu'on peut dire que c'est la meilleure chanson de la terre, vous en pensez quoi ?

Je vais devoir aller chez le docteur car j'ai une grosse boule (genre deux centimètres de diamètre) toute dure qui pousse pile dans le gras de ma fesse droite.

Hier soir, je suis allée à un vernissage à l'hotel Bloom et S. m'a dit qu'il fallait être bien habillée. C'est là que je me suis rendu compte que je n'avais jamais été à une soirée où il faut faire genre chic, et que par conséquent je n'avais aucun vêtement adapté. Finalement, j'ai mis une jupe avec deux gros sumos dessus (pas hyper chic), et je suis arrivée un quart d'heure en retard.

J'ai invité deux de mes collègues à venir dîner à la maison un soir de la semaine prochaine. Couacman va en profiter pour cuisiner thaï.

C'est le printemps à Brubru ! Fini les écharpes, il fait trop chaud ! Nous n'avons toujours pas allumé le chauffage.

J'ai fait un cauchemar hyper violent l'autre nuit, et je me suis réveillée en sursaut. J'étais à un arrêt de bus et une dame tenait en laisse un gros chien à poils longs (comme Grocachou, de Timichou et Grocachou). Il se laissait trainer puis voulait être porté. Mais quand il était dans les bras de la dame (qui le portait à grand peine), il voulait redescendre, etc. Tout à coup, dans mon rêve, j'arrêtais de les regarder pour porter mon attention sur autre chose (en fait, j'attendais le bus avec une copine qui me parlait). Et puis là, la dame revenait dans mon rêve, elle portait un énorme sac d'où dépassaient deux pattes du chien. Elle l'empoignait par les pattes et se mettait à le frapper de toutes se forces contre la vitre de l'abris-bus. On entendait les os du chien craquer, et on l'entendait pleurer à l'intérieur du sac. C'était tellement choquant que je me suis réveillée en sursaut.

Ca me rappelle une fois, à Lyon, chez mes grands-parents. On avait entendu, depuis l'intérieur de l'immeuble, un chien pleurer dans la rue, hurler à mort. Un adulte avait dit que ça devait être un chien battu. Je m'en souviendrai toute ma vie, je crois.

Notre appartement a été visité ! Comme nous avons été prévenus trente minutes à l'avance que nous allions avoir une visite, le ménage/rangement a été ultra rapide et efficace. Dans ce court laps de temps, nous avons eu le temps de : faire le lit, ouvrir toutes les fenêtres en grand, dégager le sol de la chambre, faire la vaisselle, passer un coup d'éponge sur la gazinière et sur le buffet de la cuisine. Pas mal, non (maintenant, vous allez tous avoir une horrible image de chez nous ! hé hé...) ?

Je vais m'acheter une brosse à dents éléctrique.

La grande roue est en plein montage. Le marché de Noël est déjà là, il ne manque plus que les promeneurs.

Le prix de notre appart' a baissé mystérieusement de 10000 euros (ouais, carrément).
La dame qui l'a visité n'a pas eu DU TOUT l'air intéréssée. Pendant qu'elle visitait avec le mec de l'agence, j'ai continué de dessiner exactement comme si ils n'étaient pas là, et Couacman a continué de lire son livre dans le feuteuil exactement comme si ils n'étaient pas là, et on se lançait des oeillades et des sourires en coin.

Comme j'ai fini ma crème pour la figure, je finis des vieux fonds de pots d'autres crèmes qui trainent. En ce moment, c'est de la crème Nivéa. C'est tellement gras que j'ai des boutons.

J'ai illustré un truc que je vous avais raconté la fois dernière et je suis contente parce que je trouve que Couacman a un vrai air de Couacman (même si je trouve que sur mon dessin, il a les mêmes yeux que Pierre Richard alors qu'en vrai, non. Je ne veux pas dire que ce dessin ressemble vraiment à Couacman (sauf les cheveux) mais quand même, il y a quelque chose).

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J'ai enfin répondu aux commentaires du billet d'avant et franchement, merci à vous d'être là.

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un samedi midi toute seule avec sandwich, pomme et morceau de chocolat

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ps 1 : spéciale dédicace pour Lisa !
ps 2 : spéciale dédicace pour Milky !
ps 3 : la pomme m'a vraiment juste tenu compagnie car je n'ai pas eu le temps de la manger (mais le morceau de chocolat, si).

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samedi 14 novembre 2009

pendant que cuit le chou

Ce midi, je voulais vous refaire le coup de la photo de mon assiette avec écrit ce qu'elle contenait et tout et tout, et puis j'ai oublié. C'était un reste de risotto au potimarron.

Aujourd'hui, à la librairie, j'étais en train de faire un paquet cadeau quand je me suis pris un flash dans la figure. J'ai relevé la tête et c'était la dame pour qui je faisais le paquet (encore une dame asiatique en vacances) qui venait de me prendre en photo. Elle était confuse, alors qu'en fait, je trouve que ça fait plutôt plaisir.

Hier, nous avons appris que l'immeuble qui est mitoyen au notre avait le toit plein d'antennes de relais de téléphones mobiles. Nous étions ravis de l'apprendre...

Je suis entrée chez le voisin du dessous et j'ai vu que chez lui, c'était au moins autant en bazar que chez nous. Mais lui, il a deux gros chats, un noir et un gris. Je suis contente que des chats vivent dans mon immeuble.

Pour l'an prochain, mon moi le plus profond hésite entre deux solutions : arrêter l'école et réaliser plein de projets avec Couacman (on en a mille). Ou bien retourner au Havre juste huit mois, le temps de faire ma cinquième année. Mais alors il faudrait que je me trouve une chambre chez l'habitant, ce qui me permettrait d'être logée à moindre coût et sans avoir à déménager toutes mes affaires. Il faudrait qu'à Bruxelles, nous déménagions dans quelque chose de plus petit et donc moins cher. Il faudrait que je supporte de vivre huit mois loin de Couacman. Il faudrait que j'économise dès cette année pour éviter des frais supplémentaires aux Couac'parents, pour pouvoir payer mes deux loyers sans me ruiner. Il faudrait peut-être que je me trouve un petit boulot au Havre. Mais tout cela annulerait le gros regret que j'ai dans le coeur (ne pas avoir terminé mes études d'arts-plastiques). Mais en même temps, réaliser plein de projets avec Couacman dès l'an prochain, pourquoi pas... Bref, mon coeur balance, et puis je ne sais pas ce qui est possible, ce qui est faisable, ce qui est gérable, ce qui est vraiment souhaitable...

Je bois un verre de vin rouge en écrivant ce post, et Couacman en boit un en lisant un livre. Nous attendons que le chou à la saucisse soit cuit. Et nous écoutons Dominique A.

J'ai décidé de participer au jeu de Lisa et de vous montrer des pommes, chez moi. Les vraies, celles qui se mangent, sont sur le balcon, et j'ai la flemme de les photographier. En cherchant bien, la seule pomme que j'ai trouvée chez moi, c'est celle-là :

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C'est un aimant-pomme que m'a offert la grande Lulu il y a quelques temps.

Je relis Les quatre filles du docteur March et je trouve ça hallucinant de cucul-terie et je me demande comment j'ai pû adorer ce livre et le lire mille fois. Du coup, j'ai peur de relire La petite maison dans la prairie, j'ai peur de ne plus aimer...

Je ne peux pas laver les vitres car il y a des araignées qui ont fait leur nid à chaque coin de vitre et elles en sortent en tricotant quand je sors mon chiffon.

Pour Noël, nous allons demander un parapluie pour deux, un immense parapluie, le plus grand possible.

J'ai rangé tous les livres qui trainaient aux WC et du coup, Couacman en est réduit à y lire le catalogue de location de matériel de chez Brico (c'est tout ce que j'y ai laissé).

J'adore faire des paquets cadeaux.

Aujourd'hui, à la librairie, des français se sont ouvertement fichu de ma gueule parce que je leur avais demandé "quatre euros nonante". Ce n'était pas de la moquerie gentille mais hautaine. C'était la première fois il me semble que je passais pour une belge et je suis très fière de dire septante et nonante.

Demain matin, nous avons prévu de mettre notre réveil à huit heures et d'aller voir une expo à (aux ?) Bozar.

Pour Noël, j'ai mis sur ma liste que je voulais des surprises. Couacman, lui, a mis qu'il aimerait bien avoir n'importe-quel livre de Robert Crumb.

J'aimerais que nous fassions de la confiture de lait.

Je vais bientôt répondre aux commentaires des billets précédents celui-ci.

Couacman met un pull en alpaga et ressemble à un chat gris. D'ailleurs, pour le gouter, il a mangé des sardines.

Le chou est cuit !

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mardi 10 novembre 2009

très très fâchée

Les parents de Couacman nous rendent visite pour deux jours, ils viennent d'arriver, il y a une petite heure.
La dernière fois qu'ils sont venus, et même la fois d'avant, ils s'étaient étonnés que nous ne regardions pas la télévision. Nous avons un téléviseur mais il est minuscule et très très vieux, et nous le gardons chez nous car nous y sommes attachés et qu'il est mignon. Il fonctionne parfaitement mais nous n'avons jamais pris le temps de le régler, car nous n'avons pas envie de regarder la télévision. Couacman parlait quelquefois d'en acheter une, tout de même, car dans le cadre de ses études (artistiques) il s'en est pas mal servi et qu'il projetait d'en avoir à nouveau besoin (et que même si il fonctionne, notre poste n'a pas une image d'une qualité géniale). Mais cela restait à l'état de projet et nous regardait, nous et personne d'autre.
Bref, ses parents s'inquiétaient du fait que nous ne regardions pas la télé (et même, une fois, ils se sont inquiétés du fait que nous n'ayons pas de voiture  ! C'est somme ça, quand on est quelqu'un, qui a réussi, on a une télé et une voiture ou alors ça veut dire qu'on n'a pas de couilles, visiblement) et nous les assurions que nous savions nous informer par d'autres biais (nous lisons tout les deux les nouvelles du Monde sur internet) et que c'était un choix que de ne pas la regarder, que nous étions d'accord là-dessus.
Cette conversation est revenue deux fois sur le tapis. Et cette fois-ci, aujourd'hui, ils sont arrivés en nous disant "on a une surprise !..." et ils ont sorti de leur voiture une immense télé écran plat, vraiment énorme (genre 80 com de long !...). Je me suis écriée tout à fait spontanément "ah non mais moi je ne veux pas de cette télé chez moi !" et j'en suis ravie. Les larmes me sont montées aux yeux.
Ca peut paraitre ridicule lorsqu'on n'est pas dans ma tête mais moi, je trouve ça très grave. Je me sens rayée de la carte, bafouée. On fait comme si mon avis ne comptait pas. On veut choisir notre manière de vivre à notre place. Car cela s'ajoute à d'autres choses, au fait que la première chose que ses parents disent en arrivant chez nous, c'est que Couacman est mal coiffé, que son manteau est moche et que "Quoi, vous n'avez toujours pas d'autocuiseur ?!". Je crois que nous sommes des adultes, que nous sommes chez nous, merde alors ! On fait ce qu'on veut.
Là, ils sont partis se promener et j'ai décidé de rester à la maison pour me calmer un peu. Avant de partir, son père a dit "En rentrant, on installera la télé" et je me tâte : je crois que je vais peut-être annoncer que non, on ne va pas installer la télé.
Cette télé, elle représente énormément pour moi. Je la crains, j'ai peur qu'elle tue mon couple. Si on l'installe, elle sera juste en face de mon bureau et je devrais travailler en face d'elle. Je la sais abrutissante. Je n'en veux PAS. Merde merde MERDE.
Mais le problème, c'est que c'est à Couacman que cette télé a été offerte et je crois que lui est partagé (on en a parlé vite fait dans la cuisine) entre l'accepter car elle peut toujours lui servir (bien que ce soit une télé 16/9ème et que ce n'est pas ça qu'il envisageait d'acheter) et l'envie d'éviter cet envahissement (car il s'agit bien là d'un envahissement, ses parents ont l'impression que nous vivons comme des ermites (ça se voit qu'ils ne nous croient pas quand on dit qu'on lit le journal, par exemple. On ne peut pas être bien informé si on ne regarde pas la télé) et ont bien l'intention de changer cela )... Que faire ? Puis-je dire NON à l'installation de cette télé dans mon salon ?... Oui, hein ?

Edit de 23h32 : merci beaucoup pour tous vos commentaires, que je trouve justes, drôles, parfois futés et réconfortants.
Voici ce qui s'est finalement passé : Couacman et ses parents sont rentrés de leur promenade, je m'étais un peu calmée. Couacman et moi nous sommes retrouvés tout les deux dans la cuisine pour préparer la soupe. Nous en avons discuté et comme nous étions complètement d'accord sur le sujet, ça a été rapide et simple. A la fin du diner, ses parents ont dit "Bon, on va essayer la télé !" (ils avaient déjà commencé à débrancher l'ancienne avant le repas), et Couacman leur a gentiment expliqué que ben non, on en voulait pas. Sa maman s'est inquiétée de savoir comment nous nous tenions informés alors nous avons redit, pour les journaux sur internet. Ils ont un peu insisté mais pas trop, clairement déçu mais tout a été dit dans le calme, et avec le sourire. J'ai juste placé que quand même, ce n'était pas rien de prendre la décision d'installer la télé chez soi, et qu'elle appartenait aux personnes qui habitent dans le foyer. Et sa maman a acquiescé.
Tout est à peu près apaisé, sauf que Couacman n'aime pas trop que j'étale ce genre de choses ici...
Merci et bonne nuit !

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jeudi 5 novembre 2009

Papers

Juste un mot avant d'aller travailler. Il y a un nouvel endroit très beau qui a ouvert Rue de Flandre, qui s'appelle Papers. Comme son nom l'indique, c'est un endroit entièrement consacré au papier. Je ne sais pas si du papier y sera vendu, je ne sais pas exactement ce qu'il va s'y passer. Pour l'instant, il y a une très belle exposition de Pierre Le-Tan, et son travail va tellement bien avec le lieu ! C'est toute une ambiance. Ce sont de très beaux dessins (qui donnent très envie de dessiner), parfois punaisés au mur, parfois encadrés. Et c'est si subtil et si précieux !... Bref, courez-y ! Le lieu lui-même est transportant (je trouve) -c'est une couleur de murs, c'est une drôle de bibliothèque, ce sont des piles de feuilles de papier blanc, le monsieur qui était derrière le bureau quand nous y sommes allés était plus que gentil (et il avait l'air hyper content d'être là, ce qui est très agréable) et donc, l'exposition... j'ai adoré !
Quand vous venez de la place Sainte-Catherine, c'est sur le trottoir de droite.

Je ne mets pas ici d'image du travail de Pierre Le-Tan parce que je n'ai rien trouvé sur internet qui soit représentatif de ce que donnent ses dessins une fois exposés, à mon avis. Il vaut mieux aller voir l'exposition ;-)

Edit : Ah ! Ici, on en parle mieux que moi ! :-)

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lundi 2 novembre 2009

revenue

A Bruxelles. Aujourd'hui, je ne suis pas sortie et la lune se lève, énorme et jaune.

Je me demandais si le plaisir de dessiner (toujours précédé malheureusement de l'angoisse de m'y mettre) retrouvé à Chelles allait déborder sur mon retour en Belgique, je l'espérais et l'attendait mais non, mon retour ici est accompagné des retrouvailles avec mes soucis, avec mes colères, avec mes nerfs, avec ma flemme du boulot et mon ras-le-bol de tout.

Je me dis que la seule solution, c'est de trouver un endroit où travailler qui soit autre que chez moi. Je crois que si j'ai travaillé à Chelles, c'est que j'y étais exprès pour ça et que je n'avais rien d'autre à y faire. Je me disais "je travaille jusqu'à ce que Camille rentre du boulot" et du coup, comme je travaillais bien, le plaisir de retrouver ma soeur le soir était entier et sans culpabilité. Chez moi, je perds mon temps. J'ai mille choses à faire autres que travailler mais je ne me permets pas de les faire car je dois travailler mais comme je n'ai pas envie de travailler vu que j'ai plein d'autres trucs à faire, et bien je ne fais RIEN, ni ce que j'ai envie de faire ni travailler, je ne profite pas de mon temps et je n'aime plus être chez moi car c'est synonyme de désordre intérieur.

Donc, je dois trouver un endroit où travailler. Je cherche, je cherche mais ne trouve pas. L'école, c'est hors de question. A la bibliothèque, c'est chaud de sortir ses encres, et puis j'ai besoin d'un point d'eau et m'imagine mal vêtue de mon tee-shirt à peinture (très crade) aller jusqu'aux toilettes avec mon verre à moutarde à la main pour prendre de l'eau et rincer mes pinceaux...
Dans un café, je vais regarder les gens au lieu de travailler. Chez une copine ? A voir, à proposer, à tester. Si vous avez des idées, je vous écoute...

J'ai le cafard comme pas permis.

Notre appartement est dans un certain fouillis et il faut ranger car demain, nous aurons sûrement notre première visite de potentiels acheteurs d'appart'. Ca me saoûle ! Je voudrais déménager tout de suite pour ne plus y penser. Déjà, je ne me sens plus chez moi, je n'ai plus envie d'investir cet espace. Pourvu que tout se fasse vite !... Pourvu que les gens de demain aient un coup de foudre et qu'on soit obligés de partir.

Après Chelles, il y a eu un week-end à Amiens...

Il y a eu un aller Paris/Amiens avec Milky qui nous avait préparé un p'tit dej' du tonnerre, avec mini nappes adaptées aux mini tablettes du train, il y avait des mini confitures, des minis bouteilles de jus, du très bon pain et même du thé bien chaud !... C'était super et je me souviendrai de ce trajet à manger et à discuter en regardant la nature embrouillardée défiler par la fenêtre...

A Amiens, il y a eu un thé au Marivaux, un bar de la place de la gare qui ne paye pas de mine mais où nous avons attendu Couacman avec plaisir... il y avait un gros chat et quelque chose de très simple qui m'a réchauffé le coeur.

Il y a eu un petit passage à l'hotel pour poser mon énorme sac à dos et montrer ma production (en illustration) de la semaine à Milky et Couacman qui avaient plein plein de choses à dire !

Il faisait beau, nous nous sommes promenés en discutant et j'ai adoré Amiens ! Quel calme ! Le centre-ville est piéton et c'est d'un reposant ! J'ai trouvé cette ville lumineuse (même le lendemain, quand il pleuvait à verse) et très apaisante. Je n'avais dormi que trois heures dans la nuit de vendredi à samedi mais je suis sûre qu'Amiens y était pour quelque chose dans mon endormissement permanent : à Amiens, c'est simple, j'ai oublié tous mes soucis.

Nous avons visité la cathédrale et fait un tour de barque sur les canaux du quartier Saint-Leu. Nous avons déjeuné de frites et de saumon (et de picon-bière). Nous avons dîné d'un chinois étrange (j'ai pris un porc au caramel et en vrai, c'était du porc baignant dans du ketchup). Nous sommes allés au cinéma voir "Mic macs à Tire-Larigot" et j'ai trouvé ça bien, avec plein de chouettes idées, mais pas non plus génial.

A l'hotel, nous nous sommes caillé les miches car nous n'avions qu'un drap et deux dessus de lit, pas de couverture. Nous n'avions qu'un oreiller pour deux et aussi juste une serviette pour deux. La douche était bouchée et de toute façon, il n'y avait que de l'eau froide. Et puis le lit était mou et il y avait une barre au milieu, au niveau du dos (nous ne retournerons pas dans cet hotel).

Le lendemain, nous avons petit-déjeuner au macdo car c'était le seul endroit ouvert. Milky est partie prendre son train et nous, nous nous sommes dit que plus vite on la reverrait, mieux on se porterait...

Il pleuvait très fort et la Maison de la Culture était fermée pour cause de jour ferié. Là, deux témoins de Jéhovah nous ont accosté pour nous parler de Dieu et Couacman a discuté avec eux pendant plus de quarante minutes (sous la pluie, donc). C'était horrible et j'ai crû devenir folle. A la fin, je me suis impatientée.

Nous sommes allés à l'Office de Tourisme pour savoir ce que nous avions la possibilité de faire, ce jour de pluie de Toussaint, à Amiens. La dame nous a proposé de visiter la maison de Jules Verne mais on avait moyennement envie alors elle nous a dit qu'on pouvait boire un thé ou aller au cinéma. Ce que nous avons fait. Nous avons vu "Mademoiselle Chambon" et nous avons adoré. J'aime les films français qui se passent dans des petites villes de rien.

Puis nous sommes allés à la gare et notre train (pour Lille) était annulé et remplacé par un car pour Arras où nous devions prendre un train pour Lille, mais nous serions arrivés trop tard pour avoir notre correspondance pour Bruxelles. On nous a donc envoyés à Paris où nous avons pris le Thalys pour rentrer chez nous. Et voilà ! Il faudra qu'on y retourne car nous n'avons pas eu le temps de visiter le quartier Henriville ou Couacman habitait lorsqu'il vivait à Amiens.

Et maintenant, je ne sais pas si je préfererais vivre à Auxerre ou à Amiens (ou en plus il y a Lisa, qu'on n'a pas eu la chance de voir là mais ce n'est que partie remise).

J'ai froid aux os et j'aimerais passer la soirée avec mes soeurs, leur copain/mari, Milky, Linux le chat.

Et vous, comment se fait-il que vous viviez à l'endroit où vous vivez ? Est-ce un choix ? Y êtes-vous bien ?

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la maitresse en maillot de bain

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"Suite au reportage dans Marie-Claire où des célébrités posaient seins nus pour militer et sensibiliser au dépistage du cancer du sein, une idée a germé : « Pourquoi pas nous ? ». « Nous » : les blogueuses qui constituons une communauté, un gynécée interplanétaire. « Nous » : des femmes de tous âges, des nullipares, des mères, ayant connu ou non quelqu’un touché par le cancer du sein.

On peut penser que cet acte est gratuit mais si cela peut amener une femme à s’interroger, se faire examiner, palper, dépister, mammographier, alors cela n’aura pas été vain."

Merci Ktl d'avoir eu l'idée de ce site ! Cliquez ici pour accéder au projet Hauts les seins !

Ce site est la preuve que tous les seins sont différents et qu'il n'y a pas de complexe à avoir, qu'il ne faut pas se dire que les siens sont hors norme puisqu'en fait, il n'y a pas de norme ! N'ayons pas peur de les montrer à un médecin. On a les seins que la nature nous a donné, on ne les a pas choisis, mais on a de la chance de les avoir alors prenons-en soin et aimons-les !

Pour ma part, j'ai immédiatement été enthousiasmée par l'idée de Ktl, ayant quelques petits problèmes d'entente avec les miens, j'ai ressenti ce geste comme une libération, comme une façon d'accepter de dire haut et fort "et bien voilà, les miens, ils sont comme ça, ils font ce qu'ils peuvent et c'est déjà beaucoup". On ne choisit pas ses seins mais personnellement, je les trouve tous beaux ! Et avec du recul, les miens, bizarres, me paraissent là touchants. Donc merci à tous les seins de ce monde, les miens compris. Et merci Ktl pour ce site que je trouve fort et émouvant, et pour ce que cela a débloqué dans ma tête...

Posté par couac couac à 12:48 - - Commentaires [9] - Permalien [#]