dimanche 20 septembre 2009

voyage en Finlande - septième jour

Le septième jour, nous avons été obligés de nous réveiller relativement tôt, car dans cet hotel, le petit-déjeuner n'était servi que de 8h00 à 9h00 du matin, alors il ne fallait pas le louper. Après une bonne douche (la dernière avant quelques jours, alors j'en ai bien profité), nous nous sommes donc restaurés dans une vieille maison en bois, en face de l'hotel. En fait, c'était même une maison traditionnelle en rondins ! C'est vraiment très beau et impressionnant. C'était plus beau que l'hotel en lui-même qui finalement faisait assez toc. Le buffet était généreux, surtout en jambons, pâtés, poissons marinés et compagnie. Mais bon, moi, je suis sucrée du p'tit dej' et j'étais moins gâtée, il n'y avait qu'une seule sorte de confiture (mais bon, elle m'allait très bien). Couacman, lui, s'est laissé allé à tous les délires possibles et a mangé comme quatre (même cinq). Après, nous sommes retournés dans notre chambre faire notre paquetage : nous avons entièrement vidé nos sacs afin de mieux répartir les trucs lourds entre nous deux, histoire qu'il n'y en ai pas un qui souffre beaucoup plus que l'autre. Et puis voilà, une fois nos sacs re-remplis (recouverts de leur protection anti-pluie) et la facture de l'hotel payée, nous nous sommes mis en route... première étape : le Centre d'Information Sur La Montagne Lapone, pour acheter une carte du Parc National de Pallas-Yllästunturi (où nous allions marcher pendant trois jours, donc), et puis pour savoir comment ça se passait pour les refuges, et tout et tout. La route, entre l'hotel et le centre, m'a parue loooonnnngue, horriblement loooonnngue; il faut dire que ça montait très très insidieusement, que mine de rien, nos sacs étaient très très lourds, qu'il faisait chaud, que j'étais un peu angoissée à l'idée de cette randonnée au milieu de rien, et en même temps pressée d'y arriver, à ce Centre, et de m'y lancer, dans cette randonnée. Au Centre, nous avons trouvé la carte de nos rêves, et nous avons dû l'étudier avant de partir pour savoir dans quels refuges nous allions dormir, car il y en avait des payants (avec clefs) et des non-payants, ouverts à tous vents. Et il fallait prendre les clefs avant de partir, là, au centre, si jamais on voulait dormir dans les refuges payants. Nous avions soixante kilomètres à faire en deux jours et demi, au départ on pensait les faire en quatre jours mais pour une raison de car qui, à l'autre bout du parcours, ne passait pas tous les jours de la semaine, nous étions obligés de revoir nos plans. Tant pis, on allait le faire en trois jours. Sauf que finalement, comme nous sommes partis du Centre à 13h30, les trois jours se sont transformés en deux jours et demi. Mais bon, nous étions courageux et nous ne nous rendions pas trop compte que les kilomètres sont plus longs dans la nature que sur du goudron. Nous devions passer trois nuits dans le Parc, et nous avons décidé de ne réserver (et donc payer) des places en refuge que pour la deuxième nuit.
La dame du Centre a appellé un passeur pour nous faire traverser le lac en barque (le début de notre périple se trouvant de l'autre côté de l'eau). Dans notre guide, il était dit que cela allait nous coûter soixante euros par personne mais c'était une erreur ! En vrai, selon les passeurs, le tarif allait de 5 à 8 euros par personne. Bonne nouvelle ! C'est donc émus que nous sommes partis de ce Centre, clef de refuge en poche : la grande randonnée que nous attendions tant allait pouvoir commencer. En vrai, moi, j'avais peur peur peur ! D'abord, dans l'immédiat, peur de la traversée, d'être tout seuls sur une barque avec un mec. Et puis peur pour la suite, de devoir préparer à manger et faire pipi dans la nature. Nous nous sommes dirigés vers l'endroit que la dame du Centre nous avait indiqué sur la carte et là, un petit vieux est sorti d'un jardin en nous faisant de grands signes : notre passeur ! Il nous a conduits jusqu'au lac, a jeté nos gros sacs radioactifs dans la barque puis nous a demandé de mettre des gilets de sauvetage et de monter. Et nous sommes partis. Ah qu'il faisait frais sur le lac ! Ah que c'était beau ! Nous étions assis en face du mec, qui nous regardait. Il ne parlait pas un mot d'anglais, ce qui m'arrangeait car je n'avais pas du tout envie de parler.

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Et puis nous sommes arrivés sur une plage, il nous a demandé de descendre et de lui rendre nos gilets, et puis il nous a rendu nos sacs et nous a demandé de lui donner dix euros, et il nous a fait un tarif préférentiel parce que normalement, sur le papier, lui, il demandait 8 euros par personne. Il nous a demandé dix euros, Couacman n'a pas trop écouté et en a sorti 16 (puisque c'est le prix que nous avions lu en face de son nom, au Centre) et il s'est écrié "no, no, 10 !!!" et il a juste pris le billet de 10, parmi tous les sous que lui proposait Couacman. Nous étions touchés. Et puis il est parti, et nous on est restés sur la plage, à nous demander combien de temps la traversée avait duré, et pas bien capable de le dire. Dix minutes ? Vingt ?

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Nous avons mangé la dernière banane pour tenir le choc, car nous voulions attendre le premier refuge pour manger, mais il était déjà bien 14h00 et mine de rien, nous avions petit-déjeuné assez tôt... Nous nous sommes mis en route. Il ne faisait pas froid et le temps était changeant. Au départ, notre parcours était forestier. Assez marécageux. Puis il s'est mis à pleuvoir. Et puis il y a eu les moustiques. Alors on a sorti les moustiquaires et c'était très efficace mais ça tenait chaud et ça rendait tout vert (on voyait tout en vert) et ça limitait les mouvements de tête si on ne voulait pas qu'elle se casse la gueule toutes les deux secondes.

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Bref, au départ, c'était plutôt pénible et j'ai flippé, j'ai eu peur de ne pas aimer cette randonnée. En plus, à un moment donc, nous marchions sous la pluie et nous étions déjà un tout petit peu découragés quand nous avons eu un doute quant au parcours : sur notre carte nous étaient proposés deux parcours, un d'hiver et un d'été, et bien sûr nous voulions suivre celui d'été, mais tout à coup nous avons pensé être sur celui d'hiver. Heureusement, ce véritable petit coup de stress n'a pas duré trop trop longtemps car nous avons croisé des gens qui nous ont dit que nous étions sur la bonne route. Ouf !

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Après deux bonnes heures de marche à peu près, nous sommes arrivés au premier refuge. Il y avait quelqu'un à l'intérieur et nous n'avons pas trop osé rentrer alors nous sommes restés sur la "terrasse" pour faire chauffer l'à manger. Il pleuvait. Et puisque nous étions à l'arrêt, les moustiques nous repéraient et nous attaquaient par fourgons entiers (les attaques de moustiques sont moins terribles lorsqu'on se meut, il faut le savoir). Vous vous arrêtez deux secondes de bouger (pour prendre une photo par exemple) et hop ! Vous avez quarante moustiques qui vous collent les jambes, qui s'introduisent dans vos manches de k-way... aaaahhhh !!! Nerveusement, c'est dur ! J'ai eu un peu envie de pleurer, en plus le paysage alentours était effrayant (à mon goût). On avait vraiment un sentiment d'hostilité. De nature hostile.

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Nous avons profité de cette pause pour nous ré-enduire d'anti-moustique. Nous avons mangé des nouilles cuites dans de la soupe en sachet et nous avons bu un thé et grignoté des fruits secs. Le réchaud fonctionnait à merveille et nous étions bien contents d'avoir investi. L'odeur des nouilles qui cuisaient, familière, m'a réconfortée. C'était très difficile de manger avec nos moustiquaires mais il a bien fallu y arriver.

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Après manger, nous avons voulu remplir nos gourdes à la pompe mais elle ne fonctionnait pas, et puis nous avons découvert que le refuge était équipé de toilettes sèches alors j'ai pû faire pipi, et puis j'ai mis un pull en plus parce qu'en fait j'avais les os glacés, et pendant ce temps, il y a deux hommes, un jeune et un vieux, qui sont passés, et je ne les ai pas sentis du tout. Ils nous ont regardé des pieds à la tête, et ils étaient en rangers et ils n'avaient pas l'air gentils du tout. Et puis nous nous sommes remis en route. Nous nous sommes rendu compte immédiatement que nos gourdes vides, nos sacs gagnaient beaucoup en légèreté. Et là, tout est devenu génial : le parcours a commencé à nous faire gagner en altitude et plus on grimpait, moins il n'y avait de marécages et de forêts, et donc moins il n'y avait de moustiques. Et puis les paysages devenaient grandioses et sidérants et les lumières magiques et émouvantes et le panorama effrayant d'immensité.

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Le sol devenait caillouteux. Il n'y avait plus de plantes. C'était magnifique.

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A un moment, en grimpant à flanc de tunturi (une petite montagne ronde), nous avons vu quelque chose à l'horizon. Un renne à côté d'un buisson ! Chic ! Nous grimpons, grimpons, et nous nous rapprochons du renne et là, nous nous rendons compte que le buisson n'est autre qu'un troupeau de rennes qui flemmarde !

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Emerveillés, nous nous arrêtons pour prendre une tonne de photos. Là passent les deux hommes que je n'avais pas aimés au refuge, qui nous ont ratrappés. Ils nous demandent en anglais, d'un air moqueur, si on ne veut pas une photo de nous avec les rennes. Je ne sais pas pourquoi mais ce n'était pas gentil, et nous étions tout les deux gênés... Ils nous ont doublé et on a pensé qu'on ne les verrait plus. Notre route s'est poursuivie et notre joie aussi. Tout était beau et époustouflant. Nous marchions de tunturi en tunturi, et il n'y avait rien, mais alors rien de rien nulle part autour de nous. Du sommet des tunturis, nous étions au plus haut et jusqu'à l'infini, nous ne percevions aucune route, pas un village, rien jusqu'à l'horizon. Des arbres dans les vallées et des cailloux sur les "sommets". C'est tout. C'était absolument fou. Nous avons vu des nuages pleuvoir, nous avons vu de très belles variations de lumière, un lac, des neiges éternelles à moins de 600 mètres d'altitude ! Le plus haut tunturi de cette chaine de tunturis mesure 800 mètres de haut, pour tout vous dire.

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A un moment, nous avons mangé notre goûter (des barres de céréales aux framboises) et il y avait un vent pas possible. Il était 20h00 et il nous restait quelques kilomètres à faire. A partir de ce moment-là, nous avons été gagnés par l'ivresse. Cet effort physique associé à ces paysages incroyables et au sentiment grisant d'être loin de tout en pleine nature... aaahhh !... Marcher, comme ça, c'est comme prendre le train : ça permet de penser à plein de choses. J'ai pensé à vous ! J'ai refait le monde et ma vie dans ma tête, nous parlions très peu. J'ai pris des bonnes résolutions. C'était crevant et très reposant à la fois. A un moment, nous avons fait notre vaisselle dans une petite rivière et nous avons légèrement rempli nos gourdes mais pas trop, pour ne pas allourdir nos sacs.
Notre refuge pour dormir n'était pas exactement au bord de la route, il fallait faire un détour pour y aller. Prendre un chemin d'1,5 km (quand même) qui ne menait qu'à lui, et qu'il allait falloir reprendre à l'envers le lendemain pour revenir sur notre route. Nous y sommes arrivés à 22h30, claqués, transis de froid mais heureux. Ca caillait sévère et ils ne mentent pas dans le Guide du Routard quand ils disent que la température peut chuter de 15°C en quelques heures, et qu'on peut descendre jusqu'à 6°C, même en plein été. Le point extrêmement positif, c'est que puisqu'on était en juillet, et bien il n'y avait pas de nuit, et donc nous sommes arrivés à 22h30, certes, mais il faisait jour. Ca détend de savoir qu'on ne va pas se retrouver dans le noir total si on ne se magne pas assez. Du coup, on a bien pris le temps de s'arrêter tous les 100m pour faire des photos... Au refuge qui était prévu pour 8, il y avait déjà 7 personnes. Plus nous, ça faisait 9 alors on a proposé de camper mais de jeunes finlandais bien intentionnés nous ont dit qu'on allait se les cailler (les pieds) et qu'on allait plutôt se serrer à l'intérieur. Il y avait cinq finlandais, deux allemands et puis nous. Nous avions a peine aligné deux mots que les allemands avaient deviné que nous étions français -ça se voit donc tant que ça ? Les allemands et leur amie finlandaise faisaient le même parcours que nous mais à l'envers - eux allaient faire le parcours que nous venions de faire mais le lendemain, et vice-versa. Les finlandais, quatre potes qui vivaient dans le coin, étaient venus là les sacs remplis de bières, pour faire la fête, et n'allaient pas faire le parcours en entier. Nous avons mangé en discutant avec eux, tout le monde était hyper sympa et on a bien rigolé. On a parlé de sujets hyper sérieux, genre de l'état du marché de l'emploi en Finlande et en Allemagne. Je piquais du nez. Nous nous sommes couchés après nous être lavé les dents sans dentifrice (pour ne pas polluer la belle nature - mais à dire vrai, nous étions les seuls à prendre cette précaution-là). Il était tard et il faisait forcément toujours jour. Nous étions bien serrés les uns contre les autres, j'ai dormi entre Couacman et l'allemand. Tout le monde avait des tapis de sol sauf nous, parce que je n'avais pas voulu en emmener et j'avais réussi à dissuader Couacman d'en prendre. Je crois qu'il m'en a voulu, nous avons dormi directement dans nos duvets sur les planches-lits. Moi je pense qu'un tapis de sol n'aurait pas rendu nos couches beaucoup plus confortables mais il n'est pas du même avis... j'ai assez bien dormi mais pas lui.

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vendredi 18 septembre 2009

voyage en Finlande - sixième jour

Le sixième jour, nous avons fait, peu après le réveil, nos premiers pas émus en Laponie, à Kolari. A première vue, l'endroit ne nous a pas semblé tellement différent de ce que nous avions déjà vu ailleurs dans le pays. Rétrospectivement, je ne sais plus à quoi je m'attendais. De la neige ? Des esquimaux ? C'est bête mais peut-être. En tout cas, j'étais profondément émue de m'imaginer si haut sur le globe terrestre. C'était très excitant. Nous avions passé le cercle polaire. C'est hallucinant de se dire ça ! Nous sommes montés dans un bus qui nous attendait à la gare, avec une autre fille, une jeune finlandaise du sud du pays qui venait faire du kayak avec ses amis pendant deux semaines. Le car était minuscule. Elle était assise juste devant nous, et derrière le conducteur. Elle cousait la fermeture éclaire pêtée de son sac de couchage pour y être tout de même bien emmitouflée. Elle nous a entendu parler français et s'est donc retournée pour nous demander d'où on venait et où on allait. Elle s'est assurée pour nous auprès du conducteur que nous ne nous étions pas trompés de car. Elle avait déjà fait la randonnée que nous nous apprêtions à faire et nous a donc renseignés un peu. Elle nous a expliqué que nous allions pouvoir boire l'eau des rivières et tout et tout... :-) Le car nous a déposé à Muonio, un peu plus dans le nord mais pas encore assez. Nous devions y prendre un autre car plus tard, mais nous avions quelques heures d'arrêt avant. Nous sommes donc arrivés à Muonio dans la matinée et en descendant du bus, nous avons été transis de froid, alors nous avons dû enfiler chacun nos deux pulls et notre k-way (et pour moi, un petit foulard bienvenu). La fille du car est descendue au même arrêt que nous, qui se trouvait être une station essence - gare routière - café (un peu comme la place du village, l'endroit où tout le monde se retrouve). Elle nous a demandé si nous avions déjà une carte du parc national où nous allions faire notre randonnée. Non. Et bien comme elle voulait que nous en ayons une vraiment bien, elle est entrée dans le magasin de la station essence pour y regarder les cartes disponibles, et puis elle en est ressortie en nous disant de ne pas l'acheter là, qu'elles n'étaient pas géniales. C'est fou ce que cette fille a pris soin de nous !... C'était presque irréel, quelque part. Ca rapetisse le monde. Je ne vous l'ai pas encore dit mais j'ai trouvé les finlandais d'une gentillesse et d'une disponibilité exemplaire. En Finlande, tout le monde est tellement gentil avec tout le monde que partout, j'ai eu l'impression que tout le monde se connaissait. Je crois que c'est le souvenir le plus fort que je garderai de ce voyage. Bref, la fille nous quitte très chaleureusement, et nous partons à la recherche de tout ce qui nous manque -encore !- pour cette fameuse randonnée. Muonio est un endroit très spécial.

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C'est minuscule, il n'y a pas vraiment de trottoirs, mais il y a quelques magasins qui vendent tout, tout, tout. En même temps, c'est logique, comme c'est isolé, il faut bien qu'il y aie tout. Là, nous trouvons ce que nous avons cherché les jours d'avant. Pas un lavomatique, non, mais de la nourriture déshydratée en sachets, un réchaud qui ne coûte pas un os. Et puis de l'anti-moustique et des pansements. Tout le monde est gentil à Muonio ! Oh la la, c'est inexplicable. Après ces quelques achats, nous avions du temps pour nous promener.
Là, on s'est senti au bout du monde.

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Ah la la, quelle ambiance ! Nous sommes entrés dans l'église. Une fille de mon âge la gardait et m'a interrogée. Nous étions en vacances ? Pour combien de temps ? Elle m'a dit qu'elle rêvait de partir comme ça, sac au dos. Elle m'a dit qu'elle, elle était d'ici et qu'elle n'en avait pas vraiment bougé. L'église était très belle. Très silencieuse, lumineuse, claire, en bois. Un peu comme l'église du feuilleton télévisé La Petite Maison Dans La prairie, mais en plus grand.
L'église proposait des textes expliquant son histoire - et il y en avait un en français !
Quand nous sommes partis, la fille nous a fait coucou et depuis cet instant, je regrette de ne pas avoir osé lui demander son adresse. J'aimerais bien lui envoyer une carte postale de Bruxelles. J'ai l'impression qu'on aurait pû être copines...

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Après avoir pique-niqué à côté de l'église, nous sommes allés nous réchauffer autour d'un thé à la station service - gare routière - café, avec plein de routards. Il y avait un same (un lapon). Nous avons acheté de l'alcool à brûler pour notre réchaud, puis notre bus est arrivé et hop ! Nous sommes repartis pour un tour. Ce car-là nous a emmené jusqu'à Hetta, notre point de chute le plus au nord. Nous avons roulé deux heures sur des routes toute droites au milieu de forêt, et nous avons vu nos premiers rennes !

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Qui arrivent à créer des embouteillages là où il n'y a personne, en restant statiques au milieu de la route. Les finlandais trouvent les rennes stupides. Nous, on les a tout de suite trouvés très très mignons. Comme des chameaux à bois.
A Hetta, notre arrêt était encore une station service.

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Elle était au bord de la route principale du village, et notre camping et l'hotel à machine à laver étaient tout les deux au bord de cette route mais chacun à un bout du village. Nous avons décidé de commencer par aller à l'hotel. Nous avons marché et c'était beau.

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Près de ces fleurs, ça sentait très fortement le miel.

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A l'hotel, la dame a accepté de nous prêter la machine à laver. Nous nous sommes donc retrouvés avec elle dans la laverie, au milieu des draps blancs et des serviettes de toilette. Le hall de l'hotel, tout en bois, nous a fait de l'oeil, et notre guide nous disait que cet hotel était typiquement finlandais. Bref, on a commencé à hésiter à laisser tomber le camping pour y dormir... Nous avons demandé à visiter la partie "pas chère" de l'hotel, mais c'était un dortoir pas très beau alors on s'est dit que c'était embêtant de payer un peu cher pour ça. Alors après avoir discuté assis sur un banc en bois devant l'hotel (pendant que notre machine tournait à l'intérieur), nous avons demandé à visiter une chambre "pas donnée" de l'hotel et puis on a choisi de dormir là, avec comme excuse que les trois nuits suivantes, nous allions dormir dans des refuges, que ça n'allait pas nous coûter un rond mais que ça n'allait pas non plus être le top confort, et que par conséquent, nous pouvions bien nous permettre une petite folie. En contrepartie, nous nous sommes promis de faire nos comptes le soir même. Nous nous sommes donc installés, et en fait, les deux nanas de l'accueil étaient tellement malaimables qu'on s'est demandé ce qu'on avait pû faire pour les froisser (et moi, je redoutais un peu de les croiser, carrément, mais je suis nunuche au possible). Nous sommes ressortis faire des courses pour le dîner, car cet hotel disposait d'une "tente same", une espèce de grand tipi en bois dans lequel on fait un feu, pour se réchauffer et faire cuire des saucisses, qu'on peut manger allongé sur une peau de renne. Justement, chez K, ils vendaient des saucisses, des bananes et du chocolat, et des tomates. chic ! Donc, Couacman a coupé du bois à la hache (une activité qu'il adore (sans blague)) puis fait un feu (une activité qu'il chérit) et cuisiné tous ces bons ingrédients bien sains et pas gras. Saucisses et mini tomates, pain grillé puis bananes au chocolat : tel était le menu.

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Autant vous dire que nous nous sommes régalés.

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Et puis après, nous sommes allés nous promener au bord du lac. Il y avait trois copines qui discutaient au bout d'un embarcadère et je me suis demandé ce que ça faisait d'habiter là, et de discuter avec ses copines en buvant des bières à cet endroit magique.

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Nous sommes allés au bord de l'eau et c'était extrêmement beau. C'est à cet instant que nous avons compris ce que voulait dire "saison des moustiques". C'est-à-dire que nous sommes restés trois minutes là, près de l'eau, et que nous avons très clairement été victimes d'une attaque organisée. Alors nous sommes rentrés et nous avons fait nos comptes. Puis nous nous sommes couchés, et nous avons bien dormi, même si deux lits simples, c'est triste, et qu'en plus, un moustique s'est introduit dans la chambre sans y être au préalable autorisé.

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lundi 7 septembre 2009

voyage en Finlande - cinquième jour

Le cinquième jour, nous devions nous lever tôt car nous avions un train à prendre et qu'avant, il fallait démonter la tente et la ranger dans sa mini pochette, et payer notre nuit de camping, aussi.
Nous avons assuré et nous avons même eu le temps de manger le reste de biscuits au chocolat de la veille au soir (en guise de petit-déjeuner), assis sur un banc à la gare.

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Nous avons repris ce fameux petit train qui emmène les gens à Savonlinna, et là nous avons pris un car qui allait nous emmener à Oravi, où nous allions prendre trente minutes plus tard un autre car qui allait nous emmener à Varkaus où quelques minutes (petites petites, ces minutes-là. Ici, le timing était serré) après nous allions prendre un car pour Pieksämaki, où nous allions prendre un train pour Tampere.
C'est chouette, le car. On voit plein de beaux paysages, on rencontre plein de locaux (des mamies qui vont faire leurs courses) et des fois, on peut même y écouter la radio finlandaise. Aussi, nous en avons profité pour parfois dormir.
Durant le trajet entre Savonlinna et Oravi, nous avons pris un bac. C'était magnifique.

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A un autre moment, une dame est montée et j'en ai profité pour photographier le banc de l'arrêt de bus, envahi par la nature.

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Les routes correspondaient à ce que j'imaginais de la Finlande avant d'y aller. C'était vraiment très beau et ennivrant d'être là.

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A Varkaus, nous avions déjà digéré les biscuits au chocolat du p'tit dej' alors nous avons acheté deux barres chocolatées à la gare routière, et Couacman a bu un Coca et moi un chocolat chaud pas bon.

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(Saluons et félicitons ici l'organisation hallucinante de Couacman qui avait passé des heures et des heures à prévoir toutes ces correspondances de trains, de cars, avant de partir de Bruxelles, parfois en ayant uniquement des informations en finois. A aucun moment il ne s'est trompé, à chaque fois qu'il avait noté dans notre agenda que nous pouvions prendre une correspondance à une heure très précise à un endroit très précis, et bien cela se confirmait. Je profite donc de ce blog pour redire : merci Couacman.)

A Tampere, nous avions deux missions : acheter le matériel de randonnée qui nous manquait (des moustiquaires, des assiettes et des couverts en plastique...) et surtout, laver notre linge car nous n'avions pas emmené trop de trucs et que presque tout était déjà sale.
Le matin, au camping de Retretti, j'avais mis un tee-shirt à manches longues sous mon pull pour être sûre d'avoir bien chaud, et comme par hasard, ce jour-là, à Tampere, et bien il a fait un temps splendide et je n'ai jamais eu aussi chaud de ma vie. Groumpf.
En arrivant dans cette grande ville, nous avons foncé aux halles, où notre cher guide nous disait que nous pourrions délicieusement manger à moindre coût. Et bien c'était tout à fait vrai. Nous avons dégusté toutes sortes de petites choses très bonnes. Des petits pains à la viande, des bonnes tomates... et surtout des figues sèches qui tuaient tout.

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Et puis ensuite, nous sommes partis à la recherche d'un magasin de sport, pour notre matériel manquant. Ca n'a pas été difficile de trouver, une dame nous a très bien renseignés, dans la rue. Nous nous sommes retrouvés en deux temps - trois mouvements au Cent'Coty de Tampere, où un Go Sport nous attendait. Nous y avons acheté de magnifiques moustiquaires et d'autres trucs (par exemple des fourchettes/cuillères/couteaux, trois en un !). Nous avons hésité à acheter un réchaud mais on a eu l'impression que ça coûtait quand même un bras alors non, on n'en a pas pris.
En face de Go Sport, il y avait un magasin spécial dédicace à la maman de Couacman qui ne lit pas ce blog, et à la maman de Christophe, le copain de ma soeur, qui ne lit pas ce blog non plus.

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Ensuite, après avoir commencé à acheter, au supermarché K du coin, de quoi nous nourrir durant notre prochaine randonnée, nous nous sommes mis en quête d'un lavomatique, et c'est là que ça s'est compliqué. La première personne à qui nous avons demandé où nous pouvions en trouver un était une jeune fille géniale. Elle ne savait pas où il y avait un lavomatique mais elle nous a dit "attendez, voilà mes copines, on va leur demander !" et puis finalement, ses copines ne savaient pas trop non plus (elles connaissaient un pressing mais pas de lavomatique) mais on a discuté et c'était hyper bien. Elles étaient d'une gentillesse incroyable.
Nous avons demandé à 1212 personnes et personne ne savait, il y a même des gens qui ne savaient pas que ça pouvait exister, un endroit avec des machines à laver à disposition. Nous crevions de chaud et c'était un peu décourageant. Nos sacs, pleins de courses, étaient plus lourds que jamais, et c'est à ce moment-là que des ampoules sont arrivées sur mes pieds délicats. Là, je me suis sentie poisseuse et écrasée sous le poids de mon sac, et j'avoue, j'ai même soupçonné Couacman de vouloir me faire porter plus de choses que lui n'en portait.
Nous sommes rentrés dans un cybercafé qui a croisé notre chemin, pour chercher sur internet, et puis non, finalement, nous en sommes ressortis, et puis si, finalement, nous y sommes re-rentrés et le propriétaire des lieux nous a dit "Je savais que vous alliez revenir.", il était trop cool, il a discuté aussi avec nous et quand on lui a dit qu'on était français, il nous a dit "oooh, Sarkozy !!!". Berk.
Lui savait où nous pouvions trouver un lavomatique. Il fallait prendre un bus jusque loin, sur le campus de la fac.
Comme cette solution nous arrangeait moyennement (j'ai omis de vous le dire mais le soir même, nous devions prendre un train qui allait nous emmener durant la nuit en Laponie) puisque nous avions peur de louper notre train, nous avons décidé d'aller à l'office de tourisme pour demander si il y avait d'autres lavomatiques.
Là, on nous a conseillé le même que celui dont nous avait parlé le mec du cybercafé. Du coup, on a demandé si on pouvait utiliser un téléphone (il n'y a pas de cabines téléphoniques, à Tampere) pour appeler le camping où nous allions dormir le lendemain soir, pour savoir si il y avait une machine à laver. La nana du camping a dit à Couacman qu'il n'y en avait pas mais elle lui a aussi dit qu'il y avait un hotel pas trop loin du camping qui en avait une et qui voudrait sûrement bien nous la prêter. Par mesure de prudence, nous avons décidé de téléphoner à l'hotel en question pour savoir si c'était vrai, toute cette histoire (c'est que nous partions ensuite en randonnée pendant trois jours, alors nous voulions éviter de le faire avec des chaussettes qui schlinguent, non seulement pour notre confort personnel mais aussi parce que les odeurs de transpiration, il parait que ça attire les moustiques). Le mec de l'hotel n'avait pas l'air sûr du tout mais il a finalement dit qu'ok. Bon...
Nous sommes partis manger un pique-nique constitué de salade de nouilles et de mini tomates, devant une église pas mal. Tampere, ça avait l'air chouette quand même, mais on n'a pas vraiment eu le temps de visiter, avec tout ça.
Le soir, nous avons sauté dans le train couchette très chouette, avec lavabo dans la chambre. Et là, nous avons passé une nuit de rêve parce que franchement, où dort-on mieux que dans un lit bercé par les mouvements d'un train (mis à part à l'hotel Résidence de Lyon, je veux dire) ?

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voyage en Finlande - quatrième jour

Le quatrième jour, pour le petit-déjeuner, nous avions bien du pain et de la confiture, mais pas de couverts - alors nous avons été obligés de tremper des morceaux de pain directement dans le pot de confiture. Mais comme elle était assez chargée en pectine, cette confiture d'abricots finlandaise, ce n'était pas chose aisée, ça adhérait moyennement bien au pain. Et puis quand le pot de confiture est bien plein, ça va. Mais quand il commence à se vider, et bien vous avez plus de confiture sur les doigts et le dos de la main que sur le morceau de pain. Mais bon, on s'en fichait vu qu'on était dans une super belle cuisine !
Comme il pleuvait, nous avons dû abandonner l'idée de la barque sur un lac. Nous avons donc dû nous lever bien tôt pour prendre un train qui nous emmènerait à Retretti, où nous projetions de visiter  le "Retretti Art Center" et le musée finlandais de la forêt. La gare étant située en centre-ville, nous devions refaire le même chemin que la veille au soir, mais à l'envers. Et en fait, Couacman étudiait le plan pendant que nous marchions et il s'est rendu compte qu'il y avait un raccourci pour retourner à Savonlinna centre ! Nous l'avons donc emprunté, à la suite d'un monsieur qui promenait son caniche.
A la gare, nous avons attendu un peu le train et du coup, nous avons profité du décor très chouette.

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Je crois que c'est à ce moment-là que j'ai commencé à être dépaysée.
Nous avons acheté nos billets de train dans le train, le controleur était drôle ! Il avait l'air hyper gentil. Je ne me souviens plus exactement mais il me semble qu'il avait des piercings particuliers et une coupe de cheveux décoiffante, une crête d'une couleur genre violet.
Le voyage n'a duré que trente minutes à peine et hop ! Nous étions arrivés.
Le centre d'art était à deux pas de la gare, nous y sommes arrivés avant l'heure d'ouverture ce qui a fait dire à Couacman "Wahou, je crois bien que c'est la première fois de ma vie que j'arrive dans un musée avant l'heure d'ouverture !!!" et franchement, ça ne m'étonne pas tellement tellement... hé hé...
Bref, du coup, nous avons attendu (pas longtemps, quand même. Genre dix minutes) assis sur un banc près de la porte et nous avons pû observer les cars de petits vieux arriver.
Une fois à l'intérieur, c'était dingue. Voyez plutôt :

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Donc là, je vous entends d'ici, vous vous dites "Mais qu'est-ce-que c'est que ce truc ?!". Et bien oui, un centre d'art souterrain, entièrement creusé dans la roche, avec des "sources jaillissantes", comme le dit le guide du routard. Et bien au moins, il y fait frais ! Hé hé... Certes, toutes mes photos sont floues mais c'est qu'il fait sombre, sous terre !
Ce centre d'art ne nous a pas laissé un souvenir impérissable, une fois passé l'étonnement de la découverte du lieu. On a bien rigolé mais sur les douze (!!!) expositions présentées, aucune ne nous a vraiment intéressés, sauf peut-être celle à propos de Ransu, l'ami des enfants finlandais (et le notre aussi, maintenant). En fait, ce centre d'art, c'est un peu Disneyland et on est plus happé par l'endroit que par les oeuvres. Du coup, en deux ou trois heures, nous en avions fait le tour et comme c'était l'heure de déjeuner, nous nous sommes installés à la cafétaria où on pouvait manger une chouette pizza pour pas cher, et ça faisait du bien de manger un truc conséquent. Nous avons passé un très bon moment à manger et discuter, et nous n'avons pas résisté aux desserts proposés.
Puis nous nous sommes mis en route pour le musée de la forêt, à priori situé juste à côté du centre d'art, mais en fait, on s'est limite perdus en y allant (à pieds). Et puis une fois sur place, on a eu un mal fou à trouver l'entrée du musée ! L'entrée de la cafétéria, aucun souci mais alors celle du musée... en fait, on a dû demander à la cafétéria où elle était !

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L'endroit était très beau et apaisant. Les expositions étaient belles et assez passionnantes mais j'avoue que tous les textes étant en anglais, j'ai eu un peu du mal à me concentrer, j'avais les yeux qui se fermaient et je ne résistais pas aux bancs qui se présentaient à moi...
Couacman a été plus courageux et concentré que moi. A un moment, je l'attendais (assise sur un banc, donc) et il y a eu une coupure de courant, tout le musée s'est retrouvé plongé dans le noir pendant quelques secondes, c'était rigolo.
Il faut noter tout de même qu'un film était projeté dans une pièce sombre, et nous nous sommes tout les deux endormis dans les gradins... Moi je me suis réveillée en sursaut parce que j'avais le sentiment de faire quelque chose d'interdit.
Finalement, ce qui m'a le plus marqué, c'est la "tranche de pin".

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Après avoir fini notre petit tour du musée, nous sommes allés dans le jardin mais les démonstrations de sculptage de tronc à la tronçonneuse étaient terminées (Couacman était déçu). Alors nous sommes allés boire un chocolat chaud pas bon à la cafétéria, pour discuter de notre soirée. Où allions-nous dormir ? Nous avons eu du mal à nous décider, ça nous a un peu stressés (pour la forme) puis nous avons jeté notre dévolu sur le camping de Retretti, juste à côté du Centre d'art, et à deux pas de la gare, pour faciliter notre départ à l'aube le lendemain matin.
En allant jusqu'au camping, nous avons croisé un camping-car garé sur un parking, avec le sosie du papa de Couacman au volant.

Le camping s'est trouvé être un truc immense et complètement détrempé.

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Je crois que c'était la première fois que j'allais dans un si grand camping, avec parc d'attraction intégré et tout et tout. Je suis sûre qu'il y a des concours de miss camping qui y sont organisés, c'est pas possible autrement.
Nous avons maudit les gens qui ne peuvent pas vivre éloignés de plus de trois mètres de leur voiture et qui la garent donc en plein milieu des pelouses destinées au plantage de tentes. Du coup, comme il avait bien plu, la terre était complètement boueuse et pleine de traces de roues gorgées d'eau. Où est le plaisir du camping ?
Comme nous n'avions pas un rond en poche et que le magasin du camping se trouvait être plutôt succinct, nous avons dîné de deux paquets de chips et d'un paquet de biscuits au chocolat. Nous nous sommes couchés tard, après avoir monté la tente, mangé et puis après avoir pris notre douche. J'ai hyper mal dormi, j'ai eu froid aux os et il y a un bébé qui pleurait dans une tente pas loin de la notre.

Posté par couac couac à 19:05 - - Commentaires [5] - Permalien [#]